Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
30 mai 2007 3 30 /05 /mai /2007 11:41
Toujours "dévoué" au service de l'Etat d'Israël, Shimon Peres se serait bien vu finir ses jours dans les pantoufles confortables et tellement gratifiantes d'un point honorifique, de Chef de cet Etat.

Mais voilà, qui accepterait à la Présidence un homme qui laisserait derrière lui des preuves (à confirmer) de trahison du secret d'Etat?

Pendant ce temps, Jonathan Pollard croupit en prison.

08:54
 Shimon Pérès a contribué à l'incrimination de Jonathan Pollard. Le comité en faveur de Jonathan Pollard a remis aux députés de la Knesset une enquête démontrant que M. Pérès avait transmis aux Américains des documents dans lesquels il incriminait intentionnellement M. Pollard, alors qu'il était lui-même Premier ministre l'année où l'analyste du Pentagone a été arrêté.  (Guysen.Israël.News)
M. Pollard est emprisonné depuis 21 ans aux Etats-Unis, pour espionnage au profit d'Israël. Cette enquête a été remise aux députés alors que M. Pérès s'apprête à annoncer officiellement sa candidature dans la course à la présidence de l'Etat.
Partager cet article
Repost0
16 mai 2007 3 16 /05 /mai /2007 06:44
http://a7fr.com/tabid/52/articleType/ArticleView/articleId/34779/Default.aspx

mercredi 16 mai 2007
  -  28 Iyar 5767
   
Partager cet article
Repost0
10 mai 2007 4 10 /05 /mai /2007 20:55

Le jeudi 10 mai 2007

Guerre du Liban: Olmert rejette la responsabilité de l'échec sur l'armée

Ron Bousso

Jérusalem

Le premier ministre israélien Ehud Olmert a plaidé non-coupable lors de son témoignage devant la commission d'enquête sur les ratés de la guerre du Liban de l'été dernier, qui en a publié jeudi une version expurgée par la censure militaire.

M. Olmert a notamment rejeté la responsabilité de l'échec de l'opération de vaste envergure lancée le 12 juillet en représailles à un raid meurtrier de la milice chiite du Hezbollah, qui avait enlevé ce jour-là deux soldats en territoire israélien.

«Lors d'une visite à l'état-major avant le déclenchement de la guerre, le chef d'état-major (le général Dan Haloutz) m'a affirmé:++ tu disposes d'une armée de qualité, forte et prête à mener à bien toutes les missions qui lui seront confiées++, je ne pouvais pas savoir que ce n'était pas le cas», a plaidé M. Olmert devant la commission.

«L'armée s'est déçue elle-même», a-t-il dit.

À propos de son rôle, M. Olmert a affirmé qu'il pouvait commettre des «erreurs, mais je pense que nous avons agi de façon appropriée et responsable».

«Tout le monde a dit qu'il fallait répliquer durement. Tout le monde savait qu'une réplique dure aboutirait à une réaction très dure qui allait toucher le front arrière et nous contraindre à agir», a ajouté le premier ministre.

«Si nous avions laissé passer 48 heures sans rien faire, nous aurions brisé la dynamique internationale qui oeuvrait en notre faveur de façon exceptionnelle», a argué M. Olmert.

«Nous savions d'avance qu'il (le Hezbollah) allait bombarder nos arrières et nous avions une décision à prendre: ne pas agir ou réagir d'entrée de jeu», a-t-il poursuivi.

«Nous avons donné le premier coup et nous savions que cela allait durer au mieux plusieurs semaines, ou quelques jours à quelques semaines (...) Tout le monde savait que tout ne serait pas fini après le premier coup porté», a-t-il dit.

Le général Haloutz, qui a démissionné en janvier sans attendre les conclusions de la commission a pour sa part affirmé dans sa déposition que «la guerre a duré trop longtemps (NDLR: 34 jours), je reconnais qu'il s'agit là de l'échec le plus patent». Il a également admis qu'il aurait du envisager une opération terrestre de grande envergure «plus tôt».

Le ministre de la Défense Amir Peretz, dont la déposition a également été rendue public, a pour sa part soutenu qu'il n'avait pas été informé par l'armée du fait que les troupes régulières et de réservistes manquaient d'entrainement.

