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3 juin 2011 5 03 /06 /juin /2011 12:02

 

La France et sa vision de la Paix

par Victor Perez

 

Le ministre des Affaires étrangères français, Alain Juppé, est en tournée diplomatique en Israël et dans les territoires. Selon son analyse, « Le statu quo qui règne au Moyen-Orient entre Israël et les Palestiniens n'est plus tolérable ». « Nous sommes convaincus que si rien ne se passe entre aujourd'hui et septembre, la situation sera intenable pour tout le monde devant les Nations Unies » a-t-il ajouté.

 

Sachant d’avance que l’administration us s’opposera au Conseil de Sécurité à toute résolution reconnaissant une « Palestine dans les frontières de 1967 », on se doute du malaise français devant choisir, lors de l’Assemblée générale qui suivra, entre le vote pour, le vote contre ou l’abstention ! Un choix cornélien que la France préfère éviter en organisant et tirant profit politique d’une conférence internationale sur la Paix.

 

Une conférence ayant comme menu, évidemment, des discussions qui « devraient pendre en compte le côté sécuritaire et définir le tracé des deux Etats sur la base des frontières existantes avant 1967 ». Quant aux « négociations sur le statut de Jérusalem et sur le droit au retour des réfugiés palestiniens (elles) allaient être mises de côté durant un an » !

 

Si l’on peut douter fortement que l’état d’Israël participera à une conférence déclarant d’avance ce que doivent être peu ou prou les frontières, on ne doute plus de sa non participation à une conférence qui remet à plus tard le règlement sur Jérusalem et un « droit au retour » d’individus revanchards, haineux et se considérant comme ‘’victimes’’ de l’état-juif.

 

En effet ! Si la négociation sur les frontières d’une « Palestine » aboutie, Israëlsera par la suite contrainte de choisir entre partager Jérusalem en échange d’un abandon de ce ‘’droit au retour’’, ou garder la ville sainte et être envahi par plusieurs centaines de milliers de « réfugiés ». Un choix qui sera imposé par la nouvelle « Palestine » reconnue officiellement par la planète sous peine de poursuite du conflit.

 

En Bref, se renier et abandonner le premier lieu saint du Judaïsme (sans parler de tous les autres situés en Judée et en Samarie) ou disparaître avec le temps par l’arme de la démographie.

 

Faut-il être Français et aux affaires pour devenir obtus et ne pas comprendre que les Israéliens refuseront toutes solutions préconisant une éradication et/ou l’abandon du Mont du Temple et des lieux historiques de la ville ?

 

Il y a donc une grande probabilité pour que la France se retrouve en septembre prochain entre le choix d’une poursuite et aggravation du conflit en soutenant un éphémère état de « Palestine », et celui contenant le risque de manifestations violentes sur son territoire suite à son refus ou son abstention.

 

Le tout au nom de droits de l’homme pervertis par une lecture biaisée du conflit voyant en Israël un « occupant » et en  les ‘’Palestiniens’’ des ‘’victimes’’. Cela au nom d’une politique arabe osant se dire ‘’amie’’ d’Israël et lui proposant des conférences sur la Paix conduisant à sa fin spirituelle ou physique.

 

Une vision dont on aimerait bien savoir, par ailleurs, si Valérie Hoffenberg, candidate UMP à la députation face aux électeurs français résidant en Israël, appuie ou condamne ?

 

Victor PEREZ ©

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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 10:32

http://www.slate.fr/story/38897/israel-palestine-frontieres-1967-obama-distraction

Les frontières de 1967, l'arme de distraction massive
Selon Shmuel Rosner, chroniqueur israélien, Barack Obama n'aurait pas dû réactiver le débat israélo-palestinien sur le tracé antérieur à la Guerre des Six Jours.

 

Le 19 mai, le président Barack Obama s’apprêtait à présenter la position américaine vis-à-vis du «printemps arabe». Du moins, c'est ce qu'on pensait. Il allait expliquer le rôle que pouvaient tenir les Etats-Unis dans la défense de la liberté, la fin des dictatures, le soutien aux manifestants… tout en préservant l’intérêt national, et en gardant un œil sur le prix et la disponibilité du pétrole.

Et c'est ce qu'il a fait. Enfin, presque. Pourtant, son message est passé totalement inaperçu, à cause de quelques mots qui n’avaient que lointainement à voir avec le printemps arabe ou le sujet principal de ce discours attendu.

Ces quelques mots étaient: «basés sur les lignes de 1967, avec des échanges de territoires».

Cela a suffi. Depuis, Obama n’a pas arrêté. Tour à tour surpris (par la réaction), en colère (de la «déformation» de ses propos), se faisant sermonner (j’y reviendrai), obligé de préciser sa position (dans un nouveau discours), se chamaillant (avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou), réaffirmant son engagement (il est toujours l’ami d’Israël) et cherchant à apaiser (les nerfs des Juifs américains pro-israéliens inquiets). Bref, le président américain a perdu un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).

Il y a une semaine auparavant, Benjamin Netanyahou se préparait à un agréable séjour aux Etats-Unis. La pression d’accepter plus de compromis avec les Palestiniens semblait être retombée, à la suite de l’annonce surprise d’un gouvernement d’unité palestinien incluant le groupe terroriste Hamas. Tout était en place pour un discourstriomphaliste devant les deux chambres du Parlement américain, dans lequel le Premier ministre israélien devait présenter, du moins c’est ce qu’avait laissé fuiter son bureau, «de nouvelles idées» pour le processus de paix.

La Jewish Telegraphic Agency avait choisi un gros titre presque comique rétrospectivement: «A la veille de la visite de Netanyahou et de la conférence de l’AIPAC, Obama et Bibi [Netanyahou] semblent sur la même longueur d’ondes.»

Sur la même longueur d’ondes, mais pas de la même radio! Résultat, ces derniers jours, c’était le retour du cirque habituel: la réaffirmationde l’absence de désaccord entre les deux pays, la résurgence du vieux «ils ne se supportent pas» et le retour de la «défiance mutuelle».

Procrastination

Ces derniers jours, le Premier ministre israélien n’a pas arrêté: tour à tour surpris (il est tombé dans un guet-apens), en colère (contre le président américain), se faisant sermonner (sur l’importance du processus de paix), devant se justifier (la position américaine met Israël en danger), obligé de formuler des demandes (qu’Obama revienne aux propositions de George W. Bush) et cherchant à apaiser (pour que la querelle reste mesurée). Bref, le Premier ministre israélien a gâché un temps précieux: le sien, et le nôtre (moins précieux, mais tout de même).

Bref rappel historique: la ligne de 1967 est la frontière qui séparait Israël de ses voisins (la Jordanie, l’Egypte et la Syrie) avant, donc, 1967 et la guerre des Six Jours.

