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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 14:22

La photo de Gilad : on a évité le pire

Francine Girond


Photo Jacques-Yves Bohbot*

Vendredi 19 octobre 2007, à midi, la Mairie de Paris inaugurait la pose des photos des trois soldats aux mains du Hamas et du Hezbollah depuis plus d’un an : Oudi GOLDWASSER, Eldad REGEV et notre compatriote Gilad SHALIT.

D’accord, les médias français qualifiaient régulièrement Gilad Shalit, enlevé le 25 juin 2006 sur le territoire israélien, de soldat «israélien» jusqu’au 27 septembre 2007, où, suite aux actions menées par Gilles-William Goldnadel, président de l’Alliance France-Israël, association représentée vendredi à la cérémonie, le Secrétaire général de Radio France confirmait officiellement dans une lettre que ses journalistes ne manqueraient pas désormais de toujours préciser que Gilad est franco-israélien…

Mais ça aurait pu être pire…

D’accord, cela faisait déjà trois mois que les Conseillers Martine Weill-Raynal et Jack-Yves Bohbot, tous deux présents, avaient demandé ce minimum de visibilité, de solidarité, lors de la séance du Conseil de Paris du 16 juillet…

Mais ça aurait pu être pire…

OK, Bertrand Delanoë, qui devait présider l’inauguration, n’était pas présent et c’est son adjoint Pierre Shapira qui a assuré l’interim…

Mais ça aurait pu être pire…

Admettons, aucun élu parisien n'avait été invité comme le pôle de communication de la Mairie de Paris le fait habituellement ; une cinquantaine de personnes s’étaient déplacées, avec un pic à soixante dix pour écouter le discours émouvant Noam Shalit, le père de Gilad ; pas de caméras de télévision…

Mais ça aurait pu être pire…

C’est sûr, alors que Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il ne faisait «pas de différence entre Gilad Shalit et Ingrid Betancourt» puisque tous deux étaient français, lorsqu’il avait reçu les familles de ces trois jeunes militaires, le 9 juillet dernier, ce n’est pas sur la façade de l’Hôtel-de-Ville, au côté de celui d’Ingrid Betancourt, que le portait de Gilad a été placé - Pierre Shapira expliquant qu’il fallait trouver un autre lieu parce que «le parvis de l’Hôtel-de-Ville n’était pas sécurisé…»

Mais ça aurait pu être pire…

D’accord, ce n’est pas non plus place de la République, au côté du portait de l’opposante birmane, Aung San Sun Kyi, tout récemment installé que l’on peut voir l’image du regard de Gilad, Square Itsak Rabin, dans le douzième arrondissement de Paris, impossible à localiser sur le site Mappy…

Mais ça aurait pu être pire…

Soit, alors que tout le monde croyait qu’être attrapé par la force, privé de liberté, soustrait à tous les droits induits par la Troisième Convention de Genève, attendre pendant plus d’une longue année d’être échangé contre plusieurs centaines de terroristes, par d’autre terroristes geôliers, cela s’appelait « être pris en otage », sous les photos du square du fin fond du douzième, il y avait inscrit : « retenu »…

Mais ça aurait pu être pire…

C’est vrai, il y avait, ce jour-là, encore des grèves…

Mais ça…

Francine Girond © Primo-Europe, 22 octobre 2007

* http://www.jackyvesbohbot.fr:80/mon_weblog/2007/10/pour-la-mairie-.html

 

http://www.primo-europe.org/index.php

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 09:49
Les renseignements militaires de Tsahal (AMAN) doutent que les Palestiniens respectent leurs engagements à Annapolis
11 octobre 2007 - service de Presse de l’ambassade de France en Israël

Le Haartez rapporte que les renseignements militaires (AMAN) ont émis des doutes quant aux chances de réussite de la conférence de paix régionale, qui se réunira à Annapolis fin novembre. Les estimations du département de recherches des renseignements militaires, récemment transmises à l’échelon politique, restent pessimistes quant à la capacité de l’Autorité Palestinienne de prendre la responsabilité sécuritaire des principales villes de Cisjordanie.

Les responsables des renseignements craignent notamment que les Palestiniens cherchent à obtenir des succès immédiats par le biais de la conférence, tandis que les engagements pris auprès d’Israël, notamment la lutte contre le terrorisme, ne puissent pas être tenus.

Les renseignements militaires ont également exprimé leur inquiétude face à la liste de gestes que les Palestiniens réclament d’Israël en vue de la conférence et qu’ils ont communiquée aux Américains. Sur cette liste on trouve la libération de prisonniers supplémentaires, le démantèlement de barrages, le dégel de fonds palestiniens et la réouverture d’établissements palestiniens à Jérusalem-Est, qu’Israël a fermés au début de la deuxième Intifada.

Le chef des renseignements militaires, le général Amos Yadlin, a prévenu cette semaine le gouvernement que le Hamas risque de perpétuer un attentat d’envergure à la veille de la conférence dans l’objectif de la saboter.

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12 octobre 2007 5 12 /10 /octobre /2007 09:42
Comment autrement prouver que l'Islamisme du XXIè siècle est antérieur et englobant le Judaïsme et toute créature sur cette Terre?

Désormais, l'entreprise d'Annapolis est devenue une entreprise négationniste de toute présence Juive à Jérusalem et dans l'Histoire!

Olmert et Hamon ont fait des propositions outrancières qui ouvrent à la liquidation d'Israël.