«Je m'en suis aperçu une fois que l'opération était déjà lancée», a-t-il souligné en affirmant qu'il avait préconisé une semaine après le début de la guerre une «opération terrestre ce que le premier ministre a catégoriquement refusé», a-t-il dit.

Le 30 avril, la commission d'enquête avait rendu publique les conclusions de son rapport préliminaire sans publier les témoignages de M. Olmert, du ministre de la Défense Amir Peretz et de l'ancien chef d'état major Dan Haloutz.

La commission avait dénoncé «l'échec sévère» de ces trois responsables, mais n'avait pas exigé explicitement la démission du chef du gouvernement et du ministre de la Défense et du général Haloutz.

Durant les 34 jours de combat, plus de 1200 Libanais, pour la plupart des civils, ont été tués tandis que plus de 160 Israéliens, en majorité des soldats, ont perdu la vie.

Durant cette période, le Hezbollah a tiré quelque 4000 roquettes contraignant un million d'Israéliens à vivre dans des abris ou à se réfugier dans le sud du pays.

Contrairement aux déclarations du premier ministre, l'opération s'est achevée sans que l'armée israélienne ait réussi à empêcher le Hezbollah à continuer à tirer des roquettes vers la Galilée ou à obtenir la libération des deux soldats enlevés.

Partager cet article
Repost0
8 mai 2007 2 08 /05 /mai /2007 20:48
Triste spectacle
8 mai 2007 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Il ne se passe pas de jours sans que la presse israélienne, relayée par les agences de presse du monde entier, ne révèlent de nouveaux scandales, qui agitent la scène politique israélienne.

Certains rétorqueront que c’est la rançon du caractère démocratique de l’Etat d’Israël.

Pas si sûr et, en tout cas, ce n’est pas une raison valable

Chef de l’Etat, premier ministre, ministre des finances, bénéficiant, il est vrai de la présomption d’innocence, donnent matière à des révélations sur leur comportement avant ou même pendant l’exercice de leurs responsabilités.

L’ancien chef d’Etat-major aurait eu des préoccupations - certes légitimes - mais assez éloignées de ses importantes fonctions, alors que le pays est en guerre.

Tel ministre de la justice a même dû démissionner avant d’être condamné pour un comportement, qui - le moins que l’on puisse dire - n’entre guère dans le cadre des attributions d’un ministre.

Une commission d’enquête officielle vient de révéler les carences du premier ministre et de son ministre de la défense au moment de la guerre du Liban-sud, à l’été dernier.

Il ne lui appartenait, sans doute, pas de tirer la conclusion de ce constat : à savoir recommander la démission ou la défiance à ces responsables.

C’est à la Knesset, démocratiquement élu et représentant le peuple israélien, d’en tirer les conséquences.

Ce qu’elle n’a pas fait, puisque plusieurs motions de censure ont été rejetées hier.

Il est vrai que, comme dans d’autres pays, les parlementaires israéliens ne veulent pas se faire hara-kiri en provoquant, à court terme, de nouvelles élections.

Mais, de plus, last but not least, la ministre des affaires étrangères, donnant en quelque sorte, le coup de pied de l’âne, se déclare, officiellement, prête à assumer la direction du gouvernement, alors que le ministre de la défense, lui-même, objet de critiques, n’hésite pas à reprocher à Ehoud Olmert de n’avoir aucun agenda concernant le processus de paix.

Aussi ne faut-il guère s’étonner si la secrétaire d’Etat américaine a préféré remettre à plus tard une nouvelle visite à Jérusalem.

Bref, tout cela est bien triste et donne une piètre image de l’Etat d’Israël sur la scène internationale.

A ceux qui seraient tentés de faire valoir que tous ces faits - et méfaits - ne regardent que les Israéliens, qui vivent en démocratie, on est porté à répondre que cela ne facilite pas la tâche de ceux qui, de par le monde, essayent de défendre la cause d’Israël.

Comme nous l’avons, déjà, évoqué, il y a quelques années, dans un autre cadre (sur Guysen.Israël.News le 22 mai 2004), cela ne date pas d’hier qu’Israël est malade de la démocratie.

