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5 juillet 2011 2 05 /07 /juillet /2011 15:50

mise à jour 5/7 à 14h 

Fiamma Nirenstein eletta presidente del Consiglio Internazionale dei Parlamentari Ebrei

Chers amis, beaucoup de travail nous attend encore…

Hier à Jérusalem j'ai été élue à l'unanimité Présidente du Conseil International des Parlementaires Juifs, une grande organisation qui regroupe les parlementaires juifs du monde entier et de tout l'éventail politique.

Je vous tiendrai informés très rapidement sur les résolutions approuvées au terme de trois journées intenses de congrès au cours duquel nous nous engageons à un dur labeur dans l'objectif de défendre la démocratie, les droits humains et par conséquent Israël. Je pense que la première étape du travail va être une prise de position commune pour demander aux gouvernements l'engagement de faire revenir aux plus vite les Israéliens et les palestiniens à la table des négociations pour des pourparlers directs et pour s'opposer à la résolution de reconnaissance unilatérale d'un État palestinien qui doit être votée à l'assemblée générale de l'ONU en septembre.

Les défis sont nombreux, il suffit de penser en ce moment à la Flottille de la haine qui menace de prendre la route depuis la Grèce vers Gaza. Nous nous trouvons dans une période de contestation et de vigilance pour la démocratie, pour Israël et nous continuons à travailler dans cette voie.

http://www.icjp.net/

 

Italian lawmaker Fiamma Nirenstein new chair of International Council of Jewish Parliamentarians link

 
JERUSALEM, 29 JUNE 2011 - Lors d'une réunion à Jérusalem aujourd'hui, le Conseil international des parlementaires juifs (ICJP) a élu à l'unanimité Fiamma Nirenstein, membre de la Chambre des députés italienne, comme son nouveau président.

Le ICJP est parrainé par le Congrès juif mondial (CJM). Son Comité directeur nouvellement élu est composé de législateurs juifs de tous les continents. 

 Fiamma Nirenstein, 65 ans, succède à Gary Ackerman du Congrès américain.
Le ICJP a tenu une consultation à Jérusalem cette semaine qui a été suivie par 55 parlementaires de 22 pays ainsi que par un certain nombre de hauts responsables israéliens. Fiamma Nirenstein a déclaré qu'en tant que nouvelle présidente de l'ICJP, elle allait combattre les tentatives de délégitimation d'Israël. 
Fiamma Nirenstein est née à Florence, où elle a suivi des études universitaires en histoire moderne. En avril 2008, elle a été élue membre de la Chambre des députés italienne pour la coalition de centre droit de Silvio Berlusconi, et elle est vice-présidente de la Commission des Affaires Etrangères de la Chambre des députés. 

Jusqu'à son élection au Parlement, elle était chroniqueuse et correspondante en Israël pour 'Il Giornale", un journal quotidien, auquel elle contribue toujours en tant qu'analyste, ainsi que pour l'hebdomadaire "Panorama". De 1991 jusqu'en Décembre 2006, elle a travaillé comme correspondante et chroniqueuse pour le quotidien 'La Stampa'. Elle est spécialiste du conflit du Moyen-Orient, du terrorisme et de l'antisémitisme. 

Le Secrétaire général du Congrès juif mondial, Dan Diker a félicité Fiamma Nirenstein de sa nomination, l'appelant "une patriote italienne et une véritable amie d'Israël et du Peuple juif."
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29 juin 2011 3 29 /06 /juin /2011 08:55

 

 

Incident diplomatique : La sénatrice PS M. Cerisier-Ben Guiga traite des députés israéliens de « colonialistes » en pleine visite protocolaire !

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele et © 2011 aschkel.info 



Photo de Mme Monique CERISIER-ben GUIGA, sénatrice représentant les Français établis hors de France 

La Sénatrice socialiste Monique Cerisier-Ben Guiga n’est pas tout-à-fait une militante de la base, vaguement aigrie par des mantras antisionistes, ni agent des postes à vélo, en vadrouille sur des flottilles aléatoires. Elle est secrétaire de la Commission des Affaires étrangères, de la Défense et des forces armées. Qui plus est, Présidente du Groupe d’information France-Territoires Palestiniens [voir : listing ci-dessous : juste devant Jean-Pierre Chevènement].


Une rencontre, a priori, conviviale, se déroulait hier, à Paris, avec une délégation de députés israéliens de la Knesset. La plupart des courtes allocutions ont évoqué le problème palestinien, l'option unilatérale indésirable et le sort du soldat franco-israélien Guilad Shalit, otage du Hamas.


C’est alors que la sénatrice PS Ben Guiga s'est lancée dans une diatribe antisioniste ne laissant place à aucune discussion : elle a accusé les Israéliens de « colonialisme » et d’empêcher tout retour à la vie normale pour les Gazaouïs. 


Shaul Mofaz a tenté de maintenir les codes de la bienséance diplomatique et de lui répondre en des termes mesurés. D’autres députés ont essayé de faire appel à l’humanité de Mme Cerisier-Ben Guiga : ils ont souligné la souffrance d’Aviva Shalit ou le traumatisme subi par les enfants, lors des tirs répétés de qassams. Mais rien n’y fit. La Sénatrice catégorique rangeait l'otage franco-israélien au statut de « prisonnier de guerre ». Mrs Bielski (Kadima), Matalon (Israël Beitenou) ont demandé si elle reconnaissait Israël comme « un état de droit ». La Sénatrice a refusé de répondre à cette question élémentaire, coupant court à toute discussion diplomatique.


L’état d’Israël mérite d’être reconnu comme un état à part entière, dans l’enceinte du Parlement et du Sénat. C'est un partenaire stratégique digne d’échanger des informations.


Aux législatives, le Député de la 8ème circonscription des Français à l'étranger devra être totalement libre de toute allégeance à ce parti et à ses affidées. Ce combat existentiel ne saurait passer des accords de gré à gré, au sein des mêmes groupes politiques, par exemple, dans les relations de la Ville de Paris avec Jérusalem. Ou se taire lorsque le "naturel revient au galop".

 

Le programme du PS et de ses alliés sur le Moyen-Orient est clairement exprimé, par le sectarisme de Mme Cerisier-Ben Guiga. Il ne vise ni la Syrie du boucher Assad ni l'Iran nucléaire, ni les groupes terroristes qu'elle soutient.

 

Ce style de personnages doit être renvoyé vers une retraite anticipée, au Musée de l'ère stalinienne. 

 

Nota Bene : Nous avions déjà eu l'occasion de connaître cet individu malséant qui prend un malin plaisir à marquer les dates commémoratives de la détention de Guilad Shalit par des propositions aussi perverses les unes que les autres. La collaboration ouverte avec des entités terroristes devrait, légalement, être proscrite dans une Comm. des AFF. étrangères et des forces armées, ne serait-ce que par respect d'une éthique de la guerre psychologique menée, par voie institutionnelle, contre un pays "ami" : 

 

 

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 12:30

 

 

Nouvelle donne, nouvelle approche : l'Europe face aux bouleversements en Afrique du Nord par Antonin Tisseron
Lundi, 20 Juin, 2011

Par Antonin TISSERON, Chercheur associé à l'Institut-Thomas-More.Les bouleversements politiques dans le monde arabe ont pris de court les puissances mondiales malgré des pressions internes depuis longtemps diagnostiquées. Sous l’effet des révolutions tunisienne et égyptienne ainsi que de la guerre civile en Libye, le visage de la nouvelle Méditerranée s’esquisse à peine. Force est cependant de constater que, pour l’Union européenne, ces mutations renvoient aux limites de la politique mise en place jusque là. Dans un contexte de vulnérabilité accrue des pays du sud de la Méditerranée, refonder la relation euro-méditerranéenne s’impose. Les tendances inquiétantes sont en effet nombreuses. Mais face à ces risques et menaces, plus que la seule politique de voisinage, c’est l’identité et le rapport au monde des Européens qui doivent être questionnés.

 

Alors que la Libye s’est enfoncée dans une guerre civile aux conséquences qui s’annoncent lourdes pour la région, les révoltes et révolutions en Afrique du Nord ont modifié le visage de la Méditerranée. L’afflux de milliers de migrants tunisiens sur les plages italiennes et l’île de Lampedusa, les incertitudes sur l’avenir de la Libye avec l’implication de combattants étrangers et les incidences de la guerre civile sur les pays voisins en disent long sur les défis qui attendent la région.