08:36
 L'Autorité palestinienne ne doit pas transiger sur le Kotel, qui fait partie intégrante de la mosquée d'Al Aqsa. C'est ce que soutient le conseiller du président de l'AP, Adnan Housseini. Il a ajouté que le dossier de la souveraineté sur le Kotel n'est pas sujet à discussions et que les équipes de négociations devront trouver une solution qui repectera les sensibilités religieuses de tous les protagonistes.  (Guysen.International.News)
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2 octobre 2007 2 02 /10 /octobre /2007 10:06

L’Etat d’Israël reconnaît : Le reportage sur la mort de Al-Dura a été mis en scène, Uzi Barouch


C’est un véritable tremblement de terre qui vient de se produire. Après avoir, durant 7 ans, observé un silence total sur l’accusation dont son armée était l’objet - d’avoir tiré intentionnellement sur un enfant palestinien jusqu’à ce que mort s’ensuive, l’Etat d’Israël vient de se prononcer, en la personne du responsable du service gouvernemental de Presse. Celui-ci affirme officiellement que la scène filmée par le caméraman de France 2 et diffusée dans le monde entier par la chaîne nationale - au grand dam de l’Etat juif et des Juifs du monde entier, ainsi diffamés, diabolisés et mis au pilori de l’opinion publique -, est une forgerie médiatique. La nouvelle réconfortera celles et ceux qui, en Gola, ont lutté contre cette infamie durant des années, le plus souvent seuls et pratiquement sans aucun soutien, même moral, voire en butte à l’hostilité. Par contre, il est à craindre que cette prise de position officielle de l’Etat hébreu ne déclenche un scandale planétaire, surtout dans le monde arabe, voire un incident diplomatique entre Israël et la France, dont la chaîne nationale est ainsi mise en accusation. Je reviendrai sur cet aspect des choses dans un prochain éditorial. (Menahem Macina).

 

http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-13189-145-7-letat-disrael-laffirme-reportage-mort-al-dura-etait-mise-en-scene-uzi-barouch.html

 

2 octobre 2007

 

Sur le site de Aroutz 7 en hébreu.

 

Titre original :

המדינה מודה: כתבת מותו של א-דורה בוימה     

Ha-medinah modah : katavat moto shel A-Dura bouïmah

 

Traduction française de l’hébreu : Menahem Macina

 


Suite à une démarche de l’organisation juridique "Shourat ha-Din" [1], l’Etat d’Israël le reconnaît officiellement, pour la première fois : « Le reportage sur la mort de Mohammed al-Dura a été mis en scène par la chaîne de télévision française [France 2]. »

 

 

Il s’agit de l’incident "Mohammed Al-Dura", à propos duquel la chaîne de télévision France 2 a diffusé un reportage qui accuse les soldats de l’Etat d’Israël d’avoir tué intentionnellement ce garçon palestinien, déclenchant ainsi, en Israël et dans le monde entier, une série d'émeutes qui se sont soldées par des centaines de morts et de blessés.

 

Jusqu’ici, l’Israël "officiel" n’avait pas répondu, de manière explicite, aux assertions de la chaîne française ; et dans certains cas, Israël avait réagi de manière contradictoire, un représentant officiel reconnaissant, en des termes hésitants, la mort de l’enfant, tandis qu’un autre la niait.

 

Daniel Seaman, directeur du Bureau de Presse israélien

Le contenu du reportage a été et est encore l’objet d’une controverse amère, au point que la chaîne a porté plainte [entre autres] contre Philippe Karsenty, qui l’accusait d’avoir mis en scène le reportage. Dans le cadre de l’appel interjeté en cette affaire, Israël a demandé récemment à la chaîne les rushes bruts filmés, tandis que, de son côté, Karsenty demandait l’appui de "Shourat ha-Din". En février de cette année et à plusieurs reprises depuis, jusqu’à maintenant, "Shourat ha-Din" s’est adressée à Dany Seaman, directeur du service de presse gouvernemental, rattaché au bureau du Premier ministre, pour lui demander de retirer leur accréditation aux journalistes de France 2 en poste en Israël, à moins que la chaîne ne rétracte publiquement l’accusation de "vider une victime de son sang" [2], et l’imputation à l’Etat juif du meurtre du garçon, et ne présente des excuses publiques à Israël. Après de longs reports, Seaman a fait part de sa décision.

 

Le contenu du reportage a été et est encore l’objet d’une controverse amère, au point que la chaîne a porté plainte [entre autres] contre Philippe Karsenty, qui l’accusait d’avoir mis en scène le reportage. Dans le cadre de l’appel interjeté en cette affaire, Israël a demandé récemment à la chaîne les rushes bruts filmés, tandis que, de son côté, Karsenty demandait l’appui de "Shourat ha-Din". En février de cette année et à plusieurs reprises depuis, jusqu’à maintenant, "Shourat ha-Din" s’est adressée à Dany Seaman, directeur du service de presse gouvernemental, rattaché au bureau du Premier ministre, pour lui demander de retirer leur accréditation aux journalistes de France 2 en poste en Israël, à moins que la chaîne ne rétracte publiquement l’accusation de "vider une victime de son sang" [2], et l’imputation à l’Etat juif du meurtre du garçon, et ne présente des excuses publiques à Israël. Après de longs reports, Seaman a fait part de sa décision.

 

Dans sa réponse, sur papier officiel du bureau du Premier ministre, ce service officiel de l’Etat d’Israël rejette, pour la première fois et sans équivoque, l’accusation du meurtre de l’enfant ; elle décrète que les images diffusées dans le monde entier ont été mises en scène, et que l’enfant Mohammed al-Dura n’a pas été tué et ne peut avoir été tué par un tir de soldats de Tsahal, car un tel résultat est contraire aux lois de la physique [= de la balistique].

 

Après quoi, le directeur du bureau de Presse énumère, un à un, l’enchaînement des faits qui ont découlé du reportage mis en scène, et détaille les nombreux incidents et pertes en vies humaines qui ont été la conséquence de sa diffusion (et entre autres, le meurtre du journaliste Daniel Pearl, les émeutes d’octobre 2000, et les nombreux attentats-suicide).

 

A l’organisation ["Shourat ha-Din"], on souligne

 

« Durant 7 ans, l’Etat d’Israël s’est abstenu de faire une semblable déclaration et a, en fait, évité de s’occuper de cette affaire, en raison de la position du ministère des Affaires étrangères, qui estimait préférable de ne pas soulever une polémique internationale à ce sujet. Parallèlement à la position du ministère des Affaires étrangères, durant toutes ces années, le "mythe al-Doura" a fait florès dans le monde entier, sans que rien n’y fasse obstacle, et sans que l’on prête attention à la politique de l’autruche du ministère des Affaires étrangères, qui a causé un tort immense à l’Etat d’Israël, aux communautés juives du monde entier, et à toute l’entrprise sioniste, comme décrit dans la lettre du directeur général du Service gouvernemental de Presse.

