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14 juin 2013 5 14 /06 /juin /2013 21:22

 

3978490-etats-unis-russie-la-nouvelle-guerre-froide-autour-

 

 

 

 

par Ali Salim
6 juin 2013 at 5:00 am
 

 

Lorsque l’Iran aura fini de s’armer, nous serons témoin d’un changement dramatique, sur la carte du Moyen-Orient, avec l’ajout d’un pouvoir dangereux et meurtrier qui sapera, subvertira ou bouleversera les orientations du groupe des puissances traditionnelles des Etats-Unis, de l’Europe, de la Russie et de la Chine.


Les chaînes de télévision arabes très en colère, comme d’habitude, prétendent que l’Occident n’entreprend aucune action qui vaille pour mettre fin au massacre en Syrie, et dans le même temps, elles représentent les dirigeants arabes profondément plongés dans des négociations diplomatiques, pour mettre fin à la guerre – tout en masquant nettement les erreurs, mauvais gestes et l’incapacité générale à avoir le moindre impact sur les horreurs qui se donnent libre cours.  


Alors que les Musulmans se massacrent les uns les autres dans les pays bousculés par les Printemps Arabes, l’Islam Sunnite se trouve dans la position incongrue d’attendre d’être secouru par l’Occident croisé –les Etats-Unis et les pays européens, que ces mêmes Islamistes disent vouloir islamiser par l’épée, et auquel ils envoient épisodiquement des terroristes pour assassiner des civils.


Selon la mentalité islamique extrémiste des Sunnites, l’Occident a la charge de faire le sale boulot qui consiste à purger la Syrie, l’Iran et le Liban de leur terrorisme chi’ite. Dans le même temps, les combattants du Jihad du monde entier, débarquent, jour après jour, en Syrie pour massacrer les Alaouites, les Druzes et les Chrétiens qui sont considérés comme des collaborateurs d’Assad. Ces Jihadistes se réclament d’« Allah W’Akbar », alors qu’ils commettent les mêmes atrocités que celles infligées par le régime qu’ils tentent de renverser. Peu importe que le monde soit très réticent à leur envoyer un soutien matériel. Confrontés, à la fois, à l’hésitation du monde occidental de leur donner des armes et à ses inquiétudes concernant ce qui adviendrait, si et quand ils prendraient le pouvoir en Syrie, les Jihadistes sur place ont commencé à se comparer aux dirigeants infidèles des mouvements militants communistes d’Amérique du Sud, à Cuba, en Bolivie, au Chili – et au paroxysme de l’incongruité, à ceux qui ressemblent le plus aux pires athéistes.


Au même moment, dans la plus pure tradition des échecs arabo-islamiques, les médias arabes continuent de débiter leurs diatribes en série contre les complots sionistes en Palestine, comme pour détourner l’attention de ce qui se passe en Syrie. Ils médisent les uns sur les autres et s’abstiennent de prendre position, alors que des fleuves de sang se répandent. D’un côté, ceux qui s’identifient au régime syrien se gaussent qu’il soutient (ou plutôt, soutenait) le Hamas et les autres organisations palestiniennes contre Israël, et prétendent que l’opposition au régime, l’Armée Libre Syrienne, est intimement liée à Israël et fait tout son possible pour détruire la Syrie. Et qu’il ne s’agit pas, seulement, de détruire la Syrie, mais de l’expulser du camp de la résistance, qui non seulement, soutient courageusement les Palestiniens, mais combat contre les dictats de l’hégémonie américaine et celle de son allié et occupant des hauteurs du Golan, Israël.


Les partisans du régime Assad accusent également les rebelles d’avoir neutralisé les systèmes de défense (radars) de l’armée de l’air syrienne et même d’avoir marqué des cibles pour les forces aériennes israéliennes. Les soutiens du régime prétendent que les rebelles  ne sont qu’un gang de racailles et de terroristes islamistes opportunistes sans commun dénominateur, qui, attirés par l’odeur, sont venus faire un festin de la charogne syrienne. Ils prétendent aussi que l’Armée Libre Syrienne ne représente pas authentiquement la volonté du peuple, mais simplement celle des organisations terroristes islamistes, alors que ce serait, en réalité, le Hezbollah qui protège les lieux saints des Chi’ites en Syrie, comme le tombeau de Zeinab, la sœur de Mahomet.


De l’autre côté, ceux qui s’identifient à l’opposition syrienne affirment que le régime Assad ne représente que les seuls Alaouites. Es membres de l’opposition disent que le régime est assoiffé de sang et illégitime – particulièrement après avoir massacré son propre peuple, y compris les Palestiniens du camp de réfugiés de Yarmouk – et qu’il doit donc être renversé. Ils prétendent aussi que le régime est soutenu par les terroristes chi’ites d’Iran et le Hezbollah au Liban, dont une grande partie s’est fait tuer en aidant le régime ; ue le régime n’est constitué que de massacreurs de masse de civils syriens, qui violent les femmes syriennes et leurs enfants et perpètrent une foule d’autres horreurs, à commencer par l’utilisation de gaz chimique.


Leur assertion la plus forte, cela dit, reste que le régime syrien est la patte du chat israélien – et que le régime a permis aux Sionistes de larguer des bombes sur le territoire syrien, qu’il a collaboré à l’assassinat d’Imad Mughniyeh (un commandant de haut-rang du Hezbollah), qu’il a abandonné les hauteurs du Golan ; que le Syrie est, ainsi, devenue le foyer de la haine anti-israélienne, et comme toujours, qu’Israël est responsable de toutes les erreurs et fautes du Moyen-Orient, y compris d’avoir transformé la Syrie en cimetière du Printemps Arabe.


L’ancien membre de la Knesset israélienne, A’zmi Bishara, qui s’est enfui d’Israël, alors qu’il était soupçonné d’espionner pour le compte du Hezbollah chi’ite, a récemment déclaré à la TV du Qatar, que la guerre en Syrie, a déjà tué 100.000 personnes, que 400.000 Syriens ont été blessés, que 500. 000 habitations avaient été détruites, et qu’il y a plus d’un million de réfugiés. Les dimensions de la catastrophe humanitaire sont si disproportionnées qu’elles ont transformé toute l’histoire des réfugiés palestiniens (un titre héréditaire transmis depuis trois générations, et qui ne vaut guère plus que le papier sur lequel est décerné ce statut) en une saga de moindre importance, qui devrait être consignée dans les pages des livres d’histoire. En ce qui concerne Bishara, le temps est venu de se focaliser uniquement sur le fait d’aider les véritables réfugiés, les Syriens.


Les activités subversives et le terrorisme iranien sont prédominants dans l’axe fondé par l’Iran : elles se manifestent à travers la charge des attaques en provenance des Chi’ites d’Irak, transforment la Syrie en tapis de cadavres et se poursuit par les exactions du Hezbollah libanais. Chaque jour, des cellules terroristes iraniennes sont découvertes dans les états du Golfe Persique, au Bahrein, au Soudan, en Arabie Saoudite et même en Egypte, où les terroristes islamistes kidnappent des soldats égyptiens dans la Péninsule du Sinaï, démontrant la faiblesse du régime qui s’en prétend le maître.


A ce point de tension, l’organisation terroriste Hamas a pour ainsi dire romp uses liens avec l’Iran, mais, malheureusement, l’Arabie Saoudite et le Qatar, qui suggèrent de possibles accords de paix avec Israël, à l’intérieur du cadre de l’Initiative de la Ligue Arabe, continuent d’utiliser des sociétés-écrans pour financer le Hamas, tout en parvenant très bien à dissimuler leurs activités aux Américains. Leur argent et leur soutien maintient bien vivace la vendetta contre Israël ; et pire, elle demeure à vif entre le Hamas et le Fatah, et, de cette façon les Etats du Golfe font en sorte qu’il soit possible aux Israéliens de poursuivre le développement de leur Etat sans être dérangés, alors que, nous, Arabes, nous entretuons allègrement.