Naguère, un ministre français en exercice, Jean-Pierre Chevènement, pour ne pas le nommer, déclarait, haut et fort : « un ministre ça ferme sa g.....ou ça démissionne ».

Il ne nous appartient pas de dire aux Israéliens, ou plus précisément, aux membres de la Knesset, ce qu’ils doivent faire, mais on a le droit - pour ne pas dire le devoir - lorsqu’on éprouve une empathie légitime pour l’Etat d’Israël, de tirer le signal d’alarme et de crier « casse-cou ».

C’est ce que nous nous sommes permis, modestement - ou avec culot diront certains - de faire aujourd’hui.

Partager cet article
Repost0
3 mai 2007 4 03 /05 /mai /2007 06:33

Israël : le chef du groupe parlementaire de Kadima présente sa démission en guise de protestation (Photo News/Eliot Press)

Le chef du groupe parlementaire Kadima (parti qui compte 29 députés), Avigdor Itzchaky, a annoncé qu’il avait présenté sa démission pour protester contre le refus du Premier ministre Ehud Olmert de quitter son poste suite au rapport Winograd sur sa gestion de la guerre au Liban, l’été dernier.

Par ailleurs, la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni, qui a déjà annoncé son intention de briguer la présidence de Kadima, a publiquement appelé M. Olmert à démissionner. Elle a affirmé aux journalistes : « Je lui ai dit que la démission était la bonne mesure à prendre », ajoutant que cette déclaration n’était pas le fruit d’une quelconque discordance interpersonnelle entre elle et le Premier ministre mais que les conclusions du rapport prévalaient largement sur leurs deux personnes.

Partager cet article
Repost0
2 mai 2007 3 02 /05 /mai /2007 09:51

21:0  

Israël : des députés de Kadima souhaitent la démission du Premier ministre Ehud Olmert

Après les sévères critiques dont le Premier ministre israélien, Ehud Olmert, fait l’objet dans un rapport de la commission d’enquête gouvernementale sur les ratés de la guerre du Liban de l’été dernier, une majorité de députés de son parti Kadima veut le voir démissionner. « Les conclusions sévères et sans appel de la commission, ne laissent pas le choix à Ehud Olmert », a déclaré la députée Marina Solodkin.

Le ministre Eytan Cabel, également secrétaire général du parti travailliste, a annoncé ce mardi qu’il quittait le gouvernement. « A la suite de la publication de ce rapport, je ne peux pas rester dans un gouvernement dirigé par Ehud Olmert », a-t-il déclaré, en précisant que ce dernier avait « perdu la confiance de la population ».

Face à ces critiques, le Premier ministre a déclaré devant les membres de son parti qu’il ne « serait pas opportun que je démissionne et je n’ai pas l’intention de le faire ».

Une grande manifestation appelant à la démission du Premier ministre et du ministre de la Défense Amir Peretz est prévue jeudi à Tel Aviv.


 

---------------------------------------

Winograd : un cauchemar qui dure (info # 010105/7)
Par Stéphane Juffa
Ami Ayalon

© Metula News Agency













Ami Ayalon - candidat contre Ehoud Barak au remplacement d’Amir Peretz à la tête des travaillistes




<


 

Des matins comme celui-ci, on aimerait se rincer le visage à l’eau très froide pour renvoyer les personnages de son dernier cauchemar au pays des mauvais rêves et remettre pied dans la réalité. Mais l’eau coule, on rince, on lave, on frotte même, et les démons s’incrustent, jusqu’à ce que l’on réalise qu’on va bientôt manquer d’eau. C’est un matin où Israël se réveille, pour constater que ses institutions démocratiques sont habitées par des fantômes hideux, égoïstes, stupides et corrompus, et qu’elle ne dispose d’aucune réserve pour les remplacer.

