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29 mai 2011 7 29 /05 /mai /2011 18:14

 

Israël : Netanyahu célèbre la réunification de Jérusalem

 

Agences

dimanche 29 mai 2011

 
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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a célébré dimanche la réunification de Jérusalem, pour le 44e anniversaire de la reprise de la partie orientale de la ville, affirmant son engagement à poursuivre la construction dans Jérusalem, coeur de la nation. Le gouvernement est engagé à construire à Jérusalem qui est le coeur de la nation, a déclaré le chef du gouvernement, en allusion à la poursuite de la colonisation juive dans Jérusalem-Est, en dépit de l’opposition de la communauté internationale.

Il y a 44 ans, la ville a été réunifiée et nous sommes retournés aux terres de nos ancêtres a-t-il poursuivi, à l’entrée de la Vieille ville de Jérusalem, à Jérusalem-Est.

Il a annoncé le déblocage d’une centaine de millions de dollars, essentiellement pour le développement touristique et technologique d’institutions israéliennes, dans les deux parties de la ville.

L’unité de la ville est le fondement de l’unité du peuple d’Israël, a encore martelé M. Netanyahu qui a rappelé l’accueil chaleureux que lui a réservé mardi le Congrès américain, alors qu’il réitérait son opposition à tout compromis sur Jérusalem-Est.

Le monde entier sait que le peuple d’Israël et ses amis sont fidèles à Jérusalem (...). Je pense aujourd’hui que cela ce sait encore mieux, a t-il souligné.

La réunion du cabinet s’est déroulée à la Citadelle de David, dont la tour est devenue au fil des siècles un symbole de la ville.

Israël va célébrer officiellement le 1er Juin, le Jour de Jérusalem commémorant la réunification de la ville en 1967, après la Guerre des Six jours.

D’importantes forces de sécurité seront déployées pour prévenir tout incident, d’autant que le parcours prévu traverse le quartier de Cheikh Jarrah, théâtre de manifestations hebdomadaires de résidents palestiniens.

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27 mai 2011 5 27 /05 /mai /2011 20:54

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

Les leçons du triomphe de Netanyahou

Par Caroline B. Glick


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=222417

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

  

Dans les semaines et les mois à venir, les menaces sur Israël ne feront sûrement que croître. Et avec ces menaces croissantes, viendra aussi le besoin croissant d’une direction forte et assurée.

Le Premier ministre Benyamin Netanyahou espérait éviter un affrontement avec le président des USA Barack Obama la semaine dernière à Washington. Quatre jours avant sa confrontation à la Maison Blanche avec le dirigeant américain, Netanyahou s’adressa à la Knesset. Son discours a été le plus ‘pacifiste’ qu’il ait jamais fait. Il y fixait les paramètres des concessions territoriales qu’il est prêt à faire aux Palestiniens, dans le cas où ils décideraient un jour qu’ils sont intéressés par la négociation d’une paix finale.

Entre autres choses, Netanyahou a parlé pour la première fois des « blocs d’implantation », et signalé par là qu’il aurait la volonté d’évacuer les communautés juives les plus isolées en Judée et Samarie. Il a aussi parlé d’une présence militaire à long terme dans la Vallée du Jourdain plutôt que de la souveraineté israélienne de nature vitale militairement.

Aussi bien stratégiquement et idéologiquement, le discours de Netanyahou a constitué une concession massive à Obama. Le Premier ministre avait une bonne raison de croire que son discours préviendrait toute exigence des USA pour de nouvelles concessions israéliennes pendant sa visite à Washington.

Hélas, il ne devait pas en être ainsi.

Au lieu de faire bon accueil aux concessions sans précédent de Netanyahou, Obama les a écartées comme insuffisantes alors qu’il attaquait vicieusement Netanyahou jeudi dans son discours au département d’Etat. Là, quelques heures seulement avant que Netanyahou ne s’envole pour le rencontrer dans le Bureau Ovale, Obama adopta la position de négociation palestinienne en appelant Israël à accepter que les futures négociations soient basées sur les lignes d’armistices indéfendables – et à vrai dire suicidaires – de 1949.

Ainsi, au moment où il montait à bord de son avion, Netanyahou réalisa que sa mission dans la capitale des USA avait changé. Son travail n’était pas d’y aller pour s’entendre. Son travail était d’arrêter Obama conduisant au précipice les relations d’Israël avec les USA.

Netanyahou n’allait plus à Washington pour expliquer d’où Israël s’écartera. Il allait à Washington pour expliquer ce à quoi Israël s’en tient. Obama avait jeté le gant à terre. Netanyahou devait le relever en ralliant aussi bien le Peuple israélien à son bord et en ralliant le Peuple américain du côté d’Israël. Il mesurait que les deux objectifs ne pouvaient être accomplis qu’en présentant sa vision de ce que Israël est et de ce à quoi il tient.

Et Netanyahou a fait son travail. Il l’a fait brillamment.

Israël est aujourd’hui la cible d’une campagne toujours croissante pour le diaboliser et le délégitimer. Seulement cette semaine, nous avons appris qu’une dizaine de villes en Ecosse ont décidé d’interdire les livres israéliens dans leurs bibliothèques publiques. Une ville écossaise a décidé d’afficher des posters appelant ses résidents à boycotter les produits israéliens et à mettre une marque distinctive (une étoile jaune peut-être ?), sur tous les produits israéliens vendus dans les magasins locaux pour en tenir les résidents à l’écart.

Des Israéliens hochent la tête en se demandant : qu’avons-nous fait aux Ecossais ?

A San Francisco, une proposition de vote sur l’interdiction de la circoncision est prévue pour les élections d’automne. Cette proposition rendrait criminel de réaliser le plus ancien rituel religieux juif. Les contrevenants seront punis jusqu’à une année de prison et d’une amende jusqu’à mille dollars.

Des Israéliens hochent la tête en se demandant : qu’avons nous fait aux habitants de San Francisco ?

Il semble que partout où nous regardons, on nous dit que nous n’avons pas le droit d’exister. Depuis Ramallah jusqu’à Gaza, en passant par l’Egypte, l’Ecosse, la Norvège et San Francisco, on nous dit que nous sommes le mal et que ferions mieux de céder la boutique. Puis Obama s’est emparé de la scène jeudi et nous a dit que nous devons céder notre capacité à nous défendre nous-mêmes de façon à faire de la place à un Etat palestinien dirigé par des terroristes engagés dans notre destruction.

Mais alors Netanyahou est arrivé à Washington et a déclaré : « C’en est assez, nous en avons eu largement assez de cette dangereuse absurdité ».

Et nous avons senti des choses que nous n’avions pas ressenties depuis longtemps. Nous nous sommes sentis revigorés. Nous avons senti que nous avions une voix. Nous nous sommes sentis fiers. Nous avons senti que nous avions un chef. Nous nous sommes sentis soulagés.

Le Peuple américain, dont l’immense soutien à Israël a été démontré par leurs représentants dans les deux Chambres du Congrès mardi, se sont aussi sentis revigorés, fiers et soulagés. Non seulement parce que Netanyahou leur a rappelé éloquemment pour quoi ils se tiennent aux côtés d’Israël, il leur a rappelé pourquoi tous ceux qui aiment vraiment la liberté se tiennent aux côtés de l’Amérique.

Il est vrai que les législateurs américains, qui ont interrompu les remarques de Netanyahou des dizaines de fois pour applaudir, voulaient user de sa présence dans leur Parlement pour adresser un message de solidarité au Peuple d’Israël. Mais pendant son discours, il est apparu que ce n’était pas seulement leur désir de montrer leur solidarité qui les faisait se dresser et applaudir de si nombreuses fois. Netanyahou est parvenu à les soulager aussi.

Depuis qu’il occupe son poste, Obama a voyagé à travers le monde en s’excusant de la direction du monde par l’Amérique. Il a fait des conférences au peuple américain sur le besoin de subordonner les intérêts nationaux de l’Amérique aux organisations mondiales comme les Nations Unies qui sont contrôlées par des dictatures qui le méprisent.

Soudain, voilà un dirigeant allié qui leur rappelle pourquoi l’Amérique est une grande nation qui dirige le monde par le Droit, et pas du fait d’un hasard historique.