Du bain de sang ethnique et religieux en Syrie, on voit se dessiner les contours de petits états entre lesquels, en définitive, le pays pourrait finir par se scinder : Kurde, Sunnite et Alaouite, avec plus ou moins d’enclaves protégées pour les Chrétiens et les Druzes. Peu importe de quelle façon les dés tomberont, il n’y a aucun moyen pour Assad de demeurer l’autocrate patenté du peuple syrien, même s’il réussit, aux moyens de massacres et d’oppression, à maintenir son trône pour un temps.


Les Russes comprennent que le sort d’Assad est scellé et qu’il se pourrait que, bientôt, la Russie n’ait plus de pied à terre en Syrie. Il n’est pas très difficile de comprendre pourquoi. Le peuple syrien, dont la grande majorité est sunnite, recèle une haine profonde pour la Russie, qui travaille contre lui, et aide Assad à massacrer ses femmes et ses enfants. Il ne le permettra plus. Cependant, le besoin de préserver le marché pour ses ventes d’armes, un port accueillant dans les eaux chaudes de Méditerranée et ses avant-postes au Moyen-Orient, n’ont pas laissé d’autre choix aux Russes que de soutenir le régime. Enfantés dans le communisme, ils ne croient pas aux vertus de la démocratie, et ils ne feront rien qui favorise la chute d’Assad, indifférents au fait que cela puisse être tentant.


Selon certains commentateurs des évènements au Moyen-Orient, les bombardements en Syrie, attribués à Israël, qui ont fait la démonstration à l’Occident que l’Iran, aussi, pouvait faire l’objet d’une frappe, ont révélé que les armes russes n’étaient qu’une menace creuse – infligeant une gifle à la réputation russe. Par conséquent, ces attaques  ont contraint les Russes à montrer à leurs alliés syriens (et aux autres) qu’ils disposaient réellement de meilleures capacités de dissuasion. Aussi ont-ils offert des armes plus modernes aux Syriens, accélérant le processus d’une nouvelle Guerre Froide. Quand Poutine a refusé d’accéder à la requête de Netanyahou de ne pas livrer des armes avancées au régime syrien en voie d’effondrement, il essayait de signaler à l’Occident qu’une intervention étrangère en Syrie, et inutile d’insister, en Iran, serait impossible. Ainsi, pour sa propre auto-défense, Israël s’est trouvé au beau milieu d’une bataille entre les grandes puissances mondiales, disposant d’un appui américain chancelant. Il est hors de question, pour la Russie, de permettre à un régime pro-américain qui lui soit hostile, d’émerger en Syrie ; quiconque qui pense autrement vit dans un monde de rêve.


Comme pour l’Iran, la situation en Syrie démontre que l’axe chi’ite- iranien s’effrite et à quel point la population syrienne déteste profondément l’Iran. Les confrontations sanglantes, occasionnant des pertes massives, entre les Chi’tes et les Sunnites dans les pays de l’axe iranien, en Irak, en Syrie et au Liban, sont en pleine escalade. L’implantation tenace de l’Iran au Moyen-Orient s’affaiblit et ainsi en est-il de l’imposture qu’il tente de perpétrer aux yeux des états du Golfe : en renforçant son axe irako-syrien grâce au Hezbollah, elle viserait à détourner l’attention de son véritable but, l’acquisition d’une bombe nucléaire, en les apaisant par une fausse sensation de sécurité. Dans le même temps, l’Iran profite du fait que les feux de la rampe se concentrent sur la Syrie, alors qu’il développe chèrement sa bombe nucléaire et envoie ses mercenaires et ses armes au Hezbollah et à Assad. Cependant, quand l’Iran aura terminé de s’armer, nous assisterons à un changement dramatique, sur la carte du Moyen-Orient, avec l’ajout d’un pouvoir dangereux et meurtrier qui sapera, subvertira et bouleversera les orientations du groupe traditionnel des puissances globales, que sont les Etats-Unis, l4europe, la Russie et la Chine.


Jusqu’à présent, la situation en Syrie a démontré, que comme conséquence de l’hésitation américaine, la bonne vieille guerre froide entre la Russie et l’Occident est, désormais, asymétrique. On peut aussi voir ce résultat dans l’attitude américaine envers l’Iran : les Russes soutiennent ouvertement le régime syrien chancelant, même si, aux côtés de l’Irak et du Hezbollah, il fait partie intégrante de l’axe iranien. La Russie a, par provocation, envoyé des missiles sol-air S-300 et d’autres armes extrêmement létales au régime syrien pour dissuader l’Occident et l’empêcher de s’impliquer en Syrie et au Liban, tant sur le plan naval qu’aérien, et ainsi le dissuader d’attaquer l’Iran. Israël, pour les Russes, ne fait pas partie de l’équation ; la force et la dissuasion des Russes n’ont été acquises que face à la faiblesse perceptible des résolutions américaines.


L’axe américano-turco-arabe renforcé par l’OTAN, de l’autre côté, a fourni des financements à l’opposition syrienne, de l’entraînement, du matériel de soutien et des équipements militaires non-combattants, mais n’est ni intervenu ni ne l’a résolument armé. L’Occident est confronté à un dilemme : l’opposition est composée, en grande partie, d’éléments islamistes extrémistes affiliés à Al Qaeda, comme Ahrar al-Sham et le Front Al Nusra. Ils ne sont pas perçus comme préférables à Assad, aussi, en surface, les positions russe et américaine, au sujet de la survie d’Assad sont assez proches. Comme dans l’expression : « Plutôt le Diable que nous connaissons que le diable que nous ne connaissons pas », les Américains ont tiré parti de l’expérience que les Islamistes qui reçoivent des armes américaines ne tardent jamais à les retourner contre leurs bienfaiteurs et les utilisent ensuite contre des soldats américains. Ainsi la conférence à avenir, à Genève, et la formulation de ses préconditions sera complexe, autant pour les Américains que pour les Russes.


En tant qu’Arabes, nous devons comprendre que, tout comme la puissance nucléaire iranienne ne sera pas uniquement tournée contre Israël, les armes russes ne seront pas seulement braquées sur Israël ou contre le peuple et les rebelles syriens, mais contre le monde arabe tout entier. En tant qu’Arabes, nous devons décider si nous voulons, de notre propre libre-arbitre, nous soumettre au nouveau maître iranien, ou reprendre l’initiative et – avec le soutien américain – frapper la tête du serpent iranien. Dans la situation actuelle, les Russes les Russes n’interféreront pas et le Moyen-Orient tout entier en sera soulagé. Nous avons frappé les Perses pour maintenir l’héritage du Prophète Mohamed et nous pouvons encore le faire, aujourd’hui.

 


Ali Salim est un chercheur universitaire  basé quelque part au Moyen-Orient. 

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 20:06

Israël et le repli mondial de l’Amérique  

Par ISI LEIBLER  

 

Jerusalem Post 06/11/2013

 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Candidly-Speaking-Israel-and-Americas-global-retreat-316213

 

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

 

Le déclin mondial des USA est profondément troublant pour Israël ;

Il se produit parallèlement à la montée en puissance de la Chine.

  

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Le président des USA Barack Obama et sa nouvelle équipe de politique étrangère

se retirant d’une estrade après un discours (Photo Reuters).

 

La nomination de Samantha Power comme ambassadrice de l’Amérique à l’ONU, associée à de récentes déclarations de politique étrangère des USA, accélère leur politique de repli mondial, négociant plutôt que se confrontant aux Etats voyous, tout en cherchant le compromis avec l’extrémisme islamique.

 

Le pouvoir atteint un sommet préoccupant de démission sur la menace nucléaire iranienne.


De plus, tout en favorisant une plus grande affirmation des USA sur la question des droits de l’homme, elle semble avoir une approche relativiste de mauvais aloi, mettant dans le même sac les « crimes » israéliens et palestiniens. En une occasion, elle a même appelé les USA à intervenir militairement au nom des Palestiniens contre l’Etat juif.