Devant l’instabilité de l’Afrique du Nord et les menaces qui se profilent, les Européens se doivent de repenser les relations euro-méditerranéennes et leur place dans un monde secoué par les passions et les jeux de puissance.

Instabilités des pays méditerranéens

Devant la situation économique et démographique des pays de la rive sud de la Méditerranée et les vulnérabilités de la région, les Européens doivent poursuivre leur engagement au côté de pays d’Afrique du Nord, en premier lieu ceux importateurs de pétrole, plus fragiles.

> Une politique focalisée sur la lutte contre le terrorisme et l’immigration aux frontières de l’Europe ne saurait suffire dans le contexte actuel et face aux risques qui pèsent sur l’Afrique du Nord.

 

La fragilité des pays méditerranéens renvoie d’abord aux incertitudes quant à l’avenir de la Libye et aux incidences d’une guerre civile offrant l’occasion aux groupes terroristes d’acquérir des armes, d’élargir leur audience et de recruter et de former des combattants. La Libye a en effet été l’un des principaux pourvoyeurs de combattants étrangers en Irak, avec près de 20% des combattants étrangers entrés dans ce pays via la Syrie en 2006 et 2007 (1). Al Qaeda au Maghreb Islamique ne s’y est pas trompée en appelant à la solidarité avec les « frères libyens » au début de la guerre civile, tout comme les pays sahéliens en faisant part de leurs inquiétudes devant les risques de déstabilisation dans la région et l’OTAN en s’engageant dans le conflit.

Dans le reste de l’Afrique du Nord, alors que le pouvoir tunisien reste fragile, la contestation se poursuit. Même au Maroc, malgré le discours du roi Mohammed VI du 9 mars annonçant des réformes politiques importantes, notamment un référendum sur une nouvelle constitution permettant la mise en place de la régionalisation et en vertu de laquelle le pouvoir exécutif serait exercé par le Premier ministre, l’opposition reste sur le qui-vive, tout comme les terroristes à l’origine de l’attentat du 28 avril à Marrakech. Dans ce contexte, l’une des questions centrales est celle de la capacité des États d’Afrique du Nord à faire face aux défis actuels et futurs : lutte contre le terrorisme et la criminalité, gestion de la pression migratoire d’Afrique subsaharienne, modernisation politique et économique, endiguement des processus de radicalisation. Comme le faisait justement remarquer le chercheur Jean-François Daguzan en mars dernier, « si l'attente populaire est déçue, nous risquons de voir se jouer un deuxième tour révolutionnaire qui, cette fois-ci, portera de nouveaux extrémistes ou de nouveaux populistes autoritaires au pouvoir. Et, dans cette nouvelle configuration, les violences seront au rendez-vous dans des proportions sans commune mesure avec celles du mois de janvier 2011. De ce point de vue, l'instabilité commence à peine... » (2).

L’idée même de révolution arabe peut être questionnée au vue de la multiplicité des formes de contestations et des revendications, avec des révoltes, des insurrections et une guerre. Mais le contexte démographique et économique constitue une véritable poudrière. Le rapport de février 2011 du Forum euroméditerranéen des instituts des sciences économiques identifiait ainsi trois facteurs de tensions dans les pays méditerranéens membres du partenariat Euromed (3) : le très important nombre de jeunes de moins de 15 ans (81,5 millions de personnes pour une population totale de 269 millions, soit un méditerranéen sur trois), le décalage entre le nombre de personnes qui pourraient vouloir avoir un emploi et le nombre d’emplois formels disponibles (173 millions d’actifs potentiels de 15 à 65 ans pour 74 millions d’emplois offerts), et le nombre de chômeurs (plus de 8,5 millions de personnes, c’est-a-dire le nombre de personnes qui ont travaillé dans le secteur formel et ne le peuvent plus), vraisemblablement sous-estimé et ne tenant pas compte du non-emploi.

Les bouleversements politiques et les tendances économiques accroissent les vulnérabilités. D’une part, la dégradation de l’image des pays du sud de la Méditerranée et de la sécurité dans la région affecte les investissements et les activités économiques. Le secteur touristique, qui couvre 60% du déficit de la balance commerciale et représente 6,5 % du PIB tunisien, a été particulièrement touché par les troubles qui ont précédé la chute de Ben Ali et l’instabilité qui a suivi. D’autre part, comme le relevait le FMI dans son rapport d’octobre 2010 sur l’économie mondiale, l’augmentation du prix des denrées agricoles et l’impact de la crise économique mondiale en Europe risquent de peser sur les pays arabes importateurs de pétrole, à commencer par ceux du Maghreb, fortement tributaires de l’Europe pour le tourisme, les envois de fonds et les investissements (4).

Un constat d’échec pour l’Union européenne

> La politique européenne dans la Méditerranée doit être repensée, clarifiée et simplifiée pour lui redonner du sens pour les peuples du sud.

> Derrière les aspects techniques, c’est la question des attendus qui doit être posée.

 

Pour l’Union européenne, les révoltes en Afrique du Nord sonnent comme une remise en cause des politiques communautaires dans la région. Depuis le processus de Barcelone et jusqu’à la mise en place de la Politique européenne de voisinage (PEV), la stabilité et la sécurité étaient en effet considérées comme l’objectif prioritaire de l’Union européenne. Le lancement du processus de Barcelone en 1995, réunissant les quinze pays membres de l’Union européenne et douze pays méditerranéens, reposait sur l’affirmation commune d’instaurer une « zone euro-méditerranéenne de paix, de stabilité et de sécurité ». Huit ans plus tard, le Président de la Commission européenne Romano Prodi ne disait pas autre chose lors du lancement de la PEV, lorsqu’il affirmait souhaiter former autour de l’Europe « un anneau de paix, de stabilité et de prospérité ».

Les moyens pour y arriver n’ont d’ailleurs pas manqué. Si l’on inclut l’Union pour la Méditerranée, les dispositifs reliant les deux rives de la Méditerranée sont près d’une dizaine, engageant plus de 20 milliards d’euros entre 1995 et 2013. Dans le cadre du fond MEDA destiné aux pays méditerranéens ayant signé le partenariat Euromed, l’Europe a attribué 4,685 milliards d’euros entre 1995 et 1999 afin de nourrir le développement économique et les processus de démocratisation et, pour la période 2000-2006, l’enveloppe de MEDA II a été établie à 5,3 milliards. Avec le lancement de la PEV, qui couvre dix pays au sud de la Méditerranée (le Maroc, la Tunisie, l’Algérie, la Libye, l’Égypte, Israël, l’Autorité palestinienne, la Jordanie, le Liban et la Syrie) et six pays à l’Est (Moldavie, Ukraine, Biélorussie, et trois pays du Caucase du Sud – Arménie, Azerbaïdjan et Géorgie – rajoutés en 2005), les flux financiers n’ont pas diminué. Sur les 12 milliards d’euros alloués pour la période 2007-2013, les deux tiers des fonds sont destinés aux pays de la Méditerranée, et un tiers à ceux de l’Est.

Le trop-plein d’initiatives a nui à la lisibilité et à la cohérence de l’action de l’Union, premier bailleur de fonds de l’aide publique au développement dans le monde (5). Certes, les discours critiques sur l’aide européenne se nourrissent du peu de communication des institutions européennes sur les succès, mais comme en faisait le constat le 4 mars 2011 Jean-Yves Moisseron, rédacteur en chef adjoint de la revue Maghreb-Machrek : « le problème aujourd’hui pour refonder un projet est que l’empilage antérieur des politiques euro-méditerranéennes a provoqué auprès de nos partenaires au sud une profonde "fatigue institutionnelle". Certains pays commencent à se lasser d’une succession rapide de programmes méditerranéens décidés en Europe, où ils se sentent de moins en moins partie prenante » (6).