Ce n’est pas par hasard que beaucoup d’observateurs américains et israéliens ont décrit le discours de Netanyahou comme « Churchillien ». La capacité de direction de Winston Churchill était un exemple classique de direction démocratique. Et Netanyahou est l’élève le plus fervent de Churchill. Le modèle de direction démocratique nécessite un dirigeant pour montrer sa vision de la direction où le pays doit aller et convaincre le public de le suivre. C’est ce que fit Churchill. Et c’est ce que Netanyahou a fait cette semaine. Et comme Churchill en juin 1940, le succès de Netanyahou cette semaine a été éblouissant.

Tellement éblouissant que cela été éclairé par un sondage [du journal de Gauche, NdT] ‘Haaretz’ conduit auprès du public israélien après le discours de Netanyahou devant le Congrès. Le sondage a trouvé que les taux d’approbation de Netanyahou ont augmenté d’un étonnant 13 %, de 38 à 51 % en une semaine. Les deux tiers des Israéliens qui ont observé son discours ont déclaré qu’il les rendait fiers.

De même pour la réponse des USA, le fait que les Démocrates majoritaires sur la Colline du Capitole [siège du Congrès], que le dirigeant minoritaire de la Chambre Steny Hoyer, et le dirigeant de la majorité du Sénat Harry Reid aient ressenti la nécessité de prendre leurs distances par rapports aux déclarations d’Obama sur les frontières finales d’Israël montre clairement que Netanyahou a rallié avec succès le public américain au côté d’Israël.

Ce point a été aussi démontré chez nous avec la requête intéressante de la présidente du Comité national Démocrate Debbie Wasserman Shultz aux Républicains pendant leur réunion conjointe avec Netanyahou. Devant le dirigeant israélien, Wasserman Shultz a demandé à ses homologues Républicains de ne pas utiliser le soutien à Israël comme question dans la campagne [électorale]. Sa demande montre clairement qu’après le brillant triomphe de Netanyahou à Washington, les Démocrates réalisent que le mauvais traitement du président envers Israël est un problème qui leur nuira politiquement si les Républicains décident de le soulever dans les élections de l’an prochain.

Alors que le modèle de direction démocratique est certainement le modèle que les fondateurs de la majorité des sociétés démocratiques ont à l’esprit quand ils établissent leurs programmes démocratiques, ce n’est pas le seul modèle de direction qui guide les dirigeants dans les sociétés démocratiques. Cette semaine, alors que Netanyahou démontrait la force du modèle de direction démocratique, les deux autres modèles de direction ont été aussi en démonstration proéminente. Le premier a été démontré par Obama, le second a été exhibé par la chef de l’opposition Tzipi Livni.

Le modèle de direction d’Obama est le modèle de la direction subversive. Les dirigeants subversifs de démocraties ne disent pas à leurs citoyens où ils veulent mener leurs sociétés. Ils cachent leurs objectifs à leurs concitoyens parce qu’ils comprennent que ceux-ci ne partagent pas ces objectifs. Puis quand ils sont parvenus à leurs objectifs tacites, ils les présentent à leur peuple comme un ‘fait accompli’ et annoncent qu’ils sont compétents pour guider leur société à travers le changement radical qu’ils ont entrepris dans le dos du public.

Avant Obama, l’exemple le plus flagrant de direction subversive a été Shimon Peres. Comme ministre des affaires étrangères sous le précédent Itzhak Rabin, Peres a négocié son accord avec l’OLP dans le dos du public, et dans le dos de Rabin – et contre leur claire opposition. Puis il a présenté l’accord que personne ne soutenait comme un fait accompli.

Et comme architecte de l’accord qui a placé les forces terroristes de l’OLP à la périphérie des villes importantes d’Israël, Peres a mis en avant qu’on ne pouvait faire confiance qu’à lui pour mettre en oeuvre l’accord qu’il avait réalisé. 18 ans et deux mille victimes israéliennes du terrorisme plus tard, Israël n’est toujours pas parvenu à comprendre comment se titrer de cet héritage subversif. Et il est le président [d’Israël].

Aujourd’hui, Obama reconnaît que le public américain ne partage pas son antipathie envers Israël, et donc alors qu’il a adopté une stratégie politique à l’antithèse de la sécurité d’Israël, il utilise un langage poétique sur son engagement pour la sécurité d’Israël. Jusqu’à présent, sa stratégie politique a conduit à la quasi-désintégration de la paix entre Israël et l’Egypte, à l’établissement d’un gouvernement d’unité Fatah – Hamas dans l’Autorité Palestinienne, et au progrès permanent, et rien moins qu’entravé, de l’Iran vers la bombe atomique.

De même pour Livni, son modèle de direction est de diriger par derrière. Bien que les conseillers d’Obama aient déclaré que c’est son modèle de direction à lui, c’est en réalité celui de Livni. Un dirigeant qui dirige par derrière est un suiveur. Elle observe où ses électeurs se trouvent et elle y va.

Dans le cas de Livni, ses partisans sont à Gauche et leur principaux porte-parole dans les media. Aussi bien la Gauche et les media s’opposent à tout ce que Netanyahou fait et à tout ce qu’il est. Ainsi, de la façon dont Livni voit les choses, son boulot de chef de l’opposition est de donner une voix à leur façon de voir.

Alors que Netanyahou a fait baissé les yeux d’Obama dans le Bureau Ovale et rappelé pourquoi Israéliens et Américains, nous avons une relation particulière, Livni déclarait devant des auditoires à Washington et en Israël que Netanyahou est un va-t-en guerre qui nous conduira à la dévastation si nous ne l’élisons pas, elle, pour le remplacer bientôt. Avec Obama adoptant la position de négociation des Palestiniens et avec le Fatah adoubant le Hamas plutôt que d’admettre honnêtement que tout espoir de paix est mort durablement, Livni a déclaré que Netanyahou nous conduit à la guerre, alors qu’il défend le pays.

L’extraordinaire capacité de direction de Netanyahou cette semaine a démontré que quand il est bien utilisé, le modèle démocratique de direction bat tous les autres modèles. Il nous a aussi montré qu’il a la capacité d’être le dirigeant de notre époque.

Dans les semaines et les mois à venir, les menaces sur Israël ne feront sûrement que croître. Et avec ces menaces croissantes, viendra aussi le besoin croissant d’une direction forte et assurée.

Netanyahou doit réaliser ce que son succès stupéfiant signifie pour lui et pour Israël. Le Peuple d’Israël et nos nombreux amis à travers le monde continueront de se tenir fièrement derrière lui s’il continue de nous diriger aussi bien et merveilleusement qu’il l’a fait cette semaine. Et nous l’admirerons. Et nous le remercierons.

caroline@carolineglick.com 

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 17:02

LES ISRAÉLIENS AFRICAIN(NE)S AU CŒUR DU SYSTÈME SÉCURITAIRE DE L’ÉTAT HÉBREU: TSAHAL LANCE UN NOUVEAU PROGRAMME MILITAIRE POUR LES BETA ISRAEL ETHIOPIENS.

 
3 Votes

 


Galei Tsahal (radio militaire israélienne privée)  indique aujourd’hui que le taux de conscription des éthiopiens israéliens (*)  est de 88,2% pour les hommes et 52,5% pour les femmes. Un score élevé que  l’armée israélienne souhaite  maintenir  et encourager grâce au lancement d’un nouveau programme  favorisant l’évolution professionnelle et personnelle des conscrits « Beta Israël » (on évitera le terme « Falasha » péjoratif, utilisé à tort pour désigner les éthiopiens israéliens qui se nomment en fait les Beta Israel (guèze ቤተ እስራኤል, hébreu ביתא ישראל) littéralement: la « famille d’Israël »).

Galei Tsahal précise qu’en général les formations les plus recherchées par les éthiopien(ne)s israéliens, sont le SHABAS (système pénitentiaire israélien: ici , la police israélienne ici , les unités de gardes-frontières ici,  et  les métiers de la sécurité en général.

Le nouveau programme de Tsahal à l’attention des Beta Israel débutera dés le lycée dans le cadre de session de sensibilisation avec des visites d’unités combattantes auxquelles  les parents et les futurs candidats seront également conviés. Pendant la période du service le cours Amir basé sur les sciences cognitives  (voir la vidéo ci-dessus) permettra aux soldats éthiopiens israéliens de bénéficier d’un soutien supplémentaire pour intégrer pleinement le système sécuritaire de l’État hébreu.

DB.