 
De fait, dans un article publié il y a 10 ans, intitulé « Pourquoi nous haïssent-ils ? », Samantha Powers a comparé de façon perverse le comportement des USA à celui de nazis. Tout en décrivant l’ancien chancelier Willy Brandt s’agenouillant devant le ghetto de Varsovie en signe de rédemption pour les crimes des nazis pour « anoblir et opérer une catharsis pour l’Allemagne », elle laissa entendre que les USA devraient  présenter de pareilles excuses pour leur politique mondiale.

 
Eu égard à ses condamnations précédentes excessivement sévères d’Israël, le soutien enthousiaste à sa nomination par des inconditionnels d’Israël, comme l’ancien sénateur Joe Lieberman, le dirigeant d’ADL (Anti Defamation League) Abel Foxman et Alan Dershowitz laisse perplexe. Espérons que leurs prédictions confiantes qu’elle fera face aux attaques en cours contre Israël à l’ONU se réaliseront. Mais considérant ses précédentes déclarations sur le sujet, on se serait attendu à plus de circonspection dans leur jugement.

Le président Barack Obama était toujours franc sur son intention de réduire le rôle interventionniste mondial de l’Amérique et de « discuter » plutôt que de se confronter avec les Etats voyous. Le choix récent de son personnel le reflète bien.

 

Le secrétaire d’Etat John Kerry, ami d’Israël, a des antécédents de politique étrangère désordonnée et en dents de scie, y compris un effort désastreux juste avant le déclenchement de la guerre civile en Syrie, pour réhabiliter Bashar Assad qu’il considérait comme un dirigeant raisonnable à l’esprit ouvert.  

 

Ses efforts naïfs pour promouvoir le processus de paix sont tolérés avec respect par les Israéliens et rencontrent un mépris absolu de la part des Palestiniens, qui se sont moqués du projet d’investissement privé de 4 milliards de dollars qu’il a récemment dévoilé.

 

Le mois dernier, Kerry a tranquillement renoncé aux requêtes des USA sur « l’exécution par l’Egypte des politiques assurant la liberté d’expression, d’association et de religion » ; il a approuvé pour l’Egypte une garantie de 1.3 milliards de dollars d’armes.

Quelques semaines plus tard, les Egyptiens ont montré leur appréciation en condamnant 43 employés d’ONG, dont 16 Américains, à des peines de prison de cinq ans pour financement de groupes pro-démocratie.

 

Le ministre de la défense d’Obama, Chuck Hagel, était un isolationniste qui avait des opinions anti-Israël et John Brennan, qui dirige la CIA, est le principal architecte de la politique de compromis avec l’Islam.

 

Le soi-disant « printemps arabe », accueilli avec enthousiasme par l’administration Obama, a remplacé des dictateurs autoritaires – certains pro-occidentaux – par les fanatiques les plus extrémistes des ‘Frères Musulmans’ et autres islamistes radicaux qui, malgré la confiance du soutien américain, montrent un mépris total des préoccupations des USA.


L’absence de pression internationale de la superpuissance des USA dans la guerre civile catastrophique en Syrie a renforcé les extrémistes des deux côtés, avec désormais pour résultat probable un régime d’Assad dominé par le Hezbollah ou dirigé par des extrémistes des ‘Frères Musulmans’ soutenus par al Qaïda.

 

La compromission des USA avec l’extrémisme islamique exige aussi maintenant d’exclure la critique du terrorisme islamique du lexique des porte-parole de l’administration.


Ainsi, il est interdit d’assimiler le rôle du fondamentalisme islamique avec des actes de terrorisme orchestrés par des éléments jihadistes.

 
Malgré le fait que 95 % du terrorisme mondial a pour origine des sources extrémistes islamiques, nous sommes continuellement bombardés de clichés insignifiants tels que « l’islam est une religion de paix », conçus pour minimiser et couvrir l’élément extrémiste islamique.


Pour aller à son maximum, l’administration Obama a maintenant conçu une campagne « d’assistance » aux groupes de ‘Frères Musulmans aux USA, en y intégrant même des éléments sous investigation sous des accusations de soutien au terrorisme.

 
Cela sape bien sûr la réputation et l’influence des musulmans modérés.
Ces développements ont des ramifications sévères en Israël. Les Etats Unis sont l’un des rares pays dont le public demeure un soutien puissant sur une base bipartisane. La manifestation démonstrative de chaleur d’Obama envers Israël au début de son second mandat, démontrée pendant sa visite à l’Etat juif, a été sans doute largement influencée par les sentiments des Américains de base.

 
Le déclin mondial des USA est profondément troublant pour Israël. Il se produit parallèlement à la montée en puissance de la Chine, qui partage peu de valeurs avec nous et maintient une relation purement pragmatique, lourdement influencée par la puissance économique et politique du bloc arabe.

Les dirigeants russes, à l’opposé de leurs anciens homologues soviétiques, ne sont pas antisémites, mais maintiennent une forte alliance avec la Syrie et même l’Iran.

 

La plus grande préoccupation d’Israël est de savoir si, avec l’échec probable des sanctions, les USA maintiendront leur garantie de recourir à une action militaire pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire.

 

La volonté répétée de « négocier » avec des Etats voyous est considérée par beaucoup d’observateurs comme un prélude à la substitution de la politique des USA d’empêcher l’Iran d’acquérir la bombe par une approche de contention fadasse qui ouvre la voie à une hégémonie régionale iranienne ou oblige d’autres Etats arabes à chercher à obtenir des installations nucléaires. 


Pourtant, en dépit de leur déclin mondial, les USA demeurent la plus grande superpuissance mondiale et leur relation avec Israël demeure cruciale pour nous.

 
Il nous incombe donc de reconnaître et de travailler sur deux objectifs. Le premier est de rester conscients que dans ce nid régional de scorpions, il n’y a pas de merci pour le faible, et nous devons ne compter que sur nos propres ressources et notre force pour dissuader ces Etats – shiite autant que sunnites – qui ont pour seule obsession de nous détruire.

 

Que Tsahal soit aujourd’hui plus puissante qu’elle ne l’a jamais été est la plus grande réassurance pour la nation. Nous ne pouvons jamais nous reposer sur une tierce partie et le chaos actuel avec ‘l’U.N.DORF’ sur les hauteurs du Golan, avec les Russes offrant de se substituer au retrait autrichien souligne l’impératif de l’autosuffisance pour nous défendre.

 
Le second objectif doit être de maintenir et de renforcer notre relation avec le Peuple et le Congrès américains. S’ils continuent de soutenir nos efforts pour résister aux barbares à nos portes, l’administration US sera encline à continuer de nous apporter le soutien militaire et technologique nécessaire.

 

Pour atteindre ces objectifs, nous devons nous imposer une plus grande discipline ainsi qu’à nos politiciens. Nous devons parler d’une seule voix, en particulier en ces temps de direction palestinienne intransigeante, où dans l’avenir prévisible, un réel progrès dans le processus de paix est virtuellement inconcevable. C’est le sommet de l’irresponsabilité pour un ministre adjoint de la défense que de proclamer qu’une solution à deux Etats est hors de question ou d’appeler à l’annexion de tous les territoires. De tels éclats ne font que donner une pâture à ceux qui cherchent à éloigner les USA d’Israël.


Le gouvernement  doit poursuivre sa politique nuancée de renforcement de la relation avec les USA, sans concession sur les questions qui se plient à la stratégie de nos adversaires pour saper l’Etat par étapes et enhardir les extrémistes islamiques.

 

Nous espérons que nos soutiens et amis juifs aux Etats Unis continueront d’encourager l’administration à tous les niveaux pour soutenir la lutte d’Israël dans son combat contre ses adversaires jihadistes islamiques.


 
Le site Internet de l’auteur :  www.wordfromjerusalem.com.

