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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 13:41

 

 

De l'or mon sinor

Publié le 1 décembre 2011

La Chine fait flamber l'or pour faire chuter le dollar

Le World Gold Council vient de créer une surprise : au troisième trimestre 2011, les banques centrales de la planète ont acheté net 148,4 tonnes d’or, un chiffre record. Parmi elles, la Chine serait la plus gourmande. Elle tenterait ainsi d'attaquer le dollar dans sa position de monnaie de réserve...

Premier producteur d'or, la Chine tire un avantage économique et géopolitique de la hausse du prix de l'or.

 

http://www.atlantico.fr/decryptage/chine-flamber-or-chuter-dollar-banque-centrale-chinoise-etats-unis-antoine-brunet-232222.html

 

 

Antoine Brunet

 

Antoine Brunet est économiste et président d’AB Marchés.

Il est l'auteur de La visée hégémonique de la Chine(avec Jean-Paul Guichard, L’Harmattan, 2011).

Au troisième trimestre 2011, les banques centrales de la planète ont acheté net 148,4 tonnes d’or. Le FMI avait pourtant recensé, auprès des seules banques centrales (essentiellement occidentales) qui lui déclarent leurs mouvements d’or, un chiffre beaucoup plus limité : 20,2 tonnes d’or seulement. Un écart de 128,2 tonnes entre les deux chiffres. Il provient surtout des pays d’Asie et d’Amérique du Sud qui, la plupart, refusent de déclarer au FMI leurs mouvements d’or. Il y a donc de très fortes présomptions pour que la Chine ait fortement contribué à cet écart.

Or, depuis mi-2005, la Chine et son allié, la Russie, ont multiplié les déclarations pour encourager les autres banques centrales de la planète à augmenter la part de l’or dans leurs réserves de change au détriment de la part du dollar ou de l’euro. Pour mieux les convaincre, Chine et Russie ont joint le geste à la parole : à plusieurs reprises, elles ont fait des annonces selon lesquelles leurs propres banques centrales avaient sensiblement renforcé leurs réserves d’or. La Chine a par ailleurs encouragé avec succès sa propre population à se porter acheteuse d’or : au troisième trimestre 2011, 191,2 tonnes d’or (131,0 au titre de la bijouterie et 60,2 au titre de la thésaurisation).


Pourquoi une telle promotion de l’or par l’État chinois ?

Désormais premier pays producteur d’or, la Chine tire certes un avantage direct du dynamisme de la demande mondiale d’or et de la tendance haussière qui en résulte sur le prix de l’or. Mais le principal avantage qu’il retire de cet engouement  planétaire croissant pour l’or est géopolitique.


Pour les think-tanks chinois, si l’URSS a perdu la guerre des étoiles (1982-1989), c’est parce qu’elle n’avait ni réussi ni même tenté d’abolir le privilège du dollar-monnaie de réserve mondiale que les Etats-Unis se sont arrogés depuis 1945. De ce fait, en émettant massivement des dollars qui allaient s’accumuler alors au Moyen-Orient, les Etats-Unis ont  pu financer très facilement la course aux armements qu’ils infligeaient à l’URSS. L’URSS, elle, devait brader son pétrole et son or, sans pour autant réunir les dollars nécessaires à la modernisation de ses armements. En 1989, Gorbatchev capitulait militairement et le mur de Berlin s’effondrait.


Démontrer au monde que dollar ne mérite plus son statut

Comme je l’ai expliqué dans mon livre, La visée hégémonique de la Chine, le plan stratégique que mène la Chine depuis 1993 pour terrasser les Etats-Unis passe par l’abolition du privilège du dollar-monnaie de réserve. C’est pourquoi depuis 2000, la Chine s’est activée pour que le dollar aille s’inscrire dans deux grands canaux baissiers prolongés, le premier contre euro (l’euro à 0,82 dollar en 2000 et à 1,60 en 2008), le deuxième contre or (l’once d’or à 250 dollars en 2000 et à 1 900 en 2011).


Il s’agit pour elle de prouver aux banques centrales des pays tiers que le dollar ne mérite plus son statut privilégié. L’espoir secret de la Chine, c’est que les pays exportateurs de matières premières, après avoir abandonné le dollar comme monnaie de réserve, abandonnent ensuite le dollar comme monnaie de facturation pour le remplacer par l’or ou par le yuan.


La Chine alors poursuivrait, à son tour dans des conditions privilégiées, la course aux armements qu’elle dicte aux Etats-Unis depuis 2008. La Chine aurait les moyens monétaires et financiers à la fois pour maintenir ses approvisionnements en matières premières et pour effectuer des dépenses massives d’armement tandis que les Etats-Unis, démunis d’or et de yuan, éprouveraient de vraies difficultés à s’approvisionner et à développer leurs programmes d’armements.

