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28 août 2007 2 28 /08 /août /2007 08:02
Allocution de M. Nicolas SARKOZY, Président de la République, à l’occasion de la conférence des Ambassadeurs. (Extraits)
27 août 2007

Le débat international n’est pas abstrait ou lointain : les menaces d’aujourd’hui -terrorisme, prolifération, criminalité- ignorent les frontières ; les évolutions de l’environnement et de l’économie mondiale affectent nos vies quotidiennes ; les droits de l’homme sont bafoués sous nos yeux. Guidée par nos valeurs, notre politique étrangère doit s’appuyer sur une vision claire du monde et des intérêts que nous défendons. A travers elle, c’est notre identité en tant que nation que nous exprimons. (...)

(...) La menace d’une confrontation, entre l’Islam et l’Occident, d’abord. Nous aurions tort d’en sous-estimer la possibilité : l’affaire des caricatures en a été un signe avant-coureur.

Nos pays, tous nos pays y compris ceux du monde musulman, sont aujourd’hui sous la menace d’attentats criminels comme ceux qui ont frappé New York, Bali, Madrid, Bombay, Istanbul, Londres ou Casablanca. Pensons à ce qui se passerait demain si les terroristes utilisaient des moyens nucléaires, biologiques ou chimiques. Le premier devoir de nos Etats est d’organiser une coopération totale entre services de sécurité de tous les pays concernés.

(...) Prévenir une confrontation entre l’Islam et l’Occident, c’est enfin traiter les crises du Moyen-Orient. Il y a cinq ans seulement, la région ne connaissait qu’une crise. Aujourd’hui, elle en subit quatre, très différentes mais chaque jour davantage liées entre elles.

Tout a été dit, beaucoup a été tenté à propos du conflit israélo-palestinien. Le paradoxe de la situation est que nous savons quelle sera sa solution, deux Etats -ou peut-être devrait-on mieux dire : deux Etats-Nations- vivant côte à côte dans la paix et la sécurité à l’intérieur de frontières sûres et reconnues. Nous connaissons le contenu détaillé de cette solution à travers les paramètres Clinton et le legs de Taba. Nous avions une idée du chemin à parcourir : la feuille de route, qu’il faut certainement revisiter. Nous connaissons enfin les parrains de la paix : les membres du Quartet, désormais représentés par une personnalité de premier plan : Tony Blair, et les pays arabes modérés.

Malgré tout cela, chacun a le sentiment désespérant que la paix ne progresse pas. Pire : qu’elle recule dans les esprits et les cœurs. J’ai la réputation d’être l’ami d’Israël et c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël. Mais tous les dirigeants des pays arabes, à commencer par le président Mahmoud Abbas, qui sont venus nombreux à Paris depuis mon élection, connaissent mes sentiments d’amitié et de respect envers leurs peuples. Que cette amitié m’autorise à dire aux dirigeants israéliens et palestiniens que la France est déterminée à prendre ou à soutenir toute initiative utile. Mais elle a une conviction : la paix se négociera d’abord entre Israéliens et Palestiniens.

Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son Président. Mais il est tout aussi indispensable de relancer sans délai une authentique dynamique de paix conduisant à la création d’un Etat palestinien. Que les parties et la communauté internationale se dérobent à nouveau à cette ambition, et la création d’un " Hamastan " dans la bande de Gaza risque d’apparaître rétrospectivement comme la première étape de la prise de contrôle de tous les territoires palestiniens par les islamistes radicaux. Nous ne pouvons pas nous résigner à cette perspective. La France ne s’y résigne pas.

(...) Je sais pouvoir compter sur Bernard Kouchner, et sur vous tous, pour conduire ces réformes et mettre en œuvre notre politique étrangère avec détermination et imagination. Merci de porter haut et loin le message de la France !

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27 août 2007 1 27 /08 /août /2007 19:21
Nicolas Sarkozy « a affirmé que la France ne se résignerait pas à la création d’un «Hamastan» dans la bande Gaza. «Dans l’immédiat, nos efforts, ceux du Quartet et des pays arabes modérés, doivent aller à la reconstruction de l’Autorité palestinienne, sous l’autorité de son président», a affirmé le chef de l’Etat. Qui a ajouté: «J’ai la réputation d’être un ami d’Israël, c’est vrai. Je ne transigerai jamais sur la sécurité d’Israël.»


Extrait de l'article de Libération  'Sarkozy lance les chantiers de sa politique étrangère', 27 août
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26 août 2007 7 26 /08 /août /2007 20:55
La Pologne solidaire d'Israël

http://www.jta.org/cgi-bin/iowa/breaking/103745.html

The Simon Wiesenthal Center praised Bronislaw Geremek, a Polish member of the European Parliament, for withdrawing his country's delegation from the United Nations International Conference of Civil Society in Support of Israeli-Palestinian Peace.

The conference, to be to be held Aug. 30-31 at the European Parliament in Brussels has no representation from Israel or Jewish non-governmental organizations.

The UN's Committee on the Exercise of the Inalienable Rights of the Palestinian People describes itself as "the main U.N. forum where all NGOs interested in the Palestine issue can meet."

According to a recent report by Jerusalem-based NGO Monitor, the comittee is anti-Israeli and was active in "implementing the Durban agenda of demonization," referring to the 2001 U.N. Durban conference on racism, where anti-Zionist rhetoric and calls for Israel's destruction were a central theme. NGO Monitor warned that the European Union is lending the anti-Israel conference legitimacy by having it at the European Parliament.