Son mail : ileibler@leibler.com




 

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11 juin 2013 2 11 /06 /juin /2013 19:18

 

 

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Par David P. Goldman
Asia Times
10 juin 2013
 

http://www.meforum.org/3528/russia-middle-east-role 

 

La Russie a mis des bâtons dans les roues aux plans occidentaux sur la Syrie, en promettant de livrer ses systèmes de missiles haut-de-gamme S-300 au gouvernement de Bachar al Assad. Il reste à déterminer quand exactement ces missiles pourront arriver sur site ; les derniers mots de Moscou à ce sujet, c’est que ces missiles ne sont pas installés pour le moment, ce qui signifie que le dossier fait encore l’objet d’un marchandage.


Il est humiliant pour l’Occident d’avoir à courir après une technologie russe qui a le pouvoir de modifier la donne, près d’un quart de siècle après la chute du Mur de Berlin. Mais, le plus gros scandale, c’est que l’Occident manque de contre-mesures contre ce système russe, situation qui est la conséquence de priorités de défense mal avisées, au cours de ces dizaines d’années passées. Si les Etats-Unis avaient dépensé ne serait-ce qu’une fraction des ressources gaspillées à reconstruire une nation, en Irak et en Afghanistan, à des recherches sur des technologies anti-missiles, ce serait, en tout premier lieu, la Russie qui manquerait de moyens de faire de la surenchère. Il ne sert, cependant, à rien de pleurer sur le lait renversé, et la question pressante reste : qu’est-ce que l’Occident pourrait bien faire, à présent ?


Les questions qu’on doit se poser, sont :


1. La Russie est-elle un acteur rationnel?


2. Si la réponse à la première question est affirmative (comme le pense la majorité écrasante des analystes), comment se comporter de façon rationnelle, face à cela ?


3. Les Etats-Unis sont-ils en mesure de faire quoi que ce soit, dans un avenir prévisible, pour changer le régime existant en Russie ?


4. Si la réponse à la troisième question est négative, alors que voulons-nous exactement négocier avec Vladimir Poutine?


La bonne façon de procéder, sur ce dossier, je pense, est de poser une règle explicite entre l’interventionnisme opportuniste de la Russie dans les affaires du Moyen-Orient et les problèmes existentiels pour l’Etat russe. Pour autant que nous puissions détester la façon dont les Russes traitent leurs affaires, il est hors de portée de l’Occident de changer la nature du régime russe.


Qu’est-ce que cherche Moscou au Moyen-Orient? Depuis quelques temps, il a pris une part plus active dans les actes de tous les malfaiteurs de la région. Jean Aziz, d’Al-Monitor explique que la rencontre, le 28 avril, du Vice-Ministre russe des affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov avec le chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, au Liban, marque un tournant dans les relations entre la Russie et le Hezbollah. La nouvelle alliance –cela semble être le terme approprié- de la Russie avec l’organisation terroriste libanaise implique une volonté russe de le concevoir comme appartenant à sa sphère d’influence.


D’autre part, la Russie ne semble pas vraiment vouloir d’une alliance pleinement épanouie, avec le régime iranien et son satrape  syrien. L’Iran poursuit actuellement la Russie, pour avoir refusé de livrer les systèmes S-300 promis, au même moment où la Russie affirme qu’il va envoyer les mêmes systèmes à la Syrie. Le refus de la Russie d’honorer son contrat avec Téhéran est un signe que le régime Poutine n’éprouverait pas un chagrin inconsolable si quelqu’un anéantissait  les capacités de l’Iran à fabriquer des bombes nucléaires. La Russie n’a aucun intérêt à aider un régime fanatique à déployer des armes nucléaires sur son flanc Sud.


D’un autre côté, le soutien russe au régime Assad est une réalité de la vie. La Russie doit bien se réjouir de la paralysie de l’Occident dans la région et cherche à embarrasser les Etats-Unis et ses alliés, mais c’est une affaire secondaire. Il peut aussi vouloir faire la démonstration au monde qu’il n’abandonne pas ses alliés de la même façon que les Etats-Unis ont lâchement laissé tomber le Président égyptien Hosni Moubarak. Une fois encore, c’est une affaire mineure. L’intérêt de la Russie quant aux conséquences de la guerre civile syrienne dépend de deux sujets de préoccupation cruciaux.


Le moindre d’entre eux est la station navale de ravitaillement à Tartous, qui sert de base d’appui à l’expansion de la présence maritime russe à l’Est de la Méditerranée. La préoccupation la plus importante reste la crainte des Jihadistes sunnites qui dominent l’opposition rebelle.


La Russie a mené une guerre impitoyable contre les Jihadistes dans le nord du Caucase, depuis 20 ans, ponctuée par  quelques-uns des actes terroristes les plus horribles jamais perpétrés, à commencer par le massacre de 380 otages, en 2004, en Ossetie du Nord, dont principalement, les jeunes enfants d’une école. Le terme de « Russie paranoïaque » pourrait bien être un pléonasme, mais dans ce cas, la Russie a beaucoup de bonnes raisons d’être paranoïaque à ce propos. Le terrorisme caucasien a débouché jusqu’aux Etats-Unis, avec les attentats à la bombe du Marathon de Boston.


« En Russie, la plupart des analystes, des hommes politiques et des citoyens ordinaires croient en la puissance illimitée de l’Amérique et, pour cette raison, ils rejettent l’idée que les Etats-Unis ont fait, et continuent à faire des erreurs au Moyen-Orient. Au lieu de cela, ils supposent que cela fait partie intégrante d’un projet planifié et complexe en vue de restructurer le monde afin d’étendre leur domination planétaire », écrivait Fyodor Lukyanov, sur le site internet d’Al Monitor, le 19 mars.


Lukyanov, qui préside le Conseil des politiques étrangères et de défense de Russie, écarte ce genre de mentalité comme relevant d’une « théorie de la conspiration ». Mais il est on ne peut plus sérieux dans son compte-rendu de l’état d’esprit au sein du gouvernement Poutine. L’Elite russe pense vraiment que les Etats-Unis sont en train de répandre le chaos au Moyen-Orient, comme expression de la mise en œuvre de leurs véritables intentions géopolitiques.

 

Lukyanov écrit :


Du point de vue des cercles dirigeants en Russie, la guerre d’Irak ressemble au commencement de la destruction accélérée de la stabilité  régionale et globale, sapant ainsi les derniers principes d’un ordre mondial durable. Tout ce qui s’est passé depuis – y compris le flirt avec les Islamistes au cours du « Printemps Arabe », les politiques américaines en Libye et sa politique actuelle en Syrie – servent d’éléments de preuves du délire stratégique qui s’est emparé du la dernière superpuissance restante.


Il est impossible de convaincre Vladimir Poutine que les politiques moyen-orientales des deux dernières administrations américaines étaient tout simplement stupides, parce que Poutine ne parvient pas à croire que des personnalités stupides tiennent les rênes des grandes puissances. Tous les gens stupides qu’il a rencontrés sont morts. Du point de vue de l’Administration Obama, le chaos au Moyen-Orient est un sujet de lamentations de la part des semblables de Samatha Power, prête à partir en croisade anti-génocidaire, et désormais désignée comme Ambassadrice aux Nations-Unies. Du point de vue russe, il s’agit d’une menace existentielle.


La population ethnique russe est en déclin, et la Russie pourrait bien se retrouver avec une majorité musulmane au milieu du présent siècle. Si le chaos englobe tout le monde musulman à sa frontière sud, il pourrait se répandre en Russie par la région du Nord du Caucase. Au cours de la guerre froide, l’Amérique a soutenu des Jihadistes en Afghanistan et partout ailleurs, pour répandre le désordre dans l’Empire soviétique (à proprement parler, parce que la menace soviétique pour la sécurité américaine surpassait tous les inconvénients dont les Etats-Unis pourraient souffrir, de la part des Jihadistes). La Russie est convaincue que l’Amérique tente à nouveau de promouvoir le Jihad, dans le but de déstabiliser son vieil opposant de la Guerre Froide.


De quelle manière l’Amérique doit -elle répondre?

D’abord, les Etats-Unis devraient appuyer la partition de la Syrie entre un Etat à majorité Sunnite et un état-croupion alaouite, dans le quart nord-ouest du pays, où le port maritime russe est situé. Les Kurdes devraient obtenir leur autonomie, tout comme leurs compatriotes irakiens.


