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9 août 2011 2 09 /08 /août /2011 09:52

Friday, August 5, 2011

Place Tahrir et Boulevard Rothschild

http://yarongamburg.blogspot.com

Avec la protestation sociale en Israël qui se poursuit, les médias israéliens, ainsi que les médias internationaux élargissent leur couverture de l'événement. Ce mouvement soulève de nombreuses questions: a t-il été une surprise? S'agit-il d'une protestation sociale ou plutôt d'une contestation politique? Il est vrai que de nombreux journalistes se sont empressés de faire une comparaison incongrue entre les révolutions dans le monde arabe et la protestation sociale en Israël. Qu'en est-il?

 La comparaison entre la place Tahrir du Caire et le boulevard Rothschild de Tel Aviv n'est guère populaire parmi les manifestants eux-mêmes, même s'il est clair qu'un vent de contestation souffle sur le moyen orient depuis le début de l'année 2011 et qu'Israel se situe… précisément au Moyen Orient.

Mais la comparaison s'arrête là. Israël, contrairement a ses voisins, connaît une protestation de la classe moyenne qui demande une distribution plus équitable de la richesse nationale. Celle ci a augmenté de façon spectaculaire ces dernières années, l'économie israélienne étant (bon, en toute modestie…) un modèle de réussite face à la crise économique mondiale, avec un taux de croissance de près de 5% et une dette négligeable. 

Certains "veulent la peau" du Premier ministre Netanyahu, c'est vrai, mais je le vois mal enfermé dans une cage sur une place du boulevard Rothschild attendant son procès devant des milliers d'israéliens hurlant leur colère, fut-elle justifiée. Au pire, il ne sera pas réélu dans deux ans, lors des prochaines élections. Pourtant ces manifestations, cette contestation, parait plus sociale, populaire, que politique. Je la qualifierais même de bon enfant; une espèce de grande colonie de vacance, même si très déterminée et sérieuse dans sa démarche.


Avant hier l'écrivain israélien Etgar Keret écrivait qu'il n'y avait pas de protestation sociale qui ne soit politique. Oui… peut être. Personnellement je ne le crois pas. Il est vrai que certains manifestants réclament un changement politique - la démission du Premier ministre. Mais ce n'est pas vrai pour la grande majorité des manifestants: tous comprennent que politiser ce mouvement reviendrait à diviser les manifestants, là ou l'unité est primordiale.  Les activistes ont commencé à formuler des exigences claires, en particulier en matière de logement, l'éducation gratuite des 3 ans, et une baisse de la TVA.

Pourtant, selon une enquête publiée il y a trois jours, Benjamin Netanyahu reste l'homme politique préféré des israéliens, avec le soutien de 33% des interrogés! Décidément, on n'est pas à une contradiction près.  Le leader de l'opposition n'obtiendrait que 19%. Ce la prouve bien que la contestation est populaire et non politique.

Autre point: la contestation à t-elle surprit le gouvernement? Oui et non. Non car de nombreux signes avant coureurs auraient pu laisser présager de ces développements.  Le système juridique s'était mis en grève, puis les médecins, sans compter les revendications des fonctionnaires et a leur tête ceux du ministère des affaires étrangères dont la bataille face au ministère du budget fut largement reprise à l'étranger.

Le fameux professeur Shlomo Avineri dans un article hier comparait les revendications des manifestants pour plus de justice sociale à la vision du père du sionisme, Theodore Herzl. Herzl n'était pas socialiste à proprement parler, mais il voyait pour le futur état juif un modèle d'État-providence, une combinaison de socialisme et de capitalisme: une société équitable d'une part et la libre concurrence, d'autre part. Ce qui était vrai en 1902, pourrait se révéler vrai également en 2011.
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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 08:18
Netanyahu installe un comité pour répondre à la grogne sociale

publié le 07/08/2011 à 15:11

Netanyahu installe un comité pour répondre à la grogne sociale

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche la mise en place d'un comité d'experts pour examiner les réponses à apporter aux exigences des manifestants, ici à Tel Aviv, qui dénoncent depuis trois semaines la vie chère et réclament plus de "justice sociale". ( Reuters/Amir Cohen)

 

 

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a annoncé dimanche la mise en place d'un comité d'experts pour examiner les réponses à apporter aux exigences des manifestants qui dénoncent depuis trois semaines la vie chère et réclament plus de "justice sociale".

Samedi, pour la troisième soirée de mobilisation organisée par les protestataires, 250.000 personnes ont défilé à Tel Aviv, Jérusalem et dans d'autres villes du pays, illustrant un malaise social inédit dans l'histoire de l'Etat juif.

Le mouvement de contestation, qui rassemble jeunes, étudiants et membres de la classe moyenne inquiets pour leur niveau de vie face notamment à la flambée des prix de l'immobilier, n'a cessé de prendre de l'ampleur depuis la mi-juillet.

Lors du conseil des ministres dimanche matin, Benjamin Netanyahu, considéré comme un chaud partisan du libéralisme économique, a annoncé la création d'un comité d'experts chargé de mettre au point un programme de réformes sociales et économiques en réponse au malaise actuel.

"Ces dernières semaines, nous avons assisté à un mouvement de protestation qui exprime de véritables difficultés", a dit le chef du gouvernement.

Soulignant la nécessité de "grands changements", tout en ajoutant qu'il ne pourrait pas "contenter tout le monde", Benjamin Netanyahu a précisé que le comité, conduit par l'économiste Manuel Trajtenberg, formé à Harvard, mènerait "un large dialogue avec de nombreux secteurs de la communauté".

Itzik Shmuli, l'un des chefs de file de la contestation, a accueilli favorablement cette initiative. "Mais je veux être sûr qu'on ne va pas nous mener en bateau pendant trois mois, avec au bout du compte rien de concret", a-t-il dit à la radio israélienne.

"Le peuple exige la justice sociale", pouvait-on lire sur l'une des banderoles brandies samedi à Tel Aviv par les manifestants, qui ont jusqu'ici été soucieux de ne pas trop politiser leur mouvement tout en dénonçant le libéralisme économique de Netanyahu.

"On n'avait pas vu ça depuis des décennies, les gens descendre ainsi dans la rue pour demander des réformes. C'est une révolution", a déclaré Baroch Oren, l'un des chefs de file de la contestation.

Face à la flambée des prix dans l'immobilier, la coalition conservatrice au pouvoir s'est engagée cette semaine à mener une politique de logement social, sans vraiment convaincre les protestataires.

Le gouvernement veut aussi favoriser la baisse des produits laitiers en augmentant les importations. Pour répondre à la colère des médecins en grève, il promet de créer des emplois dans le secteur médical.

Les manifestants demandent également aux autorités de réduire le pouvoir des industriels, accusés d'augmenter artificiellement le prix des produits de consommation par le biais de cartels tolérés par Benjamin Netanyahu et ses prédécesseurs.

Les exigences de l'Union nationale des étudiants israéliens vont plus loin, notamment sur la gratuité des études et une ambitieuse politique du logement.