Shimon Samuels, director of international relations for the Los Angeles-based Wiesenthal Center, praised the Polish move to boycott the conference in his letter to Gorembek, former president of the Polish parliament. Samuels said the conference organizers were seeking the European Parliament’s endorsement for “a campaign of vilification and the ultimate elimination of the State of Israel.”

“The hate mongers and antisemites behind this conference deserve the total contempt of the European community,” Samuels said.

“Other European Parliamentarians should follow the lead of the Polish delegation and refuse to be a part of this one-sided travesty that serves the forces of hate, not peace,” Samuels concluded.

Responding to such criticism, Wolfgang Grieger, Secretary of the Committee on the Exercise of the Inalienable Rights of the Palestinian People, denied that the conference would be anti Israel. He has told reporters that the committee supports a two-state solution and the internationally-backed "road map" plan to achieve one.

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23 août 2007 4 23 /08 /août /2007 19:24
Interview du ministre français des Affaires étrangères, à l’occasion de son déplacement en Iraq
Sous le titre, "Du droit d'être chaldéen et de la 'présence' de la France en Iraq", M. L. Levy reproduit sur son blog, une interview, par RTL, du ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, en l’assortissant d’une brève introduction (voir ci-dessous), dans laquelle il souligne, à juste titre, l’attention manifestée par le ministre à la minorité catholique chaldéenne. (Menahem Macina).
 

 

23 août 2007

« J'ai écouté, hier, sur France 2, Bernard Kouchner, de retour d'Iraq, interviewé par Françoise Laborde. Évoquant la situation chaotique qu'il a trouvée à Bagdad, il ne s'en est pas tenu à parler des tensions entre Chiites, Sunnites et Kurdes. Il a aussi cité le cas des Catholiques Chaldéens, qui sont « en Iraq depuis le 1er siècle après Jésus-Christ », c'est-à-dire qu'ils y étaient avant l'islam. Si la façon pour la France d'être « présente en Iraq », est d'y affirmer le droit des minorités, chrétiennes et autres, à vivre en paix en Iraq, alors vive la France et vive Bernard Kouchner. »

 

Texte de l'interview (par RTL, en date du 21 août 2007), repris du site du Ministère des Affaires étrangères.

(Les mises en grasses sont de M. L. Levy, les remarques entre crochets carrés sont de la Rédaction d’upjf.org).


    Bernard Kouchner quittant Bagdad. Photo REUTERS/Ali Yussef/Pool

Q - Vous êtes en Iraq, à Bagdad, depuis dimanche après-midi. Quelle impression vous fait la ville ?

R - Sinistre. Il y a un contraste évidemment très important et même poignant, navrant, entre la zone verte, où sont réfugiés les responsables, et le reste de la ville qui est saccagé ou qui est inaccessible, où les rideaux de fer sont baissés et où la vie est difficile : il n'y a pas d'école, il n'y a pas d'eau ou très peu. Il n'y a qu'une heure trente d'électricité par jour.

Je sais que la zone verte n'est pas Bagdad et que Bagdad n'est pas l'Iraq. Alors cela ne va pas très bien.

Q - Etre sur place vous rend plus optimiste ou plus inquiet sur les possibilités de réconciliation nationale dans ce pays ?

R - Inquiet, je l'étais, je le suis encore. Mais être sur place, c'est ne pas avoir des certitudes avant de comprendre. Pour comprendre et pour présenter éventuellement une participation, il fallait écouter. J'ai rencontré toutes les composantes de la société iraqienne et dans quelques minutes, je verrai sa Béatitude Emmanuel III, qui est le chef de l'église chaldéenne. Les Chrétiens vont mal ici et ils sont plus ou moins persécutés. En tous cas ils s'en vont. Donc, j'ai vu tout le monde. Je continuerai de les voir toute la journée. C'est seulement après que je pourrai me faire une idée un peu plus précise. Mais il fallait être là, il faut être là.

Q - En quoi était-ce le moment pour la diplomatie française de revenir en Iraq ?

R - Parce que nous sommes là depuis trois mois et il fallait faire un calendrier. Nous avions listé les crises et, une par une, nous essayons d'y jouer notre rôle. Mais maintenant, je crois que l'on se rend mal compte, vu de loin, de ce qui va se passer ici. C'est une partie formidable qui va se jouer ici et nous devons en être. C'est une phrase du général de Gaulle "Allons vers l'Orient". Je crois vraiment qu'en fonction de ce qui va se décider, se jouer ici, le monde sera changé.

Q - A quoi faites-vous allusion exactement ?

R - Aux affrontements religieux, par exemple. Aux affrontements communautaires. Ou à l'entente religieuse, à l'entente communautaire. Au sort de la paix et de la guerre au Moyen-Orient. Je fais allusion aux chocs et aux difficultés des communautés chiites et sunnites à s'entendre. Et puis, il y a aussi les wahhabites. Je fais allusion à la confiance ou à la méfiance qui va régner entre les communautés, à la guerre ou à la paix en réalité, et à la position par rapport aux autres.

