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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 14:27
Publié par Sebaneau sur Drzz :

http://www.stephane.info/show.php?code=weblog&lg=fr
Les racines de la crise 
Stéphane, Le Meilleur des Mondesle 18 Sep 2008

Les places financières sont dans la tourmente, mais pourquoi?

Les railleries volent bas en ce moment. Une plaisanterie courue consiste à surnommer les Etats-Unis les USSA - United Socialist States of America - en référence à la façon dont la banque centrale américaine et le gouvernement volent au secours des acteurs d'un marché financier en proie à la panique. Il ne reste plus grand-chose de la prise de risque inhérente au capitalisme dès lors que l'Etat décide de se porter garant en cas de problème. Rien ne vaut un excellent dessin de Chapatte pour illustrer la situation...

Méritent-ils toute cette aide? La question mérite d'être posée, car l'influence de l'Etat n'est pas sans conséquences. Il y a bien sûr la noblesse de se porter en sauveur; sauveur d'entreprises, sauveur d'emploi... Le beau rôle dans l'opinion publique, parmi ceux qui n'y comprennent strictement rien en économie. Mais aussi sauveur d'un système proche de l'effondrement parce que vicié et mal géré: on sauve donc aussi l'inefficacité, la prise de risque excessive, l'exposition entraînée par des placements décidés par des gestionnaires incompétents et dont c'était pourtant le métier. L'argent dont dispose l'Etat ne pousse pas sur les arbres. Il vient des impôts, donc des contribuables. Quant à la Fed, si elle peut éventuellement imprimer de la monnaie, elle en déprécie la valeur et provoque de l'inflation. Tout le monde est donc perdant.

Histoire d'en rajouter une couche, le remède risque de ne pas suffire. L'exemple d'AIG est édifiant. Comme l'expliquent plusieurs analystes dans une dépêche de l'AFP, l'intervention de l'Etat n'a même pas réussi à sauver la valeur de l'entreprise. L'apport d'argent frais sous forme de prêt et les conditions afférentes ont pratiquement nationalisé la société de réassurance, l'Etat américain détenant 80% du capital au terme de l'opération. Que vaut une voix - une action - dans une démocratie participative où 80% des bulletins sont tenus par un seul acteur? Rien du tout, évidemment. Ceux qui espéraient encore des dividendes dans un avenir très lointain en seront aussi pour leurs frais, l'accord prévoyant que le gouvernement a le droit de veto sur le paiement des dividendes aux actionnaires. L'entreprise est promise à un démantèlement à moyen terme pour tenir ses engagements. Le sauvetage ressemble fort à un baiser de la mort.

La crise durera probablement quelques mois encore, voire une ou deux années. Le secteur bancaire se consolidera, les entreprises bien gérées s'emparant facilement de celles en déroute. Lorsque la fumée sera retombée, chacun se félicitera de la nouvelle reprise des affaires. Mais qui s'interrogera sur les raisons qui ont amené à cela?

"Les subprimes", répondent en choeur les spectateurs. Dont acte. Mais allons plus au fond des choses: pourquoi les subprimes?

On le sait, le maelström boursier planétaire est en grande partie dû à une mauvaise répartition des risques hypothécaires. Il faut encore comprendre comment ces fameux risques se sont créés. Un article de l'Investor's Business Daily du 15 septembre 2008 est à cet égard très instructif:

Obama a déclaré hier que la vague de banqueroutes liées aux subprimes était à mettre sur le compte du marché libre (...) mais c'était l'Administration Clinton, obsédée par le multiculturalisme, qui a décrété comment les vendeurs d'hypothèques pouvaient prêter, et qui a aidé à l'origine à créer le marché des subprimes qui infecte aujourd'hui comme une épidémie virale les bilans des institutions les plus respectables de Wall Street.
Des réglementations très strictes forçaient les organismes de crédit à s'aventurer dans des zones à risques où ils n'avaient pas d'autres choix que de conclure des hypothèques là où des règles de gestion sensées les auraient interdites. C'était ça ou s'exposer à de sévères amendes.
On passe sous silence dans cette crise nationale que le Président Clinton renforça le Community Redevelopment Act, une loi bienveillante de l'époque Carter, conçue pour encourager la propriété par les minorités. En faisant ainsi, il aida à créer le marché des prêts à risques que les Démocrates et lui décrient aujourd'hui comme non seulement cupide, mais "rapace".

Les Démocrates seraient donc bien avisés de ne pas jouer les oies blanches; d'autant plus que la supervision gouvernementale du marché américain des hypothèques a donné lieu à des détournements massifs, comme s'en emporte Rush Limbaugh:

"Fannie Mae et Freddie Mac ont décidé de graisser la pompe depuis quelques années. Ils l'ont bien graissée, encourageant toutes sortes d'hypothèques qui n'obligeaient à rien, amenant des gens à s'acheter des maisons qu'ils étaient incapables de payer et poussant les prix de l'immobilier au-delà de tout réalisme. (...) [Ces gens sont] des politiciens de Washington, principalement les gauchistes aux commandes de Freddie Mac et Fannie Mae, achetant des votes, comme toujours, utilisant l'argent public pour faire avancer leur carrière et se remplir les poches. (...) Le président [Clinton] et le Congrès, ensemble, ont insisté pour que les hypothèques soient accessibles à des gens de plus en plus pauvres, ce qui signifiait que des gens avec peu de biens et peu de revenus devaient quand même obtenir des hypothèques en étant incapables de les payer si l'économie ne s'améliorait pas... Et c'est exactement ce qui s'est passé."

Et une dernière réplique pour la route:

"Mesdames et messieurs, cela me brise le coeur de voir blâmé le capitalisme même par des gens de notre bord qui s'agitent en réclamant "plus de réglementation". C'est le langage codé pour dire que le libre marché est incapable de se réguler tout seul. La responsabilité et les réglementations ne sont pas la même chose. Les gens veulent de la responsabilité. Je ne pense pas qu'ils s'intéressent vraiment à toutes ces réglementations.
Cette affaire est sérieuse. Où est le procureur extraordinaire? Où est Eliot Ness quand on a besoin de lui? Ceci est un échec monumental du gouvernement, des réglementations gouvernementales et du Congrès, et ils font passer tout cela comme une faillite monumentale du secteur privé. Dire que nous avons besoin de plus de gouvernement et de régulation n'est pas utile. Nous avons besoin de responsabilité. Vraie réforme ou pas, je n'en sais rien, mais je suis fatigué d'entendre le mot "réforme" de la bouche de chaque politicien impliqué dans cette campagne [présidentielle] parce que le mot "réforme" est un nom de code pour plus d'intervention étatique. Ce que nous voyons droit devant nous est l'échec d'un gouvernement à gérer ces choses à force de micro-manager, de réglementer, de politiser toutes ces institutions. Comment se fait-il que nous connaissions le nom de Ken Lay [PDG d'Enron] mais aucun de ceux impliqués dans ce scandale? Je vais vous le dire. Parce que les noms de ces gens sont des noms comme Dodd, Chris Dodd, du Connecticut, Franklin Raines, membres de l'équipe chargée de l'économie dans le camp d'Obama, qu'ils ont du quitter précipitamment Fannie Mae à la suite d'accusations de fraude. Jim Johnson, actuellement conseiller économique dans la campagne d'Obama avec Frank Raines, a lui aussi travaillé à Fannie Mae.
Pendant toute la médisance sur Halliburton - donnez-vous la peine d'y penser - pendant cinq ans nous n'avons entendu que des Halliburton a corrompu ceci, Halliburton est corrompu, Halliburton vole, Halliburton-Cheney et ainsi de suite, la classe politique et ses relais, les gauchistes ont vomi sur Halliburton, mais Halliburton n'a rien fait de tout cela. Le crime d'Halliburton est d'avoir soutenu [les troupes américaines]. Pourquoi aucune morgue équivalente contre Fannie Mae et Freddie Mac? Je vais vous le dire, parce qu'ils sont ce qu'ils sont et ils ont fait ce qu'ils ont fait à cause des politiciens de gauche à Washington.(...)
Sénateur Obama, le gouvernement ne peut pas se permettre de vous avoir à sa tête. Nous ne pouvons vous accepter d'aucune manière, sorte, forme, qu'elle soit financière, culturelle, politique, structurelle; nous ne pouvons pas nous permettre d'accueillir des gens qui croient que la solution aux problèmes qu'ils ont créés est de promouvoir les gens à l'origine de ces problèmes."