Derrière cette dimension technique, c’est toutefois la stratégie reposant sur la recherche de stabilité en Afrique du Nord qui doit être questionnée, voire l’idée même de Méditerranée en tant qu’espace géopolitique. Le recours à des plans non contraignants dans un cadre bilatéral a produit une région marquée par l’une des plus faibles intégrations économiques au monde et un attentisme en matière de réformes politiques, sans réelles perspectives d’intégration pour des pays du sud dont les fragilités sont patentes. Quant aux enquêtes menées sur les perceptions de l’Union européenne au Maghreb, elles montrent que, jusqu’en 2010, « celle-ci est perçue comme un monstre froid qui ne s’intéresse qu’à contrôler ses frontières, sécuriser son approvisionnement énergétique et se protéger contre une attaque terroriste. Les valeurs de démocratie, de liberté, de justice ne sont pas associées à l’Union européenne, loin s’en faut ! » (7).

Refonder les relations dans l’espace euro-méditerranéen

> Les perspectives avancées par la Commission sur la refondation du partenariat entre les deux rives de la Méditerranée ne doivent pas masquer de nécessaires discussions sur le montant des aides au regard de la fragilité de certains pays d’Afrique du Nord.

Les États européens doivent clarifier leur politique migratoire et privilégier une approche communautaire pour répondre aux préoccupations des pays européens en première ligne face à l’immigration.

> Étant donné le peu d’intégration économique régionale, l’Union européenne doit s’investir dans des projets permettant de rapprocher les peuples de la rive sud de la Méditerranée.

 

Le 8 mars 2011, la Commission européenne rendait un rapport dans laquelle elle appelait à réviser et adapter la stratégie européenne, en la fondant « sur un attachement conjoint à des valeurs communes ». La stratégie appelée par la Commission introduit notamment l’idée de conditionnalité dans l’attribution des aides. « Il importe que l’Union se tienne prête à offrir un soutien accru aux pays disposés à mettre en œuvre un tel programme commun, mais aussi à reconsidérer son appui lorsque des pays s’éloignent de cette voie » (8).

Ce rapport ouvre la voie à un dépassement des limites de la PEV en offrant des perspectives aux pays du Sud méditerranéen, en associant étroitement la sécurité de l’Union européenne à la démocratie et en désirant associer plus étroitement la société civile. Cependant, outre le fait qu’une PEV rénovée interférerait avec les ambitions politiques de pays européens, la question du montant des aides est centrale en raison des déséquilibres socio-économiques sur la rive sud de la Méditerranée et devra être discuté dans les prochaines perspectives financières. Des solutions existent en effet pour débloquer davantage de financements, par exemple en rapprochant les pays du voisinage du niveau d’aide aux pays de l’élargissement, quitte à réduire légèrement les fonds structurels de la politique régionale (9). Les 12 nouveaux États-membres (100 millions d’habitants) bénéficient des politiques communes, en particulier des fonds structurels qui leurs sont prioritairement accordés, soit 150 milliards sur la période 2007-2013. En comparaison, l’instrument de préadhésion couvrant les 8 pays de l’élargissement (100 millions d’habitants) n’est doté que de 12 milliards d’euros, tout comme l’instrument de voisinage pour les 16 pays du voisinage (200 millions d’habitants au Sud et 75 millions à l’Est)…

La question migratoire et de la mobilité entre les pays riverains de la Méditerranée doit également être reposée sans surenchère mais avec franchise. Le pacte européen sur les migrations et sur l’asile, adopté en 2008 à l’occasion de la présidence française, a en effet montré ses limites, chaque État de l’Union européenne privilégiant les enjeux de politique intérieure. Or quelques États riverains de la Méditerranée ne peuvent accueillir des milliers de migrants au nom du droit d’asile, en d’autres termes accepter au nom de circonstances exceptionnelles une immigration irrégulière en vertu d’un texte adopté en commun mais dont les conséquences ne sont pas partagées. Il faudra clarifier l’approche européenne en matière migratoire, d'abord entre nous Européens, puis avec les pays du Sud. Combattre les flux d'immigration clandestine et mieux organiser l'immigration légale (étudiants, travailleurs, etc.) relève d'un intérêt partagé par tous.

Le plus grand défi des pays de la rive sud de la Méditerranée réside également à plus long terme dans l’intégration économique régionale. Comme l’affirmait en 2005 le Directeur général du FMI Rodrigo de Rato à propos du Maghreb, celle-ci « présenterait des avantages importants. Elle créerait un marché régional de plus de 75 millions de consommateurs, […] elle entraînerait des gains d’efficience et rendrait la région plus attrayante pour les investisseurs étrangers. Et surtout, les structures économiques complémentaires des pays du Maghreb créeraient des possibilités d’échanges qui bénéficieraient à tous les pays de la région » (10). Développer les relations et les échanges entre les pays de la région doit en cela être au cœur du projet européen dans la région. Adopter une approche régionale était d’ailleurs l’un des plus grands atouts de l’Union pour la Méditerranée, même si l’espace concerné manquait de cohérence géopolitique. Quoi qu’il en soit, sans acteur géostratégique européen, il ne pourra y avoir de « grande stratégie » européenne en Méditerranée.

Les Européens au défi d’un projet géopolitique

> Les initiatives pour la mise en commun de capacités doivent être poursuivies dans un monde animé par les rapports de force et de puissance.

> En parallèle, les États Européens doivent définir leurs intérêts vitaux et s’interroger sur leur place dans le monde et les moyens nécessaires pour assurer leur sécurité et défendre leurs valeurs, autour de la Méditerranée ou ailleurs.

 

Si la relation euro-méditerranéenne témoigne de la difficulté des Européens à appréhender de manière communautaire la Méditerranée et de manière plus générale leur environnement, la guerre civile en Libye a ramené une nouvelle fois l’Europe – trois ans après l’offensive russe en Géorgie – à la réalité d’un monde animé par des rapports de force et de puissance. Pire, alors que le Conseil de l’Union européenne appelait au départ de Kadhafi, nombre de dirigeants européens ont donné l’impression qu’il ne fallait pas aller plus loin que des condamnations verbales et quelques mesures symboliques contre le dirigeant libyen.

L’intervention en Libye renvoie en cela à la construction d’un projet géopolitique permettant d’associer l’ensemble des États-membres autour d’une définition des intérêts vitaux de l’Union tout en questionnant le modèle de puissance européen. Alors que les Européens ont construit l’Union européenne en tant que « puissance normative », c’est-à-dire autour d’une narration du monde qui privilégie l’interdépendance et la norme au détriment de la Realpolitik et de la force (11), dans le domaine de la réduction de la violence politique et de ses sources, les limites d’une telle puissance sont pourtant patentes. D’une part, la violence politique est peu réceptive au discours normatif. D’autre part, si la norme est essentielle, elle ne remplace pas un discours politique et ne produit pas de la sécurité (12). En d’autres termes, une certaine conception de l’homme ne peut être défendue par de seuls discours, la force intervenant en appui de la norme et s’ajoutant aux autres outils disponibles entre les mains des décideurs. Il ne s’agit pas pour les Européens de renier leurs valeurs et des histoires nationales qui ont modelé un rapport à la guerre et à l’environnement du continent, mais bien au contraire d’interroger leur rapport au monde et de confronter le monde tel qu’ils le souhaitent avec le monde tel qu’il est.

Pour que des États européens défendent une certaine idée de l’Europe et de sa sécurité, des droits de l’homme et des relations entre les individus, encore faut-il en avoir les moyens. Les opérations en Libye ont été marquées par les limites capacitaires des Européens dans le domaine des munitions de précision, des moyens d’observation et des porte-avions. Sans les États-Unis, le tempo des opérations aurait été plus lent et les frappes moins précises, avec davantage de risques pour les avions de la coalition et les civils libyens (13). À cet égard, et dans le contexte budgétaire actuel, la poursuite des initiatives menées pour rationnaliser les capacités apparaît comme une nécessité, mais qui ne pourra faire l’économie d’une réelle réflexion politique sur le recours à la force. Ce n’est qu’à cette condition qu’une mise en commun des capacités pourra réellement fonctionner.

 

 

 

Notes

(1) Les données sur les combattants étrangers en Irak viennent de 700 fiches récupérées par les forces armées américaines en décembre 2007 à Sinjar (nord de Bagdad). Ces fiches décrivent les pays d'origine, motivations et itinéraires empruntés par chacun des jihadistes étrangers infiltrés.

(2) Jean-François Daguzan, « Un plan Marshall pour l’Afrique du Nord. L’économie, clé des révoltes du monde arabe », Le Monde, 17 mars 2011.