 

Car c’est là que se situe l’aspect le plus navrant de cette histoire : Dan Haloutz, l’ex-chef d’état major, est parti de son plein gré ; Amir Peretz va se traîner, au pire, jusqu’aux primaires du parti travailliste, le 28 courant. Le 29, un nouveau ministre de la Défense sera désigné ; quant à Ehoud Olmert, s’il résiste à la formidable marée humaine qui exige de lui qu’il cède sa place, il pourrait agoniser sur le trône du commandeur jusqu’en août. Mois durant lequel la Commission Winograd remettra l’entièreté de son rapport. C’est l’endroit de l’article où il faut peut-être préciser que le rapport dont le juge à la retraite - et président de la commission qui porte son nom – Eliahou Winograd a rendu public un résumé, hier, ne concerne que les cinq premiers jours de la seconde guerre du Liban. Et si vous vous en souvenez, nous avions écrit que la période initiale du conflit fut la moins mal gérée, côté israélien. Le rapport sur les 28 jours suivants sera encore pire, si c’est seulement possible.

 

Question : Peretz et Olmert doivent s’en aller - Peretz et Olmert s’en iront ! - mais par qui les remplacer ? Olmert se raccroche au soutien exprimé du président américain, qui préfère un dead man walking à Jérusalem, qui ne fait pas d’étincelles et qui ne peut refuser ce qu’on lui demande. Olmert peut compter – très temporairement – sur une majorité de députés à la Knesset, élus dans une conjoncture très particulière – le retrait forcé de Sharon – et qui savent qu’ils ne retrouveront pas leur cher siège en cas d’une nouvelle consultation.

 

Et Olmert dispose fortuitement d’un argument sensé : si Israël se lance maintenant dans un processus d’élections anticipées, il n’y aura personne pour mettre en pratique les recommandations urgentes du rapport Winograd. Le pays souffrirait effectivement d’une période de stagnation – très hasardeuse sur le plan sécuritaire – de six à sept mois dans l’application des réformes. Alors, et pour autant qu’il n’y ait pas de décision cardinale à prendre, du genre qui nécessite la confiance du peuple et de la troupe, Olmert pourrait bien faire encore un semestre. D’autant qu’il pourrait faire appel, le 29 mai, à Ehoud Barak pour occuper les fonctions de ministre aux Armées. Avec Barak à la Kiria (le Q.G de Tsahal à Tel-Aviv, qui est également le siège du ministère de la Défense) et Gaby Ashkenazi comme chef d’état major, la sécurité du pays serait effectivement dans de bonnes mains, avec ou sans Olmert.

 

Voici pour les emplâtres, mais après ? Winograd met en cause l’ensemble du gouvernement pour "les défaillances sévères" dans le processus de décisions durant la dernière guerre, pas seulement Olmert et Peretz. Aux autres ministres, la commission reproche de n’avoir pas joué leur rôle de garde-fous, de n’avoir pas posé les questions qui s’imposaient, en gros, d’avoir été les témoins d’une chaîne de décisions visiblement boiteuse, et de s’être tus, d’avoir laissé faire. Parmi les ministres visés par la critique, Tsipi Livni – l’actuelle ministre des Affaires Etrangères et vice-premier ministre -, et Shimon Pérès, qui se sent à nouveau pousser des ailes d’homme providentiel pour échapper à la maison de repos.

 

Livni… notre Ségolène à nous ! Grands sourires devant les caméras et pas grand-chose à dire. Comme si on pouvait élire à la fonction suprême une marque de rouge à lèvres. Tsipi Livni – dont l’avantage assez rare en ce moment politique consiste à n’être visée par aucune enquête policière – a encore à prouver qu’elle possède les épaules d’une première ministrable. Autre option, l’option par défaut : Bibi Netannyahou. C’est lui qui pointe en tête dans les sondages, mais c’est lui, également, et l’électorat s’en souvient parfaitement, qui avait instrumentalisé le comité central du Likoud pour empêcher inlassablement Ariel Sharon de travailler. Et le comité central du parti de feu et regretté Menahem Begin, c’est le foyer de toutes les corruptions qui consument actuellement la maison d’Israël. C’est l’âtre du chacun à un prix, des emplois fictifs, du fricotage avec le crime organisé et des fondations qui servent à enrichir les ministres.

Partager cet article
Repost0
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 21:55

Aujourd’hui, en ouvrant les journaux quotidiens, les Israéliens peuvent lire que selon la commission Winograd, le leadership composé par Olmert, Peretz, Haloutz n’a pas été à la hauteur de la tâche.