 

La plainte en diffamation de France 2 et Charles Enderlin à l’encontre de Philippe Karsenty, qui a remis l’affaire en course, a été retenue par le tribunal français, qui s’est basé sur le fait que l’Etat d’Israël n’a jamais affirmé que la scène diffusée dans le monde entier était, en fait, montée de toutes pièces, et qu’il n’en a jamais été fait état dans un document officiel israélien. »

 

De même, dit-on à "Shourat ha-Din" :

 

« le gouvernement israélien n’a jamais affirmé que l’enfant n’avait pas été tué, ni ne pouvait avoir été tué par un tir des soldats de Tsahal. Autrement dit, le tribunal français a décidé que le silence de l’Etat d’Israël pendant 7 ans équivalait à un aveu. »

 

Ce sont uniquement la démarche effectuée par "Shourat ha-Din" et sa demande que soit retirée leur carte de journalistes aux membres de l’équipe de France 2 en Israël, qui ont amené le gouvernement, après 7 ans de négligence très grave, à déclarer fermement ce qui est clair pour tout homme sensé dans le monde entier : les Palestiniens ne répugnent pas à la fabrication d’"informations" de presse (Pallywood) [3].

 

"Shourat ha-Din" a l’intention de continuer à agir pour faire émerger la vérité et, entre autres, former un pourvoi devant la Haute cour de justice, pour que l’on retire les cartes de presse et autres accréditations auprès du Bureau gouvernemental de presse, à tous les membres de l’équipe de France 2 en Israël – correspondants de presse, caméramans, producteurs, etc. – tant que la chaîne n’aura pas reconnu publiquement que le reportage sur l’affaire al-Dura a été mis en scène et réalisé de manière tendancieuse.

 

De plus, "Shourat ha-Din" envisage d’exiger des dommages et intérêts pour les torts et leurs effets cumulés, causés par le reportage, et, en particulier, pour la série d’attentats et d’émeutes qu’il a déclenchés.

 

Pour sa part, la Présidente de "Shourat ha-Din", Nitsana Darshan-Leitner, a déclaré :

 

« Cette version moderne de l’accusation de "vider une victime de son sang", dont est responsable France 2, a causé la mort de centaines d’Arabes et de Juifs et allumé le feu de la haine, à seule fin de faire de l’audience et de satisfaire à des normes journalistiques médiocres. Nous exigerons que les responsables de ce méfait paient pour ce qu’ils ont commis. »

 

 

Uzi Barouch

 

© Aroutz 7

 

-----------------------

 

Notes du traducteur

 

[1] Shourat ha-Din (voir son site) est une organisation israélienne de droits civiques. Elle se présente comme un bureau de juristes israéliens, enregistré comme une organisation à but non lucratif, qui assure une représentation légale dans le cadre d'affaires judiciaires menées auprès des tribunaux israéliens américains et européens, en lien avec le conflit israélo-palestinien. Cette organisation, qui comprend de nombreux juristes, est financée par des particuliers et des fondations en Israël, aux Etats-Unis et en Europe. Elle fournit, entre autres, une aide juridique aux Palestiniens accusés de collaborer avec les Israéliens, traque les financements et tout soutien matériel, supposés fournis par la Syrie, l'Iran, l'Irak, l'Union Européenne, aux militants palestiniens.

 

[2] L’expression hébraïque est ‘alilat dam, mot à mot, 'accusation de sang'. Elle est souvent traduite, de manière restrictive, par "crime rituel", conformément aux horribles accusations des antisémites qui affirmaient que les Juifs immolaient des non-Juifs, surtout des enfants, pour les vider de leur sang et l’intégrer à leurs aliments, par exemple aux matsot de Pesah. Plus généralement, l’expression connote le fait d’être accusé de verser le sang humain, intentionnellement, voire… avec un plaisir sadique. On peut évidemment, critiquer ma tentative de traduction de l'intraduisible ‘alilat dam par "accusation de vider une victime de son sang" ; il reste que je la crois plus adéquate que celle de "crime rituel", totalement irrelevante dans la plupart des contextes modernes. 

 

[3] Pallywood : Expression créée par le professeur américain Richard Landes (voir son site). Il s’agit d’une contraction des mots 'Palestine' et 'Hollywood', pour signifier ironiquement que maints reportages palestiniens sont mis en scène, de manière parfois grandiose, comme dans des films hollywoodiens.

Mis en ligne le 2 octobre 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org

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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 00:41
http://michelgurfinkiel.com/articles/140-Idees-La-faute-du-president-Bollinger.html


IDEES/ LA FAUTE DU PRESIDENT BOLLINGER

Ahmadinejad à Columbia, ou la seconde défaite de la pensée.


PAR MICHEL GURFINKIEL


Mardi dernier, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad était l'invité spécial de Columbia, l'un des universités les plus prestigieuses des Etats-Unis. Cette visite peut surprendre. A deux titres.

Les Etats-Unis et l'Iran n'ont pas de relations diplomatiques depuis 1979. Chacun de ces deux pays désigne l'autre comme une entité hostile. Pour l'Iran, l'Amérique est « le Grand Satan » : l'ennemi absolu de l'islam. Pour les Etats-Unis, l'Iran actuel est un Etat totalitaire, entretenant ou couvrant des réseaux terroristes et en voie d'acquérir des armes de destruction massive. Dans un tel contexte, comment le président iranien pouvait-il se trouver sur le sol américain ?

La réponse est simple : techniquement, il ne s'y trouvait pas. Il ne faisait que participer, en tant que chef d'un Etat-membre, à l'Assemblée générale d'une Onu dont le siège se situe à New York. A ce titre, il bénéficiait d'une complète exterritorialité et donc d'une complète liberté de déplacement dans cette ville, pendant toute la durée de la session. Une situation paradoxale mais logique, dont d'autres chefs d'Etat considérés comme des ennemis des Etats-Unis ont déjà tiré parti dans le passé, notamment le Cubain Fidel Castro.

Ce qui est beaucoup plus étrange, c'est que Columbia, située également à New York, ait invité Ahmadinejad dans le cadre de son Forum international des Leaders. Pourquoi une université démocratique, se réclamant d'une haute conception des droits de l'homme et de la liberté intellectuelle, accorde-t-elle une telle faveur à un tel personnage ?

