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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 11:11

Remise en ligne de cette lettre des dirigeants de Judée-Samarie à Ban Ki-Moon, lettre qui devrait être lue par Obama, Ashton, Sarkozy, Cameron, et autres...

 

Ôter les gants avec ceux qui se dressent contre Israël, aussi puissants qu’ils soient, voilà ce que doivent faire les Juifs aujourd’hui. Un certain nombre de dirigeants de Judée-Samarie ont adressé un avertissement au Secrétaire général de l’ONU Ban ki-Moon, le sommant « de ne plus utiliser l’expression de ‘territoires occupés’ lorsqu’il parle de la Judée-Samarie, sous peine de le poursuivre devant un tribunal ».
Ces responsables, conseillés par l’excellent avocat Elyakim Haetzny, ne font pas les choses à la légère. Ils se basent sur un document officiel de l’ONU, qui date de 1945, sorte de « constitution » dans laquelle l’article 80 est consacré à « Eretz Israël » et mentionne « les droits éternels du peuple juif sur la terre d’Israël, qui ne peuvent être remis en cause sans l’accord du peuple juif ». Ce document oblige aussi juridiquement l’ONU à respecter les décisions de son ancêtre la « Société des Nations », qui en 1920, à San Remo, avait donné à la Grande Bretagne le mandat sur la Palestine (des deux côtés du Jourdain !) « afin de mettre en application la Déclaration Balfour ».
Dans leur lettre à Ban ki-Moon, les responsables de Yesha écrivent notamment : « L’exigence qu’Israël cède aux Arabes des territoires qui ont été promis par D.ieu au peuple juif, et qui sont protégés par le droit international (cf. article 80), équivaut à une demande de suicide national… ». Les signataires préviennent : « Monsieur Ban ki-Moon, si vous persistez à ignorer ces vérités historiques et juridiques, et que vous poursuiviez votre politique injuste et illégale dans le cadre de l’ONU, nous nous sentirons libres d’agir en fonction des intérêts du peuple juif, et nous adresserons notamment à une instance judiciaire au nom du peuple juif…»
Par ailleurs, ces même responsables ont adressé une lettre au Premier ministre israélien en visite à Washington, lui demandant expressément, lors de son discours devant le Congrès, « d’évoquer les droits historiques du peuple juif sur la Judée-Samarie, et ne plus se réfugier derrières les arguments de sécurité ». « Vous avez-là une occasion unique de clamer devant le monde entier que les Juifs ne sont pas des occupants en Erets Israël », concluent-ils dans leur lettre 
Par Shraga BLUM

 

A Diffuser au maximum 

 

 

Lettre adressée par les dirigeants des localités de Judée-Samarie au Secrétaire général des Nations Unies

 http://www.israpundit.com/archives/35767

Traduction par Occam

 

pour  © 2011 www.aschkel.info 

Article reproductible et à diffuser largement à la seule condition de mentionner le nom du site et de ne faire aucune modification.

Si vous souhaitez partager cet article - en voici le lien

http://www.aschkel.info/article-lettre-adressee-par-les-dirigeants-des-localites-de-judee-samarie-au-secretaire-general-des-nations-73671287.html

 


Au secrétaire général des Nations Unies

M. Ban Ki-Moon

 

Cher Secrétaire général,

 

Par cette lettre nous souhaitons respectueusement attirer votre attention, entre autres, sur les références répétées de la part des Nations Unies aux territoires libérés par Israël lors de la guerre des Six Jours de 1967 – territoires jusqu’alors illégalement occupés par le royaume de Jordanie – en tant que « territoire palestinien occupé » (TPo) dans les communiqués de l’ONU.

 

Pour votre usage le plus récent du terme, voir UN News Service, 23 mars 2011, « Un Chief condemns bomb attack in West Jerusalem ». En vous référant de manière répétée au « territoire palestinien occupé » (ou « territoires palestiniens occupés » comme dans UN News Service, 1er avril 2011), vous dissimulez involontairement au public le véritable statut légal des territoires auxquels vous faites références, et provoquez une douleur injustifiée au peuple juif.

 

Nous rapportons ci-après, de manière concise, les faits pertinents sur le sujet :

 

Les territoires libérés en 1967 de l’occupation jordanienne illégale, qui avait duré de la signature de l’accord d’armistice israélo-jordanien en 1949 à la deuxième semaine de juin 1967, sont des territoires appartenant de toute éternité, légalement et sans ambiguïté au peuple juif, ainsi que ceci le montre clairement :

 

1. La terre entière d’Israël avait été promise et garantie au peuple juif, descendants des Patriarches, Abraham, Isaac et Jacob, par le tout-puissant de tous les temps, ainsi qu’il est répété encore et encore dans les cinq livres de la Bible hébraïque (par exemple Genèse 15:21, Deutéronome 1:8 et autres), acceptés par les fidèles de la foi chrétienne dont la Bible inclut les livres mentionnés, et confirmés en plusieurs endroits du livre saint de l’Islam, le Coran (par exemple sourate 2 et autres).

