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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 22:21

Economie mondiale :
2008-05-15 19:31:00

A l'occasion de 'la conférence du président' organisée par Israël du 13 au 14 mai dernier, de nombreux chefs d'Etats et représentants d'organisations internationales ont engagé les discussions sur des thèmes liés à l'avenir, et l'économie en faisait bien évidement partie.

Parmi eux, le président du Fond Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn qui a formulé un discours réaliste certes, mais relativement optimiste.

« Aujourd'hui, nous pouvons dire qu'une grande partie de la crise financière mondiale est derrière nous.
Nous nous attendons à ce que l'année 2009 soit celle de la croissance économique mondiale.
Cette croissance ne sera pas de 4%, mais elle sera bien présente » a-t-il énoncé, de manière enthousiaste.

Toutefois, Dominique Strauss-Kahn a mis en garde les responsables politiques.

Ainsi, ces derniers devront surveiller de près, les déséquilibres monétaires mondiaux, la hausse du prix de la vie en général, et notamment le prix de la nourriture.

L'ensemble de ces phénomènes pourrait, s'ils se dégradaient, accentuer l'inflation.

«Le plus important pour les décisionnaires politiques consiste à se focaliser sur les conséquences économiques et humaines de l'augmentation de la nourriture et du prix de pétrole. Dans le passé, de tels phénomènes ont déjà provoqué des émeutes et des situations de menaces pour la paix » a indiqué Dominique Strauss-Kahn .

Concernant Israël, ce dernier a déclaré que la croissance locale ne pourrait être indépendante du contexte politique régional, ni de la qualité de ses relations avec les Etats voisins.

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15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 07:51

Leçons libanaises

George Bush, attendu ce mercredi à Jérusalem, a peu de chance d’obtenir des Israéliens et des Palestiniens la conclusion d’un accord de paix avant la fin de son mandat, en janvier 2009. S’il a loué, dès son arrivée, l’alliance entre les Etats-Unis et Israël face aux "terroristes et aux tyrans", ces derniers se portent bien, merci. En Iran, le délicieux Mahmoud Ahmadinejad, dit l’Acheveur (en 1981, il participait à l’exécution des prisonniers, comme le rappelle Michel Taubmann dans sa biographie, "La bombe et le coran", aux Editions du Moment), a qualifié Israël  de "cadavre puant". Au Liban, le Hezbollah, bras armé de l’Iran et de la Syrie, tient désormais le gouvernement pro-occidental de Fouad Siniora à sa merci, après son coup d’état réussi.
Mais au moins les choses sont claires. Les obstacles à la paix dans la région sont bel et bien l’Iran, la Syrie, le Hezbollah. Ce mouvement chiite avait eu droit, en décembre 2006, aux égards convenus de Ségolène Royal, partageant à ses côtés ses critiques contre les Etats-Unis et Israël. La semaine dernière, il a dévoilé son visage de fauteur de guerre et d’organisation militaro-fasciste, en prenant possession de Beyrouth-Ouest et des journaux gênants. La pression islamiste est en train de faire voler en éclat le peu qui restait du Liban multiculturel et démocratique, d’où les Chrétiens s’exilent. Aux angéliques qui prônent le métissage des cultures, l’exemple libanais saurait-il les faire réfléchir ?
 Même l’armée (70.000 hommes) ne semble pouvoir résister davantage aux pressions communautaristes, qui sont probablement en train de pousser le pays vers une nouvelle guerre civile. Des officiers chiites auraient menacé de démissionner en cas d’intervention contre le coup de force du Hezbollah. "(L’armée) est soumise aux tensions de la société et reproduit la règle de la division confessionnelle. Toute utilisation dans le conflit actuel la ferait éclater", analyse le politologue, Joseph Bahout, dans Le Figaro de ce jour. La France de la "diversité" que voudrait apparemment construire Nicolas Sarkozy, saura-t-elle en même temps consolider son unité, afin de s’abriter de ces phénomènes suicidaires?
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11 mai 2008 7 11 /05 /mai /2008 08:42

 

http://www.lexpress.fr/formatimp/default.asp?idcontenu=70651

samedi 10 mai 2008, mis à jour à 22:22

© Reuters

Les USA seraient prêts à offrir un nouveau radar à Israël Reuters

L'administration Bush semble prête à offrir à Israël un puissant système de radar qui renforcerait fortement les défenses israéliennes contre des missiles balistiques ennemis tout en les liant directement au bouclier anti-missiles américain en cours de développement.

Le président George Bush devrait discuter de cette question lors de sa visite mercredi en Israël, à l'occasion du 60e anniversaire de l'Etat juif, dit-on de source proche du dossier.

"C'est probablement la question numéro deux" à l'ordre du jour de la visite de Bush, juste après le processus de paix au Proche-Orient, a déclaré Mark Kirk, membre républicain de la Chambre des Représentants, défenseur au Congrès d'un renforcement des liens avec Israël dans le domaine de la défense antimissile.

La Maison blanche n'a fait aucun commentaire. Richard Lehner, porte-parole de l'Agence de défense antimissile du Pentagone, a déclaré que les questions concernant un nouveau système de radar pour Israël relevaient d'une "question de politique" n'entrant pas dans les compétences de l'agence.

Riki Ellison, avocat de la défense anti-missile, bien introduit au Pentagone et auprès des compagnies produisant le système, a dit qu'à sa connaissance, donner à Israël un système destiné à traquer les missiles était "dès maintenant sur la table".

Le système que Bush pourrait offrir est un radar X-Band. Transportable par voie aérienne, il est construit par Raytheon Co et est, selon des responsables américains, capable de détecter une balle de baseball à une distance de 4.700 mètres.

CADEAUX D'ADIEU

Il permettrait aux missiles Arrow israéliens d'intercepter un missile balistique Shahab-3 à mi-distance de son vol de 11 minutes entre l'Iran et Israël, soit six fois plus vite que ce que permet le radar israélien "Pin Vert", a déclaré Kirk dans une interview accordée vendredi par téléphone.

Avec un système X-Band, l'interception d'un missile se ferait théoriquement au dessus de l'Iran ou d'un pays voisin, mais pas au dessus d'Israël.

"C'est la meilleure chose pour faire baisser les tensions entre Israël et l'Iran" parce que l'Iran serait probablement moins enclin à attaquer dans de telles circonstances, a dit Kirk.

