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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 20:42
En français
http://www.unwatch.org/site/c.bdKKISNqEmG/b.4293377/k.F642/img_alt_srchttpwwwunwatchorgatfcf7B6deb65dabe5b4cae80568bf0bedf4d177DFRENCHGIF_border0__En_fran231ais.htm

 

   Cette page est mise à votre disposition pour vous présenter en français les activités de UN Watch en faveur des droits de l'Homme dans le monde. Vous trouverez ici des documents clefs illustrant le travail de UN Watch tels que des discours prononcés aux Nations Unies, des articles publiés dans differents journaux du monde entier, ou encore des rapports de UN Watch et toute autre information concernant les activités de notre organisation. Vous trouverez également differents articles d'intérêt traitant des sujets liés à nos domaines d'activité (la réforme de l'ONU, Durban etc.). Bonne visite.


À propos de UN Watch

   Cette rubrique est destinée à vous présenter la mission de UN Watch, ses actions et la reconnaissance que notre organisation a gagnée au fil des ans à travers le monde.


Conseil des droits de l'Homme

   UN Watch soutient fermement la réforme de l'ONU et milite en faveur d'une application juste et équitable des principes de la Charte des Nations Unies. UN Watch défend ainsi l'idée d'un Conseil des droits de l'Homme qui assurerait la promotion et protection des droits de l'Homme sans politisation ni parti-pris.

  • Analyse sur le Conseil des droits de l'Homme

- Rapport de UN Watch : « L'Aube d'une nouvelle ère? ; Evaluation du Conseil des droits de l'Homme dans son année de réforme », 7 mai 2007.       

  • Articles d'intérêt

- Malka Marcovitch, « Nouveau Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, un laboratoire de haine »,  rapport pour la LICRA, 22 mai 2007.

- Jan Marejko, « Trente-huit ONG exigent une réforme radicale pour les droits de l’Homme », AGEFI no. 229, 24 novembre 2005.


Situation des droits de l'Homme dans le monde

   UN Watch témoigne régulierement aux Nations Unies pour promouvoir les droits de l'Homme pour tous et dénoncer les injustices dans le monde. Voici quelques exemples en français de ses interventions au Conseil des droits de l'Homme sur des sujets d'actualité.

  • La situation des droits de l'Homme en Birmanie

- Discours de UN Watch à l'ONU : Leon Saltiel, « Ce que le Conseil peut faire pour le peuple birman », 2 octobre 2007.

  • La situation des droits de l'Homme en Iran

- Discours de UN Watch à l'ONU : Hillel Neuer, « Les Nations Unies doivent condamner l'Iran », 24 septembre 2007.

Pour lire les autres discours de UN Watch à l'ONU en anglais,  cliquez ici. 


Israël, le Proche-Orient et l'ONU

   UN Watch lutte pour que la politisation, le parti-pris et le double discours qui ont décrédibilisé et finalement sonné le glas de l’ancienne Commission des droits de l'Homme n'empoisonnent pas le nouveau Conseil. À cet égard, UN Watch dénonce le traitement sélectif et l'attention disproportionnée dont Israël fait l'objet à l'ONU. Vous trouverez ici des discours et articles de UN Watch sur ce sujet.

- Discours de UN Watch à l'ONU : Hillel Neuer, « La projection du Hamas », 24 janvier 2008.

- Article d'Opinion : Hillel Neuer, « L'ONU doit célébrer sa solution à deux Etats », Jerusalem Post (version française), 25 décembre 2007.

- Discours de UN Watch à l'ONU : Hillel Neuer, « Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes », (Déclaration sur l'ordre du jour 7 du Conseil des droits de l'Homme: "la situation des droits de l'Homme en Palestine et autres territoires arabes occupés"), 20 septembre 2007.

- Discours de UN Watch à l'ONU : Hillel Neuer, « Le cauchemar des droits de l'Homme », 23 mars 2007.


L'antisémitisme et l'ONU

   Bien que des progrès aient été realisés par l'ONU en mâtière de lutte contre l'antisémitisme depuis juin 2004, UN Watch demande que l'Organisation mette en place davantage d'initiatives pour lutter contre la resurgence alarmante de ce vieux fléau. Cette rubrique vous donnera un aperçu des actions clefs de UN Watch à ce sujet.

- Rapport de UN Watch« L'Organisation des Nations Unies et l'antisémitisme », 1er novembre 2007.


Durban : Conférences mondiales contre le racisme, 2001/2009

   UN Watch lutte ardemment pour que la debâcle antisémite qui a empoisonnée la Conférence mondiale contre le racisme de Durban en 2001 ne se reproduise pas lors de la Conférence de suivi de Durban qui se tiendra à Genève en avril 2009.  A cet égard, en mai 2008 UN Watch a organisé une conférence dont l'objectif a été de mettre en place, avec des leaders du monde entier soucieux de combattre l'antisémitisme, un programme d'action en commun en vue de la conférence de 2009.  

- Article de UN Watch : Alfred H. Moses, « L'UE doit agir dès maintenant pour sauver Durban II », Le Temps, July 1, 2008.           

- Article de UN Watch : Hillel Neuer,« L'ère de Durban », 20 juin 2007 (bientôt disponible).

  • Articles d'intérêt

- Tribune de la LICRA, « l'ONU contre les droits de l'Homme », 27 mai 2008.

- Entretien de Malka Markovitch par Pierre Cassen, « À l'ONU la prose de Durban 1 s'écrit en pire tous les jours », Riposte laïque, 21 février 2008.

- Entretien de J. C. Buhrer envoyé spécial du Monde à la conférence de Durban, par le Droit de Vivre, 2 Octobre 2007.


 

La campagne de UN Watch pour le Darfour

UN Watch a joué un rôle central dans la campagne pour les victimes du Darfour aux Nations Unies. UN Watch a egalément été un membre actif de la coalition pour le Darfour "the Golbe for Darfur Coalition." Parmi les actions clefs de UN Watch en faveur des victimes du Darfour on peut citer les suivantes:

- UN Watch a temoigné au Conseil des droits de l'Homme pour denoncer le deni de genocide au Darfur. Cliquez ici pour visionner toutes les interventions de UN Watch à l'ONU.

-  UN Watch a invité, à plusieurs reprises, des survivants du Darfour à venir témoigner devant les Nations Unies. Cliquez ici pour visionner un témoignage d'un survivant du Darfour à l'ONU.

-  En mars 2007, UN Watch organisa un sommet militant sur le Darfour qui a réuni plusieurs experts onusiens, des diplomates ainsi que des représentants de la société civile.

- En décembre 2006, lors de la quatrième session extraordinaire du Conseil des droits de l'Homme, UN Watch a mené la plus grande coalition d'ONG pour demander que justice soit rendue pour les victimes du Darfour.

Pour plus d'informations sur la campagne de UN Watch sur le Darfour en anglais, cliquez ici.


Autres sujets

  •  Jean Ziegler

UN Watch a devoilé les liens entretenus par Jean Ziegler, Rapporteur spécial de l'ONU pour le droit à l'alimentation, avec le dictateur libyen Muamar Khaddafi.

- UN Watch dans la presse : Philippe Bolopion, « Jean Ziegler, pionnier du droit à l'alimentation, jusqu'à l'outrance », Le Monde, 3 mai 2008.

- Communiqué de Presse de UN Watch : « Un rapport révèle qu'un fonctionnaire de l'ONU abuse de son mandat pour attaquer les Etats-Unis », 27 octobre 2005.

- UN Watch dans la presse : « Jean Ziegler : ses déclarations sont condamnées par un porte-parole de Kofi Annan », Guysen, 8 juillet 2005.

Pour en savoir plus sur la campagne de UN Watch concernant Jean Ziegler, cliquez ici.

  • Louise Arbour

- Entretien de Hillel Neuer, Radio-Canada, 26 juin 2008.


