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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 22:13
Se défiler après Drakkar : 14 juillet 2008 vs 23 octobre 1983
12 juin 2008 - J Ph Katz

Si des paras survivants du Drakkar défilent le 14 juillet prochain, ils risquent d’en avoir gros sur la patate (information du Figaro du 12 juin). Pensez que Bachar Al Assad, digne successeur de son père, représente le camp des organisateurs de l’attentat qui a coûté la vie à 58 soldats français à BeyroutH ;

Non seulement le régime syrien parvient à faire oublier le meurtre d’Hariri, mais il s’apprête à saluer les parachutistes visés par ses milices affidées. Pire, ce pays rétablit habilement les liens avec Israël, juste ce qu’il faut pour laissez accroire, avec soi-disant la restitution du Golan comme objectif final. Croit-on vraiment qu’avec le Golan la Syrie imitera l’Egypte, avec échange de touristes et d’ambassadeurs (à ce propos, ayons une pensée amère pour la famille Delamarre, assassiné lui aussi à Beyrouth) ?

Peut-on sérieusement croire que ce régime, avec son Golan tout neuf, cessera d’accueillir des terroristes d’Al Qaïda et consorts, de soutenir le Hezbollah (lui-même en conflit avec Israël), d’aller chercher ordres et subsides à Téhéran ?

La vérité c’est que l’Orient compliqué blouse en permanence l’Occident aux idées simples. Les grandes manœuvres diplomatiques en cours, dont une large partie nous est inconnue, continuent de miser sur les régimes en place, surtout après l’échec irakien.

Or, Sadate n’a subi la pression de personne pour venir à Jérusalem, tout comme le défunt Roi Hussein. Ces hommes, qui n’ont jamais trempé dans le terrorisme aveugle, ont été capables de changer d’orientation politique et de s’y tenir (et d’en mourir). Permettre au baasistes syriens de survivre est une grande faute politique, d’abord parce que la notion de justice n’a plus cours, ensuite parce l’occident sera piégé. S’il suffit de faire sauter la voiture d’un Hariri et de simuler des négociations avec un gouvernement israélien en sursis pour sauver son régime, l’avenir est sombre.

Hélas, il semble que le président Sarkozy ait choisi le donnant-donnant dans sa politique étrangère au Proche Orient. « Donnez-moi les infirmières, je vous donne le nucléaire », « donnez-moi un président libanais, je vous donne le 14 juillet, sans parler des fonds européens dans le cadre de l’UPM ».

Le président actuel est plus direct, certes, moins sentimental (on se souvient que Chirac était un ami de Saddam), mais est-il plus efficace ?

Les pays de la méditerranée seront-ils « changés » par cette union ou gagneront-ils au « change » ? Le gouvernement d’Alger acceptera-t-il, par exemple, que les chrétiens obtiennent le droit de se rassembler à plus de 2 dans un appartement ? Combien de chaises devront séparer le représentant israélien du libyen ?

Espérons que ce prochain 14 juillet, l’événement soit le souvenir du Drakkar, pas les congratulations de ses auteurs...

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10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 12:22
George W Bush à Paris

President_George_W_Bush_Official_Portrait

L'actuel leader du Monde Libre sera à Paris les 12 et 13 juin

Chers lecteurs, sympathisants et soutiens du GOP France,

Comme vous le savez peut être, les « grands » de ce monde organisent les jeudi 12 et vendredi 13 juin à Paris une conférence sur l’Afghanistan.

Lors de cette conférence, George W Bush sera bien évidemment présent.

La présence du Président à Paris était donc l’occasion pour nous d’organiser un événement en son honneur !

Et il semblerait que nous aurons effectivement l’opportunité d’organiser une rencontre avec le Président Américain !

Deux possibilités sont à l’étude. Tout d’abord, une certitude. Dans la journée de mercredi, nous recevrons au GOP France des informations sur le trajet de George Bush venues directement de la Maison Blanche. Comme vous pouvez l’imaginer, pour des raisons de sécurité nous ne pourrons pas avoir ce type d’information plus tôt. Ainsi, l’idée sera d’être présents avec le plus de monde possible, avec des drapeaux Français et Américains et des pancartes pour l’accueillir. Il devrait à ce moment s’arrêter pour nous dire quelques mots. Voilà pour une quasi-certitude.

La seconde possibilité, qui hélas risque d’être plus complexe pour des raisons d’agenda, serait d’avoir un discours du Président Bush d’une demi-heure.

Quoi qu’il en soit, une certitude demeure : ses équipes sont très intéressées par cette opportunité d’avoir une telle image à retranscrire aux Etats-Unis et dans le monde entier !

Ce que je vous propose à tous aujourd’hui est ceci : restez prêts dans la journée de mercredi (en début de soirée, à cause du décalage horaire avec les Etats-Unis) pour changer votre emploi du temps jeudi ou vendredi. Nous ne serons pas en mesure de vous dire avant mercredi soir à quel moment nous aurons cette opportunité avec George Bush. Mais il semble peu probable que la Maison Blanche rate cette occasion d’avoir des Français le soutenant. A tous ceux qui souhaitent profiter de cet événement pour rencontrer et montrer leur soutien à la politique actuelle des Etats-Unis, soyez donc prêts mercredi à chambouler votre agenda de jeudi ou vendredi pendant quelques heures. Nous espérons sincèrement vous retrouver nombreux d’ici une poignée de jour autour de George W Bush.

