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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 18:16
Jewish World Review  27 juillet 2007 / 12 Menachem-Av, 5767

2ème frappe : Obama en 1er répondeur en chef

Par Charles Krauthammer

Adaptation française de Sentinelle 5767 ©

Pour Barack Obama, c’était la deuxième frappe. Et celle-ci a été une question directe s’abattant en pleine face de la part d’un utilisateur de « You Tube » lors du débat passé lundi soir en Caroline du Sud : « Voudriez-vous rencontrer séparément, sans précondition, pendant la première année de votre administration, à Washington ou n’importe où, les dirigeants de l’Iran, de la Syrie, du Venezuela, de Cuba et de Corée du Nord ? ».

« J’accepterais » a répondu Obama.

Son explication l’a enfoncé encore davantage : « la notion que d’une certaine manière, ne pas parler à des pays est pour eux une punition – qui a été le principe diplomatique guidant cette administration – est ridicule ».

Depuis le magazine « Nation's » de David Corn [Directeur de la revue d’analyse politique ‘Nation’ à Washington, Ndt] au “super-blogger” Mickey Kaus [célèbre journaliste américain, connu pour ses « Kausfiles », Ndt], le souffle coupé a été presque audible. Pour Hillary Clinton, la suivante dans le débat, ça a été une opportunité à ne pas manquer. Elle s’y est jetée : « Je ne promettrai pas de rencontrer les dirigeants de ces pays pendant ma première année ».  Puis elle a commencé de donner les raisons que tout étudiant diplômé pourrait cocher : vous ne voulez pas être instrumentalisé par leur propagande. Vous devez connaître leurs intentions. De telles rencontres peuvent aggraver la situation.

Juste pour s’assurer que le vétéran grisonnant avait mis à jour le débutant sans valeur, le jour suivant, Clinton déclara au journal « Quad-City Times » de Davenport dans l’Iowa, que le commentaire d’Obama était « irresponsable et franchement naïf ».

Partager la même scène que le dirigeant de la plus grande puissance mondiale est bien sûr une récompense. C’est pourquoi les Chinois ont pris comme une gifle en pleine face que l’an dernier, le Président Bush ait refusé au président Hu Jintao la pleine considération d’une visite d’Etat. La présence d’un Président américain est un bien de valeur à mesurer – et à n’offrir qu’en récompense de considérations importantes.

De plus, des sommets peuvent aussi être des pièges si leur succès n’est pas ficelé à l’avance, comme le voyage de Nixon en Chine, pour lequel Henry Kissinger était déjà parvenu après maintes discussions au fameux communiqué de Shanghaï. Vous n’y allez en espérant le meilleur, comme le mari d’Hillary l’a appris au sommet de Camp David en 2000, quand le refus de Yasser Arafat de l’offre de paix d’Israël a jeté l’opprobre mondial sur Arafat – dont il chercha à échapper (avec succès, comme cela s’avéra) en lançant la seconde intifada. Telles peuvent les conséquences de sommets mal préparés.  

Obama peut ne pas avoir perçu qu’il avait fait erreur, mais ses conseillers l’ont su avec certitude. Dans la salle de débriefing d’après débat, son plus proche conseiller, David Axelrod, en était déjà à faire du rétro-pédalage, prétendant que Obama avait parlé de diplomatie et pas de rencontres au sommet avec les dirigeants d’Etats voyous.

Les partisans enthousiastes d’Obama pourraient vouloir effacer cela comme une glissade isolée. Sauf que c’était la deuxième fois.
La première est survenue à un autre moment improvisé. Pendant le débat des candidats du 26 avril en Caroline du Sud, Brian Williams demanda quel type de changement dans la position militaire des USA à l’étranger Obama ordonnerait, en réponse à une frappe hypothétique d’al Qaïda sur des villes américaines. Réponse d’Obama : « Eh bien, la première chose dont nous devrions nous assurer est que nous avons une réponse d’urgence efficace – une chose où l’administration a échoué lors de l’ouragan à la Nouvelle Orléans ».
Interrogé comme commandant en chef, Obama n’a pu jouer que le rôle de répondeur en chef. Attrapé sans ses ange - gardiens, ni ses conseillers, il a simplement glissé deux points du discours automatique : réponse d’urgence et son corollaire – le dénigrement obligatoire de Bush sur Katrina.

Quand on posa la même question à Hillary, elle sauta de nouveau sur l’occasion : « Je pense qu’un président doit se décider aussi vivement qu’il est prudent à exercer des représailles ». Une attaque en représailles na pas été soulevée dans le méandre de 200 mots d’Obama sur le multiculturalisme et la collecte de renseignements.

Ces gaffes conduisent à l’une des deux conclusions : (1) Obama est inexplicablement incapable de penser par lui-même lorsqu’il se trouve sur le sol de Caroline du Sud, ou (2) Obama n’est pas prêt à faire un bon président pour une ère de guerre.

Pendant les vacances de l’histoire des années 1990, être un amateur en matière de sécurité nationale n’était pas un problème. Entre la mort de l’Union Soviétique en 1991 et les attaques terroristes de 2001, la politique étrangère n’a joué presque aucun rôle dans nos campagnes présidentielles. Mais après le 11 septembre 2001, comme pendant le Guerre Froide, le pays a absolument besoin d’un commandant en chef sérieux. Il est difficile d’imaginer qu’avec les vagues électorales montant en sa faveur, le Parti Démocrate risque son va-tout en nommant un novice pour la présidence d’une ère de guerre.

Les Démocrates veulent-ils prendre le risque d’une troisième frappe, un nouvel éclat sur la sécurité nationale, mais cette fois-ci peut-être dans un débat présidentiel final avant l’élection de 2008, plutôt qu’un appel à la troupe au sein du Parti, en demi-saison ?