Et aujourd’hui, pour la première fois, un président américain dit que ce tracé devrait être le point de départ des négociations de paix entre Israël et les Palestiniens quand ils en viendront à discuter des futures frontières du futur Etat palestinien. Est-ce un changement politique majeur ou une simple évidence? Les spécialistes débattent de cette question depuis plusieurs jours, mais il semble que le président lui-même ne s’est pas encore décidé, ou qu’il use de la stratégie du déni plausible.

Le 22 mai au matin, dans son discours aux délégués pro-israéliens de l’Aipac (Comité aux affaires publiques israélo-américaines ou «lobby américain pro-israélien»), le président Obama a affirmé:

«Je sais fort bien que la solution de facilité, pour un président qui brigue un second mandat, c’est d’éviter la controverse. Mais comme je l’ai dit au Premier ministre Netanyahou, je suis persuadé que la situation actuelle au Proche-Orient ne sera pas résolue par la procrastination.»

Cela semble suggérer que le président américain est prêt à faire œuvre de pionnier pour éviter la «procrastination». Pourtant, dans le même discours, il déclare: «Il n’y avait rien de particulièrement original dans ma proposition; ce cadre des négociations est depuis longtemps la base des discussions entre les parties», suggérant que le barouf des jours précédents aurait été beaucoup de bruit pour rien.

Obama, un président rentre-dedans ou sans idée?

Beaucoup de bruit pour rien? C’est vrai. Barack Obama l’a re-suggéré le 22 mai, en déclarant qu’«Israël n’est pas tenu de négocier avec des Palestiniens qui ne reconnaissent pas son droit à l’existence» (visant ainsi le Hamas, qui a formé avec le Fatah un gouvernement d’unité). Mais pas que pour rien. Il a aussi déclaré: «Malgré les difficultés à entamer des négociations significatives dans les circonstances actuelles, il faut à tout prix essayer.»

Il faudrait savoir: «n’est pas tenu de négocier» ou «il faut à tout prix essayer»? A qui a-t-on affaire? A un président rentre-dedans opérant un virage audacieux, ou à un président sans idée débitant une banalité?

Obama a surpris Netanyahou, en le mettant délibérément dans l’embarras. Et Netanyahou a tenu son rôle en étant… embarrassé. Et, malheureusement, un peu hystérique aussi.

«Bien qu’Israël soit prêt à de généreux compromis pour la paix, il ne peut pas revenir aux lignes de 1967, parce que ces lignes sont indéfendables», a déclaré le Premier ministre israélien au président américain, alors même qu’Obama n’a jamais suggéré de revenir au tracé de 1967.

Au lieu de désamorcer le message du président américain, au lieu d’essayer de limiter les dégâts, Netanyahou a jeté de l’huile sur le feu en attribuant à Obama des positions qu’il n’avait pas encore adoptées (pensant peut-être qu’avec ce président-là, ce n’était qu’une question de temps), en lui faisant la leçon sur la pelouse de la Maison-Blanche, ce qui a achevé de l’agacer, et en posant des exigences qui ne peuvent qu’obliger Obama à rappeler à son invité que c’est lui, le dirigeant de la nation la plus puissante. («Le Premier ministre israélien attend que le président Obama réaffirme l’engagement américain pris envers Israël en 2004», a tweeté le bureau de Netanyahou.)

Mais en vérité, c’est surtout Obama, le responsable de cette querelle inutile. Sans doute agacé par la demande de Netanyahou de s’adresser au Congrès, sans doute méfiant des véritables intentions de celui-ci, sans doute frustré de son échec à faire avancer le processus de paix, le président Obama a provoqué cette querelle au pire moment possible.

La situation au Proche-Orient est instable (le chef d’Etat avec lequel on négocie aujourd’hui ne sera peut-être plus là demain), les dirigeants palestiniens refusent de suivre les conseils américains, les dirigeants israéliens sont échaudés par leurs précédents différends avec Obama.

Pourtant, le président américain n’a fourni aucune explication. Pourquoi maintenant? Pourquoi cet effet de surprise? Pourquoi cette urgence? Pourquoi ce changement de langage?

Au niveau de la délicate gestion du processus de paix, Obama ne semble pas avoir appris de ses erreurs. Il y a deux ans, il n’avait que les mots «gel de la colonisation» à la bouche.

L'art d'Obama

Pendant un temps, il a obtenu ce qu’il voulait, mais au final, il n’est parvenu à rien. «La décision du gouvernement Obama d’arrêter d’exiger le gel des colonies a mis fin à des mois d’échanges diplomatiques éreintants. Le gouvernement américain en a conclu qu’en se focalisant sur les colonies, les parties se détournaient des questions-clés»ont rapporté des agences de presse.

Si les événements récents prouvent quelque chose, c’est qu’Obama est toujours aussi doué pour les diversions inutiles.

Au revoir, gel des colonies, bonjour, 1967.

Une fois de plus, les Israéliens se demandent si le président américain est un vrai ami d’Israël, comme il l’affirme; une fois de plus, les Palestiniens ont des exigences irréalistes que ne peuvent satisfaire les Etats-Unis; une fois de plus, la base des négociations (directes ou indirectes) n’est pas satisfaisante; une fois de plus, un président américain est acclamé par ses alliés européens toujours ravis de voir le Premier ministre israélien se faire chahuter.

Nous n’avons pas la paix, nous n’avons pas de chemin menant à la paix, mais, au moins, nous avons un sujet de conversation, grâce au distracteur en chef.

Shmuel Rosner

Traduit par Florence Curet 


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1 juin 2011 3 01 /06 /juin /2011 08:09
Morsure française / Eli Berdenstein, Arik Bendar & Avi Ashkénazi – Maariv

 

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

mardi 31 mai 2011
- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


 
Le compte-à-rebours diplomatique en vue de septembre s’écoule, et Jérusalem estime que la France est désormais le principal obstacle à la lutte israélienne contre la reconnaissance unilatérale de l’Etat palestinien à l’ONU. Selon des responsables de haut rang, « nous avons l’Italie et l’Allemagne à nos côtés, et même la Grande Bretagne hésite ; il ne reste que la France qui continue à être à la tête de ceux qui s’opposent à notre politique ».

S’exprimant devant la commission parlementaire des Affaires étrangères et de la Défense, le Premier ministre Binyamin Netanyahu a déclaré hier que « personne ne sera capable d’empêcher la reconnaissance de l’Etat palestinien [par l’ONU] ». Selon lui, « à l’Assemblée générale de l’ONU, il est même possible de faire passer une résolution selon laquelle la terre est plate ».

Le Premier ministre a cherché toutefois à apaiser quelque peu les craintes, soutenant qu’il est « impossible de reconnaître l’Etat palestinien sans passer par le Conseil de sécurité, or cette démarche-là est vouée et l’échec ».

D’ici deux semaines, Netanyahu se rendra à Rome pour s’assurer que la reconnaissance de l’Etat palestinien ne soit pas adoptée par le Conseil de sécurité, et que des pays influents ne la soutiennent pas à l’Assemblée générale. Selon des responsables israéliens de haut rang, les Etats-Unis, mais également la plupart des pays européens de premier plan, sont de plus en plus convaincus que la reconnaissance unilatérale serait plus nuisible que bénéfique. Il y aurait donc « un glissement » significatif vers les positions israéliennes. Quant à la France, qui insiste pour que le vote à l’assemblée ait lieu, ces responsables estiment que « Sarkozy fait cela pour attirer le vote musulman en vue des présidentielles françaises ».