Tous les documents en français

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 16:58

A une semaine de sa participation à la fête de la liberté (14 juillet) à Paris

La Syrie de Bachar Al-Assad réprime une mutinerie dans le sang

Une centaine de morts dans la prison de Sidnaya

samedi 5 juillet 2008 - 12h36, par Khaled Asmar - Beyrouth

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Pendant que le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Al-Moallem, se trouve à Paris pour préparer la visite de son président Bachar Al-Assad en France, à l’occasion du sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet, et pour participer au défilé du 14 juillet, le régime syrien a réprimé dans le sang une mutinerie qui a éclaté ce samedi dans la prison de Sidnaya, près de Damas.

Selon les informations en provenance de Damas, des prisonniers islamistes détenus à la prison militaire de Sidnaya, se sont révoltés contre les conditions de détention et contre la torture dont ils sont victimes. La prison de Sidnaya abrite plus de 6.000 détenus et connait régulièrement des mouvements d’humeur. Mais, ce 5 juillet, les forces de l’ordre et les services syriens ont utilisé des balles réelles pour maîtriser les mutins. Selon les sources, le bilan de cette répression est très lourd, variant entre 25 morts (selon l’Observatoire syrien des droits de l’homme) et 104 morts (selon la télévision « Al Arabiya »). Depuis le milieu de la matinée, les communications téléphoniques sont coupées et le réseau de téléphonie mobile est neutralisé pour empêcher l’information de circuler. D’autant plus que la télévision libanaise « New TV » a diffusé un entretien téléphonique avec un rescapé du massacre de Sidnaya, affirmant que les forces de l’ordre ont attaqué les prisonniers pendant leur sommeil, à l’aude, à balles réelles. Ces derniers se sont alors révoltés et pris en otage des dizaines de policiers pour négocier avec les autorités.

Mais Damas est décidé à réprimer à huis clos. Car, ce bain de sang tombe au plus mal pour le régime de Damas, qui s’emploie à se rapprocher de l’Occident et de la France en particulier. Pour concrétiser l’amélioration de ses relations, il doit introduire une dose de respect des droits de l’homme, une ouverture politique et une certaine démocratisation. L’ironie du sort veut que la veille de cette répression, le ministre syrien des Affaires étrangères Walid Al-Moallem tenait une conférence à l’IFRI, à Paris, au cours de laquelle un journaliste l’a interrogé sur « la possible libération de prisonniers politiques en Syrie à l’occasion de la fête nationale française du 14 juillet à laquelle participe Assad ». Le journaliste voulait ainsi marquer un point dans le camp syrien, et rappeler à Nicolas Sarkozy que son invitation adressée à Assad n’était pas la bienvenue. Usant de la langue de bois légendaire, Al-Moallem a rétorqué que « la Syrie espère la fermeture rapide de Guantanamo », esquivant ainsi la question sur les prisonniers en Syrie.

Aujourd’hui, la France est de plus en plus embarrassée par son invitation à Assad, alors que le sang n’a pas encore séché sur ses mains. Le recevoir pour célébrer la fête nationale du 14 juillet, synonyme de liberté, d’égalité et de fraternité, perd tous ses sens. Certains s’interrogent d’ores et déjà « comment Paris va-t-il réunir sur une même tribune un dictateur de la trempe de Staline et l’ex-otage des FARC en Colombie, Ingrid Betancourt ? » L’ex-otage va-t-elle demander à Assad de libérer les otages libanais détenus en Syrie depuis les années 1980 ? Ou se contentera-t-elle, à la demande de Paris, de ne pas regarder les mains rouges d’Assad et de s’abstenir de respirer pour ne pas sentir l’odeur du sang ?

Khaled Asmar

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5 juillet 2008 6 05 /07 /juillet /2008 13:30

La nouvelle géopolitique du Canada : Quand un pays vert devient un pays pétrolier 

Par Roberto DE PRIMIS, chercheur invité à l’ESISC 

Le Canada a toujours véhiculé une image de pays vert avec de grands espaces et des politiques volontaristes en matière d’environnement et de développement durable. Néanmoins, depuis le début du nouveau millénaire, des réserves gigantesques de pétrole lourd, provenant des sables bitumineux de la province de l’Alberta, sont commercialisées par les grandes entreprises énergétiques mondiales. Le Canada est d’ailleurs devenu la seconde réserve mondiale de pétrole, juste derrière l’Arabie saoudite… Lire la suite >>>

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 19:27
Des Israéliens (ex-du MOSSAD ?) ont participé en coulisse à la libération d’Ingrid Bentancourt.
3 juillet 2008 - Par Dan Assayah | Source : IsraelValley et Le Monde

REVELATIONS - INGRID BETANCOURT DOIT-ELLE REMERCIER ISRAEL ? En ISRAEL, beaucoup d’experts ont vu l’action essentielle des hommes du renseignement dans la libération des otages. La signature des ex-du MOSSAD et/ou des ex-SERVICES d’intelligence de TSAHAL existe bien. Dans les prochains jours les journalistes du Yedioth et MAARIV vont certainement livrer des pages d’infos.


Lire aussi l’article sur : http://www.israelvalley.com/

ISRAEL BETANCOURT bREAKING NEWS - La TV en Israël le confirme ce soir : plusieurs dizaines d'Israéliens (ex de TSAHAL) ont participé en coulisse à la libération d'Ingrid Bentancourt


BREAKING NEWS - Ce soir la télévision israélienne (Chaîne 10) vient de le confirmer : des anciens de Tsahal ont bien contribué au sauvetage de Ingrid Betencourt. LM atélévision israélienne parle de dizaine de soldats.

REVELATIONS - INGRID BETANCOURT DOIT-ELLE REMERCIER ISRAEL ? Ce n’est pas par hasard si Nicolas Sarkozy a déclaré hier soir après la libération de l’otage franco-colombienne Ingrid Betancourt, que “la France n’oubliait pas le soldat franco-israélien Gilad Shalit, détenu comme otage par le mouvement palestinien Hamas à Gaza depuis deux ans”.

“Je voudrais que mes derniers mots soient pour le soldat (Gilad) Shalit et pour ses parents. Nous ne l’oublions pas. La France est toujours prête à se mobiliser quand quelqu’un est injustement retenu”, a affirmé M. Sarkozy.

Les israéliens ont aidé la France et la Colombie. Un juste retour devrait apparaître dans un proche avenir selon nos sources à Jérusalem.

Les israéliens ont depuis plus de dix ans construit une spécialité reconnue par tous dans le monde : la vente d’un savoir-faire opérationnel dans le domaine de la sécurité (protections de stades et jeux olympiques, services de sécurité dans les aéroports, lutets anti-guérillas…).

Il suffit d’observer le grand nombre de visiteurs dans les salons de la Sécurité dans le monde pour s’en rendre compte : Israël est considérée comme un pays ayant véritablement une expertise dans la lutte anti-terroriste. Le Maroc en a bénéficié pendant très longtemps.

Dans ce contexte de nombreux anciens du Mossad vendent leur savoir-faire après être sortis de l’ombre. Des ex-généraux de Tsahal se reconstruisent une carrière dans le civil comme consultants spécialisés. La Colombie et l’Amérique Latine en général est un Continent très lucratif pour les israéliens. La demande est réelle.

En ISRAEL,ce n’est pas un hasard si beaucoup d’experts ont vu l’action essentielle des hommes du renseignement israélien dans la libération des otages en Colombie.

La signature des ex-du MOSSAD et/ou des ex-SERVICES d’intelligence de TSAHAL existe bien et semble tout a fait “lisible”. Dans les prochains jours les journalistes du Yedioth et MAARIV vont certainement livrer des pages d’informations confidentielles.

Voilà un article du Monde qui parle du rôle des Israéliens dans la libération d’Ingrid Betancourt : “En annonçant la libération des otages, le ministre de la Défense de Colombie a fait le récit d’une opération de renseignement et d’infiltration de très haut niveau.

Selon le ministre, cette opération a été réalisée avec l’appui logistique d’une “organisation fictive” disposant d’un hélicoptère qui était en réalité un appareil de l’armée colombienne. Les forces armées colombiennes avaient également infiltré, toujours selon le ministre, le front numéro 1 des Farc, dirigé par Gerardo Antonio Aguilar, dit “Cesar”, qui détenait une partie des otages. Ce responsable a été arrêté alors qu’il acheminait, à l’aide de l’hélicoptère de l’armée, des otages vers le point choisi pour rassembler les trois groupes et les remettre à Alfonso Cano.