Le pays pourrait décider qu’il préfère, oui, un Républicain – disons le vétéran du 11 septembre Rudy Giulani – à un sénateur fraîchement élu, qui ne comprend pas instinctivement pourquoi un Président américain ne partage pas l’honneur de sa charge avec un clown malveillant comme Hugo Chavez.
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29 juillet 2007 7 29 /07 /juillet /2007 16:39
Les Etats-Unis augmentent leur aide militaire à Israël
M.S. (lefigaro.fr) avec AFP.
Actualisé le 29 juillet 2007 : 12h09
  • Dans le même temps, le pays s'apprête à signer d'énormes contrats d'armements avec les pays arabes du Golfe pour contrer l'influence de l'Iran.
 
Le premier ministre israélien Ehoud Olmert a annoncé dimanche que les Etats-Unis allaient augmenter de 25% leur aide militaire à Israël, pour la porter à plus de 30 milliards de dollars sur dix ans. Cette année, l'Etat hébreu a reçu 2,4 milliards de dollars d'aide militaire de la part des Etats-Unis, dont les trois quarts servent à l'achat d'armes à des sociétés américaines tandis qu'un quart de ce total finance des achats d'équipements militaires auprès d’entreprises israéliennes. "Cette aide marque une amélioration considérable et extrêmement importante et constitue un élément très important de la sécurité d'Israël", a commenté le premier ministre. Selon une source gouvernementale, les Etats-Unis ont également accepté de vendre à Israël des avions de chasse de nouvelles générations ainsi que des bombes sophistiquée et des missiles à guidage laser.
 
L'annonce de Ehoud Olmert intervient au moment où les Etats-Unis s'apprêtent, selon la presse américaine, à dévoiler une série de contrats d'armement d'au moins 20 milliards de dollars avec l'Arabie saoudite, les Emirats arabes unis, le Koweït, le Qatar, le Bahreïn et Oman. Washington entend venir en aide à ces pays face à l'influence grandissante de l'Iran, soupçonné par l'Occident de chercher à se doter de l'arme atomique.
 
«Pas de course à l’armement»
 
Il y a quelques mois, l'Etat hébreu avait fait part à Washington de ses réticences face à la vente d'armes ultra-sophistiquées à l'Arabie saoudite, craignant de perdre son avantage stratégique militaire dans la région. Les discussions sur ce contrat avaient donc été retardées. Dimanche, Ehoud Olmert a indiqué que le président Bush lui avait fourni "un engagement explicite et détaillé pour garantir à Israël un avantage qualitatif sur les autres pays arabes". "Nous comprenons le désir des Etats-Unis d'aider les pays modérés qui font partie d'un front uni avec les Etats-Unis et Israël dans la lutte contre l'Iran", a expliqué le premier ministre israélien.
 
Le ministre israélien de l'Intérieur Meir Sheetrit a quant à lui nié l'existence "d'une course à l'armement" au Moyen-Orient. "L'armement s'améliore constamment mais Israël veille à posséder des armes sophistiquées et à garder son avantage sur les autres pays" de la région, a-t-il assuré.
 

L'accord nucléaire franco-libyen critiqué à Berlin
Berlin CÉCILE DE CORBIÈRE.
 
  • Le leader libyen Mouammar Khadafi et le président français Nicolas Sarkozy lors de sa viste à Tripoli.Kovarik/AFP
Le leader libyen Mouammar Khadafi et le président français Nicolas Sarkozy lors de sa viste à Tripoli.
Kovarik/AFP

Des responsables de la grande coalition d'Angela Merkel s'offusquent du « cavalier seul » de Nicolas Sarkozy.
 
LE « STYLE SARKOZY » met Berlin en émoi. La signature d'un accord nucléaire entre la France et la Libye a provoqué une vague de critiques sans précédent dans la classe politique allemande, au-delà des divisions partisanes. Outre le rapprochement avec Mouammar Kadhafi, qualifié de dictateur par le coprésident des Verts Reinhard Bütikofer, cet accord est perçu comme une entrave aux intérêts économiques et diplomatiques allemands, non seulement en raison de la promotion du nucléaire qu'il implique, mais aussi parce qu'il a été négocié sans avoir tenu Berlin informé.
 
La chancelière Angela Merkel, en vacances depuis deux jours, gardait le silence hier soir. Mais le conservateur Ruprecht Polenz (CDU), président de la commission des Affaires étrangères du Bundestag, a appelé la France à prendre en compte les intérêts de ses alliés. « L'accord des partenaires européens fait aussi partie du jeu, a-t-il souligné. La France doit être disposée à renforcer la politique étrangère européenne. Cela ne sera pas possible de cette façon. »
 
Risque de prolifération
 
À gauche, Nicolas Sarkozy est ouvertement accusé d'avoir pris part aux négociations pour la libération des infirmières bulgares dans l'unique but de défendre les intérêts économiques français. Le vice-président du groupe parlementaire SPD, Ulrich Kelber a taxé cette attitude de « primaire ». « On ne voit cela que chez les despotes. À côté, George W. Bush lui-même est un enfant de choeur », a-t-il dit.
 
De manière générale, l'interventionnisme de l'État français dans les affaires économiques est vivement critiqué. L'Allemagne est d'autant plus concernée par le dossier que le groupe industriel Siemens possède 34 % des parts d'Areva NP, chargée de fournir le nouveau réacteur à la Libye. Pour le secrétaire d'État aux Affaires étrangères Gernot Erler (SPD), l'accord franco-libyen est « politiquement problématique », notamment parce qu'il augmente, selon lui, le risque de prolifération nucléaire. « C'est un domaine sensible dans lequel nous avons besoin de dialogue », a-t-il déclaré au Figaro. « Or, nous constatons que Nicolas Sarkozy choisit plutôt une approche unilatérale. »
 
Lors de sa première visite en Allemagne en tant que chef de l'État, Nicolas Sarkozy avait qualifié les relations franco-allemandes de « sacrées ». Pour certains, l'attitude du président semble désormais manquer de cohérence. « Se rendre en Libye le jour de la libération des infirmières bulgares pour annoncer une telle décision, sans en avoir informé son partenaire le plus proche, est un style que je n'estime pas », a déclaré au Figaro la vice-présidente du groupe parlementaire SPD, Angelica Schwall-Düren.
 