Le ministre des Communications Moshe Kahlon a déclaré qu'une solution était nécessaire, même si elle doit "coûter des milliards".

Les manifestations ont débuté à la mi-juillet quand des militants ont dressé des tentes le long de l'avenue Rothschild à Tel Aviv, demandant une baisse des loyers et des prix des terrains.

La crise sociale que traverse le pays peut sembler paradoxale. Israël jouit en effet d'une des croissances les plus élevées de la planète, avec une prévision de 4,8% pour 2011. En dépit de bas salaires, comparé aux pays occidentaux, le chômage a atteint son taux le plus bas depuis 20 ans en mai, avec 5,7% de la population à la recherche d'un emploi.

Guy Kerivel pour le service français

Par Reuters

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 20:08

Netanyahou tente de defender la gestion de la crise du logement par le gouvernement, alors que se tient un vif débat à la Knesset, sur fond de troubles sociaux croissants.

 

Moran Azulay

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

Dernière mise à jour : 

03.08.11, 16:56 / Israel News

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4104047,00.html

 

 


Le Premier Ministre Benjamin Netanyahu  s’est exprimé de vant la Knesset, en séance pléniaire, mercredi, au cours d’un des débats les plus vifs que la Chambre it eu à tenir durant ces dernières semaines.

 

La session, qui s’est tenue peu après the Le vote par la Knesset  de la loi controversée sur les comités pour l’habitat national, était destinée à débattre des « échecs politiques, sociaux et économiques du Gouvernement Netanyahou » et a été l’occasion d’assister à une guerre des mots entre la coalition et l’opposition, sur fond de contestation sociale croissante.

 

“Un vent de populisme balaie le pays de part en part. Il y a une sérieuse expression de critiques, mais, par contre, des suggestions de solutions qui ne sont pas aussi sérieuses », a déclaré Netanyahou.

 

Netanyahou a affirmé qu’alors qu’Israël bénéficiait de grands succès dans certains domaines, il souffre aussi de plaintes auxquelles on doit répondre. Cependant : « tout le monde peut bénéficier des fruits de l’économie », a-t-il ajouté.

 

Il a insisté sur le fait que les solutions devaient être imaginées de façon responsable, « d’une manière solide, socialement et économiquement fondée », qui maintiendrait l’accès au libre marché.

 

 

Netanyahou a fait référence aux pays européens comme le modèle de ce qu’il faudrait ne pas faire, par sagesse économique. « Si ce qui est arrivé en Europe nous arrivent à nous, les conséquences dans notre cas seront bien plus rudes, » a-t-il affirmé.

 

Le Premier Ministre a affirmé, tout au long de son discours, de l’importance de disposer d’un marché compétitif, en le comparant à un arbre : « L’arbre porte des fruits qui sont mûrs pour être cueillis, mais si après trois ans de cueillette, vous n’avez pas traité l’arbre, il va se flêtrir et donner de moins en moins de fruits. Nous ne pouvons pas abattre l’arbre si nous voulons profiter de ses fruits », a-t-il dit.

 

 

Le Premier Ministre a ajouté que son gouvernement avait réduit le taux de chômage, investi dans l’enseignement supérieur, alors que l’Europe imposait des restrictions budgétaires dans ce domaine, et qu’il « s’était assuré que la périphérie soit reliée au centre ».

 

 

Il a encore ajouté que les récriminations dans les rues étaient réelles, puisque qu’Israël est actuellement au 40 ème rang pour le revenu individuel, alors qu’il est au 20 èeme rang pour le coût de la vie.

 

Netanyahou a expliqué que l’écart est provoqué par le manqué de compétitivité sur les marchés. Il a ajouté que la taxation indirecte est un problème important qu’il projette de résoudre.

 

“Le Gouvernement est un énorme mensonge politique”.

 

En réponse aux déclarations de Netanyahou, la dirigeante de l’opposition, Tsipi Livni a retourné l’argument de Netanyahou : “ Ils (les manifestants) sont populistes? C’est vous, le populiste ! Le gouvernement actuel est un énorme mensonge politique. Les germes de la défiance ont germé de chaque siège que Netanyahou a offert ».

 

Selon Livni, “Le gouvernement est décédé, même si l’acte doit encore être publié. Le public comprend que ce gouvernement représente ce qu’il y a de laid depuis le premier jour, ses Ministres et ses adjoints aux Ministres sont superflus ».

 

“Semer la peur des menaces extérieures, le musèlement, un gouvernement imperméable et pour toutes ces raisons, nous sommes descendus dans la rue avec un unique message et différentes motivations pour plus de Justice sociale et contre Benyamin Netanyahou ».

 

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3 août 2011 3 03 /08 /août /2011 15:24

 

Israël : la révolte des inclus

Bac+6 ch. F2

Publié le 2 août 2011 à 9h55 dans Monde

Mots-clés : 

http://www.causeur.fr/israel-la-revolte-des-inclus,10779

 

L'AUTEUR
Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig

En Israël, le nom de Rothschild n’évoque pas le « grand capitâaâl » de feu Georges Marchais mais la philanthropie d’une famille qui dépensa beaucoup d’argent en faveur du « foyer national juif » établi en Palestine. Pour les habitants de Tel Aviv, ce nom est celui d’un boulevard où la jeunesse dorée vient fréquenter les bistrots à la mode, et où le prix de l’immobilier atteint des sommets stratosphériques. C’est de cette artère qu’est partie la vague protestataire la plus importante en Israël depuis les grandes manifestations pacifistes des années quatre vingt.

Comme à Paris, il y a deux ans au bord du canal Saint Martin, un village de tentes modèle Quechua a été dressé à l’appel, sur les réseaux sociaux, d’étudiants rendus furieux par les prix ophtalmocéphaliques des loyers dans la principale métropole de l’Etat juif. Ce n’étaient donc pas des sans-abris, et nombre d’entre eux appartenaient à des familles aisées des quartiers nord.

Très rapidement, la protestation s’est étendue aux principales villes du pas, Jérusalem, Haïfa, Bersheva, et les étudiants ont été rejoints par des salariés, appartenant pour la plupart aux classes moyennes et éduquées. Le 23 juillet 2011, le mouvement a réussi à rassembler plus de cent mille personnes à travers le pays, la plus importante manifestation depuis celle qui suivit, en 1994, l’assassinat d’Itzhak Rabin.

Les reportages publiés dans la presse concernant ce mouvement montrent que ce n’est pas l’Israël pauvre (ultra-religieux, Arabes ou Falashas) qui est descendu dans la rue. Ce sont les étudiants, des jeunes professionnels actifs dans le secteur des services et de la haute technologie. Tous ces gens déclarent en avoir plus qu’assez de dépenser l’essentiel de leur salaire dans des loyers qui grimpent sans arrêt, de payer des sommes trop importantes pour faire garder leurs jeunes enfants quand les deux parents travaillent, et de se coltiner des heures d’embouteillages sur le périph’ de Tel Aviv faute des transports en communs performants.