A la demande du président Uribe, un travail de renseignement d’une ampleur jusque là inconnue, incluant le paiement d’informations et la protection des témoins, a été développé au cours de la dernière année par les forces armées et la DAS (département administratif de sécurité) avec l’aide de consultants israéliens, pour la plupart officiers en retraite de l’armée d’Israël.

Le ministre s’est adressé aux Farc lors de sa conférence de presse : “Nous continuerons à travailler à la libération des autres otages. Nous lançons un appel aux leaders actuels des Farc pour qu’ils ne se fassent pas tuer, qu’ils libèrent les otages et qu’ils ne sacrifient pas leurs hommes”.

Une très forte mobilisation médiatique en faveur de la libération d’Ingrid Betancourt, détenue depuis février 2002, existait en Europe. Mais l’espoir de la voir libre avait été plusieurs fois déçu. D’abord en 2003, lorsque Dominique de Villepin, alors Premier Ministre, avait monté une mission de négociation et dépêché un avion. Puis en mars 2008, lorsque la diplomatie française et le président vénézuélien, Hugo Chavez , avaient participé à l’envoi d’hélicoptères dans la zone où l’otage a finalement été libéré. La dernière preuve que l’otage était encore en vie, une vidéo où elle apparaissait immobile, avait été diffusée en novembre 2007”.

Ingrid Betancourt, 46 ans, ex-candidate écologiste à la présidence de la Colombie, était otage des Farc depuis plus de six ans.—

Le Monde.fr (avec AFP)

Source: IsraelValley et Le Monde (Copyrights)


extrait de l’article du Figaro :Le coup de bluff de l’armée colombienne

Acte I : l’infiltration. Selon les éléments disponibles jeudi matin, la Colombie avait réussi à infiltrer des « agents » du renseignement militaire à deux niveaux de l’organisation des Farc. « Au moins un homme » a réussi à intégrer le « premier cercle des Forces armées révolutionnaires de Colombie », son secrétariat, instance de direction collective. D’autres semblent avoir été placés au sein du front numéro 1 des Farc, dirigé par Gerardo Antonio Aguilar, alias « Cesar ». La Colombie n’a pas précisé combien d’agents ont participé à ce grand bluff, ni depuis quand ils étaient infiltrés. Reste que cette première étape a été permise par un intense travail de renseignement, avec la collaboration des Etats-Unis et de consultants israéliens.

 

Betancourt rescue in Colombia: Israeli connection

Colombian hostage Ingrid Betancourt mentions Israel in shower of praise following her rescue; most likely not by chance. Israeli advising team, headed by former Sayeret Matkal officer Maj.-Gen. (Res.) Israel Ziv, may have been involved in operation

Ynet

Published:  07.04.08, 09:08 / Israel News
“I am not aware of a precedent to such a perfect mission. Maybe only the Israelis…their wonderful commandos may be reminiscent of the mission that took place here.” This is how kidnapped Colombian politician Ingrid Betancourt described the daring rescue operation that brought her back to her family.

 

Betancourt was released on Wednesday in a complicated military campaign involving months of planning. It came into affect without one shot being fired.

Recruiting France

Sarkozy says France hasn't forgotten Shalit  / AFP

Speaking following release of Ingrid Betancourt by Columbian rebels, French president chooses to turn to kidnapped Israeli soldier's parents: 'France is always ready to be recruited for a person held unjustly'
Full story

 

The rescue of Betancourt and 14 additional hostages was made possible after the army succeeded in entrapping the rebels holding them in custody and causing them to place Betancourt and the rest of the captives on an unidentifiable helicopter which was supposedly intended on bringing them to a different camp.

 

Betancourt’s reference to Israel’s military history is most likely not by chance. Last year, a group of Israeli military advisors, receiving approval from the Israeli Defense Ministry, resided in Colombia in order to assist the army there and especially the special units.

 

The Israeli consultation was focused mainly on intelligence issues, special operations and integration and coordination between different security elements. This was in order to prepare them for a coordinated and productive campaign within a short period of time.

 

The group was headed by Major-General (Res.) Israel Ziv, who served as the head of operations in the elite Sayeret Matkal unit up until four years ago.

 

Ziv and at least some of his men have already returned but it is likely that the consultation he gave to the Colombian security forces assisted them in attaining the list of successes they have been enduring lately against the FARC rebel organization.


Betancourt hugs daughter after rescue (Photo: AP)

 

It is estimated, that the Israeli advisors did not participate in the impressive mission. In discussions with those close to him, Ziv emphasized that while in Colombia, he punctiliously abstains from actually involving himself in Colombia’s military and security operations and is content with solely supplying them with advice.

 

However, there is no doubt that the Israeli counseling, especially in the realm of intelligence and that connected with the use of covert operational tactics, greatly assisted the Colombian security forces in improving their capabilities.

In the past year, the rebels suffered great blows including the killing of their organization’s second-in-command; an operation that led to a severe diplomatic crisis between Venezuela and Ecuador and the arrest of one of their leaders who turned herself in, to the army.

 

Following her arrest, FARC senior official, Nelly Avila Moreno even said that her organization is “on the brink of collapse.” How much of the success can be attributed to the Israeli advisers? That will remain a mystery.


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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 11:03
« La lutte contre l'antisémitisme c'est l'affaire de la communauté nationale dans son ensemble. Parce que l'antisémitisme c'est une tâche sur le drapeau tricolore. C'est donc l'affaire de tous les Français, qu'ils soient Juifs ou pas. »
 
Une évidence. Mais parfois une exigence oubliée.
Le Président français l'a réaffirmé sans ambiguité dans un discours prononcé aujourd'hui à Jérusalem, à l'hôtel King David. L'antisémitisme ne s'explique pas, il se combat.
 
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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 15:05
Obama : halte à la récup...!

Le propre d'un message subliminal, c'est d'être presque indécelable.

On ne saurait en dire autant du jeu auquel se livre une certaine presse américaine, toujours la même, secondée par les prétendus faiseurs d'opinions du monde médiatique français depuis la victoire de Barack Obama sur Hillary Clinton. On serait plutôt dans le gros grain, cher aux couseuses de jupes.

Or donc, la semaine dernière, ARTE mettait un couvercle sur ses sempiternels documentaires destinés aux coprophages et autres détraqués, pendant que TF1, et d'autres chaînes, jusqu'à l'italienne RAI News 24, se lançaient dans le collage.

Voici donc Martin Luther King et Obama, puis Kennedy et Obama et, pour couronner lesdits tours de passe-passe, des images du fameux "Bloody Sunday" (1) où une manifestation de noirs, voulant se rendre de Selma à Montgomery, en Alabama, avait été durement réprimée par les forces de l'ordre.

Commençons par la fin

Obama avait déclaré que ses parents s'étaient connus pendant cette marche-là. De cette rencontre idéologique entre cette mère athée et un jeune Kenyan boursier aurait éclos l'amour dont il allait être le fruit.

Aïe! Hawaïi en Alabama ? Passe encore pour quelqu'un qui croyait, il y a deux semaines, que l'Oregon était voisin du Kansas et que les Etats-Unis étaient au nombre de cinquante-sept.

Là où le bât blesse, c'est qu'il est né le 4 août 1961 à Honolulu et que l'émeute en question eut lieu exactement le 7 mars 1965. Ses parents avaient donc eu tout le temps de se rencontrer à l'université de Hawaïi, s'y marier, le mettre au monde et divorcer... en 1963 ! (2)

Second point, à l'adresse de ceux qui, à chaque fois qu'ils évoquent Martin Luther King, font semblant d'oublier, (dans la majorité des cas, ils ne le savent même pas) que ce dernier était républicain. Comme plusieurs membres éminents du NAACP, et Condoleeza Rice, et... Colin Powell, parfois dit conservateur indépendant, qui furent appelés par les républicains aux responsabilités que l'on sait. Chez les démocrates, ils n'eussent jamais cessé de jouer les utilités.