Copyrights « NANOJV » http://nanojv.com

(*) NB: En plus des Beta Israel d’Ethiopie, l’Afrique cache en son sein des communautés juives noires, converties au siècle dernier (comme en Ouganda) ou liées à l’histoire immémoriale et légendaire de l’Afrique comme au Zimbabwe. Sans parler des nombreuses petites communautés juives ashkenazes et sépharades qui ont fait souche au gré des soubresauts de l’histoire jusqu’au coeur des régions les plus improbables, comme dans le désert Namib ou au fin fond du Haut Katanga. Les tribus juives noires d’Ouganda, du Zimbabwe, du Malawi, du Nigéria, ou du Cameroun n’ont pas de poids réel mais renforcent l’idée de la consubstantialité d’Israël à l’Afrique. En lire plus ici

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 08:16

Au Congrès US, Netanyahou fait allusion à une action israélienne contre l’Iran, pourrait quitter plusieurs implantations au-delà des frontières. 


DEBKAfile Reportage spécial  24 mai 2011, 8:42 PM (GMT+02:00)

 Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

http://www.debka.com/article/20965/

 

Tags:  Binyamin Netanyahu      US Congress    US-Israel 

 

Netanyahu a prononcé un discours sans concession devant le Congrès américain

Binyamin Netanyahu s’adresse au Congrès américain

 

 

Le Premier Ministre Binyamin Netanyahou a été accueilli par de longues ovations debout de la part des deux partis rassemblés, lors de sa rencontre au Congrès américain à Washington, le 24 mai, lorsqu’il a déclaré : « En Judée-Samarie, le peuple juif n’est pas un occupant étranger. C’est le pays de nos ancêtres ». Néanmoins, a-t-il dit : « Nous acceptons l’idée de donner certaines parties de notre patrie juive ancestrale pour une paix authentique ».

 

Il a clairement affirmé que, si nécessaire, Israël agirait seul pour empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, tout en louant le Président Barack Obama d’appliquer des sanctions contre la République islamique.

 

L’accueil de Netanyahou à l’assemblée de la Chambre bipartisane des représentants a été exceptionnellement chaleureux et festif. Son discours de 50 minutes a régulièrement été interrompu par 30 ovations debout, parvenant des deux côtés de l’hémicycle, particulièrement, lorsqu’il a exclu tout retour aux frontières de 1967, en les décrivant comme indéfendables, tout en s’engageant à ce que, lors de pourparlers avec des parties prenantes vraiment impliquées dans la recherche de la paix, Israël ferait des compromis de grande ampleur, en vue d’un accord qui « ne perpétuera pas le conflit, mais au contraire, y mettra un terme définitif ».

 

“Mais, d’abord, Abbas doit faire ce que j’ai fait : j’ai accepté un état palestinien ; il doit accepter un état juif ». Tout en se montrant élogieux envers le Président Obama, sur certains problèmes, le Premier Ministre a mis en lumière leurs différences, au cours de leur quatrième cycle de conférences, depuis jeudi dernier. Il s’est vu gratifié par de grands moments d’applaudissements, de la part des membres du Congrès, en faveur de sa vision, au cours de l’exposé de leurs deux argumentaires. Malgré ces différences, Netanyahou a déclaré qu’il était déterminé à travailler avec le Président américain dans leur recherche de nouvelles discussions de paix.

 

Continuant d’exposer sa vision de la paix, Netanyahou a déclaré : “Israël se montrera généreux en ce qui concerne la taille de l’état palestinien, mais très ferme dans la définition de ce que seront les frontières ».

 

Il a insisté sur le fait que l’accord devrait refléter les changements démographiques marquants, intervenus depuis 1967 et intégrer, à l’intérieur des frontières permanentes d’Israël, d’autres sites d’importance stratégique. Le statut des implantations sera déterminé lors de négociations, a-t-il précisé. Il devient le premier dirigeant israélien à s’engager publiquement à ce qu’il soit « mis un terme » à plusieurs implantations, «  à l’extérieur des frontières ».

 

Debkafile ajoute, dans cette optique : au cours de conversations privées, Netanyahou a fait une liste d’implantations comprenant, au total, plus de 100 000 habitants en vue d’une éventuelle évacuation, à l’extérieur des limites définitives d’Israël.

 

« Il est absolument vital que l’état palestinien soit pleinement démilitarisé et qu’Israël maintienne une présence militaire de long terme le long du fleuve du Jourdain », a-t-il déclaré. « Dans ce Moyen-Orient instable, personne ne peut garantir que les partenaires pour la paix d’aujourd’hui continueront d’être ceux qui nous entourent demain ».

 

« Le problème des réfugiés doit être résolu en dehors des frontières d’Israël. Ils bénéficieront du droit d’immigrer vers l’état palestinien viable, prospère que je soutiens de mes vœux ».


Concernant Jérusalem, le Premier Ministre a affirmé : « La seule période de l’histoire, au cours de laquelle les trois religions ont joui d’un accès sans entrave vers leurs lieux saints et de leur pleine liberté de culte, c’est depuis que Jérusalem est revenue sous souveraineté israélienne. La ville restera, par conséquent, la capitale indivisible d’Israël. Les difficultés éprouvées par les Palestiniens trouveront des solutions, avec le sens de la créativité et de la bonne volonté ».

 

Netanyahou a encore été acclamé, lorsqu’il a affirmé qu’Israël ne négocierait pas avec le Hamas, « la version palestinienne d’al Qaeda », et qu’il a appelé Mahmoud Abbas à déchirer son pacte avec ce mouvement, qui se consacre à tuer des Juifs partout où ils se trouvent. 

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 11:00
Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu à l’AIPAC 2011

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=25409

Aperçu - adaptation rapide de desinfos

mardi 24 mai 2011
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Lorsque la tragédie frappe l’Amérique, Israël pleure. 
La tragédie a frappé l’Amérique. 
Ces derniers jours, les tornades et les inondations ont coûté la vie à des centaines d’Américains. 
Israël pleure avec vous.

Pour tous nos supporters dans cette grande salle, et aux millions de nos supporters à travers ce grand pays, le peuple d’Israël vous remercie.

Je vous remercie pour votre engagement indéfectible à la sécurité d’Israël. 
Merci pour la défense du droit d’Israël à se défendre. 
Merci de vous tenir avec Israël qui recherche une paix durable.

Vous savez qu’Israël est l’indispensable allié des Américains. 
Vous comprenez qu’Israël et l’Amérique doivent se tenir épaule contre épaule dans la lutte contre des ennemis communs, la protection des intérêts communs.

Vous savez que les innovations israéliennes aident à alimenter les ordinateurs, à lutter contre la maladie, à épargner l’eau et à nettoyer la planète.

Votre soutien à Israël vient du cœur. 
Ce n’est pas seulement ce que fait Israël. C’est ce qu’est Israël.

Hier, ils m’ont laissé sortir. 
Ma femme a visité les majestueux monuments de Washington. 
J’ai lu les mots intemporels de Jefferson, "Nous tenons ces vérités comme allant de soi, il est évident que tous les hommes ont été créés égaux. " 
J’ai lu l’immortel discours de Lincoln réaffirmant « Gouvernement du peuple, pour le peuple, et par le peuple. "

Vous savez pourquoi ces mots résonnent si fort en moi et avec tous les Israéliens. Parce qu’elles sont enracinées dans les idées qui ont d’abord été soutenues par notre peuple, le peuple juif. 
L’idée que tous les hommes ont été créés à l’image de Dieu. 
Cette règle est au dessus de la loi.

Que tout le monde a droit à la justice.

Ces idées révolutionnaires juives ont été prononcées il y a des milliers d’années 
Quand de vastes empires esclaves gouvernaient la terre. 
Israël est le berceau de notre civilisation commune, creuset de nos idéaux moraux. 
L’Etat juif a été fondée sur ces valeurs éternelles.

C’est pourquoi Israël a plus d’un million de citoyens musulmans jouissant des pleins droits démocratiques. 
C’est pourquoi le seul endroit au Moyen-Orient où les chrétiens sont complètement libres de pratiquer leur foi c’est dans l’État démocratique d’Israël.

Et c’est pourquoi on ne peut faire confiance qu ‘à Israël pour assurer la liberté pour toutes les religions dans notre capitale éternelle, la ville réunifiée de Jérusalem.

Mes amis, 
Israël et l’Amérique ont tiré de cette source profonde des valeurs communes. 
Nous avons établi une amitié durable non seulement entre nos gouvernements, mais aussi entre nos peuples. 
Le soutien à Israël ne divise pas l’Amérique. Il unit l’Amérique. 
Il réunit les anciens et les jeunes, les libéraux et les conservateurs, 
Les Démocrates et les républicains et oui même, Joe Leiberman et son unité d’Indépendants

Ce large soutien en faveur d’Israël est une source de grande force pour mon pays. Depuis Harry Truman, Israël a cherché à ce que les présidents américains se tiennent à ses côtés pour relever les défis du déploiement d’un monde en mutation.