La Turquie objectera en vociférant parce que cela ferait progresser l’indépendance kurde, que le Premier Ministre Recep Tayyip Erdogan voit de la même façon que le Capitaine Hook voyait le crocodile.


Tant pis pour les Turcs! Quelqu’un doit perdre, et cela pourrait bien être eux. La partition est la seule façon d’arrêter la guerre civile et d’éviter des massacres de masse quand elle s’achèvera. La victoire totale de n’importe laquelle des parties serait inévitablement suivie de massacres. La solution la plus humaine est la rupture, sur le précédent de ce qui s’est passé en ex-Yougoslavie. Assad peut rester au pouvoir dans un état-croupion où les Alaouites seront à l’abri des représailles sunnites, et les Russes peuvent conserver leur station de ravitaillement. On se demande pourquoi la fameuse « responsabilité de protéger les civils » n’a pas encore envisagé cela, à Washington.


Deuxio, les Etats-Unis devraient user de leur influence sur la Turquie, l’Arabie Saoudite et le Qatar pour éliminer les éléments jihadistes les plus redoutables parmi les rebelles sunnites syriens. Ils devraient aussi dire clairement aux Russes qu’ils ne s’ingèreront pas dans leurs opérations anti-terroristes dans le Caucase, aussi macabres pourraient-elles être.


Tercio, les Etats-Unis devraient attaquer l’Iran et détruire ses capacités lui permettant d’atteindre la bombe nucléaire et des bases essentielles des Gardiens de la Révolution (et, peut-être, quelques autres infrastructures, divers officiers, portant le drapeau américain, disposent de leur propre liste de priorités).


Neutraliser l’Iran est la clé du problème : cela fermerait le robinet du soutien à Assad et à diverses organisations terroristes, de la part de l’Iran et les réduirait au rang d’acteurs locaux nauséabonds mais stratégiquement désœuvrés.


La Russie a, de toute évidence, de moindres objections envers une frappe aérienne américaine sur l’Iran, plutôt que sur Damas. Elle l’a signalé aussi clairement qu’elle le pouvait en refusant de livrer des systèmes S-300 au régime iranien, tout en promettant de les livrer au régime syrien. La mauvaise nouvelle est que nous ne pouvons pas évincer le Russie de la région ; l’Amérique a fait trop de bévues dans la région pour faire marche arrière.


La bonne nouvelle, c’est que les problèmes occasionnés par le rôle renforcé de la Russie peuvent être localisés et contenus. Bachar al Assad et son armée alaouite, refoulés dans leurs casernements continueraient d’être une nuisance, mais pas une menace stratégique. Un régime sunnite doté d’une zone d’autonomie kurde dans le reste du pays serait sensible à une pression occidentale visant à purger les Jihadistes les plus dangereux.


En fait, la Russie manifeste moins d’objections envers une attaque américaine contre le programme nucléaire de l’Iran et ses capacités de subversion à l’étranger que n’en a l’Administration américaine. Il est pénible de lire les Jérémiades des conservateurs américains contre la résurgence de l’influence russe au Moyen-Orient, quand si peu de conservateurs américains proposent ouvertement de frapper l’Iran. Ils sont effrayés à l’idée que les électeurs ne leur fassent plus confiance, s’ils reprennent les armes en main, après les piètres résultats des campagnes pour la reconstruction des nations d’Irak et d’Afghanistan.


Il est plus facile de rallier les troupes en criant : « Les Russes reviennent! » que de mettre l’accent sur le fait que l’aversion idéologique de l’Administration Obama à employer la force contre l’Iran est bien le cœur du problème. En fait, la position de Poutine est mieux disposée aux prérequis stratégiques de l’Amérique que ne l’est celle d’Obama, aussi contre-intuitif que cela puisse paraître.


De façon plus générale, les Etats-Unis devraient élaborer une ligne claire entre les régions du monde où ils détiennent des intérêts inviolables et les zones sujettes à négociation. C’était un acte suprême de stupidité d’abandonner le déploiement de systèmes anti-missiles en Pologne et en République Tchèque, comme l’a fait l’Administration Obama en septembre 2009. La Russie n’appréciait pas, mais la Russie n’est pas supposée aimer ça. Faire assaut de faiblesse envers les Russes suscite tout simplement le mépris. Les Etats-Unis auraient mieux fait d’afficher clairement que des liens de culture et de sang liaient les Polonais et les Tchèques au Peuple américain, et que nous nous tiendrons derrière eux quoi qu’il arrive.


L’Ukraine est un dossier différent. Les Russes composent la moitié de la population d’Ukraine, et la Russie ne peut pas se détourner d’eux, pas plus que des 22 millions de Russes laissés à l’extérieur de la Fédération, dans les fameux pays limitrophes, après l’effondrement de l’Union Soviétique, en 1991.


Comme je l’ai mentionné dans un essai de 2008 (Les Americains jouent au Monopoly, Les Russes aux Echecs, Asia Times Online,19 août 2008), « Le désir de quelques milliers d’Abkhazes et d’Ossètes du Sud de rester au sein de la Fédération de Russie, plutôt que d’appartenir à la Géorgie peut sembler trivial, mais Moscou crée un précédent qui s’appliquera à des dizaines de millions de citoyens potentiels de la Fédération – de façon la plus controversée, en Ukraine ».


L’Amérique n’a pas d’intérêt stratégique en Ukraine. Neuf ans après la soi-disant « Révolution Orange », le Parti des Régions favorables à Moscou reste fermement attelé au gouvernail. L’opposition est parcourue par d’odieuses tendances à l’antisémitisme, comme Rachel Ehrenfeld, directrice du Centre Américain pour la Démocratie, l’a rapporté le 30 mai.


Les nationalistes que soutenait Washington dans les premiers jours après l’invasion de l’Irak ne sont pas, à proprement parler, de bons gars. Ce que nous avons appris d’une décennie de trébuchements, c’est que la Russie peut avoir facilement l’Ukraine si elle le veut avec force, et que nous n’en voulons vraiment plus. A l’exception de la Hongrie, l’Ukraine a le taux de fertilité le plus bas de tous les pays d’Europe. Son importance stratégique se détériorera au même rythme que sa démographie.


Les propositions ci-dessus sont des mesures palliatives visant à limiter les dégâts, dans une situation en voie de détérioration. Si les Etats-Unis veulent réellement attirer l’attention de la Russie, ils doivent faire précisément ce que Ronald Reagan et son équipe étaient disposés à faire, en 1981 : convaincre les Russes que l’Amérique les surpassera, en matière de technologie militaire. Cela signifie un financement agressif de la recherche fondamentale, sur le modèle de l’ancienne DARPA (Defense Advanced Research Projects Agency). Si Poutine est persuadé que son avantage résiduel en matière de technologie des missiles sol-air a atteint sa date de péremption, il se montrera bien plus souple pour toute une série de problèmes à négocier.


Je suis douloureusement conscient du fait que l’environnement politique n’est pas particulièrement propice à cette approche. Cela ne change rien au fait que c’est pourtant bien ce qui doit être fait.


David P. Goldman est chercheur associé du Middle East Forum, et auteur de :  How Civilizations Die (and Why Islam Is Dying, Too)and the essay collection It's Not the End of the World, It's Just the End of You.


Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 22:16

 

 

 

 

Arabie Saoudite : le roi Abdullah est "cliniquement mort"

mercredi 29 mai 2013 - 19h52
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Le roi d’Arabie Abdullah-bin-Abdulaziz al-Saoud serait cliniquement mort depuis une semaine, a rapporté le site Al-Sharq Al-Awsat.

Abdallah ben Abdelaziz al-Saoud, est roi d’Arabie saoudite, gardien des deux saintes mosquées, depuis le 1er août 2005.

Il a été le prince héritier et le régent de facto de 1995 à 2005 de l’Arabie saoudite avant de succéder à son demi-frère ainé Fahd.