Cet événement sera organisé par le GOP France et les Republicans Abroad France.

D’ici là, bonne semaine à tous !
L’équipe du GOP France.

Vous souhaitez vous investir pour cet événement ? Vous souhaitez nous aider à orgnaiser cette rencontre ? Prévenez-nous par e-mail ! Laissez-nous un e-mail ou un numéro de téléphone et nous revenons vers vous dès que possible !

Http://ffgop.canalblog.com

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8 juin 2008 7 08 /06 /juin /2008 15:34
Jewish World Review  06 juin 2008 / 3 Sivan, 5768

Quelques heures après être devenu le nouveau ‘meilleur ami’ d’Israël, Obama fait marche arrière sur le statut de Jérusalem.

Par Binyamin L. Jolkovsky

Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

Les déclarations ‘mal comprises’ au départ contredites par la stratégie de campagne.

Le candidat aux présidentielles désormais officiel du Parti Démocrate, Barak Obama s’est dressé devant l’audience de l’AIPAC (
American Israel Public Affairs Committee) mercredi dernier dans la matinée, et a déclaré son soutien total et sans condition pour une Jérusalem juive. La Ville Sainte, dit-il, « restera la capitale d’Israël, et elle doit  demeurer indivisée ».

Cette option a été une tentative pour marquer de nombreux points dans les communautés juives et évangéliques qui, suivant les relations politiques antérieures d’Obama avec des sympathisants terroristes, des racistes, et d’autres indésirables, se ont montrés circonspects sur la façon, comme président, il traiterait l’Etat juif.

Les applaudissements enthousiastes de l’auditoire, dont certains des plus puissants politiciens d’Amérique, ont été immédiats.

Presque aussi vite cependant est intervenue la condamnation par le Hamas. Des chefs du mouvements terroristes avaient auparavant soutenu Obama dans leur choix comme commandant en chef de l’Amérique. Le président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas a déclaré qu’il « rejetait totalement » la déclaration d’Obama sur Jérusalem. « Le monde entier sait que la Sainte Jérusalem a été occupée en 1967 et nous n’accepterons pas un Etat palestinien sans Jérusalem comme capitale de cet Etat palestinien » a-t-il ajouté.

Quelle différence en un seule journée : le jeudi, interrogé sur CNN, Obama a déclaré qu’il a été mal compris. « Eh bien, a-t-il expliqué, bien entendu il reviendra aux parties de négocier un arrangement sur ces questions. Et Jérusalem fera partie de ces négociations ». Bien qu’il ait déclaré à la conférence d el’AIPAC ce qu’elle voulait entendre et croire, une Jérusalem indivisée n’était en vérité, jamais une position dans sa campagne. 

Le conseiller d’Obama pour le Moyen-Orient, l’ancien ambassadeur en Israël Daniel Kurtzer, a déclaré en mai au quotidien israélien de grande diffusion ‘Haaretz’, que sa campagne considère « impossible de faire le moindre progrès dans des pourparlers de paix sérieux, sans mettre l’avenir de Jérusalem sur la table ».

Au cours des Primaires du Parti Démocrate, 53 % des électeurs Juifs ont choisi Hillary Clinton comparés à 45 % qui ont choisi Barak Obama.
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7 juin 2008 6 07 /06 /juin /2008 14:12
A quoi tient l'actuelle "réconciliation" contrainte et forcée par le "coup" du Hezbollah, il y a quelques semaines à Beyrouth, lui permettant de conserver sa surveillance de l'aéroport, ses écoutes, son arsenal, couplé à une minorité de blocage invalidant par avance toute décision gouvernementale contraire à ses intérêts?

La Syrie est-elle confusément en train de recoloniser le Liban par la porte étroite d'une "diplomatie" sur le fil du razoir, entre promesse de vérité établie par voie de Tribunal International sur ses crimes, et tentatives de séduction diplomatique française?

Est-ce le prix dont croit s'acquitter la France pour espérer éloigner la Syrie de son axe iranocentré? Ou est-ce la reconnaissance implicite q'un nouvel équilibre de la terreur s'établit au Moyen-Orient, avec la souverainté sous caution française d'un Liban à la merci de son voisin immédiat de l'Est, sans parler du risque accru d'être utilisé dans de nouvelles provocations hezbollahnies contre Israël, maintenant que le "Parti de Dieu-Nasrallah" a les coudées franches au sein de l'armée libanaise circonvenue par ses manoeuvres?

Plus que jamais, le Liban ressemble à la Tchécoslavaquie de 1938... avec l'assentiment des Grandes puissances dites "protectrices".