Le président Obama a parlé de son engagement ferme à la sécurité d’Israël. 
Il dit à juste titre que notre coopération de sécurité est sans précédent. 
Il a parlé de cet engagement non seulement devant l’AIPAC, mais dans deux discours entendus dans le monde arabe. 
Et le président Obama a soutenu ces paroles par des actes.

Je sais qu’il y des périodes économiques difficiles. 
Je tiens donc à remercier le Président et le Congrès pour fournir à Israël une aide vitale afin qu’Israël puisse se défendre par lui-même. 
Merci de soutenir le Dôme de Fer (Iron Dome) du système de défense antimissile. 
Il y a quelques semaines, les terroristes du Hamas à Gaza ont tiré huit roquettes sur Ashkelon et Beer Sheva. 
Les roquettes n’ont jamais atteint leurs objectifs, Iron Dome les a intercepté. 
Pour la première fois, un système de défense antimissile a fonctionné dans un combat. 
Merci, l’Amérique.

L’Amérique et Israël coopèrent de bien d’autres façons. 
Dans les sciences, en technologie, dans le commerce, l’investissement. 
Ce n’est pas seulement par les entreprises américaines qui investissent en Israël. 
Il y a des sociétés israéliennes qui investissent en Amérique. 
Dans la dernière décennie, les entreprises israéliennes ont investi plus de 50 milliards de dollars en Amérique. 
Un de ces investissements a lieu juste en bas de la route de Richmond. 
Une société israélienne a construit une usine d’alimentation. 
Cela signifie plus d’affaires, plus d’emplois et oui, plus de Hoummous.

Eh bien, c’est pas seulement la nourriture que nous apportons à l’Amérique. 
Prenez les médicaments.

Israël est en avance dans les traitements pour le cancer de la sclérose en plaque, et la maladie d’Alzheimer.

Nous avons développé des moyens mécaniques pour faire marcher à nouveau les paraplégiques.

Nous avons placé une petite caméra de diagnostic dans une pilule.

A Jérusalem, une start-up a développé un pansement rapide pour arrêter le saignement. 
Un million de ces pansements ont été fournis à l’armée des États-Unis. 
Ils sauvent des vies et des membres d’Américains. 
Mais pas seulement sur le champ de bataille. Il ya quelques mois, un de ces pansement a été utilisé par un policier à Tucson, en Arizona. Il a contribué à sauver la vie d’un grand ami d’Israël, au Congrès Giffords Gabriel !

Israël et l’Amérique coopèrent également à la fin de la pire toxicomanie - la dépendance au pétrole. 
Cela alimente le terrorisme. 
Elle empoisonne la planète. 
Nous avons lancé un programme de dix ans pour chercher un substitut à l’essence. 
Si nous y parvenons, nous pouvons changer l’histoire.

Mes amis, 
Le soutien personnel des Américains pour Israël se reflète dans mon invitation à faire un discours devant la réunion conjointe du Congrès de demain. 
Je vais parler de la grande convulsion qui se déroule au Moyen-Orient 
Je vais parler des dangers d’un Iran nucléaire. 
Je soulignerai aussi la vision d’une paix israélo-palestinien sécurisée. 
Je vais dire la vérité sans fard.

Maintenant, plus que jamais, nous avons besoin de clarté. 
Les événements dans notre région ouvrent enfin les yeux des gens à la simple vérité. 
Les problèmes de la région ne sont pas enracinés en Israël. 
Les scènes remarquables auquelles nous assistons sur les places des villes à travers le Moyen-Orient et en Afrique du Nord sont dues à une simple la raison. 
Les peuples veulent la liberté. 
Ils veulent le progrès. Ils veulent une vie meilleure. 
Pour beaucoup de personnes dans la région, le 20e siècle, le a oublié. 
Aujourd’hui la technologie du 21e siècle leur montre ce qu’ils ont manqué.

Ce vendeur de fruit désespérée à Tunis ne s’est pas immolé par le feu à cause d’Israël. 
Il s’est immolé par le feu en raison de décennies d’indignité, des décennies de corruption intolérable. 
Les millions de personnes qui ont envahi les rues de Téhéran, Tunis, Le Caire, Sanna, Benghazi et Damas, ne pensaient pas à Israël. 
Ils pensaient à la liberté. 
Ils ont soif d’occasion.

Il est temps de cesser de blâmer Israël pour tous les problèmes de la région. 
Permettez-moi de souligner une chose. La paix entre Israéliens et Palestiniens est un besoin vital pour nous.

La paix serait la réalisation d’un rêve puissant et éternel.

Mais ce n’est pas une panacée pour tout les problèmes endémiques du Moyen-Orient

Elle ne donnera pas aux femmes dans certains pays arabes au Moyen-Orient, le droit de conduire une voiture.

Elle n’empêchera pas les Eglises d’être bombardées. 
Elle ne fera pas sortir de prison, les journalistes.

Ce qui va changer dans tout cela ? Un mot. 
Démocratie. Réelle, véritable, démocratie. 
Par démocratie, je ne parle pas seulement des élections. 
Je veux dire la liberté d’expression. La liberté de la presse. La liberté de rassemblement. 
La primauté du droit. Les Droits des femmes, des gays, des minorités, pour tout le monde

Ce dont les peuples du Moyen-Orient ont besoin, c’est ce que vous avez en Amérique, et ce que nous avons en Israël. La Démocratie.

Il est temps de reconnaître cette vérité fondamentale : 
Israël n’est pas ce qui cloche au Moyen-Orient. 
Israël est ce qui est juste au Moyen-Orient.

Mes amis, Israël veut la paix parce que nous savons la douleur de la terreur et les affres de la guerre.

Nous voulons la paix parce que nous savons ce que les bénédictions de la paix pourrait nous apporter ainsi qu’à nos voisins palestiniens.

Mais si nous espérons faire avancer la paix avec les Palestiniens, alors il est temps d’admettre une autre vérité. 
Ce conflit a fait rage depuis près d’un siècle parce que les Palestiniens refusent d’y mettre fin. 
Ils refusent d’accepter l’Etat juif. 
C’est ce que ce conflit a toujours été.

Il ya de nombreuses questions qui doivent être résolus entre Israéliens et Palestiniens. 
Nous pouvons et devons les résoudre. 
Mais je le répète. Nous ne pouvons que faire la paix avec les Palestiniens s’ils sont prêts à faire la paix avec l’Etat juif.

Demain, je vais en plus parler de ce qu’une telle paix pourrait être.

Mais ce soir, j’ai voulu exprimer la gratitude d’Israël pour tout ce que vous faites pour aider à renforcer Israël et sa grande alliance avec l’Amérique. 
- Vous aider à maintenir notre avantage militaire qualitatif. 
- Vous faites des sanctions contre l’Iran. 
- Vous soutenez une paix véritable. 
- Vous êtes contre le Hamas. 
- Vous venez rejoindre le président Obama et moi pour dénoncer le Hamas et exiger de libérer Gilad Shalit. 
C’est un autre crime scandaleux du Hamas. 
Le maintien d’un jeune soldat enfermé dans un sombre cachot pendant cinq ans sans même la visite de la Croix-Rouge. 
Le Hamas doit libérer Gilad Shalit !

Mes amis, 
J’ai passé mes années de lycée à Philadelphie. 
Je suis allé plusieurs fois voir la Liberty Bell. 
Maintenant, en tant que Premier ministre d’Israël, je peux marcher dans la rue et voir une réplique exacte de cette cloche à Jérusalem au Liberty Park.

Sur les deux cloches la même inscription. 
Elle vient de la Bible, du Lévitique. 
« Proclamer la liberté à travers la Terre. »

Mes Chers Amis, c’est l’essence même de la grande alliance entre nos deux nations. Deux peuples en servitude dans la liberté et la recherche de liberté et de la paix pour tous.