Tout est dit.

(merci à l'indispensable François Guillaumat pour les sources de ce billet.)

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 19:46
http://www.weeklystandard.com/Content/Public/Articles/000/000/015/529phzeo.asp

Axis of Honor
The McCain-Palin-Lieberman connection.
by Noemie Emery
09/15/2008, Volume 014, Issue 01

As late as August 24, John McCain had reportedly not given up on the idea of putting his old friend Joe Lieberman on the Republican ticket, even though Lieberman is (a) still a Democrat, if a beleaguered one, (b) pro-choice, which would enrage and alienate some of the party's most loyal constituents, and (c) at odds with McCain and Republicans on a whole host of issues. (Lieberman has a rating of 8 from the American Conservative Union, McCain's is 80.)

McCain, inspired by Ronald Reagan to go into politics, has been established for almost 30 years as a center-right figure; Lieberman, inspired in a similar way by John Kennedy (who in some ways now seems not that far from Reagan, especially when compared with most modern-day Democrats) is firmly on the center-left. When told by advisers that his party would rebel if asked to--uh--put an actual Democrat on the Republican ticket, McCain pivoted and picked Sarah Palin, a woman beloved by the social-conservative wing of the party that has long looked on him with intense, and sometimes well-earned, suspicion.

When this center-right pro-life Republican maverick went in a matter of days or perhaps even hours from a pro-choice Democrat to an exceedingly pro-life conservative heroine, it was called a cynical move, an unprincipled move, an incomprehensible move, even an "insulting" move to try to poach Hillary voters still boiling at the dismissive treatment of their heroine by Barack Obama. In fact, it was none of these things. It was simply McCain being true
 
to his own inclinations. These are not those of most politicians. And they need to be judged on their own.

McCain's attitude toward picking his second is entwined in his problems with movement conservatives, with whom his relations have seldom been smooth. It's not that he is liberal, or has something against them: It's that they're living in two different worlds. They're talking French, and he's talking Spanish; they come for baseball, and he's playing football; they're playing poker, and he's playing craps. They live in a world of ideas, he of instinct; they prize coherence, he prizes courage; they prefer order, and staying on message, he enjoys mixing things up. Now and then, their interests converge and there is harmony; then they part ways, and there's strife.

From time to time, like marriage counselors or concerned friends of the family, various pundits have tried to mediate between the two, interpreting each to the other lest separation or divorce become final. "John McCain is not a normal conservative," wrote David Brooks in the New York Times on September 2.

"He has instincts, but few abstract convictions. .  .  . He's a traditionalist, but is not energized by the social conservative agenda. .  .  . The main axis in McCain's worldview is not left-right. It's public service versus narrow self-interest. Throughout his career, he has been drawn to those crusades that enable him to launch frontal attacks on the concentrated powers of selfishness .  .  . big money donors who exploited the loose campaign finance system .  .  . corrupt Pentagon contractors .  .  . the earmark specialists in Congress like Alaska's Don Young and Ted Stevens."

In National Review, Yuval Levin takes it still further: "Conservatism is a movement of ideas, grounded in premises and theories that tend to be fairly close to the surface, and that directly inform the day to day political judgments conservatives make," he says, explaining why, in this sense, McCain is not one of them. "Indeed, [he] seems ill-suited to articulate and champion a positive ideology as conservatives generally understand the term. He is obviously devoted to his country and deeply committed to an ideal of honor .  .  . but beyond them he does not really seem to have a vision of what politics should aim to achieve .  .  . Conservatives fear John McCain because they assume he approaches politics the way most people do, and take his substantive views to express an underlying liberalism. That is certainly mistaken. McCain is neither a liberal nor quite a conservative. .  .  . McCain is an honor politician--aggressive in opposing corruption, hypersensitive to inauthenticity or dishonesty, addicted to big causes, essentially uninterested in what most conservatives take to be the substance of politics," which tends to tax-cutting, or family-values crusades.

McCain believes in small government and he is pro-life, or rather he prefers these views to their opposite numbers, and he can be relied on to back them. But the singular passion that a Grover Norquist pours into tax cuts, or a right to life activist pours into his movement, is channeled in McCain's case into the concept of honor, and to the "big causes" that often transcend party

politics. At this time, his "big causes" are war and peace--national defense, national security, the war in Iraq, and the larger war on terror--and domestic reform, i.e., corruption and spending. These concerns led him to Palin and Lieberman, who are the twins of the two halves of his politics.

Lieberman is his twin on the war, Palin his twin on domestic affairs, which to him means clean government. This is why he could pair with either quite neatly, though they differ with him (and with each other) on any number of issues. In McCain's view, these issues are of lesser or no consequence. This may not make sense by a normal political calculus. But he is not your normal political animal.

A conviction figure, a man of honor who takes huge risks on behalf of his causes and values--in Vietnam, and in risking his political career on the surge when the Iraq war seemed most hopeless--McCain finds kindred spirits in those who do likewise.

Palin made her chops battling the powers that be in Alaska, among them her party's most powerful figures. As for Lieberman, it is likely that McCain's attachment to him has only been strengthened by the abuse Lieberman took from his own party for his refusal to go along quietly with its plans to give up in Iraq. No one, not even George W. Bush, has been attacked with more visceral hate than the left wing of his party showed to the renegade Connecticut senator, who has been assailed as a sell-out, a Quisling, a war criminal, and "Joe Lieberman (Traitor-CT)," to give only the printable epithets.

Two years ago, Lieberman drew a primary challenge, and when he lost narrowly on August 9, 2006, saw friends of 10 and 20 years' standing desert him for millionaire Ned Lamont, cut checks to his rival, and urge him, for the good of the party, to drop out of the race. Instead, Lieberman ran and won as an independent, and at the end of 2006 was one of the few senators, along with McCain, to back the surge energetically, voting with Republicans to cut off the Democrats' efforts to force an end to the conflict. This did not endear him to the rest of his caucus, which did not bother to hide its hostility. Being insulted by Chris Dodd is not in the same class as being tortured by Communist prison guards, but McCain nonetheless regards Lieberman as a fellow survivor, willing to bear pain and take risks on behalf of his principles.

As for Palin, the conventional view was that she was picked in an identity-based play for Hillary voters, but, while her sex was a bonus, this wasn't remotely the whole story. It helped that she was a woman, with appeal in the Mountain West, and to blue-collar voters, but in the end she was picked as a maverick, a fellow crusader, a defier of the Republican establishment who could reinforce McCain's main brand.

"When McCain met Sarah Palin .  .  . he was meeting the rarest of creatures, an American politician who sees the world as he does," as Brooks put it. "She lit up every pattern in McCain's brain, because she seems so much like himself." It was not such an odd thing that Palin and Lieberman should have been McCain's favorites in the end. They are the Three Musketeers, an Axis of Rebels, with different ideas but a shared concept of integrity and honor, who see public life as a great western movie.

Can honor sell? Not that many Americans are obsessed with ideological purity. Honor appeals across lines of race, class, and gender. Politicians come and go, and few are remembered. But everybody remembers High Noon.

Noemie Emery is a contributing editor to THE WEEKLY STANDARD.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 19:38

http://pajamasmedia.com/blog/the-rehabilitation-of-bashar-assad/

The Rehabilitation of Bashar Assad

A real transformation or deceptive new packaging?

Syrian President Bashar Assad is getting showered with honors these days.  The question is what he’s done to deserve them.

True, Assad has been meeting with French President Nicolas Sarkozy, Turkish Prime Minister Recep Tayyip Erdogan, and Qatari Emir Hamad ibn Khalifa. The talks are variously billed as promoting Israeli-Syrian peace, smoothing Assad’s path out of his Iranian alliance into the Western camp, and helping Assad mediate the Western-Iranian standoff over Iran’s nuclear program.

