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12 juin 2011 7 12 /06 /juin /2011 16:52

 

Juppe1

Syrie : exemple flagrant de l’absurdité du Rapport d’Information parlementaire présidé par Elisabeth Guigou

 


 

Hélène Keller-Lind

dimanche 12 juin 2011
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -



Le « Président » syrien fait tirer tanks et hélicoptères sur les manifestants dans les rues de Syrie, faisant des dizaines de victimes. Il fait tirer sur les enterrements. On parle de villes littéralement « étouffées ».... Occident et ONU protestent mollement. Pourtant, en mai 2009, le Rapport parlementaire, d’une mission d’information présidée par Elisabeth Guigou, faisait état de nets progrès et d’un blocage dû surtout au « conflit israélo-palestinien... ». Un Rapport qui avait eu une influence très nette sur l’action gouvernementale et présidentielle. Comme en ont d’autres rapports tout aussi infondés...


Lire ce Rapport aujourd’hui à la lumière des tueries syriennes

Pour qui a lu attentivement le « RAPPORT D’INFORMATION DÉPOSÉ en application de l’article 145 du Règlemen PAR LA COMMISSION DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES en conclusion des travaux d’une mission d’information constituée le 20 mai 2009 (1), sur la place de la Syrie dans la communauté internationale, Présidente Mme Elisabeth GUIGOU, Rapporteur M. Renaud MUSELIER, Députés », enregistré à l’Assemblée Nationale sous le N° 2628, ou a entendu Elisabeth Guigou le présenter à la presse, les informations venues quotidiennement de Syrie depuis des semaines, ont un côté surréaliste... Comment ce pays où ont été « constatées » des avancées certaines, avec à sa tête un « Président » qu’il fallait encourager, envers qui il fallait poursuivre une politique française de « main tendue » montrant la voie au reste du monde, peut-il assassiner ainsi des centaines de manifestants.... « main tendue » qui, certes « n’était d’ailleurs pas inconditionnelle ... » mais, constataient les auteurs du Rapport, « des progrès – certes d’inégale importance – ont été enregistrés »


Payer pour être aimé

Et donc, lit-on, « la France a ainsi aujourd’hui des relations denses et diversifiées avec la Syrie. La cordialité retrouvée des relations politiques suscite beaucoup d’attentes du côté syrien en termes d’investissements et d’actions de coopération. Si les premiers dépendent surtout de décisions que les entreprises prennent en fonction de leur appréciation du marché syrien, les secondes sont subordonnées aux moyens que l’Etat décide de leur consacrer, même si des cofinancements privés, notamment en provenance des entreprises françaises implantées en Syrie, peuvent venir abonder ces moyens dans une certaine mesure.... » Et le Musée du Louvre d’aider les musées syriens, entre autres aides, certes limitées, mais aides quand même versées avec l’argent du contribuable : « Crédits de coopération culturelle, scientifique et technique : 2,8 millions d’euros »



Quant à l’Agence Française pour le Développement, elle verse également des sommes non négligeables à la République syrienne . Ainsi, « la visite du Premier Ministre français en février 2010 a permis de signer avec la Commission d’Etat au Plan un Mémorandum d’entente définissant un programme indicatif, non exhaustif, de 150 Millions d’Euros pour 2010 et 2011, sous forme de prêts à l’Etat. » Engagement revu à la hausse en janvier de cette année par le directeur de l’AFD : « M. Dov Zerah a souligné sa volonté d’aller plus loin que le premier objectif de 150 Millions d’euros, en mentionnant notamment la capacité de l’AFD à financer des projets d’infrastructures dans le domaine des transports ou de l’efficacité énergétique. » Par ailleurs, on apprend que « le Directeur général de l’AFD a également été reçu par Madame Asma el-Assad. » Qui avait reçu Elisabeth Guigou et lui avait fait si bonne impression en 2009. On lit en effet dans le Rapport parlementaire : « un projet, soutenu par l’ambassade des Etats-Unis et portant sur les questions du mariage et de la polygamie, a dû être arrêté sous la pression des imams qui contestaient la mise en avant de la notion d’égalité homme-femme.

Avant

après...


Seule une évolution des mentalités permettrait de réaliser des progrès importants dans ce domaine. Celle-ci devrait être favorisée par l’exemple que donne l’épouse du président de la République, Mme Asma el-Assad, avec laquelle la Présidente de la Mission a eu l’honneur de s’entretenir. Née en 1976 en Grande-Bretagne, où elle a été élevée, Mme el-Assad a un master en économie du King’s College et a travaillé dans la finance aux Etats-Unis avant d’épouser le président, en janvier 2001. Elégamment vêtue à l’occidentale, non voilée, elle a fondé une GO-NGO très active dans l’action sociale et suit très attentivement la politique culturelle du pays. Elle donne une image de modernité à la fois vis-à-vis de l’extérieur, mais aussi à l’attention de ses concitoyennes. Elle a notamment soutenu les associations féministes qui ont conduit la mobilisation contre le projet de réforme du statut personnel. Elle fait preuve d’une grande lucidité sur la situation de son pays, ainsi que sur la portée et les limites de ses actions. » Un bémol, certes, mais rien ne laissait imaginer ce qui se passe aujourd’hui...Et on se demande qu’elle est l’influence de cette femme élégante et moderne sur un Président assassin....


En mars de cette année, « une mission de l’AFD en appui au Ministère du Tourisme dans le domaine de la formation professionnelle a été organisée en Syrie du 16 au 24 mars. La mission était composée du chef de projet formation professionnelle à l’AFD, M. Hervé Dubreuil, de trois représentants de l’Ecole Hôtelière d’Avignon (EHA), et de M. Michel Isnel représentant la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.... » Bref, des fonds importants ont été ainsi galvaudés sans que quiconque ait de comptes à rendre...


La faute « à » trop peu de financements, Israël, GW Bush

Quant à la conclusion du Rapport parlementaire de 2009, elle est édifiante. Certes la Syrie pourrait mieux faire, y lit-on, mais elle a déjà fait beaucoup et devrait être encouragée à en faire plus grâce à une aide financière... « La Mission estime que la France doit continuer à soutenir les efforts de modernisation de l’économie, des infrastructures, de l’administration et des institutions culturelles et d’enseignement syriennes. Pour ce faire, les structures françaises qui en sont chargées doivent bénéficier de moyens financiers à la hauteur des engagements politiques pris à l’égard des autorités syriennes. »

 

 


 

http://mediarabe.info/spip.php?article1994. Dans ses propos, Assad affirme que « les images des enfants palestiniens massacrés à Gaza, à Deir Yassine et à Qana seront archivées pour rappeler aux générations futures les crimes israéliens ». C’est exactement ce que font ses opposants. Ils archivent les images des massacres de Hama, Homs, Deraa et Banias, et les clichés des enfants déchiquetés, pour montrer à leurs descendants la vraie nature du régime. 


De plus, la source de tout blocage reste, selon les auteurs, « l’absence d’avancée dans le règlement du conflit israélo-palestinien. » Si GW Bush est largement critiqué dans ce rapport on y lit en revanche que « l’administration Obama a commencé à rééquilibrer sa position sur ce dossier, une initiative européenne en faveur de ce règlement est indispensable et urgente ; elle est vivement souhaitée par les Palestiniens et pourrait aussi avoir un effet positif sur la Syrie. » Puis vient cette analyse :

«  aussi longtemps que le conflit israélo-palestinien n’aura pas trouvé une solution fondée sur le respect du droit des Israéliens et des Palestiniens à vivre dans un Etat national sûr et viable, c’est-à-dire aussi longtemps que les modérés n’auront pas démontré que la voie qu’ils ont choisie conduit à la paix, la Syrie ne renoncera pas à soutenir les « forces de la résistance ».