Ce précepte fondamental de la foi juive est renforcé par divers exposés dans un autre livre saint du judaïsme, le Talmud, dont l’étude est commune non seulement dans les écoles juives mais aussi dans celle de la Corée du Sud.

 

2. Malgré la destruction du Temple de Jérusalem et l’expulsion par la force du peuple juif de sa terre par l’empire romain au début de notre ère (70 après J.C.) après plus de mille ans de présence juive continue sur cette terre, les diverses communautés juives à travers le monde ont maintenu leur connexion spirituelle et historique avec la terre sainte, et cette connexion a été reconnue par l’entière communauté internationale depuis novembre 1917 (la déclaration Balfour), dans les années 1920 lorsque la Grande Bretagne se voit confier le Mandat de la Palestine et enjointe à implémenter la déclaration Balfour, et de 1922 (avec 52 Etats membres de la Ligue des Nations confirmant le Mandat) à décembre 1925 (quand la Convention anglo-américaine relative au Mandat de Palestine signée un an plus tôt était proclamée devant le Congrès par le président Coolidge).

 

Ainsi était confirmée de jure la souveraineté du peuple juif sur toute sa terre, que les nations ont appelé « Palestine », tandis que les attributs de souveraineté étaient délégués au Royaume Uni afin qu’il puisse préparer les Juifs du monde à l’administration réussie de son Etat juif naissant, destiné à l’établissement prochain sur toute la terre sainte, c’est-à-dire des deux côtés du Jourdain – ainsi que les principales Puissances alliées de la Première guerre mondiale l’avaient déterminé lors de la Conference de San Remo en 1920 et formalisé dans le Mandat pour la Palestine.

Durant toute la période mandataire, la Grande Bretagne entreprit inlassablement de ruiner l’implémentation du Mandat au moyen d’une série de « Livres blancs » qui travestissaient l’objectif originel du Mandat.

 

3. Même lorsque la Ligue des Nations fut dissoute, les fondateurs de l’organisation des Nations Unies, nouveau corps destiné à remplacé la défunte Ligue et à la tête duquel vous, M. le Secrétaire général, êtes désormais placé, ont garanti la continuité des droits juifs légaux sur la terre d’Israël par l’article 80 de la Charte des Nations Unies.

L’Assemblée générale de l’ONU, toutefois, a écarté cet article et recommandé la partition de la « Palestine » (1947), une recommandation illégale rejetée par les Arabes de ces territoires et par les dirigeants des Etats arabes qui ne souhaitaient pas même concéder ne serait-ce qu’un pouce de terre pour le retour du peuple juif. Cette résolution de l’Assemblée générale n’a jamais été légale, n’a jamais eu de valeur contraignante, fut enterrée pendant plus de 63 ans et ne peut plus être ressuscitée.

C’est l’opposé même qui est requis aujourd’hui des Nations Unies : reconnaître la continuité des droits juifs légaux sur toute la terre d’Israël d’après l’article 80 de la Charte des Nations Unies !

 

4. La guerre qui suivit (1947-1949) lancée à l’encontre d’Israël par les armées d’invasion de cinq Etats arabes se termina par la signature d’accords d’armistice destinées à perpétuer, jusqu’à l’obtention de la paix, les lignes militaires tenues par les différents camps lorsque le cessez-le-feu prit effet, et ces accords établissaient explicitement que ces lignes ne devaient pas être considérées comme des frontières définitives ni ne devaient influencer en quelque manière le tracé de ces futures frontières lorsque celles-ci devraient être déterminées par des accords de paix.

Ceci, M. le Secrétaire général, est la fameuse Ligne Verte, que les Nations Unies semblent considérer sans raison comme une frontière (« les frontières de 1967 ») entre Israël et les Arabes vivant en Judée-Samarie, lesquels ne furent jamais partie des accords d’armistice et ne se sont jamais considéré eux-mêmes comme un peuple distinct désireux d’exercer ou même de demander un théorique droit à l’auto-détermination – ainsi qu’il fut démontré par leur silence assourdissant pendant les 18 années d’occupation et d’annexion illégale jordanienne (1949-1967).

Ce silence fait encore écho de manière significative à travers les couloirs du temps et sert à l’interprétation des manœuvres « palestiniennes » consécutives.

 

5. En 1967, une guerre – la guerre des Six Jours – était une fois de plus lancée contre Israël par quatre Etats arabes : Egypte, Syrie, Jordanie et Irak, comme conséquence inévitable du renvoi égyptien de la petite force des Nations Unies qui avait, pendant la décennie précédente, maintenu le fragile cessez-le-feu entre l’Egypte et Israël ; du blocus naval imposé par l’Egypte à l’encontre du port israélien d’Eilat ; de la réticence internationale à intervenir ; et de la réunion des forces armées égyptienne, syrienne et jordanienne sous un commandement unifié.