Le processus du tribunal international est « irréversible », affirme le président français à « L’Orient-Le Jour »
Sarkozy : « Tout le monde devrait trouver intérêt à la stabilisation du Liban »
À la veille de son arrivée à Beyrouth, le président français Nicolas Sarkozy a résumé hier, dans une interview accordée à L’Orient-Le Jour, la vision de la France à l’égard de la question libanaise et des derniers développements intervenus à ce sujet. Voulant souligner la « constance » de la politique française à l’égard du Liban et l’importance qu’elle accorde à ce pays, il a évoqué le caractère exceptionnel de la délégation qui l’accompagne, formée du Premier ministre, de membres du gouvernement, mais aussi de dirigeants des partis politiques représentés à l’Assemblée nationale. Jugeant l’accord de Doha « équilibré », M. Sarkozy a estimé qu’il jetait « les bases de la réconciliation nationale » et invité les protagonistes libanais à rejeter définitivement la violence et à s’engager « de bonne foi » dans un dialogue animé par le président Michel Sleiman. Il a en outre indiqué qu’il souhaitait voir la Syrie « contribuer positivement à faire en sorte que le pays du Cèdre redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays ouvert et prospère, uni dans la diversité, sûr et stable, souverain et indépendant ». « Tout le monde devrait trouver intérêt à la stabilisation du Liban », a-t-il dit, soulignant qu’il « n’y aura pas de paix et de stabilité au Proche-Orient s’il n’y en a pas au Liban ». Sur un autre plan, Nicolas Sarkozy a réaffirmé l’engagement de la France à l’égard de la mise en place du tribunal spécial pour le Liban. Ce processus est « irréversible », a-t-il assuré.

Voici le texte de l’interview :
Q - Monsieur le Président, vous êtes le premier chef d’État occidental à visiter le Liban pour présenter vos félicitations au président Sleiman. Quel message êtes-vous venu porter à Beyrouth ?
R - « C’est pour moi une grande joie de venir enfin, après plusieurs mois d’attente, saluer et féliciter le nouveau président de la République libanaise, le général Michel Sleiman. Cette élection est synonyme d’espoir pour tous les Libanais, mais aussi pour tous les amis du Liban et pour la France en particulier.
« Comme je m’y étais engagé, je suis venu rapidement à Beyrouth féliciter le président élu. Je souhaite lui exprimer mon estime personnelle et lui dire mon plein soutien ainsi que la totale disponibilité de la France à accompagner le Liban dans cette phase décisive. Je suis aussi venu rendre hommage au peuple libanais, qui a traversé tant d’épreuves, et qui mérite de retrouver la paix et la prospérité dans un pays indépendant et souverain. »

Q - Une partie des Libanais considère l’accord de Doha comme la victoire d’un axe régional aux dépens de la volonté de la communauté internationale qui soutient le gouvernement et la majorité. Cet accord est-il viable ?
R - « L’accord de Doha me paraît être un texte équilibré, qui consacre avant tout la victoire du dialogue sur la violence. Il offre à tout le monde une sortie de crise par le haut, sans vaincu et avec un seul vainqueur : le peuple libanais. Les graves affrontements récents, qui ont laissé des traces, doivent faire prendre conscience aux responsables libanais qu’il faut mettre un terme à l’inquiétante division du pays.
« Grâce au rôle actif du Qatar, de la Ligue arabe, et aussi de l’investissement de la France et d’autres pays européens, l’accord de Doha a permis de procéder à l’élection présidentielle, retardée depuis six mois. C’est déjà là un premier acquis essentiel. Au-delà, l’objectif de l’accord est de jeter les bases de la réconciliation nationale. Cela nécessite de la part de tous les responsables libanais qu’ils respectent leur engagement de ne pas recourir à la violence et de participer de bonne foi au dialogue qu’animera le chef de l’État. »

Q - Votre visite s’inscrit-elle dans la continuité de la politique française au regard du Liban ? Quelle différence y a-t-il entre la France de Jacques Chirac et celle de Nicolas Sarkozy concernant le Liban ?
R - « Cette visite a une dimension tout à fait inhabituelle parce que je suis accompagné des dirigeants de partis politiques représentés au Parlement français et du Premier ministre. C’est exceptionnel, et je crois même que cela ne s’est jamais fait avant. Le message, il est clair : la solidarité de la France envers le peuple libanais, l’attachement de notre pays à l’indépendance et à la souveraineté du Liban, ce n’est pas une affaire de partis, ce n’est pas une affaire de personnes, c’est l’affaire de la nation française tout entière, c’est la politique constante de la France.
« Et avec la délégation qui m’accompagne, nous allons rencontrer les représentants de tous les groupes politiques libanais représentés au Parlement libanais. Là aussi, le message est très clair : la France est l’amie de tous les Libanais sans distinction.
« Cette visite, vous l’avez compris, est clairement placée sous le signe de l’amitié entre la France et le Liban. Or, cette amitié, elle est indivisible, d’un côté comme de l’autre.
« Pour le reste, vous le savez, l’engagement de la France pour la reconstruction économique du Liban est complet, à travers les engagements contractés lors de la conférence Paris III. Au Sud, la France reste un pilier de la Finul renforcée aux côtés des autres contingents et contribue tous les jours à la stabilisation de la situation, conformément à la résolution 1701 des Nations unies. Enfin, notre exigence de vérité et de justice en ce qui concerne les assassinats politiques perpétrés au Liban est intacte. »