Car ce soutien lui assure une légitimité internationale et la sympathie de la rue arabe, une sympathie que l’absence d’avancées dans le processus de paix ne fait que stimuler. Si un Etat palestinien voyait enfin le jour, si un accord sur la restitution du Golan était trouvé – ce qui est parfaitement concevable –, la Syrie ne pourrait plus justifier ni le maintien de l’état d’urgence, ni son appui à des « forces de la résistance » devenues inutiles. Le fondement anti-israélien de son alliance avec l’Iran disparaîtrait, tandis que le Hezbollah, l’un des relais de son influence au Liban, n’aurait plus qu’à devenir une force politique parmi d’autres et pourrait s’éloigner de ceux dont son armement dépend aujourd’hui. » Plus naïf que ça....



On comprend dès lors que Nicolas Sarkozy ait conseillé à Israël lors du dernier dîner du CRIF de « restituer le Golan  » ou pourquoi la France soutient si activement l’idée de l’établissement d’un État palestinien dans l’urgence... allant jusqu’à voir, par la bouche de son ministre des Affaires étrangères une chance pour la paix dans la signature d’un accord entre le Fatah et le mouvement terroriste du Hamas...


D’autres rapports et postes bidon

On se souvient que les Rapports sur la situation en Tunisie avaient été tout aussi fallacieux, pour ne prendre qu’un exemple. Il en va de même pour les Rapports que n’a sans doute pas manqué de faire la représentante spéciale pour la paix au Proche-Orient étant donné les contacts qu’elle a multipliés avec les « autorités » palestiniennes et le fait qu’elle compte des amis parmi les « ministres » palestiniens. Là encore, la France est venue les bras chargés de cadeaux, sous la forme d’une zone industrielle à Bethehem dont l’ouverture semble avoir été repoussée. En janvier 2011 elle avait d’ores et déjà coûté au contribuable français 5 millions d’Euros pour une ouverture annoncée pour février

 

Étonnamment ni le nom ni la photo de la représentante qui en avait pourtant fait son projet phare ne figurent sur le site du parc, alors que l’on y voit Christian Estrosi, alors ministre, planter un arbre dans ce qui devait être un fleuron de la coopération franco-palestinienne ?option=com_content&view=frontpage&Itemid=20 On retrouve toutefois son nom dans les pages consacrées à cette zone industrielle par le consulat de France à Jérusalem. Il n’est pourtant plus mentionné lors de la dernière mention en date à propos d’une visite du consul en avril dernier dans ce qui semble loin d’être achevé

 

Cet effacement serait-il dû à l’état d’avancement assez piteux d’une zone annoncée à grand renfort de trompettes ou au fait que désormais la représentante a été choisie par l’UMP pour être candidate à la députation pour les Français de la zone Israël, Italie, Grèce, Chypre ou Turquie ? Ou les deux ? Elle vient d’ailleurs de lancer sa campagne à Netanyah, ville très française en Israël... On comprend dès lors que des embrassades médiatisées à Ramallah ne soient plus de mise...


Récemment cette représentante, censée être spécialiste de la région, montrait qu’elle ignore totalement les réalités de l’incitation à la haine et à la violence anti-israélienne de l’Autorité palestinienne lors d’une rencontre au CRIF qui en parle pourtant largement dans sa newsletter...

 

Elle a le goût de la bière, mais en boîte ou en bouteille, l'imbue d'Hoffenberg peut nuire gravement à la santé des peuples... 


Cette représentante candidate ne semble pourtant pas faire l’unanimité au sein du gouvernement à en croire le Canard Enchaîné que reprend JSS News Son ministre de tutelle, Alain Juppé, l’aurait récemment snobée...

 

Hoffenberg juppé

 


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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 19:35

 

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La “French connection”

 

Juppe1



Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


L’offre d’une conférence de paix à Paris de la France est une opportunité de sauver la face pour Abbas, en déclarant que sa stratégie à l’ONU a réussi, parce qu’il a obtenu les négociations qu’il insiste avoir toujours pour réel objectif.

         

Mahmoud Abbas a un penchant pour sauter sur les pattes en attendant que les autres le rattrapent. La première fois n’était pas totalement de sa faute.

Quand le président récemment vainqueur Barack Obama exigea qu’Israël gelât des implantations comme chemin vers la table de la paix, Abbas, qui n’avait jamais posé de pareilles conditions auparavant, ne pouvait accepter moins. Le problème est qu’Israël le rejeta et Obama l’abandonna bientôt, laissant Abbas en suspension.

Abbas sauta brièvement quand Benyamin Netanyahou annonça un gel de 10 mois, mais le chef palestinien, qui n’avait jamais eu de véritable appétit pour des négociations, traînassa pendant les neuf premiers mois puis exigea que Netanyahou étende le gel indéfiniment.

Non merci dit le Premier ministre israélien, qui n’avait pas non plus grand appétit.

Abbas trottina de nouveau sur sa patte implantation et même deux fois plus : cela lui coûta le soutien du gouvernement Obama.

D’abord, il commença par poursuivre une politique d’Appel à l’Assemblée Générale de l’ONU pour la reconnaissance d’un Etat palestinien et le statut de membre, confiant dans la possibilité de gagner les votes des deux tiers nécessaires. Puis il signa un pacte d’unité avec le Hamas, sachant qu’Israël ne négocierait pas avec un gouvernement incluant un groupe terroriste dédié à son annihilation.

Mahmoud le sauteur sur pattes fut bloqué quand le ministre des affaires étrangères français Alain Juppé arriva à Ramallah la semaine dernière, avec une échelle, sous la forme d’une invitation à une conférence de paix au Moyen Orient à Paris. Ce dernier alla ensuite à Jerusalem pour porter la même invitation à Netanyahou.

Ce fut une pause heureuse parce que la stratégie d’Abbas à l’ONU commençait à s’écrouler, aussi il accepta bien vite l’invitation.

Ce qui était supposé être un pétard mouillé à l’ONU se révélait faire long feu grâce à la garde suisse et au lobbying intensif personnel du président américain.

Joseph Deiss, le diplomate suisse qui préside actuellement l’Assemblée Générale, déclara que l’action de l’AG nécessite l’approbation du Conseil de Sécurité – avec un veto américain presque certain.

(Cependant, cela pourrait changer en septembre, quand Deiss sera remplacé par l’ambassadeur du Qatar à l’ONU, qui pourrait avoir une interprétation très différente, et le Conseil de Sécurité sera présidé par le délégué du Liban). Ma’an, l’Agence de Presse palestinienne, a rapporté que les assistants d’Abbas ont concédé que sa stratégie à l’ONU est en échec et que son meilleur espoir pourrait être une résolution non contraignante lui permettant de sauver la face, déclarant que les Palestiniens méritent un Etat en propre.

Les Français offrent à Abbas une chance de dire qu’il a obtenu les négociations qu’il exigeait. Mais Netanyahou ne veut apparemment pas coopérer, même si on ne lui demande plus de geler toute construction dans les implantations ou de faire la moindre concession, et l’invitation française parle non pas de l’habituelle solution à deux Etats mais de « deux Etats pour deux Peuples » - une adhésion implicite à l’exigence d’Israël de sa reconnaissance comme Etat juif.