Il est, d’après le classement effectué par Forbes, la troisième personne la plus influente au monde3. Il est par ailleurs un des souverains les plus riches du monde avec une fortune estimée à 21 milliards de dollars. (tgcom24).

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 17:43

 

 

Le rôle d’influence des Etats-Unis est-il en déclin ?

obama2

L’avenir du rôle de l’Amérique dans le monde préoccupe beaucoup les chancelleries en raison de la décision de la Maison Blanche de s’abstenir de toute participation active sur la scène internationale, notamment au Moyen-Orient.

Cette préoccupation se renforce avec la crise syrienne et l’absence de mesures adéquates pour mettre fin aux atrocités quotidiennes et aux crimes commis contre une population civile innocente, notamment avec l’utilisation évidente d’armes chimiques.

Le débat sur l’efficacité du rôle des Etats-Unis, le « gendarme du monde », est mené depuis plusieurs années dans les milieux diplomatiques et universitaires. Des observateurs insistent sur la crise économique mondiale et affirment que l’ère de l’hégémonie occidentale a pris fin avec la montée en puissance économique de la Chine, du Brésil, de l’Inde et de la Russie. D’autres commentateurs mettent l’accent sur l’aspect militaire de la puissance américaine et se lamentent sur la baisse considérable du nombre des navires de guerre durant ces dernières décennies. Tandis qu’il existait dans les années 60 un millier de bateaux de guerre au sein de la marine américaine, aujourd’hui leur nombre n’est que de 270. D’ailleurs, le chef de l’état-major interarmées, le général Martin Dempsey, avouait récemment que les porte-avions américains ne flottent plus en Méditerranée.

Ces analyses pessimistes figurent aussi dans des documents officiels américains et sont publiées notamment dans la prestigieuse revue Foreign Policy. Dans un livre important publié récemment sur ce sujet épineux et intitulé La politique étrangère américaine bat en retraite, l’auteur, Vali Nasr, doyen de l’Institut des Relations Internationales à l’université Johns Hopkins, explique les raisons et les motifs de la position américaine actuelle. Vali Nasr est orfèvre en la matière et connait parfaitement les dossiers puisqu’il a servi pendant deux ans sous l’administration Obama entant que spécialiste de l’Afghanistan et du Pakistan, et il a également participé aux  discussions confidentielles sur l’Iran et le Moyen-Orient. L’ouvrage décrit une Amérique fatiguée et affaiblie, perdant toute motivation de demeurer le gendarme du monde. L’auteur énumère les différents échecs de la diplomatie américaine, notamment le soutien à Nouri al-Maliki à la tête du gouvernement irakien. Comment peut-on soutenir un dirigeant chiite tel que Maliki qui reçoit directement des directives du guide suprême ayatollah Khamenei ?

L’ouvrage analyse également la méconnaissance du monde arabe au début du premier mandat d’Obama. L’auteur raconte la première rencontre avec le roi Abdallah d’Arabie saoudite, tenue en Juin 2009, et la stupéfaction du président américain concernant les propos du roi : « Vous devez avant tout mettre un terme à la menace iranienne, elle est pour nous plus urgente que le problème palestinien » dit le roi arabe en ajoutant, « je refuse tout lien entre cette menace existentielle et la question palestinienne… » Sur ce point, nul doute que le roi Abdallah et Netanyahou sont sur la même longueur d’ondes.

Concernant précisément le dossier iranien, l’auteur révèle que l’administration Obama souhaite que le dialogue avec Téhéran facilite la crise en Afghanistan et souligne que le président américain « a choisi tous les moyens de pression, sauf de déclarer la guerre. » Obama pense toujours que nous pouvons régler la menace nucléaire iranienne par le dialogue et non par une opération militaire. L’auteur met en garde contre cette manière de pensée car les Iraniens sont dangereux et poursuivent sans relâche leur projet. Ils mettent à chaque fois les Américains à l’épreuve jusqu’au jour où Washington se trouvera dans l’obligation de lancer une opération militaire qui sera en fait un résultat humiliant pour les Etats-Unis.

Dans ce contexte inquiétant, face aux menaces proches et lointaines, et avec les différents émissaires de paix, Israël devrait tirer une grande leçon et en conclure de ne jamais mettre en péril ses avantages stratégiques ni compromettre le concept traditionnel de sa doctrine de défense, à savoir : l’Etat juif ne peut compter que sur lui-même pour se défendre et devrait se doter de frontières sûres et défendables sans la présence inutile de forces étrangères.

Dore Gold

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 09:52

 

 

Explication de la fixation d'Obama sur Israël

par Daniel Pipes
National Review Online
19 mars 2013

http://fr.danielpipes.org/12687/fixation-obama-israel

Version originale anglaise: Explaining Obama's Fixation with Israel
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Pourquoi Barack Obama accorde-t-il tellement d'attention à Israël et à sa lutte avec les Arabes?


Ce n'est pas seulement le fait de passer quelques jours en Israël cette semaine, mais ce sont aussi ses efforts démesurés pendant quatre ans pour tenter de résoudre le conflit israélo-arabe. Son premier jour plein en tant que président en 2009 l'a vu nommer George Mitchell comme envoyé spécial pour le Moyen-Orient et également téléphoner aux dirigeants d'Israël, de l'Egypte, de la Jordanie et de l'Autorité palestinienne. Le secrétariat de la Maison-Blanche a justifié cette surprenante focalisation en disant que Barack Obama avait passé sa première journée au bureau « à exprimer son attachement à un engagement actif afin de parvenir à la paix israélo-arabe dès le début de son mandat." Quelques jours plus tard, Obama a donné sa première interview officielle, en tant que président, à la chaîne de télévision Al-Arabiya.

 

Hisham Melhem, chef du bureau de Washington pour Al-Arabiya, a obtenu la première entrevue avec Obama comme président.

Il ne relâcha pas ses efforts à la suite de l'entrevue. En juin 2009, le président Obama a annoncé que «le temps était venu d'agir» pour atténuer les tensions entre Israël et ses voisins, et il a déclaré: "Je veux avoir une impression de mouvement et de progrès .... Je suis sûr que si nous nous accrochons, nous pouvons, car nous avons commencé tôt, faire des progrès importants cette année.» En mai 2011, il a exprimé son impatience face à la diplomatie israélo-arabe: «Nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre encore dix ans, vingt ans ou trente ans pour parvenir à la paix.» Le nouveau ministre des Affaires étrangères, John Kerry, était dans les mêmes dispositions lors de son audition inaugurale en janvier 2013: "Nous devons trouver un moyen d'avancer."

Pourquoi cette fixation sur le conflit israélo-arabe, qui occupe seulement le 49 ème rang en nombre de morts depuis la seconde Guerre mondiale? A cause d'une étrange croyance de la gauche, rarement exprimée ouvertement, que ce problème est la clé, et pas seulement au Moyen-Orient, mais pour les problèmes du monde.

Vous pouvez voir une déclaration d'une franchise inhabituelle de ce point de vue dans certains commentaires spontanés, maladroits de James L.Jones, depuis conseiller d'Obama pour la sécurité nationale, en octobre 2009. Dans un discours prononcé à J Street, il a déclaré qu'il «recherche la paix entre Israël et ses voisins» et poursuit:

« Parmi tous les problèmes auxquels le gouvernement est confronté dans le monde je recommanderais au président que s'il pouvait faire ce qu'il voulait pour résoudre un problème, alors ce devrait être pour celui-là. Trouver une solution à ce problème a des répercussions qui se propageraient au niveau mondial et affecteraient de nombreux autres problèmes que nous rencontrons ailleurs sur la planète. L'inverse n'est pas vrai. C'est l'épicentre, et c'est là que nous devons concentrer nos efforts. Et je suis heureux que notre gouvernement le fasse avec un tel enthousiasme et engagement ».

 

James L. Jones parle de J Street.

Bien que ces déclarations aient été faites un an avant le soulèvement arabe, cette déclaration est intéressante à analyser, car elle fournit des indications importantes sur la vision du monde de la Maison Blanche.