Q - Quel est le changement en cours dans la politique française vis-à-vis du Liban, de la Syrie et de l’Iran ? Comment valoriser la récente ouverture française sur la Syrie ?
R - « Comme vous le savez, j’avais dit clairement, au Caire le 30 décembre dernier, que je reprendrais des contacts avec la Syrie seulement lorsque des développements positifs et concrets seraient intervenus au Liban en vue d’une sortie de crise. Il faut bien reconnaître que l’accord de Doha, l’élection du président Sleiman, la reconduction de Fouad Siniora dans ses fonctions de Premier ministre constituent de tels développements. J’en ai tiré les conséquences et j’ai appelé le président Assad pour lui faire part de mon souhait de voir le processus de mise en œuvre de l’accord se poursuivre. Je lui ai aussi dit que les pourparlers indirects de son pays avec Israël, via la Turquie, allaient également dans le bon sens et je l’ai encouragé à poursuivre sur cette voie. J’ai également saisi cette occasion pour l’inviter à participer au Sommet de l’Union pour la Méditerranée, le 13 juillet, comme j’ai invité tous les chefs d’État et de gouvernement des pays méditerranéens, à commencer par le président Sleiman.
« Aujourd’hui, une nouvelle page est peut-être en train de s’ouvrir dans les relations entre la France et la Syrie. Depuis trop longtemps, la situation de blocage et de crise au Liban empêchait la reprise progressive d’un dialogue ; je veux dire d’un vrai dialogue qui permette à nos deux pays de parler de leurs intérêts communs. Les choses sont peut-être en train de changer. C’est en tout cas ce que je souhaite.
« Je crois que le sort du Liban et de la région est intimement lié. Il n’y aura pas de paix et de stabilité au Proche-Orient s’il n’y en a pas au Liban. Mon souhait, mon espoir est que Damas contribue positivement à faire en sorte que le pays du Cèdre redevienne ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être : un pays ouvert et prospère, uni dans la diversité, sûr et stable, souverain et indépendant. Tout le monde devrait trouver intérêt à la stabilisation du Liban. »

Q - Pensez-vous que l’action du tribunal spécial pour le Liban pourrait faire l’objet d’un quelconque marchandage avec Damas en cas d’amélioration des rapports du régime syrien avec les pays occidentaux ?
R - « Les Libanais veulent mettre fin à l’impunité et ont soif de justice. La communauté internationale est déterminée à aider le Liban à tourner la page des assassinats politiques. La mise en place du tribunal spécial progresse rapidement. Il s’agit d’un processus irréversible, et les résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies s’imposent à tous. J’accorde une grande importance à ce dossier, qui continue de faire l’objet d’une attention toute particulière de la communauté internationale. On l’a encore vu récemment lorsque le Conseil de sécurité a décidé à l’unanimité d’étendre le mandat de la commission d’enquête pour six mois sur la base d’un projet français. »
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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 18:47

Rezko Guilty on 16 Counts

Obama friend and fundraiser Tony Rezko has been convicted of being deeply involved in criminal activity connected to powerful politicians. Will he now make a deal with prosecutors and begin implicating others?

 

Antoin “Tony” Rezko, friend and fundraiser to many movers and shakers in Illinois politics, has been found guilty on 16 counts of fraud and corruption in connection with a “pay for play” bribery scheme that funneled kickbacks from campaign contributors to Rezko and his co-defendants.

The jury deliberated 13 days on the 24-count indictment that included six counts of mail fraud, nine counts of wire fraud, one count of attempted extortion, six counts of solicitation of funds, and two counts of money laundering.

Guilty verdicts were returned on the following counts:

* 12 counts of wire/mail fraud

* two counts of corrupt solicitation

* two counts of money laundering

The bribery scheme involved several corporations doing business with the state of Illinois through three major boards: a hospital construction board, the teachers pension fund, and a state employee retirement board. The companies were approached for campaign contributions and told that they could only win contracts with the state if they contributed. Rezko made sure of these boards’ compliance by stacking them with cronies he recommended to Governor Rod Blagojevich. Kickbacks on those state contracts were then funneled to Rezko and his friends.

A co-defendant with Rezko, Stuart Levine, cooperated with the prosecution in exchange for a lesser sentence. It was his shocking testimony regarding the activities of Rezko brazenly carrying out his bribery schemes that weighed heaviest with the jury.

The trial revealed a level of corruption in state government seldom seen — even in Illinois:

 Former state official Ali Ata told jurors he bought his post with bribes to Rezko and campaign contributions to Blagojevich. Ata was also one of several witnesses who said Rezko talked of a plot to kill the criminal probe against him by pulling strings with the Bush White House to get U.S. Atty. Patrick Fitzgerald fired.

The trial also provided ample fodder for cynics who see Illinois politicians as members of a cozy club motivated more by greed than altruism or ideology.

Witnesses against Rezko claimed his alleged schemes involved a host of political insiders from both major parties. Among those whose names came up repeatedly during the trial were Chris Kelly, another top fundraiser for Blagojevich; William Cellini, a veteran Republican power broker; and Robert Kjellander, the longtime Republican national committeeman from Illinois.

Rezko is facing indictment in another unrelated bribery scheme as well as charges that he wrote hundreds of thousands of dollars in bad checks to casinos in Las Vegas. Because of this, and because Rezko is facing a long prison term for the 16 charges he has been convicted of to date, it is thought that the Chicago political operator will seek to cooperate with the United States attorney in his continuing investigation of corruption in state government.