La règle du jeu était que le président de l'université poserait un certain nombre de questions au président iranien, puis que celui-ci répondrait en toute liberté. Lee C. Bollinger, le président de Columbia, n'a pas ménagé son interlocuteur. Il a dénoncé explicitement la politique de Téhéran et affirmé son dégoût pour le régime khomeiniste. Quant aux réponses d'Ahmadinejad ont souvent tourné à la provocation pure et simple.

En recevant le président iranien, Columbia aurait-elle donc contribué à le démasquer et donc à le déstabiliser ? La direction de l'université l'affirme. Sans dissiper tout à fait le malaise suscité par l'événement.

Lee C. Bollinger et la direction de l'université se sont comportés comme si c'était la confrontation des idées qui importait dans un tel débat. Mais Ahmadinejad savait que les idées ne comptaient pas. L'essentiel, de son point de vue, était qu'il soit vu à Columbia, qu'il y soit photographié, filmé, vidéographié. Pour les Iraniens, le monde musulman, un certain tiers-monde, une telle image signifie qu'il a déjà vaincu l'Occident. Pour les Occidentaux, qu'il est un interlocuteur valable, ou du moins qu'il pourrait l'être, et que cette possibilité, si infime soit-elle, interdit le recours éventuel à la guerre ou même à des sanctions renforcées…

Le fait même que Bollinger et Columbia n'aient pas vu le piège constitue d'ailleurs une seconde défaite pour la pensée libre, dont ils sont officiellement les défenseurs. Car enfin, de nombreux auteurs, à la suite de Serge Tchakhotine, ont analysé depuis quatre-vingts ans l'instrumentalisation de l'image par les régimes totalitaires. Et Marshall McLuhan, le philosophe canadien qui, dans les années 1960, a défini le monde moderne comme une société de communication généralisée, rappelait que « the massage is the message ». En français conventionnel : « Ce n'est pas le message qui compte, mais la façon dont il est véhiculé ».

Ces auteurs sont disponibles à la bibliothèque de Columbia. Les professeurs et les maîtres-assistants de cette université en ont entendu parler. Mais cela n'a servi à rien. La politologie et la science politique seraient-elles de vaines entreprises ? Sans doute - si elles ne s'appuient pas sur quelques principes éthiques – quelques instincts -, dont celui de ne jamais, jamais, parler avec les ennemis de la liberté et de la dignité humaine.


© Michel Gurfinkiel, 2007



RETROUVEZ MICHEL GURFINKIEL SUR www.michelgurfinkiel.com
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29 septembre 2007 6 29 /09 /septembre /2007 14:26
La France bascule alors que le Congrès bouge

Par Charles Krauthammer

Vendredi 28 Septembre 2007; A19

http://www.washingtonpost.com/wp-dyn/content/article/2007/09/27/AR2007092701654_pf.html

Adaptation française de Sentinelle 5768  ©

Ahmadinejad à Columbia a fourni le spectacle, mais Sarkosy aux Nations Unies a fourni la substance. Sur la plus grande scène imaginable, l'Assemblée Générale de l'ONU, le président Nicolas Sarkosy a donné un avertissement à l'Iran. Son prédécesseur, Jacques Chirac, avait déclaré que la France pouvait vivre avec une bombe nucléaire iranienne. Sarkosy a dit que la France ne le peut pas. Il a déclaré que les ambitions nucléaires de l'Iran constituent " un risque inacceptable pour la stabilité de la région et du monde ".

Son ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, avait déclaré auparavant que le monde fait face à deux choix - soit la réussite de la diplomatie pour arrêter le programme nucléaire de l'Iran, soit la guerre. Et Sarkosy lui-même n'a pas grand espoir avec le Conseil de Sécurité, où la Chine et la Russie bloquent toute action efficace contre l'Iran. Il espère obtenir de l'Union Européenne qu'elle se joigne aux Etats Unis pour imposer des sanctions sérieuses.

" La faiblesse et la renonciation ne conduisent pas à la paix " a-t-il averti. " Elles mènent à la guerre. Cet avertissement sur la conciliation était destiné en particulier à l'Allemagne, qui, pour des raisons commerciales, a résisté à la pression des USA dans le soutien à des sanctions efficaces.

Sarkosy n'est pas un 'toutou' des Américains. Comme tout président de la Cinquième République, il commence par la notion d'exception française. Mais alors que le Gaullisme traditionnel tendait à définir la grandeur en se posant en contrepoids de la puissance américaine, Sarkosy n'est pas opposé à voir l'affirmation française exercée en conjonction avec les Etats-Unis. Comme Kouchner le formule, " l'anti-américanisme permanent est une tradition que nous oeuvrons à dépasser ".

Cette volte-face française crée un mouvement crucial dans l'équilibre des forces en Europe. Les Européens de l'Est sont naturellement pro-américains pour des raisons historiques (souvenirs tout frais du rôle de l'Amérique dans la défaite de leurs occupants soviétiques), et géographiques (proximité physique d'une Russie récemment revivifiée et agressive). L'Europe occidentale est intrinsèquement méfiante à l'égard de la puissance américaine et culturellement anti-américaine par réflexe. Le changement de la France de Chirac à Sarkosy, du ministre des affaires étrangères Dominique de Villepin (qui avait fait une campagne de propagande active auprès des pays du tiers monde pour s'opposer à l'Amérique en Irak) à Kouchner (qui a soutenu l'invasion des USA sur des fondements humanitaires) représente un immense mouvement dans la relation de l'Europe avec les Etats Unis.

La Grande Bretagne est un allié naturel ; l'Allemagne, étant donnée son histoire, est plus un suiveur qu'un meneur. La France peut définir une politique européenne, et Sarkosy en a l'intention.

La bascule française n'est qu'une partie du changement de paysage qui a conféré une nouvelle vie à l'Iran de Bush et à la politique en Irak dans les derniers mois de son administration. L'humeur du congrès a aussi évolué significativement.