(3) Lors du lancement du processus de Barcelone en 1995, les pays membres du partenariat sont : l’Algérie, Chypre, l’Egypte, Israël, la Jordanie, le Liban, Malte, le Maroc, la Palestine, la Syrie, la Tunisie et la Turquie. Malte et Chypre ont depuis bénéficié de l’élargissement et ont intégré l’Union européenne, tandis qu’en 2007 la Mauritanie et l’Albanie entraient dans le partenariat Euromed. À l’occasion de la relance du processus de Barcelone en 2008 avec la mise en place de l’Union pour la Méditerranée, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, Monaco et le Monténégro ont été à leur tour accueillis dans le partenariat, qui regroupe alors 16 pays méditerranéens.

(4) Fond Monétaire International, Perspectives de l’économie mondiale. Reprise, risques et rééquilibrage, octobre 2010, pp. 89-90.

(5) En 2010, l’aide publique au développement octroyée par les 27 États-membres a atteint un total de 53,8 milliards d’euros, soit plus de la moitié de l’aide publique au développement mondiale.

(6) Jean-Yves Moisseron, « Partenariat euroméditerranéen : quelle refondation ? », 14 mars 2011. http://www.diploweb.com/Partenariat-euromediterraneen.html.

(7) Luis Martinez, « Il y a une opportunité historique importante pour l’Union européenne en Méditerranée », Fondation Robert Schuman, Entretien d’Europe, n°54, 28 mars 2011. http://www.robert-schuman.eu/doc/entretiens_europe/ee-54-fr.pdf.

(8) Voir http://ec.europa.eu/commission_2010-2014/president/news/speeches-statements/pdf/20110308_fr.pdf.

(9) Michel Foucher et Maxime Lefebvre, « L’Union européenne, l’Europe et ses voisins », L’État de l’Union 2010, Paris, Éditions Lignes de Repères, pp. 119-127, pp. 125-126.

(10) Rodrigo de Rato, « Intégration économique au Maghreb : sur le chemin de la prospérité », L’Economiste (Maroc), 15 juin 2005.

(11) Sur l’Europe comme « puissance normative », voir Zaki Laïdi, La norme sans la force, Paris, Presses de la Fondation Nationale des Sciences Politiques, 2008, deuxième édition.

(12) Ibid., p. 266.

(13) Sven Biscop, « Mayem in the Mediterranean: Three Strategic Lessons for Europe », Egmont Institute, Security Policy Brief, n°19, avril 2011. http://www.egmontinstitute.be/papers/11/sec-gov/SPB19-Libya-strat-lessons-EU.pdf.

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24 juin 2011 5 24 /06 /juin /2011 10:51
Israël, produit d'une acquisition et non d'un vol de la Palestine

par Daniel Pipes
National Review Online
21 juin 2011

http://fr.danielpipes.org/9933/israel-produit-acquisition

Version originale anglaise:Not Stealing Palestine but Purchasing Israel
Adaptation française: Johan Bourlard

Les sionistes ont volé la terre des Palestiniens : tel est le mantra que l'Autorité palestinienne (AP) et le Hamas enseignent à leurs enfants et propagent dans leurs médias. Comme l'explique lePalestinian Media Watch(Observatoire des médias palestiniens), cette prétention revêt une importance capitale : « Le fait de présenter la création de l'État [d'Israël] comme un acte de vol et sa permanence comme une injustice de l'histoire sert de base à la non-reconnaissance par l'AP du droit d'Israël à l'existence. » L'accusation de vol affaiblit également la position d'Israël sur la scène internationale.

Imagerie palestinienne : un requin en forme d'étoile de David dévorant la Palestine.

Mais cette accusation est-elle fondée ?

Non. Paradoxalement, la construction d'Israël constitue pratiquement le mouvement de migration et de création d'État le plus pacifique de l'histoire. Pour le comprendre, il faut replacer le sionisme dans son contexte. Pour faire simple, la norme, dans l'histoire de l'humanité, c'est la conquête. En tous lieux, le pouvoir s'est établi par l'intrusion et presque tous les États ont été créées aux dépens d'un autre. Aucun d'eux ne domine une fois pour toutes et chacun d'eux possède des racines quelque part ailleurs.

Que ce soient les tribus germaniques, les hordes d'Asie centrale, les tsars de Russie ou encore les conquistadores espagnols et portugais, tous ont redessiné la carte du monde. Les Grecs contemporains n'ont que des liens ténus avec les Grecs de l'Antiquité. Qui peut compter le nombre de fois où la Belgique a été envahie ? Les États-Unis ont été créés avec la défaite des Amérindiens. Des rois ont maraudé en Afrique, les Aryens ont envahi l'Inde. Au Japon, le peuple parlant la langue yamato a éliminé tous les autres groupes linguistiques à l'exception de très petites peuplades telles que les Ainu.

Étant donné sa position géographique centrale, le Moyen-Orient a eu plus que sa part d'invasions : Grecs, Romains, Arabes, Croisés, Seldjoukides, Timourides, Mongols et Européens contemporains. Dans la région, lesluttes dynastiquesont provoqué – en Égypte, par exemple – ce même mouvement de conquêtes et de reconquêtes.

Parmi les nombreuses guerres qu'a connues Jérusalem, celle où l'empereur Titus a vaincu les Juifs, en 70 après J.-C., victoire commémorée par la construction d'un arc de triomphe sur lequel sont représentés des soldats romains emportant une menora prise sur le Mont du Temple.

Le pays qui constitue aujourd'hui Israël ne fait pas exception. DansJerusalem Besieged : From Ancient Canaan to Modern Israel(Jérusalem assiégée : de l'antique Canaan à l'actuel Israël), Eric H. Cline écrit à propos de Jérusalem : « Aucune autre ville n'a été, à travers son histoire, l'objet de luttes aussi âpres. » Il étaie cette assertion en dénombrant « au moins 118 conflits différents ayant Jérusalem pour théâtre ou enjeu durant ces quatre derniers millénaires. » Il estime que Jérusalem a été complètement détruite au moins deux fois, assiégée 23 fois, prise 44 fois et attaquée 52 fois. L'AP s'imagine que les Palestiniens actuels descendent d'une tribu de l'antique Canaan, lesJébuséens. En réalité, ce sont en majorité les rejetons d'envahisseurs et d'immigrants à la recherche de perspectives économiques.

Contrairement à ces scènes continuelles de conquêtes, de violence et de bouleversements, les efforts déployés par les sionistes pour s'établir en Terre sainte jusqu'en 1948 apparaissent comme étonnamment doux, comme ceux de marchands plutôt que de soldats. Deux grands empires, l'ottoman et le britannique, ont exercé leur domination surEretz Yisrael. Les sionistes, par contre, étaient dépourvus d'armée. Il leur était impossible de fonder un État par la conquête.

À la place, ils ont acheté des terres. L'acquisition de la propriétédounam par dounam, ferme par ferme, maison par maison, fut au cœur de l'entreprise sioniste jusqu'en 1948. Fondé en 1901 et destiné à l'achat de terres en Palestine « pour aider à la fondation d'une nouvelle communauté de Juifs libres engagés dans un projet actif et pacifique », leFonds national juiffut l'institution-clé, et non la Haganah, l'organisation clandestine de défense fondée en 1920.

Les sionistes se sont également consacrés à laréhabilitationde terres improductives et considérées comme inutilisables. Ils n'ont pas seulement fait fleurir le désert, mais ils ont aussi asséché des marécages, assaini des canaux, mis en valeur des terres abandonnées,boisé des collines arides, dégagé les pierres et dessalé les sols. Les travaux de réhabilitation et d'assainissement réalisés par les Juifs ont fait chuter le nombre de morts liées aux maladies.

Ce n'est qu'après la fin du mandat britannique sur la Palestine en 1948 et la tentative tous azimuts immédiate des États arabes de détruire et d'expulser les sionistes que ces derniers ont pris les armes pour se défendre et continuer à gagner des terres par la conquête militaire. Et même alors, comme le démontre l'historien Efraim Karsh dansPalestine Betrayed(La Palestine trahie), la plupart des Arabes ont fui leurs terres mais très peu d'entre eux l'ont été par la contrainte.