Il y a autour de l'Iraq des pays qui comptent terriblement, qui vont jouer un rôle dans les mois et les années qui vont venir. Cela nous regarde. Il y a l'Iran. Il y a le problème du nucléaire en Iran. Il y le problème du rapport de l'Iran avec le chiisme. Il y a l'Arabie saoudite, la Syrie, la Jordanie, le Koweït et le Liban.

Q - Vous pourriez aller dans tous ces pays ?

R - Il ne s'agit pas simplement de voyager. Il s'agit d'avoir une opinion et de savoir ce que l'on peut faire de positif et quel rôle la France peut jouer dans cette région et pour cela, il fallait écouter les Iraqiens.

Q - Il y a quelques commentaires critiques sur votre voyage qui dénoncent un ralliement sur [sic] les Américains.

R - Je suis plus habitué aux critiques qu'aux encouragements.

Q - Jean-Pierre Chevènement, Noël Mamère…

R - Jean-Pierre Chevènement ? Vous me dites Jean-Pierre Chevènement ? C'est une critique, me dites-vous ? Jean-Pierre Chevènement a été un des soutiens les plus affichés au [lire : du] dictateur sanglant Saddam Hussein, dont on ne sait pas ici, dont on ne souvient pas qu'il a tué deux millions, quatre millions de ses concitoyens, alors s'il vous plait !...

Q - En tout cas, il est important pour vous que la France continue de se distinguer de la politique américaine, qui est le risque que vous courez en allant là-bas.

R - La seule façon de ne pas courir de risque, c'est de ne rien faire. Nous nous sommes distingués très clairement de la politique américaine. Nous n'avons pas été partisans de l'intervention américaine et je crois que nous avions raison d'essayer, par des moyens qui ressemblaient à ceux du Kosovo, qui étaient des moyens de la communauté internationale, des moyens par [sic] l'intervention par l'ONU, de faire cesser des crimes, des crimes perpétrés par Saddam Hussein sur [lire : contre] sa propre population. Mais ne revenons pas sur ce passé. Il est très important que les Iraqiens - et ils s'en souviennent - se remémorent ce qu'a été la position de la France, cela nous donne un rôle très particulier. Et, en effet, nous ne sommes pas passés par les Américains. C'est la première fois depuis vingt ans qu'un ministre des Affaires étrangères se rend en Iraq. Nous ne sommes pas passés par les Américains. J'ai prévenu, quelques heures avant de partir, Mme Rice, comme j'ai prévenu mon collègue, M. Miliband, comme j'ai prévenu M. Steinmeier, la Présidence portugaise et M. Solana.

Q - Vous allez parler des conclusions de votre voyage aux autres ministres des Affaires étrangères européens ?

R - Bien sûr, car je souhaite qu'il y ait des possibilités, des actions positives, qui ne soient pas seulement celles de la France. Mais la France a un rôle particulier dans cette région. Vous n'imaginez pas l'accueil de la France parmi toutes les communautés. Et je vous rappelle qu'il y a une communauté catholique, ici, que je vois dans quelques minutes. C'était un accueil merveilleux. Ils attendent quelque chose. C'est comme un soulagement qu'on ne les oublie pas. Avant, il y avait une attitude qui consistait à dire "Circulez, il n'y a rien à voir, c'est tellement compliqué, c'est tellement fichu d'avance qu'il ne faut plus s'en occuper ". Et [lire : eh] bien, ce n'est pas l'attitude de la France actuelle.

Q - Il y a donc eu une évolution par rapport à la présidence de Jacques Chirac ?

R - Il y a une évolution de la situation, également. Je crois que c'est le moment. Je crois que tout le monde sait que les Américains ne pourront pas sortir ce pays de la difficulté tous [lire : tout] seuls. Et donc, je l'ai dit et je le répète, plus les Iraqiens demanderont l'intervention de l'ONU, plus elle les y aidera. L'Europe, il est vrai, doit jouer un rôle et j'espère qu'il y aura d'autres ministres des Affaires étrangères qui viendront visiter l'Iraq, je le souhaite.

 

© RTL – Ministère des Affaires étrangères

 

Mis en ligne le 23 août 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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20 août 2007 1 20 /08 /août /2007 08:39
The Latest
Surprise: French FM Kouchner Visits Baghdad
Pays Tribute to Colleague Killed Four Years Ago in Attack on UN Compound
Posted 13 hr. 40 min. ago
French Foreign Minister Bernard Kouchner (C) arrives with his Iraqi counterpart Hoshyar Zebari (R) to lay a wreath on a memorial monument at the UN headquarters in Baghdad's Green Zone during a surprise visit to Iraq today. The visit coincides with the fourth anniversary of a massive bomb attack in 2003 on the UN headquarters in Baghdad that killed UN special envoy Sergio Vieira de Mello, a friend of Kouchner.
Photo by Ahmad al-Rubaye/AFP-Getty Images
French Foreign Minister Bernard Kouchner (C) arrives with his Iraqi counterpart Hoshyar Zebari (R) to lay a wreath on a memorial monument at the UN headquarters in Baghdad's Green Zone during a surprise visit to Iraq today. The visit coincides with the fourth anniversary of a massive bomb attack in 2003 on the UN headquarters in Baghdad that killed UN special envoy Sergio Vieira de Mello, a friend of Kouchner.

Baghdad, Aug 19, (VOI)- French Foreign Minister Bernard Kouchner arrived in Baghdad Sunday afternoon on an unannounced visit to Iraq, the first by a senior French official since the U.S.-led coalition toppled the former Iraqi regime in April 2003.