Près de 70 membres du Congrès américain ont adressé cette semaine à Bush une lettre lui demandant d'offrir à Israël un radar "totalement intégré" au bouclier américain en construction.

Un responsable israélien de la Défense a déclaré qu'Israël avait discuté d'une série de "cadeaux d'adieu" de Bush, qui quittera la Maison blanche le 20 janvier. Il a notamment cité des accords et des technologies militaires.

Richard Lehner a déclaré que le Pentagone se préparait à disposer de quatre radars X-Band, dont un est déjà installé près de Shariki, dans le nord du Japon, pour le protéger contre les missiles qui pourraient être tirés par la Corée du Nord.

Un deuxième devrait être déployé en un endroit non précisé proche de l'Iran, peut-être dans l'est de la Turquie ou de la Géorgie, sous réserve que l'autorisation soit accordée. En outre, les Etats-Unis attendent l'approbation finale pour l'installation, prévue d'ici 2013, d'un grand radar fixe en République tchèque.

Avec Dan Williams en Israël, version française Nicole Dupont

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8 mai 2008 4 08 /05 /mai /2008 18:53
Al Seyassah : Syrie / L’Argentine refuse de recevoir la vice-présidente syrienne
vendredi 2 mai 2008 - 11h28
Logo MédiArabe.Info

Le quotidien koweïtien « Al Seyassah » croit savoir que les relations entre la Syrie et l’Argentine traversent une phase de forte tension. Selon le quotidien, les Argentins ont récemment refusé, à trois reprises, une demande de la vice-présidente syrienne Najah Al-Attar, qui souhaitait effectuer une visite en Argentine et rencontrer la présidente Cristina Fernandez de Kirchner.

Selon des sources syriennes, citées par le journal, Buenos Aires est très mécontent du soutien syrien au Hezbollah, alors qu’il est reproché à ce parti une forte activité subversive en Amérique latine, où il verse dans les trafics de drogue et d’armes. De plus, le Hezbollah est, selon l’Argentine, impliqué dans l’attentat contre le Centre communautaire juif.

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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 19:20

Des médias à contre-courant



http://blog.lefigaro.fr/rioufol/

La révolution conservatrice, apparue aux Etats-Unis dans les années 80, est un phénomène qui ne cesse de s'amplifier en Europe, depuis 1996. Après la victoire de Silvio Berlusconi et de la Ligue du Nord, en Italie il y a deux semaines, l'échec que viennent d'accuser les travaillistes britanniques aux élections locales annonce un probable retour des conservateurs, à l'issue des législatives de 2010. Les élections de Gianni Alemanno à la mairie de Rome et de Boris Johnson à celle de Londres sont symboliques de ce virage qui a amené Nicolas Sarkozy à l'Elysée, il y a un an. Mais si les droites italienne et britannique savent produire des personnalités non-conformistes, la droite française apparaît encore corsetée et soucieuse du qu'en-dira-t-on médiatique, qui ne fait pourtant pas mystère de ses penchants "progressistes". Ainsi, dimanche, c'est le leader de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), Olivier Besancenot, qui veut créer le Nouveau parti anticapitaliste (NPA), qui sera l'invité de Michel Drücker sur TF1.
 Cette empathie de la majorité des médias pour la gauche et ses extrêmes a pris des proportions inouïes avec le soutien apporté au candidat démocrate américain, Barack Obama, noyé sous les éloges pour son métissage, son pacifisme et sa vision multiculturaliste de la société.Si je n'ai pas vu dans les librairies une seule biographie du républicain John McCain (qui pourrait bien être pourtant le prochain président des Etats-Unis), celles sur Obama ne manquent pas. Or, son parcours n'est pas seulement celui d'une réussite sociale. Il a dû se séparer, la semaine dernière, de son ancien pasteur, Jeremiah Wright, dont il était proche. Il faut dire que Wright salue l'antisémitisme de Louis Farrakhan, chef du mouvement Nation of Islam, soutient les Palestiniens contre Israël, accuse le gouvernement américain d'avoir répandu le virus du sida dans la communuté noire et attribue le 11-septembre au "terrorisme" des Etats-Unis. Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirais qui tu es...
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5 mai 2008 1 05 /05 /mai /2008 17:07
Projet français de Force Internationale d’interposition à Gaza d’abord*

Par Simon Frajdenrajch, analyste, 04 mai 2008

Un projet contre-productif, dangereux, desservant la paix, embrouillant les cartes géopolitiques passablement complexes, qui permettrait à la France de se croire encore indispensable dans le concert des nations.

Comme toujours
, la France voudrait jouer un rôle au Proche-Orient*, et y revenir par une nouvelle porte, en déployant une « force internationale dans les zones palestiniennes », d’abord dans la bande de Gaza.

C’est une très mauvaise idée.

Cette idée est  bien entendue acceptée par l’AP de Mahmoud Abbas, qui la réclame à grands cris depuis des années, pour y déployer une autre armée terroriste du Fatah, derrière le bouclier d’une force internationale.

Le Hamas n’en veut  pas car il refuse de rendre le pouvoir pris et  entretenu par la terreur.

Cette idée saugrenue est aussi hélas acceptée d’enthousiasme par le gouvernement en faillite d’Olmert – Livni – Barak, qui n’a pas cessé, depuis le retrait de Gaza en Septembre 2005 (sous la gouverne d’Ariel Sharon à l’époque), et la Deuxième Guerre du Liban en juillet - août 2006, d’accepter des reculades, annoncées comme des triomphes.

Pourtant, l’accroissement de la FINUL au Sud Liban, où la France tient une place importante, n’a jamais empêché le Hezbollah de s’y renforcer en armes modernes, en infrastructures souterraines, en roquettes et missiles de longue portée expédiés par l’Iran et la Syrie ; et de revenir récemment au sud du fleuve Litani d’où il était censé être proscrit par la FINUL, qui n’a pas tenu les engagements de la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU.

Comment voulez-vous qu’une nouvelle force de l’UE pilotée par la France puisse y apporter une pacification ?

Alors que l’UE  s’est montrée si incapable de pacifier qui que ce soit dans les guerres prétendument « interethniques » des Balkans, quand c’étaient en vérité d’autres guerres de religion, modernes et inexpiables : orthodoxes serbes, contre catholiques croates et /ou musulmans bosniaques et kosovars – alors que la France ne dispose pas des forces nécessaires, et mesure mal les risques encourus dans ce nid de vipères terroristes qu’est la bande de Gaza.