Sarkozy, who just arrived in Damascus to continue the talks, is the first Western head of state to visit Syria since the 2005 assassination in Beirut of former Lebanese prime minister Rafik Hariri. Assad was widely blamed for the killing — a car bombing that took the lives of 22 others along with Hariri — and his regime is to be investigated by an international tribunal in The Hague. The regime is also thought responsible for a subsequent series of murders of Lebanese nationalists.

Yet, before any results are in, and despite the possibility that Assad will eventually be found guilty, Sarkozy is already treating him as a force for peace and has reportedly made progress in persuading an initially-skeptical Washington to join the talks with him.

Sarkozy’s trail, in turn, was blazed by Israeli Prime Minister Ehud Olmert, who announced last April that Israel and Syria had been holding indirect peace talks mediated by Turkey. Although a fifth round of those talks was supposed to be held this coming Sunday, more recent reports say those talks-with Assad cognizant that Olmert’s days as prime minister are numbered-have been postponed.

Since April, in any case, Assad has played a deft double game of continuing in his old ways while making gestures that keep Olmert and Sarkozy earnestly averring that he’s changed. Syria is continuing to host Hamas and other Palestinian terrorist organizations, funnel Iranian weapons to Hezbollah in Lebanon, and pursue its own intensive military buildup that includes chemical and biological warfare programs. Only a year ago Israeli planes destroyed an almost-operational, North Korean-supplied Syrian nuclear reactor.

That didn’t, of course, stop Assad, while visiting Iran last August, from declaring his strong backing for that country’s nuclear program, regarded in Israel as an existential threat. And when Russia invaded Georgia a few days later, Assad was one of very few world leaders to come out in favor, stating that “On this issue we fully support Russia.” Just two weeks after the invasion Assad made an arms-buying visit to Moscow, reportedly seeking Iksandar missiles and the SS-300 air defense system, both of which Israel sees as liable to gravely affect its military balance with Syria.

So what, aside from talking-in Israel’s case, not even directly-has Assad done to turn Olmert and Sarkozy into his advocates? Not much. He’s said some honeyed words in public — not even so honeyed, telling France-3 television this week that the talks with Israel have brought “the possibility of peace. … Today, we can only say that we have opened the door to peace.”

Assad has also announced his intention to open a Syrian embassy in Beirut after decades in which Syria regarded Lebanon as an artificial, colonial creation and its own province. But this gesture comes at a time when Lebanon is more firmly than ever in the anti-Western, Iranian-Syrian-Hezbollah camp.

That’s where Qatari Emir Hamad ibn Khalifa comes in. It was he who, in Qatar’s capital Doha, hosted the conference last May that granted that camp its long-sought veto power in the Lebanese cabinet and, in effect, ratified the anti-Hezbollah side’s military defeat by Hezbollah in skirmishes earlier that month. So the Emir’s presence at Thursday’s talks in Damascus is hardly a harbinger of moderation.

In other words, Assad’s opening of the Beirut embassy is an empty gesture that comes just when Lebanon has lost its status as an independent state and its national unity cabinet has declared its solidarity with Hezbollah in fighting Israel. Such a gesture costs Assad nothing but gains him the accolades of gullible Westerners.

Assad’s fear of the Hariri tribunal is intense and offers a ready explanation for his transparent pretenses of conciliatory behavior. He has a record of reverting to talk of peace with Israel when he finds himself in trouble-having done so in 2004, after the UN passed Security Council Resolution 1559 demanding a Syrian withdrawal from Lebanon, and in 2005, after the U.S., France, and other countries severed ties with him in the wake of the Hariri assassination.

Considering that Sarkozy’s predecessor Jacques Chirac was viewed as an opportunistic appeaser whereas Sarkozy was billed as a pro-American, hawkish conservative, it’s ironic that Chirac was the French president who cut off Assad after the Hariri killing while Sarkozy has been going all-out to rehabilitate him. The lesson is that the belief in “soft power,” and denial of the intense hostility to the West in parts of the world, runs very deep in Western Europe and no leader there should realistically be seen as much different.

As for Olmert, his persistent talk of bribing Assad out of the Iranian-led axis with the strategic Golan Heights is sad testament to how deeply the appeasement mentality has taken hold in Israel, too, and how much Israel-to its ongoing peril-has become more typically Western and less its old defiant self in this regard. But with most of the Israeli parliament and public currently opposing a Golan giveaway and Olmert on his way out, it can be hoped that the ensuing political changes will yield a more clear-sighted government and this episode will pass.

Meanwhile Nicolas Sarkozy and Ehud Olmert are doing a disservice both to truth and geopolitical rationality by packaging unrepentant malevolent dictator Bashar Assad as a smiling friend.

P. David Hornik is a freelance writer and translator living in Tel Aviv. He blogs at http://pdavidhornik.typepad.com/

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:25

For Obama, A Long Way Ahead

05/09/2008

http://www.asharqalawsat.com/english/news.asp?section=2&id=13957


(was born in Iran and educated in Tehran, London and Paris. Between 1980 and 1984 he was Middle East editor for the London Sunday Times. Taheri has been a contributor to the International Herald Tribune since 1980. He has also written for The Wall Street Journal, The New York Times, and The Washington Post. Taheri has published nine books some of which have been translated into 20 languages, and In 1988 Publishers'' Weekly in New York chose his study of Islamist terrorism, "Holy Terror", as one of The Best Books of The Year. He has been a columnist Asharq Alawsat since 1987)

 

The way much of the media sees it, Barack Obama has already won the presidency of the United States. "He is sailing to victory," claims one American columnist. "I don’t see what could stop him," adds a British pundit.

For my part, however, Obama's chances of winning in November appear uncertain. Democrats might have done better with either Hillary Clinton or John Edwards, ignoring the latter's sexual scandal exposed after the primaries.

The reason is not that Obama is black. (In fact, he is bi-racial, that is to say black and white.)Even a generation ago a quarter of Americans were prepared to vote for Jesse Jackson, an all-black priest-cum-politician seeking the Democrat Party's presidential nomination.

The reason Obama might not win is that he has failed to connect wit the base of the Democrat Party, that is to say blue-collar workers in industrial urban areas. To them, he appears as the candidate of wealth and privilege, a kind of caviar-and-champagne leftist who drives his children to expensive private schools in big limousines while sending the children of the poor to derelict public schools in ramshackle buses.

In his youth, Obama made friends with a gallery of colorful characters on the left, some of whom went to jail for terrorism. He read Franz Fanon, the mad man of Martinique, and parroted Edward Said's idiocies. Later, however, Obama moved in the company of rich wheeler-dealers, some of whom were sent to jail for corruption, and, along the way, converted to Christianity by a "Black Liberation" priest. Launching his presidential quest, Obama ended up in the company of the billionaire speculator George Soros and rich pop-stars such as Madonna.

During the primaries, Obama revealed his disdain for the "average" American who seeks refuge in his "guns and religion."

The conventional wisdom is that Obama will win because President George W Bush's low approval ratings. However, while Bush's approval ratings seem to be stuck at 30 per cent, the Congress, dominated by Obama's party is even less popular with just 13 per cent.

The last Democrat to win with slightly more than half the votes was Jimmy Carter in 1976.

In 1992, Bill Clinton won with 43 per cent of the votes and in 1996 with 49 per cent.

In both cases, he won because there was a strong third party candidate (Ross Perrot) who took 20 per cent (in 1992) and six per cent (in 1996) of the votes, almost all of it from Republicans. Without Perrot, there would have been no Clinton presidency.

In 2000, the Democrats won half a million votes more than the Republicans, but failed to gain a majority in the Electoral College. Four years later, however, Bush managed to collect almost four million votes more than his Democrat challenger Senator John Kerry.

Obama is sure to secure the support of a majority of blacks, some 12 per cent of the electorate, who have backed the Democrats since the 1950s. Most Jews, some two per cent of the electorate and Democrat Party supporters for almost 100 years, are also sure to vote for Obama. Arab and Muslim Americans, some two per cent of the electorate, are expected also to vote for Obama because of his Islamic background and opposition to the war in Iraq.