L'histoire contredit lerécit palestinienselon lequel « des gangs sionistes ont volé la Palestine et en ont expulsé le peuple », conduisant à une catastrophe « sans précédent dans l'histoire » (selon un manuel scolaire de l'AP pour les 17-18 ans) ou que les sionistes « ont pillé la terre et les intérêts nationaux palestiniens, et établi leur État sur les ruines du peuple arabe palestinien » (selon un chroniqueur du quotidien de l'AP). Les organisations internationales, les éditoriaux des journaux et les universités répètent ce mensonge partout dans le monde.

Les Israéliens devraient garder la tête haute et faire remarquer que la construction de leur pays s'est faite à partir d'un mouvement qui a été le moins violent et le plus civilisé de tous les peuples de l'histoire. Ce ne sont pas des gangs qui ont dérobé la Palestine mais bien des marchands qui ont fait l'acquisition d'Israël.

Mise à jour, 21 juin 2011. Pour d'autres informations n'ayant pas trouvé place dans mon article, voir mon blog à l'adresse suivante : «Compléments d'information sur les sionistes qui ont acquis Israël et non pas volé la Palestine. »

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23 juin 2011 4 23 /06 /juin /2011 09:11



Juppe1

 

 

Pourquoi Alain Juppé a brièvement relancé le fantasme d’une « médiation » française au Proche-Orient.

 Par Michel Gurfinkiel - 

Le Serpent de Mer est revenu : la France a voulu exercer sa « médiation » entre Israéliens et Palestiniens, en organisant une « conférence de la paix » à Paris. « Jusque là, personne ne m’a dit non », déclarait Alain Juppé, le ministre français des Affaires étrangères le 7 juin, après avoir présenté son projet à Jérusalem, à Ramallah et à Washington. Ce qui signifiait aussi que personne ne lui avait dit oui. 

Il avait d’abord été question, au Quai d’Orsay, de réunir cette conférence dès le mois de juin. Ensuite, on a évoqué « l’été », ou « fin juillet », sans plus de précision. Israël était d’emblée réticent : l’Etat hébreu a toujours eu de l’aversion pour les rencontres de ce type, qui lui rappellent la fatidique rencontre de Munich, en 1938, où les Grandes Puissances démembrèrent une autre démocratie, la Tchécoslovaquie, au nom de la paix. 

Les Etats-Unis, qui gèrent le processus de paix israélo-palestinien depuis 1993, et qui ont envisagé eux-mêmes de convoquer et de présider une éventuelle conférence arabo-israélienne, ont eu le sentiment que la France cherchait à les « doubler » : rencontrant Juppé le 6 juin, la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton a estimé qu’une réunion de ce genre nécessitait « un long travail préparatoire ». Les Palestiniens auraient été a priori favorables au projet Juppé, qui ne pouvait que renforcer leur image internationale. Mais d’un autre côté, ils ne voulaient pas s’aliéner un peu plus, en y accédant, la bienveillance de l’administration Obama. 

Ces rebuffades étaient prévisibles. Juppé n’en a pas tenu compte a priori. Parce que, depuis de Gaulle, les « médiations » diplomatiques de la France relèvent en fait de la politique intérieure. 

Quand il fonde le régime nationaliste et étatiste connu sous le nom de Ve République, en 1958, Gaulle veut rendre la « grandeur » à un pays meurtri par la défaite de 1940, la décolonisation et un déclin démographique ou économique apparemment inexorable. A cette fin, il revendique sur la scène internationale, chaque fois que l’occasion se présente, un rôle d’arbitre ou de défenseur des faibles et des opprimés : une « gesticulation » qui ne repose en fait que sur un seul atout, la qualité de membre permanent du Conseil de Sécurité des Nations Unies, mais qui lui d’affirmer à bon prix son « indépendance » face aux « Empires » en général et à l’ « Empire américain » en particulier. Cela plaît à la plus grande partie de l’opinion publique, de la vieille droite maurassienne à la nouvelle gauche marxisto-structuraliste. Cela présente en outre l’avantage de servir les intérêts de l’Union soviétique, et donc d’assurer, à travers une alliance tacite avec un parti communiste qui contrôle alors le quart de l’électorat, la pérennisation du régime. 

Les successeurs de de Gaulle, tant de droite, de Georges Pompidou à Nicolas Sarkozy, que de gauche, de Mitterrand à Jospin, voudront d’autant moins renoncer à ces atouts que le pays retrouve – fruits à la long terme de la gestion gaullienne mais aussi bon usage de la construction européenne puis de la mondialisation - une puissance réelle en termes économiques ou militaires. Le contexte géopolitique change : fin de la guerre froide, transformation du Marché commun en Union européenne, émergence d’un monde polycentrique. Le contexte politique aussi : disparition du parti communiste, montée du Front national, immigration islamique massive. Mais les attitudes de « grandeur », d’« indépendance nationale » et de « médiation » restent extrêmement populaires, surtout quand elles sont dirigées contre les Etats-Unis et des pays proches de ces derniers, comme Israël.

Dès son élection à la présidence de la République, en 2007, Nicolas Sarkozy cherche à renforcer sa légitimité par ce moyen. En Libye, il obtient la libération de personnels médicaux bulgares et palestinien condamnés à mort en Libye sur une fausse accusation d’empoisonnement : moyennant une visite officielle de Mouammar Kadhafi à Paris. Il lance, en s’appuyant sur son très gaulliste conseiller Henri Guaino, l’Union Pour la Méditerranée (UPM), « structure de dialogue » entre l’Europe, l’Afrique et l’Orient. Pendant l’été 2008, il s’interpose avec quelque succès – au nom de l’Europe, dont il assure la présidence pour un semestre - dans le conflit russo-géorgien. Ce qui ne l’empêche pas, peu de temps après, d’amorcer une sorte d’ « entente cordiale » avec la Russie de Poutine. 

Mêmes « gesticulations » sur le Proche-Orient. Avant son élection, Sarkozy avait fait étalage des sentiments pro-israéliens. Une fois installé à l’Elysée, il se rallie à la doctrine « cubiste » - aussi juridiquement inexacte que stratégiquement inconsistante - du Quai d’Orsay : Israël doit se retirer des territoires « occupés » en 1967 (comme s’ils n’avaient pas été saisis dans une guerre non seulement défensive mais de survie), revenir aux « frontières internationales » de 1949 (comme si la France les avait reconnues pour telles de 1949 à 1967, ou même après 1967), et accepter la création d’un Etat palestinien souverain disposant d’une « continuité territoriale » (ce qui impliquerait, apparemment, qu’Israël soit privé de cette même continuité). Pendant la bataille qui oppose Israël au Hamas à Gaza, en 2008-2009, il condamne le « manque de proportionnalité » des opérations de Tsahal. Ce qui revient à les blâmer elles-mêmes.

Mais le projet - avorté ? - de la conférence Juppé pour la paix au Proche-Orient répond à des préoccupations beaucoup plus immédiates. En 2010, Sarkozy, trois ans après son élection, est au plus bas dans les sondages. Pour survivre ou ressusciter, il renonce à toute « ouverture à gauche » et appelle la droite à « faire bloc ». Le gaulliste François Fillon reste premier ministre, la gaulliste Michèle Alliot-Marie devient ministre des Affaires étrangères. Mais les révolutions arabes, pendant l’hiver 2011, bousculent ces efforts. 

Les des fêtes de fin et de début d’année, Alliot-Marie passait des vacances en Tunisie, Fillon en Egypte, et Guaino en Libye. Or le dictateur tunisien Zine el Abidine Ben Ali, est chassé du pouvoir au mois de janvier, et le dictateur égyptien Hosni Moubarak à la mi-février. Quant à Kadhafi, il fait face, dans la foulée, à la révolte de la moitié au moins des Libyens. Sarkozy règle l’affaire à la hache. Alliot-Marie est révoquée, Fillon tancé, Guaino placardisé. Il faut maintenant un communicant pour réparer le mal : un spin doctor, comme disent les Américains. Ce sera Juppé. L’excellent, l’aimable, le talentueux Juppé. L’ancien premier ministre, de pure race gaulliste, qui sut se faire condamner à la place de Chirac dans les affaires – vénielles – de la Ville de Paris. L’éternel maire de Bordeaux, la ville la plus courtoise – et la plus cynique – de France.