If so, there are several Illinois politicians — including Governor Blagojevich — who would be in serious legal jeopardy. The governor’s name surfaced frequently during the trial, and it was clear that Blagojevich was aware of at least some of Rezko’s schemes.

Rezko is a long time friend, mentor, and fund raiser for Democratic Presidential nominee Barack Obama. There are questions surrounding the real estate deal involving the candidate’s house that Obama concluded with Rezko’s help which some local observers believe need clarification in order to clear the Illinois senator of ethics violations. Other matters related to Rezko, including the question of favors Obama may have done for his friend while he was in the Senate, could also be investigated by the prosecutor.

In short, while the governor and other top politicians in the state almost certainly should be worried about what Rezko might tell the prosecutor, no one can say for sure if Rezko would have anything of interest to spill about Barack Obama.

Rick Moran is PJM Chicago editor; his own blog is Right Wing Nut House.

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 09:10

L’éditorial de khaled Asmar

France-Syrie : deux émissaires français bientôt à Damas

Nicolas Sarkozy invite Bachar Al-Assad au sommet de l’Union pour la Méditerranée

mercredi 4 juin 2008 - 17h55, par Khaled Asmar - Beyrouth

Logo MédiArabe.Info

Fidèle à ses habitudes, la France s’apprête à avaler une nouvelle couleuvre en renouant un dialogue, quoique timide, avec le régime syrien. Le président Nicolas Sarkozy, soucieux de réussir le lancement de l’Union pour la Méditerranée, tend la main à Damas et invite le président Assad au sommet de l’UPM à Paris, le 13 juillet prochain.

Pour réussir ce sommet, le président Sarkozy dépêche à Damas, dans les prochains jours, Claude Guéant et Jean-David Levitte, afin de préparer les conditions du voyage de Bachar Al-Assad à Paris. Cette évolution entre dans le cadre de « l’amélioration progressive » des relations bilatérales, après la rupture annoncée par le président français, fin décembre, depuis le Caire. Le déplacement du secrétaire général de l’Elysée et du conseiller diplomatique de Sarkozy à Damas signifie ainsi que Paris prend pour argent comptant le mensonge syrien qui consiste à présenter son rôle au Liban comme positif, alors que le bellicisme syrien n’est plus un secret pour personne.

Mais pour réussir l’UPM, et à défaut de pouvoir rivaliser avec la Syrie, la France accepte d’avaler les couleuvres et décide de normaliser - progressivement - ses relations avec le régime syrien. Mieux encore, le quotidien « Al Hayat » nous apprend que Guéant et Levitte s’emploient à Damas non seulement à convaincre Assad de participer au sommet de l’UPM à Paris, le 13 juillet, mais aussi à préparer le terrain à une rencontre officielle entre Assad et Sarkozy, en marge du sommet.

Ainsi, Sarkozy cède aux pressions syriennes et revoit ses ambitions à la baisse. Non seulement les exigences syriennes concernant la future UPM videront cette instance de tout contenu et la réduiront à une annexe du processus de Barcelone, mais aussi, en cédant, Sarkozy aura obtenu son UPM au rabais.

Il ne s’agit pas de la première reculade française. De l’indispensable désarmement du Hezbollah, conformément aux résolutions onusiennes, prononcé par le candidat Sarkozy le 2 février 2007 devant les Libanais d’Île-de-France reçus à la Place Beauvau, le Président français ne voit plus d’inconvénients à dialoguer avec le Parti de Dieu. Et après avoir prononcé la rupture avec Damas, Sarkozy cherche aujourd’hui à rencontrer le président Assad et ambitionne de se rendre en Syrie. Encore une fois, la France se laisse berner, et encore une fois, la pillule sera difficile à avaler.

Khaled Asmar

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2 juin 2008 1 02 /06 /juin /2008 08:26
Il n'est, bien sûr, pas ici question de fustiger le voyage de Bernard Kouchner, ses déclarations d'intention de réintroduire la présence française en Irak, d'une façon ou de l'autre, développements qui font partie du pactole du rapprochement avec les USA. Cette réorientation est voulue par l'équipe Sarkozy, par effet de "rupture" minimale envers l'ancienne politique "multipolaire-extrémiste" de l'isolationniste Chirac et de ses affidés gauchistes Védrine ou De Villepin, à qui elle donne tort par effet de rétroviseur.

C'est la perspective historique qui laisse comme un arrière-goût d'arrière-front ironique et amer, le pays qu'il représente, bien plus que le personnage qui, à l'époque, soutenait le renversement de Saddam plus que la présence US au Moyen-Orient. Et le Realpolitik salue aujourd'hui le fait incontournable qu'on ne fait pas d'omelette sans casser des oeufs... Découverte imparable.

Mais on mesure la perte de prestige et d'honneur d'un pays à sa célérité à vendre des armes plutôt qu'à son empressement à défendre les valeurs de la démocratisation (à défaut de démocratie au sens occidental du terme)...