La question qui revient automatiquement dès que l'on ose affirmer que les membres noirs du parti républicain ne sont ni des traîtres, ni des "Uncle Tom", est la suivante: "Des noirs conservateurs...Mais, que veulent-ils donc conserver? " Réponse: "La vérité historique sur la longue lutte de leurs ascendants pour l'égalité des droits et la justice."

Fils de pasteur, Martin Luther King, avait à sa disposition la bibliothèque abondamment fournie de son père.

Les livres d'Histoire qu'elle comportait lui apprirent très vite que:

1 - Ce furent les républicains qui, pendant cent ans, portèrent le flambeau de la lutte des noirs pour l'égalité.

2 - C'est le parti républicain qui créa le NAACP, pour mettre fin aux lynchages des noirs et fit adopter, en 1860, les premiers projets de lois sur leurs droits civiques.

3 - Lesdites lois furent annulées par les démocrates, dès leur reprise en main du Congrès en 1892.

4 - Ce furent les républicains qui fondèrent l'association des HCBU (Historically Black Colleges and Universities) et ordonnèrent, en 1969, le renforcement de la discrimination positive, en faveur des noirs qui le méritaient vraiment (le contraire du Rachidadatisme !).

5 - Les républicains revinrent à la charge et luttèrent pendant soixante ans contre les démocrates, avant de parvenir à faire adopter d'autres décrets de lois sur les droits civiques de 1950 et 1960, sous l'égide du sénateur républicain Everett Dirksen de l'Illinois.

Il suffit d'ouvrir des livres comme ceux d'Eric Foner (Short History of Reconstruction) ou du révérend Wayne Perryman (Unfounded Loyalty) pour avoir une idée des talents de récupérateurs des démocrates et leur propension à s'attribuer les succès d'autrui.

6 - Ces mêmes démocrates s'employèrent constamment à maintenir les noirs en esclavage, créèrent le KU Klux Klan pour terroriser les républicains noirs et blancs, firent voter des codes discriminatoires contre les noirs ainsi que les lois dites de Jim Crow.

De 1860 à 1960, ils s'opposèrent systématiquement à toute application des droits civiques. Le moment venu, ils mèneront des attaques contre Martin Luther King et d'autres militants, à coups de tuyaux de jardinage incendiaires et chiens supermordeurs.

7 - Et Kennedy dans tout ça ? En 1957, il vota, en tant que sénateur, contre le Civil Right Act. Tout comme Al Gore senior, père de celui auquel les "papys" d'Oslo ne décernèrent le Prix Nobel de la Paix que pour enquiquiner George Bush.

8 - Devenu président, John Fitzgerald Kennedy s'opposa à la marche sur Washington, erronément dite de Martin Luther King, car elle avait été organisée par A. Philip Randolph: un autre républicain noir. John Kennedy demanda à Robert, son "Attorney General" de frère, de placer Martin Luther King sur écoutes et de le signaler au FBI comme suspecté de connivences avec des communistes.

9 - En 1964, ce furent les sénateurs démocrates Sam Erwin, Robert Byrd, ex-membre du Ku Klux Klan et Al Gore senior, encore lui, qui s'opposèrent à la "feuille de route", comme dirait George Bush, du serpent de mer des Droits civiques pour les Noirs. Aujourd'hui, il est de bon ton de rappeler que ce fut Lyndon B. Johnson qui les fit appliquer, mais dans son discours du 4 janvier 1965, il ne leur avait consacré que trente deux mots sur 4500. Les noirs républicains savent compter!

10 - De guerre lasse, les démocrates pointeront le doigt sur Richard Nixon et sa "Southern Strategy", destinée à ouvrir les yeux aux noirs du sud qui persistaient à voter pour les démocrates, comme si cela allait de soi. Pari réussi pour certains Etats, fût-ce à titre posthume, comme la Géorgie et la Louisiane. En tout cas, ce fut Nixon qui, en 1972, mit fin aux atermoiements et coupures de cheveux de nègres en quatre, et fit définitivement appliquer la loi de Discrimination Positive.

Alors, Caroline Kennedy, membre du staff de campagne de Obama, et flanquée par Al Gore : à vomir!

Ephémérides

- Une curiosité: saviez-vous que le livre de référence du Ku Klux Klan s'appelle "le Kloran", directement inspiré de Quran (sic!). Il porta même ce dernier nom jusqu'au début du vingtième siècle, quand William J. Simmons (1880-1945), personnalité de premier plan du mouvement, lui conféra sa dernière mouture, en ajoutant des insanités antisémites à celles qui s'y trouvaient déjà, afin de mieux coller à l'affaire Leo Frank, jeune et riche juif né à Brooklyn mais vivant en Géorgie.

Accusé d'avoir, le 27 avril 1915, violé, puis tué, Mary Phagan, une fillette de 13 ans, il fut jugé et condamné à mort malgré les nombreuses zones d'incertitude du dossier.

Il finira par obtenir que la peine fût commuée en perpétuité. Furieux, le KKK et d'autres racistes, parmi lesquels de grands "démocrates" comme l'éditeur et futur sénateur Thomas Edward Watson (1892-1966) et William Jennings Bryan incitèrent la population, par voie de presse ("Le Jeffersonian", s'il vous plaît!) au lynchage. Leo Frank, en chemise de nuit, fut arraché de force à sa cellule, emmené loin de la ville et pendu sous l'acclamation et les injures antisémites de dizaines d'adeptes du "Kloran" ex- Quran.

On croit rêver ! Voilà pourquoi les républicains noirs n'ont de leçons à recevoir de personne, en matière de Droits de l'Homme.

- La trêve annoncée par le Hamas: un cadeau à leur ami labouriste George Galloway, lui-même amoureux de Barry O' Bomber, complice des époux terroristes Ayers (Weather underground, alias "Progressive for Obama"), et tous sponsors du professeur Rashid Khalidi. En un mot comme en cent, le gang organisateur du fameux show à moitié raté de Ahmadinejad à la Columbia University de New-York.

Il suffit de compter six mois, et l'élection présidentielle américaine aura livré son verdict. Dieu merci, Israël restera vigilant.

- Obama qui, en petit comité, ne parle des juifs qu'en les appelant "Kikes" (youpins) renonce aux fonds publics pour financer sa campagne? Of course! Avec tous les pétrodollars qui ne cessent de couler dans son escarcelle.

- L'un des plus beaux films anti-KKK que j'aie jamais vus s'appelait "Storm Warning" de Stuart Heisler (1951) Il était interprété par Ronald Reagan, syndicaliste républicain et qui, malgré la vox populi gauchiste de Hollywood et d'ailleurs s'avérait parfois être un excellent acteur. Il avait à ses côtés Ginger Rogers (qui savait faire autre chose que danser), Doris Day ( qui, cette fois, ne chantait pas) et l'excitant Steve Cochran, en Hank-le-salaud.

Diana Mordasini © Primo, 20 juin 2008

NDLR Primo :

1 - L'expression "Bloody Sunday" sera reprise des années plus tard pour décrire le dimanche tragique du 30 janvier 1972 où 28 personnes seront blessés par l'armée britannique en Irlande, lors d'une marche du même type. 14 personnes mourront. Le groupe U2 se fera connaître par ce tube "Sunday, bloody Sunday" en 1983. Paul Greengrass en tirera un film bouleversant en 2002.

2 - Ce genre de mensonges semble décidément une habitude dans le camp démocrate. Par pure démagogie, Hillary Clinton avait prétendu avoir reçu son prénom en hommage à Sir Edmund Hillary. Or, personne ne connaissait Edmund Hillary au moment de sa naissance, étant donné qu’il ne gravit l’Everest que cinq ans plus tard.

 

http://www.primo-europe.org/index.php

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 19:20
Entretien du Président de la République, M. Nicolas Sarkozy, avec les quotidiens Israéliens "Yedioth" et "Maariv" à l’occasion de la visite d’état en Israël
20 juin 2008 - (Source : site Internet de la présidence de la République)

Question : Monsieur le Président, selon vous, quels sont les changements intervenus dans les relations franco-israéliennes depuis votre arrivée à l’Elysée ?