Par ailleurs, des préparatifs intensifs se poursuivent en Israël en vue de « la journée de la Naksa » (le 6 juin) qui marque la défaite arabe en 1967. Le Maariv a appris qu’il a été décidé de déployer dix équipes de photographes de la police et du porte-parolat de Tsahal le long des frontières israélo-syrienne et israélo-libanaise et sur les principaux lieux de tension en Cisjordanie. Ce nouveau déploiement est l’une des leçons tirées des incidents de la journée de la Nakba (le 15 mai). Les caméras enregistreront les événements et serviront de preuve qui permettra à Israël de se justifier auprès de la communauté internationale en ce qui concerne le problème de l’infiltration dans son territoire et sa réaction retenue face aux infiltrés.

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:58
BANNER-SENTINELLE.jpg
Ce que Obama a fait à Israël

Washington Post, 27 mai 2011


israel/2011/05/26/AGJfYJCH_story.html


Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Chaque négociation arabo-israélienne contient une asymétrie fondamentale : Israël abandonne de la terre, qui est tangible ; les Arabes font des promesses, qui sont éphémères. La solution américaine de longue date a été cependant de presser Israël de prendre des risques pour la paix alors que l’Amérique équilibrait les choses en donnant des assurances du soutien des USA à la sécurité d’Israël et à ses besoins diplomatiques.

C’est sur la base de telles assurances solennelles qu’Israël a entrepris par exemple, le retrait de Gaza. De façon à atténuer ce risque, le président George W. Bush a donné l’engagement écrit que l’Amérique soutiendrait l’absorption par Israël de blocs d’implantation majeurs dans tout accord de paix, s’opposerait à tout retour aux lignes de1967 et se tiendrait fermement opposé au soi-disant droit de retour palestinien en Israël.

Depuis 2 ans et demi, le gouvernement Obama a refusé de reconnaître et de réaffirmer ces assurances. Puis la semaine dernière, dans son discours au département d’Etat, le président Obama les a définitivement descendues en flammes. Il a déclaré que le conflit arabo-israélien devrait de fait être résolu le long « des lignes de1967 avec des échanges mutuellement agréés ».

Rien de neuf ici, a déclaré Obama, trois jours plus tard. « Par définition, cela signifie que les partie elles-mêmes – Israéliens et Palestiniens – négocieront une frontière qui sera différente de celle de 1967.

Cela ne signifie rien de tel. « Mutuellement » signifie que les deux parties doivent s’entendre. Et si une partie ne le fait pas ? Alors, par définition, vous êtes de retour aux lignes de 1967.

Cela n’est pas simplement une proposition rhétorique. Trois fois, les Palestiniens se sont vus offrir exactement cette formule – lignes de 1967 plus des échanges – à Camp David en 2000, à Taba en 2001, et pendant les négociations de 2008 entre Olmert et Abbas. A chaque fois, les Palestiniens ont dit non, et sont repartis au loin.

Et cela demeure leur position aujourd’hui. Les lignes de 1967. Point final. De fait, en septembre, les Palestiniens vont aller aux Nations Unies pour obtenir que le monde ratifie cela précisément – un Etat palestinien sur les lignes d e 1967. Pas d’échanges.

Remarquez comment Obama a sapé la position de négociations d’Israël. Il exige qu’Israël aille à des pourparlers de paix en ayant déjà renoncé à sa revendication sur le territoire gagné pendant la guerre de 1967 – sa seule pièce de marchandage. Rappelez-vous : que la ligne de 1967 passe droit à travers Jérusalem. Ainsi le point de départ de négociations serait que le Mur Occidental et même le quartier juif de Jerusalem soit palestinien – territoire étranger pour lequel Israël doit maintenant marchander.

L’idée même que le site le plus saint du Judaïsme soit étranger ou que le Quartier juif de Jérusalem est légitimement ou historiquement ou démographiquement arabe est une absurdité. Et l’idée que pour les garder, Israël devrait donner des parts de lui-même est une farce.

Obama n’a pas seulement déplacé les buts sur les frontières. Il l’a aussi fait sur le soi-disant « droit de retour ». Inonder Israël avec de smillions d’Arabes détruirait le seul Etat juif du monde tout en créant le 23èmeEtat arabe et un deuxième Etat palestinien – pas exactement ce que nous signifions quand nous parlons d’une « solution à deux Etats ». C’est pourquoi cela a été la stratégie politique des USA de s’opposer catégoriquement à ce « droit ».

Pourtant, lors de son discours au département d’Etat, Obama a simplement refusé de réaffirmer cette position – et il l’a encore refusé dans un discours supposé correctif trois jours plus tard. Au lieu de cela, il a déclaré qu’Israël doit négocier le droit de retour avec les Palestiniens aprèsavoir donné chaque pouce de territoire. Marchander sur quoi, dites SVP?

Pas de problème. « Le Statu Quo est insoutenable, a déclaré Obama, et Israël doit aussi agir audacieusement pour faire progresser une paix durable ».

Israël aussi ? Quelles mesures audacieuses pour la paix les Palestiniens ont-ils prises exactement ? Israël a fait trois offres de conciliation radicales pour établir un Etat palestinien, il s’est retiré de Gaza et a essayé de renouveler des négociations depuis plus de deux ans. Pendant ce temps, les Palestiniens de Gaza ont tiré des roquettes sur les villes et les villages israéliens. Et sur la Rive Occidentale, le président palestinien Mahmoud Abbas a rejeté l’offre du Premier ministre israélien d’alors, Ehud Olmert, il s’est écarté des négociations avec Benjamin Netanyahou et il défie aujourd’hui les USA en ne recherchant pas des pourparlers de paix, mais un Etat instantané – sans paix, sans reconnaissance d’Israël – aux Nations Unies. Et pour rendre ce refus méprisant de tout processus de paix sans ambiguïté, Abbas donne son accord pour se joindre au Hamas génocidaire dans un gouvernement d’unité, dont même Obama reconnaît qu’il rend toute négociation impossible.

La réponse d’Obama à cette implacable intransigeance palestinienne ? La récompenser – en abandonnant les assurances de Bush, en légitimant les frontières de 1967 et en refusant de réaffirmer le rejet par l’Amérique du « droit au retour ».