L'élue regrette que Tripoli ne s'implique pas plus dans l'énergie solaire. La question du nucléaire prend une dimension particulière en Allemagne. Le pays s'est engagé à sortir de l'atome à l'horizon 2020, selon un accord signé par le gouvernement Schröder et repris dans le contrat de l'actuelle coalition. Une victoire des conservateurs aux législatives de 2009 pourrait cependant changer la donne.
 
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 14:39
Lybie : le crime paie, Claude Moniquet
  

24.07.2007

 

 

D’abord, bien entendu, on se réjouira de la libération des infirmières bulgares et du médecin d’origine palestinienne, qui ont vécu un calvaire durant huit années en Libye. Ensuite,on se félicitera de ce succès de la diplomatie française. Là où la Bulgarie a joué un rôle négligeable pendant des années (alors même que ses ressortissants étaient détenus), là où l’Union européenne n’a guère brillé par son efficacité, c’est en quelques semaines seulement que le président Nicolas Sarkozy a obtenu gain de cause. Dont acte. Mais malheureusement, quitte à passer pour un esprit chagrin, on ne peut que regretter que le crime ait payé.

 

L’affaire des "infirmières libyennes" a, en effet, tout de la prise d’otages. Cinq infirmières et un médecin ont été retenus en Libye et condamnés à mort pour un "crime", dont tout un chacun sait qu’il n’a jamais été commis. Les enfants libyens, morts ou malades du sida, n’ont été les victimes que de l’état lamentable des hôpitaux de Benghazi, en particulier, et de la médecine libyenne, en général, et d’un manque d’hygiène généralisé. Le fait que des aveux aient été obtenus (sous la torture) ne change rien à l’affaire. Et l’on espère bien que les vraies victimes – les otages qui viennent d’être libérés – se retourneront contre Tripoli - l’engagement qu’ils ont pris de ne pas poursuivre la Libye n’a évidemment aucune valeur, ayant été arraché sous la menace de mort.

 

Alors, que fallait-il faire ? Si l’Europe avait été forte et unie, il aurait été possible d’exercer sur la Libye une pression maximale, nécessaire pour obtenir gain de cause. Mais l’Europe n’est ni forte, ni unie. Il a donc fallu payer – que cela ait été fait directement, ou par le biais de certains pays arabes amis.

 

Triste précédent qui voit une population faire commerce de la vie et de la santé de ses enfants – ce fameux "prix du sang" qui a été payé aux familles – et un Etat être récompensé pour la prise d’otages d’innocents : les plus hautes autorités libyennes ont reconnu que la libération avait été « facilitée » par la promesse de renouer des relations entre Tripoli et l’Europe.

 

Il y a quelques années, le colonel Kadhafi avait obtenu de rentrer en grâce auprès de Washington et de Londres en renonçant à un programme d’armes de destruction massive, inventé de toutes pièces : quiconque connaît l’état de l’industrie et de la science libyennes et les habitudes locales de travail (si l’on peut employer ce mot…) sait bien que la Libye eût été totalement incapable, ne serait-ce que d’entamer un tel programme. Les quelques bouts de tuyaux et autres veilles machines qui ont été livrés aux Etats-Unis, ne valaient que le poids de la ferraille, mais ont été négociés au prix de l’or, grâce à la magie tout orientale du chef de l’Etat libyen.

 

Avec l’affaire des infirmières, on sait donc désormais qu’en plus d’être des escrocs, les dirigeants libyens sont également des preneurs d’otages et des racketteurs.

 

Voilà qui est peu encourageant pour les ingénieurs, techniciens, hommes d’affaires et autres spécialistes européens qui auront à se rendre sur place, maintenant que la Libye, pour prix de son crime, est devenue notre meilleure amie !

 

  • Lorsque Kadhafi a voulu se rapprocher des Etats-Unis, il a inventé son programme d’armes de destruction massive et a négocié son "abandon".
  • Lorsqu’il a voulu se rapprocher de l’Europe, il a instrumentalisé le complot fantasmatique des infirmières, et a négocié ses otages.
  • Si demain, il vient au colonel l’envie de devenir Prix Nobel de la Paix, de se produire sur les scènes de Broadway dans un numéro comique ou, tout simplement, d’obtenir notre soutien pour maintenir son régime socialiste en faillite, qu’inventera-t-il et qui prendra-t-il en otage ?

 

Claude Moniquet

 

© ESISC

 

Mis en ligne le 24 juillet 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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24 juillet 2007 2 24 /07 /juillet /2007 09:09

Le coup de poignard dans le dos serait complet : Cousseran passe son temps entre Beyrouth auprès du Hezbollah, Damas et Téhéran. Tous les chefs de la FINUL ont passé des "accords de coopération" avec la milice terroriste et font l'aveugle quant au renforcement de son armement. Il s'agit de faire accepter aux anti-syriens du 14 mars l'obtention d'un droit de veto pour les pro-Syriens dès que leurs intérêts sembleraient menacés. La diplomatie française de Kouchner est l'avenir de l'Iran Mollachique.


DEBKAfile
Exclusive: Paris exploits appeal from kidnapped Israeli soldiers’ families to launch new Middle East initiative based on promoting Hizballah and Syrian interests in Lebanon

July 24, 2007, 10:04 AM (GMT+02:00)

French envoy to Beirut Jean-Claude Cousseran
 

French envoy to Beirut Jean-Claude Cousseran

 

Middle East sources highlighted to DEBKAfile Hizballah leader Hassan Nasrallah’s praise for French foreign minister Bernard Kouchner as “a clever man” in the speech he aired by the Arabic TV al Jazeera network Monday night, July 23.

Kouchner commented last week after the the “Lebanese reconciliation” meeting President Nicolas Sarkozy convened near Paris that he believed Ehud Goldwasser and Eldad Regev were alive. Earlier, their families while appealing for French help to release the two kidnapped soldiers, voiced surprise at the presence of Hizballah delegates, condemned by Europe as a terrorist group, at the Lebanese meeting.