Un des spectaculaires résultats de cette guerre fut l’expulsion des forces jordaniennes des régions de Judée et Samarie (les régions que la Jordanie avait appelé « Cisjordanie ») et la fin soudaine de l’occupation jordanienne illégale de ces territoires pendant 18 ans.

 

6. Espérant naïvement que les Etats arabes, après leur impressionnante défaite, réaliserait qu’il n’y avait pas d’alternative rationnelle sinon de parvenir à un accord avec Israël et de signer des traités de paix en échange des territoires perdus pendant la guerre, le gouvernement israélien s’est imprudemment retenu d’incorporer la Judée-Samarie à l’Etat d’Israël – ainsi qu’il était légalement contraint de faire, le peuple juif s’étant vu reconnaître la souveraineté de jure sur ce territoire à San Remo depuis longtemps (1920), ceci ayant été confirmé par le Conseil de la Ligue des Nations en 1922 – et, plutôt que d’appliquer la loi israélienne aux territoires libérés, a volontairement appliqué les recommandations humanitaires des Lois de la Guerre, ainsi que le stipule la Quatrième Convention de Genève.

Ce fut une démarche entreprise par Israël, M. le Secrétaire général, non pas sous contrainte légale (ce qui aurait été le cas si les territoires avaient été conquis sur un souverain légal), mais simplement une mesure de protection des habitants de Judée-Samarie pour ce qu’on considérait naïvement comme une courte période.

Cela démontre clairement, M. le Secrétaire général, l’absurdité de qualifier cette terre d’« occupée », malgré les interprétations contraires fournies même par certains des juristes israéliens de réputation internationale, qui sont, en un sens, devenus rien moins que les Mouammar Kadhafi du peuple juif.

 

7. Même un étudiant de première année dans l’histoire du Moyen-Orient sait parfaitement que les Arabes ont répondu d’un « NON ! » retentissant à la paix, « NON ! » aux négociations et même « NON ! » à la possibilité d’une reconnaissance arabe de l’Etat juif.

 

8. Ce ne fut qu’en 1979 que l’Egypte signa un traité de paix avec Israël et bien plus tard, en 1994, que la Jordanie en fit de même.

Les Arabes vivant sur la terre d’Israël ont refusé jusqu’à ce jour de mettre fin aux hostilités, à l’incitation à la haine et au terrorisme criminel contre les Juifs et contre l’Etat juif ; en fait, certaines factions « palestiniennes » ont engagé des négociations avec Israël, mais n’ont jamais été prêtes à conduire ces négociations vers une conclusion réussie, malgré les concessions douloureuses offertes par Israël afin d’obtenir la paix.

 

9. Le temps est indubitablement venu – en fait, cela aurait du être le cas depuis longtemps – pour la communauté internationale représentée par les Nations Unies de reconnaître le fait que les Arabes de la terre d’Israël ne veulent pas leur propre Etat ni ne veulent conclure un accord de paix avec l’Etat d’Israël ; tout ce qu’ils souhaitent est la destruction d’Israël ; le temps est en effet venu de réaffirmer la reconnaissance internationale des droits immuables du peuple juif à la totalité de leur foyer historique.

 

10. Considérons deux cas de l’histoire moderne, M. le Secrétaire général, [1] celui de la Namibie et [2] celui de la Jordanie :

 

[1] Tout comme les principales Puissances alliées de la Première Guerre mondiale avaient accordé un Mandat pour la Palestine à la Grande-Bretagne à San Remo en 1920, ils ont accordé à l’Union d’Afrique du Sud un mandat pour l’Afrique du Sud-ouest.

A l’inverse des britanniques, qui informèrent les Nations Unies en 1947 de leur désir de se débarrasser eux-mêmes des charges de leur mandat, l’Afrique du Sud refusa d’abandonner le mandat qui leur avait été confié.

Tandis que les Nations Unies – plutôt que de faire du Mandat pour la Palestine un territoire sous tutelle administrative, ainsi que la Charte des Nations Unies l’exigeait – recommandèrent par la voix de l’Assemblée générale la partition illégale de la Palestine, contrairement aux stipulations expresses de la Charte du Mandat et entraînant une violation grossière des droits du bénéficiaire national du Mandat – le peuple juif, dans le cas de la Namibie les Nations Unies ont fait pression sur l’Afrique du Sud jusqu’à ce que le pays abandonne son mandat, et la nouvelle République de Namibie finalement vint au jour en 1990.

 

M. le Secrétaire général, l’injustice flagrante de la position des Nations Unies relativement à la terre d’Israël se révèle clairement lorsqu’on la compare avec la position des Nations Unies relativement à la Namibie.

Dans le cas de la terre d’Israël / Palestine, le bénéficiaire national du Mandat – le peuple juif – a été privé par la force de ses droits, tandis que dans le cas de la Namibie, les Nations Unies ont agi par contrainte afin de s’assurer que l’objectif du Mandat pour l’Afrique du Sud-ouest soit complètement accompli.

Il ne fait aucun doute, M. le Secrétaire général, que l’ONU – l’organisation dont vous êtes à la tête – est largement considérée comme une organisation biaisée, injuste et même antisémite.