The Democrat may win more than half of the total Hispanic vote which accounts for some 12 per cent. Obama should also secure the support of at least another eight per cent of the electorate who would always vote for a Democrat. This consists of teachers, trade unionists, and scores of small leftist and left-of-center groups. In other words, a Democrat nominee starts with the support of some 30 per cent of the electorate. The tough task is to secure the remaining 20 per cent plus one.

During the primaries, Obama collected the votes of some nine per cent of the electorate. His main rival, Mrs. Clinton won another nine per cent. Thus, the Democrats went to their convention in Denver with the already expressed backing of some 18 per cent of the electorate.

Obama won the nomination not because he had many more votes than Clinton but because of a new system of proportional representation that favored the loser.

Obama won none of the big states the Democrats must win to seize the White House. With the help of the party machine, he managed to deprive Clinton of delegates she had won in Florida and Michigan, two of the five most populous states of the union. Obama won most of his delegates in states where Democrats have not won in a presidential election since the 1960s.

It is not clear how many of Hillary Clinton's supporters may vote for Obama in November. Many remain sore at the fact that their candidate won most of the states where Democrats are a majority while Obama won mostly in states where Democrats have little chance of winning.

One thing is certain: this is going to be an exciting election with features that could be labeled historic. John McCain, the Republican nominee, is the oldest man to be nominated for a first term presidency. His Democrat opponent is the first African-American to be one round away from the White House. Sarah Palin, the woman chosen by McCain as his vice-presidential running mate, is only the second woman to rise to such a place on a major party ticket. It is also the first time in more than 100 years that both candidates for the presidency are senators. Add to them Joseph Biden, Obama's vice-presidential running mate, and you have three senators in the ring, something that, to my knowledge, never happened before.

Exciting, to be sure. But who will win? We shall know in exactly 60 days' time.

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7 septembre 2008 7 07 /09 /septembre /2008 18:19
Lourd héritage soviétique, par Thierry Wolton
LE MONDE | 03.09.08


La plupart des analyses et commentaires consacrés à la crise russo-géorgienne passent sous silence l'héritage communiste qu'elle révèle. La chute de l'URSS date d'un peu moins de deux décennies, mais nous semblons avoir tout oublié. Or, il est difficile de comprendre ce qui se passe dans le Caucase sans intégrer cet héritage.

Nombre de bons esprits justifient la politique actuelle de la Russie en invoquant la continuité avec l'Union soviétique tout en négligeant la dimension communiste de ce que fut cette entité. On nous assène comme une évidence que Moscou veut simplement retrouver les frontières de l'URSS comme si celles-ci lui appartenaient de droit. Drôle de conception de l'histoire.

L'URSS s'est construite dans le feu et le sang, par l'écrasement des peuples du Caucase et d'autres encore, à l'ouest, au nord de ses frontières. Elle s'est consolidée par la mise en coupe réglée des peuples qui occupaient ces régions, à qui fut imposé le système communiste. Des centaines de milliers d'hommes, de femmes et d'enfants ont été assassinés ou déportés massivement, payant de leur vie cet impérialisme. Invoquer les frontières de l'URSS pour excuser aujourd'hui la politique de la Russie est une forme de négationnisme lorsqu'on oublie le drame de cette histoire.

Pourquoi escamoter ce passé quand les dirigeants russes en sont imprégnés ? C'est le précédent soviétique qu'ils ont en tête quand ils revendiquent de nouveaux droits impériaux. Vladimir Poutine, dont nul ne peut douter qu'il dirige à Moscou, est un nostalgique de l'URSS. Ne proclama-t-il pas, dès son entrée en fonctions, à la fin des années 1990, que la chute du système soviétique avait été la pire catastrophe jamais arrivée à la Russie ? Ce n'est pas l'Union soviétique en stagnation de l'époque de Brejnev que regrette Poutine mais celle triomphante et criminogène de Staline.

Les historiens russes ont pour devoir, sur ordre du Kremlin, de réhabiliter le dictateur, d'en faire un héros de la nation. Ajoutons qu'aucun dirigeant actuel n'a cru bon, jusqu'à présent, d'exprimer la moindre repentance pour ce passé. Au contraire, Poutine et les hommes en uniforme qui l'entourent se réclament avec fierté de la tradition tchékiste, du nom de cette police politique connue sous diverses appellations (GPU, NKVD, KGB...) qui fut le bras armé du Parti communiste, l'exécuteur de ses basses oeuvres.

Osons une comparaison hardie mais pertinente. Si au milieu des années 1960, soit deux décennies environ après la défaite du nazisme, l'Allemagne avait été dirigée par des nostalgiques de Hitler, plus grave encore par les héritiers spirituels des SS et de la Gestapo (ce que fut à la fois l'ancien KGB dont sont issus Poutine et son entourage). Imaginons encore que cette Allemagne décide, par exemple, de récupérer les Sudètes. Parlerions-nous avec autant de désinvolture de "frontières naturelles" ?

C'est parce que les Géorgiens n'ont pas oublié ce que fut l'occupation soviétique qu'ils ne veulent surtout pas d'un retour en arrière. De même pour les Moldaves, la Crimée, l'Ukraine (les prochains sur la liste de cette recomposition de l'URSS d'antan ?), sans parler des pays de l'Europe centrale et orientale ni des Baltes, nos compatriotes européens. Tous ces peuples ne sont pas frappés par notre amnésie et craignent la politique impériale de Moscou.

On peut certes évoquer les racines slaves présentes dans certains de ces pays pour légitimer la politique du Kremlin, mais pourquoi alors ne pas laisser aux peuples concernés le choix de décider s'ils souhaitent ou non s'abriter dans le giron moscovite ? Le régime poutinien, qui hait la démocratie, de crainte d'avoir un jour à rendre des comptes à des électeurs libres, n'est guère dans cette logique. La militarocratie au pouvoir au Kremlin conçoit le monde en termes de rapports de forces. Ces tchékistes, orphelins de Staline, ne connaissent pas d'autre culture politique.

Une Russie démocratique ne se serait pas lancée dans cette aventure militaire. Quant au discours qui consiste à interpréter la politique du Kremlin comme une réaction à l'encerclement occidental, à inverser la culpabilité en accusant Washington d'avoir poussé Moscou à réagir, il fait également fi de la nature particulière de ce régime. La diplomatie de nuisance pratiquée par Poutine sur la scène internationale depuis quelques années (chantage au gaz, blocage sur le nucléaire iranien, front commun avec la Chine, armement de la Syrie...) a de quoi susciter la méfiance occidentale. Cette diplomatie s'inscrit dans la logique de la politique menée par le Kremlin à l'intérieur du pays. Un régime qui opprime son peuple représente toujours un danger pour ses voisins. Après avoir muselé les Russes, la militarocratie poutinienne passe à l'offensive à l'extérieur. Et à l'instar de tout régime fort, celui-ci sait jouer du nationalisme pour faire croire à sa légitimité (les JO de Pékin ont fourni sur ce point une démonstration exemplaire).

Entériner le coup de force du Kremlin au nom du fatalisme géopolitique (la prétendue "zone d'influence" de Moscou) est le pire des services à rendre au peuple russe, à la Russie elle-même et à ses voisins. Un Poutine libre de faire ce qu'il veut en Géorgie se sentira encouragé à opprimer davantage encore son peuple et à lorgner sur d'autres prétendus dominions proches. Une blague de l'époque soviétique disait que l'URSS avait des frontières avec qui elle voulait. Ce n'est pas (encore) le cas avec la Russie actuelle mais l'homme fort du Kremlin en rêve sans doute.

Dans cette crise il ne faut pas se tromper d'analyse. La question caucasienne ne consacre pas un retour sur la scène internationale de la puissance russe mais sanctionne plutôt l'extrême difficulté qu'éprouve ce pays à sortir du communisme faute d'avoir su et voulu, jusqu'à présent, regarder son terrible passé en face. Au-delà des logiques d'Etat, il y a dans la situation présente une dimension morale essentielle qui devrait conforter nos démocraties dans leur bon droit par rapport à un adversaire (n'ayons pas peur du mot) qui aimerait bien imposer son ordre en Europe après avoir réussi à le faire chez lui, en s'inspirant d'une histoire condamnée par le sens commun.