Netanyahou a signalé son rejet lors de la réunion du cabinet dimanche, en citant l’accord d’unité Fatah-Hamas.

Pour toute sa rhétorique à Washington, que ce soit en conférence avec le président dans son Bureau Ovale, ou bien en galvanisant les loyalistes de l’AIPAC ou bien lors de son discours au Congrès, Netanyahou semble avoir l’intention de consolider sa réputation de « tout en paroles et pas d’actes » quand il s’agit de faire la paix.

Le soufflé diplomatique de la France a peu de chance de gonfler.

C’est une opportunité pour Abbas pour sauver la face en déclarant que sa stratégie à l’ONU a réussi parce qu’il a obtenu les négociations qu’il insiste avoir toujours pour réel objectif.

C’est Netanyahou qui a le plus à perdre. Il peut accepter l’invitation française et faire face à la critique de sa base prônant le rejet – un faible risque, parce qu’il est haut dans les sondages et n’a pas de réelle concurrence – ou bien il peut refuser et faire face à une aggravation de l’isolement international.

Le Likoud peut accepter cette explication – « Aucune négociation ne sera conduite avec un gouvernement palestinien dont la moitié est le Hamas, organisation terroriste qui cherche à détruire Israël » - mais cela peut être difficile à vendre ailleurs.

L’ambassadeur Dennis Ross, l’envoyé vétéran de la Maison Blanche au Moyen Orient aurait déclaré à des dirigeants juifs la semaine dernière que les Européens « ne croient pas dans le sérieux du Premier ministre d’Israël » pour faire la paix avec les Palestiniens.

Beaucoup interpréteront le rejet de Netanyahou comme une opportunité manquée supplémentaire. Cela pour consolider le soutien d’une stratégie rarement utilisée à l’ONU de passer outre le Conseil de Sécurité et de porter des pays hésitants – comme la Grande Bretagne et la France - dans le camp palestinien, laissant de nouveau les Etats-Unis isolés, soit un défi à leur influence internationale.

Si la mesure est portée devant l’Assemblée Générale pour un vote non contraignant, il est presque certain d’obtenir le soutien des deux tiers des 192 membres actuels, et probablement davantage.

Les Palestiniens et leurs partisans auront de nouvelles munitions dans leur campagne de délégitimation d’Israël et de progression de leur campagne boycott / désinvestissement / sanctions.

Elle pourrait aussi être une excuse pour les extrémistes pour justifier une violence accrue, et potentiellement une troisième intifada.

Sans la participation israélienne, la réunion de Paris se tiendra, mais comme prévu à l’origine – une conférence des donateurs pour engranger de l’argent pour l’Autorité Palestinienne – et Abbas reviendra sous l’aspect du pacificateur avec lequel Netanyahou a peur de négocier.

bloomfieldcolumn@gmail.com 

 

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 16:45

 

Mitt Romney, le mormon qui pourrait battre Barack Obama

Par Marie Simon

http://www.lexpress.fr

 

Si les élections américaines avaient lieu cette semaine, Mitt Romney serait le seul prétendant républicain capable de devancer le président sortant. Mais qui est-il?


"C'est au tour de Mitt Romney" de passer quatre ans à la Maison-Blanche. Stephen Colbert, animateur de talk show américain, est arrivé à cette conclusion par une déduction, sur un ton humoristique, en avril dernier. 

  

Depuis, l'ancien gouverneur du Massachusetts a annoncé ses intentions présidentielles. "Je suis Mitt Romney, je crois en l'Amérique et je suis candidat à la présidence des Etats-Unis", a-t-il déclaré solennellement début juin depuis une ferme du New Hampshire, dans le nord-est du pays. On peut difficilement être plus clair.  

Mais avant l'élection de novembre 2012, il lui faudra d'abord passer par les primaires du parti républicain, une bataille qui s'annonce difficile, tant aucun profil ne s'impose naturellement. En 2008, déjà candidat à l'investiture de sa famille politique, Mitt Romney avait jeté l'éponge. Pour 2012, toutefois, il pourrait jouer le rôle de poids lourd. Mais qui est-il et quels sont ses atouts et handicaps?  

Les premiers sondages. S'il affrontait actuellement Barack Obama dans les urnes, il gagnerait le scrutin. Un sondage réalisé pour le Washington Post et la chaîne ABC, publié mardi, est crédité de 49% des voix contre 46% au président sortant. Dans tous les autres duels hypothétiques, face à Tim Pawlenty, John Huntsman, Sarah Palin, Michele Bachman, l'une des héritières de cette dernière, ou n'importe quel autre prétendant (déclaré ou non), Obama l'emporte.  

DIAPORAMA(S)
Les prétendants à la candidature républicaine
Mitt Romney, le mormon qui pourrait battre Barack Obama

Cliquez sur la photo de Sarah Palin pour découvrir notre diaporama complet.

REUTERS/Shannon Stapleton

Sa campagne de 2008. Battu de peu par le sénateur John McCain pour l'investiture républicaine, Mitt Romney peut valoriser cette expérience. D'autant que le prétendant qui séduisait le vote chrétien comme lui, Mike Huckabee, ne se lance pas en 2012. Grâce à cette défaite, les électeurs le connaissent mieux que la majorité des candidats potentiels.  

2008 a aussi montré qu'il pouvait remporter des Etats dans le nord-ouest du pays, dont le Massachusetts dont il a été gouverneur, assez naturellement. Mais aussi des Etats de l'ouest comme le Nevada, le Wyoming ou le Colorado. 

Le facteur Palin. Seule Sarah Palin, également en course en 2008 en tant que numéro 2 de John McCain, rivalise avec lui en termes de notoriété, mais son statut d'égérie du Tea Party pourrait lui aliéner le vote indépendant et la candidature deMichele Bachman pourrait entrer en collision avec la sienne, suggèrent Politico et le Washington Post.  

En réalité, Sarah Palin pourrait même être "la meilleure chose qui puisse arriver" à Mitt Romney. Il l'a affirmé lui-même sur CNN, précisant son propos: "A l'heure actuelle, le pire ennemi d'un candidat potentiel, c'est la surexposition médiatique. Les gens se fatiguent de voir toujours le même visage, encore et encore."  

Mitt Romney, le mormon qui pourrait battre Barack Obama

Dans son livre, Mitt Romney n'est pas tendre avec Barack Obama. Le président rira-t-il autant si les arguments de son potentiel rival portent en 2012?

REUTERS/Jason Reed

Le bilan économique d'Obama. Si Mitt Romney tire son épingle du jeu républicain, c'est peut-être parce qu'il a axé ses premières interventions de candidat sur la création d'emploi. Car ce sondage révèle surtout le pessimisme persistant des Américains vis-à-vis de l'économie. En lançant son comité exploratoire, avant d'annoncer sa candidature, il a choisi d'insister sur "l'échec" de la politique économique de Barack Obama.  

Un refrain repris dans son livre de pré-campagne No Apology (Aucune excuse) qui révèle le potentiel de ce diplômé d'Harvard dont la vision économique est sans doute "la plus sophistiquée", au sein du camp républicain... mais aussi sa tendance à verser dans l'hyperbole dès qu'il faut dénigrer les dérives "socialistes" de l'administration Obama, regrette le Washington Post. 

Sa propre expertise économique. "Tous ceux qui entourent Barack Obama ne savent pas comment on crée un emploi dans le secteur privé. C'est là que j'ai passé toute ma vie professionnelle", assène le businessman qui aime rappeler qu'à l'âge de 27 ans, il a quitté son travail pour rejoindre des amis dans une petite entreprise" qui a grandi avec les années. Depuis, il a fait fortune avec sa société d'investissement, Bain Capital. Ses valeurs: "Liberté, opportunité, innovation, esprit pionnier".  