C’est la révolte des inclus, de ceux qui portent le pays par leur travail et qui font sans rechigner leurs longues années de service militaire. Peut leur chaut que le gouvernement de Benyamin Netanyahou leur oppose les performances économiques remarquables d’Israël, qui a plutôt bien traversé la crise économique mondiale et peut aligner des indices de croissance et d’emploi à faire verdir de jalousie les pays de l’OCDE ,dans laquelle Israël vient d’être admis.

Ni la gauche, ni le syndicat Histadrout n’ont vu venir ce mouvement. Les travaillistes, ou ce qui en reste depuis la scission du parti au début de l’année1 avaient concentré leurs critiques du gouvernement sur les questions de sécurité et de stratégie diplomatique pour résoudre le conflit avec les Palestiniens. Ils avaient tout simplement oublié les obligations liées à leur dénomination et à l’histoire de la gauche sioniste : défendre les travailleurs.

Ce mouvement préfigure peut-être « l’insurrection qui vient » chère à quelques uns des plus éminents contributeurs de ce salon. C’est une nouvelle forme de la « révolte des modérés », expression créée par Milan Kundera pour désigner le mouvement de résistance au communisme en Tchécoslovaquie.

Les manifestants et campeurs du Boulevard Rothschild veulent habiter « là où ça se passe », là où la culture officielle ou underground s’épanouit, et ne veulent pas être relégués dans de lointaines et ennuyeuses cités dortoirs. La gentryfication des quartiers branchés de Tel Aviv n’est pas un phénomène spécifique à Israël. Elle atteint toutes les métropoles dont le prestige et les attraits rayonnent au delà des frontières nationales : les centres de New York, Londres ou Paris sont devenus inaccessibles même aux salariés des classes moyennes supérieures. A Tel Aviv, les programmes d’appartement luxueux avec vue sur la mer se multiplient, et leurs acheteurs américains ou européens les laissent vides onze mois sur douze. Les quartiers pauvres du sud de la ville, aux alentours de l’ancienne gare routière sont devenus des ghettos pour immigrés africains ou asiatiques, décourageant toute tentative de rénovation urbaine en faveur des classes moyennes.

Ce « printemps israélien », on le voit, est à mille lieux du « printemps arabe » auquel quelques commentateurs myopes ont prétendu l’assimiler. C’est un mouvement ultra-moderne, au sein d’une démocratie qui n’est pas remise en cause. Cela n’a rien à voir avec les divers « indignés » européens qui se plaignent de leur exclusion du monde du travail du fait de la crise et de la rigueur budgétaire imposée. C’est le pays utile et laïque qui est en colère, qui en a assez des impôts qui financent ces ultra-religieux improductifs mais indispensables dans toutes les coalitions gouvernementales. Cette situation est beaucoup plus menaçante pour le gouvernement de Netanyahou que les pressions internationales exercée sur lui pour qu’il cède aux exigences des Palestiniens.

  1. Le groupe travailliste à la Knesset s’est scindé en deux, une fraction restant fidèle à Ehoud Barak et à la coalition gouvernementale, l’autre passant dans l’opposition 
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31 juillet 2011 7 31 /07 /juillet /2011 20:40


 

 


Valérie Sudin - Dimanche 31 juillet 2011 à 15:54

 

http://www.guysen.com

 

Voir le site de : http://www.upisarel.org/

 


Environ 700 jeunes Français ou francophones viennent chaque été en Israël suivre le programme du volontariat pour Tsahal. Guysen a rencontré Jonathan, un guide expérimenté, familier de cette jeunesse avide de découvrir Tsahal et Israël.

 

 

Jonathan est originaire de Strasbourg. En 2006, après le baccalauréat, il a fait son alyah « pour suivre le cursus d’un Israélien normal qui fait son alyah : yeshiva, armée, études ».


 

Aujourd’hui, il fait des études d’ingénierie au Mahon Lev et guide des groupes français ou francophones en Israël et en Pologne, pour L’Espérance israélienne, sous l’égide de l’Agence juive.


 

« Nous accueillons toutes sortes de groupes : des groupes de volontariat avec des jeunes de tous les milieux et de tous les horizons de 16 à 18 ans, et pendant l’année des groupes scolaires de CM2, 6e et 4e. En Pologne, nous accompagnons des classes de seconde, première et terminale », raconte-t-il.


 

Lorsque nous le rencontrons, Jonathan nous rejoint sur la terrasse d’une auberge où le groupe de jeunes volontaires fait la pause après une journée de visite et avant d’aller faire la fête sur Ben Yehouda, l’une des rues les plus animées de Jérusalem, où se succèdent commerces, bars, restaurants. Peu importe qu’ils n’aient pas le droit de boire de l’alcool ni de fumer le narguilé. Ce qui compte, c’est d’être ensemble à Jérusalem après ce qu’ils ont vécu. Leur voyage d’une semaine en Israël va bientôt s’achever, avec leur séjour d’une durée totale de trois semaines.


 

Ils en ont passé deux dans la base de Tel Hachomer, l’une des plus grandes du pays, à empaqueter des produits médicaux destinés aux soldats.
 

« Levés à 7 heures le matin, vers 7h10 ils déjeunent et on commence la journée à 8 heures, jusqu’à 11h45, puis on reprend de 13h30 à 16 heures », raconte Jonathan.


 

« Ils finissent le travail vers 16 heures, et sont à partir de là à 30% sous la responsabilité de l’armée puisqu’on est dans une base à 70% sous la responsabilité des guides de l’Agence juive, et nous on leur propose des activités en lien avec l’identité juive parce qu’on se rend compte partout aujourd’hui que les jeunes du monde, et surtout de France, n’ont plus d’identité juive.


 

« On leur parle d’Israël, de l’armée, des disparus et des tués de Tsahal, les problèmes de l’eau, les questions géopolitiques, les problèmes de la société israélienne, de la société française… On leur offre des activités qui permettent de réfléchir ensuite », précise-t-il.


 

Sur la base, les jeunes volontaires sont logés dans des dortoirs de six personnes climatisés, nourris, et blanchis. Ils découvrent l’univers de Tsahal, ce pourquoi ils ont intégré ce programme.


 

« Deux soldates et deux guides de l’Agence juive, ou une soldate et un guide leur font sentir un peu l’ambiance de l’armée, et les jeunes aiment ça. Même s’ils comprennent vite que porter l’uniforme de Tsahal pendant trois semaines, ça fait transpirer ! », dit Jonathan.


 

La motivation de ces jeunes, si elle est diversifiée, a des constantes. Leur démarche est politique et philosophique, mais aussi identitaire.


 

« Certains se recherchent au plan identitaire, d’autres veulent partir de la maison, chacun a ses raisons, mais ils sont motivés par leurs questions morales et par leur désir de soutenir Israël, essentiellement », dit Jonathan.


 

 « Beaucoup arrivent avec des idées très marquées sur les rapports entre Israël et les Palestiniens. Ils se rendent compte que les soldats ne sont pas des monstres, qu’ils ont une vie comme eux, des petites amies comme eux, qu’ils font des blagues comme eux et qu’ils sont bêtes comme eux, et qu’en fait non, Tsahal n’est pas immoral », explique-t-il.
 