Au-delà des critiques qui affluent et de l’atmosphère nauséabonde qui règne autour de la publication des conclusions de la commission chargée de pointer les manquements de la seconde guerre du Liban, la rue israélienne s’interroge. Et moi, citoyen israélien, je me demande si le tremblement de terre qui semble s’approcher, ne va pas en créer un autre, plus important et surtout plus grave.

Ce n’est pas un secret que le Moyen-Orient vit une période d’instabilité et de confusion totale. Les dirigeants modérés du monde arabe doivent mettre un peu d’eau dans leur vin - excusez l'ironie - pour ne pas déclencher la fureur des islamistes intégristes. Et à leur habitude, il est possible que ces pouvoirs menacés par les extrémistes ressortent leur éternelle martingale, afin de se donner un peu d'air : faire d'Israël le responsable de tous leurs maux.

Cette porte de secours a en effet été, reste et apparemment restera encore pour longtemps "le problème sioniste".
Or, si Israël aux yeux du monde, et en particulier aux yeux du monde arabe, se présente comme un colosse sans tête, ceci pourrait éveiller les appétits guerriers et terroristes des ennemis d’Israël.

Jusqu’à présent, cette guerre du Liban II - qui aurait dû se nommer la guerre entre Tsahal et l’armée terroriste du Hezbollah - a créé une lame de fond qui balaie sur son passage les anciennes conceptions stratégiques. Elle aura aussi jeté à terre des leaders inexpérimentés dans le domaine sécuritaire et un chef d’état-major un peu trop sûr de lui. Elle aura surtout rappelé ce principe oublié : les guerres d’Israël sont menées par les dirigeants politiques et non pas par les militaires.

Cet oubli n’aurait pas été grave si le résultat avait été à la hauteur de la volonté de l’échelon militaire supérieur. Or, les Israéliens qui se sont mobilisés et qui sont partis au combat, où ils ont perdu leur frère, leur fils, leur père, attendaient autre chose et sont rentrés déçus.
Sauf que les Israéliens ne peuvent être déçus par leurs dirigeants. Car en Israël plus qu'ailleurs, les décisions prises par le gouvernement, ont une portée existentielle. En Israël, une déception n’entraîne pas seulement une autre déception, mais peut provoquer une catastrophe totale par la suite. Donc : il faut réagir.

Désormais, deux conséquences vont se faire face. La première est interne à l’Etat d’Israël : des changements politiques radicaux vont avoir lieu, sous la pression de la rue et des familles des soldats morts au combat. Encore plus que d’habitude ils exigeront personnellement des comptes personnels à des leaders reconnus comme inefficaces par la commission Winograd.

On peut déjà entendre un père endeuillé hurler devant les caméras: "Olmert, Peretz, vous n’avez pas été à la hauteur de votre mission et mon fils en est mort". Ces images vont se reproduire dans les jours qui viennent. D’abord elles choqueront, avant de devenir des rengaines quotidiennes, qui deviendront insupportables aux oreilles des dirigeants. Puis, dans un deuxième temps, Hassan Nassrallah réunira ses troupes de la mort à Beyrouth pour scander dans un arabe salué de cris de haine: "Nous avons réussi à détruire le gouvernement de l’Etat d’Israël. Dieu est grand ! Bientôt nous libérerons Jérusalem".

Dans tous les cas de figure, le monde arabe, comme l’avait souligné en 2006 le roi Abdallah de Jordanie, perçoit Israël comme plus faible qu’auparavant. Il va donc très vite falloir que les responsables oublient leurs ego personnels et laissent la place à d’autres qui sauront diriger Israël. Les nouvelles menaces stratégiques qui pèsent sur l'Etat hébreu exigent en effet la capacité d'assumer de très lourdes responsabilités.

Israël ne peut se permettre de nouvelles erreurs : ses ennemis guettent leur proie comme des vautours.

Depuis l’arrivée du nouveau chef d’état-major, Gaby Ashkenazi, les choses commencent à évoluer dans une autre direction : un vent d’après- guerre qui peut être aussi un vent d’avant-guerre. Les hommes de qualité font la force de l’Etat d’Israël. Cette qualité existe mais encore reste-t-il à la mettre là où il faut.