On le voit, sous la forte hausse de l’or activée par la Chine, se cache une manœuvre géopolitique et militaire qui est majeure.

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 16:40

 

L’Ambassade américaine à Tel Aviv offre une meilleure hasbara que l’Etat d’Israel

 

Israël sauve littéralement des milliers de vies américaines :





Mais, pourtant, je croyais qu’Israël mettait les Américains en danger! C’est ce que S. Walt, ou d’autres, comme Mark Perry (lCl), n’arrêtent pas de proférer!

 

Il existe bien d’autres vidéos très intéressantes, sur ce réseau, comme Shapiro, qui fait le tour du pays pour en révéler les traits saillants. Cela passe par une visite à la Mir Yeshiva, ainsi qu’une autre dans les  parcs industriels où Juifs et Arabes travaillent ensemble.



En voici une autre, où il teste une voiture électrique Better Place, en Israël :




Il semble que de nombreuses ambassades américaines disposent de ce type de canal vidéo, mais il n’y a pas tant de vidéos comme celles-ci produites par les autres. Certaines montreront des représentations, comme les vidéos en provenance du Caire.



J’ai comme l’impression que certains antisionistes ne seront pas très contents de tout cela…

http://elderofziyon.blogspot.com/2012/01/us-embassytel-aviv-does-better-hasbara.html

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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29 janvier 2012 7 29 /01 /janvier /2012 10:38

 

Pékin et Jérusalem- diplomatie éclairée et loin des projecteurs 
29/01/2012 

 

http://www.jcpa-lecape.org/ViewBlog.aspx?ArticleId=141 

 Freddy Eytan  |  Général 

 

Ben Gourion a été l'un des premiers chefs de gouvernements de la planète à reconnaître la République populaire de Chine mais Pékin de Mao a refusé d'admettre l'existence d'un Etat juif dans un Proche-Orient arabe. Ce n'est qu'en janvier 1992, bien avant la signature des Accords d'Oslo, que David Lévy, alors ministre des Affaires étrangères, a signé à Pékin l'établissement officiel des relations diplomatiques entre les deux pays et ce après de longues démarches et tractations.

 

Vingt ans se sont déjà écoulés et durant ces deux dernières décennies les relations entre les deux Etats se sont développées d'une manière considérable et exemplaire puisque le commerce bilatéral est passé de 50 millions de dollars à 10 milliards de dollars!

 

La Chine et Israël représentent deux civilisations anciennes, bien ancrées dans l'Histoire de l'Humanité. Rappelant que durant la Shoah, la Chine a accueilli des rescapés juifs fuyant les camps de la mort installés en Europe.

 

En dépit des divergences sur la solution du conflit avec les Palestiniens et l'attitude parfois mercantile de la Chine sur le dossier iranien, il existe entre les deux peuples un grand respect réciproque. Nous admirons la motivation et la force de travail des Chinois, nous observons ébahis le développement vertigineux des chantiers, et eux nous admirent pour notre détermination, celui d'un petit peuple qui depuis son existence se bat quotidiennement pour une paix juste et viable. Un minuscule Etat entouré d'ennemis qui a réussi à développer des technologies nouvelles en matière de défense, de science, d'agriculture et de médecine.

 

La Chine qui représente un sixième de la population de la planète deviendra par le rythme de son développement la première puissance mondiale. Face à une Amérique affaiblie et une Europe en crise économique et politique, nous devons renforcer nos liens avec Pékin dans tous les domaines possibles. Une visite officielle de Netanyahou en Chine est donc indispensable.    

 

 L'année du Dragon qui débute ces jours-ci  symbolise puissance, succès, et  bonheur et nous espérons qu'en 2012,  la Chine sera plus attentive à nos avertissements concernant la menace nucléaire iranienne et acceptera  enfin et sans réserve les revendications légitimes de l'Etat juif pour des frontières sûres et défendables.   

 

Israël et la Chine célèbrent le 20e anniversaire de leurs relations diplomatiques
Imprimez  /  Envoyez

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a fait l'éloge mardi des relations entre Israël et la Chine lors d'une réception destinée à célébrer le 20e anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre les deux pays.

"Nous célébrons aujourd'hui les 20 ans de nos relations diplomatiques, mais nos peuples célèbrent mille ans d'amitié," a indiqué M. Netanyahu.