R - L’amitié entre la France et Israël est ancienne et profonde, mais je crois que ces derniers mois ont marqué un véritable renouveau de la relation franco-israélienne. Ce n’est pas un hasard, c’est une volonté, un choix assumé. J’ai toujours revendiqué mon amitié pour Israël et aujourd’hui en tant président, j’attache la plus grande importance au resserrement des liens entre nos deux pays, dans tous les domaines : politique, économique, culturel. C’est la raison pour laquelle j’ai tenu à ce que la première visite d’Etat en France, après mon élection soit réservée au président Shimon Pérès. S’il y a un changement, c’est au niveau de la volonté politique qu’il se situe. Et cette volonté, on la retrouve des deux côtés : en France comme en Israël. Il suffit de regarder le nombre de membres du gouvernement israélien qui sont venus en France depuis un an, et inversement le nombre de ministres français qui se sont rendus en Israël, pour se convaincre qu’il existe aujourd’hui, entre nos deux pays, une vraie envie de mieux travailler ensemble et d’approfondir encore nos relations.

Avec mon élection c’est peut-être aussi l’image de la France en Israël qui a évolué auprès de l’opinion publique israélienne. Ce qui a changé, c’est aussi qu’Israël est mieux disposé à entendre ce que la France peut lui dire. D’un ami on peut et on doit accepter le langage de la franchise. Voilà ce qui a peut être changé entre nous depuis quelques mois.

Mais je n’oublie pas que ce renouveau s’inscrit dans une longue tradition d’amitié entre la France et Israël, une amitié qui plonge ses racines dans notre histoire commune, faite de solidarité sincère et de respect mutuel. Il a pu y avoir des malentendus voire des divergences, mais la réalité, c’est que, dès la création, il y a 60 ans, de l’Etat d’Israël, la France a contribué à sa consolidation et à sa pérennité en participant notamment à son effort de défense. Surtout, la France a toujours été aux côtés d’Israël pour défendre son droit inaliénable à exister et à vivre en sécurité. L’existence d’Israël n’est pas discutable, sa sécurité n’est pas négociable et le peuple israélien doit savoir qu’il pourra toujours compter sur la France dès lors que sa survie ou sa sécurité serait menacée.

Q - Si l’Iran est déterminé à obtenir l’arme nucléaire : que doit faire la communauté internationale pour l’en empêcher ?

R - Pour la France, c’est très clair, je l’ai dit et je le répète : l’accès de l’Iran à la capacité nucléaire militaire est inacceptable.

Or, nous savons aujourd’hui que l’Iran continue de développer des activités nucléaires très sensibles, sans aucune rationalité civile crédible, et cela en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité des Nations unies. M. El Baradeï, dans son dernier rapport, a de nouveau fait état de possibles travaux iraniens sur la conception des armes nucléaires.

La politique de la France sur ce dossier, c’est donc à la fois un objectif clair et une méthode. L’objectif, c’est que l’Iran ne se dote pas de l’arme nucléaire. Les recherches que mènent l’Iran sur des missiles de portée de plus en plus longue, les propos inqualifiables de certains de ses dirigeants à l’égard d’Israël, tout cela nous renforce encore dans notre détermination à empêcher de parvenir à se doter de l’arme nucléaire.

La méthode, c’est la recherche d’une solution négociée par une approche alliant fermeté et dialogue.

L’adoption à la quasi-unanimité de la résolution 1803 du Conseil de sécurité des Nations unies a permis d’adresser un message de fermeté aux dirigeants iraniens. La visite à Téhéran de M. Solana accompagné des directeurs politiques russe, chinois, britannique, allemand et français, a permis de remettre une nouvelle offre.

Cette offre ambitieuse, qui comporte des propositions concrètes dans les domaines nucléaire civil, politique et économique, montre au peuple iranien ce qu’il aurait à gagner à la coopération, et ce qu’il a à perdre à la poursuite de la stratégie de confrontation choisie par ses autorités. Toutefois, tant que l’Iran ne saisira pas cette offre en suspendant ses activités sensibles, nous n’aurons d’autre choix que d’accroître la pression sur ce pays, en adoptant de nouvelles sanctions internationales.

Aucun pays ne souhaite plus que la France l’engagement des négociations. Mais encore faut-il que l’Iran montre qu’il y est disposé en répondant aux demandes de la communauté internationale et en redonnant confiance dans la finalité de son programme nucléaire. En d’autres termes, l’Iran a aujourd’hui un choix stratégique à faire entre la coopération, qui seule pourra lui permettre de renouer avec la stabilité et de la prospérité, ou un isolement croissant. C’est à l’Iran d’en décider.

Q - Des signes semblent indiquer que la France est en train de modifier la position ferme qu’elle avait vis-à-vis de Bachar Al Assad (suite à son implication négative au Liban). Monsieur le Président, quelle est votre position vis-à-vis d’Al Assad ? Qu’attendez-vous de lui ? Partagez-vous les craintes, qui n’ont pas encore été infirmées, selon lesquelles la Syrie aurait tenté de construire une installation nucléaire sur son territoire ?

R - La France n’est pas moins ferme avec la Syrie. Nous avons simplement réagi, comme nous nous y étions engagés d’ailleurs, aux gestes concrets faits par les autorités syriennes et qui ont permis des avancées décisives sur le dossier libanais.

Je n’ai pas de position dogmatique ni d’a priori personnel vis-à-vis du président Al Assad. J’avais dit clairement, en décembre dernier, au Caire, que je ne reprendrais contact avec lui que lorsque des développements positifs et concrets seraient intervenus au Liban. De tels développements sont intervenus notamment l’élection du président Sleimane. Je lui ai donc téléphoné pour lui faire part de ma satisfaction et l’inviter à poursuivre sur cette voie. Je lui ai également dit que les pourparlers avec Israël allaient dans le bon sens et avaient tout le soutien de la France. Je l’ai enfin invité à participer au sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet, en lui précisant bien que tous les chefs d’Etat et de gouvernement de la Méditerranée étaient invités, y compris, bien entendu, Israël.

Ce que j’attends du président Al Assad, ce que l’ensemble de la communauté internationale attend de lui aujourd’hui, c’est qu’il poursuive sur cette nouvelle voie qu’il semble avoir désormais choisie, c’est qu’il confirme qu’il veut faire de la Syrie un pôle de stabilité et de paix dans la région.

En ce qui concerne une possible installation nucléaire en Syrie, je crois qu’il faut pour le moment laisser l’Agence internationale de l’Energie atomique faire son travail. Je sais qu’une mission doit se rendre en Syrie, à la fin du mois de juin, avec l’accord des autorités locales. Nous verrons bien alors quels en seront les résultats.

Q - Quel est votre point de vue sur l’Accord conclu à Doha et qui a surtout renforcé le pouvoir de marchandage du Hezbollah au sein du système politique libanais ?

R - L’Accord de Doha a d’abord permis de mettre fin à des combats fratricides qui ont fait plus de 70 morts et 250 blessés. Il a écarté le spectre de la guerre civile et a permis de sortir d’une période de blocage politique et institutionnel dans laquelle se trouvait le Liban depuis 18 mois. Pour toutes ces raisons, l’Accord de Doha représente une avancée extrêmement positive, et même décisive.

Pour le reste, un accord entre deux parties, c’est toujours un compromis. C’est vrai que l’opposition a obtenu le tiers de blocage. La majorité a de son côté obtenu la majorité des portefeuilles et le poste de Premier ministre. Je trouve pour ma part que c’est un accord équilibré, "sans vainqueur ni vaincu", pour reprendre la formule chère aux Libanais. Ou plutôt si, avec un vainqueur : le peuple libanais, tout entier. Cet accord ouvre la voie, je l’espère, à une nouvelle période de paix et de prospérité.

L’élection du président de consensus, Michel Sleimane, va être suivie de la formation d’un gouvernement d’Union nationale et puis des élections législatives en 2009. L’accord prévoit également la tenue d’un dialogue national, sous l’autorité du président de la République, au cours duquel des questions majeures, comme celle des armes du Hezbollah devront être évoquées. Tout cela va évidemment dans le bon sens.