 

[2] Le royaume de Jordanie existe sur 75% de la Palestine mandataire. Sa classe dirigeante, la famille hachémite soutenue par les tribus nomades bédouines, ne représente pas plus de 30% de la population, peut-être même moins.

Les 70% restants de la population de ce pays sont constitués d’Arabes « palestiniens », que les Arabes de la terre d’Israël considèrent comme du même peuple. Il est ainsi faux que les Arabes de la terre d’Israël soient sans Etat ; au contraire, dans le royaume voisin de Jordanie ils sont une inébranlable majorité de la population vivant sur le sol « palestinien ».

Si les Arabes séjournant à présent sur la terre d’Israël préfèrent vivre dans leur propre pays plutôt que dans un Etat juif, ils sont libres de rejoindre leurs frères à l’est du Jourdain, où ils peuvent vivre dans la paix et la tranquillité parmi les gens de même chair et sang, et encore plus important, des gens de même culture.

 

11. Nous devons aussi considérer les ramifications de l’établissement illégal d’un autre Etat arabe au cœur de la terre d’Israël, M. le Secrétaire général.

Nous avons pu apprendre de la rhétorique du Hezbollah libanais et de celui du Hamas de Gaza quel destin est réservé pour les 600.000 Juifs environ vivant légalement en Judée, en Samarie et à « Jérusalem-est », mais il n’est nul besoin d’aller si loin : les représentants de l’Autorité palestinienne ont été abondamment explicites sur le fait que le territoire qu’ils espèrent contrôler un jour devra leur être offert judenrein – sans aucun habitant juif quel qu’il soit.

Réalisez-vous, M. le Secrétaire général, ce que signifierait le déplacement illégal de plus d’un demi-million d’hommes, de femmes et d’enfants ?

Israël trouve difficile de fournir des habitations permanentes pour les huit ou neuf mille personnes expulsées de leurs maisons et de leurs moyens d’existence en 2005, quand Israël s’est retiré unilatéralement et imprudemment du district de Gaza.

Avez-vous conscience de la catastrophe subie dans les années 1920 par les millions de Bulgares, de Grecs et de Turcs contraints d’abandonner leurs foyers et de se réinstaller ailleurs ?

L’Autorité palestinienne a même voté l’imposition de la peine de mort contre quiconque de sa propre population vendrait une propriété à des Juifs.

 

De plus, nous savons d’avance quels rapports un Etat soi-disant « palestinien », bien qu’illégal, entretiendrait avec l’Etat juif, que jusqu’à ce jour il refuse de reconnaître en tant que tel.

En demandant à Israël de céder son propre territoire aux Arabes, vous ne faites pas que condamner près d’un demi-million de Juifs au déplacement dans des camps de réfugiés, mais vous condamnez aussi le Moyen-Orient à une autre féroce guerre d’agression arabe, dont les résultats éventuels sont trop graves pour êtres mentionnés.

Est-ce en fait votre intention, M. le Secrétaire général ?

Comment pouvez-vous concilier cela avec le Droit humanitaire international ?

 

Voilà, M. le Secrétaire général, les faits historiques et légaux. Il faut en conclure que demander à Israël de céder aux Arabes tout territoire appartenant au peuple juif par promesse divine et par le droit international équivaut à exiger d’Israël de commettre un suicide national et de rendre nuls et non avenus les droits légaux et territoriaux reconnus aux Juifs sur leur patrimoine national.

Il est ainsi de votre responsabilité de conseiller et de guider votre organisation pour réaffirmer la reconnaissance par la communauté internationale de ces droits juifs légaux sous l’article 80 de la Charte des Nations Unies, tout en cherchant à offrir aux Arabes vivant à présent sur la terre des Juifs une solution simple à leur désir d’exercer des droits politiques dans leur propre pays – i.e. dans le royaume de Jordanie.

 

Si vous deviez décider, M. le Secrétaire général, pour quelque raison que ce soit, d’ignorer les faits historiques et légaux mentionnés dans cette lettre, et de poursuivre les présentes politiques injustes et illégales de l’ONU, nous nous sentirons libres d’agir en accord avec les meilleurs intérêts du peuple juif.

Cela entraînera en dernier recours l’avancement de notre cause devant une autorité judiciaire internationale appropriée, et la poursuite judiciaire pour dommages envers les personnes responsables de cette illégalité.

 

Voir aussile dossier - Chantage et "Etat palestinien"

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22 mai 2011 7 22 /05 /mai /2011 10:03


DEBKAfile Analyse exclusive 20 mai 2011, 7:38 PM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 http://www.debka.com/article/20955/

Tags:  Barack Obama      Binyamin Netanyahu    Mahmoud Abbas    Middle East 

 

 

Binyamin Netanyahu prend le taureau par les cornes avec Barack Obama

 

 

En rejetant les propositions du Président des Etats-Unis, Barack Obama, qui demande que les troupes de Tsahal se retirent de la Bande Occidentale [Judée-Samarie] jusque derrière les lignes indéfendables de 1967, le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou se tient en bonne compagnie : il est aux côtés de onze dirigeants du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord qui ont déjà eu l’occasion d’afficher leur mépris à l’égard de la politique moyen-orientale de Washington, au cours des six derniers mois du déroulement du soulèvement arabe. Hosni Moubarak, en Egypte, est le seul à avoir gardé confiance en Obama et il a été mis dehors pour récompense de ses efforts.