Un point est plus troublant du côté israélien : David ben Gourion, et tous les pères fondateurs et les Généraux d’Israël depuis sa création, n’ont cessé de clamer et de prouver qu’Israël ne doit jamais déléguer la défense de sa sécurité à un pays tiers, aussi bienveillant soit-il. Les exemples de la Tchécoslovaquie en 1938 et de la Pologne en en 1939 devraient servir.

Si l’on mesure les déceptions dans les années récentes de la part des USA sous la conduite de sa secrétaire d’Etat, C. Rice,il faut garder la prudence de bon aloi qu’imposent des discours certes encourageants du nouveau président de la République Française, mais qui n’ont strictement rien changé sur le fond dans la « politique arabe » de la France : le récent discours prononcé à Tunis par Nicolas Sarkosy, sur son projet d’Union Europe Méditerranée doit inciter à une extrême vigilance les partisans de la pérennité de l’Etat d’Israël.

Il est par exemple comique de lire que François Fillon a déclaré lors du dîner de l’AJC* que « Nicolas Sarkosy avait « promis d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires » !?! Et en quoi faisant ???

Les diplomates français, allemands et anglais négocient avec l’Iran depuis quatre ans et sans aucun succès, l’arrêt de son programme nucléaire militaire, en se couvrant du ridicule que valent leurs arrières- pensées commerciales et pétrolières.

Et Sarkozy pourrait les empêcher de mener au bout ces recherches que selon Ahmadinejad, « Rien ne saurait arrêter ». De qui se moque M. Fillon ?

A un degré moindre, notre PM engage les deux parties à faire des « sacrifices douloureux » (douloureux pour qui ?) afin de parvenir à un accord de paix. Il nous ressert le mantra du « gel des implantations et du relâchement des points de contrôle par les Israéliens », alors que les Palestiniens devraient « assurer la sécurité d’Israël » ?!?

Autrement dit, demandez à vos ennemis éradicateurs d’assurer la sécurité de vos biens et de votre population, d’arrêter les tirs de roquettes sur le Negev - alors que le Hamas, détenteur du pouvoir à Gaza, est bien décidé à poursuivre : il y a là un effet comique involontaire, qui prouve l’aveuglement volontaire de notre gouvernement.

Enfin, c’est devant un public juif américain que notre Premier Ministre n’oublie pas d’appeler à la libération de notre compatriote Gilad Shalit, bénéficiant de la double nationalité française au même titre que la franco-colombienne Ingrid Bétancourt pour qui on fait tant de battage : ne serait-il pas normal qu’on en fasse autant pour lui en France ?

Non, M. Fillon préfère se faire bien voir par la crème du  public juif américain**, mais surtout motus en France : chez nous, on reste palestinolâtre à fond, et on ne doit surtout pas « désespérer le 9.3 ».

Le cauchemar, dans ce projet de « force internationale ‘d’abord’ à Gaza » s’il se réalisait, est au moins quintuple :

1 - La France n’a pas les moyens de ses prétentions : après avoir promis 1000 soldats de plus à la force internationale déployée en Afghanistan, elle a dû ramener modestement ce nombre à 700, malgré (ou grâce à) la réduction actuelle des forces françaises déployées en Côte d’Ivoire.

2 – L’Etat Major de Tsahal se refuse à un nouveau ‘machin international’ sur ses frontières Sud à Gaza, puis avec la Judée-Samarie, au risque de voir le pays cisaillé en son cœur, sur sa « jugulaire » comme l’appelait Menahem Begin,et menacé en permanence de destruction.
Il est bien évident que les Palestiniens, soi-disant laïques et modérés  (Fatah), ou radicaux islamistes déclarés (Hamas, jihad islamique, martyrs d’al Qods et autres éradicateurs terroristes de l’Etat d’Israël, n’ont aucune intention « d’assurer la sécurité d’Israël » ( ?!? ) comme le préconise de façon irénique le PM français, quand il signifie par là qu’il demande aux Palestiniens de cesser le recours au terrorisme, totalement injustifiable en soi.

3 – Il a été démontré aux dirigeants israéliens l’inanité, le caractère contre-productif en matière de sécurité pour l’Etat d’Israël, d’une force internationale d’interposition pour assurer sa sécurité. Que ce soit à la frontière israélo-libanaise, avec la résolution 1701 de l’ONU, ou à la frontière entre l’Egypte et Gaza avec les accords passés en septembre 2005 sous l’égide de l’impérieuse C. Rice. Ils ont permis aux Egyptiens de renvoyer des soldats dans le Sinaï, totalement démilitarisé depuis le traité de paix de 1979 entre Begin et Sadate. Les accords de septembre 2005 ont si bien permis le trafic d’armes et de terroristes armés et formés par le Hezbollah libanais et l’Iran, que la bande de Gaza constitue aujourd’hui une zone de danger permanent sur le revers Sud d’Israël, qui doit faire face à son défi existentiel le plus essentiel et imminent depuis 60 ans : un Iran millénariste et nucléaire.

4 – Ce ne sera une surprise pour personne, suite aux accusations réitérées de corruption qui plombent Ehud Olmert de nouveau depuis la semaine dernière - PM ministre le plus impopulaire de l’histoire d’Israël depuis le fiasco de la deuxième Guerre du Liban - la campagne pour son renvoi et la démission de son gouvernement va s’intensifier dans les semaines à venir. De nombreux membres de la Knesset, même membres de la coalition au pouvoir (Partis Kadima, travailliste, Shas, et petites formations) se rendent compte qu’il n’est plus crédible, et vont couler avec lui s’il persiste. 

5 – Surtout, après les festivités du 60ème anniversaire d’Israël, ses dirigeants vont devoir prendre la décision la plus lourde**** de l’histoire du pays : la menace nucléaire iranienne pèse en priorité et de façon imminente. Le Mossad, certes mieux renseigné que les agences de renseignement américaines qui confondent une politique anti-Bush avec leurs réelles assignations professionnelles, le Mossad donc et l’Etat Major de Tsahal ont évalué la mise à disposition d’armes nucléaires (les missiles Shahab 3 d’expédition étant déjà au point) d’ici à 2009.