Cette semaine précisément, le Congrès* a adopté massivement une résolution appelant à des sanctions très fortes contre l'Iran, et pressé l'administration de qualifier d'entité terroriste le 'Corps des Gardes Révolutionnaires d'Iran'. Une mesure similaire est passée au Sénat mercredi, par 76 voix contre 22*, déclarant que " il est dans le plus haut intérêt des USA " d'empêcher l'Iran d'utiliser des milices chiites à l'intérieur de l'Irak, pour renverser le gouvernement soutenu par les USA à Bagdad.

Il y a quelques mois, la question était : le Congrès à majorité Démocrate va-t-il contraindre à un retrait d'Irak ? Aujourd'hui, la question au Congrès est : Que peut-on faire pour parvenir au succès en Irak - plus particulièrement en contrant l'Iran qui veut nous voir échouer ?

Cette modification d'humeur et de sujet est totalement le résultat des changements sur le terrain. La réalité a pris du temps pour s'infiltrer dans le débat à Washington. Mais après le témoignage de Petraeus et Crocker, la réalité du succès relatif de notre nouvelle stratégie de contre-insurrection - et la possibilité renouvelée d'un ultime succès en Irak - sont devenues indéniables.

Et cette réalité est reflétée même dans la rhétorique d'Hillary Rodham Clinton, la plus sophistiquée des candidats présidentiels du Parti Démocrate**. Elle a bien voté contre le financement de la guerre de façon à modifier la politique du Président (et pour se concilier la Gauche), mais cela en tant que sénateur. Interrogée sur ce qu'elle ferait comme Présidente, elle esquive prudemment. Elle répond que cela dépendrait de la situation et du moment, et par exemple, si notre alliance avec les tribus sunnites sera parvenue à vaincre al Qaïda en Irak. Mais interrogée par ABC News pour savoir si elle aura ramené les soldats à la maison d'ici janvier 2013, elle refusa de " se livrer à des hypothèses ou à faire des promesses ".

Le bulletin de décès de la présidence de Bush - et sa politique étrangère - ont été notifiés le matin suivant l'élection de 2006. Pas tant que cela. La France s'apprête à nous rejoindre dans un effort ultime pour trouver une solution non militaire à la question iranienne. Et sur l'Irak, le succès relatif de la montée en puissance*** a redonné au Président Bush la liberté de manoeuvre pour poursuivre la stratégie de contre-insurrection de Petraeus jusqu'à la fin de son mandat. Le Congrès, et les Démocrates réalistes, commencent finalement à penser sérieusement à assurer la réussite de cette stratégie, et à prévoir ce qui viendra après.

letters@charleskrauthammer.com

Notes du traducteur

* Le sénat américain compte un total de 100 membres, soit deux par Etat, quelles que soient sa taille et sa population ; le Congrès américain est la " Chambre des Représentants " : il  correspond à notre Assemblée nationale.

**Hillary R. Clinton, épouse de l'ex-président Bill Clinton, élue sénatrice de l'Etat de New York en 2000, et réélue en 2004, est donnée comme la plus probable des candidats du Parti Démocrate aux futures présidentielles des USA qui se tiendront en novembre 2008 ; elle représente la " Gauche libérale " au sens américain de ces termes, non transposables directement selon nos critères politiques français.

***Stratégie de montée en puissance ('Surge'), préconisée par le Général en chef des troupes US en Irak, David Petraeus, les faisant passer de 120.000 soldats au début 2007 à 160.000 en quelques mois, pour mater, avec succès, " l'insurrection ", alimentée par l'Iran et la nébuleuse al Qaïda en Irak. Celles-ci ont semé le chaos et la mort dans toutes les communautés irakiennes (chiites majoritaires ; sunnites, écartés des revenus pétroliers ; et Kurdes au Nord, enclins à préserver leur autonomie) pour y déclencher la guerre civile.
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27 septembre 2007 4 27 /09 /septembre /2007 17:21

http://noiri.blogspot.com/2007/09/i-want-to-speak-at-columbia-too.html

Tuesday, September 25, 2007

I WANT TO SPEAK AT COLUMBIA, TOO



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11 septembre 2007 2 11 /09 /septembre /2007 15:32



Cours d’Islam accéléré pour l’Occident


par Daniel Pipes

New York Sun, 11 septembre 2007

http://ajm.ch/wordpress/

traduction française d'Alain Jean-Mairet


Version provisoire

Comment va la guerre contre le terorisme ?


On pourrait trouver réjouissante l’absence d'opération terroriste réussie de grande envergure contre des Occidentaux depuis les attentats à la bombe de Londres, en juillet 2005. Mais la morosité domine. Par exemple lors d’un récent sondage réalisé par le magazine Foreign Policy auprès de 108 experts américains (dont moi-même), seuls 6% des spécialistes estimèrent que «les États-Unis sont en train de gagner la guerre contre la terreur», contre une écrasante majorité de 84%.

Ce négativisme reflète une double réalité: l’islamisme progresse partout (hors d’Iran), alors que le monde civilisé reste empêtré dans de profondes erreurs – il se fait des reproches pour la haine des Musulmans, il sous-estime et il apaise son ennemi. Plusieurs tendances se font jour:


Des gouvernements négocient avec des organisations islamistes terroristes comme le Hezbollah et le Hamas.
Des institutions de premier plan (les médias, les universités, etc.) acceptent des islamistes non violents parmi les éléments de la solution.
La gauche fait cause commune avec l’islamisme contre leurs opposants capitalistes/judéo-chrétiens. Mais il y a aussi de bonnes nouvelles, notamment l’approfondissement des connaissances et la propagation de la prise de conscience, par un nombre croissant d’Occidentaux, surtout à droite, de la nature de la guerre et de l’ennemi. Les Américains lisent des livres, regardent des documentaires, suivent l’évolution de l’actualité et s’impliquent activement.

Ainsi, l’expression «guerre contre la terreur», largement acceptée il y a six ans, est maintenant généralement considérée comme obsolète, car elle confond une tactique avec un ennemi (néanmoins, elle reste d’usage faute d’un consensus sur son remplacement).

Et aucun officier supérieur américain ne dirait plus rien aujourd’hui qui ressemble à l’analyse émise par Colin Powell au lendemain du 11 septembre 2001, selon laquelle les attentats terroristes «ne doivent pas être considérés comme l’œuvre des Arabes ou des Musulmans; ce sont des actes de terroristes».