Il a rappelé le traitement équitable accordé aux communautés juives par la Chine dans le passé, et le havre de sécurité qui leur avait été offert en Chine durant l'holocauste. "Comme le peuple chinois, le peuple juif possède une longue mémoire. Nous nous souvenons toujours de nos amis. Nous nous souvenons toujours de ceux qui nous ont tendu la main dans les moments les plus sombres, et pour cette raison nous sommes reconnaissants envers la Chine", a-t-il déclaré.

Le Premier ministre israélien a ajouté que l'amitié entre les deux pays pouvait encore être renforcée. "Je pense que les relations israélo-chinoises n'en sont qu'à leur commencement. Je suis convaincu que dans les années à venir, nous verrons se produire une expansion remarquable de ces relations", a-t-il souligné.

De son côté, l'ambassadeur de Chine en Israël, Mme Gao Yanping, a déclaré : "Au cours des 20 dernières années, la coopération pragmatique entre la Chine et Israël s'est considérablement développée. Quand nous avons établi des relations diplomatiques en 1992, le volume des échanges commerciaux bilatéraux entre les deux pays ne totalisait guère plus de 50 millions de dollars. Maintenant, il suffit de deux jours à peine pour égaler le volume commercial de toute l'année 1992."

"Le développement des relations sino-israélienne est non seulement profitable aux deux pays et aux deux peuples, mais il est également un facteur de stabilité régionale, une contribution à la paix dans le monde et à la prospérité économique globale", a-t-elle fait remarquer.

Source: xinhua

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26 janvier 2012 4 26 /01 /janvier /2012 10:16

 

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Par Anna Mahjar-Barducci
25 janvier 2012 at 4:00 am

 

La Russie a promis de bloquer toute intervention militaire en Syrie. Le dernier avertissement est venu du ministre des Affaires étrangères russe, Sergueï Lavrov, au cours d’une conférence de presse à Moscou, qui a répété  que la Russie imposerait son veto à toute tentative d’obtenir l’aval de l ‘ONU, afin de déployer des mesures militaires contre la Syrie. Il a ajouté que « Si certaines personnes ont l’intention d’employer la force à n’importe quel prix… ils doivent le faire de leur propre initiative et se confronter eux-mêmes à leur propre conscience. Mais ils n’obtiendront jamais l’autorisation du Conseil de Sécurité de l’ONU ».

Bien entendu, comme on s’attend complètement à ce que, si jamais le Président Bachar al Assad est destitué, ce soient les Frères Musulmans qui prennent le pouvoir en Syrie, la détermination russe de l’en protéger pourrait probablement être la bienvenue.

La Syrie est un allié de la Russie depuis fort longtemps, remontant avant même que la famille Assad ne prenne le pouvoir. Dans les années 1970, Moscou a signé un accord militaire avec Damas qui comprenait des installations  à l’intention de la marine et de l’armée de l’air russe, mais qui a aussi fait effectivement de la Syrie l’un des meilleurs clients en matière d’achat d’armement russe : avions de chasse, différents types de missiles et armes légères. Ce commerce s’est poursuivi même après la soi-disant fin de la Guerre Froide. A présent, 90% de l’armement syrien est d’origine russe.

La position de la Russie à l’égard de la Syrie, cependant, ne peut simplement être expliquée en termes de conventions commerciales. Les considérations géopolitiques et l’acquisition  de positions de force sont ce qui inspire les politiques d’aujourd’hui en Russie. Le mot « démocratisation » ne fait pas partie du lexique du Premier Ministre russe Vladimir Poutine, ce qui peut partiellement expliquer l’attitude négative de la Russie envers les révolutions arabes, probablement très anxieuse que la révolution puisse être contagieuse. L’analyste russe Alexandre Golts a récemment considéré que Poutine « est convaincu que c’est la Maison Blanche qui inspire toute protestation populaire dans n’importe quelle partie du monde, et particulièrement au Moyen-Orient et en Russie, et qu’elles sont toutes parrainées par le Département d’Etat ». Mais la rivalité de Poutine envers les Etats-Unis précédait « le Printemps Arabe » et elle est, sans aucun doute, un facteur important. Aussi la Russie gonfle ses muscles et tisse un vaste réseau d’accords stratégiques avec tous ces pays qui s’opposent aux intérêts américains : il se trouve que la Syrie est l’un d’entre eux.