Autrement dit, la « fenêtre de tir » sera très étroite : entre la fin du printemps et l’été 2008 selon les experts****.

Etant donné que le Président Bush achève son mandat et ne pourra pas lancer une option militaire sur l’Iran, suite à l’évaluation de la NIE*** en novembre 2007 ; étant donné que le nouveau président américain, si ce n’est pas Barak Obama, le candidat Démocrate le plus probable devant Hillary Clinton, qui se promet de dialoguer avec Ahmadinejad ; si le Républicain John McCain est élu en novembre 2008 et mis en fonction le 20 janvier 2009, il ne pourra pas agir avant le deuxième trimestre 2009 pour des raisons de météo locales : à cette date, les Iraniens détiendront potentiellement plusieurs bombes nucléaires.

Les responsables d’Israël en place avant cet été devront donner l’ordre fatidique d’agir... Ou pas. Ehud Olmert est à la fois trop velléitaire et trop plombé par la corruption pour être l’homme de la situation.

Ce sont probablement les raisons pour lesquelles les inculpations pour corruption à l’encontre d’Olmert, gelées à la veille de la publication du rapport Winograd sur la Deuxième Guerre du Liban, sont réactivées. Officiellement sous secret, en réalités confiées à la presse, car la chute du gouvernement Olmert Livni Barak est programmée.

De nouvelles élections à la Knesset pourraient se tenir en juin ; un nouveau gouvernement israélien, emmené par Benyamin Netanyahou qui a mené une campagne internationale pour mettre en garde contre un Iran nucléaire, chef de l’opposition à la tête du parti Likoud, probable vainqueur selon les sondages, peut agir.

Il prouvera à M. Kouchner et autres humanitaires de l’ONU, du 6ème  arrondissement de Paris et du Café de Flore, qu’une guerre se gagne d’abord par les armes, ensuite par la défaite idéologique de vos ennemis*****, enfin par la reconnaissance longue dans le temps que les ennemis jurés d’hier sont d’abord et avant tout des hommes.

Cette procédure a tout de même pris trois siècles entre la France et l’Allemagne, depuis la « Guerre de Trente Ans » qui s’était achevée en 1648 par un écrasement que Louis XIV avait voulu définitif.

Ne précipitons pas trop les choses entre Israéliens et Palestiniens : laissons les s’arranger entre eux, cessons de vouloir jouer les ‘mouches du coche’ plus nuisibles qu’utiles.
Cessons surtout de récompenser le terrorisme : c’est cela la source de l’instabilité dans le monde.

Simon Frajdenrajch

Notes

* La France veut jouer un rôle dans la force internationale  à Gaza, HL Krieger, J Post :

http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1209627000443&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

* *AJC : American Jewish Committee
 : l’une des plus grandes et des plus influentes organisations juives américaines,comparable proportions gardées, au CRIF en France,et disposant de moyens importants.

***
NIE : National Intelligence Agency : rapport de synthèse des 16 agences de renseignement américaines sur le risque nucléaire iranien, affirmant en novembre 2007l’arrêt des recherches iraniennes suite de la guerre en Irak

***** Qu’est-ce qu’une victoire suffisante ?
C. Glick , J Post http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1208179714063&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull
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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 23:35
La France veut jouer un rôle dans la force internationale à Gaza
4 mai 2008 - Hilary Leila Krieger | Jerusalem Post - Adaptation française de Sentinelle 5768 ©

La France offre de prendre part à une force internationale dans les zones palestiniennes, idée que l’Autorité Palestinienne et Israël ont commencé d’adopter dans la bande de Gaza, mais à laquelle s’oppose le Hamas, qui y détient le pouvoir. Le Premier Ministre Français, François Fillon a déclaré devant “l’American Jewish Committee” (AJC) jeudi dernier au soir, que « la France et l’Europe peuvent, si les circonstances le permettent et si les parties le souhaitent, prendre part à une force internationale pour soutenir les services de sécurité palestiniens ».

La France sera le prochain pays qui assumera la présidence de l’Union Européenne, qui a déjà envoyé des contrôleurs au passage de la frontière de Gaza. Avec l’augmentation du rôle des forces au Sud Liban, et alors que la violence dans les zones palestiniennes a continué de déstabiliser la région, l’éventualité d’une force internationale a augmenté de plus en plus. Pourtant, le Hamas a été clair dans son opposition à toute force sur la bande côtière dont il s’est emparé l’an dernier.

Fillon a aussi déclaré que les deux parties doivent faire des compromise douloureux pour parvenir à un accord de paix : Israël doit geler la construction d’implantations juives et relâcher les contrôles de sécurité, et les Palestiniens doivent garantir la sécurité d’Israël, arrêter les attaques à la roquettes sur le Sud d’Israël, et libérer Gilad Shalit, un soldat retenu captif depuis près de deux ans.

En ce qui concerne l’Iran, Fillon a critique sa direction actuelle pour ses menaces contre Israël

“Leurs déclarations contre Israël portent témoignage de leur hostilité, et Israël montre sa force morale en ne répondant pas à ces provocations morales. Mais il aussi redit la promesse de Sarkosy d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires.

Dans un discours au même dîner de l’AJC, le président des forces interarmées de l’Etat Major Général des USA, l’amiral Mike Mullen a qualifié la république islamique de défi central aux intérêts des USA au Moyen-Orient. « Le cœur même du défi auquel nous faisons face là-bas est l’Iran », dit-il. « Leur influence irresponsable s’étend bien au-delà de l’Irak et de ses frontières », se référant aux déclarations des USA sur l’Iran derrière l’intensification de la violence en Irak.

« La poursuite de leurs recherches d’armes nucléaires et leur poursuite du terrorisme, et le cauchemar total que le tout constitue est une menace pour Israël et l’ensemble de la région » a dit Mullen.


Notes du traducteur

*AJC : American Jewish Committee : l’une des plus grandes et des plus influentes organisations juives américaines,comparable proportions gardées, au CRIF en France,et disposant de moyens importants.
**NIE : National Intelligence Agency : rapport de synthèse des 16 agences de renseignement américaines sur le risque nucléaire iranien, affirmant en novembre 2007l’arrêt des recherches iraniennes suite à de la guerre en Irak


http://www.jpost.com/servlet/Satellite ?cid=1209627000443&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull

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4 mai 2008 7 04 /05 /mai /2008 17:11
Israël ne veut plus de la Suisse. Qui s’en étonne?