Au lieu de réfuter ces sornettes, les conservateurs débattent d’une question encore pratiquement inexistante avant le 11 septembre et qui mérite une attention particulière en raison de ses implications politiques. Certains considèrent que le monde musulman traverse une crise temporaire et cherchent des moyens de l’aider à moderniser sa religion, afin que les Musulmans puissent s’épanouir. D’autres veulent voir l’Islam comme un culte mortifère irrécupérable et cherchent à interdire l’Islam et à se séparer des Musulmans.

D’une manière plus générale, le débat public constant et intense sur l’Islam a permis aux citoyens d’être beaucoup mieux informés. Avant le 11 septembre, peu d’Américains connaissaient des termes tels que djihad et fatwa, sans parler d’ijtihad, de dhimmitude ou de burqa. Plus rares encore étaient ceux qui pouvaient discuter des versets abrogés du coran ou émettre une opinion sur la nature islamique des crimes d’«honneur». Aujourd’hui, ces thèmes sont abordés avec maîtrise par des blogueurs, des invités de tables rondes et même des responsables de la police.

Le mois dernier, par exemple, le New York Police Department (NYPD) publia un rapport impressionnant, intitulé «Radicalization in the West: The Homegrown Threat (Radicalisation en Occident: la menace intérieure), montrant que le terrorisme trouve ses origines dans la pensée d’intellectuels islamiques. D’où vient le processus de radicalisation selon le NYPD? «L’idéologie djihadiste ou salafiste-djihadiste est le moteur qui motive» de jeunes Musulmans nés occidentaux à s’adonner au terrorisme contre leur propre pays.

Il y a six ans, un rapport de police n’aurait pas contenu une telle affirmation et surtout n’aurait pas fait usage de termes tels que «l’idéologie salafiste-djihadiste». Il vaut la peine de relever que le NYPD admet lui-même qu’il a eu besoin de temps pour atteindre ce niveau de sophistication: «Alors qu’auparavant nous aurions situé l’élément initial de la menace au point où un terroriste ou un groupe terroriste aurait projeté un attentat, nous portons maintenant notre attention plus en aval de ce point», au début du processus de radicalisation.

En dépit de ces nombreux progrès, les commentateurs libéraux en restent à des déclarations inexactes aux termes desquelles «tous les Américains» seraient affligés d’une «énorme et profonde ignorance de l’Islam» (pour reprendre les termes tout récents du rabbin Eric H. Yoffie, le président de l’Union for Reform Judaism, s’exprimant de surcroît lors d’une convention islamiste).

L’issue de la «guerre contre le terrorisme», à mon avis, dépendra moins de nouvelles percées en avionique ou de réussites des services de renseignement que du degré de compréhension de la nature de leur ennemi que pourront atteindre les populations civilisées et de leur capacité à s’unir contre lui. Il faut pour cela que les libéraux se souviennent, comme le dit Salim Mansur au Canada, que «la démocratie libérale n’est pas une idéologie moins armée que l’idéologie islamiste». Que nous réserve l’avenir – plutôt le «United We Stand» de 2001 ou plutôt les profondes divisions actuelles?

La réponse à cette question pourrait se révéler décisive. L’histoire me donne des raisons d’être optimiste, car jusqu’à présent les démocraties occidentales se sont toujours imposées. Pour qu’il en soit ainsi une fois de plus, les préparatifs devront inclure l’étude de l’Islam et des Musulmans

September 11th 2007 Posted to Islam
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4 septembre 2007 2 04 /09 /septembre /2007 08:42
France : une nouvelle venue dans la compréhension du danger iranien (info # 013108/7)
Par Jean Tsadik

Friday 31 August [11:21:00 BST]
Sarko 3
© Metula News Agency












"Cette initiative (les sanctions) est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à l’alternative, qui, je le dis, est catastrophique : la bombe (atomique) iranienne ou le bombardement de l’Iran"



 

Durant la semaine qui s’achève, les Israéliens et les Syriens ont dégraissé, simultanément, leurs forces massées à proximité de la ligne de démarcation sur le Golan. Cette action, qui diffuse sensiblement la tension de ces dernières semaines, a été rendue possible grâce à l’intervention de médiateurs, des Turcs, en particulier.

 

Cette dilution des effectifs est tactiquement cruciale. Dans un article précédent, j’avais expliqué qu’un face-à-face de deux armées en dispositif de combat se terminait, presque obligatoirement, par une confrontation. Ceci est dû au fait que, dans une situation de ce type, tout retrait unilatéral de forces offre à l’adversaire une opportunité d’attaque par trop avantageuse pour qu’une armée en prenne le risque. On en arrive donc à un stade de mobilisation lors duquel l’affrontement devient presque inévitable, ce, même si les pays impliqués n’ont pas fait le choix politique de s’engager dans une guerre. Ce scénario est exactement celui qui avait prévalu à l’occasion de la Guerre des Six Jours. Israël, l’Egypte, la Jordanie et la Syrie avaient été entraînées dans des situations qu’elles n’avaient pas planifiées. Elles s’étaient adaptées à l’évolution du conflit.

 

On s’est trouvé proche, cet été, d’un bis repetita non placent – les choses qu’on ne souhaite pas se répètent -, et le désengagement partiel dont je fais état réduit, au contraire, le risque d’une déflagration immédiate.

 

Ceci dit, les unités désengagées ont simplement changé de terrain d’entraînement. En Israël, c’est un programme de rafraîchissement à long terme de Tsahal qui prévaut, dont le but consiste à s’adapter aux nouvelles menaces.

 

Car tout en désamorçant l’éventualité d’une empoignade immédiate avec la Syrie – qui à elle seule ne lui apporterait aucun bénéfice – l’Etat hébreu demeure, plus que jamais, attaché à une vision stratégique globale de la situation. Cette approche des choses compte, depuis lundi dernier, une nouvelle adepte : la France !