Une solution au conflit israélo-arabe «affecterait de nombreux autres problèmes que nous rencontrons ailleurs sur la planète.» Jones suggère que la poursuite des conflits exacerbe ces problèmes. Dans un sens, son point de vue est banal: bien sûr, la fin de tout conflit améliore l'atmosphère générale. Mais cela stimule l'imagination de penser que la Maison-Blanche prévoit que la solution à propos de Jérusalem et des réfugiés palestiniens doit être en mesure de faire face à l'impatience kurde, aux attentats islamistes, au soulèvement citoyen syrien, aux ambitions nucléaires iraniennes, aux difficultés économiques égyptiennes et à l'anarchie du Yémen.

«L'inverse n'est pas vrai.» Pourquoi la solution d'autres problèmes n'améliorerait-elle pas le conflit israélo-arabe? Il n'existe aucune preuve pour étayer cette thèse, illogique. Défaire l'islamisme évidemment, réellement aiderait à résoudre le conflit israélo-arabe, et de même que cela éviterait le risque de la bombe iranienne.

«C'est l'épicentre.» En 2009, la vague islamiste a déjà déchiré le Moyen-Orient dans une guerre conduite par l'Iran et les blocs de la guerre froide dirigés par l'Arabie: Israël et les Palestiniens n'étaient pas alors et ne sont pas devenus le centre régional. On peut dire que l'Iran, la Turquie ou l'Arabie saoudite le sont.

«C'est là où nous devrions concentrer nos efforts.» Ici nous arrivons au cœur de la question: Jones veut mettre l'accent sur le logement à Jérusalem et sur les réseaux d'électricité en Cisjordanie plutôt que d'arrêter le programme nucléaire iranien, d'assurer l'approvisionnement en pétrole et en gaz, ou de traiter du profil des dictatures contre l'insurrection islamiste ou faire face au gouvernement de plus en plus voyou de la Turquie.

 

Certaines personnes considèrent encore Jérusalem comme le centre - ou l'épicentre du monde.

Du moins Jones n'a pas émis la prétention extravagante, à la limite de l'antisémitisme qu'Israël était à blâmer pour tous les problèmes du Moyen-Orient ; mais sa version atténuée n'est pas moins idiote. Son analyse s'inscrit malheureusement bien dans la mentalité antisioniste qui infiltre de plus en plus la gauche du Parti démocrate.

Si vous voulez comprendre la visite d'Obama en Israël, pour les quatre prochaines années et la diplomatie de l'Union Européenne, il convient de garder à l'esprit cette logique étrange et tordue.

Thèmes connexes:  Débat israélo-arabe aux États-Unis Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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10 mars 2013 7 10 /03 /mars /2013 10:28

 

Les Vénézuéliens éliront le successeur de Chavez le 14 avril

 

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OLJ/AFP | 10/03/2013

Quelques heures à peine après les funérailles nationales en grande pompe, vendredi, d'Hugo Chavez, Nicolas Maduro a prêté serment en tant que président par intérim. AFP PHOTO/Presidencia
Quelques heures à peine après les funérailles nationales en grande pompe, vendredi, d'Hugo Chavez, Nicolas Maduro a prêté serment en tant que président par intérim. AFP PHOTO/Presidencia


VENEZUELA L'opposition demande "à l'unanimité" à Henrique Capriles d'être son candidat face au président par intérim Nicolas Maduro.

HUGO CHAVEZ, LE VISAGE DU VENEZUELA
Hugo Chavez, décédé mardi 5 mars d'un cancer, s'est imposé comme l'une des grandes figures politiques sud-américaines, mêlant dans un tempérament extraverti une opposition acharnée aux Etats-Unis, un idéalisme révolutionnaire hérité des années 60 et une autorité qui supportait peu la contradiction. Photo AFP

Les autorités du Venezuela ont fixé au 14 avril la date de la présidentielle qui décidera du successeur d'Hugo Chavez, très probablement entre le président par intérim Nicolas Maduro et l'opposant Henrique Capriles.


"Nous convoquons l'élection présidentielle pour le 14 avril", a annoncé samedi la présidente du Conseil électoral national (CNE), Lucena Tibisay. Les candidatures devront être déposées entre dimanche et lundi. La campagne électorale officielle se déroulera du 2 au 11 avril.

La principale coalition de l'opposition vénézuélienne, la Table de l'unité démocratique (MUD), a aussitôt annoncé avoir demandé "à l'unanimité" à Henrique Capriles d'être son candidat. M. Capriles, un social-démocrate de 40 ans, gouverneur de l'Etat de Miranda, devrait se prononcer dans les prochaines heures sur sa candidature.

 
Il avait été le rival malheureux du défunt "Comandante" à l'élection présidentielle d'octobre alors qu'il était déjà le candidat du MUD, un bloc anti-chaviste regroupant des partis du centre, de la gauche et de la droite.

 
Mais il avait remporté le plus haut score jamais enregistré par un opposant (44%) face à Chavez (55%).

 


De plus en plus gravement malade, le chef de file de la gauche radicale latino-américaine n'avait pas été en mesure de prêter serment début janvier, après sa réélection. II avait en revanche pris soin en décembre de désigner M. Maduro comme son héritier politique.

 

(Repère : Quelques unes des déclarations les plus fameuses du président Chavez)


Dès vendredi soir, quelques heures à peine après les funérailles nationales en grande pompe d'Hugo Chavez, M. Maduro avait prêté serment en tant que président par intérim, lors d'une session spéciale à l'Assemblée nationale boycottée par la majeure partie de l'opposition.
Cet ancien conducteur d'autobus, âgé de 50 ans, lieutenant de la première heure de Chavez ayant exercé les fonctions de président de l'Assemblée nationale (2005-2006), de ministre des Affaires étrangères (2006-2012) et de vice-président depuis l'automne 2012, sera le candidat du Parti socialiste unifié du Venezuela (PSUV) au pouvoir.
La Constitution vénézuélienne stipule qu'en cas d'empêchement définitif du président, une élection doit avoir lieu dans un délai de 30 jours.

 

"Chavez continue de gouverner à travers Maduro"
M. Capriles a vivement contesté vendredi l'intronisation de M. Maduro comme président par intérim et sa future candidature, qu'il a qualifiée de "fraude constitutionnelle". Le chef de file de l'opposition estime que Maduro devrait diriger le pays jusqu'aux élections en tant que "vice-président chargé de la présidence" et non en tant que "président par intérim". Et que, s'il voulait être candidat à la présidentielle, il devrait renoncer à ses fonctions.
Il a également vigoureusement mis en cause l'indépendance du Tribunal suprême de justice, qui a validé vendredi la constitutionnalité de la prise de fonction de Maduro et sa future candidature.


Le régime chaviste réfute cette interprétation de l'article 233 de la Constitution qui prévoit qu'en cas d'incapacité absolue du président pendant les quatre premières années de son mandat (sur un total de six, ndlr), "le vice-président sera chargé de la présidence de la République" jusqu'aux élections.

M. Maduro a juré vendredi qu'il respecterait scrupuleusement la Constitution, avertissant l'opposition qu'elle commettrait "une grave erreur" si elle boycottait les élections, comme elle l'avait fait aux législatives de 2006.


En toile de fond de cette querelle sur l'interprétation de la Constitution se joue une bataille symbolique où la figure tutélaire d'un Chavez, bientôt embaumé pour l'éternité, est omniprésente.
"Chavez continue de gouverner à travers Maduro", a commenté José Vicente Rangel, un ancien vice-président de défunt dirigeant bolivarien. "Ce qui ne veut pas dire que ce dernier n'a pas de personnalité, comme il l'a démontré", a-t-il ajouté.