Par Olivier Rafowicz
Infolive.tv

Partager cet article
Repost0
30 avril 2007 1 30 /04 /avril /2007 17:54

  Winograd, le couperet est tombé
30 avril 2007 - Jérémy Devray-Bénichou | Infolive.tv

Comme les premières fuites publiées samedi dans la presse israélienne le laissaient suggérer, la commission Winograd a porté de graves accusations contre le Premier ministre, le ministre de la Défense et l’ancien chef d’état-major dans leur gestion du conflit contre le Hezbollah cet été. Dans un exposé bref et cinglant d’une vingtaine de minutes, le panel d’experts de la commission a enchaîné les mises en accusation, dénonçant les graves défaillances d’Olmert, l’inexpérience de Peretz et l’impulsivité de Haloutz.


Lire en ligne sur : http://www.infolive.tv/

Principale cible des conclusions préliminaires de la commission, le Premier ministre Ehoud Olmert est dénoncé pour ses "graves défaillances" dans son appréciation de la situation et ses erreurs de jugement dans sa décision d’entrer en guerre contre le Hezbollah l’été dernier. De ce fait, la commission Winograd impute la "responsabilité suprême et entière" des défaillances du gouvernement au chef du gouvernement.

Dans son exposé résumant les principaux points d’un rapport de plus d’une centaine de pages, les experts s’en son également pris au manque "d’expérience, de connaissance et de recul" du ministre de la Défense Amir Peretz dans sa gestion du dossier. Sa prise de décision était précipitée et ses erreurs ont eu une influence majeure sur les dysfonctionnements rencontrés dans la conduite des opérations, précise le rapport préliminaire de la commission Winograd. Amir Peretz ignorait l’état exact de l’armée et des unités souligne le rapport qui conclut que "le ministre de la Défense a échoué dans l’exercice de ses fonctions" et contribué à affaiblir le gouvernement.

Dernière cible d’un rapport aux accents de dyatribe, l’ancien chef d’état major Dan Haloutz, chef des armées pendant le conflit. Le jugement est sans appel : "Dan Haloutz a échoué dans sa mission". Ses actions ont été "impulsives". Haloutz a lancé l’armée dans une guerre sans préparation et sans en informer le gouvernement et pour ces raisons, la commission conclut qu’il doit être tenu comme "personnellement responsable" des ratés de cet été.

Les conséquences de ce rapport sont pour le moment peu claires. Si la presse israélienne prédisait ce matin un véritable séisme politique, l’heure est pour le moment à l’immobilisme alors que les proches d’Olmert précisent que ce dernier n’a pas l’intention de démissionner dans un avenir proche.

Au sein du parti Kadima, les rumeurs d’un remplacement d’Olmert par Tsipi Livni vont bon train, même si les proches de la ministre des Affaires étrangères démentaient cet après-midi l’information.

Du côté de l’opinion publique, les critiques nées au lendemain du conflit refont surface et se font de plus en plus acerbes. De plus en plus de voix se font entendre appelant à la démission immédiate d’Ehoud Olmert et d’Amir Peretz. Ce jeudi, une manifestation anti-gouvernement est prévue dans les rues de Tel-Aviv.


_____________________________________________________________


Ynet

Olmert, Peretz, Halutz failed in their roles, war report says

Prime Minister Ehud Olmert failed 'severely' in exercising good judgment, responsibility, and caution with regards to his conduct of Second Lebanon War; Peretz and Halutz also sharply criticized

Yaakov Lappin

Latest Update:  04.30.07, 17:40 / Israel News

Prime Minister Ehud Olmert, Defense Minister Amir Peretz, and former IDF Chief of Staff Dan Halutz all failed in their roles during the Second Lebanon War, Judge Eliyahu Winograd said at a press conference in which he presented his report into the war's failings.

 

Meeting
 
Olmert, Peretz receive war report / Yaakov Lappin
 
Prime minister, defense minister meet with Judge Eliyahu Winograd, receive copy of interim report hour before press conference is held; prime minister will hold meeting with Kadima ministers after Winograd's press conference; leaked sections of report slam Olmert for 'hasty' and 'passive' wartime leadership
Full Story
 

The retired judge said the prime minister "formulated his stance without a second thought, without being presented with a detailed military plan, without considering the complex conditions of fighting in Lebanon.

There was no organized consultation with others, mainly outside of army, despite his lack of diplomatic and military experience," Winograd said.