A source from the Iraqi Presidency office told the independent news agency Voices of Iraq (VOI "French Foreign Minister Bernard Kouchner arrived in Baghdad, today afternoon, on an official visit to Iraq."

The source, who spoke on anonymity condition, said "the French minister's visit came at invitation by the Iraqi President Jalal al-Talabani."

France, under former president Jacque Chirac, opposed the U.S.-led invasion of Iraq in 2003 and continued ever since refusing to interfere in the Iraqi issue.

Last Wednesday, Kouchner condemned in a media statement what he described as "the savage acts leading to Iraqi blood-shed" after a string of bombings targeted a religious sect followers in Sinjar town, northern Iraq, where more 800 persons were killed or injured.

The French Minister, in Wednesday's statement, called upon all Iraqi forces and communities to "unify, shun violence, return to reconciliation and establish peace in the country." SK

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18 août 2007 6 18 /08 /août /2007 09:37
Correction du tir ? (info # 011408/7)
Par Laurent Murawiec à Washington

Tuesday 14 August [09:51:00 BST]
George Bush
© Metula News Agency







...mais la reprise victorieuse d’une offensive militaire et politique replacerait les cols bleus dans un sens favorable à Bush et à la guerre


 

Pour le leadership démocrate, dont le chef de la majorité au Sénat, Harry Reid, pour Madam Speaker, Nancy Pelosi, à la chambre des Représentants, pour les media, qui portent à gauche à concurrence de 90 pour cent, et pour les « classes baratineuses », qui font l’opinion, ou une bonne partie de celle-ci, la cause est entendue depuis longtemps : la guerre d’Irak se solde par une défaite dont il convient d’urgence de se dépêtrer. Peu leur chaut que l’Amérique perde, pour autant que Bush tombe. Si l’effondrement du Moyen-Orient doit être la rançon d’un retrait précipité des forces américaines, peu leur importe, tant que la politicaillerie intérieure peut suivre son cours. On a rarement vu une telle disproportion entre l’extraordinaire médiocrité des motifs et l’importance historique des conséquences. C’est pourquoi, collectivement, on n’hésite pas à révéler des secrets d’Etat qui affaiblissent l’effort de guerre, à priver les forces armées de moyens qui leur permettraient de mieux lutter, à entraver la collecte du renseignement en se servant du moindre prétexte, à harceler l’Administration sur le moindre détail, même au risque de faire trébucher les soldats sur le terrain.

 

Les candidats démocrates à l’investiture renchérissent l’un sur l’autre : il faut replier les troupes et les faire quitter l’Irak le plus vite possible ; demain matin, dit l’un, ce soir même, dit l’autre, tout de suite, surenchérit le troisième. L’enjeu de la vraie guerre a disparu, rien ne compte plus que gagner la guéguerre – politique – à Washington : et pour cela, il est urgent de perdre la vraie guerre.

 

Le djihad ? La terreur ? Le 11 septembre ? Tout cela disparaît de l’horizon dans la course à la reddition engagée à l’extrême-gauche, et reprise de proche en proche par le parti démocrate : ce sont les activistes carburant à l’idéologie qui font la différence dans les élections primaires ! Barak Obama, la jolie frimousse qui a percé sur la scène politique, taille des croupières à Hillary Clinton, qui fait, quant à elle, plus « establishment. ». Obama, dont la nullité en matière de politique étrangère vient de lui éclater au nez au cours de plusieurs débats des candidats, est le favori des extrémistes. Les autres prétendants s’alignent pour ne pas se faire siffler, quitte à devoir faire le grand écart quand il s’agira de s’adresser à l’électorat tout entier.

 

Il y a peu, le New York Times, la Pravda des anti-guerre, commandait un sondage d’où il ressortait qu’un nombre croissant d’Américains s’était remis à soutenir l’effort de guerre de l’administration Bush. N’en croyant pas ses yeux, ne voulant surtout pas en croire ses yeux, l’auguste quotidien de la gauche caviar faisait refaire le sondage : comment le vulgum pecus ose-t-il contredire les pontifes de l’Establishment ? Le deuxième sondage confirma, en tous points, le premier, infligeant un démenti sérieux à ceux qui savent tout toujours mieux que les autres. Comment expliquer ce retournement, au moins partiel, de l’opinion américaine ?

 

Il y a quelques mois, le président Bush a confié au général David Petraeus la tâche difficile de remettre l’ouvrage militaire sur le métier. Le général a changé le fusil américain d’épaule. Il a abandonné trois ans d’une stratégie faillie. En bref, au lieu de se barricader en attendant que les troupes irakiennes reprennent le flambeau, Petraeus a lancé une campagne classique de contre-insurrection ; les forces américaines sont allées au contact, par petits groupes, certes plus exposés et plus vulnérables, qui ont travaillé avec les forces de sécurité irakiennes. Elles ont recherché des alliances contre les forces d’al Qaïda en Irak, elles ont utilisé les forces tribales comme contrepoids aux terroristes étrangers qui se conduisaient comme en territoire conquis.