 

On en a pris connaissance à l’issue du discours que Nicolas Sarkozy a adressé aux gens du Quai d’Orsay, dans lequel il a, entre autres réorientations spectaculaires, affirmé que "l’ambition nucléaire de l’Iran représentait le plus dangereux problème auquel le monde devait faire face". Devant un parterre de diplomates interloqués, se regardant parmi, le nouveau président français, coupant net avec la position chiraquienne selon laquelle une action militaire contre Téhéran était inconcevable, a enfoncé le clou, affirmant que l’Iran disposant de la bombe atomique serait inacceptable.

 

Parlant de la nécessité de renforcer les sanctions à l’encontre de la République islamique – ce que l’ONU s’apprête à décider le mois prochain -, en offrant des avantages à Téhéran s’il mettait un terme à son développement militaire, le président français a usé de la formule suivante : "Cette initiative (les sanctions) est la seule qui puisse nous permettre d’échapper à l’alternative, qui, je le dis, est catastrophique : la bombe (atomique) iranienne ou le bombardement de l’Iran".

 

On ignore jusque où la France resapée est prête à aller dans l’application de la nouvelle conception énoncée par son président. Le soutien actif des propositions de sanctions, à Manhattan, est une certitude, mais est-il envisageable que Paris, en cas d’échec de la solution diplomatique, participe au bombardement de l’Iran ? L’avenir nous le dira. Pour le moment, on se limite à constater l’alignement tricolore verbal sur la position stratégique adoptée par Washington et Jérusalem : libre voie à l’alternative onusienne jusqu’à l’hiver, et option militaire, si cela ne fonctionne pas, ensuite. Mais en aucun cas on n’acceptera d’Iran nucléaire.

 

Avec ou sans les Français, qui deviennent, soit-il relevé en passant, les premiers Européens à afficher une position claire devant la menace perse, l’Amérique et Israël se préparent "à toute éventualité". Et dans ce cadre-là, en dépit des dénégations répétées des chefs politiques et militaires de l’Etat hébreu, une confrontation avec la Syrie deviendrait, elle aussi, inévitable. En cas de frappe sur les installations nucléaires et les fabriques de missiles iraniennes, il ne serait en effet pas envisageable de ne pas détruire également les sites de stockage et de lancement des armes non conventionnelles en possession de Damas ; les USA et Israël ne pourraient, lors d’une opération contre les Ayatollahs, laisser leurs arrières, en Irak et dans l’Etat hébreu, à portée des Scud chimiques et bactériologiques de Al Assad et de ses "conseillers" iraniens.

 

La campagne qu’on envisage, et pour laquelle on s’entraîne, ferait le meilleur usage des avantages relatifs des deux armées : missiles de croisière et bombardements massifs des Yankees et frappes chirurgicales des Sabras. Il est clair que si l’armée française se joignait à une telle campagne, en particulier en sécurisant le Liban, cela augmenterait l’efficacité militaire et diplomatique des alliés actuels. Nul doute qu’il en a été question lors de la rencontre Bush-Sarkozy de Kennebunkport.

 

On n’en saura pas plus avant quelques mois, ce qui ne nous empêche pas de constater, d’ores et déjà, que la France est de retour sur la scène internationale. C’est ce que Nicolas Sarkozy entend, lorsqu’il annonce cette semaine : Les Français veulent un président qui agit et qui obtient des résultats. C’est vrai à la maison. C’est vrai en politique étrangère. Et lesdits Français semblent apprécier, puisque les derniers sondages le créditent de 75% d’opinions favorables sur sa politique étrangère ; ce qui a pour effet de déchaîner la rage immodérée des media toujours aussi enderlino-chiraco-gaucho-démo-chrétiens et anti-atlantistes de l’Hexagone.

 

Mais au rythme où court Sarkozy, les fossiles ne peuvent pas suivre… C’est, qu’en cent jours, il a persuadé les partenaires européens d’adopter le "traité simplifié", qui a décrispé l’UE ; qu’il pousse fort pour l’envoi de Casques bleus au Darfour, qu’il a pris de vrais risques afin de faire libérer les infirmières bulgares (c’est leur avocat, Maître Emmanuel Altit, qui l’a directement confirmé à la Ména) ; qu’il a osé affirmer l’évidence, indicible sous l’ancien régime, "que l’Amérique est la plus grande démocratie du monde" ; qu’il a mis un terme très sec au dessein chiraquien visant à ce que l’ambition militaire européenne rivalise avec l’OTAN et s’oppose à la puissance des Etats-Unis ; admis que la Russie poutinienne jouait avec des cartes truquées et avec "une certaine brutalité", et que la Chine suivait une stratégie de mainmise.

 

Il a envoyé son ministre des Affaires Etrangères socialiste, M. Kouchner, pour trois jours en Irak et il a entrepris les préparatifs pour un enterrement de première classe de la Franceafrique, et de son paternalisme souvent sanglant.          

 

Ca commence à faire lourd pour ceux qui espéraient une transition sans rupture. Entre Chirac, qui avait tout fait pour bloquer l’invasion de l’Irak en 2003 et son successeur, qui veut "réinventer" la relation de la France à l’OTAN, et qui imagine des façons de réintégrer l’Alliance Atlantique, les plus dubitatifs sont bien obligés de constater un changement total d’orientation.

 

Il est désormais question d’Européens "qui assument complètement leur responsabilité et leur rôle pour assurer leur sécurité et celle du monde", avec l’Amérique comme partenaire, non comme rivale.

 

Alors que l’heure de l’échéance décisive avec la bombe iranienne se précise, que Mohammed El Baradai, le directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique, se contorsionne pour trouver des éléments positifs dans l’attitude iranienne, que, tel Chirac, il considère qu’une attaque contre l’Iran serait de la folie, le monde va sans doute avoir besoin de leaders "qui assument complètement leur responsabilité". Il est trop tôt pour dire si Nicolas Sarkozy aura le courage de joindre le geste à la parole, mais rien, dans ce qu’il a réalisé depuis qu’il est à l’Elysée, ne permet d’en douter. Ce qui est certain, c’est que son nouveau président a déjà rendu à la France la crédibilité internationale qu’elle avait intégralement perdue. Et que c’est important à bien des titres, avant tout, pour les Français.  