La France s'est, non pas abstenue, mais opposée, s'est dressée comme le dernier défenseur virtuel de Saddam et le parangon du "pacifisme" derrière les dictatures, tout en distribuant ses leçons de morale à l'ensemble du Monde et à l'Amérique en particulier. A l'heure de la victoire américano-irakienne sur les éléments les plus délétères (Sadristes du Sud ou de Sadr-City, Djihadistes de Mossoul...), les marchands de canons et de matériel sanitaire pour en réparer les effets, sont de retour à Bagdad, pouvant raisonnablement espérer repartir avec le carnet de commandes plein, comme au bon vieux temps du programme "pétrole contre nourriture". Rien ne change, que les protagonistes. On a les invitations à ramasser les miettes du "festin" que l'on peut. Et c'est juste un peu plus "moral" de vendre des armes et des équipements sanitaires à Al-Maliki qu'à Saddam. Mais cette clause n'a pas grande valeur pour la "patrie des droits de l'homme", hormis lors des discours pontifiants sur le mauvais comportement de l'autre. La France va donc équiper et entraîner l'armée irakienne pour les prochaines guerres qu'elle-même ne fera pas, au nom du droit de non-ingérence... Et puis, au prix où se trouve fixé le prix du baril de pétrole, on ne va pas, de surcroît, continuer de "cracher dans la soupe" des bivouacs de l'Oncle Sam... Comme cette rubrique du retournement de situation ne fera pas la une, il était tout juste assez bon de le relever.




Iraq asks France for weapons, medical help
 
Baghdad - Voices of Iraq

 

Sunday , 01 /06 /2008  Time 9:58:42

 

 

Baghdad, Jun 1, (VOI) - Iraqi Prime Minister Nouri al-Maliki on Sunday called on France to supply his country's armed forces with sophisticated French weapons, a government statement said. 


 

 

 "Iraq desires sophisticated French weapons and to boost cooperation in medical sectors, including admitting Iraqis into French hospitals," a statement quoted PM al-Maliki saying to visiting French Foreign Minister Bernard Kouchner.
The announcement noted the premier proposed that "France open a medical center for children with heart problem inside Ibn al-Bitar hospital."
The French FM expressed his country's readiness to "train and supply Iraqi armed forces as well as boosting the medical cooperation and opening medical centers for children with heart problems."  
The statement pointed out al-Maliki cited security improvements in Iraq as a reason for French companies "to start investing and participating in the reconstruction campaign in Iraq."
France, which takes over the EU's rotating presidency in July, has said it will lead a drive for greater EU involvement in rebuilding Iraq and has offered to host reconciliatory talks.
It was Kouchner's second visit to Iraq, nine months after he made the first visit to the country since the beginning of the U.S.-led war.

AM/SR

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 20:48
Entretien 
du Ministre Des Affaires Étrangères 
Et Européennes, 
M. Bernard Kouchner, 
avec "Europe 1"(Paris, 19 Mai 2008) |
19 mai 2008 - Ministère des Affaires étrangères

Question - Bonjour Bernard Kouchner, d’après le journal "Le Figaro", la France a ouvert des contacts avec le Hamas. Confirmez-vous cette information ce matin ? Réponse - Il serait difficile de l’infirmer puisque quelqu’un en a parlé.

Q - Il n’aurait pas du le faire ?

R - Cela dépend ; je pense qu’avoir des contacts est nécessaire. Nous en avions auparavant, avant l’invasion de Gaza.

Q - Mais, depuis l’invasion de Gaza, le processus s’était arrêté. Il y a donc une reprise des contacts et des relations avec le Hamas ?

R - Ce ne sont pas des relations, ce sont des contacts. Il faut que nous puissions dialoguer et nous souhaitons que nos émissaires puissent passer à Gaza si nous voulons jouer un rôle. Nous l’avons toujours dit, la vraie discussion c’est entre les Palestiniens.

Avoir des contacts, c’est une chose, nous ne sommes pas les seuls à en entretenir mais la discussion doit mettre ensemble ou laisser se confronter deux opinions. Ce sont donc les Palestiniens qui, un jour décideront, et ils l’ont déjà dit. MM. Abou Mazen et Abou Ala, les dirigeants de l’Autorité palestinienne pensent qu’un référendum peut être organisé, pas tout de suite mais dans plusieurs mois. Ils savent que des contacts auront lieu à ce moment-là, ils nous l’ont dit. Mais, vous savez que ces contacts existaient aussi par l’intermédiaire des Egyptiens.

Q - Qu’avez-vous appris à Paris, à partir du voyage de cet émissaire que l’Elysée a vu, que vous allez peut-être voir ?

R - Que j’ai vu.

Q - Le président Abbas est-il considéré par le Hamas comme un président légitime d’une part et le Hamas est-il disposé à reconnaître l’existence et la sécurité d’Israël d’après ce que l’on vous dit ?

R - Non, mais ils sont plus souples qu’auparavant. Ils admettent que les discussions aient lieu, ils admettent éventuellement même, ce qui est une avancée, l’existence d’un Etat palestinien. Ils ne reconnaissent pas, pour le moment, l’Etat d’Israël.

[NDLR : très fort. "Pour le moment". c'est quoi alors : "je ne serrerais jamais la main à quelqu'un qui ne reconnaît pas Israël?" : l'énoncé d'une condition sine qua non préalable? Ou un coup de brosse à reluire lors d'un dîner du CRIF? : "je ne vous mentirai pas, je ne vous trahirai pas". La parole de l'homme ne vaut pas cher en tout cas].