La seule question pendante est de savoir si cette stratégie politique perverse et en définitive funeste est née d’une profonde antipathie envers Israël ou de l’arrogance d’un amateur balourd qui refuse de voir qu’il sape non seulement la paix mais la possibilité même de négociations.

letters@charleskrauthammer.com  

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28 mai 2011 6 28 /05 /mai /2011 22:49
Obama contre Netanyahu, troisième round

par Daniel Pipes


24 mai 2011

http://fr.danielpipes.org/blog/2011/05/obama-contre-netanyahu-troisieme-round

Version originale anglaise: Obama vs Netanyahu, Round Three
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Barack Obama a prononcé deux discours politiques majeurs sur le Moyen-Orient, à un très court intervalle, les 19 et 22 mai ; et alors qu'il a examiné un certain nombre de sujets concernant le Moyen-Orient, c'est la partie sur le conflit israélo-arabe qui a reçu la plus grosse part d'attention, « la part du lion ». Les analystes et les politiciens qui se soucient du seul pays démocratique du Moyen-Orient (oui, j'utilise cette formulation maintenant que la Turquie est sous contrôle du parti AKP) ont condamné Obama et voient qu'Israël est en grand danger. Par exemple, l'ancien président de la Chambre Newt Gingrich a qualifié le discours de « désastre » et a déclaré qu' Obama, en fait, demandait à Israël «de se suicider."

Je vois les choses de façon plus positive pour Israël. Mon raisonnement est le suivant:

C'est la troisième recherche de bagarre, gratuite, sans provocation et unilatérale d'Obama avec Israël. Les deux précédentes avaient eu lieu en mai 2009 et mars 2010: dans l'une, la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton avait interdit toute construction israélienne, même à Jérusalem-Est et dans l'autre, le vice-président Joe Biden s'était montré (ou avait feint ?) indigné que de telles constructions aient eu lieu.

Dans les trois cas, la lutte a porté sur une question secondaire qui avait retenu l'attention de peu de gens – la construction israélienne dans les deux premiers cas et les lignes du cessez-le-feu du 4 juin 1967 comme base pour un accord sur des frontières définitives- jusqu'à ce que Obama ait fait de ces questions la une des journaux .

La recherche de bagarre d'Obama a mené dans tous les cas à un durcissement immédiat des positions à la fois de la part des Israéliens et des Palestiniens. Les Israéliens ont reculé, blessés, peu enclins à faire des concessions, tandis que les Palestiniens ont ajouté les demandes d'Obama, Jérusalem et les frontières de 1967, à leur liste précédente de demandes d'Israël.

Netanyahu (à gauche) et Obama dans des temps plus joyeux , juillet 2010.

Quand Obama a réalisé son erreur – à savoir que les gouvernements israéliens font des concessions plus facilement lorsque les relations avec Washington sont fortes et que les Palestiniens ont besoin d'être sous pression, pas traités avec indulgence- il est revenu en rampant vers le Premier ministre israélien, faisant mine d'être ami comme si rien ne s'était passé. Cela s'est produit deux fois déjà, en septembre 2009 et juillet 2010. Dana Milbank du Washington Post a utilisé un langage choisi pour décrire le dernier épisode, décrivant un Obama "mis en déroute et humilié" dans une Maison-Blanche où flotte "le drapeau blanc de la capitulation."

Je prédis qu'un Obama "mis en déroute et humilié" va regretter son combat mal choisi sur les frontières de 1967 et, s'il suit son emploi du temps d'avant, devrait revenir en rampant vers le Premier ministre dans environ quatre mois, c'est-à-dire septembre 2011.

En conclusion: Comme quelqu'un opposé à des négociations israélo-arabes tandis que la guerre est en cours et à la présidence d'Obama, je trouve un réconfort dans son hachis de diplomatie et de politique. De cette façon, Israël est moins susceptible de faire davantage de "concessions douloureuses" contre-productives et, avec un tas d'anciens partisans d'Obama qui vont l'abandonner, Obama a nui à ses chances de réélection. (24 mai 2011)

Mise à jour du 25 mai 2011: dans ce qu'Alexander Bolton de The Hill appelle un «rare reproche fait au président», une foule de Démocrates du Sénat rejettent le gambit*[*ouverture du jeu d'échec] d'Obama des frontières de 1967. Voici une déclaration typique, émanant du chef de la majorité du Sénat Harry Reid (Démocrate du Nevada): "L'endroit où la négociation doit se passer doit être la table des négociations - et nulle part ailleurs. Ces négociations ne se produiront pas - et leurs conditions ne seront pas mises – disséminées dans des discours. , ou dans les rues, ou dans les médias. Personne ne devrait définir des paramètres prématurés à propos des frontières. "

Mise à jour bis du 25 mai 2011: j'ai interrogé mon collègue Steven J. Rosen: pourquoi Barack Obama à plusieurs reprises faisait-il des allers-retours entre deux politiques - en découdre avec Israël, se rattraper ensuite ? Voici sa réponse:

Obama balance entre deux conceptions avancées par deux séries de conseillers. Tom Donilon et Dennis Ross lui disent d'instaurer la confiance avec Israël et de travailler avec son premier ministre.

Hillary Clinton et George Mitchell plaident pour une certaine distanciation publique pour faire pression sur Israël, flatter les Arabes, et garder les Européens de leur côté. Obama coupe la poire en deux.

Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabes, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 15:16

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Jewish World Review May 26, 2011 / 22 Iyar, 5771

Obama explique — et ne fait qu’empirer

Par Alan M. Dershowitz
 

http://www.jewishworldreview.com/0511/dershowitz_obama_israel_borders.php3?printer_friendly

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

La déclaration du président américain lors d’une conférence de presse en Grande Bretagne révèle la faille sous-jacente à la pensée d’Obama sur le conflit. En donnant aux Palestiniens plus qu’ils n’ont demandé, il a rendu tout compromis impossible pour les Palestiniens.

Dans sa conférence de presse avec le Premier ministre britannique Davis Cameron à Londres mercredi, les président des USA Barack Obama a expliqué sa réflexion sur la raison de son insistance pour que la première étape dans la recherche d’une solution à deux Etats entre Israël et les Palestiniens soit un accord de la part d’Israël pour agréer les frontières de1967 avec des échanges de terre mutuellement acceptés.

Voilà ce que le président a dit : « Il va falloir un compromis douloureux de la part des deux parties. Dans la décennie écoulée, quand des négociateurs ont parlé de la façon de parvenir à ce résultat, il y a eu typiquement quatre questions qui ont été soulevées. La première est la question de l’aspect des frontières territoriales d’un nouvel Etat palestinien. La question numéro deux : comment Israël peut avoir confiance dans l’assurance de ses besoins de sécurité ? Numéro trois : comment serait résolue la question des réfugiés palestiniens ? Et numéro quatre : la question de Jerusalem. Les deux dernières questions sont extraordinairement émotionnelles. Elles plongent en profondeur dans ce que les Palestiniens et le Peuple juif pensent de leur propre identité. En définitive, elles seront résolues par les deux parties. Je crois que ces deux questions peuvent être résolues si il y a la perspective et la promesse que nous pouvons vraiment obtenir un Etat palestinien et assurer un Etat juif d’Israël ».