Un "rêve américain" doux à l'oreille en période électorale... si ce n'est que ses 25 ans de carrière dans le privé comportent aussi des éléments susceptibles de jouer en sa défaveur. Alors que le chômage angoisse l'Amérique, il a par exemple la réputation de ne pas faire de sentiment. En 1994, alors que Mitt Romney cherchait à éjecter Ted Kennedy de son siège de sénateur du Massachusetts, un employé renvoyé par Bain le qualifiait de "coupeur de gorges", rappelle Slate. "Le candidat Romney devra montrer un peu plus d'empathie."  

Mitt Romney, le mormon qui pourrait battre Barack Obama

En visite en Californie en janvier 2008, Mitt Romney avait reçu une cette planche personnalisée. Surfera-t-il mieux sur le succès électoral, quatre ans plus tard?

REUTERS/Danny Moloshok

Sa gestion du Massachusetts. Avoir occupé un poste de gouverneur est un sérieux avantage pour les aspirants candidats républicains. Mitt Romney ne rate pas une occasion de mettre en avant que, lors de son mandat de 2003 à 2007, il a éliminé le déficit de l'Etat de 3 milliards de dollars, sans augmenter les impôts. Le chômage a même reculé. Oui mais l'économie américaine n'avait pas encore été frappée par la crise financière, "et le reste du pays connaissait même des résultats meilleurs" que le Massachusetts, souligne encore Slate. Un atout faible dans la manche de Mitt Romney, donc. 

Le Romneycare. D'autant qu'un point crucial de son bilan de gouverneur pourrait révulser les plus conservateurs: sa réforme de la couverture maladie dans l'Etat du Massachusetts ressemble fort à celle initiée par Barack Obama au niveau fédéral. Horreur! S'il peut se targuer d'avoir devancé le président et gagner quelques points chez les indépendants, ce Romneycare révulse les partisans du Tea Party, allergiques à l'intervention du public dans le privé. "Mitt Romney parviendra-t-il à suffisament distinguer Romneycare et Obamacare?", s'interroge le Christian Science Monitor. 

Sa réputation de girouette."Flip-flopper". Les politiques américains craignent cette étiquette signifiant qu'ils changent d'avis bien trop souvent. Or, sur des questions commel'avortement ou la recherche sur les cellules souches, la position de Mitt Romney a beaucoup évolué au cours de sa carrière politique. Plus récemment, c'est son avis en matière de changement climatique, changeant lui aussi, qui inquiète les conservateurs, raconte le Washington Post

Mitt Romney, le mormon qui pourrait battre Barack Obama

Newsweek fait sa Une sur "l'instant mormon".

DR

"Les mormons décoiffent!"C'est Newsweek qui le dit... "Ils ont conquis Broadway, la radio, le Sénat et ils pourraient gagner la Maison-Blanche", écrit le magazine, s'interrogeant sur la recette du succès des fidèles de l'Eglise de Jésus-Christ des Saints des derniers jours. Mitt Romney n'est d'ailleurs pas le seul mormon en lice: Jon Huntsman, autre prétendant à la candidature républicaine, l'est aussi. 

Mais la popularité de quelques fidèles ne veut pas dire que la foi mormone soit acceptée par tous les Américains: seuls 35% d'entre eux sont "à l'aise" avecl'idée d'avoir un président mormon, selon un sondage Quinnipiac récent. Elle est considérée comme une hérésie par les chrétiens évangéliquesS'aliéner cet électorat pourrait être un handicap non négligeable. Le candidat Romney pose déjà quelques jalons et insiste sur le fait que sa foi n'interfèrera pas avec sa politique, par exemple sur la question du mariage homosexuel. 

Sa fortune. Cet homme est capable de lever 10 millions de dollars en une journée pour sa campagne... Et sa société d'investissement, Bain Capital, lui a permis d'amasser une fortune personnelle de quelques centaines de millions de dollars. Ce trésor de guerre lui avait permis de venir à la rescousse des Jeux olympiques d'hiver de Salt Lake City, qui risquaient la faillite. Après un échec aux sénatoriales de cet Etat en 1994, il a rebondi sur ce succès pour remporter le poste de gouverneur en 2002. Ce rôle de sauveur, il va sans doute se proposer de le jouer en 2012, cette fois à l'échelle nationale.  

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10 juin 2011 5 10 /06 /juin /2011 14:55

 

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Gouvernance ? Ou idéologie ?

Par Charles Krauthammer

Washington Post 10/06/2011

http://www.washingtonpost.com/opinions/stewardship-or-ideology/2011/06/09/AGjGvrNH_story.html

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Les Républicains ont emporté l’élection de la mi-mandat en novembre, en faisant un referendum hautement idéologique sur deux années d’hyperlibéralisme – de gouvernement arrogant, aux objectifs trop ambitieux, intrusif, croulant sous la dette et conduisant à des déficits de 1.5 milliards de $ chaque année.

Ce n’est pas compliqué. Gouverner à Gauche dans un pays de Centre/Droit où quatre citoyens sur cinq ne sont pas libéraux, c’est une recette pour la défaite. Ce qui suggérait une stratégie Républicaine évidente pour 2012 : reprendre celle de 2010. La maintenir sur un plan idéologique. Choisir un candidat à la présidentielle qui puisse au mieux la défendre.

Mais ces dernières semaines, le paysage a changé. Pour deux raisons : le NY-26 et les résultats économiques du mois de mai.

Le mois dernier, les Démocrates ont modifié la compétition pour le 26ème district du Congrès de New York en un referendum sur ‘Medicare’, et plus particulièrement sur le plan de Paul Ryan pour le réformer. Les Républicains ont perdu le siège, après l’avoir détenu depuis plus de quatre décennies.

Le problème était que leur candidat était médiocre, défensif, inculte et incompétent pour traiter du problème. Les Républicains ont une année pour soigner cela. S’ils peuvent former leurs candidats à être seulement moitié aussi fluide que Ryan dans la défense de leur plan ‘Medicare’, ils seront capables de neutraliser le problème.

Mais cela en soi et au-delà est une victoire tactique pour les Démocrates. Les Républicains ne sont pas sur la défensive. Le cynisme Démocrate a marché. En décidant de ne rien faire au sujet de la dette et des titres, et au lieu de cela de ne faire qu’accuser les Républicains de ‘jeter Mamie par-dessus bord’, ils se sont offerts une délivrance.

Et plus qu’une simple délivrance. Cela confère au président Obama la parfaite opportunité de se repositionner au Centre. Après sa défaite complète à la mi-mandat, il a entamé le mouvement (ostensiblement) : nommer des modérés comme William Dalley à de hautes positions à la Maison Blanche ; faire du bruit en faveur des affaires, l’anti-régulation ; même offrir le mois dernier une détente symbolique de sa ligne dure contre le forage pétrolier.

Ostentatoire mais pas vraiment convaincant. Maintenant cependant, le ton d’Obama est plus puissant : Gauchiste ? Au contraire, je monte au Centre comme un colosse, protégeant ‘Medicare’ contre l’ingénierie sociale de l’aile Droite Républicaine.