Micheline Calmy-Rey dit regretter qu’Israël n’ait pas invité de membre du Conseil fédéral pour les cérémonies du 60e anniversaire de l’État juif. Israël fait dire, diplomatiquement, que

l’absence d’invitation adressée à la Suisse tient au fait que c’est le président israélien Shimon Peres qui a dressé la liste des invités et non le ministère israélien des affaires étrangères. Le chef de l’Etat a ainsi porté son choix sur des personnalités avec qui il entretient des affinités et des amitiés. Parmi elles figure le fondateur du Forum de Davos, Klaus Schwab.

Pourquoi diable en effet ne serait-on pas ravi, en Israël, de recevoir un membre du gouvernement suisse? Oh, au hasard, peut-être parce que le Département fédéral des affaires étrangères (DFAE), ces quelques dernières années,

En fait, aucun pays du monde, vraisemblablement, n’est aussi mal traité par la Suisse officielle qu’Israël. Et Mme Calmy-Rey le sait mieux que personne, elle dont le secrétariat général de l’OLP continue de saluer la délicate attention (je traduis):

Calmy-Rey déposa des fleurs sur la tombe de l’ancien leader palestinien, Yasser Arafat, dans le complexe présidentiel (Muqataa) de Ramallah.

 

Les amis suisses du martyre islamiste

Le collectif genevois Urgence Palestine organise tout au long des mois d’avril et mai une série d’événements à l’occasion du 60e anniversaire de la création de l’État d’Israël (qualifiée de Nakba, catastrophe). On pourra bien sûr y découvrir tout l’éventail de la pensée palestinienne, des théories du post-colonialisme à celles du martyre meurtrier en passant par le conflit de l’eau, la défense des droits de la minorité arabe en Israël (représentée au Parlement israélien, soit dit en passant), de la lenteur de la création d’un État palestinien judenrein et bien sûr des horreurs de l’occupation israélienne.

On pourra aussi y voir Jean Ziegler, d’ailleurs, lors d’une table ronde intitulée de manière très neutre «Palestine colonisée, peuple dépossédé».

Mais, dans ces énormités devenues banales, la seule chose  qui puisse faire un sujet dans la presse normale est la présence d’un certain Azzam Tamimi, défenseur du «droit» des Palestiniens de commettre des attentats suicide à la bombe. Et de préciser, histoire de bien dédouaner nos braves autorités, que

Ni les autorités genevoises ni Berne n’ont été averties de la venue de M. Tamimi à Genève, ce qui laisse planer un certain malaise.

Le personnage est en effet un peu sulfureux. Palestinien installé en Grande-Bretagne, il est directeur d’un «Institut de la pensée politique islamique» et connu pour vanter les beautés du «martyre» musulman (tuer et se faire tuer pour la cause d’Allah); avancer que la guerre contre le terrorisme est une guerre contre l’Islam; affirmer des choses telles que «Nous sommes des Musulmans en Europe, pas des Musulmans européens» (cela rappelle quelque chose); et avoir déclaré publiquement, notamment, que «[se] sacrifier pour la Palestine est une noble cause. C’est la voie la plus directe pour plaire à mon Dieu et je la prendrais si j’en avais l’occasion.» Ce qui n’est pas assez pacifiste pour le débat toléré actuellement en Suisse. 

Azzam Tamimi explosera ses idées de manière plus détaillée le 18 mai prochain en compagnie de Hani Ramadan à Genève. Cette rencontre culturelle s’inscrira dans la bonne douzaine de manifestations prévues par le programme d’Urgence Palestine. Il faut dire que Genève, siège du Conseil des droits de l’homme, compte pas moins d’une demi-douzaine d’organisations exclusivement dédiées à la «Palestine».

Voir aussi (récemment):
TV palestinenne: la Shoah est l’oeuvre des Juifs
Le plan du Fatah en langage clair
Huit Palestiniens sur dix pour les assassinats racistes
La fierté d’industrialiser le sacrifice de civils
Les Palestiniens qui préfèrent Israël
Le désastre économique palestinien

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1 mai 2008 4 01 /05 /mai /2008 21:22
L’enfance musulmane de Barack Obama


par Daniel Pipes

30 avril 2008, Adaptation française d'Alain Jean-Mairet

http://www.ajm.ch/wordpress/

À l’heure où la candidature de Barack Obama fait l’objet d’une attention accrue, ses assertions concernant son éducation religieuse méritent un examen plus approfondi en raison de leur aspect révélateur sur l’intégrité du candidat.

Obama affirmait ainsi en décembre «j’ai toujours été un Chrétien» et il a résolument nié avoir jamais été un Musulman. «Le seul lien que j’aie eu avec l’Islam est le fait que mon grand-père paternel venait de ce pays [Kenya]. Mais je n’ai jamais pratiqué l’Islam.» En février, il déclara: «Je n’ai jamais été un Musulman. (…) à part mon nom et le fait d’avoir vécu dans une population musulmane pendant quatre ans étant enfant [Indonésie, 1967-1971], je n’ai que très peu de lien avec la religion islamique.»

«Toujours» et «jamais» ne laissent que peu de place aux tergiversations. Mais de nombreux éléments biographiques, recueillis essentiellement par la presse américaine, suggèrent que le candidat, en grandissant, s’est bel et bien considéré lui-même et a été considéré par son entourage comme un Musulman.

Père biologique kenyan d’Obama.
Dans l’Islam, la religion est transmise à l’enfant par le père. Barack Hussein Obama père (1936–1982) était un Musulman qui a nommé son fils Barack Hussein Obama, jr. Seuls des enfants musulmans sont appelés «Hussein».

Famille indonésienne d’Obama
.
Son beau-père, Lolo Soetoro, était aussi un Musulman. En fait, comme la demi-sœur d’Obama, Maya Soetoro-Ng, l’a expliqué à Jodi Kantor du New York Times, «toute ma famille était musulmane et la plupart des gens que je connaissais étaient musulmans». Une publication indonésienne, le Banjarmasin Post, cite un ancien camarade de classe, Rony Amir, se rappelant que «tous les parents du père de Barry étaient de fervents Musulmans».