Cette déclaration récente révèle clairement la faille sous-jacente à la pensée d’Obama sur le conflit israélo-palestinien. En aucune manière, les Israéliens ne peuvent accepter des frontières sans que les Palestiniens ne soient aussi d’accord pour abandonner toute demande de « droit au retour ». Comme le Premier ministre palestinien Salam Fayyad me l’a dit un jour : « Chaque partie a une carte majeure à jouer et un compromis majeur à offrir ; pour Israël, cette carte, c’est la Rive Occidentale, et le compromis est de revenir aux lignes de1967 avec des accords d’ajustement et des échanges de terre ; pour les Palestiniens, cette carte est le « droit au retour », et le compromis est un accord sur le fait que les réfugiés palestiniens seront installés en Palestine et pas en Israël ; en d’autres mots, qu’il n’y aura pas de « droit au retour » en Israël ».

La formulation du président [Obama] requiert de la part d’Israël d’abandonner sa carte et de faire un « compromis douloureux » en démantelant la majorité des implantations de la rive Occidentale et en mettant fin à son occupation de la Rive Occidentale. Mais elle ne demande pas aux Palestiniens d’abandonner leur carte en acceptant un compromis sur le « droit au retour ». Cette question « extraordinairement émotionnelle » doit être laissée de côté pour de futures négociations seulement après qu’un accord aura été obtenu sur les frontières.

Cet ordonnancement temporel – exigeant d’Israël d’abandonner la carte « territoriale » avant même que les Palestiniens ne négocient sur la carte du « retour » - est un anti-démarrage pour Israël et c’est plus que ce que les Palestiniens n’ont demandé en privé. Une fois de plus, le président Obama, en donnant aux Palestiniens plus qu’ils n’ont demandé, a rendu difficile si ce n’est impossible, tout compromis pour les Palestiniens. Auparavant avec son administration, Obama avait insisté pour qu’Israël gèle toute construction dans les implantations, malgré le fait que les Palestiniens n’avaient pas exigé une telle action comme pré-condition à la négociation. Il a obligé les Palestiniens à imposer cela comme pré-condition, parce que aucun dirigeant palestinien ne pouvait être considéré comme moins pro palestinien que le président américain. Maintenant il l’a fait de nouveau, en n’exigeant pas que les Palestiniens abandonnent leur « droit au retour » comme monnaie d’échange contre l’accord d’Israël de revenir aux frontières de 1967 avec des échanges de terre mutuellement acceptés.

Alors ce n’est pas tant ce que le résident Obama a dit ; c’est ce qu’il n’a pas dit. Il aurait été tellement facile pour le président de faire la déclaration suivante :

« Je demande à chaque partie de faire un compromis douloureux qui sera extraordinairement émotionnel et difficile. Pour Israël, ce compromis doit prendre la forme d’un abandon de ses revendications historiques et bibliques sur ce qu’il appelle la Judée et la Samarie. Ce compromis territorial nécessitera des frontières de sécurité quelque peu différentes des lignes de1967 qui assureront la sécurité d’Israël. Depuis 1967, des changements démographiques sont advenus qui nécessiteront aussi des échanges de terre mutuellement agréés entre Israël et le nouvel Etat palestinien. Ce compromis territorial sera difficile pour Israël, mais à la fin, il en vaudra la peine, parce qu’il assurera qu’Israël demeurera à la fois un Etat juif et pleinement démocratique dans lequel chaque résident est égal devant la loi »...

« Pour les Palestiniens, ce compromis doit prendre la forme d’une reconnaissance que, pour qu’Israël continue d’être l’Etat démocratique du Peuple juif, les réfugiés palestiniens et leurs descendants devront s’installer en Palestine. En d’autres mots, ils auront le droit de retour, mais en Palestine et pas en Israël. Cela sera bon aussi bien pour la Palestine et pour Israël. Pour la Palestine, cela assurera que le nouvel Etat bénéficiera d’un grand afflux productif de Palestiniens du monde entier. Cette diaspora palestinienne voudra aider à construire économiquement et politiquement un Etat palestinien viable. La direction palestinienne doit reconnaître, comme je crois qu’ils le font, qu’il n’y aura pas de « droit au retour » des millions de réfugiés palestiniens et de leurs descendants en Israël. Une compensation peut être négociée à la fois pour ces Palestiniens qui ont quitté Israël à la suite des guerres de1948 et pour les Juifs qui ont quitté des pays arabes pendant et après cette période ».

Il n’est pas trop tard pour que le président Obama « explique » que c’est cela qu’il a vraiment voulu signifier quand il a déclaré qu’Israël doit demeurer un Etat juif et que tout gouvernement palestinien qui attend des compromis de la part d’Israël doit reconnaître cette réalité. Essentielle à l’existence permanente d’Israël comme Etat nation du Peuple juif, la reconnaissance palestinienne qu’il ne peut pas exister de disons « droit de retour » en Israël, et que la direction et le peuple palestiniens doivent reconnaître qu’Israël continuera à exister comme l’Etat nation du Peuple juif dans des frontières sûres et reconnues. Si le président Obama n’adresse pas ce message clair, non seulement aux israéliens mais aussi aux Palestiniens, il ne fera pas avancer le processus de paix. Il le fera reculer.

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26 mai 2011 4 26 /05 /mai /2011 10:36
Rapports de force
Publié le 25 mai 2011
Obama, Israël et les Juifs américains

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a été acclamé par le Congrès américain mardi après un discours sans concessions sur le processus de paix. Quelle sera la marge de manoeuvre pour le Président Obama s'il veut obtenir la paix dans la région ; tout en ménageant le « lobby juif » ?

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et le Président Obama.
Atlantico : Existe-t-il un lobby juif aux Etats-Unis ?

André Kaspi : Oui, il y en a même deux ! Il y a l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), un lobby israellien et il y a J Street qui est lui aussi pro-israelien, marqué à gauche. Mais précisons que la plupart des Juifs américains ne se retrouvent pas dans ces lobbies.

 

Aux Etats-unis, ce lobby juif est-il aussi puissant qu'on l'imagine ?

Les Juifs représentent 1,7 % de la population, soit de 5 à 7 millions sur 305 millions d'Américians. N'oublions pas que 300 millions ne sont pas Juifs ! Les USA ne sont pas plus aux mains des Juifs qu'aux mains des 5 millions de Noirs ou entre celles des 50 millions d'Hispaniques. De plus, leurs préoccupations ne sont pas 100% israéliennes ! Ils sont plus largement progressistes. On sait que 78% des Juifs américains ont voté Obama et qu'ils contribuent à financer les campagnes électorales. Les Juifs ont donc une influence mais qu'on ne doit pas surestimer. Par ailleurs, l'Etat d'Israël, est également soutenu à fond par les fondamentalistes et les évangéliques protestants !

 

Alors comment expliquer cette prudence des USA vis-à-vis d'Israël ?

Aux USA, il y a un très fort sentiment à l'égard d'Israel. Traditionnellement, les protestants sont très proches des Juifs. Les Américains reconnaissent que la seule démocratie de cette zone, c'est Israël. Les Américains se sentent proches d'eux par l'histoire car les pionniers israéliens évoquent les pionniers du XIXe siècle. Ajoutons qu'Israël est un allié qui se défend tout seul, sans exiger de soldats US. Israël a sa propre armée, c'est la cinquième puissance technologique du monde et les deux pays sont alliés depuis 1967.