Ce n’est pas que l’on ne puisse défendre le dossier idéologique contre Obama. ‘Obamacare’, avec son autorité individuelle demeure impopulaire. La dépense de près de trois milliards de dollars demeure un grave problème. Même l’échec de la tentative ‘capital et échange’ – le contrôle du gouvernement sur la fixation des prix de l’énergie – montre la détermination d’Obama de transformer fondamentalement l’Amérique. Et il est sûr de tenter de nouveau d’achever son projet social-démocrate de style européen si vous lui accordez 4 ans de plus.

‘Medicare’ a cependant émoussé ce bord d’attaque idéologique. Pourtant, au moment où les Démocrates se réjouissaient des fruits de leur cynisme, les derniers résultats économiques sont arrivés. Ils étaient épouvantables. Le déclin du prix des logements étaient au plus mal depuis les années 1930. Le chômage monte de nouveau. Le sous-emploi est élevé de façon désastreuse. Et comme pour le chômage chronique, le temps moyen pour retrouver un nouvel emploi est maintenant de 40 semaines, le plus élevé jamais enregistré.

Ces résultats détériorent gravement la narration d’Obama sur le fait que nous serions sur la voie de la guérison, juste un peu lente et cahoteuse.

Soudain, le thème de l’élection a changé. La ligne des Républicains en 2010 était : c’est un Gauchiste. Maintenant c’est : il est en faillite. La question se déplace de l’idéologie vers la gouvernance.

Comme en 1992, c’est l’économie, tout le reste étant loin derrière. Les résultats économiques expliquent pourquoi le taux d’approbation du travail d’Obama a chuté, alors que le sursaut dû à ben Laden a disparu aussi vite et pourquoi Mitt Romney fait la course au même niveau que le président.

Romney est le candidat le moins en mesure de porter l’attaque idéologique contre Obama – la première démonstration de l’hyperlibéralisme d’Obama est ‘Obamacare’, et Romney ne peut se différencier du même plan qu’il a donné dans le Massachusetts. Mais quand on en vient à la solidité sur le plan économique, à la compétence en affaires et à une forte expérience de la gouvernance, Romney est le candidat de premier choix indiscutable.

La nature changeante de la campagne est aussi un stimulant pour Tim Pawlenty, le gouverneur qui a réussi deux mandats dans un Etat très libéral, et peut-être pour un autre ex-gouverneur, Jon Huntsman, selon la façon de il décide de concourir.

Cependant, en dépit des conditions modifiées, je continue de préférer voir le compétiteur Républicain faire un choix décisif en 2012 entre deux visions distinctes de gouvernement. Nous sommes au milieu du gué dans un débat survenant une fois par génération, sur la nature de l’Etat protecteur (le droit [à la couverture sociale] opposé au réseau de sécurité) et en fait, du contrat social entre le citoyen et l’Etat (c.à.d. si le Congrès peut imposer mandat – vous obliger – à acheter tout ce qu’il veut).

Achevons ce débat. Commençons par l’épouvantable gouvernance d’Obama, ancrée dans son idéologie sociale-démocrate hors de portée, et nous vaincrons. Cela créera le plus puissant mandat pour une gouvernance conservatrice depuis l’ère Reagan.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:54

Le monde compterait une quantité de 20.500 têtes nucléaires

 

Zone militaire


En avril 2009, alors qu’il était à Prague, le président américain Barack Obama avait déclaré vouloir un monde sans armes nucléaires. Il n’est d’ailleurs pas le seul puisque plusieurs personnalités (dont Jacques Attali, Michel Rocard, Javier Solana, etc…) partagent cette ambition, notamment au sein du mouvement « Global Zero ».

En attendant, cet objectif est encore loin d’être atteint (et le sera-t-il un jour?). En effet, selon l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm (Sipri), il y aurait actuellement dans le monde près de 20.500 têtes nucléaires, détenues par 8 pays, qui sont les Etats-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne, la Chine, l’Inde, le Pakistan et Israël et dont « plus de 5.000 sont déployées et prêtes à l’emploi, dont près de 2.000 sont maintenues dans un état de haute alerte opérationnelle ».

Le Sipri souligne que l’Inde et le Pakistan « augmentent leurs capacités à produire de la matière fissile à usage militaire ». Et l’Institut de faire remarquer que « c’est le seul endroit dans le monde où il y ait une véritable course à l’armement nucléaire ». L’inquiètude est de mise avec Islamabad, en raison de l’action « d’acteurs non-étatiques ».

Par ailleurs, l’on pourrait ajouter la Corée du Nord, qui a déjà réalisé deux essais nucléaires en 2006 et en 2009, et l’Iran, dont les expériences en la matière sont fortement soupçonnées d’avoir une finalité militaire.

Quant aux 5 autres pays détenteurs d’une force de frappe, le Sipri estime que, bien que signataires du Traité de non prolifération (TNP), ils « déploient de nouveaux systèmes d’armes nucléaires » ou « ont annoncé leur intention de le faire ».

« Les Etats nucléaires modernisent et investissent dans leur armement nucléaire existant. Il semble donc peu probable qu’il y ait un véritable désarmement nucléaire dans un avenir prévisible » note le rapport du Sipri.

Parmi les puissances nucléaires reconnues, et toujours selon le Sipri, la Russie et les Etats-Unis totalisent 19.500 têtes nucléaires sur les 20.500 estimées. Bien que les deux pays ont ratifié le nouvel accord START, entré en vigueur à partir de février 2011, il ne devrait pas y avoir d’impact majeur sur le nombre d’armes nucléaires déployées par l’un et l’autre, étant donné que le texte en prévoit un maximum de 1.550 contre 2.200 auparavant.

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9 juin 2011 4 09 /06 /juin /2011 23:39



 

 

 

Ma PhotoIsraël, censuré à l'Assemblée nationale

Par Claude Goasguen

 

Lire >Communiqué. la France a t'-elle déclaré la guerre à Israël ?

Je suis effarée en apprenant qu'une question au gouvernement, déposée par un de mes collègues UMP, à propos d'un bateau français qui voulait fercer le blocus de Gaza, ait été refusée par les services du Premier Ministre.

Ainsi on ne pourrait pas évoquer des choses graves pour ne pas gêner la diplomatie française. Pourtant, le bateau est financé en partie par le conseil régional PACA et par le CE de la SNCF.

Cette pratique de vouloir taire les choses, en pensant qu'ainsi elles n'existent pas est affligeante et très regrettable pour la crédibilité du parlement comme du gouvernement.

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7 juin 2011 2 07 /06 /juin /2011 16:16

www.israel7.com/

 

La tentative franco-palestinienne de contourner l’axe israélo-américain a échoué. La Secrétaire d’Etat US Hillary Clinton a déclaré lundi « que les pourparlers entre Israéliens et Palestiniens devaient être directs et non dans un cadre plus large, et pour l’instant ni les uns ni les autres n’étant prêts au dialogue, il n’est pas opportun de les réunir ». Elle a fait cette déclaration en présence du ministre français des Affaires étrangères, Alain Juppé, à l’issue d’une rencontre entre les deux. Juppé a déclaré quant à lui « qu’il avait été agréablement surpris par le fait que les Palestiniens avait dit ‘oui’ à la proposition française et que les Israéliens n’avaient pas dit ‘non’ ! »
A Jérusalem, on s’est félicité de l’attitude américaine, « qui montre aussi que le message de Netanyahou a passé ». Le Cabinet du Premier ministre a rappelé « le refus de contacts avec une Autorité Palestinienne alliée au Hamas » et les lignes rouges énoncées par le Premier ministre à Washington. En début de semaine, l’émissaire spécial de Binyamin Netnyahou, Itshak Molkho s’est rendu à Washington, ainsi que les délégués terroristes Saeb Arekat et Nabil Abou Rodeyneh. Ils se sont entretenus séparément avec la Secrétaire d’Etat US. Selon les éléments obtenus par les Israéliens, il semblerait que les Etats-Unis réussissent à convaincre d’autres pays de voter contre la déclaration unilatérale d’un Etat palestinien à l’ONU au mois de septembre.
Les Etats-Unis considèrent que la gestion du conflit israélo-palestinien est de leur ressort exclusif, pour des intérêts qui leur sont propres. Israël suit cette ligne car l’Europe occidentale et la France en particulier sont considérés à la fois par Washington et par Jérusalem comme des intervenants trop partiaux envers la cause palestinienne pour des raisons à la fois mercantiles, électoralistes, ou liées à une longue tradition antisémite pour ce qui est du Quai d’Orsay plus particulièrement.