Thierry Wolton est historien, spécialiste des systèmes communistes.
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 19:05
Israeli-Georgians protest 'Putin the murderer'


Hundreds rally in Israeli port town to stage protest against Russian human rights violations in their former homeland, call for EU sanctions on Moscow

Shmulik Hadad

 
09.01.08, 19:14 / Israel News

Photo: Amir Cohen
In support of Georgia Photo: Amir Cohen
 
Photo: Amir Cohen
Georgian and Israeli flags Photo: Amir Cohen

Some 200 Israelis of Georgian descent rallied in the port town of Ashdod on Monday afternoon in a show of solidarity with Tbilisi as the power struggle in South Ossetia continues.

 

"We came here to deliver a message to the people of Israel and to the world – that Russian bullying and dictatorship will not be tolerated" protest organizer Irkili Yakovshvilli told Ynet. The demonstration was held in conjunction with numerous others in various locations around the world, including the Georgian capital. Meanwhile in Brussels, the European Union convened a special session to debate the ongoing crisis.

 

The protesters called on the EU to impose political and financial sanctions on Moscow, and demand Russia's immediate and complete withdrawal from Georgian territory.  


 Human chain in Ashdod (Photo: Amir Cohen)

 

Demonstrators formed a human chain, and waved signs bearing slogans denouncing Russian Prime Minister Vladimir Putin as "a terrorist and a murderer."

 

Israel's considerable Georgian community has closely followed every development in the region since war erupted there last month. Some have sent money and some have donated clothes. Yakovshvilli said that after hearing about the human chain initiative he was determined to hold a corresponding event in Israel.

 

'I'm a Georgian first'
"I see myself as a Georgian citizen first, Israeli second, and that is why there is such a turnout today despite the hot weather" said Yakovshvilli. "I think that what is happening in Georgia touches everyone in Israel and the world, our goal is to ask the government of Israel to intervene. We can't just sit back and watch our brothers get hurt".

Yakovshvilli said the community would decide whether to hold additional protests "depending on the decision that will be made in Brussels."

 

When it comes to relations with Russia, he doesn't mind if they get strained: "they sold missiles to Iran and Syria and Hamas supported them this entire time. If we don't stop them now they will harm us in the future".

 

More than a million people protested throughout Georgia on Monday, condemning Russia's military operation and its decision to recognize the independence of the separatist regions - South Ossetia and Abkhazia.
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 08:51
docs.google.com/Doc?id=dc2m8p62_310c3h6bzdv www.jamestown.org/edm/article.php?article_id=2373334

Signalé par Sebaneau :

Ce que l'Union Européenne peut faire pour la Géorgie après l'invasion russe

Par Vladimir Socor,

Eurasia Daily Monitor, 30 août 2008

Le sommet de l'Union Européenne réuni en urgence le 1° septembre doit contempler les décombres de ses politiques dans son voisinage oriental et vis-à-vis de la Russie. A la suite de l'invasion de la Géorgie par la Russie et du changement de ses frontières par la force, l'Union Européenne peut s'attendre à des pressions accrues de la Russie (après un délai de convenance) sur l'Ukraine, la Moldavie, les états Baltes et l'Azerbaïdjan.

Tandis que la forme et l'éventail des pressions --économiques, politiques, militaires—variera d'un pays à l'autre, la Russie a mis en branle un processus général de subversion de l'ordre international postérieur à 1991. La Géorgie a été sa première cible. Quoique provoqué par l'agression contre la Géorgie, le sommet de l'Union Européenne manquerait à son devoir s'il n'offrait pas des assurances de soutien politique et de perspectives d'intégration à l'Ukraine et à la Moldavie, de même qu'une forte affirmation de l'intérêt de l'Europe pour le couloir de transit énergétique par l'Azerbaïdjan et la Géorgie. Étant donné que la Russie avait commencé par distribuer en masse des passeports russes en Abkhazie puis en Ossétie du sud, puis était intervenue pour "protéger les citoyens de la Russie", l'Union Européenne doit certainement délégitimer cette espèce de "passportizatsia" L'Union Européenne avait vu ce qui se passait en Géorgie mais n'avait rien dit. Si elle ne le délégitimise pas, cela pourrait encore lui revenir en pleine figure en Ukraine, en Moldavie, ou dans les États baltes.

Le sommet de Bruxelles est confronté à un ordre du jour qui est double :

Tout d'abord, sauver l'État de Géorgie du dépeçage territorial, de la destruction économique et de l'occupation militaire de la Russie ; et, deuxièmement, fixer un coût prohibitif à l'emploi de la force par Moscou dans l'est de l'Europe, où la réimposition de la domination russe accroîtrait le pouvoir de la Russie par rapport à celui de l'Union Européenne et de l'OTAN. L'Union Européenne semble en gros disposée à accorder un soutien politique et économique à la Géorgie, mais elle semble divisée sur la nécessité de reconnaître le défi révisionniste que lui lance la puissance russe, plus encore sur la manière de traiter cette provocation.

A son sommet de Bruxelles, l'Union Européenne peut offrir à la Géorgie les formes de soutien suivantes :

- Placer au sommet de l'ordre du jour politique la question de la suppression des zones militaires tampon de la Russie ("zones de sécurité") à l'intérieur de la Géorgie. Découpées unilatéralement par la Russie, ces zones occupées n'ont aucun rapport avec l'"armistice" conclu avec la médiation de la France ; bien au contraire, elles le détruisent. Ces zones s'étendent bien au-delà des territoires d'Abkhazie et d'Ossétie du sud, compromettent les artères de transport vitales de la Géorgie, menacent la viabilité du corridor de transit pour le pétrole et le gaz, et réduisent la Géorgie à un état-croupion problématique et précaire.

- Revenir à un soutien diplomatique total de l'intégrité territoriale de la Géorgie dans ses frontières internationalement reconnues. Le Ministre allemand des affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier et le Président français Nicolas Sarkozy avaient trop visiblement laissé tomber ce principe dans le plan de résolution du conflit en juin et le pseudo-"armistice" d'août. Cette reculade – par des tierces parties, au détriment de la Géorgie -- a indiscutablement encouragé la Russie à "reconnaître" l'Abkhazie et l'Ossétie du sud, et à s'emparer de morceaux supplémentaires du territoire géorgien avec les prétendues "zones-tampon". Pour délégitimer les "reconnaissances" par la Russie, l'Union Européenne est bien placée pour annoncer qu'elle refusera toute aide aux pays qui reconnaîtraient l'Abkhazie et l'Ossétie du sud.

- Reconnaître officiellement le nettoyage ethnique massif commis en Abkhazie dans les années 1990 et en Ossétie du sud (plus la "zone tampon") en août 2008, disqualifiant la prétention de l'agresseur à mettre en oeuvre une prétendue "autodétermination". Certains dirigeants de l'Union Européenne, y compris la chancelière allemande Angela Merkel et le Ministre des affaires étrangères français Bernard Kouchner, en ont dûment pris note à la veille du sommet (Deutsche Welle, Agence France Presse, 26-28 août). En revanche l'Union Européenne en tant que telle doit aussi enregistrer ces deux cas de nettoyage ethnique, les condamner, et en tirer les conséquences politiques appropriées.

- Appeler à une enquête internationale impartiale par une commission indépendante sur les événements qui ont mené à la guerre entre la Russie et la Géorgie, et sur ses conséquences sur le terrain. Le ministère géorgien des Affaires étrangères a déjà appelé à une telle enquête, offrant un accès total aux preuves et aux enquêteurs sur le terrain (communiqué de presse, 29 août).