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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 10:55


Par Gisèle NINIO-GRYNBERG 


Un grand merci à Guy Millière

 

Merci Gisèle, Merci Avraham

 

Émeute à Jérusalem pour la conférence de Guy Millière

Par Gisèle NINIO-GRYNBERG

pour © 2011 leptithebdo et © 2011 www.aschkel.info

 

 

Le P'tit Hebdo organisait, dimanche 22 mai, une conférence exceptionnelle avec Guy Millière. Grand défenseur d'Israël, il a attiré la foule pour ce rendez-vous. « C'était l'émeute! », nous décrit Avraham Azoulay. Et pour cause, la salle du centre Frankforter où se tenait la conférence, contenait 120 places, or ce ne sont pas moins de 200 personnes qui se sont présentées !! Après avoir réussi à rajouter les chaises manquantes, l'exposé pouvait commencer. Mais Guy Millière n'était, lui, toujours pas arrivé !Quelle émotion, juste un léger retard, il sera tout excusé!

S'il défend Israël « c’est, nous dit-il, parce que je défends la vérité et la justice et cela me vaut de nombreux ennemis et l’impossibilité de publier mes articles dans la presse française. Je ne peux donc m’exprimer librement que dans mes livres. Mon dernier ouvrage au titre provocateur intentionnellement « Comme si se préparait une seconde Shoah » a été totalement occulté par tous les médias français. ».

Après ce préambule, l’orateur nous a dressé un tableau plutôt noir et angoissant de la situation planétaire et plus particulièrement de celle des Etats-Unis d’Obama. Ce que certains appellent « le printemps arabe »  serait plutôt pour lui un « hiver islamique ». La phase de mutation que connait la planète a son centre à Washington et la politique intérieure américaine d’Obama a des répercussions mondiales incalculables. En effet, Obama est en train de transformer l’Amérique et surtout son économie. Il a déjà étatisé 16% de l’économie. La dette a augmenté et a été multipliée par 3 depuis son arrivée à la Présidence. Pire : il a opté pour une réduction des armements ce qui entraîne une baisse de la crédibilité internationale américaine. Sa politique environnementale n’est guère meilleure : il a imposé un moratoire aux sociétés pétrolières ce qui a entraîné une augmentation du chômage dans cette branche.

La conséquence de cette politique intérieure est la montée en puissance de pays qui vendent des matières premières comme le Brésil et l’Iran.

Pourquoi cette politique ? C’est pour mettre les Etats-Unis en état de dépendance. Entouré de conseillers comme Farid Zaccaria et Thomas Friedman, tous deux anti-israéliens, Obama a épousé leur thèse selon laquelle les Etats-Unis ne doivent plus être LA grande puissance mondiale. Ils doivent s’effacer. Nos deux « penseurs » croient que si ça va mal dans le monde c’est parce que les Etats-Unis sont trop puissants et, par conséquent, qu’il faut donner plus de pouvoir à l’ONU. Obama est pour un monde multipolaire : chaque civilisation a son propre mode de fonctionnement, ce qui l’amène à accepter les dictatures (Chine, Iran, Syrie). Ce qui est contraire à la doctrine traditionnelle des Etats-Unis. De plus, Zaccaria soutient qu’on peut s’entendre avec l’Islam radical. Cette philosophie politique explique qu’Obama a laissé l’Iran avancer et devenir une puissance régionale et hégémonique, qu’il ne s’est pas opposé au virage de la Turquie qui a basculé dans le camp de l’Iran en restant toutefois membre de l’OTAN ( !), que l’Arabie Saoudite, mécontente, se rapproche elle aussi de l’Iran. Car la vision de l’administration américaine aujourd’hui repose sur le principe que pour avoir un Moyen-Orient stable, il faut un Iran hégémonique et les Frères Musulmans au pouvoir dans les pays environnants.

Dans ce tableau catastrophiste, où se place l’Europe ? Selon Guy Millière, elle est en déliquescence économique et morale ce qui la rend très vulnérable. Elle est munichoise dans le cœur. De ce fait, elle fait la cour aux plus forts. En Europe, il y a une « obamalâtrie » et en parallèle, une diabolisation obligatoire d’Israël.  Cette diabolisation d’Israël est devenue une accoutumance et comme l’explique l’historien de l’antisémitisme Léon Poliakoff, l’accoutumance facilite les choses. C’est ainsi qu’en Europe, on s’est accoutumé à l’idée que si Israël disparaissait, tout irait mieux.

Pour Israël, c’est une situation d’orage. Mais Israël a les moyens de résister : son économie est florissante, il détient un certain leadership dans le domaine des hautes technologies alors qu’autour de lui, le monde arabe s’effondre sur le plan économique.

Israël doit surtout changer de discours. Il faut qu’il passe à l’offensive et qu’il explique ses positions avec force et conviction.

Les auditeurs et les organisateurs, les journalistes de israel7 et infolive .tv, ont été enthousiasmés par cette soirée qui a prouvé que les Justes existent encore. Le P'tit Hebdo continuera à les encourager! 

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 14:08

 

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La dernière Nakba d’Ehud Barak

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Le ministre de la défense a été trop occupé à avertir du ‘tsunami’ politique largement exagéré à l’ONU en septembre, pour remarquer les évènements au Moyen Orient en mai.

     

Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou et le ministre de la défense Ehud Barak ont dû avoir quelques explications.

Dimanche dernier, Israël a été envahi le long de sa frontière avec la Syrie. Plus de 100 Syriens sont parvenus à s’infiltrer dans le pays et se sont livrés à de violentes émeutes à Majdal Shams pendant plusieurs heures.

Tsahal aurait été surprise par ces évènements. L’armée de Défense d’Israël était plus préparée à des émeutes violentes le long des frontières avec le Liban et Gaza. Et les Forces de Sécurité étaient déployées plus ou moins efficacement à Jerusalem, en Galilée, dans le Negev, en Judée et en Samarie dimanche dernier.

Jerusalem, point focal des troubles depuis vendredi dernier, a été témoin d’émeutes dans plusieurs quartiers arabes, ayant atteint leur pic avec une attaque contre l’hôpital Hadassah sur le Mont Scopus.

Mais le gouvernement et Tsahal ont été surpris par l’invasion provenant de Syrie.

Qu’est qui peut expliquer cette surprise ? Et qu’est-ce que cela nous révèle sur la capacité de ‘l’Establishment de la Défense’ à prendre en charge l’expansion vive et les menaces changeantes auxquelles Israël est confronté ? Avant de considérer cette question, nous devons comprendre la nature de la nouvelle attaque aujourd’hui en cours.

Les évènements de dimanche dernier ont été totalement anticipés. En 1998, au zénith du soi-disant processus de paix, le lauréat du prix Nobel de la Paix et chef de l’OLP/Fatah Yasser Arafat inventa un nouveau jour férié palestinien – la nakba.

Cette année-là, pour la première fois, les Arabes de Judée, de Samarie et de Gaza ont organisé des émeutes le 15 mai – la date laïque de la création d’Israël en 1948. L’objectif de cette initiative du « partenaire de paix » d’Israël était d’aggraver les sentiments anti-Israël des Arabes des deux côtés des lignes d’armistices de 1949. Et de fait, l’année suivante, pour la première fois, la Nakba – ou catastrophe – de la naissance d’Israël le 15 mai 1948 était marquée par des citoyens arabes d’Israël.

Les années suivantes, les Palestiniens et leurs frères à travers le monde arabe ont constamment fait monter leurs attaques le 15 mai, avec des manifestations de masse anti-Israël devenues aujourd’hui monnaie courante à travers le monde arabe.

Ces derniers mois, le Hamas et le Fatah ont fait monter leur incitation à la haine et les appels à leurs partisans pour descendre sur Jerusalem le 15 mai. Des millions à travers le monde ont participé à des campagnes de media de la société appelant au début d’une troisième intifada palestinienne le 15 mai.

Dans la région, ces semaines récentes, alors que les protestataires contre le régime syrien ont accru leurs appels à renverser le régime Assad, le Hezbollah et les media syriens ont mêlé leurs efforts d’incitation à la haine à travers la nakba. En Egypte également, alors que les ‘Frères Musulmans’ consolident leur pouvoir, les appels à l’invasion d’Israël et à la vengeance de la Nakba ont augmenté chaque jour.

Politiquement, les campagnes de nakba ne pouvaient pas être une cible plus facile pour une contre-offensive d’information israélienne.

L’affirmation que la création d’Israël était une catastrophe pour les Arabes montre clairement que la direction palestinienne n’a aucun intérêt à vivre en paix avec Israël. Cela vaut aussi bien pour le Fatah, qui a popularisé le terme, que pour le Hamas, satisfait de l’avoir adopté. Si l’existence d’Israël est la catastrophe palestinienne, alors évidemment, chaque patriote palestinien doit rechercher la destruction d’Israël.