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6 juin 2011 1 06 /06 /juin /2011 09:38

 

 

 

c.salomon

« Selon que vous serez puissants » et … cyniques

Par Claude Salomon LAGRANGE

pour © 2011 www.aschkel.info et europe-israel.org

 

 

Nous vivons une époque où le cynisme, chez les tout-puissants se prenant pour les seigneurs de ce monde, est devenu la valeur étalon qui régit leurs rapports avec les petits États « amis », plus qu’avec les ennemis de leurs supposés « amis ».

 C’est ainsi que les Etats-Unis, l’Europe  et la France tout particulièrement, enjoignent à Israël de retourner aux « frontières  de 1967 » et de sacrifier sa capitale, Jérusalem, pour la céder en offrande à l’Oumma.

(Soit dit en passant, voilà des pressions qui doivent combler de plaisir les âmes masochistes de JCall, elles qui les appelaient de leurs vœux en endossant la subjectivité de leurs ennemis).

 

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Retour sur la « Guerre de juin 1967 » : Une coalition de pays arabes décide, une nouvelle fois après la « Guerre d’indépendance d’Israël de 1948 », de raser « l'entité sioniste » de la surface de la terre et de « jeter les Juifs à la mer ». Ils échouent dans leur funeste entreprise en perdant cette guerre, et avec, des territoires occupés par eux depuis 1948  (Sinaï et  Gaza pour l’Égypte, Judée et Samarie pour la Jordanie , Golan pour la Syrie). Il y eut encore la « Guerre de Kippour » en 1973, qui fut une réitération des deux précédentes guerres, et d’autres conflits sous d’autres formes.

 

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Et pourtant, avant 1967 il n’y avait pas de territoires prétendument « occupés » … mais déjà une pulsion à éradiquer Israël !

Nous devons avoir à l’esprit que l’histoire des conflits internationaux est parsemée d’exemples où les agresseurs perdent la jouissance des territoires ayant servi de bases pour l’agression. C’est ce que dit et reconnaît le Droit international .

De surcroît,  les « frontières dites de 1967 » invoquées n’ont aucun fondement juridique international , elles ne sont qu’un artifice de la propagande des États arabes, repris par des chancelleries qui leur sont dévouées.

En fait, les nations font à Israël le procès de sa survivance à toutes les tentatives de l’éradiquer.

L’exception d’Israël

Notons que pour les puissances dites « grandes », comme les Etats-Unis d’Amérique, la Russie, la Chine, la France, de même que pour tous les pays de moindre puissance, les principes de la souveraineté et de l’intégrité territoriale des États sont des principes intangibles, comme la protection de leur population contre les agressions armées. Leur politique  de défense contribue à la lutte contre les menaces susceptibles de mettre en cause leur sécurité nationale.

Quoi de plus normal, c’est ce que dit et reconnaît le Droit international.

Un exemple : Chaque année, chaque Président américain, et dernièrement Barak Hussein Obama lors de son Discours sur l’Union, vient rendre compte du fait qu’il a su défendre chaque centimètre carré des 9.629.048 kilomètres carrés de la superficie des Etats-Unis. Là aussi, quoi de plus normal.

Mais dans la mesure où le Droit international est l’émanation des puissants, il les légitime même à défendre leurs intérêts à des milliers de kilomètres de leur métropole, sans risquer d’être accusés d’« usage disproportionné de la force » (Irak, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Libye , etc.).

Mais il existe une seule exception à la norme que reconnaît le Droit international   : Israël, rendu coupable d’un « usage disproportionné » de son désir à exister dans des frontières défendables !

Et comble du cynisme, ce sont ces puissants qui usent et abusent de leur force pour leurs intérêts souvent mercantiles qui prétendent faire pression pour exiger qu’Israël s’inflige sa propre défaite.

Une évidence : Israël qui est un « État confetti » de 21.946 km² (Judée et Samarie comprises et convoitées par les arabo-musulmans), fait l’objet de la boulimie expansionniste et annexionniste des 22 pays dits arabes qui se sont constitués au fil du cimeterre et qui possèdent plus de 800 fois la surface d’Israël ! Mais les illusionnistes de la propagande anti-israélienne qui dénoncent le « grand Israël » avec ses 21.946 km² !, ont réussi à faire passer en fraude la véritable « grande Arabie » de 15.434.156 km² !

Cherchez le « grand Israël » sur cette carte !

 

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Barak Hussein Obama qui préside les Etats-Unis qui représentent plus de 480 fois la superficie d’Israël !, ou Nicolas Sarkozy Président d’un pays 30 fois plus étendu qu’Israël avec ses DOM/TOM et autres territoires !, exigent, sans vergogne, par un retour aux « frontières de 1967 »,qu’Israël s’auto-mutile du quart de son minuscule territoire national au nom de cette diabolique formule quand on est pas les payeurs :  « la terre contre paix » ! A l’évidence, leur extraordinaire étendue territoriale laisse penser qu’ils ne se sont pas appliqués ce conseil …

Serait-ce plus indécent d’exiger de l’Égypte (1.001.450 km² de superficie, soit plus de 45 fois celle d’Israël !) de concéder quelques arpents de territoire du (Sinaï étendu sur 61.000 km²) pour assurer une continuité territoriale à un État palestinien qui se créerait à Gaza , qui est une province naturelle égyptienne ?

Serait-ce encore plus indécent d’exiger de la Jordanie (97.740 km² de superficie, soit plus de quatre fois celle d’Israël !) qui est l’État naturel des arabes dits « palestiniens » et que les falsificateurs de l'histoire sont parvenus à occulter !

Voire encore de la Syrie   (185.180 km²), pour faire une place à leurs « frères » arabes palestiniens, alors que ces pays sont les parrains, à partir de 1967, d’une population baptisée « palestinienne », dans l’unique but de l’instrumentaliser contre Israël ?

Ces pays qui sont aujourd’hui trop occupés à réprimer leurs propres populations en révolte contre la tyrannie de leurs propres régimes politiques, abandonnent cette « population mercenairisée » depuis plus de soixante années à son triste sort, alors qu’ils lui doivent bien quelques dédommagements pour « services rendus » !

En vérité, Israël est le seul État – le SEUL ! – à être dénié dans sa souveraineté, dans son Droit à avoir une capitale intégrale comme toutes les nations du monde ; à être menacé dans son intégrité territoriale et à être, de surcroît, contesté par les puissants de ce monde de concert avec ses ennemis islamo-arabes, dans son droit à protéger sa population contre des menaces armées permanentes et absolues qui s’annoncent à ses confins.