Q - La France serait-elle prête à jouer un rôle dans le dialogue renoué entre Israël et la Syrie ?

R - Les récentes déclarations des autorités israéliennes confirmant la reprise de négociations indirectes de paix avec la Syrie sont évidemment une très bonne nouvelle et je veux rendre hommage au rôle constructif joué par la Turquie dans cette démarche. Comme vous le savez, la France est toujours disponible pour appuyer et apporter son soutien à tous les efforts qui peuvent contribuer à l’apaisement des tensions au Proche-Orient et au renforcement des progrès du processus de paix.

Q - Comment la France peut-elle contribuer à promouvoir un accord ? En d’autres mots : comment voyez-vous l’accord entre Israël et les Palestiniens ?

R - Le conflit israélo-palestinien n’a que trop duré. Et tout le monde est conscient qu’une solution durable passe nécessairement par un règlement négocié et la création d’un Etat palestinien. La meilleure garantie de sécurité pour Israël, c’est la création d’un Etat palestinien viable et démocratique. Israéliens et Palestiniens doivent parvenir à un compromis historique, nécessairement difficile. La France les encourage à poursuivre résolument les négociations et à aller de l’avant en vue d’un règlement final avant la fin de l’année 2008. Pour aboutir, il faut maintenant des avancées décisives. La France dit aux Israéliens et aux Palestiniens : vous n’êtes pas seuls, les efforts que vous allez faire seront douloureux mais nous vous aiderons. La France et l’Union européenne sont disponibles pour, au-delà du simple soutien économique, apporter leur contribution à la mise en œuvre d’un accord. C’est ce que je suis venu dire au gouvernement israélien et à l’Autorité palestinienne.

Bien entendu, la sécurité est la clé car un peuple ne peut vivre sous la menace permanente. Les tirs de roquettes contre la population civile israélienne sont injustifiables et Israël a le droit de se défendre contre le terrorisme. Mais dans ce cadre, Israël doit faire un usage proportionné de sa force. Les années et les drames passés nous ont en effet définitivement prouvé qu’il n’y a pas de solution militaire au conflit actuel. Son règlement passe d’abord par l’établissement d’un cessez-le-feu. Je salue l’accord survenu sous l’égide de l’Egypte. Le moment venu, la question de l’inclusion, de la bande de Gaza dans le processus de paix se posera nécessairement. D’ores et déjà, le Hamas sait qu’aucun dialogue ne sera possible tant qu’il n’aura pas respecté les trois principes du Quartet : la reconnaissance d’Israël, la fin des violences et le respect des accords passés. Il sait aussi que s’il veut normaliser sa relation avec la communauté internationale les tirs de roquettes doivent, sans plus attendre, cesser et le soldat franco-israélien Gilad Shalit doit être libéré.

Je crois à la paix et je crois que cette paix est aujourd’hui à portée de main, à la portée du peuple israélien et du peuple palestinien, c’est maintenant une question de volonté et de courage.

Q - Puisque nous sommes entre amis, pourriez-vous nous faire part de ce qui vous dérange dans l’attitude d’Israël, par exemple en ce qui concerne sa conduite envers les Palestiniens ?

R - Je suis conscient que le chemin vers la paix est difficile et que rien n’est jamais acquis mais l’essentiel pour Israël qui, je le sais, à la "paix au cœur" c’est de tout faire pour rendre cette paix possible sur le terrain. Il faut que les autorités israéliennes mettent effectivement en œuvre sur le terrain les engagements qu’elles ont pris à Annapolis. Comme je l’ai dit à plusieurs reprises, le gel de la colonisation, principal obstacle à la paix, est primordial. Des mesures ont été par ailleurs prises pour alléger la circulation des biens et des personnes en Cisjordanie. C’est positif mais cela n’est pas suffisant. Cela n’est pas à la hauteur des enjeux. Bien entendu je suis conscient des risques sécuritaires mais si on ne veut pas voir échouer le processus politique en cours, il faut créer un choc de confiance auprès de la population palestinienne. Je ne sous-estime pas le prix de ces gestes. Mais leur coût est à la hauteur à la fois de l’espoir et des objectifs à atteindre : la réconciliation et la coexistence pacifique de deux Etats.

Q - Estimez-vous qu’Israël ne doive adhérer à un accord avec le Hamas, sur la base d’un répit des actes d’hostilité, qu’à la condition qu’y soit incluse la libération de Gilad Shalit ?

R - La France salue les efforts de médiation entrepris par l’Egypte et souhaite que le cessez-le-feu se poursuive. La libération de Gilad Shalit est naturellement une priorité. Elle ne peut être obtenue que par la voie de la médiation. Ces négociations sont par essence délicates, la priorité étant de n’engager aucune action qui mette la vie de notre compatriote en péril. Vous comprendrez aisément que sur cette question sensible et délicate, je ne puisse pas en dire plus.

Q - L’importance croissante de la communauté musulmane de France soulève parfois les inquiétudes de la communauté juive française. Que pouvez-vous nous dire à ce sujet ?

R - La communauté musulmane n’est pas en France une communauté à part. Elle témoigne et a témoigné, à de multiples reprises, notamment par la voix de ses représentants traditionnels, sa volonté de vivre sa religion dans la paix et le respect des valeurs de la République. D’ailleurs, je ne crois pas qu’il soit juste de dire que la communauté juive française nourrit une inquiétude à l’endroit de la communauté musulmane.

Ce qui, en revanche, inquiète légitimement la communauté juive de France, ce sont les actes antisémites qui ont été ou pourraient être perpétrés sur le territoire français. Ces actes ne peuvent en aucun cas être rattachés à une communauté ou à une autre. L’intolérance, la haine et la bêtise ne peuvent être circonscrites à un groupe social ou à une communauté. Sur la lutte contre l’antisémitisme, comme je l’ai déjà indiqué, c’est l’affaire de la République dans son ensemble. Parce que quand on insulte un Juif au seul motif qu’il est juif, c’est la Nation tout entière que l’on insulte. Et quand on agresse un Juif simplement parce qu’il est juif, c’est la France que l’on blesse. L’antisémitisme ne s’explique pas, il se combat et j’ai probablement été le ministre de l’Intérieur français qui a le plus fait dans ce domaine. Depuis 2002, nous avons beaucoup travaillé pour enrayer l’accroissement des actes antisémites commis sur notre territoire. Nous avons multiplié les actions. Nous avons adopté une législation parmi les plus répressives du monde en la matière. Nous avons financé en collaboration avec le fonds social juif unifié la sécurisation d’un certain nombre de lieux particulièrement exposés, en particulier les écoles et les synagogues. Nous avons obtenu des résultats et les faits d’antisémitisme sont nettement en baisse dans notre pays. Et nous allons continuer nos efforts pour qu’ils reculent encore. Vous pouvez me faire confiance : contre l’antisémitisme, la France ne baissera pas la garde.

Q - A l’approche de votre visite en Israël, quel est le message personnel que vous souhaitez adresser aux Israéliens ?

R - Tout d’abord, en cette année de commémoration du 60ème anniversaire de la création de l’Etat d’Israël, je veux adresser au peuple israélien mes vœux les plus sincères de paix et de prospérité. Comme on parle à un ami, je veux aussi l’inciter à dépasser ses peurs et à aller de l’avant dans le processus politique en cours avec ses voisins arabes, et au premier chef les Palestiniens afin de permettre l’établissement d’une paix juste et durable dans la région. Bien entendu, cela nécessitera des compromis historiques et des sacrifices douloureux et, comme je viens de vous le dire, en premier lieu, le gel total de la colonisation qui est un obstacle à tout règlement final. La paix est à ce prix. Je veux aussi apporter un soutien, une assurance solennelle à la population israélienne et lui dire que la France, sera toujours aux côtés d’Israël quand son existence et sa sécurité seront mises en cause. Ceux qui appellent de manière scandaleuse, à la destruction d’Israël, trouveront toujours la France face à eux pour leur barrer la route./.