 

Le président a pourtant des exigences fortes qu'il a exprimées au dernier congrès de l'Aipac...

Barack Obama a donné une explication à l'Aipac. Il a tout de même été correctement reçu, car il est aussi le président qui a éliminé Ben Laden et on compte sur lui pour dénucléariser l'Iran...

 

Quels rapports entretiennent Barack Obama et Benjamin Netanyahu ?

On ne peut pas dire que Obama ait une sympathie pour Netanyahu. L'un est de centre gauche et l'autre est plutôt à droite. Et au sein du congrès, le Premier ministre israélien a le support de certains démocrates et d'une partie des démocrates...

 

Alors quelles sont les limites pour Obama s'il veut faire pression sur Israël sans renoncer au financement de sa campagne ?

Barack Obama connait les limites. Si dans l'immédiat les États-Unis reconnaissaient l'État palestinien, il dépasserait cette limite. Mais par prudence, le président américain avait exprimé le souhait que les frontières d'un éventuel État palestinien soient « sur la base » de la ligne d'armistice de 1949, effacée par la conquête militaire de 1967. Mais, en ajoutant très prudemment, qu'il fallait « tenir compte des évolutions historiques... »

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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 18:35

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

 

Tactiques de diversion d’Obama


Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


 
Où voulait en venir le président en entamant intentionnellement une joute vicieuse avec le Premier ministre à la fin de la semaine dernière ?

     

Comme le ‘Washington Post’ l’a souligné vendredi, le président des USA Barack Obama a provoqué intentionnellement la joute actuelle avec le Premier ministre Benyamin Netanyahou. Il savait parfaitement que Netanyahou ne soutenait pas la formule palestinienne sur les négociations avec Israël se fondant sur les lignes d’armistice indéfendables de 1949, ou faussement qualifiées de lignes de 1967. Dans les jours précédant le discours d’Obama jeudi dernier, Israël a fait connaître par des requêtes explicites et répétées qu’il ne veut pas adopter la position palestinienne sur des négociations basées sur ces lignes.

Et ce fut donc un réveil cuisant quand Obama déclara jeudi : « Les frontières d’Israël et de la Palestine doivent être fondées sur les lignes de1967 avec des échanges mutuellement agréés ». Selon le ‘Washington Post’, Obama rédigea les lignes de son discours lui-même et Netanyahou en fut informé alors qu’il devait s’envoler vers les USA jeudi soir. Obama prononça son discours alors que Netanyahou était en route vers Washington pour rencontrer Obama le lendemain matin. Il est difficile d’imaginer une insulte plus stupéfiante ou une plus grande démonstration de mépris que les actes d’Obama la semaine dernière, vis-à-vis du dirigeant d’un pays allié des USA et partenaire de la démocratie. Il est évident que Netanyahou n’avait pas d’autre choix que de réagir avec force à la provocation d’Obama.

La question posée est : « pourquoi Obama a-t-il agi comme il l’a fait ? Où voulait-il en venir en entamant intentionnellement une telle joute vicieuse avec Netanyahou ?
Certainement, la meilleure manière de se représenter où Obama voulait en venir est d’envisager ce à quoi il est parvenu, parce que les deux choses sont indiscutablement liées.

Le 4 mai, deux semaines avant qu’Obama ne prononce son discours, le Fatah et le Hamas ont signé un accord d’unité. Le Hamas est la branche palestinienne des ‘Frères Musulmans’. Comme ses Frères satellites d’al Qaïda, le Hamas partage l’idéologie de jihad mondial des Frères, de destruction de la civilisation occidentale et d’établissement d’un califat mondial. ; comme al Qaïda, c’est une organisation terroriste et qui depuis sa création en 1987, a assassiné plus d’un millier d’Israéliens.

En 2005, le Hamas s’est placé sous contrat avec le régime iranien. Depuis lors, ses hommes ont été entraînés par le corps des Gardes de la Révolution Iranienne et par le Hezbollah. Le Hamas maintient des liens opérationnels avec ces deux groupes et reçoit la majorité de ses armes et un financement significatif d’Iran.

L’accord entre le Fatah et le Hamas fait du Hamas un partenaire dans la direction de l’Autorité Palestinienne. Il ouvre aussi la voie au Hamas pour gagner les élections législatives et présidentielles programmées en septembre juste après l’Assemblée Générale de l’ONU prévue pour adouber l’Etat palestinien. Il pose aussi les conditions pour que le Hamas intègre ses forces et finalement s’empare de l’armée palestinienne formée par les USA en Judée et en Samarie et pour rejoindre l’OLP.

L’accord d’unité Hamas-Fatah constitue une réfutation totale de la politique d’Obama envers les Palestiniens et Israël. Obama perçoit le conflit comme une conséquence directe de deux choses : d’abord le refus des gouvernements des USA de « prendre de la distance » entre les USA et Israël, et la réticence d’Israël de céder tout le territoire pris au cours de la Guerre des Six Jours.

L’accord d‘unité Hamas-Fatah est une preuve indiscutable que contrairement à ce que croit Obama, le conflit n’a rien à voir avec le soutien des gouvernements précédents à Israël, ou avec la taille d’Israël. C’est au contraire totalement la conséquence du rejet palestinien du droit d’Israël à l’existence et de leur engagement à conduire Israël à la destruction.

Obliger Israël à des frontières indéfendables (ce que Netanyahou a expliqué à Obama à la Maison Blanche vendredi : « Ce n’étaient pas des frontières de paix, mais des frontières de guerres répétées parce que l’agression contre Israël était si attractive pour eux », ne fera pas avancer la cause de la paix. Cela fera avancer l’objectif des Palestiniens de détruire Israël.

Obama avait deux options pour faire face à l’accord d’unité palestinien. Il pouvait y prêter attention, ou bien il pouvait créer une diversion de façon à l’ignorer. S’il lui prêtait attention, il aurait été obligé de désavouer sa politique de reproches envers ses prédécesseurs à la Maison Blanche et envers Israël pour l’absence de paix. En créant une diversion, il serait en mesure de changer de sujet de façon à pouvoir maintenir cette stratégie politique.

Et donc il fonça à la joute contre Netanyahou. De cette façon, il créa une diversion qui de fait, a changé le sujet et permis à Obama de maintenir sa politique totalement réfutée par la réalité de l’accord d’unité palestinien.

En insérant la citation des lignes d’armistice de 1949 dans son discours, Obama a de nouveau fait de la dimension d’Israël LA question.
L’accord d’unité Hamas-Fatah démontre que non seulement la dimension d’Israël n’est pas la cause du conflit, mais c’est la principale raison pour laquelle Israéliens et Palestiniens vivent dans une paix relative.