L’exposition, par Barak Obama, de sa vision du Moyen-Orient, jeudi 19 mai, a eu trois conséquences immédiates :

 

1.  Chaque dirigeant survivant encore au Moyen-Orient s’est vu confirmé dans sa détermination à se tenir à bonne distance des politiques de l’Administration américaine ;

2.  Un nouveau clou dans le cercueil du processus de paix israélo-palestinien s’est ajouté ;
3. L’huile sur le feu, qu'il a répandue sur les tensions régionales, accroît les perspectives d’une guerre israélo-palestinienne ou israélo-arabe, cette année.

 

Aucun politicien israélien ne peut se permettre de se soustraire aux  exigences minimales israéliennes, qui consistent à conserver une présence sécuritaire et des frontières défendables le long de ses limites à l’Est et, plus encore, dans la Bande Occidentale, dans le cadre de tout accord de paix futur. Ce principe fondamental n’a pas été remis en cause par les dirigeants de l’opposition, Tzipi Livni et Shaul Mofaz, même s’ils jetaient de l’huile bouillante sur la tête du Premier Ministre pour avoir offert des arguments au Président américain. Mais cette répudiation (de la politique Netanyahou) est exactement ce qu’Obama souhaite obtenir.

 

La conception selon laquelle Israël peut encore réaliser les conditions de sa sécurité à travers des pourparlers de paix est un rêve chimérique, pour la simple raison qu’aucun négociateur palestinien ne pourra envisager d’attendre moins de concessions de la part d’Israël que celles revendiquées par le Président américain. Il (négociateur pal.) s’appuiera simplement sur ce discours comme le point de départ des restrictions imposées à Israël, qui sont les plus vastes auxquelles l’Etat juif ait été confrontées à ce jour. On a vu Obama interpréter cette maxime depuis le tout début de ses deux ans de présence au Bureau Ovale :

 

il a d’abord déclaré que Netanyahou devait geler la construction dans les implantations de la Bande Occidentale (Judée-Samarie). Le dirigeant palestinien Mahmoud Abbas, la première fois qu’il en a entendu parler, a trouvé l’exigence absurde – Elle n’avait jamais été formulée devant aucun ancien premier ministre, ni par Washington, encore moins par les Palestiniens. Mais, puisqu’Obama avait ouvert la voie, Abbas ne pouvait plus exiger moins. Du coup, il a haussé les épaules et pu retourner cette exigence comme un prétexte utile à ses manœuvres pour échapper, en se tortillant, à toute discussion avec Israël.

 

Le Premier Ministre israélien, - après avoir pratiquement mendié auprès des Palestiniens, pour qu’ils daignent s’assoir et discuter, depuis deux ans-, a, désormais décidé de mettre pied à terre, en allant à l’encontre des nouvelles propositions d’Obama. S’il s’en tient à son refus, il montrera que la vaste région qui s’étend à travers le Moyen-Orient, le Golfe persique et l’Afrique du Nord, n’a plus un seul dirigeant politique, militaire ou d’obédience royale qui daigne accepter les nouveaux principes politiques d’Obama. La seule exception éventuelle serait le Premier Ministre Tayyip Erdogan.


L’opposition régionale anti-Obama se répartit en deux camps :

 

Le plus vaste se compose de huit anciens alliés des Etats-Unis, beaucoup d’entre eux étant d’ex-partenaires stratégiques. Il est conduit par la famille royale saoudienne.


Un porte-parole de la direction des affaires saoudiennes, Nawaf Obaid, a fait la démonstration publique de la rupture entre Riyad et Washington, pour la première fois, le 16 mai, par le biais d’un éditorial dans le Washington Post :

 

Sur certains sujets, comme l’anti-terrorisme et les efforts pour lutter contre le blanchiment d’argent, les Saoudiens continueront d’être un partenaire puissant des Etats-Unis », écrit-il. « Dans tous les secteurs où la sécurité nationale et les intérêts stratégiques sont en danger, le royaume poursuivra son propre agenda. Le carburant de la formule pour obtenir la sécurité, c’est l’histoire… La relation spéciale [entre les Etats-Unis et l’Arabie Saoudite]  ne sera plus jamais être la même… »

 

Le roi saoudien Abdallah a, d’ores et déjà, raflé l’appui de la demi-douzaine d’états du CCG (Conseil de Coopération du Golfe), partisans des politiques sécuritaires et stratégiques séparées qu’il poursuit, indépendamment des Etats-Unis. Elles sont, la plupart du temps, diamétralement opposées aux voies que suit Obama.