Mais, ce n’est pas une discussion qui est suivie de façon très structurée, ce sont des contacts et, je le rappelle, nous ne sommes chargés d’aucune négociation.

Q - Cela veut-il dire que le président de la République et son ministre des Affaires étrangères acceptent des passerelles avec les islamistes palestiniens ou libanais du Hezbollah ?

R - Nous essayons de les installer. Nous essayons d’être utile et de parler à tout le monde, sans quoi, il n’y aura de paix nulle part.

Q - Cela veut-il dire que la France est également prête à parler avec la Syrie ou l’Iran ?

R - Nous l’avons fait.

Q - Vous avez arrêté ?

R - J’ai parlé avec la Syrie il y a une quinzaine de jours. Nous avons arrêté car cela ne débouchait sur rien.

Q - Demain, vous serez en Russie, vous avez beaucoup voyagé, vous continuez de beaucoup voyager. Après-demain, vous serez en Israël et en Palestine.

R - Une fois encore, en effet. Vous savez que nous devons rendre compte de l’utilisation de l’argent de la Conférence de Paris.

Après Annapolis, il y a eu une conférence beaucoup plus politique encore à Paris et nous souhaitons que les projets qui pourraient être financés avec l’argent récolté voient le jour.

Nous nous désespérons en constatant la lenteur de tout ce processus. C’est la raison pour laquelle nous nous réunissons avec Tony Blair, avec la Commission européenne, avec Benita Ferrero-Waldner, avec Jonas Stoere et avec tous ceux qui sont chargés du suivi.

La prochaine réunion aura lieu à Bethlehem et c’est intéressant, cette fois-ci, parce que des représentants des secteurs privés israélien et palestinien se rencontreront.

Q - Le mois prochain, c’est-à-dire vers le 22 juin, le président de la République sera en Israël. Ira-t-il aussi à Bethlehem ou en Palestine ?

R - Oui, en effet, il ira quelques heures en Palestine.

Q - Il y rencontrera Mahmoud Abbas, mais personne du Hamas ?

R - Non, encore une fois il s’agit de contacts et non pas de pourparlers ni de négociations. Nous ne sommes pas chargés de la négociation. Je vous rappelle que le président Carter l’avait fait, il y a quelques semaines, et que cela avait un peu débloqué la situation ; il faut bien essayer ! Mais il faut le faire clairement et au su et au vu de nos partenaires.

Q - Un an après votre arrivée au Quai d’Orsay, l’Iran a-t-il renoncé à son Programme de nucléaire civil ?

R - Je n’en sais rien du tout, mais nous ne savons pas exactement à quoi ils pourraient renoncer.

Nous poursuivons le dialogue, nous gardons le contact.

Q - C’est la mission de la diplomatie n’est-ce pas ?

R - Oui, c’est fait pour cela. Nous avons essayé, nous avons beaucoup parlé, des Iraniens sont venus à Paris, nous les avons rencontrés ailleurs, mais pas en Iran, sauf au niveau des ambassadeurs. Nous essayons de leur faire comprendre qu’ils ont le droit de mettre en œuvre le nucléaire civil et que nous pouvons même les y aider. Les Russes se sont proposés de le faire et ils l’ont fait, d’une certaine manière. (...)

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 10:50

PARAGUAY : FERNANDO LUGO,

DU BON PASTEUR AU CAUDILLO POPULISTE ?

 

Par le Général (CR) Jean-Paul HUSTE

Chercheur associé à l’ESISC

 

Les élections générales du 20 avril dernier mériteront sans doute le qualificatif d’historiques dans l’histoire moderne du Paraguay. C’est la première fois depuis 60 ans que le président ne sera pas issu des rangs du parti Colorado.

Avec l’accession à la présidence en août prochain de M. Fernando Lugo, le Paraguay qui, jusqu’ici, était le seul pays du Mercosur à ne pas s’afficher à gauche de l’échiquier politique, ne fera plus figure d’exception.

La victoire – incontestable – de l’ex-évêque dans la course à la présidence ne peut cependant masquer les défis qui ne manqueront pas de naître des résultats des élections législatives concomitantes...

 

Lire la suite sur www.esisc.org

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19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 08:15
La France parle avec le Hamas

Georges Malbrunot

19/05/2008 | Mise à jour : 06:56 |

http://www.lefigaro.fr/international/2008/05/19/01003-20080519ARTFIG00290-la-france-parle-avec-le-hamas.php
Paris avait rompu ses relations avec le Hamas lorsque le parti d'Ismaël Haniyeh avait conquis par la force la bande de Gaza en juin 2007.
Paris avait rompu ses relations avec le Hamas lorsque le parti d'Ismaël Haniyeh avait conquis par la force la bande de Gaza en juin 2007. Crédits photo : AFP

Nicolas Sarkozy n'est plus hostile à l'ouverture de «passerelles» avec les islamistes palestiniens.