Internationalisation du conflit pour empêcher toute ingérence internationale

Pendant ce temps, le Président syrien Bachar al Assad tire avantage du soutien russe, qui lui permet de gagner plus de temps contre les manifestants. Ainsi que le quotidien libanais An-Nahar l’a présenté, la Syrie compte sur l’internationalisation du conflit pour empêcher toute ingérence internationale. Ce journal libanais mentionne qu’Assad joue habilement de cette « Carte Russe » pour construire une barrière contre toute intervention militaire qui puisse s’opposer à son régime. An-Nahar explique encore que la Russie joue le rôle de barrière-repoussoir international, pendant que l’Iran –que la Russie soutient également contre les sanctions américaines – incarne la barrière-repoussoir régionale. L’Iran tente de menacer les pays du Golfe afin qu’ils ne puissent pas prendre de mesures contre la Syrie. En soutien à Assad, la Russie a déployé une force de frappe navale dans le port syrien de Tartous, afin de démontrer que toute intervention internationale transformera la Syrie en un nouvel Afghanistan. Un autre journal libanais, As-Safir, mentionne que la présence de la flotte russe et l’argument final montrant que la Syrie est devenue l’épicentre de la division des pouvoirs : la Russie se tenant auprès de la Syrie et de l’Iran contre les Etats-Unis et ses alliés occidentaux. En d’autres termes, la crise syrienne représente le point de départ – ou le milieu- d’une nouvelle Guerre Froide.

Poutine cherche aussi sa réélection à la Présidence russe en mars ; selon l’analyste russe Alexander Golts, Poutine essaiera de montrer, au cours des prochains mois, que la Russie est une superpuissance qui peut rivaliser avec les Etats-Unis et qu’il est l’homme qui peut faire revivre ces ambitions nationalistes et hégémoniques. Plus encore, Golts affirme que plus on se rapproche des élections de mars, plus Poutine essaiera de produire des preuves pour dénoncer l’implication américaine dans les manifestations contre lui en Russie. Un point central de l’agenda de campagne présidentielle de Poutine consiste à cultiver les sentiments anti-américains dans le pays pour empêcher l’Occident d’interférer dans sa réélection. Comme le dit Golts : « La Russie va enfermer les Etats-Unis dans une lutte en Syrie […] uniquement pour empêcher leur supposée implication dans les affaires intérieures russes, à la veille du vote présidentiel ».

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:23

Publié le13 janvier 2012

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Avertissement,

Il n’est pas nécessaire d’être expert du Rwanda ni de la question du génocide Rwandais pour comprendre le texte qui suit.  Ces quelques paragraphes sont extraits  in extenso du Rapport d’information N°1271 de l’Assemblée Nationale daté du 15 décembre 1998. Il s’agit d’un document officiel de la République consultable par tous les citoyens.  

Ce rapport porte sur sur les opérations militaires menées par la France, d’autres pays et l’ONU au Rwanda entre 1990 et 1994.

1994 est l’année du  génocide Tutsi. Les massacres ont duré 100 jours  entre le 6 avril 1994 date de l’attentat contre le Président Habyarimana et le 4 juillet 1994 date de la Libération du Rwanda par Paul Kagame et ses troupes.

L’un des éléments clés du génocide fut le ciblage des 800.000 victimes grâce au  fichage racial et aux cartes d’identité ethniques.

Les responsables français de l’époque liés au Président Hutu Habyarimana par des accords diplomatiques, économiques et militaires, s’étaient contentés de demander 4 ans avant le génocide, (alors que pesaient déjà de très sérieuses menaces sur la minorité Tutsie),  la suppression du fichage ethnique (considéré comme normal  par Habyarimana) mais sans s’assurer en aucune façon que les changements étaient mis en place. 

Procéder à ce contrôle était pourtant de leur devoir et aurait été d’autant plus simple que les nouvelles cartes avaient été  commandées en France. Comble de cynisme, le rapport révèle que ces nouvelles cartes allaient être livrées, 4 ans après la décision,  justement la semaine où l’avion d’Habyarimana était abattu (voir ici)

Cet attentat suivi quelques heures après de l’assassinat de la Premier Ministre, Hutue modérée, et de 10 casques bleus Belges, donnait le  signal du déclenchement du génocide.

Extrait du rapport N° 1271 de l’Assemblée Nationale :

(…)  “Il convient de s’arrêter sur la question de la mention ethnique sur les cartes d’identité. On sait en effet qu’au moins dans les villes et sur les routes, les cartes d’identité constituèrent l’un des principaux instruments du génocide ethnique. Dans la mesure où le terme “ hutu ”, “ tutsi ” ou “ twa ” y était porté, une simple vérification des cartes d’identité permettait de connaîtrel’appartenance ethnique de la personne contrôlée en vue éventuellement de l’éliminer.