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17 juin 2008 2 17 /06 /juin /2008 13:38
L'Edito du Psy - L'honneur perdu d'un 14 juillet
Dans son éditorial hebdomadaire, le psychanalyste Jean-Luc Vannier s’interroge sur la
 portée de l’invitation adressée au président syrien Bachar al-Assad pour assister aux cérémonies du 14 juillet prochain aux côtés des autres chefs d’Etat invités pour le lancement du projet d’Union pour la Méditerranée.

15
juin
2008















     

      http://www.nice-premium.com/spip.php?article3325

 

 Ilparaît que le 14 juillet est le jour de la Fête Nationale. Symbole de cohésion et de rassemblement du peuple français autour de principes qui forgent l’essence même de la Nation. Date de commémoration d’une journée plus que bicentenaire où une célèbre prison parisienne se vide, où des opposants injustement condamnés pour leurs opinions recouvrent la liberté et où le droit à l’expression de ses idées devient l’une des clefs fondamentale de la vie politique. Nul doute que le président syrien, invité cette année à la tribune officielle du défilé, savourera secrètement ce bref rappel historique.

Les plus intransigeants rétorqueront que Bachar El Assad ne dépare pas dans ce parterre de chefs d’Etat étrangers qui, réunis à Paris pour le lancement de l’Union de la Méditerranée, ne sont pas des parangons de vertu démocratique. Mais les autres possèdent au moins le mérite, si l’on ose dire, de laver leur linge sale en famille. Certes, un moindre mal. En digne héritier de son père, le régime dictatorial de Bachar Al Assad a poursuivi l’occupation de l’état voisin du Liban, y a perpétré surveillance, arrestations arbitraires, violences et assassinats politiques à l’encontre de tous ceux qui, journalistes comme écrivains, militants comme dirigeants, dénonçaient ou tentaient de le faire, les exactions de Damas. Indirectement, un ambassadeur de France et des soldats d’un contingent français en furent également les victimes.

Même si le pouvoir à Damas a donné aux puissances occidentales un gage en acceptant, à Doha, la désignation du Général Michel Sleiman à la présidence du Liban, n’importe quel spécialiste de la région savait que c’était pour mieux ralentir ensuite, et sans apparaître au premier plan, le second round des négociations : la formation du gouvernement de Fouad Siniora. Ce pouvoir ne saurait non plus, il faut l’espérer, se prévaloir du « nettoyage » drastique intervenu depuis deux ans dans son entourage sécuritaire. Entre mise à l’écart et élimination physique des personnes susceptibles d’être incriminées dans l’attentat contre Rafic Hariri, celui-ci fait plutôt froid dans le dos. Donner aussi précocement qu’intégralement quitus au président Assad relève d’une méconnaissance confondante de la stratégie syrienne. Cela revient également à ignorer, sans doute en raison d’une logique de précipitation et d’exagération, les ressources offertes par la différence entre le dialogue, la main tendue et le fait de gratifier par un geste fort un hôte pas encore complètement recommandable. Tout ce qui est excessif, disait Talleyrand, est insignifiant.

Partagés entre l’incrédulité teintée d’ironie et la volonté d’aller manifester devant l’ambassade de France, les Libanais ne manquent pas de s’interroger sur l’ambivalence et le tempo d’une diplomatie où l’on compatit le samedi avec la victime avant, le dimanche, d’honorer le bourreau. Ils nous invitent également à méditer la substance et les enjeux d’une parole ou d’une promesse, qu’elle intervienne au palais présidentiel de Baabda ou dans les locaux d’une usine de la province française. Quelque embarras que cette idée suggère aux partisans inconditionnels de celui qui les prononce, on ne saurait blâmer nos amis levantins de nous en faire part. En Irlande aussi, et même en le regrettant, d’autres se sont chargés à leur manière de sanctionner une voix devenue inaudible.

Favoriser la reprise d’un dialogue entre des pays en conflit demeure un objectif aussi ambitieux que louable. Encore convient-il de prendre garde au tropisme psychologique qui, au nom d’une obsession de la réussite, consiste à accorder davantage à ceux qui s’opposent qu’à ceux qui acceptent. Plagions Sénèque en guise de conclusion : il en va de la démocratie comme de la dictature : à force de fréquenter l’une ou l’autre, on finit par en prendre le goût.

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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 20:30

Editorial de Khaled Asmar - Beyrouth

Le 14 juillet à Paris, Assad retrouvera sa « virginité ». Se contentera-t-il de flirter avec la France ?

« Sarkozy mange avec le loup et pleure avec le berger »

vendredi 13 juin 2008 - 18h14, par Khaled Asmar - Beyrouth

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En confirmant l’invitation adressée par le président français Nicolas Sarkozy à son homologue syrien Bachar Al-Assad, l’Elysée a suscité une avalanche de réactions de la classe politique française, indignée par ce geste jusque là gratuit. La plupart des Libanais manifestent leur dégoût et craignent avoir été sacrifiés sur l’autel de la « rupture ». D’autres, plus pragmatiques et réalistes, estiment qu’ils ont été vendus « peu chers ». En ce qui me concerne, cet épisode m’inspire quelques réflexions.

Catastrophé par cette évolution, un ami franco-libanais parisien m’a appelé à Beyrouth la nuit dernière, et m’a livré ses sentiments crus et cruels. Il m’a rappelé que son premier souvenir de Paris fut le slogan publicitaire qui fleurissait sur les panneaux du métro, à l’approche de chaque été, invitant les Français à « sortir couverts ». Cette publicité avait interpellé ce jeune étudiant, passant sans transition de la guerre aux bancs de la Sorbonne. Il avait demandé des explications à ses camarades et a eu le droit à un cours magistral : « avec l’approche des beaux jours, et avec la montée de la sève, les Français ont souvent tendance à multiplier les partenaires », lui avait-on dit. C’était le slogan d’une campagne de prévention contre le Sida. Avec son humour légendaire, mon ami franco-libanais m’a ressorti cette histoire pour me mettre en garde contre une tentative syrienne de flirter à nouveau avec la France, depuis leur rupture.

Cet épisode passe et repasse dans ma tête depuis la confirmation de l’invitation adressée à Assad, et j’ai du mal à m’empêcher de penser que le président syrien est convié au défilé du 14 juillet sans doute en guise de récompense pour services rendus. Et comment en être autrement, puisque Bachar Al-Assad, digne héritier de son père Hafez, a respecté la liberté de son peuple à choisir entre le cimetière et l’exil, à défaut de démocratie, et s’est montré le plus fervent promoteur de la liberté et défenseur acharné des droits de l’homme...

Mais au-delà de l’excès de colère qui alimente ma plume, et qui anime une majorité de Libanais, de Syriens et de Français – pour ne citer qu’eux – excédés par la cogitation élyséenne et par la précipitation du président Sarkozy à normaliser avec Damas sans contrepartie apparente, l’espoir n’est pas interdit. Car, comme le slogan « Sortez couverts » s’adressait essentiellement aux aventuriers d’une nuit sans lendemain, il y a fort à parier que le coup de foudre de Sarkozy pour Assad fera long feu. Dans ses relations internationales, l’habitude de la Syrie consiste en effet à « manger l’appât et à pisser sur l’hameçon ». D’ailleurs, cela fait désormais école au Liban, où le général Michel Aoun a appelé cette semaine les Libanais à accepter les aides offertes par la Fondation Hariri (qui distribue du gasoil aux familles nécessiteuses pour les aider à survivre durant la flambée des prix du pétrole) mais sans contrepartie politique. Aoun a textuellement dit qu’« il n’y a pas de mal à manger l’appât et à pisser sur l’hameçon », et a interdit, le plus démocratiquement possible, les Libanais de voter pour les Hariri en 2009. Il est donc permis de penser que le mariage Sarkozy-Assad se termine par un divorce, la mariée syrienne ayant du mal à respecter ses engagements et ne connaissant pas le sens de la fidélité. La Syrie cherche en effet à « épouser » Washington, mais en attendant, elle se contente de collectionner les amants européens.