 

"The prime minister is responsible for failing to clearly set out the aims of the war, and for there not being a clear definition of aims of war and ways to achieve them. The war's aims were ambitious, and could not be reached. They were not within reach. All of these factors come together to form a serious failure of judgment, responsibility, and caution," he added.

 

"The decision to go forward with a harsh, immediate military response was not taken on the basis of a well-planned strategy," Winograd said.

 

"The IDF's response would result in massive fire on the home front, which the IDF didn't have an answer to. There was no information on the state of the army, despite the need for such information," he continued.

 

"The IDF didn't show creativity in making options available," Winograd said. "It didn't demand that reserves be called up, which would have allowed them to be trained and equipped ahead of a needed ground operation.

 

"The main responsibility for these severe failures are placed on the prime minister, the defense minister, and the former chief of staff. Had they acted differently, the results would have been different," Winograd said.

 

Peretz, Halutz slammed  

Turning to Defense Minister Amir Peretz, Winograd said: "He has no knowledge or experience on diplomatic, military, government affairs.

 

He has no knowledge on the use of the military as tool to achieve goals. Nevertheless, he took decisions without consultation, and didn't give enough weight to contrary views. He failed to fulfil his role, and he didn't act out on the basis of a strategic plan."


Winograd delivers report to Olmert (Photo: Avi Ohayon, GPO)

 

Winograd continued: "He didn't demand or examine the army's plans. He didn't check the methods of the IDF, its plans, and its set targets.

 

Addressing the performance of former chief of staff Dan Halutz, Winograd stated: "His personal involvement in government decisions was dominant. He was not ready for the kidnapping. He acted impulsively."

 

"The chief of staff's culpability is made more severe in light of the fact that he knew that the prime minister and the defense minister had no experience, and his claim that the army was ready and had plan. He had no real answer to the doubts raised over the plan, and didn't present any to the political leadership. In all these areas, the chief of staff failed to fulfil his role, and he did not act with responsibility, good judgement, and professionalism."

 

Government also at fault

Winograd added that "many others" shared responsibility for the severe failures he highlighted, and turned his attention to previous Israeli governments which allowed Hizbullah to set up base on Israel's border.

 

"The complexity of Lebanese arena is not under Israeli control. The ability of Hizbullah to sit on the border, and dictate the level of escalation, was made possible by the 2000 retreat of the IDF from southern Lebanon. IDF commanders and political leaders are responsible for internal IDF failures before the prime minister and the defense minister came in," he said.

 

Winograd also laid blame at the remainder of the government for its "support for an immediate response out of unjustified faith in the decision makers."

 

"For 25 years, there hasn't been a war. The IDF was not ready for war, for a number of reasons, among them being that the political and military leaders decided that the age of wars has ended, and that the IDF had enough deterrence power and ability to deliver painful reminders to those who didn't know that," Winograd said.

 

"The challenges of ground forces were thought to remain in dealing with ongoing low intensity clashes. According to such view, there is no need to prepare for war or update Israel's general defense approach. We believe that we must look beyond the decision making failures, at these issues which form central questions, raised by the Lebanon War," he added.

 

"These are the questions standing at the heart of our existence as a Jewish and democratic state," Winograd continued.

 

First Published:  04.30.07, 17:20
Partager cet article
Repost0
29 avril 2007 7 29 /04 /avril /2007 08:34

La Comission Winograd va bouleverser la vie politique israélienne, comme beaucoup l'attendent depuis 9 mois. Peu de surprises dans le contenu des premiers éléments qui commencent à filtrer. Réponse d'Olmert demain après-midi, après la publication intégrale...

War report scathing for Olmert, Peretz

 

Early leaks of Winograd Committee findings accuse prime minister of mismanaging war, slam defense minister's lack of military knowledge. While both officials scramble to defend themselves reports indicate Olmert may the one forced to resign. Meanwhile army unsurprised by criticism against then-chief of staff for his arrogance, but with Halutz already gone the public may demand dismissal of his yes-men

Attila Somfalvi

Published:  04.29.07, 01:31 / Israel News

 

 

 

 

Preliminary details about the contents of the Winograd Committee’s report regarding the country's leadership during the Second Lebanon War were leaked over the weekend and sent the country's leadership into a frenzy of defensive and offensive political maneuvering as the country counts down to official release of war committee's findings.