Jonathan insiste sur le fait que ces jeunes découvrent la vie en Israël, dont ils s’imaginent très souvent qu’elle est faite de terreur et d’attentats, de menaces et de dangers au quotidien.


 

Il les emmène du nord au sud et de l’est à l’ouest, à la découverte de la vie juive et des paysages d’Israël.

Et ensuite ? 


 

« Nous gardons le contact avec tout le monde. Pour moi c’est très important, je vais les voir à Paris quand je rends visite à ma famille en France », raconte Jonathan.


 

« Je les pousse à faire de hautes études s’ils en ont le potentiel. Un ancien vient d’être accepté à Sciences-Po Paris. On a un peu un rôle de grand frère, et de père et mère quand ils sont ici. On est plus proches d’eux qu’un simple animateur de colonie de vacances », continue-t-il.


 

Guider des volontaires est pour Jonathan plus qu’un job qui l’occupe en sus de ses études d’ingénierie. C’est une vraie vocation, une activité à laquelle il s’adonne avec enthousiasme et passion.


 

« Quant à moi, lorsque j’aurai terminé mes études, je continuerai tant que possible. Cette année, je suis parti cinq fois en Pologne avec des groupes. C’est ma mission. Tant que j’aurai la force morale et physique de prendre des groupes et de les emmener, je continuerai à le faire. Si D.ieu m’a donné cette possibilité de pouvoir transmettre, et les jeunes m’écoutent et ils m’aiment, tant que j’ai la force de le faire je le ferai, et j’espère que ma future femme sera d’accord ! », dit-il.


 

« On ne le fait pas pour l’argent, c’est une vocation, et une satisfaction de voir les jeunes évoluer », conclut-il.

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28 juillet 2011 4 28 /07 /juillet /2011 15:07

 

 

Les jeunes manifestants israéliens de la “ville des tentes” singent la révolte arabe pour motifs politiques 


DEBKAfile Analyse exclusive 27 juillet 2011, 1:26 PM (GMT+02:00)

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info

 

Tags:  Israel      protests    Binyamin Netanyahu    Palestinians    US 

 

http://www.debka.com/article/21152/

 

la bataille pour un logement decent en israel

 

La “ville des Tentes” qui manifeste à Tel Aviv.

 

Il y a deux semaines, un groupe de jeunes paumés ont installé une « ville de tentes » à l’extrémité haute du Boulevard Rothschild de Tel Aviv, pour protester contre l’indisponibilité de logements abordables dans la ville et ailleurs, dans le pays. Depuis lors, le mouvement, bien que n’ayant jamais acquis les mêmes dimensions de furie, a endossé trois attributs des soulèvements dans les pays arabes : il jouit d’un soutien politique étranger, en coulisse, de la part de certains cercles à Washington ; il exploite les griefs politiques authentiques contre la capitale politique ; et il exige un changement de régime, plus précisément, de s’offrir la tête du Premier Ministre Benyamin Netanyahou sur un plateau.

 

Les caractéristiques communes s’arrêtent là : la démocratie israélienne est bien vivante et se démène dans une surabondance de partis, une opposition active, un système judiciaire indépendant, le plein-emploi (le chômage a encore connu une baisse, chutnt à 5, 7% en mai), et une économie prospère, entreprenante et innovante.


Le mouvement de protestation a émergé des fondements fragiles de cette économie – une force de travail sous-payée et surtaxée, une classe d’âge professionnelle entre 20 et 50 ans, qui ne parvient plus à joindre les deux bouts, entre le prix exorbitant de la nourriture, le logement (prix du loyer ou prêts hypothécaires) et la scolarisation de leurs enfants ; aucune perspective de changement et le fossé social le plus profond de tout le monde occidental.


Un groupe de jeunes tel-aviviens impatients, autour de vingt ans et plus, s’est présenté comme le fer de lance des luttes sociales pour l’obtention d’une meilleure part de ce gâteau économique en faveur des défavorisés. Aujourd’hui, ils se sont transformés en perroquets politiques des mots-clés empruntés au lexique des révoltes arabes et de l’extrémisme de la gauche radicale.

 

L’organisatrice auto-proclamée Dafna Lief hurle à travers un mégaphone que la révolution a commencé. « Le Logement n’est pas le problème », déclame t-elle, mais un paquet de réformes redistribuant les bénéfices doit découler de ce mouvement « en tout premier lieu ». Un autre appelle à l’abolition de l’économie de marché, en même temps qu’à a disparition du régime, parce que seuls les « grands magnats en profitent ». Un autre encore déclare qu’il n’est pas question d’attendre encore 60 ans, le temps de l’action est arrivé et que : « Moubarak attend Bibi ! »

 

Ces slogans accompagnés d’onomatopées, de hurlements et de gestes violents ont constitué leur seule réponse à l’ambitieux programme de réformes proposé dans ses grandes lignes par Netanyahou, jeudi 27 juillet, afin d’aider les plus atteints parmi ceux disposant de domiciles à bon marché.

 

Il a promis une nouvelle législation avant la suspension d’été des séances à la Knesset, de façon à alléger la paperasserie qui encombre, généralement, les démarches de demandes de permis de construire, jusqu’à cinq à dix ans, a libéré des terrains appartenant à l’Etat à prix cassés, pour la construction de 50 000 nouveaux appartements, au cours des 18 prochains mois ; du terrain bon marché pour des promoteurs s’engageant à permettre des économies, malgré les logeurs et vendeurs ; offert gratuitement des terrains d’état pour y construire 10 000 nouveaux dortoirs pour les étudiants et des ta     rifs réduits de moitié dans les transports publics pour les étudiants vivant loin des universités et des collèges.

 

 

Bibi voulait croire que son initiative ferait souffler le vent loin des navires des manifestants. Il a eu tort. Leurs dirigeants l’ont accusé de vouloir diviser par pure tactique et les étudiants, les seuls organisés, ont élu des représentants de leurs organismes, et ont décidé que, bien qu’il leur offrait le meilleur accord auquel ils n’étaient jamais parvenus jusque-là, ils ne romperaient pas les rangs avec leurs autres compagnons protestataires.

 

D’ailleurs, les manifestants ne parlent pas d’élections ni d’élaborer un programme en vue de réformes sociales. Au lieu de cela, ils préfèrent propager une guerre de harcèlement pour maintenir Bibi en équilibre instable : ils prévoient de rejeter toute concession qu’il ferait envers leurs exigences comme n’étant qu’une simple manœuvre, puis de revenir avec de nouvelles exigences.  


Fort intéressant, alors que les medias se passionnent pour chacun de leurs gestes, les homes politiques des deux côtés de la Knesset, ont jusqu’à présent, fait en sorte de garder leurs distances vis-à-vis de la « ville des tentes ». Même d’authentiques croisés du social, comme les députés travaillistes Amir Peretz et Shelli Yachimowitch, font très attention de ne pas être identifiés avec ce qui ressemble à un groupe factieux et décalé, avant de voir dans quel sens souffle le vent.