- Constituer et envoyer en Géorgie un contingent de soldats de l'Union Européenne pour maintenir la paix. Un tel contingent pourrait être fait d'unités multinationales de type gendarmes ou policiers civils, de même que d'observateurs militaires non armés, recrutés parmi les pays membres de l'Union Européenne. Celui-ci doit être désigné pour remplacer les troupes russes stationnées dans les prétendues zones tampon, comme la Chancelière Merkel, avec d'autres, l'a proposé (Deutsche Welle, 26 août). L'Union Européenne pourrait conférer un mandat propre à un tel contingent dans le cadre de sa Politique de sécurité et de défense (PESD). A défaut, une coalition de volontaires au sein des pays de l'Union Européenne pourrait contribuer en personnel. Dans un cas comme dans l'autre, la Géorgie peut exercer son Droit souverain d'inviter un tel contingent sur son territoire. Demander un mandat à l'ONU ou à l'OSCE, comme le suggère la France (AFP, 26 août), serait la mauvaise manière de procéder pour l'Union Européenne. Dans ce cas-là, la Russie utiliserait son pouvoir de veto dans l'une ou l'autre de ces organisations pour retarder indéfiniment l'arrivée de ce contingent ou pour réduire sa taille et sa mission à un rôle sans conséquence -- comme c'est déjà le cas des missions de l'ONU et de l'OSCE en Abkhazie et en Ossétie du sud, à cause de ce pouvoir de veto de la Russie.

- Autoriser le financement par l'Union Européenne d'un paquet d'assistance et de reconstruction, à mettre au point par le gouvernement géorgien en consultation avec la Banque mondiale et d'autres éventuelles institutions. La valeur de ce paquet doit être proportionnée au dommage infligé à l'infrastructure géorgienne par l'armée russe au cours de son invasion et de son "armistice". Une aide qui ne serait pas à la hauteur signalerait --certes, pas pour la première fois— que l'Union Européenne n'est pas sérieuse dans son intention d'utiliser dans l'intérêt de l'Europe le potentiel de transit unique de la Géorgie. L'Union Européenne pourrait nommer un Représentant spécial pour la reconstruction en Géorgie. La République tchèque a offert d'héberger une conférence des contributeurs pour la Géorgie. L'assistance de l'Union Européenne pour la reconstruction, cependant, n'est pas un substitut à une stratégie politique pour l'Union Européenne politique qui fait défaut en Géorgie et plus généralement dans le sud du Caucase.

- Élaborer d'urgence un accord de facilitation pour les visas et un accord de libre échange entre l'Union Européenne et la Géorgie. L'un et l'autre étaient en préparation bien avant l'invasion russe et n'en sont devenus que plus urgents aujourd'hui. Au-delà de leur valeur intrinsèque pour la Géorgie et pour ses citoyens, la conclusion rapide de tels accords démontrerait au moins une dose d'engagement à long terme de l'Union Européenne vis-à-vis de la Géorgie. Face à une Russie hostile, la politique extérieure commune de l'Union Européenne, sa politique de sécurité, sa politique de l'énergie, et sa politique vis-à-vis de ses voisins sont en train de perdre leur crédibilité aux yeux des pays pro-occidentaux à l'est de l'Europe, voire aux yeux de ses membres eux-mêmes. C'est aujourd'hui que l'Union Européenne a une occasion sans précédent d'acquérir de la crédibilité vis-à-vis de tous par une politique active dans la Géorgie envahie par les Russes.
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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 08:45
http://www.juif.org/go-news-64471.php

Sarah Palin: bon ou mauvais pour les Juifs?
par Shraga Blum
dimanche 31 août 2008 - 16:54

Alors que les analystes politiques américains se demandent si le choix surprenant de Sarah Palin par John McCain constitue un coup génial ou au contraire une erreur tactique fatale pour le candidat républicain, cette annonce à par contre très vite divisé les militants juifs de chaque Parti, qui se sont empressé de publier des communiqués contradictoires.

Certains s'empressent de louer la décision du sénateur de l'Arizona, d'autres émettent au contraire de vives critiques.

Au Parti Démocrate, on est tout de suite montés au créneau, notamment par la voix de Robert Wechsler, l'un des Juifs les plus influents du Congrès US: Sarah Palin serait "un choix désastreux et une gifle pour les Juifs des Etats-Unis" car elle aidé à différentes campagnes du candidat indépendant - certes marginal - mais ô combien hostile à Israël et même aux Juifs: Pat Buchanan, catholique traditionnaliste, fondateur du Reform Party. Buchanan est bien vu dans les milieux les plus isolationnistes et extrêmes des Etats-Unis, néonazis compris. Et il n'a jamais loupé une occasion de faire des déclarations sans équivoque, et rares dans le jargon politique américain: "Si cela dépendait de moi, l'aide américaine à Israël cesserait du jour au lendemain"; "La Colline du Capitole est devenu un territoire occupé israélien"; "Le Congrès est empli de prostituées qui ne savent pas résister à l'influence de l'AIPAC" ou encore "le procès du nazi Ivan Demanjuk est une véritable chasse aux sorcières".

Pour se défendre, Pat Buchanan avait argué "qu'il était en faveur d'un Etat d'Israël fort et indépendant mais que les intérêts des Etats-Unis et d'Israël étaient divergents". Ce qui n'avait convaincu personne, et effectivement, rien que son nom est devenu un chiffon rouge pour les Juifs américains, de quelque bord fussent-ils.

Du côté Républicain, on tente de minimiser cet appui quelque peu gênant en rappelant "que Sarah Palin a toujours précisé que son aide à Buchanan était purement logistique mais qu'elle n'adhérait pas à toutes ses idées". Et surtout, on insiste sur l'amitié manifestée par la gouverneur de l'Alaska envers Israël. Un richissime homme d'affaires juif d'Alaska s'est empressé d'être interviewé pour témoigner des "excellentes relations entre Sarah Palin et la communauté juive de cet Etat"…"qui ne compte que 6.000 personnes", se gaussent les dirigeants juifs démocrates! Mat Brooks, président de la Coalition Juive pour les Républicains, indique que "le choix de Palin est très important pour la politique étrangère américaine. Ses prises de position fermes et constantes en faveur d'une indépendance énergétique américaine vis-à-vis des pays arabes producteurs de pétrole ne peuvent qu'augurer de bonnes choses pour les relations israélo-américaines".

En fait, Sarah Palin, inconnue pour la plupart des américains, n'a pas été un choix effectué selon les "critères du vote juif juif". Même si l'amitié de John McCain pour Israël n'est plus à démontrer, et si l'électorat républicain est traditionnellement plus favorable à Israël, il semble que dans l'état-major de campagne de John McCain, on ait fait le calcul "simple" suivant: ramener quelques centaines de milliers de voix juives du camp démocrate est aujourd'hui électoralement moins "payant" que de provoquer un mouvement de masse féminin en faveur de Sarah Palin, ou de remobiliser tout l'électorat conservateur et évangéliste, qui représente des millions de voix, et qui n'a jamais eu McCain en odeur de sainteté du fait de ses prises de positions non-conformistes.

Les Juifs républicains et démocrates tomberont tout de même d'accord sur une chose: Sarah, quel beau prénom juif….!

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 09:47
La politique du vide : anticipant sans doute sur une possible élection de son "copain" Obama, Sarkozy, en qualité de leader actuel de l'Europe sponsorisé par le Quai d'Orsay's corporation, choisit de ne pas tenir compte de l'évolution dramatique des rapports de force internationaux depuis l'alignement de la Syrie sur la Russie et la suspension des discussions indirectes entre Israël et la Syrie via la Turquie. Il pousse un peu plus loin sa bille de la reconnaissance implicite de la mainmise de la Grande Syrie sur le Liban. L'Europe veut faire comme si le glissement du terrain des conflits actuels et futurs vers le Moyen-Orient et l'Asie ou Cold War revival ne la concernait pas. retour une main devant, une main derrière? Assad s'arrime à l'ex-URSS comme une alternative à sa dépendance grandissante à l'égard de l'Iran. Il convoite avec envie le savoir-faire russe en matière de chantage et de situation de fait accompli international en se disant qu'il pourrait bien en faire autant en reprenant pied au Liban, terrain abandonné de façon humiliante en 2005, suite aux pressions internationales initiées par les Etats-Unis et la France. Sarkozy, s'appuyant sur les déboires d'Olmert, pire que Chirac? Impossible n'est pas français... La diplomatie française au Liban et en Syrie s'enfonce depuis Doha. On n'a que les illusions qu'on est en mesure de se payer...
US refuses to follow France's lead and talk with Syria



France's President Nicolas Sarkozy (L) welcomes Syria's President Bashar al-Assad at the Grand Palais in Paris in July 2008. The United States refuses to follow France's lead and will not talk to Syria until it decides to take a "positive role" in international affairs, State Department spokesman Robert Wood said Thursday.(AFP/File/Dominique Faget)
AFP/File Photo: France's President Nicolas Sarkozy (L) welcomes Syria's President Bashar al-Assad at the Grand Palais in...