Dénué du charisme hors norme de son mentor auquel il a juré "une loyauté absolue par delà la mort", M. Maduro multiplie des gestes et prises de paroles visant à se forger une stature d'héritier légitime et de continuateur naturel de l’œuvre du "Comandante". Vendredi soir, après avoir prêté serment à l'Assemblée, il a participé à une nouvelle cérémonie d'allégeance devant la dépouille de Chavez.
Henrique Capriles, tout en se gardant bien de critiquer Chavez, s'emploie de son côté au maximum à décrédibiliser son rival : "Le peuple n'a pas voté pour toi mon garçon", a-t-il lancé vendredi. "De quoi as-tu peur Nicolas ?".

 

Lire aussi

Hommage à Chavez de stars engagées, dans un pied de nez à Washington

 

Portrait

Chavez, porte-étendard du socialisme latino-américain 
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6 mars 2013 3 06 /03 /mars /2013 09:53

 

      De nouvelles élections auront lieu dans les 30 jours. Les précédentes ont surtout eu lieu pour assurer la continuité du régime, alors que Chavez se savait fragilisé. Henrique Capriles Radonski conserve toutes ses chances pour renverser cette tendance à l'alignement sur les intérêts iraniens et du Hezbollah, en Amérique du Sud. Les héritiers du chef suprême ne lui feront aucun cadeau.   


Le Venezuela en deuil après la mort du président Hugo Chavez

http://www.rfi.fr/ameriques/5min/20130306-venezuela-stupeur-apres-mort-president-hugo-chavez


Un poster d'Hugo Chavez devant l'hôpital militaire de Caracas où le président vénézuelien a été soigné, le 25 février 2013.
Un poster d'Hugo Chavez devant l'hôpital militaire de Caracas où le président vénézuelien a été soigné, le 25 février 2013.
REUTERS/Carlos Garcia Rawlins

ParRFI

Les funérailles du président vénézuélien auront lieu vendredi 8 mars, et le pays sera en deuil pendant sept jours. Le gouvernement vénézuélien confirme la tenue d'élection d'ici 30 jours. C’est Nicolas Maduro, le vice-président qui va assurer la présidence par intérim. C’est lui qui a annoncé la mort de Hugo Chavez, à la télévision, le 5 mars. Hugo Chavez était président du pays depuis 14 ans et venait juste d'être réélu.Agé de 58 ans, il luttait contre le cancer depuis juin 2010. Tout le monde le savait malade, mais l'annonce de sa mort a tout de même stupéfié les Vénézuéliens.

Avec notre correspondant à Caracas,Pierre-Philippe Berson

Nicolas Maduro

Vice-président du Venezuela

Nous avons reçu l'information la plus éprouvante et la plus tragique que nous puissions annoncer à notre peuple. Notre président Hugo Chavez est mort.

06/03/2013par RFI

L’annonce fait l’effet d’un coup de massue sur tout le pays. La stupeur a été immédiate. Beaucoup d’habitants de Caracas ont pleuré lorsqu’ils ont appris la nouvelle. Spontanément, des milliers de sympathisants du Comandante convergent vers la Plaza Bolivar, dans le centre historique de la capitale. Entre drapeaux et chants révolutionnaires, des partisans se recueillent. D’autres scandent des slogans de soutien à Hugo Chavez. Ailleurs dans la ville, les réactions sont plus radicales.

Diego Molero

Ministre de la Défense du Venezuela

La force nationale bolivarienne est le garant de la Constitution, de la loi et des directives (...) Cette force armée est en train d'être déployée pour garantir la souveraineté et la sécurité de tous les Vénézuéliens.

 

06/03/2013 par Achim Lippold

Dans le quartier du 23 janvier, un bastion historique du chavisme, des milices en armes ont fermé le quartier. Elles affirment redouter les attaques de l’opposition. Néanmoins, le chef de file de l'opposition vénézuélienne, Henrique Capriles Radonski, a appelé mardi les Vénézuéliens à « l'unité », et transmis sa « solidarité » à la famille du président sur son compte Twitter.

Au-delà de l’émotion gigantesque qui envahit tout le pays, une peur se diffuse dans la population. La mort de Chavez ouvre une période d’incertitude et d’instabilité.

L’armée se déploie actuellement au quatre coins du pays, pour maintenir le calme et éviter tout débordement. Elle va veiller au respect de la Constitution. L’état-major rappelle, lui, sa loyauté vis-à-vis du pouvoir en place.

La télévision publique, elle, passe en boucle un seul message : «Chavez vivra et la lutte continue ». Les autorités annoncent des funérailles nationales pour vendredi et sept jours de deuil dans le pays.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 07:16

 

 

La nomination de Hagel: lettre ouverte au sénateur Charles E. Schumer

par Daniel Pipes
19 février 2013

http://fr.danielpipes.org/blog/2013/02/hagel-schumer

Version originale anglaise: The Hagel Nomination: An Open Letter to Sen. Charles E. Schumer
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Cher Chuck,

Je vous écris pour vous encourager à revoir et reconsidérer l'approbation qui fut la vôtre de Chuck Hagel, ministre de la Défense. L'information nouvelle qui est apparue depuis votre rencontre avec lui le 14 janvier laisse à penser que sa politique de faiblesse vis-à-vis de l'Iran et ses points de vues répréhensibles envers Israël sont encore plus profonds que ce que nous avions constaté à ce moment-là.

Nous savons maintenant qu'il s'est référé à l'auto-défense d'Israël en 2006 comme à un "massacre révoltant." Qu'il a ridiculement déclaré en 2007 que «Le département d'État est devenu un adjoint au cabinet du ministre israélien des Affaires étrangères.» Qu'il a odieusement dit en 2010 (selon une paraphrase) qu'Israël «risquait de devenir un Etat d'apartheid.»

Le député Eliot L. Engel (New York) fut la rare personnalité élue du parti démocrate à se prononcer contre la nomination de Hagel.

Le député Eliot Engel a caractérisé la perspective de Hagel comme ayant «une sorte d'hostilité endémique envers Israël.» J'ai écrit que Hagel »n'était connu que pour ses deux points de vue sur la politique étrangère /et sur la défense, à savoir être souple sur l'Iran et hostile à Israël."

Chuck, vous et moi reportons-nous à nos nombreux longs dîners et débats dans la salle à manger du collège dans les années 1960, lorsque votre modération raisonnable devint pour la première fois évidente. L'une des caractéristiques de votre carrière depuis lors, a toujours été de faire preuve de bon sens et de courage sur les questions du Moyen-Orient.

Comme vous l'avez souligné avec fierté dans une interview d'avril 2010, votre nom de famille «vient du mot shomer, ce qui signifie gardien» en hébreu. Vous avez dit que vos ancêtres étaient les gardiens du ghetto juif en Ukraine, en ajoutant: «Je crois que HaShem [Dieu], en fait, m'a donné mon nom, du fait qu'un de mes rôles qui est très important au Sénat des États-Unis est d'être un shomer pour Israël. Je vais continuer à être cela, de toutes les fibres de mon être»

Vous avez exprimé avoir eu de "de réelles inquiétudes" au sujet de Hagel avant votre rencontre à la Maison Blanche avec lui, et maintenant le moment est venu pour vous de suivre ce que vous dicte votre conscience. J'espère que vous allez maintenant vous prononcer contre la nomination de Hagel, un changement qui aura de profondes répercussions pour le pays et pour protéger votre réputation en tant que shomer pour les relations israélo-américaines.

Cordialement,

Daniel

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15 février 2013 5 15 /02 /février /2013 07:57

 

 

USA : revers au Sénat américain sur la nomination d’Hagel au Pentagone

jeudi 14 février 2013 - 23h38
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Les républicains du Sénat américain ont réussi à bloquer au moins temporairement jeudi la nomination de Chuck Hagel comme secrétaire à la Défense, repoussant de dix jours au minimum son éventuelle confirmation à la tête du Pentagone.

Les 55 sénateurs démocrates ont échoué à se rallier au moins 5 républicains pour obtenir les 60 voix nécessaires sur 100 pour surmonter l’obstruction républicaine, lancée grâce à une procédure parlementaire rarement utilisée contre un candidat à un poste ministériel. Le vote final est de 58 contre 40. (AFP).

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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