DEBKAfile’s sources note that the new French administration has indeed earned praise from the Hizballah’s leader and his Syrian and Iranian patrons. Paris cleverly saw its chance to ride into center stage of Lebanese politics on the back of the desperate Israeli appeal. The former French ambassador to Damascus, Jean-Claude Cousseran, is in and out of Beirut these days and sees his Hizballah contacts almost daily. But he has not lifted a finger - even to find out if the two missing soldiers missing for a year are alive.

Instead, France has seized the initiative for promoting national reconciliation in Lebanon and putting a foot through the Middle East door, by bargaining to gain the pro-Syrian Hizballah veto powers in the Siniora government. This deal may be clinched during the French foreign minister’s visit to Beirut next Saturday, July 28.

Israeli security officials say that while Iran and Syria constantly enhance Hizballah’s military capabilities, the French are lending Nasrallah’s organization a political and diplomatic lift, regardless of Hizballah’s brazen violation of every UN Security Council resolution, including the injunction to release the abducted Israeli soldiers.

These Israeli officials are extremely critical of prime minister Ehud Olmert and foreign minister Tzipi Livni for failing to step in and fight this process.

Monday, Israeli defense officials accused Syria and continuing to send arms to Hizballah with the full cooperation of the Lebanese army and behind the backs of the UN police force.

According to DEBKAfile’s information, UNIFIL is not exactly the innocent dupe in this matter. Since six Spanish peacekeepers were killed in a bomb blast in South Lebanon on June 24, the commanders of all the force’s contingents, including France, followed the Spanish lead in establishing ties of coexistence with Hizballah accompanied by intelligence and operational services.

Nasrallah’s men were given to understand a blind eye would greet the forbidden movement of weapons and armed personnel into the South. The UN peacekeeping units have switched to acting in the interests their own governments and their personal safety rather than upholding their mandate under UN Security Council resolution 1701. As a result, the UN policing operation in South Lebanon has become a charade.

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22 juillet 2007 7 22 /07 /juillet /2007 00:15
Une visite bien troublante, Huguette Chomski Magnis

« Allez, "French Doctor", fais-lui un "French kiss", tant que tu y es ! »… (Voir le cliché ci-dessous). (Menahem Macina).
 

Libre opinion parue dans Le Figaro, du 19 juillet 2007.

 

 

 

Bernard Kouchner avec le directeur des relations extérieures du Hezbollah,
à Paris, le 14 juillet. Reuters. (Photo ajoutée par le site upjf.org).

 

 

Existait-il une autre solution que d'inviter le Hezbollah sur notre sol ? Entre logique de guerre et désir de paix, existe-t-il une voie qui ne passe pas par le compromis avec le Hezbollah ? En d'autres termes et plus généralement, existe-t-il face au terrorisme une alternative, non militaire mais politique, à l'accommodement ?

 

C'est parce que nous le pensons que nous avons fondé le Mouvement pour la paix et contre le terrorisme. Cette autre voie porteuse d'espoir mais encore inexplorée est celle d'une mobilisation de l'opinion, française, européenne, internationale pour condamner toute pratique terroriste. Oser dire ce que l'on sait. Cela implique d'oser dire, par exemple, ce que nous savons du Hezbollah.

 

Force est de constater que l'on cache au contraire les faits. On ne rappelle pas les assassinats de Français, commis par ce même Hezbollah dans un passé encore douloureusement proche. Il ne s'agissait pas d'intérêts occidentaux, mais de vies humaines, françaises en l'occurrence !

 

  • On ne rappelle pas les attentats commis en Argentine en 1992 et 1994 (114 morts, 393 blessés).
  • On ne publie pas les sermons incendiaires de Nasrallah.
  • On ne montre ni les photos des défilés des milices du Hezbollah, bras levés à l'hitlérienne, ni celles des bambins embrigadés.
  • On s'abstient de citer le contenu violemment antisémite des émissions d'al-Manar qui lui a valu d'être interdit de diffusion en France.
  • On omet même le rôle, pourtant reconnu par l'ONU (1), du Hezbollah dans le déclenchement de la guerre de l'été dernier.

 

Salut hitlérien des petits et des grands (Photos ajoutées par le site upjf.org).

 

Le Liban peine à se relever, Israël aussi d'ailleurs. Mais pas le Hezbollah. Et le voilà assez fort pour avoir été convié à La Celle-Saint-Cloud ?

 

Quelle réaction ? Certes, un rassemblement a eu lieu, dimanche dernier, à l'initiative de l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), initiative à laquelle nous avons apporté notre soutien. S'il faut la saluer, on ne peut que s'étonner de la faiblesse de la représentation citoyenne dans l'organisation de la riposte. Protester contre la venue du Hezbollah ne concernait-il que les seules familles des victimes françaises du Hezbollah ? Ou que les Juifs de France, présumés seuls sensibles à la question des soldats israéliens détenus au secret depuis un an ?

  

Cette indifférence, entretenue, de l'opinion, nourrit à son tour l'échafaudage de plans diplomatiques empreints de prudente Real Politik : il faut « faire avec » le Hezbollah, comme le font les Libanais eux-mêmes. Nous ne les aidons pas à faire sans !

 

Certes, la France est l'amie du Liban mais les amis ne sont pas toujours bons conseillers. Nous n'aidons pas plus les Libanais à faire sans le Hezbollah, que nous ne les avons aidés à faire sans la Syrie.

 

Ce n'est pas la France qui a brisé le tabou de l'occupation syrienne du Liban mais les Libanais eux-mêmes en engageant la « révolution du Cèdre » et le mouvement du 14 mars.

 

Quelle est la position française vis-à-vis du Hezbollah ? On reste perplexe devant les déclarations contradictoires de nos autorités politiques. L'examen attentif de ces déclarations successives conduit à quelques interrogations :

 

  • comment une organisation à laquelle on demande de « renoncer à l'action terroriste » pourrait-elle ne pas être terroriste ?
  • Comment peut-on qualifier une organisation de terroriste mais ne pas souhaiter son inscription sur la liste européenne des organisations terroristes ?
  • Comment peut-on avoir pour objectif que le Hezbollah redevienne ce qu'il n'a jamais été, un « parti libanais qui joue le jeu de la démocratie parlementaire libanaise » ?