 

Il a invité la Jordanie, le Maroc et le Yémen à rejoindre le groupe. Cette semaine, le monarque jordanien Abdallah II a suggéré à Obama, que les Etats-Unis transfèrent leur rôle de parrain du problème israélo-palestinien au CCG. Cette suggestion souligne la montée en puissance de ce regroupement issu du Golfe. Cette proposition a, bien sûr, été fermement rejetée.

 

Le deuxième camp est constitué de quatre dictateurs arabes anti-américains : Bachar Al Assad de Syrie, le Libyen Mouammar Kadhafi, le Président Ali Abdullah Saleh du Yémen et le roi du Bahreïn, Hamad Ben Isa al Khalifa, qui ont recouru à la violence armée pour réprimer les mouvements pro-démocrates parrainés par le Président Obama.

 

 

L’Arabie Saoudite renforce les régimes du Bahreïn et du Yémen, en leur fournissant de l’argent frais, des armes, une assistance militaire et du renseignement. Tous quatre sont déterminés à faire l’impossible pour éviter de subir le même sort qu'Hosni Moubarak.

 

Les seuls dirigeants qui, jusqu’à jeudi 19 mai, se sont dispensés de se joindre à ces deux camps, étaient, jusqu'à présent, le Conseil militaire gouvernant l’Egypte et celui de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas.

 

Les généraux du Caire ont hoché docilement la tête aux exigences de Washington, sans, pour autant, faire quoi que ce soit.

 

Le dirigeant palestinien a commenté le discours d’Obama comme “décevant”, parce qu’il n’offrait aucun calendrier ni mécanismes diplomatiques.  Le Président américain a rejeté d’un revers de manche le plan d’Abbas, consistant à chercher une reconnaissance unilatérale d’un état palestinien en septembre, espérant ainsi fermer la porte à un nouveau stratagème, qui sert à éviter toute discussion de paix avec Israël. Le dirigeant palestinien pourrait bien le défier sur ce point.


Abbas, même s’il a perdu son principal patron, Moubarak, jongle encore avec plusieurs balles, dans l’espoir de repousser Israël dans ses cordes. Netanyahou, pour sa part, en restant passif, face aux nouveaux courants soufflant de Washington et de la révolte arabe, se retrouve, au moment crucial, sans atouts majeurs devant le Président américain.

 

Le fait que le torchon brûle entre la Maison Blanche et le Premier Ministre israélien, enferme également Abbas, confronté au choix épineux pour savoir dans quel camp arabe anti-Obama il compte se jeter  : soit le groupe dirigé par l’Arabie Saoudite, soit, alors, le groupe syrien qui comprend aussi le Hamas, avec lequel il vient juste de signer un pacte d’unité.

 

Sur le long terme, un tel pacte l’a mis en selle et aiguilloné pour qu’il ne lui reste plus que des options indésirables.

 

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 20:17

 

 

"Les frontières de 1967"
ou comment faire avaler des couleuvres au monde entier

 

Par Joseph. N. KUTNER

 

http://parolefrancojuive.wordpress.com

 

 

Qui n'a pas entendu cette expression "frontières de 1967", dans la bouche des diplomates occidentaux ? Cette expression nous est resservie à toutes les conférences, à toutes les discussions, dans toutes les rencontres des diplomates occidentaux avec les Israéliens ou avec l'Autorité Palestinienne. Ne parlons même pas de ces pays d'Amérique du Sud qui ont trouvé bon de reconnaître l'état Palestinien (on se demande pourquoi le "re" puisqu'un tel état n'a jamais existé auparavant), dans ces fameuses "frontières de 1967".

 

 

Mais qu'en est-il réellement ? Existe-t-il de telles frontières ? Qui les a reconnues ? Depuis combien de temps existeraient-elles ?

 

Eh bien, la réponse risque de surprendre plus d'un diplomate occidental, si tant est qu'ils aient cru à l'existence de ces "frontières de 1967".

 

D'abord, il est incorrect de parler de frontières. Pour la bonne et simple raison que les pays arabes ne les reconnaissent pas et donc considèrent qu'Israël n'a pas d'existence légale. Ceci est également valable pour l'AP, malgré les discours réservés aux télévisions étrangères. Leurs livres d'école montrent clairement qu'ils revendiquent la totalité du territoire d'Israël.

 

Ce qui existe donc, et ce depuis la création d'Israël en 1948, ce sont des lignes d'armistice successives, en attendant la prochaine guerre de conquête ou de massacre par les armées arabes ou les organisations terroristes au Liban, à Gaza ou en Judée-Samarie. Il y a eu la "ligne verte" en 1949, puis la ligne d'armistice après la Guerre des Six Jours, la seule à laquelle pourrait faire référence l'expression "frontières de 1967".