Le contrôle d’Israël sur la Judée, la Samarie et Jerusalem Est, et avec cela, sa capacité d’éviter une invasion et des attaques sur ses principales villes, voilà ce qui a empêché des guerres. Si Israël était plus vulnérable, l’Etat palestinien de facto terroriste ne soupèserait pas s’il doit ou non entamer une nouvelle guerre terroriste comme ses chefs du Fatah et du Hamas le font aujourd’hui. Il mènerait une campagne terroriste permanente dont l’objectif clair est la destruction d’Israël car, une nouvelle fois, comme Netanyahou l’a dit, « les lignes d’armistice de 1949 font de la guerre une option attractive pour les ennemis d’Israël ».

En provoquant une joute avec Netanyahou, depuis jeudi, personne n’a pu remarquer cette vérité basique parce que la fausse question du contrôle d’Israël sur ces zones – à savoir, la dimension d’Israël – a dominé le discours mondial sur le Moyen Orient.

Obama n’aurait jamais été en mesure de créer sa diversion à partir du fait importun de la duplicité et du rejectionisme palestiniens, vers un problème imaginaire sur la dimension d’Israël, sans le soutien enthousiaste que lui a donné la Gauche israélienne.

Conduite par la chef de l’opposition Tzipi Livni, la Gauche israélienne a répondu à l’attaque à pleine puissance d’Obama sur la légitimité d’Israël en lançant une attaque partisane à pleine puissance contre Netanyahou. Plutôt que de soutenir Netanyahou pendant qu’il se bat pour l’avenir du pays, Livni l’a appelé à la démission et déclaré qu’il faisait sombrer les liens d’Israël avec les USA. Ce faisant, la Gauche a apporté un soutien crucial à la décision d’Obama de maintenir son faux paradigme anti-Israël pour la prise de décision politique au Moyen Orient face au rejet de ce modèle à travers l’accord d’unité palestinien.

L’attaque de la Gauche contre Netanyahou n’est pas la seule voie qui a permis à Obama de maintenir sa stratégie politique pro-palestinienne face à l’adoption du terrorisme et de la guerre par les Palestiniens. Dans son discours devant l’AIPAC, Obama a mis en avant que Israël doit céder ses frontières défendables parce que les Palestiniens sont sur le point de mettre en cause démographiquement la majorité juive d’Israël.

Comme Obama l’a formulé : « Le nombre de Palestiniens vivant à l’ouest du Jourdain augmente rapidement et redessine fondamentalement les réalités démographiques aussi bien en Israël que dans les territoires palestiniens. Cela rendra de plus en plus difficile – sans un accord de paix – de maintenir Israël à la fois comme Etat juif et Etat démocratique ».

L’histoire de la bombe à retardement démographique est une invention palestinienne. En 1997, le Bureau Central des Statistiques Palestinien a publié un recensement palestinien falsifié qui a gonflé les données de la population palestinienne de 50 %. La Gauche israélienne a adopté comme sien ce faux rapport alors que le terrorisme et la guerre politique palestiniens ont convaincu une majorité d’Israéliens qu’il n’était pas avisé de leur donner davantage de terres et que le processus de paix était un mensonge.

Depuis 2004, des études répétées et approfondies sur les taux de natalité juif et arabe et des statistiques d’immigration / émigration à l’ouest du Jourdain, entreprises par des chercheurs indépendants, ont démontré que la bombe à retardement démographique est fausse. En janvier, le démographe respecté Yaakov Faitelson a publié une étude pour l’Institut de Stratégie Politique Sioniste dans lequel il a définitivement détruit l’histoire de la condamnation attendue de la démographie juive.

Comme Faitelson l’a démontré, les taux de natalité juive et arabe convergent déjà à l’ouest du Jourdain aux alentours de trois enfants par femme. Et alors que les taux de fertilité des Arabes israéliennes, des Gazaouites et des résidentes de Judée et Samarie sont tous en baisse, le taux de fertilité juive est constamment en hausse. De plus, alors que les Arabes ont de façon constante des taux nets d’immigration négatifs, les taux nets d’immigration juive sont positifs et élevés.

Faitelson a fondé ses projections pluri annelles sur le nombre actuel de la population dans lequel les Juifs représentent 58,6 % de la population à l’ouest du Jourdain et les Musulmans 38,7 % de la population totale. Les non juifs, les minorités non musulmanes représentent les 2,7 % restant. En utilisant l’évaluation des données de base pour le solde net d’immigration juive, bien au-dessous des moyennes actuelles, Faitelson a montré que dans les années à venir, non seulement les Juifs ne perdront pas la majorité démographique, mais nous allons l’augmenter.

L’étude de Faitelson, comme les études publiées depuis 2004 par le Groupe de Recherche Démographique Américano Israélien montrent que dans une perspective démographique, Israël est dans la même situation que beaucoup d’Etats occidentaux aujourd’hui. A savoir qu’il doit développer des politiques pour traiter une population minoritaire irrédentiste.

Il y a beaucoup de politiques libérales raisonnables qu’Israël peut adopter. Elles incluent l’application du code libéral légal israélien sur la Judée et la Samarie et l’application des lois sur la trahison. Il est difficile de comprendre pourquoi la meilleure politique pour Israël serait de prendre une partie de cette population irrédentiste à sa charge en établissant un Etat terroriste dirigé par ce que Netanyahou a justement qualifié « d’ équivalent israélien d’al Qaïda » sur sa frontière.

Tout cela nous ramène au Hamas, au terrorisme, au rejet palestinien du droit d’Israël à l’existence, et aux mouvements de diversion d’Obama pour faciliter la préservation de sa politique au Moyen Orient, fondée sur une évaluation totalement fausse et discréditée de la réalité et sur la facilitation des efforts d’Obama par la Gauche israélienne.

Quand nous réalisons ce à quoi s’apprête Obama, nous identifions par là même ce que Netanyahou doit faire en réplique. Dans son discours devant le Congrès mardi et lors de toutes ses apparitions dans les semaines et les mois à venir, Netanyahou doit avoir un objectif : centrer le débat là où il lui revient – sur les Palestiniens.

A chaque occasion, Netanyahou doit marteler le message que l’engagement des Palestiniens à la destruction d’Israël est la seule raison pour laquelle il n’y a pas la paix.

De même pour la Gauche israélienne, il est grandement temps que Netanyahou mette les émules de Livni sur la défensive. Cela implique deux choses. D’abord, Netanyahou doit attaquer les projections démographiques du scénario catastrophe de la Gauche qui sont sans fondement factuel et sont de fait l’antithèse de la réalité. Aussi longtemps que le mensonge démographique se poursuit sans être mis en cause par Netanyahou, la Gauche continuera de mettre en avant qu’en refusant de construire un Etat terroriste à la périphérie de Tel Aviv, Netanyahou mettra Israël en danger.