Vraiment, l’adoption palestinienne et panarabe du mythe de la nakba ne démontre pas simplement qu’ils ne sont pas intéressés par une coexistence pacifique. Elle prouve que leurs vraies aspirations ne sont rien moins que génocidaires.

L’objectif déclaré des armées arabes qui ont envahi l’Etat d’Israël naissant le 15 mai 1948, était de jeter tout homme, toute femme et tout enfant Juifs du pays à la mer. En appelant catastrophe l’échec arabe de la réalisation de ce plan, les émeutiers et les pleureuses de la nakba aujourd’hui déclarent qu’ils soutiennent le projet génocidaire des envahisseurs arabes de 1948.

Et bien sûr, en soulevant la question de la création d’Israël en 1948, les Palestiniens et leurs partisans démontrent par l’invention totale de ce mythe populaire qu’ils n’ont pas de problème avec l’existence d’Israël dans les lignes d’armistice de 1949, et ne recherchent que la « libération » du cœur d’Israël en Judée, Samarie et à Jerusalem. Ces zones sont des terres que les Arabes ont conquises avec succès et vidées de leurs Juifs en 1948. L’occupation arabe de ces zones n’a pris fin qu’en 1967 parce qu’ils ont de nouveau envahi Israël avec l’objectif déclaré de jeter chaque homme, chaque femme, et chaque enfant Juifs du pays à la mer.

En bref, toute la notion de la nakba est la preuve que les Palestiniens en particulier et le monde arabe dans son ensemble demeurent dédiés à la destruction d’Israël et au génocide de la communauté juive.

Netanyahou et le reste des dirigeants d’Israël ont le devoir de souligner ce fait éclatant, bien que totalement ignoré. Et pourtant, ils sont restés silencieux.

Le mieux que Netanyahou pouvait souligner dans la perspective du jour de la nakba était la mention vraie mais hors sujet qu’étant pleinement citoyens d’Israël, les Arabes israéliens jouissent de plus de libertés que les citoyens de n’importe quel Etat arabe. De même pour Tsahal, il est difficile de savoir où commencer la description de ses défaillances pour comprendre ou préparer les évènements de dimanche dernier. Peut-être l’aspect le plus bizarre du traitement par Tsahal de l’infiltration de masse depuis la Syrie a-t-il été la réponse du porte-parole de l’unité de Tsahal.

D’abord, le porte parole de Tsahal, le Brigadier Général Yoav Mordehaï a rejeté ces évènements sur l’Iran. Il a qualifié les évènements de « provocation iranienne destinée à créer une friction ». Peut-être était-ce le cas, peut-être pas. L’Iran est certainement toujours intéressée à faire couler le sang israélien et à affaiblir le pays. Mais le président iranien Mahmoud Ahmadinejad n’a pas ordonné aux émeutiers de traverser la frontière. C’est le président syrien Bashar Assad qui l’a fait.

Ainsi pour Assad, une source militaire anonyme a déclaré aux media que Assad a ordonné tout cela pour détourner l’attention du monde du fait qu’il pratique une boucherie contre ses citoyens. Comme l’officiel l’a dit : « Voilà un acte transparent et cynique du régime syrien pour créer une crise sur sa frontière avec Israël de façon à distraire l’opinion publique des très réels problèmes intérieurs. La Syrie est un Etat policier ; cette sorte de choses ne pouvait pas advenir sans le soutien du régime. Il est clair qu’ils voulaient cela pour jouer la carte israélienne de façon à faire taire leur opposition démocratique ».

Bien dit. Mais cela nous amène à la question suivante : Si Tsahal comprend pourquoi c’est advenu, pourquoi n’y avait-il pas des forces suffisantes le long de la frontière, armées des instruments de contrôle d’émeutes, pour bloquer les infiltrations ? Non seulement la motivation de l’attaque par ce régime était-elle facilement compréhensible, mais Tsahal pouvait voir venir les émeutiers. Tsahal les a vus monter dans les bus. Ils ont vu les bus venir à la frontière. Ils avaient assez de forces le long de la frontière pour bloquer une pénétration semblable provenant du Liban.

Pourquoi n’étaient-ils pas en nombre suffisant pour empêcher les Syriens d’entrer sur le territoire israélien ? Pourquoi n’y avait-il pas assez de soldats sur le terrain pour les empêcher d’entrer à Majdal Shams, en vandalisant le village et en déployant le drapeau syrien à l’intérieur d’Israël ? De plus, que nous dit cet échec abject à se déployer convenablement sur la capacité de ‘l’Establishment de défense’ à bien comprendre les développements et les courants régionaux, et préparer Tsahal à protéger le pays face à eux ?

Là, deux aspects des évènements de dimanche dernier doivent être gardés à l’esprit. D’abord, en général, les évènements du jour de la nakba sont seulement une escalade de la campagne de protestation suicidaire qui est en cours depuis 2001. La plus fameuse protestataire suicide à ce jour est Rachel Corrie. Et la plus réussie des protestations suicide à ce jour a été la flottille suicide du Mavi Marmara l’an dernier.

Les protestations suicide ont deux objectifs. Le premier est d’humilier Tsahal et Israël. Si des protestataires suicide non armés sont capables de prendre le contrôle d’une cible militaire pendant un certain laps de temps, leur réalisation ternira la réputation de Tsahal. Cet objectif a été atteint dimanche dernier, quand des villageois druzes de Majdal Shams ont été autorisés à faire la médiation entre les infiltrés syriens et Tsahal.

Le second objectif est d’obliger Tsahal à user de force létale contre les protestataires et ainsi de portraiturer Tsahal comme une armée criminelle qui tue des civils sans armes. Cet objectif a aussi été atteint dimanche dernier le long des frontières syriennes et libanaises.

Depuis que Tsahal a déjà fait face à des protestataires suicide, il est inexcusable qu’elle n’ait pas constitué une doctrine cohérente pour leur faire face. Par exemple, pourquoi n’y avait-il pas des canons à eau le long de la frontière avec le Liban ?

L’autre aspect important à noter des émeutes de la nakba dimanche dernier, c’est que ce furent les premières protestations suicide qui ont eu lieu sur une échelle régionale depuis que la rébellion populaire a commencé en Syrie, et depuis que Hosni Moubarak a été renversé en Egypte.

Des sources de Tsahal interrogées dimanche dernier ont déclaré que parce que la frontière syrienne est restée calme depuis 1973, ils ne s’attendaient pas à ce qu’elle s’active le 15 mai. Ce que cela signifie, c’est que Tsahal n’est pas parvenu à identifier par avance ce que ses officiels ont été capables de reconnaître après coup. A savoir, que les bouleversements populistes dans le monde arabe donnent à Assad (et à beaucoup d’autres chefs arabes qui se sont gardés d’un combat direct contre Israël ces dernières années) une bonne raison d’attaquer. Et ce nouvel élan d’attaque aurait dû conduire Tsahal à déployer des forces le long de la frontière en nombre suffisant pour empêcher une infiltration.

Alors Tsahal était-elle non préparée ?

La personne la plus hautement responsable de la médiocre prise en charge des évènements par Tsahal dimanche dernier est le ministre de la défense Ehud Barak.
Et son incompetence n’est pas surprenante. Barak est un sérial manchot. C’est le même homme qui a armé de pistolets à peinture les commandos de Marine qui ont abordé le Mavi Marmara, bien que l’on sût que l’IHH turc, qui organisa la flottille pro-Hamas, avait des liens avec des groupes terroristes.

Ces derniers mois, Barak a été trop occupé à avertir du ‘tsunami’ politique en septembre, largement exagéré à l’ONU, quand les Palestiniens déclareront leur indépendance pour la deuxième fois, pour remarquer les évènements au Moyen Orient en mai.

Et cela conduit à la dernière chose déconcertante sur la surprise de ‘l’Establishment de la défense’ sur les évènements de dimanche dernier. Des commentateurs et des officiels militaires déclarent également que les évènements du jour de la nakba sont une probable répétition en habit des émeutes encore plus importantes de septembre. Et cela peut bien être vrai. Mais il est aussi probable qu’ils sont le commencement d’une nouvelle campagne qui a débuté cette semaine et augmentera dans les semaines et les mois à venir.

Dans cette veine, nous devrions noter qu’une nouvelle flottille pro-Hamas, plus importante, organisée par le gouvernement turc, doit prendre la mer le mois prochain avec des milliers de protestataires suicide sur plus d’une dizaine de bateaux.