Or, il a pu être envisagé que le retard dans la distribution des nouvelles cartes d’identité pouvait être attribué à la France elle-même. Cette opinion est apparue très précisément lors de l’audition de M. André Guichaoua par la Mission. Celui-ci a en effet déclaré :

“ Le système des quotas ethniques scolaires et professionnels était formellement aboli dès novembre 1990, tout comme la mention de l’ethnie sur les cartes d’identité. Les nouvelles cartes sont alors commandées à des entreprises françaises. Le conseiller culturel de l’ambassade de France déclarera le 26 mai 1994, devant les personnels du ministère de la Coopération, qu’elles étaientjustement en cours de livraison la semaine où l’attentat contre l’avion présidentiel a eu lieu. Pourquoi ce retard ? Cette version correspond-elle à la réalité ? Il convient de préciser qu’aucune carte d’identité sans mention d’origine ethnique ne sera délivrée avant avril 1994 ”.

M. Jacques Myard qui s’étonnait d’une telle assertion, puis au Président Paul Quilès qui s’enquérait du rapport entre la distribution des nouvelles cartes d’identité et les fonctions de l’attaché culturel français, M. André Guichaoua a alors répondu que

“ c’est par une déclaration de l’attaché culturel devant l’assemblée générale des personnels du ministère des Affaires étrangères, du ministère de la Coopération et de la Caisse française de coopération qu’il avait appris que l’ambassade avait été saisie de cette demande dès 1990 et que les cartes d’identité devaient être livrées au cours de la semaine où l’avion présidentiel avait été abattu. ”

Il a ajouté que

“ s’agissant des cartes d’identité, dans la mesure où l’abolition de la mention de l’ethnie avait été demandée en novembre 1990, il était important de savoir si une commande avait été passée, dans quelles conditions et à qui, et si l’explication alors diffusée à Kigali, à savoir que les cartes étaient en cours d’impression, correspondait à la réalité. ”

M. Pierre Brana, rapporteur, lui ayant alors plus précisément demandé s’il imputait le retard de la mise en œuvre de la réforme

“ au fournisseur des cartes d’identité, c’est-à-dire à la France ”,

M. André Guichaoua a fait valoir qu’en tout état de cause

“ la réponse était certainement interne au Rwanda, un fournisseur ne pouvant imposer une décision dans un tel domaine ”

mais qu’il

“ trouvait symptomatique qu’il ait été jugé utile de faire cette annonce en plein génocide, comme s’il y avait une responsabilité française dans ce dossier. ”

Dans la mesure où il y avait là l’expression d’un sentiment plus largement partagé, la Mission a souhaité vérifier l’ensemble des informations relatives à cette question. Lors de leurs auditions,M. Jean-Christophe Mitterrand et M. Jacques Pelletier ont exposé que la France avait demandé que la mention ethnique sur les cartes d’identité soit supprimée.

M. Jacques Pelletier, alors Ministre de la Coopération, a même confirmé avoir dit auPrésident Juvénal Habyarimana lors de sa visite au Rwanda en novembre 1990 que le fait que les cartes d’identité rwandaises

“ portent une mention ethnique lui paraissait ahurissant. Le Président Juvénal Habyarimana trouvait cette indication normale car il en avait toujours été ainsi. La pratique en avait été établie du temps des Belges, et l’on avait continué ”.

Le Président Juvénal Habyarimana lui avait toutefois dit

“ qu’il pensait que cette mention pouvait être supprimée. ”

M. Jacques Pelletier a ajouté qu’à sa connaissance

“ il n’y a pas eu demandes d’aide du Gouvernement rwandais pour la fabrication de cartes d’identité sans mention ethnique. ”

Il a également indiqué que la circonstance qu’il n’y ait pas eu de demande adressée à son ministère

“n’était pas, en soi, étonnante. La modification des cartes d’identité ne représentait pas une dépense considérable et le Rwanda pouvait la prendre en charge sur son budget ou s’adresser à un autre pays parce que, heureusement, la France n’était pas la seule à avoir une coopération avec le Rwanda”.

*

Texte sélectionné et présenté par NanoJV.

*

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15 janvier 2012 7 15 /01 /janvier /2012 19:21

Désaccord ouvert entre les Etats-Unis et Israël : les grandes manœuvres conjointes annulées.  

 

 

Barak Obama

 

La discorde américano-israélienne à propos de l’action à mener contre l’Iran est passée en surmultiplié, dimanche 15 janvier, lorsque la Maison Blanche a annulé Austere Challenge 12, les plus grandes manœuvres conjointes que les Etats-Unis et Israël aient jamais mis sur pied, prévues pour se dérouler au printemps, en représailles causées par un commentaire de l’adjoint au Premier ministre, Moshe Ya’alon, lors d’une interview tôt dans la matinée à la radio. Il disait que les Etats-Unis étaient hésitants en ce qui concerne les sanctions contre la Banque Centrale Iranienne et le pétrole, par crainte que les prix du pétrole n’atteignent des sommets.