Israël est remis en cause dans son existence physique, comme aucun – AUCUN ! – autre pays.

Tout le monde le sait, et tout le monde trouve ça « normal » !

Israël est, de fait, interdit de terroir, est traité de « voleur de terre », « d’usurpateur », de « peuple importé » ou de « colonie » (sans métropole !), alors qu’en réalité Israël est menacé de colonisation de sa terre par le panislamisme raciste qui vit dans une affirmation délirante d’un refus d’une quelconque forme d’existence juive (en attendant d’éliminer les autres !) dans la région qui est sous son joug (cf.La dernière déclaration du chef de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, au cours de la réunion de la Ligue arabe, déclarant vouloir une Palestine « purifiée » de la présence juive !).

 

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Et ce, parce que toute existence autonome dans l’espace de ce que les arabo musulmans ont décrété comme  Dar al-Islam est vécue comme un crime de lèse-islamité. Parce toute existence autonome vient contrarier la prétention suprématiste arabo-musulmane qui ne conçoit la présence de minorités – juives, chrétiennes ou autres -, dans le meilleur des cas, que si elles sont soumises à l’islam.

Là se trouve le véritable problème qui est de nature religieuse et mythique et n’a rien à voir avec un prétendu litige immobilier ou frontalier !  Qu’Israël demeurerait insoumis et souverain sur « un seul pied » sur sa Terre, que cela leur serait toujours insupportable.

Tout le monde le sait, et tout le monde trouve ça « normal » !

Le cynisme en guise de morale

Ainsi, le cynisme et l’injustice, c’est quand, non satisfaites de chercher à amputer Israël de sa souveraineté territoriale, des puissances suzeraines comme les Etats-Unis, la France , l’Europe, stipulent qu’« un État palestinien devra disposer d’une continuité territoriale » (en oubliant de préciser qu’elle ne peut se faire qu’au détriment de celle d’Israël !), avant même qu’un accord de paix ne soit signé, avant même que soient abordés et solutionnés les nombreux autres problèmes.

Le cynisme et l’immoralité, c’est quand des leaders de grandes nations, comme Barak Hussein Obama et N. Sarkozy, qui se prétendent « amis » d’Israël, participent si déloyalement à une entreprise de délégitimation de ce pays dans ses possessions et ses attributs, en provoquant les conditions de son extrême vulnérabilité au nom … d’une improbable « amitié indéfectible ». Se comportant ainsi, seraient-ils des éradicationnistes d’Israël par procuration, ou inconsciemment ?

Le cynisme et l’hypocrisie, c’est d’invoquer une « amitié » avec Israël, alors que leurs fausses bonnes intentions conduiront inexorablement à une « paix » qui se transformera en son contraire pour Israël !

Le cynisme et l’aveuglement, ce sont les préconisations politiques de Barak Hussein Obama, imité en cela par N. Sarkozy, qui ne se montrent que pour commettre une  telle injustice, alors que ces réponses tronquées sont plus injustes que les problèmes qu’ils prétendent régler sur le dos d’Israël.

Le cynisme et l’arrogance, c’est quand les « grands » de ce monde exercent une toute-puissance de coercition sur plus petit pays que soi et de faire la démonstration de leur suprématie sur le dos du droit d’Israël à exister souverainement au sein d’un État aux frontières défendables, à défaut d’être reconnues.

En vérité, ces leaders étatiques se comportent comme des suzerains et des inquisiteurs tout-puissants à l’encontre de l’État d’Israël qui est traité comme un vulgaire État vassal, comme jadis le furent les Juifs aliénés au sein des nations, taillables à merci. Or, jamais la puissance n’a raison quand elle est disproportionnée et injuste.

 

Mais ce qui est juste importe-t-il aux puissants ?

 

De fait, c’est bien à une forme de lâcheté morale que nous assistons ! La liste des prétendus « amis » d’Israël qui ne sont, dans les faits, que des cyniques et des traîtres en amitié, s’allonge.

Mais l'honnête amitié importe-t-elle aux tout-puissants ?

 

Nous vivons dans une époque où la politique  est conduite par des hommes d’État qui ne peuvent se passer d'être cyniques et injustes, en imitant la grandeur qui n’est pas celle de la conscience morale, ni celle du prestige de leur pays, les valeurs de la Démocratie et de l’Humanisme dont ils allèguent se réclamer.

Mais la morale et la justice, importent-elles aux puissants, autrement que de servir de parure aux accointances et aux commodités égoïstes et cyniques de leurs propres intérêts ?

En exigeant qu’Israël se fasse « seppuku » en se soumettant à des frontières indéfendables, Barak Hussein Obama est indigne du peuple américain qui, depuis l’origine des EU, aime Israël (comme on a pu le constater à Washington, dans les deux Chambres, lors de la visite de B. Netanyahou), est solidaire avec lui et partage les mêmes valeurs de respect de la vie humaine, des valeurs de la démocratie et de liberté. On aimerait pouvoir en dire autant de l’Europe avec ses « penchants naturels » d’hostilité à Israël et aux Juifs …

Ainsi, l’hyper haine déferlante contre les Juifs qui est endossée hypocritement par ces leaders des « grandes puissances » exerce toujours sa fonction de dosimètre dans un monde désorienté, en déficit de conscience morale.

Et plus les États mentent et sont injustes, et plus la barbarie se généralise.

Rappeler infatigablement la vérité

Même si l’on peut douter qu’il soit possible de raisonner les « grandes nations », et moins encore tous les pourfendeurs d’Israël, il faut néanmoins continuer, infatigablement, à rappeler la vérité pour ne pas se faire complice par notre silence des menteurs et des imposteurs, en rappelant que :

* Les Juifs ont été les premiers palestiniens !

* JAMAIS le fait palestinien n’a historiquement existé et qu’il n’a été, au mieux, qu’une province d’empire !

* JAMAIS il n’y a eu de personnalité palestinienne, ni de fait culturel palestinien, ni d’entité palestinienne définie, ou aspirant à se préciser comme nation avant d’être construite pour les besoins du panarabisme, mué aujourd’hui en panislamisme, avant 1967 !

* JAMAIS il n’y a eu d’unité, de pays ou d’État et encore moins de souveraineté palestinienne qui auraient pu être lésés par le fait que les Juifs vivent sur leur Terre !

* Jusqu’à la guerre des « Six-jours », en 1967, le mot « Palestinien » ne désignait que les Juifs vivant « entre le fleuve et la mer » et que c’est la propagande arabe qui a réussi cette substitution Orwellienne pour désigner par « palestiniens » des arabes venus de partout comme de nulle part !

* Il fallut attendre les années soixante pour que les pays arabes se rendant compte qu’ils ne pouvaient pas « jeter les Juifs à la mer » par des guerres conventionnelles, « fabriquent »l’OLP en mai 1964, aux seules fins d’instrumentalisation contre Israël. Et aujourd’hui toujours, les États arabo musulman réclament la créationd ’un État palestinien, de surcroît contrôlé par le Hamas , soutenu par l’Iran et le Hezbollah, est pour eux la seule possibilité d’espérer éradiquer Israël de l’intérieur !

* La population dite « palestinienne » a été parquée par les « frères » arabes dans des camps, entretenue et subventionnée et nourrie à la haine des Juifs jusqu’à ce jour !

* Il existe déjà un État palestinien en Jordanie  (où 80 % des Jordaniens sont des arabes palestiniens), et qu’il a été construit sur 65 % de la terre juive accordée par la Déclaration Balfour et attribuée à la conférence de San Remo en 1920 !