 

Les Sunnites irakiens n’acceptent pas le « Califat » décrété par les jihadis, et se sont retournés contre ces derniers. Les forces américaines se sont aussi attaquées, et fort brutalement, aux tueurs chiites, ceux du nervi Muqtada al-Sadr. En s’en prenant aux extrêmes, elles ont renforcé les forces plus modérées – avec un succès indiscutable. Des villes et des régions, hier zones interdites, sont aujourd’hui reconquises et pacifiées.

 





Le général David Petraeus,

l’homme qui fait tourner le vent, à Bagdad et… à Washington

 

Pour faire tout cela, Petraeus a obtenu un renfort substantiel de troupes, baptisé the Surge, (la montée en puissance). Les victoires de l’armée américaine gênent les véhéments discours des Démocrates et la contestation des media, tous consacrés à prêcher la défaite ; et démentent la validité de la pseudo stratégie prêchée par les « réalistes » républicains, James Baker et compagnie, qui croient niaisement pouvoir compter sur la bonne volonté de l’Iran, de la Syrie et de l’Arabie saoudite pour aider l’Amérique en Irak. Ou qui sont prêts à tout pour avoir le calme au Moyen-Orient, y compris à le solder, « tant qu’on a le pétrole. ». C’est ce à quoi s’affaire depuis des mois Mlle Condoleezza Rice, qui réinvente la roue chaque fois qu’elle a enfourche un vélo. Alors que les partisans de la défaite poussaient à la barre pour qu’on se rue vers la porte de sortie, Petraeus a pris la voie contraire. « Elle est ardue mais elle est prometteuse », disait-il il y a seulement quelques jours.

 

D’étranges volte-face commencent à changer la physionomie du rapport à la guerre d’Irak à Washington. Ainsi, deux experts, bien connus pour leur opposition traditionnelle à la guerre, des Démocrates insoupçonnables – Michael O’Hanlon, de la Brookings Institution, un institut de recherche situé au centre gauche, et Ken Pollack, qui fut responsable du Moyen-Orient à la Maison Blanche de Clinton – sont rentrés d’un voyage d’étude en Irak avec un message neuf : la Surge fonctionne, elle est en train de retourner la situation militaire à notre profit sur le terrain. Leur article paru dans le New York Times a secoué les cocotiers du Landernau fédéral. L’important sénateur démocrate Richard Durbin, du Michigan, a concédé que la Surge avait un impact militaire important. D’autres voix démocrates se sont fait entendre sur la même fréquence. La surprise est considérable.

 

En Irak même, où de puissantes forces tribales se sont ralliées à la stratégie de Petraeus – pour éviter d’être mangées toutes crues, soit par les tueurs d’al Qaïda, soit par les meurtriers alliés de l’Iran – les prodromes d’un réalignement stratégique sont là, vulnérables mais réels.

 

C’est également pour des motifs en tous points pragmatiques que se dégage un mouvement chez les Démocrates, qui refuse de laisser faire du parti le porte-drapeau de la défaite : certains se souviennent que le triomphe de l’extrême-gauche du parti, en 1972, qui fit de l’ultra pacifiste George McGovern le candidat démocrate à la présidentielle, leur fit non seulement cadeau d’une déroute électorale, mais leur valut, parenthèse Carter refermée, trois mandats républicains successifs à la Maison Blanche. Une victoire pacifiste chez les Démocrates garantirait une série de triomphes républicains aux élections prochaines. Car l’électorat démocrate n’est pas circonscrit aux gauchistes bon teint de San Francisco ; ainsi, les cols bleus, qui avaient rallié le drapeau de Ronald Reagan, avaient durablement déserté le parti démocrate. Une bonne partie de l’électorat démocrate est conservateur et patriote. Il avait largement approuvé le renversement de Saddam Hussein. La conduite défectueuse des opérations l’a, depuis, braqué contre Bush, mais la reprise victorieuse d’une offensive militaire et politique le replacerait dans un sens favorable à Bush et à la guerre.

 

C’est à cet électorat démocrate-conservateur que s’adresse le sénateur démocrate du Connecticut Joe Lieberman, ferme soutien de la guerre contre les jihadis ; pour être réélu au Sénat, alors qu’il avait été blackboulé par les activistes gauchistes de son Etat, Lieberman s’est présenté sous l’étiquette « indépendant ». En novembre dernier, les électeurs lui ont réservé un triomphe, faisant de lui l’homme-pivot du Sénat.

 

La course aux gauchistes, qui a dominé le positionnement démocrate depuis plusieurs années, a reçu récemment plusieurs coups d’arrêt. Pour peu que la stratégie du général Petraeus continue de marquer des points, la donne changera plus encore dans les mois qui viennent. Les dés avaient été jetés, ils changent de trajectoire en plein vol.    

 

 

 

 

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 09:45
De son médecin personnel : "Arafat est mort du SIDA" (Vidéo sous titrée en anglais)

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15 août 2007 3 15 /08 /août /2007 07:54
Iran : La France risque-t-elle un attentat iranien ?
10.08.2007

Le 7 Août, le Luxembourg a averti Paris dans la nuit d’une alerte terroriste nécessitant un accroissement des contrôles sur le réseau SNCF du grand Est. Les mesures de contrôle ont été renforcées sur les trains Luxembourg-Bâle : contrôles d’identité par la police et les agents SNCF, fouilles de voyageurs, messages avertissant les voyageurs d’un renforcement des contrôles dans le cadre du plan Vigipirate.