Cela nous ramène à Netanyahou et à sa relation avec Barak. Il est difficile d’expliquer l’incapacité de Netanyahou à condamner les Palestiniens et de leurs partisans pleurant l’échec des Arabes dans l’annihilation des Juifs d’Israël en 1948, sans le replacer dans le contexte de son étroite relation avec Barak.

Il y a beaucoup d’explications sur les raisons de Netanyahou à donner tant de poids aux évaluations constamment et dangereusement incorrectes de Barak sur les développements régionaux. S’ils ne servaient pas d’autre objectif, les lamentables évènements de dimanche dernier doivent entraîner Netanyahou à reconsidérer enfin son attachement à Barak.


caroline@carolineglick.com  

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 09:26

 

Bibi, dans les traces de Begin ?
Par ELLIOT JAGER *

19.05.11

 

fr.jpost.com


Les partisans du Likoud qui se sont réunis à Tel-Aviv le 14 avril dernier, pour le toast traditionnel de Pessah, ont pu entendre Binyamin Netanyahou faire quelques annonces : renforcer le principe de sécurité-et-de-paix d'Israël lors de la prochaine session conjointe du Congrès américain. Scrutant la foule depuis le podium, le Premier ministre s'est sans nul doute souvenu d'un récent sondage, selon lequel 76 % des membres du Likoud s'opposent à l'annexation de toute la Judée-Samarie. Mais il aurait dû également savoir que 10000 nouvelles recrues viennent d'être encartées sous l'influence de dirigeants intransigeants des implantations.

Le Premier ministre lors d’un rassemblement du Likoud l’année dernière. De la difficulté de contenter son parti tout en faisant face aux pressions américaines, tout comme son prédécesseur Menachem Begin. 
PHOTO: REUTERS , JPOST

Comment, alors, garder un Likoud (Union) soudé, au centre du courant politique israélien ? Entre purisme idéologique et réalisme politique, besoins sécuritaires et aspiration à la paix, Netanyahou marche dans les pas du fondateur du parti, Menachem Begin. Un fait mis en lumière dans la nouvelle collection d'essais sur l'évolution de la droite israélienne, De l'Altalena à nos jours (en hébreu), éditée par le politologue Abraham Diskin.

Begin a formé le parti Hérout (liberté) - l'ancêtre du Likoud - le 14 mai 1948, le jour de la proclamation de l'Etat. Une victoire en soi du pragmatisme sur le zèle. Historiquement, comme Herzl Makov, président du Centre de l'Héritage de Menachem Begin, le souligne dans la préface de l'ouvrage précité, la guerre entre les partis clandestins - comme l'Irgoun pré-étatique de Begin et la Haganah de David Ben Gourion - s'est poursuivie bien après que celle pour l'indépendance du pays fut remportée. Pourtant, même après l'épisode tragique où la Haganah a ouvert le feu et coulé le navire d'armement Altalena de l'Irgoun à Tel-Aviv le 6 juin 1948, Begin restait convaincu qu'entre Sionistes, du moins, il n'y aurait pas de guerre civile. Il avait décidé de confiner son mouvement au centre-droite de la démocratie parlementaire israélienne.

A ses débuts, les cartes jouaient contre lui. La faction Mapaï de Ben-Gourion, composante majeure du mouvement syndical qui abritait à la fois la quasi-gouvernementale Agence juive et la Histadrout (Fédération des travailleurs), gagnait pas moins de 46 sièges aux élections de la première Knesset en janvier 1949 ; alors que le Hérout n'obtenait que 14 malheureux mandats. Un déséquilibre radical demeuré quasiment inchangé jusqu'en 1977.

"L'homme assis à côté du Dr Yohanan Bader"

Quant à Ben Gourion lui-même, non seulement il avait balayé toute réconciliation politique entre le camp dirigé par Begin et son propre parti, mais il s'était également engagé à ostraciser à jamais le Hérout en l'écartant de tout gouvernement de coalition dirigé par les Travaillistes. Son animosité personnelle était si virulente que dans les débats à la Knesset, il se référait à Begin comme à "l'homme assis à côté du Dr Yohanan Bader". Mais cette campagne de dénigrement n'a fait que convaincre Begin de maintenir le Hérout au cœur de la vie politique.

Ce faisant, il a dû surmonter l'opposition du parti révisionniste, qui se disait être le véritable porte-étendard de la droite sioniste et la faction la plus fidèle à l'idéologie du père fondateur de la Droite et son génial président, Zeev Jabotinsky (1880-1940).
En fin de compte, cependant, les Révisionnistes, comme les combattants de la liberté pour Israël (Lehi), plus faibles, seront absorbés par le Hérout.

La quarantaine à laquelle Ben Gourion avait assigné Begin allait commencer à faiblir dès 1954, suite aux retombées politiques de l'opération bâclée du renseignement israélien en Egypte, connue sous le nom d'"affaire Lavon".
Une décennie plus tard, alors que la zizanie régnait au sein des Travaillistes, le Premier ministre Levi Eshkol (qui remplaçait Ben Gourion) autorise le rapatriement de la dépouille de Jabotinsky et son inhumation au mont Herzl, non loin de la tombe de Herzl lui-même.

En 1965, Begin orchestre un alignement avec le parti centriste libéral : Gahal (Bloc Herout-libéral) recueille 26 mandats aux élections de cette année-là. Et entre dans le gouvernement travailliste d'unité nationale juste avant le déclenchement de la guerre des Six-Jours de 1967 qui va définitivement extirper Begin de son isolement politique. Ministre sans portefeuille, il applaudit la libération par Tsahal de la Judée-Samarie.

Mais Begin va quitter le gouvernement, désormais dirigé par Golda Meir, en signe de protestation contre son acceptation initiale d'un plan américain de 1969 qui aurait amené l'Union soviétique dans les négociations de paix, côté arabe.
Quatre ans plus tard, après la guerre dévastatrice de Kippour en 1973, avec la remise en question de l'autorité du Parti travailliste, Begin s'unit avec Ariel Sharon pour donner naissance au Likoud, digne rejeton de Gahal et de plusieurs factions plus petites. Son flair politique va payer, en 1977, avec l'écrasante victoire électorale du Likoud, qui renverse le monopole travailliste au pouvoir depuis des décennies.

Pour accomplir cet exploit, Begin avait rassemblé des habitants des implantations, des faucons de la défense, des promoteurs principalement ashkénazes partisans d'une économie de libre marché, et des Séfarades de classe ouvrière attachés à un Etat social. Cette fusion sera renforcée en 1981, avec un soutien orthodoxe au second mandat.

Abdications en chaîne

Leur ciment commun : la méfiance grandissante de l'électorat envers les intentions arabes. Mais Begin refuse toute rigidité excessive. Le Premier ministre, écrit son ancien secrétaire de cabinet Arieh Naor dans De l'Altalena à nos jours, était déterminé à préserver une tendance centriste, même s'il fallait pour cela jeter par-dessus bord un purisme idéologique. Sa manœuvre va pourtant lui en coûter.

En 1979, son ancien compagnon d'armes Shmouel Katz quitte le gouvernement, s'opposant à la volonté de Begin d'échanger la terre du Sinaï contre la paix avec l'Egypte ; Gueoula Cohen, autre ancienne comparse, se détache elle aussi du peloton pour rejoindre le nouveau parti Tehiya.
Une anomalie apparente toutefois dans la politique sans faute de Begin : sa décision subite d'annexer les Hauteurs du Golan en 1981.
Begin a démissionné du poste de Premier ministre, suite à la campagne ratée de 1982 au Liban, mais l'histoire de ses années au pouvoir ressemble à celle de tous les Premiers ministres Likoud qui lui ont succédé.

Même Itzhak Shamir, sous le mandat duquel le Likoud a montré beaucoup plus de fermeté idéologique que sous Begin, n'a pu résister à la pression des États-Unis dans les pourparlers de Madrid de 1991, visant à parvenir à un règlement définitif de la question palestinienne. Au milieu des années 1990, lors de son premier mandat de chef de gouvernement, Netanyahou a non seulement été contraint de respecter les engagements israéliens des piteux Accords d'Oslo de 1993, mais a effectué un retrait partiel de la ville de Hébron de Judée-Samarie. Puis en 2003, au milieu de la deuxième Intifada, Ariel Sharon, dans sa campagne de "Leader pour la paix", a accepté la Feuille de route promue par les Américains qui prévoyait la création éventuelle d'un Etat palestinien. Enfin, en 2005, alors que le noyau du parti désavouait à plusieurs reprises son plan de retrait de Gaza, Sharon s'est retiré pour former Kadima.