  

Le choix d'inclure Hezbollah et Amal dans la rencontre de La Celle-Saint-Cloud nous semble grave à plusieurs titres : cela décrédibilise encore un peu plus l'ONU puisque preuve est faite qu'on peut rester un interlocuteur, invité par la France, tout en refusant de se plier aux conditions fixées par une résolution du Conseil de sécurité.

 

Cela entérine une forme de déréglementation politique, où droit international et droit humanitaire sont bafoués en toute impunité. Cela envoie implicitement un message dangereux à toutes les organisations terroristes : le terrorisme paie.

 

Au niveau régional, cela freine les Libanais qui voudraient se libérer de l'étreinte terrible du Hezbollah et cela conforte objectivement un ferment de guerre entre le Liban et Israël.

 

On aurait à la rigueur pu admettre que la diplomatie française utilise l'invitation comme une "carotte" : « si vous libérez les deux soldats » ou même : « si vous laissez la Croix-Rouge leur rendre visite, alors... », car tenter de sauver des vies peut justifier bien des compromis.

 

Il n'en a rien été. Le Hezbollah a été invité sans avoir à répondre à la moindre exigence. Et le trouble demeure.

 

 

© Huguette Chomski Magnis *

 

* Présidente du Mouvement pour la paix et contre le terrorisme.

 

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(1) Résolution 1701 du Conseil de sécurité.

 

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Mis en ligne le 20 juillet 2007, par M. Macina, sur le site upjf.org
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18 juillet 2007 3 18 /07 /juillet /2007 18:18
18:37 Le ministre des Affaires étrangères français, Bernard Kouchner, soutient que le Hamas entretient des liens avec l'organisation terroriste d'Al Qaïda, et que ce choix n'est pas une conséquence du boycott de la communauté internationale envers l'organisation palestinienne.  (Guysen.International.News)
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17 juillet 2007 2 17 /07 /juillet /2007 06:38
La seule question qui restera n'était-elle pas : est-il productif de consacrer officiellement le Hezbollah, en le recevant à Paris un 14 juillet? Et la réponse, quant à elle, demeurera toujours très évasive...


Est-il productif de qualifier le Hezbollah de « terroriste » ?

16 juillet 2007 - par David Ruzié, professeur émérite des universités, spécialiste de droit international

Telle est la question saugrenue à laquelle un jeune contributeur au Figaro entendait répondre, dans la page « Débats » du numéro daté des 14-15 juillet dernier. Cet étudiant en master d’études arabes dans une université américaine, ancien élève de l’Institut d’études politiques de Lyon, a pu se présenter au journal français comme spécialiste du Hezbollah, pour avoir écrit un mémoire sur « Les relations France-Hezbollah »

Ce qui lui permet, dès le début de son article, de considérer que la déclaration de Nicolas Sarkozy, recevant en début de semaine, les parents des soldats israéliens enlevés, et souhaitant que « le Hezbollah renonce à l’action terroriste » « menace la position française au Liban ».....

Pas moins.....

Car selon ce politologue en herbe, l’emploi du mot « terroriste » pose, en effet, de « sérieux problèmes ».

Le jeune collaborateur du Figaro admet, certes, que « des membres du parti aient été impliqués dans plusieurs attaques contre les intérêts occidentaux durant les années 1980 » (ce qu’un encart publicitaire du CRIF, publié quelques pages précédentes rappelait opportunément en citant l’attentat contre l’immeuble du Drakkar à Beyrouth qui provoqua la mort de 58 parachutistes français, et on aurait pu également évoquer le massacre de plus de 200 marines américains peu de temps auparavant...).

Mais de relever que, depuis le milieu des années 1990, « le mouvement a pris soin....de ne s’attaquer qu’à des cibles militaires », tout en étant obligé de reconnaître « l’exception à cette stratégie » que constitua la guerre de juillet 2006, « durant laquelle le Hezbollah a bombardé les zones civiles du nord d’Israël, en réponse au bombardement des zones libanaises chiites de l’Etat hébreu » (souligné par nous).

Notre étudiant en master, sans doute très pris par ses études, n’a pas pu suivre le déroulement des événements et constater qu’Israël réagissait, à la fois, à l’enlèvement de deux soldats, mais également à des tirs de roquettes.

Mais, il est tellement plus simple d’inverser l’ordre des facteurs et de considérer que c’est Israël qui tire, toujours, le premier.

Là où notre politologue a raison, c’est lorsqu’il considère que « qualifier aujourd’hui le Hezbollah de mouvement terroriste est un choix de nature politique ».

Seulement, nous ne pouvons le suivre, lorsqu’il estime ce choix « peu opérant », qui « menace le rôle de médiateur que la France souhaite jouer dans la crise libanaise ».

Et surtout lorsqu’il considère que l’« enjeu du mot terroriste c’est l’alignement de la France à la politique américaine de soutien inconditionnel à Israël ».

Et voilà l’accusation perfide lancée, reflet de l’antiaméricanisme primaire qui a largement cours dans certains milieux intellectuels français.

Et grâce à cet article, nous apprenons que le mot « terroriste » « renvoie à des acteurs marginaux, exempts de légitimité », car, bien évidemment, au même titre, sans doute que le Hamas, le fait d’avoir obtenu des voix aux élections libanaises est un gage de légitimité.

C’est oublier un peu vite que la légitimité est une notion qui renvoie, en réalité, au respect de certaines valeurs fondamentales (telles que la vie humaine) alors que la légalité se contente de caractériser le respect de la règle de droit.

Nous avons déjà souligné à différentes reprises qu’un succès électoral n’est pas un gage de respectabilité.

Et on ne peut manquer d’être choqué de voir ce jeune chercheur venir donner une leçon au Président de la République, au motif que l’emploi du terme « terroriste » « place la France sur la pente glissante d’un manichéisme qui s’accommode peu de la complexité inhérente à la pratique des relations internationales » (à laquelle notre critique est évidemment très au fait).