À l’origine de ce regain sécuritaire : une alerte terroriste et la diffusion des identités de quatre suspects d’origine iranienne.

Un message avait été émis par la préfecture du Haut-Rhin alertée par des informations d’origines Luxembourgeoise et allemande avertissant les autorités françaises d’un risque élevé d’attentat. Ces deux Etats ont également renforcé les mesures de sécurité sur leur territoire. Cinq personnes étaient susceptibles d’être mises en cause et les identités de quatre d’entre elles, d’origine iranienne, ont été communiquées aux autorités des pays concernées. Selon les dernières informations qui semblent de plus en plus verrouillées, aucun suspect n’a encore été interpellé.

Au fil des heures, l’info largement diffusée à l’étranger est devenue très discrète en France et, selon les médias, on est passé d’un risque élevé d’attentat estampillé made in mollahs à des « rumeurs de menace » selon la version Nouvel Obs, l’hebdomadaire qui semble avoir des difficultés idéologiques à admettre les liens entre les mollahs et le terrorisme. Pour finir le 9 Août, le Ministère de l’Intérieur a démenti les rumeurs en affirmant qu’« aucun risque terroriste particulier n’avait été identifié ». Mais le communiqué précise que le plan Vigipirate demeure au niveau rouge.

L’implication de ces individus porteurs de passeport iranien est préoccupante car le terrorisme du régime des mollahs correspond à des représailles politiques et ces dernières semaines, la France n’a rien fait pour contrarier la République Islamique d’Iran. Bien au contraire, alors que d’autres Etats esquissent des sanctions ciblées contre les mollahs, la France a développé de nouveaux investissements (Bel, Renault) en Iran. Par ailleurs, l’entourage du président Sarkozy n’a cessé de donner des gages de bonne volonté au Hezbollah, le fleuron de l’ingérence régionale du régime des mollahs.

Mais également, le président Sarkozy, enivré par son succès auprès de Kadhafi, a plus récemment déclaré depuis le New Hampshire où il passe ses vacances que la France et les démocraties occidentales se devaient « d’accompagner les mouvements de démocratisation et de normalisation » (avec des Etats terroristes – ndlr). Il avait même ajouté que cette solution à la Libyenne constituait « un signe, notamment envers l’Iran, qu’il y a une issue ». Après tant de gestes d’apaisement, on pourrait se demander pourquoi les mollahs expédieraient 4 barbouzes en France pour ensanglanter le retour des vacances ?

Une des réponses est que le régime des mollahs se trouve en lutte contre les Etats-Unis afin d’obtenir une reconnaissance de son rôle régional et son arbitrage régional qui repose sur un réseau de groupuscules islamiques transnationaux mis en place par ce régime. Afin de réaliser son objectif, ce régime mène une guerre sans merci contre les Américains dans toutes les régions où ces derniers ont des intérêts stratégiques. L’objectif est d’arriver à une entente cordiale avec les Etats-Unis et non avec Nicolas Sarkozy.

Le président Sarkozy doit prendre garde à ne pas confondre la Libye avec l’Iran : ces deux pays diffèrent par leurs enjeux géopolitiques. Et les enjeux géopolitiques de l’Iran en font l’allié indispensable pour tout Etat qui voudrait dominer le Golfe Persique ou l’Asie Centrale, c’est-à-dire les deux réserves mondiales d’hydrocarbures.

La France n’est pas en mesure d’être cet Etat, d’autres comme la Chine, la Russie et les Etats-Unis [1] peuvent prétendre à ce rôle. Jacques Chirac s’est contenté de rester dans son rôle de diviseur et à ce titre il a servi pleinement les intérêts des mollahs, surtout en s’alignant sur la Russie et contre les Etats-Unis pour retarder les sanctions, diluer les alliances et faire durer interminablement les négociations. En échange, les entreprises françaises et Total se sont imposées comme des partenaires privilégiés du régime et de son incontestable patron, Rafsandjani.

L’atlantisme affiché de Sarkozy et sa complicité avec Bush déplaisent aux mollahs et surtout, ils ne peuvent admettre qu’un joueur inattendu se mêle à la partie et joue sur tous les tableaux, cherchant aussi bien une victoire diplomatique personnelle que des contrats militaires et nucléaires. Or, la vedette de ce spectacle ne peut pas être Nicolas Sarkozy, mais le régime des mollahs.

De plus, il n’y a rien à gagner pour les mollahs dans la fabuleuse proposition à la Libyenne de Nicolas Sarkozy : la force des mollahs vient de l’opacité du régime et de l’opacité de leurs capacités nucléaires et militaires, deux domaines réservés aux sino-russes, deux fournisseurs bien discrets. C’est justement, cette opacité combinée avec de vraies capacités en terrorisme et renseignements qui augmentent l’intérêt d’une alliance avec ce régime qui dirige le pays charnière placé au carrefour du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale.

Le président Sarkozy a été très mal conseillé sur ce coup et il a agi sans discernement. En réponse à ces erreurs de jugement, il risque de provoquer les mollahs alors qu’il n’a rien préparé pour riposter à leurs attaques.