 

Ligne d’armistice de 1949———Ligne d’armistice de 1967

19491967

 

Or, il est bien évident que lorsqu'Obama, Cameron, Sarkozy et autres dirigeants planétaires parlent des "frontières de 1967" (ou "lignes de 1967"), ils ne font pas du tout référence à la ligne d'armistice d'après la Guerre des Six Jours. La ligne d'armistice à laquelle ils pensent vraiment, c'est la "ligne verte", celle de 1949. Ce qu'ils demandent donc à Israël, c'est de revenir à la ligne d'armistice de 1949, avec ses frontières indéfendables (notamment, à cause des hauteurs du Golan, de la partition de Jérusalem et du goulet d'étranglement à la hauteur de Natanya, là où Israël fait 10km de large).

 

 

Pourquoi tous ces dirigeants occidentaux, supposés d'une intelligence supérieure à la normale, ont-ils donc avalés cette expression de la propagande arabe, qui substitue "ligne d'armistice de 1949" par "frontières de 1967"?

 

Parce qu'en demandant à Israël de revenir à la situation de 1967 plutôt qu'en réalité à la situation de 1949, on fait accroire à l'opinion mondiale que l'autorité Palestinienne fait une concession à Israël... Moitié-moitié en quelque sorte. On n'effacerait que 44 ans d'Histoire. Alors que c'est pratiquement toute l'Histoire de l'Israël moderne qu'on efface, soit 62 ans. On remet en fait les compteurs à zéro à partir du moment où Israël a été créée ! C'est moins glorieux, n'est-ce pas ? Sans compter que cette ligne d'armistice de 1949 n'a même pas été reconnue par les pays arabes et qu'ils se sont acharnés à attaquer Israël malgré (ou plutôt à cause de) cette ligne.

 

Ce qui est étonnant, c'est de constater l'apathie des gouvernements israéliens successifs devant cette tromperie sémantique, qui est un acte de propagande absolument diabolique car avalé par tous, y compris par les pays dits "amis d'Israël". Il est temps de corriger le tir dans les chancelleries, de dire haut et fort que les 'frontières de 1967' ne sont en fait que la ligne d'armistice de 1949, celle qui ne convenait à personne et qui a été la cause des guerres que les arabes ont imposées à Israël jusqu'en 1967.

 

Tant que nos grands dirigeants mondiaux utiliseront cette tromperie sémantique, corrigeons-les. Quand le président Nicolas Sarkozy, le quai d'Orsay d'Alain Juppé et de Valérie Hoffenberg l'utiliseront et valideront ainsi la propagande palestinienne, protestons et demandons à ce que l'ambassade d'Israël en France fasse une protestation officielle.

 

Et, lorsque nous aurons à voter pour un député qui nous représentera vraiment et directement, assurons-nous qu'il ne soit pas lié au pouvoir en place, tant que la propagande pro-palestinienne y fera ses ravages.

 

 

Joseph N. Kutner

Natanya, Israël

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 17:09

israel7.com

 

Un certain nombre de responables du parti républicain a réagi au discours du Président Barack Obama, en notant « le déséquilibre de ses propos au détriment d’Israël ». Le chef de la maorité républicaine à la Chambre des Représentants, Eric Kantor a notamment déclaré « que les lignes que Barack Obama avait tracées pour un accord israélo-palestinien affecteraient les capacités d’Israël à assurer sa défense ». Mitt Romney, candidat républicain à l’investiture pour les présidentielles estime lui « que le Président avait porté atteinte à l’honneur d’Israël, et l’avait projeté sous les roues d’un autobus ».

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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 14:26

 

La perle du jour revient à : Pascal Boniface,

"il n'y a pas de risque d'aller dans le mur s'il y a continuité"

 

Ou : à force de se taper la tête contre les murs, on finit par sortir d'un asile de fous... 

 

20 MAI 2011 - 10H40  


Paris multiplie les initiatives diplomatiques au risque de se heurter à des murs
france24.com
Conflit israélo-palestinien, Syrie, Libye: la France, ambitieuse, multiplie les initiatives sur la scène internationale au risque de se heurter à des murs comme en témoigne le report cette semaine d'une visite au Proche-Orient de son chef de la diplomatie, Alain Juppé.
Conflit israélo-palestinien, Syrie, Libye: la France, ambitieuse, multiplie les initiatives sur la scène internationale au risque de se heurter à des murs comme en témoigne le report cette semaine d'une visite au Proche-Orient de son chef de la diplomatie, Alain Juppé.

Conflit israélo-palestinien, Syrie, Libye: la France, ambitieuse, multiplie les initiatives sur la scène internationale au risque de se heurter à des murs comme en témoigne le report cette semaine d'une visite au Proche-Orient de son chef de la diplomatie, Alain Juppé.

La démarche globale apparaît fondée sur la nécessité d'un mouvement. La France est présidente cette année du G8 (pays les plus industrialisés) et du G20 (G8 élargi à des pays émergents). Elle dirige aussi en mai le Conseil de sécurité de l'ONU.

Faire bouger les lignes au Proche-Orient relève toutefois de la gageure. Les Etats-Unis sont à la peine pour relancer le processus de paix et Paris en profite pour s'afficher en pointe en tentant de sortir l'Europe de son rôle principal de pourvoyeur financier pour en faire un acteur politique qui compte.