Le novice en la matière c’est, évidemment, le Président de la République française, qui aurait intérêt à suivre les sages conseils de ce diplômé des universités françaises, qui ne manque pas d’insister sur la « nécessité d’une politique française autonome des Etats-Unis », comme si le seul fait d’avoir, sur certains problèmes des vues identiques à celle des Etats-Unis serait la preuve d’un alignement de la politique française sur celle de la puissance américaine.

Comme chacun sait, le fait de manger du pain fait courir le risque de passer pour un dangereux malfaiteur, au motif que les malfaiteurs mangent du pain.....

Au moins, l’auteur de cette contribution aux « Débats » du Figaro a raison sur un point : si - comme nous le pensons et comme l’aurait d’ailleurs dit Nicolas Sarkozy - le Hezbollah est un mouvement terroriste « comment justifier que l’on autorise ses représentants à se rendre en France pour la rencontre », qui a eu lieu ce dernier week-end ?

C’est d’ailleurs pour cela que plusieurs organisations avaient invité à manifester, dimanche, contre cette invitation.

Mais, on ne peut, sans doute, pas, toujours, échapper à la Realpolitik même si on est un président de la République fraîchement élu, avec beaucoup d’idées personnelles,

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 16:57
Kouchner : La rencontre des partis libanais n’est ni un échec, ni une réussite pour le Liban Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
15-07-2007
kouchner.jpgLibnanews - 15 juillet - A l’issue de la rencontre inter-libanaise à caractère informel qui s’est déroulé au château de la Celle Saint-Cloud, dans le but de renouer un dialogue constructif entre les représentants des différents blocs politiques qui ont participé au dialogue national, le ministre français des Affaires Etrangères Bernard Kouchner a tenu une conférence de presse au cours de laquelle il a déclaré que la France n’a pas échoué à relancer le dialogue entre les partis libanais, mais ne peut cependant toujours pas crier victoire sur cette question-ci.

 

Le ministre des AE a entamé la conférence de presse en indiquant que le Liban passe actuellement par une situation critique, et la France qui a toujours été une amie au Liban et au peuple libanais toute confession et bloc confondus, a vu qu’il est nécessaire que ses amis libanais répondent à son invitation pour venir dialoguer, vu que le dialogue s’impose après les guerres et les souffrances.

M. Kouchner a souligné que l’ambiance de la rencontre le premier jour a été très tendue, mais le second jour, pesant ses mots, il a affirmé que le second jour, l’ambiance s’est révélée fraternelle, précisant que lui et les différentes personalités françaises qui ont participé à la réunion ont juste joué le rôle de modérateurs.

Remerciant la police et tout ceux qui ont contribué à ce que la rencontre interlibanaise soit réussie, le chef de la diplomatie française a déclaré qu’il n’y a aucun document officiel qui sera publié à l’issue de cette réunion, vue que cette dernière est à caractère informelle.

Evoquant les plusieurs points qui ont été abordés, M. Kouchner a fait les déclarations suivantes :

 

-          Le contact a été repris entre différents partis à Beyrouth qui ne se parlaient pas.

-          Ces partis ont réaffirmé leur attachement à la Constitution, et leur engagement au respect de l’autre camp en dépit des divergences, dans le but de favoriser une ambiance d’entente.

-          Les différents participants à la rencontre ont fait part de leur accord pour refuser la violence politique et les ingérences étrangères.

-          La nécessité de poursuivre le dialogue avec la France et tous les amis du Liban se révèle urgente.

-          La France a affirmé qu’elle poursuivra toujours son rôle de médiation.

-          Un code d’honneur sur l’utilisation des médias selon un processus institutionnel a été évoqué.

-          Le dialogue entre les Libanais va se poursuivre, et il se poursuit dès ce jour-ci.

-          L’ambassadeur français arrivera au Liban mardi, et M. Cousseran mercredi, dans un effort de poursuivre la médiation ; alors que M. Kouchner se rendra au liban le 28 juillet pour évaluer le progrès de ce dialogue.

 

Le chef de la diplomatie française a clôt son discours en déclarant qu’il aurait souhaité que le secrétaire de la Ligue Arabe Amr Moussa soit présent à la Celle Saint-Cloud, se déclarant heureux pour le Liban au terme de cette rencontre.

Répondant aux questions des journalistes, M. Kouchner a affirmé que la glace a été brisée entre les Libanais, par ces temps de chaleurs alors que tout était froid. Le ministre français a souligné que la France a déjà mis un dispositif de suivi de son côté, mais c’est aux Libanais à eux seuls, de reprendre le dialogue, et ils ont promis de le faire assez rapidement :  la France n’a fait qu’assurer le côté administratif du dialogue.

M. Kouchner n’a pas nié l’influence syrienne évidente au Liban, et a affirmé que M. Cousseran, à la demande de la République française s’est rendu à Téhéran. Signalant que « La France cherche à être utile, donc à être réaliste », il a précisé que le fait de se rendre en Syrie ne bouleversera aucunement la diplomatie et la politique française, car il faut être en contact avec tous les côtés au service de l’indépendance du Liban et de sa souveraineté.

Ecartant la possibilité d’une rencontre palestinienne similaire à la rencontre interlibanaise, M. Kouchner a cependant admis que la situation au MO est liée à la Palestine dont la crise semble perdurer. Il a affirmé que si une telle rencontre s’avèrerait utile dans un proche avenir, la France sera prête à l’organiser, ajoutant que la France n’a pas la prétention d’avoir à elle seule un rôle de médiation, vu que le quartet est là pour effectuer cette mission.

Répondant à un journaliste du Haaretz sur la question des Otages israéliens, M. Kouchner a signalé qu’il a reçu l’assurance de bonne foi du Hezbollah que les négociations sur la libération des deux soldats israéliens continuent et sont liées aux négociations de l’ONU, ajoutant « J’ai pu comprendre que les deux militaires israéliens sont toujours en vie ».