 

Ofer Eini, Président de la Fédération des syndicats unis de la Histadrut a patienté jusqu’au mardi 26 juillet, avant de commenter que ses propres membres aussi avient des griefs à faire valoir. Mais, il n’a fait aucune mention des manifestants.


Ces hommes politiques sont assez astucieux pour saisir que s’ils font cause commune avec la révolte naissante, ils pourraient vouloir en sortir au mauvais moment, comme l’a fait Bibi.

 

En Egypte, les manifestants se sont débarrassés d’Hosni Moubarak juste avant d’être frappés par le bâton d’une junte militaire sans la moindre intention d’instaurer les réformes promises. Des émeutes ont à nouveau éclaté autour du Square Tahrir, sous le slogan : « Ils nous ont volé notre révolution ! »


Israël avait, précédemment, des institutions de progrès social public qui ont, également, été détournées, au cours des années 90, lorsque le service public s’est vu privatisé, de façon indiscriminée, par les mêmes dirigeants de l’époque qui dirigent actuellement l’opposition et qui étaient alors inspirés par l’économie libérale globale de Bill Clinton.


Revenir en arrière dans le temps n’est pas une option judicieuse. Mais les classes sociales mues par des revendications légitimes commencent à percevoir que les dirigeants du camp des tentes à Tel Aviv se sont lancés sur une tangente qui flirte avec des idéaux révolutionnaires sans véritable agenda social au-delà du renversement de Bibi.

 

Le désordre actuel dans les services hospitaliers et médicaux est la conséquence des réformes menées à un train d’enfer, il y a deux décennies. Sans réelle date-limite pour des négociations avec le Gouvernement, les médecins du secteur public sont en grève depuis 120 jours, pour obtenir de meilleures conditions de travail et des équipes renforcées.

 

Le gouvernement Netanyahou de coalition jouit d’une majorité parlementaire stable. Mais si le mouvement de protestation fait tache d’huile et continue à bénéficier de généreuses promesses de reversement afin de le faire cesser, l’économie pourrait commencer à craquer, les investisseurs sont susceptibles de perdre confiance et de s’évader, et le shekel, l’une des monnaies les plus solides actuellement, pourrait s’effondrer.

 

Le prix à payer pour une économie qui fléchirait ne sera pas acquitté par les banques et les grandes corporations, mais bien par les classes qui trouvent déjà difficile d’arrondir les fins de mois.

 

Le mouvement des tentes à Tel Aviv serait bien plus crédible s’il retournait sa colère contre les cartels israéliens et les associations de malfaiteurs, y compris les banques – au moins autant que contre le gouvernement. Mais son axe principal est clairement politique et révèle des motivations politiques fortes, sous-jacentes à sa campagne.


Il suffit simplement de jeter un œil sur son calendrier. Les manifestants sous tente projettent de se maintenir tout au long du mois d’août jusqu’à un moment de paroxysme qu’ils prévoient devoir arriver juste avant que le Palestiniens projettent de réclamer à l’ONU la reconnaissance unilatérale de leur Etat.

 

Selon ce scénario, le gouvernement Netanyahou doit fatalement tomber à la veille du vote de l’ONU. Les ravages politiques en Israël persuaderont de nombreux pays d’offrir leur vote aux Palestiniens. Un nouveau gouvernement israélien reconnaîtra l’indépendance palestinienne dans les lignes de 1967, prenant ainsi le contre-pied du rejet ferme de cette formule par le gouvernement Netanyahou.

 

 

Il ne s’agit pas d’un hasard si, alors que la manifestation du Boulevard Rothschild, prenait de l’ampleur, cette semaine, une délégation d’anciens officiers israéliens qui occupaient, auparavant des positions de haut-rang au sein des services de sécurité, s’est rendue en visite à Washington, chargée d’un message pour l’Administration Obama : « maintenez la pression au maximum contre le Gouvernement Netanyahou et obligez-le à céder sur le retrait aux lignes de 1967. Dès que l’affaire sera dans le sac, la ville des tentes du Boulevard Rothschild s’éparpillera aux quatre vents… 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:11



Yéochoua 2

 

 

Ni gauche ni droite, mais que faire face à la violence? 3/3

Par Yéochoua SULTAN

© 2011 www.aschkel.info

 

>Comment disqualifier une juste cause? Ou comment rendre Israël responsable de tous les maux de la terre? 2/3 par Yéochoua SULTAN

>Transparence - La Gauche a t-elle quelque chose à se reprocher ? 1/3 Par Yéochoua SULTAN

 

Le manque de projets en cours de construction, le très haut standing de nombre de nouveaux immeubles, des terrains bloqués et/ou libérés au compte-goutte par l'administration chargée de la gestion du sol, qui occupe aussi une fonction de cadastre, ou encore le gel de la construction en Judée-Samarie, sont autant de causes de la crise du logement et du mécontentement de la population israélienne.

 

Donc, quoi de plus naturel que de manifester, en se rassemblant, en campant ou en bloquant la circulation. On peut aussi faire la grève. Si on n'avait pas affaire à la mauvaise foi sinon des organisations de gauche du moins de leurs membres les plus antidémocratiques, on pourrait donner tort aux idées préconçues de la gauche comme de la droite ; de la gauche, parce qu'elle se sert de ce problème réel pour faire avancer ses pions politiques et reculer Netanyahou ; et de la droite, parce que trop inquiète de mettre à mal le pouvoir qui à première vue lui convient, ne veut pas heurter celui qui se démène à sa tête et tombe alors dans le travers de lui être acquise et de lui accorder sa «compréhension» même s'il n'agit plus pour le bien de ses électeurs qui ne représentent plus une pression, au profit d'un poids qui n'est plus exercé que par le locataire de la Maison Blanche.


Par conséquent, le gauche devrait accepter tout argument juste et propre à faire avancer la cause des acheteurs ou locataires d'appartements, et la droite devrait forcer ses élus à ne pas l'oublier du fait qu'elle leur pardonne tout d'office.


Mais ceci reste théorique, puisque l'argumentaire de la construction dans les grands espaces qui se situent à moins d'un quart d'heure de route de Tel-Aviv est interdit et que la police, si elle limite les dégâts en mettant fin aux agressions, n'en arrête pas pour autant les agresseurs. 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:09



Yéochoua 2

 

 

Comment disqualifier une juste cause? Ou comment rendre Israël responsable de tous les maux de la terre? 2/3

par Yéochoua SULTAN

 

© 2011 www.aschkel.info

 

>Transparence - La Gauche a t-elle quelque chose à se reprocher ? 1/3 Par Yéochoua SULTAN

 

La réponse est simple: on prend un criminel et on lui fait dire qu'il comprend ou soutient cette cause. Un second choix est possible: c'est quand on ne dispose pas de véritable criminel. Dans ce cas, on s'arrange pour diaboliser un quidam, on le rend détestable et effrayant, puis on le fait parler.

Autre variante: c'est un peu la réciproque de la première: un individu défend déjà des idées ou une cause que l'on veut détestables. On soulignera ses dires d'un contexte qui annulera toute légitimité aux thèses ou personnes défendues.