Thu Aug 28, 4:41 PM ET

WASHINGTON (AFP) - The United States refuses to follow France's lead and will not talk to Syria until it decides to take a "positive role" in international affairs, State Department spokesman Robert Wood said Thursday.

Wood declined to comment on French President Nicolas Sarkozy's announcement Wednesday that he would visit Damascus on September 3-4, after welcoming Syrian President Bashar al-Assad to Paris last month.

The spokesman, however, restated US policy that precludes any dialogue with Syria unless it decides "to play a positive role, stay out of the internal affairs of Lebanon, stop supporting terrorists and be a productive player on the world scene."

"Today, it has not been" the case, Wood added.

"Until Syria plays a positive role in the region, it is going to continue to isolate itself," he said.

Washington continues to blacklist Damascus as a state sponsor of terrorism.

On announcing his trip to Damascus, Sarkozy rejected the idea of isolating Syria, preferring to take "another route, more risky it is true, but more promising: open dialogue leading to tangible progress."

Making a diplomatic comeback after years of ostracism, Assad was among more than 40 leaders who on July 13 in Paris inaugurated the new Mediterranean union, Sarkozy's flagship project to bolster cooperation between Europe, the Middle East and north Africa.

Sarkozy's predecessor Jacques Chirac severed ties with Syria in response to the 2005 assassination of Lebanon's ex-premier Rafiq Hariri, after accusing Damascus of involvement in the murder. Syria has denied the allegations.


HERB KEINON HERB KEINON
Israel: Assad not serious about peace

Syria's rush to take advantage of the conflict in Georgia and the Russia-US rift to cozy up to Moscow seems to indicate that it is not interested in serious negotiations with Israel even with US participation, diplomatic officials in Jerusalem said on Thursday.

The officials' comments came amid speculation that Israel and Syria would not renew indirect talks in Turkey next week, as scheduled, until after French President Nicolas Sarkozy's visit to Damascus next Wednesday and Thursday.

The Israeli-Syrian track is expected to be one focus, but not the primary one, of the talks between Sarkozy and Syrian President Bashar Assad.

The main agenda item is expected to be the situation in Lebanon.

David Ignatius of The Washington Post wrote Wednesday that advisers to Assad, as well as top French officials, said Syria would be ready for direct peace talks with Israel if the US and France would serve as co-sponsors.

According to the report, Damascus would like to see a clear signal from the Bush administration that it supports the peace process.

But Israeli diplomatic officials said that if indeed the Syrians were interested in intense US involvement, they had a strange way of showing it.

"It is not at all clear what the Syrians want," one diplomatic official said. "They say that above all, they want American involvement in the talks with Israel, but then they side clearly with the Russians during a time of great tension with the US and NATO."

Assad, during a visit last week to Moscow, bid for state-of-the-art Russian weaponry, and reportedly discussed placing advanced Russian missile batteries in Syria as a counterbalance to an agreement to place US missiles in Poland.

While some have said the talk of a weapons deal was merely a ploy to pressure the US to get more involved in the talks with Israel, and others said Syria might be moving closer to Russia as a possible alternative to its current tight alliance with Iran, the diplomatic official said that sometimes it was necessary just to take things at face value, and see Syria's movement toward Russia as a sign that it was not all that interested in US sponsorship of talks.

Also on Thursday, Palestinian Authority President Mahmoud Abbas, during a visit to Beirut, rejected the idea that Palestinian refugees living in Lebanon might be forced to stay there permanently.

Some 400,000 Palestinian refugees and their descendants live in a dozen refugee camps in Lebanon.

"The refugees should have the right of return to their homeland and we are negotiating this with the Israelis. I have to say we are not [agreeing] with permanent settlement of Palestinian refugees in Lebanon. We are against permanent resettlement," Abbas told reporters after meeting with Lebanese President Michel Suleiman.

The refugee question, along with the status of Jerusalem, remain the most difficult issues in the ongoing Palestinian-Israeli negotiations, a senior European diplomat based in Israel told The Jerusalem Post this week.

According to the official, Israeli and Palestinian negotiators have made little progress on this issue, with the Palestinians continuing to demand a "right of return" to pre-1967 Israel as well as to a new Palestinian state, and Israel rejecting that idea except for an undetermined number of"humanitarian" cases.

Foreign Minister Tzipi Livni said this week that the "right of return" was incompatible with the creation of a Palestinian state.

AP contributed to this report.

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30 août 2008 6 30 /08 /août /2008 08:47
http://www.southasiaanalysis.org/%5Cpapers29%5Cpaper2822.html

Paper no. 2822

26-Aug.-2008

RUSSIA: THE INEVITABILITY OF A NEW COLD WAR WITH THE UNITED STATES 

Dr. Subhash Kapila 

Introductory Observations 

Russia and the United States seem destined to become inevitably engulfed in a new Cold War going by the intractability demonstrated by both the nations.  The United States unmindful of Russia’s strategic sensitivities publicly and forcefully asserted at the highest level went ahead with recognizing Kosovo’s unilateral declaration of independence.  The United States has also now moved ahead with it Ballistic Missile Defense deployments in Poland and the Czech Republic despite strong objections from Russia. 

Unlike in the past, Russia’s strategic riposte was not slow in coming, Despite United States warning, Russia carried out a swift military intervention in Georgia and lifted the economic sanctions against Abhakazia. Russia would also most likely recognize the independence of  Abhakazia and South Osettia as a response.  It was a strong political signal to the United States as Georgia under a strong pro-US and US educated President was discomfiting Russia. 

These recent incidents involving both sides are symptomatic of what is likely to unfold on the global stage between Russia and the United States.  It is now going to be a new Cold War which is not going to be determined by ideological considerations but by sheer strategic considerations arising from a lack of respect for each others strategic sensitivities. 

The genesis lying at the heart of the inevitability of a new Cold War between Russia and the United States is a resurgent Russia as an erstwhile superpower attempting to reclaim “strategic space” it lost with the USSR disintegration and end of the First Cold War and the United States as the established unipolar power for over half a decade reluctant to accede the ‘strategic space’ it had taken over from a disintegrated USSR. 

The global strategic balance is determined by the health of the strategic relations between the United States and Russia.  Any strains in this relationship is a cause for global concern because the international relations dynamics stand affected as the rest of the world has to re-calibrate their policy approaches to the changing strategic balance. 

Contextually therefore the following factors need to be analyzed as to what the future portends as these two global giants inexorably head towards a new Cold War. 

  • The Cold War: Did it Ever End?
  • The Contemporary Global Strategic Balance
  • The Atlantic Alliance: Differing Perceptions of Russia
  • China: Would the “Swing Factor” Again Operate in United States’ Favour?
  • Russia-United States Future Relations: Perspectives

The Cold War: Did it Ever End? 

Strategic analysts maintain that the Cold War ended in 1991 with the disintegration of the Soviet Union and the breakdown of the Soviet Union economy.  That the Soviet Union disintegrated in 1991 and its economic collapse took place is a fact which cannot be disputed.  It also cannot be disputed that with the disintegration of the Soviet Union, the Warsaw Pact too collapsed and the former Warsaw Pact nations strategically allied to the Soviet Union gravitated to United States orbit of political, strategic and economic influence. 

But what this Author would like to dispute is that the Cold War itself and its strategic underpinnings did not end or disintegrate.  What analysts term as the post-Cold War era was an extension of the Cold War by another name.  And now some analysts have come up with another prescriptive definition of the “post post-Cold War era” that is the events of the last couple of years. 