Le 27 février, Juppé retrouve le Quai, où il officia, fort bien d’ailleurs, au début des années 1990. Il mène les choses rondement. Intervention militaire en Libye, en liaison avec les Anglais, les Américains – via l’Otan – et même la Ligue arabe. Rencontres avec les « rebelles » d’Egypte, à commencer par les Frères musulmans : « Plusieurs d’entre eux m’ont fait part de leur vision d’un islam libéral et respectueux de la démocratie ». Rencontres avec la « société civile palestinienne ». Rappel de la doctrine française : « Retour aux frontières internationales » antérieures au 5 juin 1967. Juppé proteste de son souci pour Guilad Shalit, soldat franco-israélien enlevé en territoire israélien par le Hamas gazaoui, mais établit une équivalence entre son cas et celui du Franco-Palestinien Salah Hamouri, détenu en Israël à la suite d’un procès pour tentative de meurtre sur la personne d’un rabbin. Quand on l’interroge sur les « flottilles de la paix » que des organisations françaises veulent envoyer à Gaza, ou du moins financer, il regrette de « ne pas avoir les moyens de s’y opposer ». Le projet d’une conférence internationale de la paix couronne ce crescendo. 

L’habile Juppé a réussi : en juin, plus personne n’évoque les imprudences méditerranéennes d’ Alliot-Marie, de Fillon et de Guaino. Si bien qu’à peine la conférence annoncée, le Quai d’Orsay peut la mettre sous le boisseau. Mais qu’on ne s’y trompe pas : le projet ressortira un jour ou l’autre. C’est dans l’ADN de la Ve République. C’est le Serpent de Mer.

 

hamodia

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21 juin 2011 2 21 /06 /juin /2011 16:34
 

Messagepar Nina » Juin 21st, 2011, 1:34 pm



Un Président qui affiche son agacement à l'égard de l'État d'Israël, au point de manquer complètement de miséricorde à l'égard de Jonathan Pollard qui voulait après 27 ANNÉES D'INCARCÉRATION voir son père mourant . Obama n'a même pas trouvé en lui un petit reste d'humanisme pour laisser Jonathan lire le kadish sur la tombe de son père.

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A-t-il seulement consulté le cousin de sa femme Michèle qui est lui-même rabbin ? Sans doute pas...Barack Hussein est bien trop irrité par la nuque raide du petit état juif qui l'empêche d'entrer dans l'histoire avec un règlement du conflit israélo-arabe à l'emporte-pièce.

Alors que toutes les personnes qui ont à l'époque condamné ou fait condamner Jonathan Pollard ont demandé des mesures de clémence pour Jonathan, le seul qui avait le pouvoir de le gracier ou de le faire libérer le temps des funérailles, n'a pas daigné donner suite.

Les leçons du Révérend Jérémiah Wright ont été bien retenues par Barack Obama. L'antisémitisme pas même caché durant les sermons de Wright auront bien profité au Président américain.

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Voici un extrait : « A 66 ans, Wright avait d'ailleurs conscience qu'il pouvait devenir un poids pour Obama, le premier candidat noir ayant une réelle chance d'accéder à la Maison-Blanche.
"Quand les ennemis d'Obama découvriront qu'en 1984 je suis allé à Tripoli pour voir le colonel Kadhafi avec Farrakhan (ex-leader du mouvement Nation of islam, accusé d'être antisémite) beaucoup de ses soutiens juifs disparaîtront". "Et si Barack gagne l'investiture, il pourrait avoir à se distancer publiquement de moi", avait-il déclaré au New York Times.

Voilà comment on perd ses amis juste le temps d'une investiture, le temps des élections. Des amis osant « Je maudis l'Amérique ! « comme l'avait hurlé ce révérend de pacotille que fut Jerémiah Wright.

Pourquoi donc Obama s'obstine-t-il donc à refuser une dernière prière à un mourant ? Morris Pollard (z'l)est mort sans avoir revu son enfant parce qu'un type qui se trouve être Président des États Unis a refusé cette ultime requête.

Qu'on cesse de me vanter les mérites de cet homme ; de sa « compassion » opportunément chrétienne au moment où il décida de devenir l'homme fort de la Maison Blanche.

Jonathan Pollard n'est pas seulement le personnage que vous apercevez dans le film culte de Rochant « Les patriotes ». Yvan Attal n'est pas exactement le maître-espion Raffi Eitan dans ce film.

Ce film ne fait qu'ébaucher à très grands traits ce que peut être les services de renseignements israéliens, le Mossad. Mais en aucun cas, il ne faut prêter attention à ce scénario, certes bien fait pour le grand public.

Le Mossad est bien plus et bien plus compliquées furent ses missions depuis sa création en 1949.

Toutefois, ce n'est pas l'objet de ce coup de gueule.

Jonathan Pollard a bel et bien transmis des données sensibles à Israël. Pourquoi le nier ? Même lui ne l'a pas fait durant ses différentes comparutions devant les tribunaux.

La question pour moi essentielle est pourtant celle-ci : « Pourquoi Jonathan Pollard a-t-il trouvé pertinent et urgent de transmettre CERTAINES DONNÉES que la CIA et la NSA auraient normalement du transmettre à ses « alliés indéfectibles israéliens ? »

Ces renseignements si sensibles pouvant nuire à la sécurité de l'état juif n'auraient-ils pas du être partagés ?

Si la CIA et le MI6 peuvent tout se dire parce qu'alliés, il ne peut en être de même entre la CIA et le Mossad ? POURQUOI ?

Jonathan est comme moi, comme vous et moi. Son cœur, sa culture, son patriotisme sont américains. Sa mémoire, son âme sont juives.

Il a senti brusquement qu'il détenait des informations dont l'état d’Israël se devait de détenir AUSSI afin de mieux préparer sa sécurité.

Le manque de volonté de ses supérieurs à partager des données aussi graves l'ont mis devant une responsabilité telle que personne, je dis bien personne, du moins pas un juif, n'aurait pu rester impassible. Il en allait de la sécurité même de l'état d'Israël !

Il aurait été alors criminel de ne pas le faire.

La seconde question est bien sûr celle à laquelle on ne doit ou ne peut pas répondre. Pourquoi nos meilleurs alliés dans le monde ont-ils voulu garder des informations aussi précieuses dont Israël avait besoin pour ajuster ses systèmes de sécurité ?

Je vous laisse y répondre. 
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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 08:32
Une nouvelle pression sur Netanyahu : l’Union européenne prend elle aussi l’initiative d’un plan de paix
Barak Ravid – Haaretz

 

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël


mardi 14 juin 2011

Après l’initiative française pour relancer les négociations israélo-palestiniennes par le biais d’une conférence à Paris, l’Union européenne pousse désormais à présenter un plan de paix international qui constituera une alternative à la démarche palestinienne unilatérale à l’ONU.

La ministre des Affaires étrangères de l’Union européenne, Catherine Ashton, a adressé une lettre à la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton, au ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov et au secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon, dans laquelle elle leur demande de provoquer une réunion urgente du Quartette afin de lancer une initiative de paix basée sur le discours d’Obama.

Selon un diplomate européen de premier plan, l’envoi de cette lettre a été fait en coordination entre Ashton et les gouvernements français, britannique, allemand, italien et espagnol. « Les Français ont présenté leur propre initiative qui a été rejetée par les Américains, mais nous avons toutefois décidé de continuer à pousser les Américains à promouvoir un plan de paix qui contribuera à freiner la démarche palestinienne à l’ONU ».

Dans sa lettre, Ashton écrit qu’au vu des derniers « événements dramatiques » dans le monde où certains pays subissent des mutations alors que dans d’autres, « les régimes s’accrochent au pouvoir et sèment l’instabilité et l’insécurité dans toute la région », il y a désormais une « nécessité urgente » de trouver une solution au conflit israélo-palestinien. « Malheureusement, nous ne voyons pas d’avancée à ce sujet », a-t-elle ajouté.

Relisez bien cette phase divers fleches fleches curseur sens 09dD'après Ashton, le péquin qui a des problèmes au bout du monde est victime du conflit isréalo-palestinien comme elle le nomme. Voici donc une femme sage aux connaisances du dossier inouies !!! 

Ashton exprime également son opposition à la démarche palestinienne auprès de l’ONU. « Ce n’est pas le moment pour des démarches unilatérales d’aucune des deux parties car cela risque de mener à l’escalade », a-t-elle souligné. Elle propose donc comme alternative à la démarche palestinienne de lancer une initiative de paix internationale qui jettera les bases à la reprise des négociations et sera fondée sur le discours d’Obama du 19 mai.