* Israël est historiquement, authentiquement et politiquement fondé à revendiquer la souveraineté sur SA terre !

* Israël représente la concrétisation sur sa terre qui est son lieu originel de surgissement, de la libération des Juifs !

* Jérusalem n’a jamais été la capitale d’un quelconque pays, arabe ou autres. Au plus, elle fut un temps le « royaume de Jérusalem » qui n’a été qu’un « DOM-TOM français », conquis par Godefroy de Bouillon lors des premières croisades en 1099. Cette  colonisation avortée a abouti au titre de consolation de « protectrice des lieux saints » accordé par Soleiman à François 1er, en échange de sa « coopération » avec l’empire ottoman pour lui permettre de s’emparer de l’Europe de Charles Quint, en 1536. Ceci par le justement nommé traité dit « des capitulations ». Il est vrai que le Quai d’Orsay n’a jamais pu se résoudre à « mettre une croix » sur ce lot de consolation.

* Israël est la seule nation démocratique dans un Moyen-Orient obscurantiste, voire l’une des plus développées parmi les grandes nations civilisées !

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5 juin 2011 7 05 /06 /juin /2011 11:22

 

 

Au sujet de la conférence de paix proposée par la France..........un piège ! 

Par Victor Perez

 

 

La France se dit prête, «sur la base d'un appel du Quartette pour le Proche-Orient (UE, Onu, Etats-Unis et Russie), à organiser à Paris avant la fin du mois de juillet une conférence qui ne se bornerait pas simplement à réunir les donateurs mais qui pourrait être une conférence politique plus large engageant ce processus de négociation ».

 

Il est donc ici intéressant d’analyser les intérêts des uns et des autres au regard de cette conférence.

 

Pour le Président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, « L'initiative française est fondée sur les éléments formulés par le président Obama dans son discours [du 19 mai 2011]: la création d'un Etat palestinien dans les frontières de 1967 […] et l'engagement à s'abstenir d'actions unilatérales ».

 

Plus précisément, une abstention de toutes constructions dans les implantations. En fait, les mêmes conditions préalables qui ont vu les négociations s’interrompre par le refus israélien d’y souscrire par avance. En conséquence, que les Israéliens participent ou non à cette conférence, l’AP aura démontré, par sa venue, sa ‘’volonté’’ de paix et pourra s’adresser à l’ONU comme une autorité ayant tout tenté pour celle-ci.

 

Ce qui s’appelle être gagnant sur toute la ligne.

 

Du côté israélien :

 

- son refus d’y participer pour cause de conditions préalables sera préjudiciable à son image.

 

- sa participation entérinera ces conditions qui lui seront dommageables à sa survie et à ses intérêts.

 

- son concours avec ses propres exigences désignera ce pays comme intransigeant à toutes concessions pour la paix.

 

En un mot, quelque soit sa décision, Israël jouera perdant sur tous les tableaux.

 

Du côté français, le refus de l’organisation d’une telle conférence verra le pouvoir politique poursuivre l’interrogation quant à l’utilité de son appui à la reconnaissance d’un état de « Palestine » en septembre prochain à l’Onu.

 

En revanche, l’échec prévisible d’une telle conférence de paix, pour ‘’causes évidemment israéliennes’’ comme expliqué ci-haut, augmentera les probabilités de voir la France exposer que seule une solution onusienne départagera les belligérants. Une position qui pourra de surcroît voir d’autres pays occidentaux, doutant encore à ce sujet, la suivre sur ce terrain.

 

Au final, on ne peut douter que cette conférence n’est rien d’autre qu’un piège pour les Israéliens. Il est donc évident que le gouvernement de Benjamin Netanyahou n’y trouvera nul gain à s’y rendre.

 

Sur un autre plan, c’est à ces petits gestes que chacun peut jauger de ‘’l’amitié’’ française envers Israël. On a hâte de connaître, à ce sujet, la réaction de la candidate UMP à la députation Valérie Hoffenberg sollicitant le suffrage des électeurs français vivant en Israël.

 

Gageons fortement qu’un silence embarrassé sera sa réponse.

 

Victor PEREZ ©

 

Lire également Nicolas Sarkozy ex-ami d’Israël , Les faux amis d’Israël , Juppé et la politique arabe de la France - Une véritable menace !

 

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4 juin 2011 6 04 /06 /juin /2011 23:08

Abbas accepte l'invitation de Juppé, il accepte surtout aussi parce qu'à la clé il y a les millions de la conférence des donateurs.

 

A lire également

 >La France et sa vision de la Paix par Victor Perez

>Juppé et les frères musulmans par alain rubin

>Nicolas Sarkozy ex-ami d’Israël par Victor Perez


 

Juppé et la politique arabe de la France - Une véritable menace ! 

 

Abbas accepte la conférence proposée par Juppé à Paris

Adapté par David Goldstein

http://haabir-haisraeli.over-blog.com/ext/http://news.nana10.co.il/Article/?ArticleID=805740 

 

Le responsable de l'Autorité Palestinienne a déclaré que leur préférence se porte vers des négociations. "Si les discussions échouent nous nous tournerons vers l'ONU en septembre et réclamerons la reconnaissance internationale d'un état palestinien", il a ajoute que la balle est entre les mains de Netanyahu.

 

Le responsable de l'Autorité Palestinienne, Abou Mazen, a annoncé ce Shabbat qu'il acceptait l'invitation de la France de renouveler les négociations avec Israël, rapporte l'agence de presse palestinienne "Maan". D'après cette agence, Abou Mazen aurait déclaré lors d'une conférence de presse avec Reuters, que la proposition de la France, qui a été apportée par le Ministre de Affaires Etrangères Alain Juppé, d'organiser une conférence de paix a Paris en juillet est une opportunité de renouveler les négociations.

 

"Notre préférence va vers des négociations", a déclaré Abou Mazen avant de déclarer que la proposition de la France rejoint la vision du Président des Etats Unis, Barak Obama, telle qu'elle a été présentée lors de son discours a l"AIPAC il y a deux semaines. "La proposition d'Obama de créer un état palestinien sur la base des frontières de 1967 nous parait acceptable, et nous attendons le décision de Netanyahu", a déclaré le chef de l'AP.

 

Abou Mazen a ajouté que dans la mesure où les négociations échouaient, les palestiniens se tourneraient vers l'ONU afin d'obtenir la reconnaissance internationale d'un état palestinien. "Nous ne pouvons pas nous engager sur des résultats mais nous ferons tout ce qui est en notre pouvoir.  Toutefois,  si  les nations s'opposent à la reconnaissance  de l'ONU, nous examinerons  comment  nous agirons  »,a déclaré  Abou  - Mazen.

 

 

 

Le cycle des discussions entre l'AP et Israël a été interrompu en septembre dernier après qu'Israël ait refuse de continuer le gel des constructions dans les implantations de Judée et de Samarie.

 

Jeudi dernier le Ministre de Affaires Etrangères a déclaré qu'il n'était pas possible de continuer le statu quo actuel des négociations entre les deux parties, et que la France est prête a planifier une conférence de paix élargie. Cette déclaration de Juppé intervient après sa rencontre avec le Premier Ministre palestinien, Salam Fayad a Ramallah. "Nous sommes prêts a organiser une conférence de paix a Paris sur la base des exigences du Quartet qui serait élargie et qui dans son cadre permettrait de renouveler les négociations", a déclaré le Ministre des Affaires Etrangères. Pour l'heure Israël n'a pas encore réagit a la proposition.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

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