© WWW.IRAN-RESIST.ORG

Ce que peut faire de mieux Nicolas Sarkozy :
-  Iran : Lettre au futur ministre des Affaires Etrangères de Nicolas Sarkozy
-  ( 15 mai 2007)

| Mots Clefs | Décideurs : Sarkozy |

| Mots Clefs | Zone géopolitique / Sphère d’influence : France |

| Mots Clefs | Terrorismes : Terrorisme Islamique |

| Mots Clefs | Pays : Europe (UE, UE3, union européenne) |


[1] Les Etats-Unis et les mollahs | Il ne s’agit pas de satisfaire des besoins énergétiques américains. Les Etats-Unis ont eux-mêmes des réserves en hydrocarbures et s’alimentent généralement au Canada, ils ont par ailleurs des vastes réserves en charbon estimées à 5 siècles. Le contrôle des réserves du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale a deux raisons complémentaires : économique et stratégique. En contrôlant le pétrole de ces régions, les Etats-Unis prennent principalement le contrôle des prix et donc le contrôle de la croissance de la Chine (et tout autre Etat dépendant de ses réserves, l’Inde, le Japon ou l’UE par exemple). |


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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 08:42
Jewish World Review  6 août  2007 / 22 Menachem-Av, 5767

Une politique ‘réaliste’ bâtie sur le sable

Par Jonathan Tobin
  
 http://www.jewishworldreview.com/0807/tobin080607.php3 
 
Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

La vente d’armes aux Saoudiens ne résoudra pas les problèmes de l’Amérique au Moyen-Orient 

Après la publication du rapport de “Groupe d’Etude sur l’Irak” [ISG en anglais, Ndt] en novembre dernier, nombreux à Washington désespéraient du manque de volonté de l’administration Bush d’écouter les plaidoyers de ses auteurs pour un retour à la bonne vieille politique étrangère « réaliste » au Moyen-Orient, qui avait dominé la pensée américaine depuis des décennies, avant que les « Néocons » redoutés ne prennent le dessus.

Mais ces lamentations étaient prématurées. Le moindre doute que l’administration soit de nouveau dans les mains des « réalistes » a été dissipé par l’annonce la semaine dernière que les Etats-Unis prévoyaient de vendre environ 20 milliards d’armements ultramodernes (dont des ensembles pour transformer des armes conventionnelles en « bombes intelligentes ») au royaume d’Arabie saoudite.

LE MYTHE DE LA MODERATION
L
’idée que la meilleure manière pour les Etats Unis d’atteindre ses objectifs dans la région est de soudoyer les régimes et les monarchies autoritaires arabes corrompus, qu’ils qualifient abusivement de « modérés », est la pierre angulaire du mode de pensée d’hommes comme l’ancien secrétaire d’Etat James Baker et l’ancien représentant Lee Hamilton, chefs des partisans de la « realpolitik » de l’ISG.

Ainsi, un régime saoudien qui a produit une génération de terroristes d’al Qaïda, parmi lesquels non seulement les meurtriers du 11 septembre, mais beaucoup de ceux qu se battent contre nous aujourd’hui en Irak, qui finance les mosquées islamistes et l’éducation à la haine dirigée à la fois contre les Américains et les Juifs à travers le monde, et qui a été particulièrement non secourable dans la promotion de la paix entre Israël et la Palestiniens, pas plus qu’il n’a été un soutien pour l’Irak, est de retour sur le trône à Washington.

Alors que la Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice proclame qu’il y  aura des restrictions à l’usage de ces armes, de telles déclarations peuvent facilement perdre toute signification lorsque la vente sera une affaire faite.

En d’autres termes, vous n’avez pas besoin d’être un Néocon pour comprendre que parier : « les Saoudiens seront une force constructive », c’est être sûr de perdre. Mais ironiquement, les deux acteurs de cette farce qui contribuent à sceller le marché sont des pays que les Saoudiens eux-mêmes méprisent : l’Iran et Israël.

La crainte de l’Iran est la raison principale de l’effort pour se rallier au reste des soi-disant Arabes « modérés » sous la bannière de l’Amérique. Aussi bien l’Amérique que les Arabes ont raison de craindre le pouvoir croissant de Téhéran, en particulier à la lumière de ses progrès dans l’acquisition d’armes nucléaires. L’idée est que fournir aux Saoudiens davantage d’armements de haute technologie dissuadera à la fois l’aventurisme iranien ou permettra aux Saoudiens de se défendre eux-mêmes s’il cela ne suffit pas.

Mais cette théorie étayait aussi les ventes d’armes aux Saoudiens dans le passé, quand c’était l’Irak et Saddam Hussein qui les effrayaient, et nous aussi. Pourtant les Saoudiens n’ont rien fait pour arrêter Saddam. Aussi pourquoi seraient-ils davantage volontaires pour faire face aux mollahs iraniens et à leur homme de paille, Mahmoud Ahmadinejad ? Si une impulsion conduit un jour à une confrontation avec l’Iran, les Saoudiens garderont leurs jouets à la maison, et attendront qu’une armée américaine accablée les tire d’affaire.

L’autre garant de la vente d’armes est, entre tous les pays, Israël – « l’entité » dont les Saoudiens prétendent toujours qu’elle n’existe pas.
L’administration a empêché une opposition du Congrès dans cette affaire, en gagnant par avance le feu vert du Premier Ministre Ehud Olmert. Les Israéliens ont été achetés avec une énorme augmentation de l’aide militaire qui atteindra un total de 3 milliards de dollars par an. Pourtant l’idée que l’équilibre de la puissance dans la région est maintenu, en envoyant simplement davantage de munitions dernier cri des deux côtés de la démarcation entre Arabes et Israéliens, reste autant un mythe que celui de la modération saoudienne.