L'école catholique de Barack Obama à Jakarta.École catholique
. Nedra Pickler, d’Associated Press, relate que «des documents montrent qu’il était inscrit en tant que Musulman» pendant ses trois premières années de scolarité dans une école catholique. Kim Barker, du Chicago Tribune, confirme qu’Obama était «désigné comme musulman sur le formulaire d’admission à l’école catholique». Un blogueur qui se présente comme «Un Américain expatrié en Asie du Sud-est» a découvert que «Barack Hussein Obama était inscrit sous le nom de ‹Barry Soetoro›, matricule 203; il a été admis à l’école primaire franciscaine Asisi le 1er janvier 1968, dans la classe 1B. (…) Selon son dossier, la religion de Barry était l’Islam.»

École publique
. Paul Watson, du Los Angeles Times, a appris d’Indonésiens proches d’Obama à l’époque où il vivait à Jakarta qu’il «était inscrit comme Musulman par sa famille dans les deux écoles qu’il a fréquentées». Haroon Siddiqui, du Toronto Star, s’est rendu dans l’école publique de Jakarta public où Obama a fait ses classes et relate que «trois de ses enseignants dirent qu’il était inscrit comme musulman». Siddiqui prévient certes que «vu l’état lacunaire des archives de l’école, dévorées par la vermine, il faut se fier aux souvenirs incertains des gens», mais il ne cite qu’un enseignant retraité, Tine Hahiyari, qui soit revenu sur ca certitude antérieure selon laquelle Obama était inscrit comme musulman.

L'école publique de Barack Obama à Jakarta.Classe coranique
. Dans son autobiographie, Dreams of My Father (Rêves de mon père), Obama raconte qu’il a eu des problèmes pour avoir fait des grimaces pendant des cours coraniques, révélant ainsi qu’il était bien un Musulman, car les élèves indonésiens de l’époque suivaient des cours d’éducation religieuse correspondant à leur foi. En fait, Obama garde même des souvenirs clairs de ces cours: Nicholas D. Kristof, du New York Times, relate qu’Obama «s’est souvenu des premiers versets de l’appel islamique à la prière et les a récités [à Kristof] avec un excellent accent».

Présence à la mosquée
. La demi-sœur d’Obama se rappelle que la famille allait à la mosquée «pour les grands événements de la communauté». Watson a appris par des amis d’enfance qu’«Obama venait parfois à la mosquée locale pour les prières du vendredi». Barker a découvert qu’«Obama accompagnait de temps en temps son beau-père aux prières du vendredi». Un ami indonésien, Zulfin Adi, déclare qu’Obama «était un Musulman. Il allait à la mosquée. Je me souviens de lui avec un sarong [un vêtement porté par les Musulmans].»

Piété
. Obama dit lui-même que lorsqu’il vivait en Indonésie, un pays musulman, il «ne pratiquait pas [l’Islam]», admettant ainsi implicitement qu’il avait alors une identité de Musulman. Et des Indonésiens ont de lui des souvenirs différents. L’un deux, Rony Amir, décrit Obama comme «très religieux, dans l’Islam, à l’époque».

Le fait qu’Obama soit né musulman et qu’il ait quitté cette foi pour devenir un Chrétien n’a rien qui puisse influer, dans un sens ou dans l’autre, sur son aptitude à devenir président des États-Unis. Mais s’il est né et a été élevé en tant que Musulman et qu’il cache ce fait, cela constitue une grave duplicité, une dissimulation fondamentale, qui en dit très long sur son caractère et ainsi sur la pertinence de sa candidature.
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30 avril 2008 3 30 /04 /avril /2008 21:34
L'union pour la Méditerranée, un “machin” de trop

 
Par Gabriel Lévy   
21 mars 2008

http://www.atlantis.org/publications/articles/l%27union-pour-la-mediterranee%2c-un-%93machin%94-de-trop/
 