Pourtant, certains parient au contraire sur une alliance heureuse entre Paris et Damas, le premier étant habitué à encaisser les coups et à avaler les couleuvres. Pragmatique, Sarkozy considère la Syrie comme un marché économique à conquérir, que certains n’hésitent pas à qualifier de « pays vierge qui s’offre à Paris » (lequel n’aura pas d’inquiétude qu’un juge lillois annule son mariage pour non-virginité de la partenaire !). Après les fiançailles franco-syriennes, qui seront célébrées le 14 juillet avec un feu d’artifice grandiose tiré aux pieds de la Tour Eiffel, alors que les deux fiancés piétinent le Parvis des droits de l’homme au Trocadéro, il sera permis de vendre des centrales nucléaires aux Syriens. Pourquoi Paris ne peut-il pas remplacer la centrale détruite par Israël, l’ennemi sioniste ? La France a bien proposé à l’Algérie et à d’autres pays arabes son savoir-faire nucléaire en dépit des réticences des Services de renseignements qui mettent en garde régulièrement contre le risque d’islamisation dans ces pays. Mais grâce au pragmatisme élyséen, le jour où les islamistes arriveront au pouvoir, la France aura connaissance de leur arsenal et pourra le neutraliser ! La France peut aussi rêver de vendre des armes à la Syrie, les caisses de son allié iranien regorgeant de dollars. Un armement moderne, dit-on, qui sera commandé par Damas, payé par Téhéran et utilisé par le Hezbollah. Car, le pragmatisme politique en vogue à Paris suggère qu’à défaut de désarmer le Hezbollah, il faut l’armer pour éviter sa colère et son terrorisme.

Mieux encore, le quotidien koweïtien « Al Seyassah » nous apprend, ce 13 juin, que « la Syrie envoie des combattants du Hezbollah aux académies militaires russes, munis de faux passeports syriens, pour parfaire leurs connaissances en matière de combats et de tactiques militaires… Ce qui irrite fortement les officiers syriens privés de ces stages – très lucratifs par ailleurs – et de plus en plus inquiets quant à la place occupée par le parti chiite libanais dans la vie politique syrienne ». De ce point de vue, il n’est pas interdit de penser que les « Résistants » du Hezbollah, que Sarkozy avait qualifiés de « terroristes », soient un jour admis à la prestigieuse école militaire de Saint Cyr, qu’ils défilent un 14 juillet sur les Champs-Elysées , qu’ils participent à la Garden Party de l’Elysée, et qu’ils lèvent leurs tasses de thé (l’alcool aura été interdit) en criant « Vive la République (islamique) ». Ce scénario me rappelle l’utilité du conseil de mon ami franco-libanais : « Sortez couverts ! ».

Khaled Asmar

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13 juin 2008 5 13 /06 /juin /2008 10:24
Nicolas Sarkozy, le Moyen Orient et la Paix
13 juin 2008 - Par Guy Senbel pour Guysen International News

Cette semaine, nous souhaiterions attirer l’attention de nos lecteurs sur l’initiative du Président de la République française de renouer le dialogue avec la Syrie. Bachar El Assad, le Président syrien, sera présent à Paris le 13 juillet pour le sommet de l’Union pour la Méditerranée, il a même été convié, à l’instar des autres invités au sommet dont Ehoud Olmert, à assister au traditionnel défilé du 14 juillet, dont l’invité d’honneur sera cette année le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki Moon. Les réactions ne se font pas attendre.

Nombreux sont ceux qui manifestent leur incompréhension et réagissent plutôt mal à la reprise des relations franco-syriennes, interrompues par Jacques Chirac après l’assassinat de son ami, le Premier ministre libanais Rafic Hariri. Un crime syrien parmi d’autres, qui marquait par le sang la volonté de poursuivre la vassalisation du Liban par Damas.

Samedi 7 juin, la visite de Nicolas Sarkozy à Beyrouth montrait le profond attachement de la France au Liban, elle marquait aussi un tournant dans les relations franco-syriennes. Le Président français n’a pas hésité à s’adresser au Président syrien pour lui dire sa satisfaction de voir le Liban procéder librement à l’élection de son Président. Il s’agissait aussi de l’encourager à ne plus systématiquement soutenir l’opposition libanaise, incarnée par le Hezbollah, et à poursuivre des pourparlers de paix initiés avec l’Etat juif.

L’initiative de Nicolas Sarkozy, que les médias présentent volontiers comme une médiation possible entre Israël et la Syrie, doit être comprise comme une volonté forte de voir la France, et l’Union européenne qu’elle préside pour six mois, s’impliquer dans la « stratégie de la paix » au Moyen Orient.

Le moment est aussi opportun pour la France. Il s’agit à la fois de montrer à ses partenaires européens réticents que l’Union pour la Méditerranée est une initiative ambitieuse ; sous sa houlette, l’Europe pourrait jouer un rôle clé au Moyen Orient. L’Amérique, à laquelle le rôle de médiateur est habituellement dévolu, est en campagne, et la politique étrangère des Etats-Unis risque d’être un thème sensible des débats électoraux.

Certes, une poignée de mains entre le Premier ministre Ehoud Olmert et le Président Bachar El Assad sur la place de la Concorde le 14 juillet serait un geste symbolique fort, historique peut-être. C’est surtout la volonté de rassembler des hommes que l’histoire contemporaine oppose depuis soixante ans qui est remarquable. Symbole de paix ou de volonté de pacification, cette rencontre insolite contribuerait d’abord à « normaliser » la Syrie. Nicolas Sarkozy et le conseiller diplomatique de l’Elysée Jean-David Levitte ont bien compris l’importance de voir la Syrie évoluer rapidement dans le camp des pays modérés de la région.

La Syrie est depuis trop longtemps un « couloir du terrorisme » entre l’Iran à l’Est et le Hezbollah et le Hamas à l’Ouest. La deuxième guerre du Liban à l’été 2006 avait été le théâtre d’une collaboration active entre des Etats « voyous » que le Président américain George W. Bush inscrivait alors dans un « axe du mal », une expression qui résume assez bien l’intention criminelle des pays qu’elle vise, mais difficilement acceptée en Europe notamment, en raison de sa connotation biblique.

Route sans péage ni barrage pour des missiles importés d’Iran vers le Liban d’où le Hezbollah a déclaré la guerre à Israël, la Syrie continue d’être la plaque tournante d’un terrorisme quotidien que le Hamas dirige contre Israël. Jeudi 12 juin, ce sont des dizaines de missiles Qassam et autres obus de mortiers qui se sont abattus sur le Néguev occidental, dans le sud d’Israël. Le Hamas ne peut se satisfaire de la décision prise par le gouvernement israélien de ne pas intervenir dans la bande de Gaza pour traquer les terroristes, il cherche la guerre en envoyant sur Sdérot ou les kibboutz alentours des missiles « made in Iran ».

Pour donner raison à Nicolas Sarkozy, Bachar El Assad devra tenir beaucoup de promesses, celle de fermer son « corridor du terrorisme », celle de ne plus faire la guerre à la paix, celle d’accepter Israël, de ne plus servir de tribune aux extrémistes de la région, dont Khaled Meechal, leader politique du Hamas, de rompre avec Téhéran pour mieux l’isoler dans le concert des Nations.

Il s’agira aussi pour le Président syrien de fermer enfin la dantesque prison de Mazé, dont on dit que son père Hafez El Assad y pratiquait lui-même la torture. Et puis il s’agira de contribuer efficacement à la libération des soldats israéliens. Pour Nicolas Sarkozy, la question de la libération d’otages innocents, bulgares, colombiens ou israéliens, est une exigence de justice, une dérangeante leçon de morale, en politique.

Ce soir, nos pensées vont vers Guilad Shalit, Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser, trois soldats israéliens otages du Hamas et du Hezbollah depuis 720 jours, deux organisations terroristes qui prônent la destruction d’Israël, à l’instar de l’Iran dont le Président Ahmadinejad rappelle, dès que l’occasion lui en est donnée, qu’Israël doit être rayé de la carte.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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