The fact is that the Cold War never ended.  If it had then following the dismantlement of the USSR- led military Warsaw Pact, the United States and the West should have demobilized NATO too which was primarily designed and structured to oppose the military threat of the Warsaw Pact in Central Europe.  Following 1991, in the seventeen years or so that have elapsed since then, NATO still exists and stands further strengthened by addition of East European countries and now with former Soviet Republics also being induced to join. 

Obviously, NATO was not demobilized because the United States and the West were strategically unsure of the future directions of even a prostrate Russia. 

The disintegration of the Soviet Union in 1991 and terming it as the end of the Cold War did not bring about a “New World Order” and “global peace dividends” as heralded then by global leaders and analysts. 

The Cold War visible military confrontation of Central Europe may have disappeared but the existing Cold War got extended in newer, more complex and strategic uncertainties.  The military intervention in Yugoslavia by the US & NATO leading to its disintegration in the mid- 1990s was the starting point. 

Russia’s likely strategic resurgence was a recurring subject touched by this Author in his Papers over the last couple of years.  Russia may have been economically prostrate but its strategic assets were intact. 

In one sense, it can be analytically maintained that the unending Cold War which continued against Russia spurred a highly nationalistic leader like Putin to push through Russia’s resurgence coupled with the changing global balance of power and rising oil revenues. 

The Contemporary Global Strategic Balance

The unfolding new Cold War, so to say, between Russia and the United States necessarily has to be viewed and weighed against the contemporary global strategic balance. 

The global strategic balance as on today is characterized by the following developments (1) The United States global strategic predominance continues to be overwhelming but under strain and challenge (2) United States military commitments in Iraq and Afghanistan are straining the US economy besides its strategic credibility (3) Russia’s strategic resurgence continues to be fuelled by high energy prices (4) Russia’s strategic resurgence is not being arrested by any strategic commitments or distractions elsewhere (5) Russia therefore is gradually closing the gap in its strategic differentials with the United States (6) China has emerged more forcefully as a strategic adversary of USA in the last few years. (7) China has a strategic alliance now with Russia.

In the overall global strategic balance, the United States and the West can be said to be having a edge.  But then this has to be viewed against the rising strategic might of Russia and China presently adding to it. 

In geo-strategic terms Russia and China along with their SCO grouping seem to be controlling the whole of Eurasia, the Eurasian heartland and the entire Western Pacific littoral of Asia.  This a very significant expanse of geo-strategic space. 

Geo-politically, Russia has made strategic forays in West Asia and seem to have won over strong traditional allies of the United States, notably Saudi Arabia.  With Iran under its control and Saudi Arabia in its grasp, Russia can be said to be favorably placed on both littorals of the Gulf. 

Geo-strategically and geo-politically, China as Russia’s strategic partner enjoys an edge in the Asia Pacific.

The ensuing inevitable Cold War would therefore witness both the United States and Russia very nearly evenly poised in the global balance of power with matching strategic nuclear assets. 

Where the United States scores heavily against Russia is in terms of global naval presence and global naval force projection – both potent instruments of power diplomacy. 

The Atlantic Alliance: Differing Perceptions of Russia 

The Atlantic Alliance comprises the United States as the predominant strategic partner and the countries of Western Europe tied together by NATO and other security linkages.  It can be said that while USA provides the strategic might, the countries of Western Europe provide the political might combined to makes collectively “The West" as a strong determinant in global strategic affairs. 

While the Atlantic Alliance is strongly knit on overall strategic issues, the same cannot be said of the perceptions of West European countries of Russia.  For them Russia is no longer a demonized ideological adversary.  Russia is considered as a part of Europe by Western countries in political and economic terms due to their marked economic. interdependance.  West European countries and the major ones like Germany and France rely heavily on Russia for energy security. 

The differing perceptions of Russia between the United States and Western Europe at times holds back the United States strategically in its formulations and attitudes towards Russia. 

The most recent example being German’s vetoing of inclusion of some erstwhile Soviet Republics into NATO on American insistence. 

In the unfolding Cold War, therefore, where ideological warfare is not the determinant and where the determinants are going to be more economic and strategic the United States would be hard pressed to take the support of Western Europe as granted on any confrontation with Russia. 

China: Would the “Swing Factor” Again Operate in United States’ Favour? 

In such an evenly poised global strategic power balance described above, the key for any significant tilt lies in the hands of China. China however is also notorious for the propensity to employ its "swing factor" to suit its strategic needs. It has a history of being a "quasi-strategic ally" of the United States against Russia in the 1970s and early 1980s after China had fallen out with the USSR.

At the moment it is China that provides the “even poise” to Russia with the United States in the global balance of power.  The strategic nexus between Russia and China today is not being determined by ideological considerations but very strongly determined by their strategic convergences centered in opposing United States unilateralism in global strategic affairs. 

Further, in comparison to the past, China today stands greatly demonized by the United States in strategic terms which greatly irks the Chinese.  Additionally as compared to the earlier Cold War period, China today is strategically and economically powerful. US analysts tend to classify China as the main strategic adversary of the United States in the coming years.

On all these counts, therefore, China may not be that easily be tempted to exercise its “swing factor” in favor of the United States. 

Therein lies the greatest challenge to the United States because without enticing China  strategically away from Russia, the global power balance does not dip in favor of the United States. 

Russia-United States Future Relations: Perspectives 

Russia-United States future relations, going by current indicators, do not hold out any promise or optimism for being friendly and cooperative.  There is a ‘trust-deficit’ on both sides.  On the Russian side the condescending behavior of the United States post-1991, insensitivity and lack of respect for Russian sensitivities and the unceasing encroachment on Russia’s strategic turf by the United States generates mind-sets in Russian leaders and policy makers that USA has still not ceased the Cold War that took shape in 1945. 

On the American side, there is a corresponding mind set that Russia would never cease to be a strategic competitor of USA, if not a strategic adversary, in the global balance of power. 

To the above US concerns can be added Putin’s forceful assertion at the Munich Security Conference some time back that Russia intends to emerge "as an independent center of power and global influence and will not accept US predominance." 

In terms of future perspectives, the following can be said: 

  • Russia and the United States, dominated by their respective mind sets will continue to be strategic competitors in the global balance of power.
  • With both being very nearly equally poised in their current line-ups the strategic competition between Russia and USA is likely to get more intense.
  • Unlike the earlier Cold War, one is unlikely to witness congealed line of military confrontation running across continents.
  • What one is more likely to witness in the unfolding Cold War between Russia and USA, are strategic forays into each others traditional strategic turfs and creating new spheres of influence.
  • In the unfolding Cold War the prospects of  the United States forcing Russia out of a strategic arms race, economically, are very less.
  • In the unfolding Cold War, it will not be Europe which will be the main arena of their confrontation.  The two main areas of strategic confrontation between Russia and the United States are likely to be the Middle East and Asia Pacific, both critical for US national security interests.

In the coming years, therefore, the relations between the United States and Russia are likely to be dominated by intense strategic rivalries.  While their relations between these two superpowers may not reach the flashpoint stage, but political and strategic brinkmanship could become the order of the day. 

The rest of the world would be more hard-pressed than before to re-calibrate their policy formulations used as they were to the unquestioned global predominance of the United States in years following 1991. 

Concluding Observations 

In terms of concluding observations, this Author is hard-pressed to offer some forceful observations on the unfolding Cold War other than to express some pious hopes expressed in an earlier Paper on the subject and these are as follows: 

  • “The real answer lies in the stark reality that in the pursuance of their respective national security interests, both the United States and Russia may have to grudgingly recognize that a bi-polar structure at the global level and multi-polar structures at the regional level could provide workable options for better US-Russia relations”.
  • “The global scene is strategically becoming more disorderly, more unpredictable and more complex conflictually.  In this “New World Disorder” the global strategic equilibrium can only be maintained by a fine-turning of US-Russia relations and synthesizing the ‘strategic balance’ between these two powerful nations.”

(The author is an International Relations and Strategic Affairs analyst.  He is the Consultant, Strategic Affairs with South Asia Analysis Group.  Email:drsubhashkapila@yahoo.com)


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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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