 

 

La bataille rangée entre Washington et Jérusalem est, à présent, ouverte, provoquant sans aucun doute des réjouissances à Téhéran.

 

 

Rien n’a été dit concernant les 9,000 hommes de troupes qui ont atterri en Israël, plus tôt ce mois-ci, pour un séjour de longue durée. Pas plus concernant la visite prochaine du Général Martin Dempsey, Président de l’Etat-Major interarmes américain, prévue pour jeudi.

 

 

L’exercice a été officiellement reporté du printemps 2012 au dernier trimestre de l’année, du fait de « contraintes budgétaires » - une formule diplomatique évidente pour parler d’une annulation. Cela a été diffusé en urgence à une heure inhabituellement précoce, selon l’horaire de Washington, d’après les sources de Debkafile, pour souligner la désolidarisation totale de l’Administration Obama, concernant tout préparatif visant à frapper l’Iran et mettre l’accent sur sa position disant que si une attaque avait lieu, seul Israël devrait en être tenu pour responsable.

 

L’adjoint au Premier ministre a attisé davantage l’un des désaccords les plus aigus dans l’histoire des relations américano-israéliennes, au sujet des objections de l’Administration Obama à l’encontre d’une action militaire contre les installations nucléaires iraniennes sous quelque forme que ce soit. Ya’alon s’est aventuré en terrain miné, lorsqu’il a pointé du doigt que le Congrès américain avait fait preuve de résolution en adoptant la législation sur les sanctions avec un réel mordant. Mais [que] la Maison Blanche « hésitait ». IL a poursuivi en disant : « Une opération militaire est le dernier recours, mais Israël doit être prêt à se défendre par lui-même ».

 

La friction était déjà alimentée, depuis la semaine dernière, par le profond ressentiment qui est survenu en Israël, du fait de la sévère condamnation, par Washington, de l‘assassinat, mercredi dernier, 11 janvier, du scientifique nucléaire, le Prof. Mostafa Ahmadi-Roshan, qui se voulait être un démenti absolu de toute implication américaine.

 

Bien que Téhéran ait, depuis lors, accusé les Etats-Unis de l’attaque, la Maison Blanche l’a interprété comme un signe de défiance au sujet d’une opération militaire israélienne unilatérale contre l’Iran, à laquelle l’Administration est catégoriquement opposée.

 

 

Vendredi 13 janvier, le Pentagone a annoncé le renforcement substantiel de sa puissance de feu autour de l’Iran, positionnant près de 15 000 soldats au Koweit – deux brigades d’infanterie de l’armée et une unité d’hélicoptères – et en faisant garder la région par deux port-avions : l’USS Carl Vinson, l’USS Steinnis et leur groupes d’attaque.

 

 

 2 (Copier)

 

Les sources militaires de Debkafile révèlent qu’un troisième porte-avions accompagné de son groupe d’attaque, l’USS Abraham Lincoln, est également en route vers le Golfe Persique.

 

Ce renforcement massif indique, soit que le Président Obama met la barre très haut, dans ses désaccords à l’encontre d’une frappe israélienne et qu’il renforce les défenses des moyens militaires contre des représailles iraniennes – soit, alternativement, que les Etats-Unis tentent de coiffer Israël au poteau en attaquant eux-mêmes l’Iran.

 

L’objectif officiel de la visite du Général Dempsey, jeudi prochain, était censé concerner la coordination entre les forces armées américaines et Tsahal. Mais son principal objet constituait une nouvelle tentative de dissuader le gouvernement d’Israël et ses dirigeants militaires de se lancer dans des plans d’attaque de l’Iran sans le consentement préalable de Washington.

 

 

Le prétexte des “contraintes budgétaires” saisi pour annuler Austere Challenge 12 est difficile à créditer, puisque la majeure partie du financement a déjà été dépensé, lors du transport des 9,000 hommes de troupe américaines en Israël  ce mois-ci. Bien que l’exercice auquel ils devaient participer ait été facturé comme devant tester les systèmes de défense anti-missiles israéliens et américains, le Commandant des opérations, le Lieutenant Général Frank Gorenc, de la Troisième Force aérienne américaine avait annoncé que l’évènement était plus un « déploiement » qu’un « exercice ».

 

Son annulation met Washington et Jérusalem à couteaux tirés, dans quatre domaines déterminants :

 

1. Le Président Obama pense qu’il fait le maximum sur le terrain des sanctions contre la Banque Centrale d’Iran BCI et les restrictions pétrolières. Il a besoin de temps pour persuader plus de gouvernements de le soutenir. Israël ne perçoit que de bien maigres progrès dans les tentatives diplomatiques rampantes, à la recherche de soutiens, et est impatient de passer à l’action. Au rythme où les sanctions se mettent en place, elles ne seront pas opérationnelles avant la fin de 2012 et, à ce moment-là, l’Iran aura déjà acquis une arme nucléaire.