Les Etats-Unis ont prodigué des dizaines de milliards de dollars sur le second principal « modéré » arabe qu’est l’Egypte, depuis qu’elle a signé un traité de paix avec Israël en 1979. L’hostilité de l’Egypte envers Israël, et sa volonté de détourner les yeux de l’accumulation d’armes à Gaza ces dernières années, a été un immense obstacle à la paix. Et le fait que l’armée égyptienne détienne une technologie américaine capable de rivaliser avec celle d’Israël rend la région plus dangereuse, non pas plus stable.

Les Israéliens savent qu’en dernière analyse leur pays dépend du soutien des USA. Heureusement, l’aide économique qui constituait la moitié des 3 milliards de $ annuels qu’Israël recevait des Etats-Unis a été peu à peu supprimée. Mais maintenant, ce progrès été gâché par la décision d’élargir l’accord de défense, même s’il aide à renforcer la dissuasion affaiblie du pays.

Ceux qui dénigrent Israël et rabâchent la même chose sur l’aide, oublient que la plus grande part du budget d’assistance militaire est dépensé aux Etats-Unis, et renforce un véritable allié et pas un faux ami comme les Saoudiens. Mais c’est tout de même une mauvaise nouvelle pour ceux qui comprennent que la santé à long terme d’Israël dépend de la réduction de sa dépendance à l’aide étrangère, et non pas de son augmentation.

Malheureusement, donner son accord au contrat saoudien est un symptôme de la faiblesse du gouvernement Olmert. Depuis qu’il a déçu les Etats-Unis par son échec à vaincre de façon décisive le Hezbollah l’an passé, Olmert a choisi d’éviter même la pointe d’un désaccord, même quand les propres intérêts d’Israël sont en jeu. En l’acceptant plus vite que les alliés les plus proches de Bush au Congrès eux-mêmes, la chance de modifier l’ensemble de l’accord, ou de faire suffisamment de grabuge pour rabaisser complètement le caquet des Saoudiens, a été gâchée.   

PAS ASSEZ POUR CRITIQUER

De même pour les Démocrates au Congrès qui, malgré le feu vert israélien, aimeraient faire un esclandre sur le contrat d’armement, ils ont raison de glousser mais ils devraient utiliser cela davantage que comme une simple opportunité pour taper sur Bush.

Ils peuvent et doivent souligner les mythes qui nous ont conduits de nouveau à remettre des armes entre les mains d’un régime inamical. Mais se contenter de rabâcher sur l’amitié déroutante entre les familles Bush et Ibn Saoud sous de vifs applaudissements n’est pas un substitut à une politique étrangère en leur nom, qui leur évitera de tomber dans la vieille souricière « réaliste ».

Aussi impopulaire que soit la guerre d’Irak, chercher activement à hâter la défaite là-bas, comme beaucoup de Démocrates l’ont fait, mettra les intérêts aussi bien de l’Amérique et d’Israël dans une position encore plus dangereuse que celle où ils sont déjà, tout en renforçant l’Iran.

Toute critique de l’accord avec les Saoudiens devra aussi être accompagnée d’un engagement renouvelé des deux partenaires de soutenir une réponse américaine à l’Iran. A moins que les Démocrates ne soient prêts à rester fermes sur l’isolement et les pressions sur l’Iran – et à assurer qu’elle devra répondre à la puissance américaine si elle acquiert des armes nucléaires – alors les plaintes sur l’alliance entre les Bush et les Saoud seront vaines.

En dernière analyse ici, ni la crainte de l’Iran, ni la loyauté envers Bush, ni la prévention envers le climat politique actuel à Jérusalem, ne devraient empêcher chaque Américain de s’exprimer sur la folie de remettre davantage d’armements sophistiqués entre les mains du ministère de l’intérieur de l’extrémisme islamiste.
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8 août 2007 3 08 /08 /août /2007 08:12

L’occasion manquée entre les Américains et la Turquie lors du sabordage de l’opération contre le PKK


Robert Novak, éditorialiste au Washington Post, a écrit un article lundi 30 juillet 2007 au sujet d’un plan américain consistant à mener une opération conjointe avec la Turquie, dans le Nord de l’Iraq, afin de capturer les leaders de l’organisation terroriste du PKK. Selon Novak, Eric Edelman du Pentagone – qui est un ancien ambassadeur américain en Turquie – avait mis au courant de ce plan un groupe restreint de membres du Congrès.

Ces informations ont reçu une large couverture médiatique en Turquie. La Turquie a accusé Washington et Baghdad d’avoir échoué à mettre fin à la présence du PKK en Iraq et les a menace d’une incursion dans le Nord de l’Irak visant à éradiquer les terroristes, qui ont revendiqué (à qui est attribuée) la mort de plus 100 victimes turques depuis le printemps.

Si ce plan ne s’était pas évanoui et que l’opération avait pu être menée avec succès, cela aurait grandement remonté la popularité des Américains en Turquie et aurait permis de renouer les relations entre les Etats-Unis et la Turquie.


Du fait de la fuite qui a reçu un large écho dans la presse, cette opération secrète appartient désormais au passé


Source: Turkish Daily News, Hurriyet, Turkey, August 2, 2007



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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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