Dans la plus grande discrétion, une première rencontre a eu lieu, il y a un mois environ, à Gaza, entre Yves Aubin de La Messuzière, diplomate français de haut rang en retraite depuis janvier, et les principaux responsables du Hamas, révèle Le Figaro. Ancien ambassadeur en Irak et patron de la direction Afrique du Nord, Moyen-Orient au Quai d'Orsay, La Messuzière s'est notamment entretenu avec Ismaël Haniyeh et Mahmoud Zahar, avant d'informer le Quai d'Orsay de ses discussions.
«Ce n'était pas une mission officielle, nous déclare l'intéressé, j'ai dit au Hamas qu'il devait se rapprocher au maximum des conditions imposées par l'Occident pour qu'on leur parle (mettre fin au terrorisme, reconnaître l'État hébreu et entériner les accords signés entre Israël et l'Autorité palestinienne, NDLR). Ils m'ont répondu qu'ils étaient prêts à accepter un État palestinien dans les frontières de 1967, ce qui équivaut à une reconnaissance indi­recte d'Israël. Ils se sont dits prêts à arrêter les attentats kamikazes, et ce qui m'a surpris, c'est que les dirigeants islamistes reconnaissent la légitimité de Mahmoud Abbas (le chef de l'Autorité palestinienne, NDLR). Dans tous les bureaux où je suis allé, son portrait était collé à ceux des responsables du Hamas», confie Aubin de La Messuzière, qui qualifie sa visite de «très utile».
Jusqu'à présent, les relations entre la France et le plus puissant parti intégriste palestinien étaient limitées aux services de renseignements. Elles avaient été interrompues en juin 2007, lorsque le Hamas conquit par la force la bande de Gaza. Mais, en août, les postes diplomatiques français de Tel-Aviv et Jérusalem recevaient un télégramme autorisant les services à renouer avec les islamistes. «Aujourd'hui, on passe à des contacts politiques», note un diplomate à Jérusalem.
À Amman, en Jordanie, un proche de la direction du Hamas reconnaît, de son côté, avoir reçu récemment «des chercheurs français qui voulaient savoir ce qu'ils pouvaient attendre du Hamas si on leur parlait». Et il ajoute : «La situation va se débloquer prochainement. De vrais contacts politiques vont avoir lieu.»
Évolution de doctrine
Ces premières rencontres confirment une évolution de la doctrine du président de la République sur le sujet. Passée inaperçue, la remarque de Sarkozy sur le Hamas lors de son intervention télévisée du 24 avril annonçait pourtant un changement d'approche à l'égard des intégristes palestiniens. Si la presse en a surtout retenu qu'«en tant que chef de l'État», Sarkozy «ne doit pas parler au Hamas (…) qui veut rayer Israël de la carte» , le plus intéressant était dans ce qu'il ajoutait à propos de la mission de l'ancien président américain Jimmy Carter, qui venait de rencontrer à Damas le chef du bureau politique du Hamas, Khaled ­Meshaal. «Qu'il y ait des passerelles pour discuter, après tout, moi je ne me permets pas de juger ce que font les uns et les autres, peut-être que ça sera utile un jour» , affirmait le locataire de l'Élysée. En fait, la rencontre de Gaza venait d'avoir lieu.
Pour la première fois, Sarkozy approuvait publiquement cette idée de «passerelle». Jusque-là, il avait tendance à diaboliser le Hamas, rejetant tout dialogue «avec des gens qui assassinent». «Le président a bougé», se félicite-t-on au Quai d'Orsay, où certains y ont vu «une validation du modèle syrien» : pas de contact entre lui-même et Damas, mais au-dessous, des «passerelles» peuvent donc être «utiles».
Le plus haut sommet de l'État fait montre de réalisme. La stratégie d'isolement du Hamas est inopérante. Ce dernier n'a rien cédé sur ce qu'on exige de lui pour qu'il devienne fréquentable, et la paix ne peut pas se faire avec la moitié seulement du peuple palestinien.
«On ne peut pas être plus royaliste que le roi» , ironise-t-on au Quai d'Orsay, où Bernard Kouchner pense, lui aussi, qu'il faudrait parler aux islamistes. Une majorité d'Israéliens, selon un récent sondage, approuvent les contacts avec le Hamas. Un ministre, Elie Yshaï, réclame même des discussions avec les intégristes.
«Les Français se rendent compte qu'ils sont prisonniers de leurs contradictions», souligne le chercheur Jean-François Legrain. Paris avait été l'une des dernières capitales européennes à s'opposer en 2003 à l'inscription du Hamas sur la liste des organisations terroristes dressée par l'UE. Mais aujourd'hui, le virage est difficile à négocier. «On s'attend à une opposition très forte des partisans d'Israël en France» , reconnaît-on au Quai d'Orsay. Le calendrier aussi est délicat. «Si les Français avancent trop vite, les Israéliens vont ruiner la visite de Sarkozy fin juin à Jérusalem», ajoute un expert du renseignement.
Paris souhaiterait que sur ce dossier très sensible une avancée puisse avoir lieu pendant les six mois de présidence française de l'Union européenne, à partir du 1er juillet.
La diplomatie française récupérerait ainsi les progrès réalisés par d'autres pays européens qui n'avaient pas ses réticences. Ces dernières années, Espagnols et Britanniques, notamment, ont su maintenir le lien avec les islamistes palestiniens.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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