 

 

Olmert: 'I was right'
 
Decisions made during war were right, Olmert says  / Ynet
 
In interviews with radio stations ahead of Independence Day, prime minister notes that all his ministers, including Livni, backed decision to launch war against Hizbullah. He also promises to rectify shortcomings, says he would be pleased to see his testimony before Winograd Commission released
Full Story
 

 

A report broadcast by Israel's Channel 10 news claimed on Saturday evening that the committee found Prime Minister Ehud Olmert failed to put into action emergency plans drawn up long before the war.

 

Fearing it would result in heavy casualties, Olmert resisted a ground incursion into Lebanon but presented no cohesive alternative in its stead due to a lack of structured planning.

 

According to the committee, the war was grossly mismanaged and decisions were hastily made in the ensuing chaos.

 

 

According to the report, the committee faulted the entire wartime decision-making process and said it was not up to the standard of leadership necessary during an emergency situation.

 

 

Olmert’s office said in response that the prime minister had not yet received the report and therefore was not aware of its content.

 

“We have no intention of responding to media speculation," said his spokesman. "We will wait for the report’s release, study it and then we will respond.”

 

 

Officials at Defense Minister Amir Peretz’s office were noticeably relieved that the report seemed to offer tolerable criticism of Peretz, who in the immediate aftermath of the war bore the brunt of most of the public's rage.

 

The committee accused Peretz of failing to make up for his lack of military experience and failing to utilize the defense-oriented resources at his disposal. Peretz, according to the committee, preferred to convene a private forum which bypassed the ministry of defense so that in the end he was running the war with Olmert with a complete lack of the necessary knowledge.


Peretz during the war (Photo: Niv Calderon)

 

The committee further said that Peretz's decision to run the war in this manner was motivated by irrelevant personal considerations and that perhaps he was negligent in accepting the post of defense minister in the first place.

 

Both Olmert and Peretz are expected to officially comment on the report on Monday afternoon when the

committee releases its findings. All other cabinet ministers declined comment on the leaked findings.

 

Right, left join forces against Olmert

Meanwhile, opposition forces from both ends of the political spectrum were quick to call for Olmert's resignation.

 

 

Likud chairman, MK Benjamin Netanyahu, and Meretz chairman, MK Yossi Beilin, met secretly on Friday to discuss the report and the political agenda it would create. The two discussed the possibility of elections and agreed that Olmert must not remain in power.

 

 

"Olmert's fate will be similar to that of Golda Meir's after the Yom Kippur war," said Beilin.

 

 

MK Effie Eitam (Nationa Union-NRP) called for elections and said that "the commission's conclusions on Olmert, Peretz and Halutz's failures verify the public's feeling that the government had failed and that it should resign." The chairman of Eitam's party said that if Olmert did not resign he would bring forward a motion to disperse the Knesset.

 

 

The Forum for Bereaved Families welcomed the report: "This is what we've been saying for nine months, even the committee appointed by those being investigated established that the prime minister and the entire government are responsible for the terrible failings of the war."

 

Halutz slammed for underestimating Katyusha threat

 

Meanwhile military officials were unsurprised by the committee's findings regarding former Chief of Staff Dan Halutz – arrogance, underestimating the Katyusha rocket threat Israel faced and quashing criticism within military ranks. Halutz is also accused of failing to provide the government with viable alternatives.

 

 

A senior military source told Ynet that even though Halutz himself has already resigned the report may implicate those senior officers who followed him blindly, still carries significant weight for the army as it may implicate senior officers who remain in the service.

 

 

While the report lays the blame largely on Halutz, as the man who made most of the crucial wartime decisions alone and without counsel, military sources say that senior officers who followed Halutz blindly may also find themselves out of the IDF after the report is published, namely Intelligence Chief Major-General Amos Yadlin.

 

Hanan Greenberg, Ronny Sofer and Amnon Meranda contributed to the report

 

 

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
  • Contact

Traducteur

English German Spanish Portuguese Italian Dutch
Russian Polish Hebrew Czech Greek Hindi

Recherche

Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

Les news de blogs amis