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14 juin 2011 2 14 /06 /juin /2011 08:11

 

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

 

Où Obama veut mener Israël


par Caroline B. Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

lundi 13 juin 2011 -  desinfos

 
Depuis son discours politique, le président a pris une série de mesures qui ne font que renforcer la sensation qu’il est le dirigeant des USA le plus hostile auquel l’Etat juif ait jamais été confronté. A la suite du discours du 19 mai du président des USA Barack Obama sur le Moyen Orient, ses partisans ont mis en avant que la stratégie politique envers Israël et les Palestiniens qu’Obama a soulignée dans ce discours n’était pas anti-Israël.

Comme ils l’ont présenté, l’affirmation d’Obama du fait que les négociations de paix entre Israël et les Palestiniens doivent être basées sur les lignes de1967 avec des échanges mutuellement agréés ne marque pas une différence substantielle avec les positions adoptées par ses prédécesseurs dans le Bureau Ovale.

Mais cette déclaration se révèle être un mensonge selon les déclarations du gouvernement précédent. Le 25 novembre 2009, en réponse à l’acceptation par Premier ministre Benyamin Netanyahou de l’exigence d’Obama d’un moratoire de 10 mois sur les droits de construction juifs à Jerusalem, en Judée et en Samarie, le département d’Etat a émis la déclaration suivante : « L’annonce d’aujourd’hui par le gouvernement d’Israël aide à aller de l’avant dans la résolution du conflit israélo-palestinien ».

« Nous croyons qu’avec des négociations de bonne foi, les parties peuvent mutuellement s’accorder sur un résultat qui mettra fin au conflit et parviendra à satisfaire l’objectif palestinien d’un Etat viable et indépendant fondé sur les lignes de 1967, avec des échanges mutuellement agréés, et l’objectif israélien d’un Etat juif dans des frontières sûres et reconnues, qui reflèteront les développements ultérieurs et correspondront aux exigences de sécurité israéliens ».

Dans son discours, Obama déclara : « Les Etats Unis croient… que les frontières d’Israël et de la Palestine doivent être basées sur les lignes de 1967 avec des échanges mutuellement agréés, de sorte que des frontières sûres et reconnues soient établies pour les deux Etats ».

C’est-à-dire qu’il adopta l’objectif palestinien et en fit l’objectif des USA. Il est difficile d’imaginer un glissement plus radicalement anti-Israël que celui-là.

Et cela n’a pas été le seul glissement politique radicalement anti-Israël d’Obama. Jusqu’à son discours du 19 mai, les USA étaient d’accord avec Israël sur le fait que la question des frontières n’en était qu’une parmi beaucoup d’autres – dont le rejet palestinien du droit d’Israël à l’existence, leur exigence d’inonder Israël avec des millions d’immigrants arabes étrangers, leur exigence du contrôle sur l’approvisionnement en eau d’Israël et sur Jerusalem – qui ont été soustraits des négociations. La position conjointe USA-Israël était que alors que jusqu’à la résolution de tous ces problèmes, aucun d’entre eux n’était résolu.

Les Palestiniens, d’un autre côté, proclamaient qu’avant qu’ils ne discutent l’un quelconque des autres problèmes, Israël devait d’abord accepter les frontières indéfendables de 1967 comme ses frontières permanentes. Cette position permet aux Palestiniens de maintenir essentiellement leur politique d’exigence de concessions sans réciprocité de la part d’Israël, qui sert alors de point de départ à de nouvelles concessions sans réciprocité.

C’est une position qui est en opposition complète avec la paix. Et le 19 mai, en stipulant qu’Israël doit accepter la position palestinienne sur les frontières comme pré condition à des négociations, Obama l’adopte comme la politique des USA.

Depuis son discours politique, le président a pris une série de mesures qui ne font que renforcer la sensation qu’il est le dirigeant des USA le plus hostile auquel l’Etat juif ait jamais été confronté. De fait, considérées ensemble, ces mesures soulèvent l’inquiétude qu’Obama pourrait réellement constituer une grave menace pour Israël.

Le journal ‘Yediot Aharonot’ de vendredi dernier a rapporté les dimensions que la menace d’Obama peut poser à l’Etat juif. L’article était fondé sur des sources du gouvernement et du Congrès [des USA]. La narration discutait les plans d’Obama pour se plier au plan palestinien de faire adopter une résolution à l’Assemblée Générale de l’ONU en septembre, adoubant un Etat palestinien à Jerusalem, en Judée, en Samarie et à Gaza.

Selon le ‘Yediot’, pendant sa rencontre avec Obama le mardi 20 mai, Netanyahou a mis en avant que, à la lumière du soutien de la majorité automatique aux Palestiniens à l’Assemblée Générale, il n’y avait aucun moyen d’éviter la résolution.

Netanyahou aurait expliqué que la décision ne serait pas un désastre. L’Assemblée Générale a adopté à une immense majorité la déclaration d’indépendance de l’OLP en 1988.

Et le ciel ne nous était toujours pas tombé sur la tête.

Obama n’aurait pas été convaincu. Pour lui, il est inacceptable de demeurer seul avec Israël dans sa position, à voter contre la résolution palestinienne. Le dégoût d’Obama de se tenir avec Israël a été démontré en février quand une ambassadrice des USA visiblement frustrée, Susan Rice, fut obligée sous la pression du Congrès, de mettre un veto au projet de résolution des Palestiniens au Conseil de Sécurité, condamnant Israël pour le refus d’interdire aux Juifs de construire à Jerusalem, en Judée et en Samarie.

L’article du ‘Yediot’ rapporte qu’Obama refusa d’informer Netanyahou sur les mesures que le gouvernement prend pour empêcher une telle option écœurante. Ce que l’article rapporte, c’est comment George Mitchell – l’envoyé d’Obama au Moyen-Orient jusqu’à sa démission la semaine dernière – recommanda à Obama de procéder sur cette question.

Selon le ‘Yediot’, Mitchell recommanda qu’Obama travaille avec les Européens sur le projet d’une série de résolutions anti-Israël à faire passer au Conseil de Sécurité de l’ONU.

C’est-à-dire que Mitchell recommanda qu’Obama adopte comme politique des USA au conseil de Sécurité de l’ONU les exigences palestiniennes du passé, que le *Congrès avait contraint Obama à rejeter seulement quelques mois auparavant à ce même Conseil. L’idée est qu’en agissant ainsi, Obama pourrait convaincre les Palestiniens de diluer les positions encore plus radicalement anti-Israël qu’ils mettent en avant aujourd’hui à l’Assemblée Générale de l’ONU et que la pression du congrès l’empêche de soutenir.

Puisque les résolutions de l’Assemblée Générale n’ont pas de poids légal et que les résolutions du Conseil de Sécurité ont du poids, la stratégie politique de Mitchell représente la politique la plus anti-Israël jamais soutenue par un officiel de haut rang des USA. Malheureusement, les actes d’Obama depuis la dernière semaine de mai 2011 suggèrent qu’il a adopté l’essentiel des recommandations de la stratégie politique de Mitchell.

D’abord, il y a eu son discours devant l’AIPAC. Entre autres choses, Obama utilise la campagne internationale de délégitimation du droit d’Israël à l’existence comme justification de sa politique pour imposer qu’Israël capitule face aux exigences des Palestiniens, qu’il a maintenant adoptée comme la politique des USA.

Comme il dit : « Il y a une raison pour les Palestiniens de faire valoir leurs intérêts aux Nations Unies. Ils reconnaissent qu’il y a une impatience avec le processus de paix – ou bien son absence… Pas seulement dans le monde arabe, mais aussi en Amérique latine, en Europe, et en Asie. L’impatience augmente, et elle se manifeste déjà dans des capitales à travers le monde ».

Après l’AIPAC, Obama vint en Europe. Il joignit alors ses forces avec des gouvernements européens dans une tentative de se liguer contre Israël à la réunion du G8.

Obama chercha à transformé son adhésion à la position de négociation palestinienne en une position de consensus du G8. Sa décision fut douchée par le Premier ministre canadien Stephen Harper, qui refusa d’accepter toute résolution faisant mention des frontières sans indiquer l’exigence palestinienne de détruire Israël via l’immigration arabe, le droit d’Israël à des frontières défendables, ou bien le refus des Palestiniens d’accepter le droit à l’existence d’Israël.