 

Les dirigeants israéliens soupçonnent aussi que l’Administration Obama pourrait traîner des pieds délibérément, dans l’espoir d’encourager l’Iran à entrer en négations et ainsi éviter une épreuve de force militaire. Ils remarquent que tous les précédents cycles de pourparlers ont été exploités par l’Iran pour progresser d’un bond dans leur quête de l’arme nucléaire, les mains libres de toute tracasserie internationale.

 


2. Le Président Obama insiste pour que les Etats-Unis agissent seuls, s’ils devaient attaquer l’Iran, soit sans implication militaire israélienne. Cela lui laisserait les mains libres pour décider exclusivement quand et comment lancer une opération. Il compte sur l’étroite coopération militaire et du renseignement qu’il a instauré entre les deux forces armées et agences, pour préserver Washington de toute surprise d’une action solitaire d’Israël. Mais Israël a décliné de remplir cet engagement – même face aux plus grands efforts de persuasion menés par les responsables américains.

 

3.  Les stratèges militaires américains comptent que des représailles iraniennes suite à une attaque contre ses sites nucléaires, soient restreintes et limitées à quelques atouts militaires américains dans la région, des cibles israéliennes et des installations pétrolières dans le Golfe Persique, comprenant une fermeture temporaire et partielle du Détroit d’Hormuz, à travers lequel s’achemine un cinquième du pétrole mondial.

 

Ils s’attendent à ce qu’Israël réfrène toute action de réplique en cas d’attaques iraniennes et laisse l’option des répliques entièrement entre les mains des Américains. Des responsables américains ont fait savoir qu’ils craignent qu’un trop grand nombre de morts israéliens pousse à l’extrême l’opération militaire américaine toute entière vers le déséquilibre et que cela ne génère des conséquences imprévisibles.


Les troupes américaines arrivées étaient, par conséquent, armées de l’intercepteur de systèmes anti-missiles THAAD (Terminal High Altitude Area Defense hit-to-kill weapons), pour démontrer au gouvernement israélien que les Etats-Unis restaient au maximum de leurs possibilités concernant tous les mouvements militaires tentés contre l’Iran- aussi bien offensifs que défensifs.

 

Sur ces trois points, les Etats-Unis et Israël sont en désaccord. Pas plus le Premier ministre Binyamin Netanyahou, que le ministre de la Défense Ehud Barak ou l’adjoint au premier ministre Ya’alon, qui sont responsables de toute décision concernant l’Iran, ne veulent placer toute leur confiance pour défendre Israël entre les mains américaines ni renoncer aux options militaires unilatérales contre l’Iran. Ils croient les responsables américains, lorsqu’ils affirment que l’Administration est prête à empêcher l’Iran d’acquérir l’arme nucléaire, mais ils veulent voir des preuves du pudding [selon l’expression : la preuve du pudding c’est quand on le mange] et des actions concrètes qui aillent au-delà de la rhétorique. A la lumière de renseignements crédibles que l’Iran est très proche d’atteindre son objectif nucléaire, Israël tient plus que tout à son option militaire, malgré les objections américaines.

 

http://www.debka.com/article/21652/

DEBKAfile  Analyse exclusive  15 janvier 2012, 3:31 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski

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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 23:42
POLITIQUE ET ECHECS
Garry Kasparov préparerait une « révolution de velours » contre Vladimir Poutine
selon Business Week


L’Arménien Garry Kasparov, star mondial des échecs voudrait-il mettre en échec le retour de Vladimir Poutine à la présidence de la Russie ? L’hebdomadaire Business Week écrit « L’ex-champion du monde des échecs, Garry Kasparov est actuellement très occupé par les coups de fils qu’il passe au domicile de sa mère Clara dans la rue historique de l’Arpad à Moscou ». Le journal poursuit « sa mère informe que Garry Kasparov se prépare à mener contre son ennemi juré Vladimir Poutine une révolution de velours ».« Kasparov réfléchit au prochain coup » conclut Business Week.

Krikor Amirzayan

samedi 7 janvier 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com

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1 décembre 2011 4 01 /12 /décembre /2011 11:20

L'hésitation gauchiste d'Obama

par Daniel Pipes


27 novembre 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/11/hesitation-gauchiste-obama

Version originale anglaise: Obama's Leftist Conundrum
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Barack Obama souffre d'une contradiction inhérente à la politique, surtout dans les affaires étrangères.