Abordant le sujet des élections présidentielles libanaises et du gouvernement, le ministre français a souligné que des progrès a été marqué au cours de la rencontre. M. Kouchner a affirmé qu’avant les élections, il y a eu une situation d’urgence au Liban, tous les Libanais ont souffert et continuent de souffrir du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest. Indiquant qu’« Il n’y pas pire que la guerre », M. Kouchner a affirmé que lorsque les choses se tendent entre les communautés, il faut les résoudre par le dialogue et l’unité, tout comme l’unité de l’armée libanaise qui continue de tenir le Liban.

Précisant qu’il n’est pas le porte-parole du peuple libanais, Kouchner a assuré que les représentants étaient réjouis de la rencontre et de la relance du dialogue, et ont promis la poursuite de ce dialogue. « Il reste encore beaucoup de travail à faire, ce serait trop arrogant de ma part de dire que j’ai un plan pour la suite, les Libanais sont responsables de leur destin » a-t-il dit.

Remerciant la société civile pour sa participation de qualité, le chef de la diplomatie française a précisé que pour la première fois la société civile est représenté autour d’une table de dialogue, et elle a vivement participé en donnant ses avis sur la situation, faisant preuve d’une sagesse exemplaire.

En répondant aux questions des journalistes, M. Kouchner a fait preuve de son côté de nervosité et de tension, notamment en adressant une remarque quelque peu offensive à un groupe de journalistes libanais : « Voulez-vous vous taire un petit peu ici ! Ne soyez pas trop Libanais ! Attendons, attendons un peu, vous n’êtes pas mieux que les autres » a-t-il crié sur un ton tonitruant.

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 12:37
Article de Guysen
 
 
Celle-Saint Cloud :
2007-07-16 11:50:00

Le Quai ment, le Quai ment, le Quai est Allah-mand!

Kouchner a un culot monstre de jouer avec le dernier cynisme sur le sort des soldats enlevés. Il s'agit de manipulation de conscience auprès de familles qui souffrent, donnant à plein dans le sens de la torture psychologique infligée par accentuation de la détresse de ces personnes, à la recherche du moindre signe de vie de leurs proches. Ce faisant, il donne dans la complicité de crimes perpétués hors des conventions de Genève.

Tout ceci est contraire à la moindre déontologie (médicale, n'en parlons même pas!), parfaitement indigne et doit cesser.

Que Kouchner reconnaisse simplement qu'il a promis et rien obtenu.



Le ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner a déclaré qu'il lui semblait avoir compris de ses discussions avec les représentants du Hezbollah que les soldats Eldad Reguev et Ehoud Goldwasser étaient encore en vie.

C'est ce qu'il a déclaré lors d'une conférence de presse à l'issue d'une réunion à la Celle-Saint Cloud le 15 juillet.

Mais après la bouffée d'optimisme suscitée par ces propos, c'est la douche froide.

Selon le quotidien libanais Al Ahbar, un cadre du Hezbollah ayant participé à la conférence de La Celle Saint-Cloud a en effet démenti qu'aucune indication n'ait été fournie à M. Kouchner sur le sort d'Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev.

''Le Hezbollah n'a pas dit que les soldats (israéliens) sont en vie'' a indiqué ce responsable qui a précisé que les négociations se confrontaient à l'intransigeance d'Israël.

À l'initiative de l'Organisation sioniste mondiale et des communautés juives, des meetings pour la libération de Guilad Shalit, d'Ehoud Goldwasser et Eldad Réguev auront lieu ce lundi dans le monde entier.

Les familles des trois militaires israéliens, ainsi que le prix Nobel Elie Wiesel assisteront au rassemblement devant le Conseil de sécurité de l'Onu à New York.

En parallèle, le Quai d'Orsays a fait savoir que Bernard Kouchner retournera au Liban les 28 et 29 juillet.

Le ministre français des Affaires étrangères tentera de conforter la reprise du dialogue interlibanais, à l'issue de la conférence de La Celle Saint-Cloud au cours de laquelle les différentes factions libanaises sont convenues de ne plus avoir recours à la violence à des fins politiques.

http://www.guysen.com/topnews.php?tnid=1705

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16 juillet 2007 1 16 /07 /juillet /2007 00:41
Analyse : Les illusions françaises
Posté par LSA Oulahbib le 15/07/2007 (6 lectures) Articles du même auteur

Dans une sorte d'antichiraquisme primaire le couple Sarkozy-Kouchner prétend, à propos du Liban et vis-à-vis de la Syrie, chantonner le rapport Becker en version française : discutons y compris avec l'ennemi, cela ne coûte rien... Mais n'est-ce pas ce que disait également Chamberlin à propos de l'Allemagne nazie ? Avec les résultats que l'on sait. Bien sûr Assad n'est pas Hitler...Mais on ne peut pas en dire autant du Hezbollah dont les troupes font le salut nazi...



Ce qui implique ceci :


Il est impossible de négocier avec un parti absolutiste, sinon à profiter d'une erreur de sa part durant le bras de fer, ou qu'il s'essouffle pendant la course aux armements qui ne manque pas de se produire.

Dans le cas syro-iranien, -cette alliance soit disante contre nature du "laïcisme" national arabiste et du panislamisme et dont le Hezbollah est l'enfant adoptif, l'épreuve se situe moins dans le rapport de forces, -que cette alliance sait défavorable avec l'Occident-, que dans une capacité à faire enfin du conflit arabo-juif un levier de puissance.

Ce dernier a déjà permis de souder
depuis les années 30 une communauté arabo-musulmane ressurgie à peine du joug turc et dont les idéologues issus de la fin du XIX ème siècle ont préféré appeler à un retour vers l'islam intégral des pieux ancêtres (salafisme, dont le wahhabisme et le khomeynisme sont les versions sunnites et shiites) plutôt que de tenter de s'ouvrir à un questionnement fondamental sur la source de leur échec et leur déclin amorcés au début du second millénaire de l'ère judéo-chrétienne.