Cette méthode, dans ses différentes configurations, classées brièvement ci-dessus de la meilleure à la plus difficile à accréditer, est excellente pour tout propagandiste qui ne risque pas de ne rien trouver à répondre à des arguments sensés. Si l'interlocuteur est déjà diabolique, ou diabolisé, on dira, en prenant le monde à témoin: «Ecoutez bien les arguments de l'inhumanité, ces mêmes propos que tout homme qui mérite le titre d'homme ne saurait défendre.»

S'il ne l'est pas encore, on lui opposera les formules creuses qui s'adaptent à toute réalité précisément parce qu'elles ne répondent à aucune: «Comment peut-on dire une chose pareille! Vous n'avez pas honte! Non mais vous vous rendez compte de ce que vous dites!»

Prenons deux exemples: l'un concerne une partie de la population d'Israël, l'autre sa totalité. Le premier, en bref, est l'attribution de l'assassinat du Premier ministre Isaac Rabin à un dénommé Ygal Amir.

Largement interviewé, ce dernier a tranquillement exposé tous les arguments de la campagne électorale du Likoud, formation politique déjà dirigée voici une quinzaine d'années par Netanyahou. Par superposition, Netanyahou a été traité d'assassin, et ses accusateurs ont repris le fameux reproche d'Elie le prophète au roi Achab: «Tu as assassiné, et tu as aussi hérité!» (I Rois XXI, 19), sans lui déclamer cependant la totalité du verset, mais en en sous-entendant peut-être la suite: «de la même façon que les chiens on léché le sang de Nébayot, ils lècheront aussi le tien».

Toujours est-il que Netanyahou a été réduit au silence, passant de favori avec près de 80% des intentions de vote à minoritaire. Heureusement pour lui, le camp adverse lui a tendu la perche, quand il pensait encore gagner les élections, même de justesse, et qu'il affirma avec véhémence: «Même si nous gagnons d'une seule voix, la démocratie nous accordera la totalité du pouvoir.» Des rabbins ont été arrêtés, vouloir vivre sur la terre ancestrale du peuple juif était devenu un crime.

Des manifestants ont été emprisonnés arbitrairement. Un jeune homme, qui avait préalablement vécu en France, a adressé un message personnel à sa famille, ayant reconnu une équipe de télévision alors qu'il était emporté, se défendant qu'il n'avait rien fait et qu'il était victime d'un abus de pouvoir.

Le second exemple, c'est l'affaire "norvégeo"-norvégienne, où, selon ce qui a été publié dans les médias, l'atroce "fait divers" d'un forcené qui aurait tué à lui tout seul près de cent personnes.

Difficile a priori d'établir un rapprochement avec Israël, qui se trouve à des milliers de kilomètres de là, et où personne ne connaissait l'assassin, à moins qu'une crainte irrationnelle et mystique ne se soit emparée des commentateurs norvégiens, qui sentent peut-être que le mal semé par leur pays en Israël avec les horribles accords d'Oslo commence à se retourner contre eux.

Ce qui est curieux également, c'est que le tueur n'a pas été présenté comme un déséquilibré, alors que dans des cas semblables, aux Etats-Unis par exemple, quand un jeune prend une arme et tire sur ses camarades de lycée, sans jamais arriver à un nombre si impressionnant de victimes, il est aussitôt considéré comme tel. Or, quand le forcené norvégien établit un raisonnement qui en ferait un pro-israélien, Israël est aussitôt diabolisé, puisqu'il entre dans le langage du crime.

Dans cette dernière affaire norvégienne, aussi néfaste que sa grande sœur d'Oslo, c'est encore ce même Etat descendant des Vikings qui cherche à déstabiliser la paix des Juifs en leur pays. Pourtant, leur manœuvre peut être déjouée simplement: ou bien il s'agit d'un déséquilibré, et son cas ne devient qu'une manifestation pathologique dangereuse et encore inconnue du syndrome de Jérusalem qui mélange terre et peuple d'Israël, dans ce cas il n'y a pas lieu d'y attacher trop d'importance – à moins de tenir le peuple juif pour responsable de la folie dans le monde, ce qui n'a pas encre été exploité – ou bien il s'agit d'un assassin qui a agi froidement et qui, s'il raisonne sciemment, déteste foncièrement les Juifs mais comprend que la meilleure façon de leur nuire est de prétendre qu'il les aime. 

 

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26 juillet 2011 2 26 /07 /juillet /2011 19:08



Yéochoua 2

 

Transparence - La Gauche a t-elle quelque chose à se reprocher ? 1/3

Par Yéochoua SULTAN

 © 2011 www.aschkel.info

 

 

La gauche israélienne a-t-elle quelque chose à se reprocher?

La loi proposée par le ministre des Affaires étrangères, Liebermann, consistant à enquêter sur les sources de financement des organisations à l'origine d'attaques groupées contre Tsahal ou de personnalités politiques, n'est pas passée. Après le refus du Premier ministre de la porter à l'ordre du jour, le vote a été nominatif.

 

Les organisations de gauche vont donc pouvoir continuer à nager en eau trouble, et leurs comptes ne seront pas, pour l'instant, en tout cas, passés au peigne fin. Curieuse, la réaction de tous ceux qui ont pu danser ou se dire «ouf, sauvés!» Ils ont invoqué la liberté, la démocratie, etc., tout contents qu'ils étaient de l'issue de ce vote. Pourtant, la logique la plus élémentaire aurait voulu que ces mêmes organisations acceptent de se faire contrôlées, si elles sont tellement sûres de leur bon droit, de leur probité et de la transparence de leurs comptes.

 

Pourquoi souhaiter voir continuer à planer cette présomption d'escroquerie qui n'est pas pour flatter leur image? Le bon sens exige au contraire qu'un militant autoproclamé des droits de l'homme et de l'intimidation de tout ce qui lui semble s'y opposer, tienne à être contrôlé: «Comment, mais j'approuve totalement ce projet de loi.

 

Je n'ai rien à cacher, je respire l'honnêteté.» Une société qui tient ses comptes d'une manière irréprochable ne s'inquiétera pas d'un contrôle fiscal, un père de famille qui emmène les siens en vacances ne s'offusquera pas d'un contrôle de son permis de conduire par la police, et ne s'effrayera pas qu'un douanier (volant dans le contexte actuel pour l'Europe), lui demande d'ouvrir le coffre de sa voiture.

 

Donc, l'acharnement à faire échouer par tous les moyens des projets de loi exigés depuis longtemps, prouve, avec ou sans commission d'enquête, sinon la certitude du moins la présomption de non innocence de ces ONG. Et cette même hargne révèle le caractère immoral, pervers et violent d'associations qui ont tout à cacher.

 

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Comment disqualifier une juste cause? Ou comment rendre Israël responsable de tous les maux de la terre? 2/3 par Yéochoua SULTAN

 

Ni gauche ni droite, mais que faire face à la violence? 3/3 Par Yéochoua SULTAN

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25 juillet 2011 1 25 /07 /juillet /2011 09:59

 

 

 

Claude TENCER 1-copie-1

Loi anti-boycott - Se protéger contre la discrimination anti-israélienne

 

Par le Dr Claude Tencer

 © 2011 www.aschkel.info

 

La loi anti boycott adoptée le 11 juillet 2011 par la Knesset est une loi anti discrimination qui équivaut à une loi contre l’antisémitisme.