D'une part, comme homme de gauche il méprise les Etats-Unis et les considère comme une force du mal dans le monde. D'autre part, en tant que président, il est jugé selon la façon dont le pays réussit durant son mandat.

Logiquement, il ne peut pas résoudre la contradiction existant entre ces deux impératifs: S'il veut être réélu et célébré comme un grand leader, il doit promouvoir les intérêts américains, mais s'il veut mettre en œuvre sa politique préférée, il subvertit le pays et cause sa propre perte.

Idéologie contre intérêts; cette hésitation gauchiste contribue beaucoup à expliquer pourquoi les camarades gauchistes d'Obama méprisent le temps où il est en fonction , car il a laissé tomber, quand l'occasion se présentait, sa vision du monde pour essayer de faire que les choses marchent (la base de Guantanamo) ou il a adopté une position moyenne contradictoire qui ne plaît à aucun côté (la guerre en Irak, la diplomatie israélo-arabe).

La même analyse s'applique aussi bien à la politique intérieure (hausse des impôts ou baisse du chômage?) mais pas aussi brutalement que dans la politique étrangère.

Thèmes connexes: Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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27 novembre 2011 7 27 /11 /novembre /2011 23:35

 

pressreel (Copier)

 

 

Les ennemis d’Israël ont constamment prétendu qu’un puissant lobby pro-israélien agissait, aux Etats-Unis, à l’encontre des intérêts américains. En vérité, le lobby israélien reflète l’opinion majoritaire du peuple américain, alors que le lobby arabe, peu connu, travaille largement à son insu pour saper les intérêts, valeurs et la sécurité des Américains.

 

“Les composantes de ce lobby sont hétérogènes. Un de ses maillons est constitué par les diplomates des 21 pays arabes et ceux d’un certain nombre de nations non-arabo-musulmanes. D’autres sont des contractants de la défense américaine, d’anciens responsables du gouvernement américain employés par les Etats arabes, des corporations ayant des intérêts commerciaux au Moyen-Orient, un certain nombre d’ONG des droits de l’homme et des Nations-Unies. A ceux-là, on doit ajouter de nombreux universitaires – principalement des départements d’études sur le Moyen-Orient –des membres des médias et de l’élite culturelle, plusieurs groupes chrétiens non-évangéliques, ainsi que des Arabo-musulmans –Américains. Mais, les plus puissants des lobbyistes arabes, et de loin, sont les Saoudiens.

 

Le Dr Mitchell G. Bard est Directeur exécutif de l’Entreprise Coopérative Américano-Israélienne (AICE). Il est aussi le Directeur de la Librairie Virtuelle Juive, l’encyclopédie en ligne la plus exhaustive au monde sur l’histoire et la culture juive. Bard a publié plus de vingt livres, le plus récent d’entre eux étant Le Lobby Arabe.

 

Il remarque : “Les lobbies arabes n’ont pas de soutien ayant des racines vraiment significatives. Par conséquent, ils fonctionnent d’une manière tout-à-fait différente de l’AIPAC, la principale organisation qui défend les intérêts d’Israël. Le lobby saoudien adopte principalement une « approche verticale ». Sa principale préoccupation est d’assurer que les têtes couronnées de la famille royale restent sur leurs épaules, aussi, lorsqu’ils proposent du bout des lèvres un service pour la cause palestinienne, c’est de la survie de la Maison des Saouds dont il est essentiellement question.

 

prince bandar2 (Copier)

Lire la Suite : http://israelmagazine.co.il/le-puissant-lobby-saoudien-aux-etats-unis/

Le Dr. Manfred Gerstenfeld préside le Conseil d’Administration du Centre des Affaires Publiques de Jérusalem. Il a publié 20 ouvrages. Plusieurs d’entre eux traitent d’anti-israélisme et d’antisémitisme.

Adaptation Marc Brzustowski

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 20:26

Damage control du « Bibi Menteur » : la Maison-Blanche se rachète une virginité en dénigrant l’exercice d’équilibrisme d’Alain Juppé.

COMMUNIQUES ISRAEL FLASH

Lors d’un dérapage flagrant, comme dans « l’incident » perpétré par les services de l’Elysée, au sujet des confidences de Sarkozy à Obama, les agents de communication donnent de la voix pour minimiser les dégâts diplomatiques.

C’est ce que, dans le jargon, on appelle un exercice de « damage control » : il s’agit d’éviter que la situation empire, en reprenant la barre, en stabilisant le « navire » et en lui faisant reprendre sa direction en eaux agitées (ici : par les médias)… 



Lire la suite: http://www.israel-flash.com/#ixzz1dKfJbsFq

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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