L'auteur est un ancien rédacteur en chef des pages éditoriales du Jerusalem Post et contribue au site Jewish Ideas Daily (www.jewishideasdaily.com), où cet article a été originellement publié et reproduit sous autorisation.
Netanyahou est à nouveau au pouvoir depuis deux ans, jonglant une fois de plus avec les exigences de sa coalition de droite et celles des alliés internationaux d'Israël. Si les théories de De l'Altalena à nos jours sont avérées, Netanyahou continuera à orienter le Likoud vers le centre politique - tendance de la majorité des électeurs israéliens - en épousant la force par la sécurité tout en jouant de souplesse sur le plan diplomatique. Comme ses prédécesseurs, il s'efforcera de combler le fossé entre le purisme et les besoins pragmatiques du moment.

Cette période, notre période, promet d'être aussi ardue et aussi périlleuse que toutes celles qu'ont connues les chefs de gouvernement israéliens depuis la création de l'Etat.

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11 mai 2011 3 11 /05 /mai /2011 08:41

 

Une leçon d'histoire que devraient méditer les porte-flingue et malgré-nous de Mme Hoffenberg :  Valérie Hoffenberg à la courte mémoire

Rapporter les conflits en perte de légitimité de la droite classique face aux mouvements populistes en France, à la situation de l'autre côté de la Méditerranée,

n'est jamais que le signe de préoccupations uniquement parisianistes, électoralistes et elyséennes... C'est de l'importation, à l'envers, de conflit franco-français!

 

Il faut distinguer nettement  la réalité israélienne de la vie juive en diaspora pour cerner une vision  assez simple,  que d’aucuns ont intérêt à radicaliser exagérément par antisémitisme ou antisionisme. 

Pour ce qui concerne Israël, on peut affirmer sans hésitation que ce qui est appelé « extrême droite » ne recouvre pas ce qu’on y traduit en Europe. Le père fondateur de ce courant ZEEV JABOTINSKY insista certes, sur le nationalisme, c’est-à-dire le primat de la Nation qui l’amena à une grande fermeté envers l’occupant britannique, le refus catégorique du projet d’installation en Ouganda et une méfiance non dissimulée pour les partis de gauche, coupables à ses yeux de laxisme en tout domaine. Mais, on notera l’absence de cette particularité sulfureuse, présente dans tous les extrémismes : racisme et xénophobie. Jabotinsky écrira même des pages émouvantes sur sa compréhension des réticences arabes au projet sioniste. Ce courant dit « d’extrême droite » n’aura pas l’équivalence idéologique de ses homologues en Occident. Peut-être que le parti du rabbin Kahane faisait exception et encore, avec de nombreuses réserves.

Qu’à côté du nationalisme juif, qu’on retrouve d’ailleurs aussi à gauche  (Certains discours de Ben Gourion, aujourd’hui seraient qualifiés relevant de la droite extrême) puissent exister des courants xénophobes, n’est pas caractéristique de la vie politique du pays. Ces courants restent minoritaires sans influence réelle sur la vie publique. Il y a vraiment abus de langage à évoquer l’extrême droite israélienne car cela renvoie à un contenu idéologique, planifié, structuré, étranger à la mentalité juive traditionnelle.

Cela nous amène à la vie juive diasporique où la réalité des intérêts politiques souffre encore d’une certaine retenue. Ce qui n’a pas empêché le Grand Rabbin de France de prendre ouvertement position contre le Front National au nom même des principes fondamentaux du Judaïsme. A-t-il eu raison ? C’est une autre histoire ! Disons,  qu’en ce qui concerne la Diaspora, il ne faut pas confondre les groupes d’auto défense avec des mouvements politiques d’extrême droite. Il n’y a pas, en Diaspora d’engagement politique juif. Cela reste une préoccupation personnelle.

Politique, culture, pensée n’échappent pas à la règle commune. L’assimilation aux définitions européennes complique et fausse l’approche juive ou israélienne qui ne présente que très peu de similitude avec ces mêmes réalités essentiellement représentatives de la réalité Occidentale qui demeure pour Israël un produit…d’importation

Assurément l’extrême droite juive ou israélienne, comprise à la manière européenne est un mythe!

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10 mai 2011 2 10 /05 /mai /2011 10:00
Soixante-trois ans de société israélienne
Par Roxane Tran-Van - guysen Lundi 9 mai 2011 à 18:00



AFP

Après à peine plus de soixante ans d'existence, Israël s'est affirmé comme un pays dynamique et novateur au Moyen-Orient. La célébration du jour de l'indépendance est l'occasion pour nous de revenir sur la société israélienne, jeune et tournée vers le monde.


En 63 ans seulement, Israël est passé d'un pays en développement à un pays développé qui a ainsi pu rejoindre en 2010 l' Organisation pour la Coopération et Développement Economique en 2010. Par ailleurs, Israël a atteint cette même année le 15ème rang mondial de l'édition 2010 de l'Indice de Développement humain (IDH).

Composée de citoyens de différentes confessions, la société israélienne s'est avérée relativement féconde. L'Etat juif dispose en effet du taux de natalité le plus élevé parmi les pays développés avec 2,96 enfants par femme. Cependant il n'est pas le même en fonction de l'appartenance religieuse : les musulmanes ont un taux de 3,7 enfants par femme, les juives 2,9, les druzes 2,5 et les chrétiennes de 2,2. Selon le professeur Sergio Dellapergola, il existe un lien étroit entre l'optimisme et le taux d'enfants par femme. En effet en 2008, 87% des Juifs et 83% des Arabes se disaient satisfaits de leur vie. En outre, il a précisé que les objectifs de fécondité, de santé procréative et de développement étaient doublement importants, puisqu'ils font partie des objectifs millénaires pour le développement et constituent une condition préalable à l’édification d’une société plus juste et plus équilibrée.

Israël est une société mutli-religieuse. Parmi la population, les Juifs représentent 75,5%, les Musulmans 17%, les Chrétiens 2% et les Druzes 1,7%. 3,8% se sont dits détachés de toute religion. Par ailleurs, des données indiquent qu'au fil des ans, Israël a concentré une partie de plus en plus importante de la communauté juive mondiale. En 1980, 25% de la communauté juive mondiale vivait en Israël, puis 30% en 1990 et enfin 42,5 en 2009.

Comme l'ont été les Etats-Unis, Israël est un pays d'immigrants. Selon les derniers chiffres disponibles (2009)1,835,924 viennent d'Europe, 503,687 d'Afrique, 433,592 d'Asie et enfin 253,888 d'Amérique et d'Océanie. L'origine de 31,590 est inconnue.

Parmi les communautés religieuses, certaines populations sont plus orthodoxes que la majeure partie de la communauté. Au sein de la population juive, les communautés haredi (religieux orthodoxes) ont développé un véritable univers parallèle dans lequel les familles éduquent leurs enfants. Le jour de l'Indépendance, le lundi 9 mai, les écoles appartenant à cette communauté ne marqueront pas de jour férié.

Tandis que la nation regardera l'International Bible Quiz, la cérémonie des Prix d'Israël et les célébrations de l'armée israélienne à la télévision, que les parcs et les réserves naturelles rendront hommage au 63ème anniversaire de l'Indépendance d'Israël, les enfants ultra-orthodoxes seront à l'école. Pour certains analystes, les communautés orthodoxes religieuses, qui apparaissent plus pauvres que la population en général, pourrait finir par créer un deuxième Israël.

Outre le fait d'avoir une croissance démographique dynamique, l'Etat juif dispose d'excellentes statistiques relatives à son économie. Tout d'abord l'Etat hébreu a réussi à contenir son déficit à 5,2% du Produit Intérieur Brut (PIB) au plus fort de la dernière crise économique et prévoit de le ramener à 4% en 2011. Le pays arrive également à maintenir son inflation ce qui permet donc à sa monnaie – le shekel – de rester relativement stable. Enfin bien que la dette publique représente 80% du PIB, les autorités israéliennes ont confirmé que celle-ci augmentait moins vite que la croissance et le PIB.

Fort d'une économie digne des pays occidentaux les plus développés et d'une société en pleine croissance, les Israéliens se tournent vers l'avenir. L'Etat hébreu détient ainsi le second taux de satisfaction mondial à l'égard de la situation de son pays et le troisième taux de confiance en avenir.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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