L’antisémitisme est un terme utilisé pour la première fois en 1879 par le journaliste allemand de Hambourg, Wilhelm Marr, dans son pamphlet : « La victoire du judaïsme sur le germanisme ».

Si on entend par « antisémitisme » une attitude d'hostilité à l’égard des juifs, des protagonistes d’origine arabe avancent la thèse qu’ils ne peuvent être antisémites "car ils sont eux même sémites"... Un faux usage qu’il convient de réparer, car un antisémite est un raciste animé par l’antisémitisme - une attitude hostile exclusivement contre les juifs.

 

L’ancien Président Jacques Chirac a bien démasqué ceux qui partagent encore cette opinion altérée, pour M Chirac : « L’antisémitisme n’est plus une opinion, c’est une perversion ». L’antisémitisme ne s’exprime plus que par « des mots et des plumes », il est désormais descendu dans la rue et ses méthodes sont plus agressives et très ciblées contre les Juifs et l’Etat d’Israël, sauf que pour échapper aux poursuites cela ne s’appelle plus antisémitisme, mais, anti sionisme.

 

Rien d’étonnant alors que le gouvernement israélien adopte le 11 juillet une loi anti discrimination nommée loi anti boycott (1) Toutes les raisons sont bonnes pour délégitimer Israël, porter atteinte à son existence afin de le rendre responsable de tous les maux des Arabes, des Musulmans et des Palestiniens.

 

L’objectif de cette loi est de protéger les intérêts économiques du pays, de ses entreprises et de ses citoyens productifs, contre des méthodes de plus en plus rétives et agressives des groupes qui prêchent la paix comme couverture, mais apposent des actions antisémites et anti israéliennes dans un seul but : éradiquer Israël du Moyen Orient et nuire aux Juifs par tous les moyens. Lorsqu’en apparence ils prétendent ne pas être antisémites on découvre assez vite qu’ils ont une haine viscérale du Juif qu’ils qualifient de sionistes pour échapper à la loi.

(1)Les historiens affectent la paternité du terme Boycott au britannique Charles Cunningham Boycott (1832-1897). Après avoir démissionné de l’armée il devient propriétaire terrien sur l'île d'Achill puis à Lough Mask dans le comté de Mayo. Durant l'été 1879 à l'appel de Charles Parnell, dirigeant de la ligue agraire, les fermiers se coordonnèrent pour manifester afin d’obtenir de Charles Cunningham Boycott, qui les traitait très mal, de meilleures conditions de travail. Depuis, ce terme est devenu action de lutte contre tout ce qui déplait à un groupe ou à une société politique prétendant que la démocratie n’est pas juste à leurs yeux. 

Cette loi permet aux Israéliens visés par un boycott – même s’ils résident en Judée-Samarie de poursuivre devant les tribunaux ceux qui ont lancé contre eux un boycott, sans qu’ils aient besoin pour cela de prouver le préjudice subi.

Elle indique également que les organisateurs d’un boycott ne peuvent répondre à un appel d’offre du gouvernement israélien.

 

Depuis sa création, Israël subi un boycott de la part des pays arabes. Une liste noire des entreprises internationales vendant leurs produits en Israël existe depuis sa création sous le contrôle de la Ligue arabe. Ces entreprises et leurs produits sont exclus des pays arabes.

 

Ya t-il eu des actions contre la Ligue arabe ou contre des Etats arabes pratiquant un boycott contre Israël ou contre des entreprises internationales ?

 

Pourquoi nul n’a évoqué contre ce boycott l’atteinte à la liberté d’expression ou une atteinte à la démocratie ?


Certes, Israël est un Etat démocratique, mais, le concept de la démocratie est orné d’une forme d’autisme selon qu’on soit de gauche, de droite, ou anti-israélien. En Israël on peut appeler à manifester contre la loi, on peut même appeler à la rébellion contre le gouvernement, mais, nul ne connait un pays où le non respect de la loi ne soit pas répréhensif, en Israël sans doute plus qu’ailleurs.

 

La "loi contre le Boycott", proposée par le président de la coalition Zeev Elkin (Likoud), permettra à chacun de poursuivre en justice des organisations ou des personnes qui appellent au boycott économique, culturel, sportif ou universitaire contre lui, contre des institutions de l'Etat  ou les régions sous le contrôle d’Israël. Sauf que l’Etat ne pourra financer ces actions. La loi actuelle exige que l'emballage comporte les nom et adresse du fabricant, mais non la localisation de la production.

 

 

Pourquoi alors est-il aussi dramatique qu’Israël fasse voter une loi anti discrimination ?

 

Pourquoi ce tollé contre Israël, lorsque plusieurs Etats ont adopté des lois similaires et les appliquent ?  

 

Les meilleurs arguments sont allégués contre cette loi au nom de la démocratie. En revanche, nul n’a pu entendre évoquer les mêmes arguments contre les pays arabes et ceux qui pratiquent le boycott envers Israël :

 

« Ils veulent restreindre la liberté d'expression et les protestations politiques », « le projet de loi ne combat pas la délégitimation », la loi est « complètement anticonstitutionnelle, limite la liberté d'expression politique et est contraire à la loi internationale ». Des formules de perroquet démunies de tout sens mais considérées « politiquement incorrect » quand il s’agit d’Israël.

 

L'avocat Hassan Jubrin, directeur général d'Adalah (Centre légal pour les droits de la minorité Arabe en Israël) est contrarié : il a déclaré que « La loi ne répond à aucun des critères de la loi internationale. » Cette même association Adalah qui fonctionne démocratiquement en Israël, se soulève en outre contre l’isolement des prisonniers arabes dans les prisons israéliennes. En revanche, rien n’affecte cette association des "Droits de l’homme" que Guilad Shalit se trouve lui en isolement depuis cinq ans, sans que la Croix rouge n’ait pu à ce jour le visiter. Nul n’a entendu quiconque de l’Association condamner le 'Hamas pour avoir empêcher la Croix rouge de visiter Shalit.

Pourquoi pour cette association Adalah qui prétend lutter pour le respect des Droits de l’homme, la loi contre le boycott est anticonstitutionnel, et le refus du 'Hamas à toute visiter à Shalit depuis cinq ans n’est  pas anticonstitutionnel ? 

 

Où se cache l’hypocrisie ?

 

Le ministre des Affaires étrangères israélien a qualifié la loi Boycott de "loi importante et correcte" et a affirmé que ceux qui s'opposaient à cette mesure n'avait pas conscience de l'importance du problème. "On ne peut pas demander aux autres d'arrêter le boycott si on ne fait pas de même" a indiqué Lieberman.