La France a une dilection évidente pour les organisations internationales. En conséquence, il n’est pas étonnant qu’elle affiche le record mondial pour le nombre de représentations auprès des organisations internationales (France: 17, Etats-Unis: 11). Elle dispose pourtant, pour la représenter, du plus grand nombre d’ambassades (152) des pays européens, soit presque autant que les Etats-Unis (166). Elle peut aussi se flatter d’un autre record, celui du total des ambassades et des consulats (268 pour la France, 249 pour les USA, 225 pour le Royaume Uni). [1]
De Gaulle avait qualifié de “machin” la plus ancienne de ces institutions, l’Organisation des Nations Unies, sans doute pour manifester ses doutes au sujet de son efficacité. Quant à sa vision de l’Europe, elle se limitait à la réunion d’un petit nombre de pays.
Ce n’est pas l’avis de son lointain successeur. En quelques jours, il a modifié, mais à la marge seulement, et fait ratifier le traité européen que le corps électoral avait refusé lors d’un référendum mémorable.
La même procédure sera mise en œuvre pour créer un nouveau “machin”, dont le titre “l’Union Méditerranéenne” est déjà abandonné pour celui de “L’Union pour la Méditerranée”, “l’expression retenue étant très éloignée de celle, volontiers lyrique, qui avait germé dans l’esprit d’Henri Guaino, le conseiller spécial de Nicolas Sarkozy”. [2]
Si l’on s’interroge sur les raisons du montage proposé par le président de la République, celle qui apparaît la plus probable est le désir de revisiter les méthodes de la politique pro-arabe de la France, soit, pour pasticher Clausewitz, “la continuation de cette politique par d’autres moyens”. [3]
Tant de moyens pour un échec annoncé
1- Le lyrisme et la réalité
Quelques mois seulement après l’élection d’un nouveau président, dix parlementaires ont remis, en décembre 2007, leur rapport d’information n° 449, intitulé: “Construire l’union Méditerranéenne. Les propositions de l’Assemblée Nationale”. [4]
Ce rapport s’inscrivait dans le “discours fondateur” de M. Sarkozy, prononcé à Tanger le 23 octobre 2007 et qui rappelait: “l’unité de la Méditerranée est un rêve qui s’est réalisé sous l’empire romain”.
Lyrique, mais fausse l’assertion selon laquelle: “Je sais qu’au fond de chaque homme et de chaque femme qui vit sur les rives de la Méditerranée gît le souvenir et le regret d’une unité perdue depuis quinze siècles” (M. Sarkozy, discours de Tanger). Rêve improbable, puisque ce rapport reconnaît que “le monde méditerranéen est l’épicentre des séismes historiques”, “la seule région du monde dans laquelle se superposent deux lignes de fractures de notre temps: la césure Orient-Occident et la fracture Nord-Sud”.
Lyrisme (“l’olivier, symbole de la Méditerranée”) et réalités ne font pas bon ménage dans ce document. L’unité géographique? Un “confluent de trois continents”, une mer, des détroits, un canal de Suez, des climats, “un écosystème fragile”, des peuples différents par leur origine, par leurs convictions religieuses, par leur organisation sociale. Même la colonisation, système proche de l’imperium romain, n’a pu réaliser ce prétendu rêve, et elle n’a pas résisté aux forces centrifuges.
2- Les précédentes tentatives d’union
Elles font l’objet d’un chapitre intitulé “les enceintes méditerranéennes existantes”. Le fait d’exister depuis 12 ans, ou plus, et de proposer une nouvelle enceinte, ne confirme-t-il pas la vanité de ces montages?
a) Le partenariat euro-méditerranéen, dit processus de Barcelone
Lancé en 1995, il regroupe 38 pays. Ses objectifs sont:
- la définition d’une aire commune de paix et de stabilité. Ni l’une ni l’autre ne sont obtenues. Le tracé des frontières entre l’Algérie et le Maroc est toujours contesté.
- la construction d’une zone de prospérité partagée. “Vaste programme”!
- le rapprochement des peuples destiné à encourager la compréhension des cultures et les échanges entre sociétés civiles.
Au total, l’échec est patent. L’Elysée reconnaît: “Barcelone a échoué à cause de l’inégalité de fait entre les pays du Nord et du Sud dans la définition des projets, ainsi que des rivalités entre Israël et les pays arabes”. [5]
Des “rivalités”? La diplomatie française pratique la litote et se garde bien d’envisager la fin de l’état de belligérance. Aurait-elle prévu d’accepter l’exclusion définitive d’Israël de l’Union pour la Méditerranée, comme elle l’a fait pour l’Organisation Internationale de la Francophonie? [6]
Or, un tiers des habitants de ce pays parle une langue française parfaite, dix de ses universités figurent dans le classement de Shanghai, contre seulement neuf universités françaises, la France comptant pourtant une population dix fois plus importante. [7] Cependant, comme les décisions d’adhésion à cette organisation se prennent à l’unanimité, Israël n’a jamais demandé une admission qui eut été aussitôt refusée par le Liban.
Comment la nouvelle organisation compte-t-elle imposer, d’une part, son adhésion et, d’autre part, sa collaboration? Le boycott du Salon du Livre de Paris par de nombreux pays riverains de la Méditerranée, n’est pas de bonne augure.
b) Le Forum Méditerranéen
Il est né en 1994 d’une initiative franco-égyptienne regroupant 11 pays. Il faut chercher l’absent.
c) Le dialogue 5+5
Ce processus regroupe les 5 pays du Maghreb et 5 pays européens.
d) Le dialogue méditerranéen de l’OTAN
Il paraît plus complet, puisque Israël en fait partie, mais ce dialogue est-il pour autant harmonieux à défaut d’être fructueux?
e) Les institutions parlementaires sont des lieux de rencontre. Mais ni la simplification, ni l’économie ne sont de mise puisqu’elles sont organisées en une Assemblée parlementaire euro-méditerranée (APEM) qui compte 240 membres, et une assemblée parlementaire de la Méditerranée (APM) qui compte 5 parlementaires par pays, soit 110 membres.
Au total, des “machins” coûteux pour les contribuables des pays dits riches, et parfaitement inutiles comme le reconnaît la plupart des gouvernements de ces pays.
L'Union méditérranéenne, morte avant sa naissance
La complexité de ces précédentes institutions n’a pas incité les promoteurs du projet français à simplifier le nouveau “machin”. Il importe de décrire ce projet mort-né pour connaître la philosophie du président français.
Les parlementaires, auteurs du rapport, annonçaient “une architecture légère” qui respecteraient les principes suivants “non-duplication d’institutions existantes; maintien d’un lien avec l’Union européenne”. Malheureusement, “la proposition d’architecture institutionnelle”, présentée sous la forme d’un schéma (les schémas ont en général pour but de simplifier), est rien moins que simple: des assemblées, un G-Med, un comité directeur, un comité opérationnel, un forum de la société civile…
Le périmètre géographique devait être de “géographie variable”. Apparemment, il n’était pas seulement variable, il était délibérément faux, puisqu’il incluait, parmi les pays bordant la méditerranée, la Mauritanie, la Jordanie et le Portugal, et que la “Ligue arabe était membre de droit”, ce qui impliquait l’adhésion de l'Arabie, Bahreïn, les Comores, Djibouti, le Soudan, pour ne citer qu'eux.
Le sommet de l’Union Européenne du 13 mars 2008, a apporté des modifications “qui dénaturent le projet initial” [8]. Il ne s’agit plus d’une Union des pays de la Méditerranée, mais d’une Union pour la Méditerranée, fixant ainsi un but à une organisation existante (le processus de Barcelone) et non la création d’une nouvelle organisation de pays.
L'Union pour la Méditerranée, la poursuite du processus de Barcelone