 

 

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1 septembre 2007 6 01 /09 /septembre /2007 16:42
Khaled Toameh: Exclusive: European Union officials hold secret talks with Hamas

Exclusive: European Union officials hold secret talks with Hamas  
Khaled Abu Toameh , THE JERUSALEM POST  Aug. 29, 2007
   
http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1188197180657&pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull <http://www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1188197180657&amp;pagename=JPost%2FJPArticle%2FShowFull>    
EU security officials have been conducting secret talks with Hamas  leaders in the Gaza Strip over the past few weeks, Palestinian Authority  officials told The Jerusalem Post on Tuesday.
 
The PA officials did not reveal the identity of the visitors, except to  say that they belonged to three EU intelligence services.
 
The Europeans are said to have met with top Hamas leader Mahmoud Zahar,  as well as Ahmed Yusef, political adviser to Prime Minister Ismail Haniyeh.  
   
Sources close to Hamas confirmed that EU officials had visited the Gaza  Strip recently for talks focusing on security-related issues.
 
According to the sources, the Hamas leaders urged the EU representatives  to work to end the boycott of the Hamas government in the Gaza Strip, and to  pressure Israel to reopen the Rafah border crossing between Gaza and Egypt.  
 
"We hope these talks will be the first step toward ending the boycott of  Hamas, which came to power in a free and democratic election," the sources  told the Post. "There is growing awareness among the Europeans of the fact  that Hamas can't be ignored as a major player in the Palestinian arena."
In response, Christina Gallach, spokeswoman for EU Foreign Policy chief  Javier Solana, told The Jerusalem Post that she was unaware of any such  meetings. On a separate note, she said that Solana was due to visit the region  this weekend and would be in Jerusalem, Ramallah and Jordan.
   
Israeli government officials contacted about this matter Tuesday night  said they knew of no EU contacts with Hamas.
 
One government official reiterated that Israel‚s position was that "Hamas  should not be dealt with and should be kept as far away form the game as  possible."
 
The official added that Hamas was a terrorist organization "that  continues to do whatever it can to impede any chance for progress."
 
This is the first time Hamas has confirmed that its representatives have  held secret talks with EU security officials.   
The Hamas representatives reportedly stressed during the talks that they  were not interested in a major confrontation with Israel.
 
Both Zahar and Yusef denied assertions that Hamas was planning a wave of  terrorist attacks in the West Bank to undermine PA Chairman Mamoud Abbas's  status ahead of November's Middle East peace conference.
 
Meanwhile, Abbas has asked Sudan to use its good offices with Hamas to  resolve the crisis in the PA. A senior Fatah delegation headed by Azzam  al-Ahmed, who is close to Abbas, held talks in Khartoum on Tuesday with  Sudanese government officials on ways of ending the Fatah-Hamas dispute.
 
The Fatah delegation emphasized that Abbas and Fatah were keen on  resuming "national dialogue" with the Islamist group.
Herb Keinon and Tovah Lazaroff contributed to this report.  
Copyright 1995- 2007 The Jerusalem Post - http://www.jpost.com/

commentaire :
d'Alon
LACHETE DE BRUXELLES
Ce n'est pas l'Europe qui est morte.
L'Europe, en tant que union politique des nations et peuples d'Europe, l'Europe en tant que cadre économique construisant de quoi faire face aux différents besoins sociaux  actuels et destinés à favoriser le progrès social, cette Europe n'est pas encore née. Ce qui existe, c'est une caricature grotesque, un ensemble europoïde, mal joint dirigé par la nomenklatura bruxelloise.
Cette caricature n'est pas morte parce que le maire de Bruxelles interdit la manifestation contre l'introduction de la Charia et autorise la manifestation d'une organisation pro-Hezbollah. Au contraire, c'est son mode d'existence que de démanteler les forces économiques productives en Europe, comme c'est son mode d'existence de réduire la laïcité à un simulacre compatible avec la religion du cimeterre.
Concernant l'introduction de la langue arabe comme troisième langue officielle en Belgique il faut rappeler aux autorités sollicitées que dans les pays ou cette langue est officielle, les autres langues ne sont pas langues officielles, voire sont combattues, quand bien même elles sont langues de fortes minorités et même de majorités. En Algérie et au Maroc, les dialectes berbères- langue Tamazight- ne sont pas reconnus. Les Kabyles et le Chaouchs forment la majorité de la population en Algérie, leur langue, ancienne de plus de deux millénaires, n'est pas admise comme seconde langue officielle. Au Maroc il y a encore quelques années, les populations de l'Atlas, en majorité berbères, restaient berbèrophones et ne pratiquaient qu'un arabe sommaire. Leur langue d'autochtone n'est pas non plus reconnue. En d'autres termes, la langue de la conquête et de la colonisation militaire, politique et religieuse menée par les clans guerriers d'Arabes du désert, ayant répondu à l'invitation du "prophète" d'aller soumettre et convertir à la "vraie religion" les impies d'Égypte et d'Afrique du nord, cette langue dénie toute légitimité aux langues autochtones.
Et elle devrait obtenir un statut égal aux langues nationales des pays accueillant des réfugiés économiques et ou politiques venat de pays de l'aire dite arabo-musulmane?
On constate que la jeune génération, souvent, celle née en Europe, ne parle pas la langue du pays d'accueil comme leurs voisins français ou belges de "souche". C'est fréquemment  un sabir, pauvre en vocabulaire et s'exprimant avec un accent n'ayant rien de local.
Un rejet de la culture du pays
La situation sociale n'explique rien. C'est un choix délibéré, un rejet signifié de la culture du pays d'accueil. Que resterait-il si l'autorité locale cédait ?
Il se produirait bientôt une nouvelle exigence : arabiser les européens autochtones, pour qu'ils comprennent leurs invités et leur descendance, afin que ces derniers ne soient pas "discriminés".
Ce qui est le plus odieux dans cette affaire bruxelloise, ce n'est pas la tentative d'investissement des islamistes et de leurs comparses locaux. Ce qui est le plus odieux c'est la lâcheté des autorités qui osent taxer de "xénophobie et de racisme" le refus d'aller plier le genou sous les fourches caudines de la dhimmitude.
une affaire à suivre et à faire connaître.
                                                                 
Alon GILAD
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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