Si Harper ne s’était pas tenu aux côtés d’Israël, une résolution anti-Israël du G8 adoubant la position de négociation palestinienne aurait pu être prise sur la base d’une résolution anti-Israël au Conseil de Sécurité parrainée par les USA.

Les Israéliens qui préparent leur voyage d’été devraient mettre le Canada en tête de liste.

La dernière mesure qu’Obama a prise pour consolider l’impression qu’il n’a pas les meilleurs intérêts d’Israël au cœur, c’est véritablement quelque chose qu’il n’a pas fait. Au cours de la dernière semaine de mai, les chefs du Fatah de l’Autorité Palestinienne soutenue par les USA ont fait une série de déclarations qui ont écarté toute idée qu’ils soient intéressés par la paix avec Israël ou qu’ils diffèrent substantiellement de leurs partenaires du Hamas.

A la réunion de la Ligue Arabe au Qatar samedi dernier, le président de l’AP Mahmoud Abbas déclara que l’Etat palestinien « sera judenrein » (sans aucun Juifs).

La semaine précédente, Abbas soutenu par les USA dénia toute liaison juive avec la Terre d’Israël et proclama absurdement que les Palestiniens avaient 9.000 ans d’ancienneté.

Tout aussi préoccupant, dans un entretien la semaine précédente avec Aaaron Lerner du site Internet d’informations IMRA, le négociateur palestinien Nabil Shaath déclara que maintenant que le Hamas était le codirigeant de l’AP avec le Fatah, la responsabilité de poursuivre la détention en otage du sergent de Tsahal Gilad Shalit était dévolue du Hamas à l’AP. Et l’AP continuera de le détenir en otage.

La déclaration de Shaath démontre clairement que plutôt que de modérer le Hamas, l’accord « d’unité » Fatah-Hamas transforme le Fatah en Hamas.

Et pourtant, Obama n’avait rien eu à dire au sujet de tout cela.

L’antipathie aujourd’hui indéniable d’Obama envers Israël et sa volonté apparente d’utiliser son pouvoir en tant que président américain pour nuire à Israël à l’ONU et ailleurs assure que pour toute la durée de son mandat en fonction, Israël sera confronté à des menaces sans précédent pour sa sécurité. Cette réalité troublante doit concentrer l’attention de tous les Israéliens et de la communauté juive américaine. Avec le dirigeant du monde libre prenant désormais ouvertement le parti des forces dédiées à la destruction d’Israël, le besoin d’unité est devenu aigu.

De façon exaspérante cependant, à cette époque de danger sans précédent, nous observons que les media israéliens ont rejoint les rangs du Parti ‘Kadima’ en prenant le parti d’Obama contre Israël dans une tentative conjointe de faire tomber le gouvernement de Netanyahou. . La couverture de la visite de Netanyahou et son prolongement par ‘Yediot Aharonot’, ‘Maariv’, ‘Haaretz’, ‘Channel 2’, ‘Channel 10’, la Radio de l’Armée Radio Israël ont été dominés par des condamnations du Premier ministre, et des félicitations pour Obama et la chef de l’opposition Tzipi Livni, qui a appelé Netanyahou à démissionner.

Le fait que les résultats des sondages aient montré que seulement 12 % des Israéliens juifs considèrent Obama comme pro-israélien et que l’immense majorité du public donnant son opinion croit que la visite de Netanyahou a été un succès n’ont fait absolument aucune impression sur les media. Les condamnations d’un bout à l’autre du spectre des media israéliens laissent le sentiment que les principaux journalistes et commentateurs israéliens se sont engagés à démoraliser le public, lui faisant croire qu’Israël n’a pas d’autre option que de se rendre.

Puis il y a la direction de la communauté juive américaine. Et à cette période critique des relations USA-Israël, celle-ci est soit silencieuse, soit du côté d’Obama. Juste après le discours choquant d’Obama du 19 mai, “l’Anti Defamation League” (ADL) a publié une déclaration lui donnant son adhésion. « Stand With Us » a félicité Obama pour son discours à l’AIPAC.

A l’exception notable de l’Organisation Sioniste d’Amérique (ZOA, en anglais) et du Comité pour la Vérité au Moyen Orient Informant en Amérique (CAMERA, en anglais), les dirigeants des organisations juives américaines ont refusé de condamner les positions anti-Israël d’Obama.

Leur silence devient à tout le moins enrageant comparé au soutien massif qu’Israël a reçu des Juifs américains de la base. Dans une enquête chez les Juifs américains demandée par CAMERA les 16 et 17 mai, entre 75 et 95 % des Juifs américains soutenaient la position d’Israël sur des frontières défendables, Jerusalem, les « réfugiés » palestiniens, la reconnaissance palestinienne du droit d’Israël à l’existence et le droit des Juifs de vivre dans un Etat palestinien.

Le refus de la plupart des dirigeants juifs américains, des media israéliens et du Parti ‘Kadima’ de condamner Obama aujourd’hui, vous fait vous demander s’il y a rien que le président des USA puisse faire pour les convaincre de rompre les rangs et se tenir avec Israël et avec la vaste majorité de leurs compagnons juifs. Mais c’est plus qu’une source d’étonnement. C’est un motif de frayeur. Parce que les actes d’Obama au cours des deux semaines passées montrent clairement à tous ceux qui veulent voir qu’à l’èpoque d’Obama, le silence est dangereux.


http://www.jpost.com/Opinion/Column...


caroline@carolineglick.com

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13 juin 2011 1 13 /06 /juin /2011 18:41

 

 

LUNDI 13 JUIN 2011

New York: une manifestation géante de soutien à Israël

philosemitismeblog.blogspot.com

Plus de 30.000 Américains ont participé au défilé et près d'un million se sont joints au plus grand événément Pro-Israël dans le monde qui s'est déroulé le 5 juin 2011 à New York.  New York a célébré - comme chaque année - le 63ème anniversaire d'Israël.

Israel tmd2
Israel gilad

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Israel balloon

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Geller israel6
Go, Israel, go!
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Israel parade kids
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Israel parade 2011
Israel jerusalem

Israel TDD
Israel us

Sources: divers blogs
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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 21:13
A la veille des élections de la Turquie ...

par Daniel Pipes


9 juin 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/06/elections-turquie


Version originale anglaise: On the Eve of Turkey's Elections ...
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Honteux.

Voici la légende de Associated Press pour la photo ci-dessus: «la Secrétaire d'État Hillary Rodham Clinton tape dans la main du ministre des Affaires étrangères de la Turquie, Ahmet Davutoglu, ceci au début de leur rencontre bilatérale à l'Hôtel Emirates Palace [Palais des Emirats]à Abu Dhabi, aux Émirats Arabes Unis, jeudi 9 juin 2011. "

Et voici mon commentaire: Clinton devrait avoir honte d'elle-même, en chahutant comme ça avec le représentant de l'Etat ennemi dont le gouvernement est tout juste à trois jours des élections. Cela envoie précisément un mauvais message d'approbation de la part du gouvernement des États-Unis.

Mise à jour du 9 juin 2011: Une lectrice, Rebecca Moulds, nous offre un limerick* pour l'occasion [*le limerick est un poème en strophes de 5 vers rimés, d'un comique burlesque]:

Il était une fois une femme du nom de Hillary
dont les actions étaient d'une terrible idiotie.
Elle lui a tapé dans la main dans un tope là,
Et ce n'était pas de la rigolade.
Elle nous a fait honte à tous, tout comme son Billary.

Mise à jour du 10 juin 2011: Une relation turque attire l'attention sur le fait que ma formulation ci-dessus, « le représentant d'un Etat hostile » ne produit pas le même effet en turc qu'en anglais. Alors, laissez-moi être clair: je vois le parti au pouvoir Adalet ve Kalkinma Partisi [Parti pour la justice et le développement](AKP) comme l'élément hostile. Mais étant donné que l'AKP a le soutien de près de moitié de la population, plus le petit et qui va en diminuant élément pro-américain du pays, je conclus que de nombreux Turcs sont en effet hostiles aux Etats-Unis qu'Hillary Clinton représente.

Thèmes connexes: Politique étrangère américaine, Turquie Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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