Netanyahou a beaucoup de mérite pour avoir tenu tête à Obama vendredi dernier. Ce faisant, il a montré un énorme courage. Ca a été sa plus grande heure jusqu’à présent et les sondages de fin de semaine montrent que le public l’apprécie et le soutient pour cela. Il doit bâtir la réussite là-dessus en se centrant sur la vérité.
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25 mai 2011 3 25 /05 /mai /2011 16:48
Obama : les Palestiniens ont aussi des obligations
Par JPOST.FR 
25.05.11

 

fr.jpost.com


Mercredi, le président américain Barack Obama a déclaré que la résolution du conflit israélo-palestinien était "plus urgente que jamais". Il a indiqué qu'il était "confiant" dans le fait qu'il pourrait y avoir un Etat juif avec des frontières "sécurisées et sûres" aux côtés d'un Etat où les Palestiniens peuvent "déterminer leur destin et leur futur".


PHOTO: LARRY DOWNING/REUTERS , JPOST

S'exprimant avec le Premier ministre britannique David Cameron lors d'une conférence de presse après s'être entretenu avec lui en privé, Obama a affirmé que les Palestiniens doivent comprendre qu'"ils ont aussi des obligations".

Selon Obama, le conflit repose sur quatre points essentiels : les frontières territoriales, la sécurité d'Israël, la question des réfugiés palestiniens et Jérusalem. Il affirme que les deux derniers points sont "extraordinairement chargés émotionnellement" et requerront des "concessions douloureuses".

Il a répété que les négociations étaient nécessaires, et que sans les pourparlers il n'y aurait pas de paix. Si une résolution de l'ONU appelant à un Etat palestinien indépendant passait, elle ne créerait pas une Palestine viable, et à la fin, ne "servirait pas les Palestiniens".

Le président américain a reconnu d'autre part que le Hamas n'était pas un partenaire pour les négociations sauf s'il renonce à la violence et reconnaît l'Etat hébreu. Il indique qu'Israël a le droit d'être préoccupé par la réconciliation entre le Hamas et le Fatah, étant donné que le Hamas ne reconnaît pas Israël et prône la violence.

Obama a aussi remercié le Premier ministre Binyamin Netanyahou pour avoir exprimé sa position, et formulé des recommandations pour redémarrer le processus de paix.

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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 12:06

   

DEBKAfile Analyse exclusive 22 mai 2011, 8:05 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

Tags:  Barack Obama      Israel    AIPAC    Israel-Palestinian peace 

 

 

Barack Obama clarifie sa position

 

 

Le Président des Etats-Unis, Barack Obama, a corrigé l’impression rude perçue en Israël, de son discours sur le Moyen-Orient du 19 mai, au cours d’une des déclarations les plus pro-israéliennes jamais faite par aucun Président américain auparavant. Il a expliqué aux 11.000 délégués du Comité des affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC), lors de la conférence de l’AIPAC ce dimanche 22 mai, que les frontières définitives israélo-palestiniennes seront différentes des lignes de 1967, grâce à des « échanges sur la base d’accords mutuels », selon la position qu’il a défendue.


Obama est revenu sur les garanties offertes par le Président Bush au Premier Ministre Ariel Sharon, en 2004, contre un retour sur les limites indéfendables de 1967, ajoutant que les changements démographiques sur le terrain et les intérêts des deux camps les rendaient irréalistes et qu’elles étaient susceptibles d’être modifiées au cours de négociations.

 

Le Président américain a, ainsi, répondu à l’objection cardinal émise de façon insistante par le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, lorsqu’ils se sont rencontrés à la Maison Blanche, vendredi 20 mai, bien que Netanyahou ait été accusé par les critiques en interne, d’avoir exagéré sur ce dossier. Netanyahou a répliqué en affirmant qu’il était déterminé à travailler avec Obama pour trouver des solutions permettant de relancer les pourparlers de paix et a exprimé qu’il appréciait profondément ses efforts et son discours. Obama a aussi été influencé par les vives critiques auxquelles il a dû faire face dans les médias américains, qui n’ont pas seulement ignoré les principes qu’il avait établi dans sa plus vaste vision de l’ensemble des problèmes du Moyen-Orient, mais l’ont accusé de se faire l’entremetteur du Président de l’Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas pour l’attirer vers un retour à la table des négociations, après deux ans d’absence.

 

Dans un discours construit pour séduire une audience solidement pro-israélienne, Obama a propose une autre concession de taille, en clarifiant son précédent commentaire : jeudi dernier, il avait dit que le futur état palestinien devrait partager des frontières communes avc la Jordanie, l’Egypte et Israël, mais n’avait pas fait la moindre référence aux garanties de sécurité exigées par Israël, telles qu’une présence militaire sur la frontière du Jourdain. Dimanche, le Président américain a expliqué que le retrait de Tsahal du territoire qui serait conféré à l’état palestinien serait graduel, de façon à ce qu’il corresponde à la capacité des forces de sécurité du nouvel état à déjouer le terrorisme, le trafic d’armes et les infiltrations. Autrement dit, Israël demeurerait dans la Bande Occidentale (Judée-Samarie). Les sources militaires de Debkafiles insistent sur le caractère vital de cette correction importante, parce qu’elle apparaît proche de la perception israélienne de sa propre sécurité.


Obama s’en est tenu à sa définition initiale d’un état palestinien non-militarisé, plutôt que “démilitarisé”, en vue de constituer des forces armées suffisantes pour combattre le terrorisme. Il a appuyé sur le fait que les deux états devait jouir du droit à l’auto-défense.


Il a, également, réitéré son précédent argumentaire affirmant que le statuquo n’était plus tenable, pour trois raisons :

 

1.   La population palestinienne à l’ouest du Jourdain augmente rapidement, rendant difficile pour Israël de demeurer un état juif et démocratique.

 

2.  Les progrès technologiques mettront en péril la présence israélienne dans la Bande Occidentale (Judée-Samarie). Il a fait allusion au stockage de missiles de longue et courte portée, au sein des arsenaux de ses ennemis.


3.  Une nouvelle génération arabe est en train de transformer la région. Par conséquent, Israël ne plus compter sur aucun traité de paix avec un ou plusieurs dirigeants arabes. « Le monde bouge trop vite et se montre trop impatient”, a déclaré Obama.

Au même moment, il a offert à Israël plusieurs engagements importants :

 

Les Etats-Unis maintiendront la supériorité militaire israélienne et sont tenus à une implication inébranlable envers Israël, en tant que patrie du peuple juif. Il a juré d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires et de s’opposer à toute tentative visant à « gruger la légitimité d’Israël ». Les Etats-Unis se sont opposés au plan palestinien appelant l’ONU à reconnaître unilatéralement sa déclaration d’indépendance d’un état.

 

Israël ne peut pas s’attendre à pouvoir négocier avec un parti qui se consacre à vouloir sa destruction, en d’autres termes, le Hamas, a-t-il ajouté. « Le Hamas doit libérer Gilead Shalit, après l’avoir retenu en otage depuis cinq longues années », a-t-il encore précisé. Les Etats-Unis s’élèveront contre toute tentative d’isoler Israël aux Nations-Unies ou dans n’importe quelle arène internationale. 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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