 

De son côté, la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, a fait part de sa préoccupation suite à l'adoption par la Knesset de la loi anti-boycott. Elle a exprimé son inquiétude quant aux effets de la loi sur la liberté d'expression des citoyens israéliens et des organisations politiques non-violentes. Comment Madame Ashton a pu imaginer que la loi est adoptée pour être appliquée contre des organisations politiques non-violentes ? La loi ignore toujours ceux qui la respectent, c’est l’objectif même d’une loi. 

 

La loi anti boycott

en France

 

L’article 225-2 du Code pénal, prévoit jusqu’à trois ans d'emprisonnement et 45 000€ d'amende.

 

Les articles 225-1 et 225-2 précisent :

 

« Constitue une discrimination toute distinction opérée entre les personnes physiques à raison de leur origine, de leur sexe, de leur situation de famille, de leur grossesse, de leur apparence physique, de leur patronyme, de leur état de santé, de leur handicap, de leurs caractéristiques génétiques, de leurs mœurs, de leur orientation sexuelle, de leur âge, de leurs opinions politiques, de leurs activités syndicales, de leur appartenance ou de leur non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée ».

 

La discrimination définie à l'article 225 commise à l'égard d'une personne physique ou morale, lorsqu’elle consiste :

1. un refus de fournir un bien ou un service

2. à entraver l’exercice normal d’une activité économique.

 

Affaire du maire  de Seclin un exemple d’application de la loi française

 

Le 12 mars 2003 Jean-Claude Willem, Maire de Seclin dans le département du Nord, comparaissait devant le Tribunal Correctionnel de Lille à la suite d’une plainte déposée par l’Association Cultuelle Israélite de Lille pour discrimination raciale. Au cours d'une réunion du Conseil municipal, le Maire annonce son intention de boycotter les produits israéliens dans les cantines scolaires et sur tout le territoire de la commune. Le 26 mars le Tribunal rend un jugement de relaxe.

 

Le Parquet faisant appel contre la décision de relaxe, Jean-Claude Willem comparaissait le 17 juin 2003 devant la Cour d’Appel de Douai. Le 11 septembre le maire a été déclaré coupable par la cour d'appel de Douai, le Tribunal le condamne à 1000 euros d’amende pour discrimination envers une nation.

 

Son pourvoi en cassation a été rejeté au motif que la diffusion sur le site Internet de la commune de la décision prise par le maire de boycotter les produits israéliens, accompagné d'un commentaire militant, était de nature à provoquer des comportements discriminatoires.

 

Une décision de la Cour européenne des droits de l’Homme (CEDH) a affirmé que la condamnation dont le Maire de Seclin avait fait l’objet pour avoir appelé à boycotter les produits israéliens ne portait pas atteinte à la liberté d’expression.

 

La Cour européenne des droits de l'Homme constate que le requérant n'a pas été condamné pour ses opinions politiques mais pour une incitation à un acte discriminatoire.

 

La Cour estime que la justification du boycott [...] correspondait à une démarche discriminatoire et, de ce fait, condamnable. Au-delà de ses opinions politiques, pour lesquelles il n'a pas été poursuivi ni sanctionné, et qui entrent dans le champ de sa liberté d'expression, le requérant a appelé les services municipaux à un acte positif de discrimination, refus explicite et revendiqué d'entretenir des relations commerciales avec des producteurs ressortissants de la nation israélienne. La Cour note encore que dans ses réquisitions devant les juridictions internes, le procureur de la République a fait valoir que le maire ne pouvait se substituer aux autorités gouvernementales pour ordonner un boycott de produits provenant d'une nation étrangère."

 

Nous constatons que la loi anti discrimination est appliquée en France et en Europe. Les Tribunaux sont sévères envers toute discrimination qu’elle soit économique, culturelle, sportive ou universitaire, et cela, au-delà de toute opinion politique. Les mêmes qui critiquent la loi anti boycott en Israël sont à présent contraints de chercher d’autres moyens pour satisfaire leur exaspération anti israélienne.

 

Cette loi ne cherche en rien de restreindre la liberté d'expression ou les protestations politiques comme arguent ceux pour qui l’existence même de l’Etat d’Israël dérange, mais, elle permet de répondre par un bouclier juridique contre ceux qui cherchent par tous les moyens a porter atteinte à la prospérité de l’Etat et de ses citoyens comme n’importe quel autre pays démocratique.

 

Certes, la liberté d’expression ne peut s’appliquer que dans des pays démocratiques mais, son champ se limite à l’expression d’une protestation et aux dires de ses mécontentements, mais, nullement à une action qui veut restreindre un être ou un Etat de vendre ses produits et assurer sa prospérité économique ou culturelle.

 

Israël doit se protéger plus que jamais

 

Un récent sondage publié en ce mois de juillet et mené auprès de 1010 Arabes de Judée-Samarie et de la bande de Gaza, par l'Américain Stanley Greenberg en partenariat avec le Centre Beit Sahour, organisation internationale à but non lucratif, nous apprend que :

 

60 % des Palestiniens sont contre la solution de deux Etats.

 

Un Palestinien sur trois, soutient la solution de deux Etats.

 

Sur la déclaration du président américain Barack Obama : "Il devrait y avoir deux Etats: la Palestine comme patrie du peuple palestinien et Israël pour le peuple juif."

 

34% des interrogés ont dit accepter cette idée du président Obama, 61% l'ont rejeté.

 

Interrogé sur le sort de Jérusalem,

92 % estiment que la ville devrait être la capitale de la Palestine,

1 % la voit comme la capitale d'Israël,

3 % comme la capitale des deux Etats,

4 % comme une ville internationale neutre.

 

62% soutiennent l'enlèvement de soldats de Tsahal et leur prise en otage.

 

53% se montrent favorables à l'enseignement de chansons et de cours sur la haine des Juifs, dans les écoles palestiniennes.

 

73% des Palestiniens interrogés sont d'accord avec une citation de la charte du Hamas sur la nécessité de tuer les Juifs se cachant derrière des pierres et des arbres.

 

Ces chiffres montrent que face à Israël il n’existe guère un partenaire qui oserait prendre l’initiative de déclarer la paix avec Israël. Si le conflit avec Israël était indubitablement territorial, pourquoi on ne trouve jamais un leader arabe qui ose déclarer la fin du conflit si Israël reconnait un Etat palestinien ? Il n’est pas étonnant que le député du Likoud Zeev Elkin, à l’origine de cette loi, indique fermement qu’elle n’était pas destinée à tergiverser, mais à « protéger les citoyens israéliens ».

 

Lors des négociations à Camp David, le prince Bandar disait déjà à Arafat que les arabes n’ont jamais raté une occasion de rater l’occasion. Au lieu de choisir des manœuvres contre Israël pour aller en septembre devant l’Assemblée de l’ONU afin d’obtenir une « reconnaissance » purement théorique qui ne changera en rien leur situation pourquoi ne pas négocier un Etat avec des compromis sachant qu’Israël ne reculera aucunement aux lignes du 4 juin 1967.

 

Pour soutenir leur hypocrisie on peut affirmer contre les boycotteurs que leur action est nulle face au chiffre d’affaire des exportations israéliennes aux pays arabes, supermarchés et restaurants à Gaza inclus.


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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