Les idéologues actuels n'ont pas changé d'un pouce cette ligne de conduite forgée en plein essor des nationalismes militaristes et racistes japonais et allemand, copiant ceux-ci jusqu'à la lie, refusant de croire que leur défaite serait liée à l'idéologie sectaire et mystique de la pureté originelle, croyant de toute façon que la leur, fondée sur une religion, est infiniment supérieure et qu'elle saura réussir là où ils ont échoué, y compris dans l'évènement du côté obscur de la Force.

Il y a là une illusion d'optique assez semblable au fond à la gauche française qui se considère comme supérieure à la gauche russe ou chinoise ; la droite toutes tendances confondues n'est pas en reste lorsqu'elle se prétend supérieure à ces enfants d'Américains, ces perfides anglo-saxons ou ces lourdeaux Germains.

Le clan pan arabiste ayant cependant échoué à faire du conflit arabo-juif un fer de lance vainqueur, l
e pan islamisme a cru reprendre le flambeau et surtout le leadership à partir de la défaite de 1967 et de la révolution khomeyniste de 1979 ; cela se solda par la guerre Iran-Irak et la montée en puissance de l'islam radical sunnite désireux d'imiter les khomeynistes shiites en revenant aux fondamentaux acquis durant les années 30.

Néanmoins le courant pan arabiste résiste encore à cette poussée, grâce au soutien occidental, tandis que
le dit monde musulman est de plus en plus en butte avec des forces à la fois centrifuges et centripètes qui tentent d'introduire en son sein des éléments de modernité c'est-à-dire d'universalité basé sur la liberté et la justice.

Face à ce danger, et toujours dans l'idée de reconstruire la gloire d'antan -que partagent, en réalité, ces deux côtés de la même médaille national islamique-, un compromis historique entre nationalistes, islamistes, post communistes, peut se solidifier autour de l'alliance entre le baathisme syrien et le khomeynisme iranien qui déjà se solidifie au Liban, à Gaza, au Soudan, et cherche à se réimplanter en Afghanistan
et en Algérie, à se construire en Irak, en Indonésie et ailleurs.

Cette alliance doit profiter de la faiblesse politique actuelle du leadership israélien pour tenter d'arracher une victoire militaire sinon indiscutée du moins encore plus significative que celle de juillet dernier qui permettrait enfin de croire possible une victoire finale contre "l'entité sioniste". Ce qui jetterait là les bases du renouveau d'un islam désireux de renouer avec son combat séculaire pour la suprématie mondiale.

Le problème de timing c'est-à-dire d'opportunité stratégique et tactique n'est cependant pas mince. Une attaque immédiate est peu probable, du moins tant que le lien entre l'Occident et Israël reste aussi fort. Il faut pour cette alliance à la fois accentuer la lutte contre la dite "occupation sioniste" et s'activer sur les autres fronts afin de souffler le chaud et le froid sur les opinions occidentales et israéliennes jusqu'à ce que la tentative d'appropriation impérialiste de ce national islamisme renouvelé passe pour une banale lutte anti-coloniale.

Ainsi l'accentuation de l'affrontement en Irak, en particulier vis-à-vis des troupes américaines, mais aussi la multiplication des attentats dans le reste du monde, par exemple au Royaume Uni en Espagne et en Algérie, ont de moins en moins à voir avec les situations locales, et de plus en plus avec cette tentative de pression de l'alliance baatho-khomeynisto-al kaidiste (même si cette dernière fraction fait encore souvent cavalier seul).

Cette alliance tente à la fois de briser le lien entre l'Occident et diverses dictatures arabo-nationaliste dont la dérive mafieuse freine l'instauration du Califat (par exemple en Algérie et en Egypte) et à la fois de faire en sorte de nouer une alliance idéologique avec les débris du courant communiste international et ce dans le cadre d'un alterislamisme ayant par exemple en vitrine quelques produits "softs" comme un Tarik Ramadan et autres gentils organisateurs d'un islam social et tolérant.

Ce travail de fond, qui se déroule sous nos yeux, et dont la permanence des escarmouches sur le terrain, (avec quelques emballées ici et là), est la réalité pratique, prépare donc l'heure : à savoir la consolidation de la puissance de feu balistique baathiste syrien, l'expansion conventionnelle des capacités militaires du Hamas et du Hezbollah, le tout enfoui dans des immeubles civils ou rendu très mobile, ce qui permettrait de prendre en tenaille Israël, avec l'envoi de milliers de missiles, et d'émouvoir l'opinion mondiale si la riposte de ce dernier sur des zones nécessairement civiles connaissait des dommages collatéraux de plus en plus importants.

Remarquons ici que nous n'avons pas encore parlé du
feu nucléaire khomeyniste. Pourquoi ? Parce qu'il semble bien en dernière instance qu'il sert plutôt comme moyen de mobilisation et de domination sur la nation iranienne d'une part, sur les équilibres régionaux d'autre part, que d'une réelle menace sur Israël puisque son emploi risquerait de toucher les populations musulmanes à conquérir définitivement et de permettre une riposte israélienne et américaine de grande ampleur.
En conséquence il n'est pas sûr que le régime khomeyniste ne lâche pas du lest sur cette question afin de jouer une solution plus conventionnelle au vu du rééquilibrage des rapports de force militaires conventionnels et du peu de soutien que possède en définitive Israël dans l'opinion internationale.

Voilà pourquoi la tentative française risque non seulement d'échouer, mais d'accélérer l'échéance de guerre, car en refusant d'intégrer Israël dans le ballet diplomatique elle l'isole d'autant plus, et même le présente comme parfait bouc émissaire (c'est par exemple le langage, même, du Hezbollah) permettant que les frères ennemis libanais se ressoudent sur son dos. Un prélude presque parfait à la guerre qui vient et qui semble être l'ultime possibilité pour le national-islamisme de se relancer afin de fonder sur cette victoire tant attendue les bases du renouveau supposé qui amènera ensuite la victoire finale sur l'Occident. Le militarisme japonais le national socialisme allemand et le soviétisme russe ont fait le même calcul. Cela a coûté des dizaines de millions de morts parce que personne n'a pu et/ou n'a voulu les arrêter à temps.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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