En effet, le président français a refusé la création ex-nihilo d’une nouvelle union. “Sous la présidence française (de l’Union Européenne), le processus de Barcelone sera porté à un autre niveau, mais il s’agit du même instrument”. [9]
La “nouvelle” organisation sera chapeautée par deux coprésidents, l’un venant des pays du Sud de la méditerranée, l’autre d’un pays riverain du nord, et tous les pays de l’UE y participeront sur un pied d’égalité.
Il n’est plus question d’une duplication des institutions existantes. On évite ainsi aux contribuables de débourser des sommes exorbitantes pour entretenir l’appareil administratif décrit plus haut.
Quant au coût de la seule conception de projets, avant toute mise en oeuvre, ainsi que de la convocation et de l’entretien à Paris le 13 juillet 2008 de 43 délégations, évitons de l’imaginer!
L'Union pour la Méditerranée, pour faire quoi?
“Relancer le dialogue politique entre pays riverains et développer des échanges commerciaux intra-méditerranéens anormalement faibles dans le contexte de mondialisation qui est aujourd’hui le nôtre”. Tel était le programme proposé par les parlementaires français, en reconnaissant toutefois que ce dialogue était déjà inscrit dans tous les organismes existants depuis 1990.
Le résultat en 2008 n’est guère convaincant. Peut-être est-ce la raison pour laquelle la presse ne retient que “des grands travaux de dépollution de la Grande Bleue”.
Evidemment, les 2 pages présentées par la France au sommet de Bruxelles du 13 mars 2008, ne peuvent pas rendre compte de la totalité des projets “labellisés Union Méditerranéenne, (Lab Med)” qui étaient prévus: “une politique respectueuse de l’environnement”, “le dialogue des cultures contre le choc des civilisations”, soit en pratique: “promouvoir l’agriculture euro méditerranéenne, faciliter la mise en place de réseaux médicaux transméditerranéens, favoriser les projets de migrations qualifiantes, définir une politiques commune de protection civile, constituer un maillage des territoires méditerranéens avec un réseau postal ferroviaire ou portuaire Euromed”.
En définitive, sur les 15 projets avancés par la France, 4 seulement ont été retenus. Mais “les questions budgétaires continuent à tarauder certains Etats membres” qui devront “s’assurer que les fonds sont correctement utilisés”. Ces mêmes Etats s’inquiètent des largesses financières accordées aux Etats du sud, au détriment de projets européens. La consigne a été finalement de “ne pas effrayer les Etats ‘radins’”.
Les financements
Car c’est bien de cela qu’il s’agit: “des Etats s’inquiètent des largesses financières accordées aux Etats du sud”. En effet, le rapport parlementaire, reconnaît que les pays du sud de la méditerranée reçoivent “des financements considérables, de nature et d’origines variées”, que “parmi les donateurs multilatéraux, l’Union Européenne devance très largement l’ensemble des agences des Nations Unies”, que l’aide bilatérale française est plus importante que l’aide allemande, que “les pays arabes sont quant à eux à l’origine d’environ 13% de l’aide bilatérale au développement accordée à ces quatorze Etats méditerranéens”.
Des sommes considérables [10] qui ne comprennent pas les coûts de fonctionnement à la charge des Etats, ou des Unions.
La même politique par d'autres moyens
La vocation de ce nouveau “machin” aurait pu se résumer au seul paragraphe précédent, c’est-à-dire à des transferts financiers. La politique française répond toujours à l’obsession de se ménager l’amitié des pays arabes. Cette obsession peut trouver sa justification par le fait que “les pays arabes ont pour eux le nombre, l’espace et le temps” (aphorisme prêté au général De Gaulle).
Or, cette politique nous conduit sans cesse à des sollicitudes inutiles et coûteuses. Il en est ainsi des grands-messes que nous organisons, sans aucun succès, pour tenter d’atténuer les discordes internes des pays que nous souhaitons précisément unir. Les exemples de la conférence de Paris réunissant tous les partis politiques du Liban, dont une organisation terroriste, et celle des donateurs de subsides à l’autorité palestinienne, démontrent la vanité de cette politique.
Il est souhaitable d’octroyer une aide à ces pays, mais cette dernière doit obéir à des règles intangibles.
Les financements ne doivent pas:
1°) se perdre dans le désert. Il faut donc s’assurer que chaque euro versé est régulièrement utilisé, hors de toute corruption;
2°) alimenter le bellicisme, permettre l’achat d’armes;
3°) promouvoir les haines. A cet égard le contrôle des manuels scolaires financés par l’Union Européenne est loin de tout reproche. 
[11]
Enfin, il faut se montrer sourcilleux sur le respect des droits de l’homme, et de la femme.
En définitive, les “machins” sont le plus souvent inutiles. L’Union Européenne a-t-elle seulement réussi sa tentative de mettre de l’ordre dans les Balkans, dans les combats inter-religieux au Liban, ou à Chypre? Quel serait l’avenir d’une Union Méditerranéenne en cas de basculement d’un des pays dans un islamisme extrémiste?
C’est pourquoi il faut s’en tenir aux relations bilatérales entre des pays. L’avantage est double. D’une part, la France n’est pas engagé, ou contrainte, par une institution supranationale, de faire, ou d’accepter, ce qui est désapprouvé par ses concitoyens. D’autre part, il peut assortir ses aides de l’obligation pour ces pays d’entrer dans la voie de la démocratie et de la paix. Jusqu’à présent, la France et les démocraties occidentales ont fait l’inverse, ce qui renforce l’instabilité dans le monde.
Toutefois, il faut reconnaître, qu’en la circonstance, la présence de la France dans l’Union Européenne a eu du bon. Elle l’a contraint à revoir ses prétentions à la baisse.
[1] Société civile n°32. Janvier 2004.
[2] Le Monde, 12 mars 2008.
[3] “La guerre est la continuation de la politique par d’autres moyens”.
[4] Rapport d’information n° 449, Assemblée Nationale, décembre 2007, 187 pages.
[5] La Provence, 13 mars 2007.
[6] “Les règles de la francophonie, depuis l'origine, prévoient que l'État qui entend concrétiser son intérêt pour la francophonie doit faire acte de candidature. Celle-ci est examinée par le sommet qui se prononce à l'unanimité. Israël, conscient que les conditions politiques ne sont pas réunies, n'a jamais présenté de demande formelle d'adhésion”. Réponse ministérielle n° 2660, JO 25 septembre 2007.
[7] Le Figaro, 27 février 2008.
[8] Le Monde, 14 mars 2008.
[9] Angela Merkel. Le Figaro, 14 mars 2008.
[10] Selon le rapport de l’assemblée nationale, les financements MEDA (déboursements) de 2000 à 2006, et IEVP (engagement) de 2007 à 2010 s’élèvent respectivement à 3.348 millions d’euros et 2.954 pour 8 pays ( Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Syrie, Territoires palestiniens, Tunisie).
[11] “Concernant les manuels scolaires palestiniens, la France, à l'instar de ce qui a été décidé par l'Union européenne, a souhaité aider le ministère palestinien de l'éducation à se doter de ses propres manuels pour remplacer des ouvrages élaborés dans des pays voisins et dont le contenu faisait l'objet de critiques récurrentes. Elle suit avec vigilance le contenu des ouvrages au financement duquel elle participe de sorte que la présentation de ces nouveaux manuels ne puisse faire l'objet des mêmes critiques”. Réponse ministérielle n°37876, JO 15 juin 2004.

Gabriel Lévy est Fellow à l'Atlantis Institute
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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