Selon le quotidien israélien Ma?ariv, le report d'une visite cette semaine au Proche-Orient d'Alain Juppé est due à son constat qu'il ne parviendrait pas à remettre Israëliens et Palestiniens autour d'une table de négociations.

Le porte-parole du gouvernement François Baroin a minimisé ce contre-temps, assurant que "des initiatives" seraient prochainement prises par la France.

La France doit désormais attendre les résultats d'un long séjour aux Etats-Unis du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, à partir de vendredi, tout en continuant à dire que les Etats-Unis auront besoin des Européens pour débloquer le processus de paix.

Jeudi, dans un discours sur le Proche-Orient, le président Barack Obama a repris plusieurs points défendus par la France comme la constatation que le statu quo n'est pas tenable et que la création d'un Etat palestinien devait se faire sur la base des frontières de 1967.

Pour Pascal Boniface, directeur de l'Institut de relations internationales et stratégiques (Iris), le virage "volontaire" affiché par la diplomatie française depuis la prise de fonctions d'Alain Juppé il y a près de trois mois est plutôt "bienvenu", même s'il "n'y a aucune garantie de réussite".

"Une bonne diplomatie est toujours une diplomatie en mouvement", note Denis Bauchard de l'Institut français des relations internationales (Ifri), saluant une "redéfinition de la politique étrangère qui va dans le bon sens".

La France maintient ainsi sa proposition de transformer en conférence de paix une réunion prévue fin juin des donateurs pour le futur Etat palestinien.

Sur la Syrie, l'appareil diplomatique français, traumatisé par sa mauvaise appréhension des révoltes tunisienne et égyptienne, met un point d'honneur à se montrer à l'offensive.

En dépit de la menace d'un veto chinois et russe à l'ONU, les Français continuent de rechercher une majorité pour l'approbation d'un texte.

Sur le plan des sanctions, l'Europe est à la traine derrière les Etats-Unis, qui ont inclu récemment le président Bachar al-Assad dans les personnes visées. L'UE n'a toujours pas franchi ce pas, souhaité ardemment par Paris.

En Libye, si la guerre lancée par la France a été au départ couronnée de succès pour éviter un bain de sang à Benghazi, elle est confrontée à la menace d'un enlisement face à la résistance de Mouammar Kadhafi.

Paris continue d'assurer que le compte à rebours est enclenché.

Reste à savoir si la France "a les moyens de ses ambitions, surtout à un moment où elle n'arrive pas à entraîner ses partenaires européens dans de grandes initiatives", relève Denis Bauchard. Pour Pascal Boniface, "il n'y a pas de risque d'aller dans le mur s'il y a continuité" de la démarche.

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 10:32
Barack Obama veut tirer les leçons du printemps arabe

 

www.lefigaro.fr

Mots clés : 

Par Laure Mandeville
19/05/2011 | Mise à jour : 08:36
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Barack Obama et le roi Abdallah II de Jordanie, mardi à Washington, après une rencontre bilatérale autour du conflit israélo-palestinien.
Barack Obama et le roi Abdallah II de Jordanie, mardi à Washington, après une rencontre bilatérale autour du conflit israélo-palestinien. Crédits photo : MANDEL NGAN/AFP

Après avoir, en 2009, tendu la main aux musulmans, le président américain entend aujourd'hui soutenir le combat des démocrates.

Presque deux ans séparent le flamboyant discours du Caire de juin 2009, de celui, très attendu, que Barack Obama prononcera jeudi au département d'État sur l'avenir du Moyen-Orient. Deux ans qui auraient pu n'avoir que peu d'incidences sur l'approche du président s'il n'y avait eu deux événements capitaux qui, en cinq mois, ont changé dramatiquement l'équation régionale: d'un côté, les révoltes arabes, printemps qui a bouleversé la carte du Moyen-Orient, balayant certains dictateurs, en fragilisant d'autres, faisant surgir, surtout, l'aspiration démocratique des peuples comme un fait majeur de la donne politique. De l'autre, fait plus conjoncturel, mais central, l'élimination de Ben Laden, tête pensante de l'hydre al-Qaida.

La conjonction des deux événements démontre que l'islamisme radical est un mouvement «voué à tomber dans les poubelles de l'histoire», a noté le porte-parole présidentiel, Jay Carney, lors d'un récent briefing.

Utilisant pratiquement la même formule lors d'un récent discours devant le Washington Institute, le conseiller à la sécurité nationale d'Obama, Thomas Donilon, a confirmé ce diagnostic, laissant clairement entendre que l'Administration entendait bien profiter de cet appel d'air. L'idée est de saisir «l'opportunité politique» du printemps arabe et de l'affaiblissement d'al-Qaida, a insisté Carney. Barack Obama «parlera en particulier de la façon dont nous pouvons soutenir ces changements bénéfiques, tout en nous concentrant sur nos principes de base: la non-violence, les droits de l'homme et le soutien à des réformes politiques et économiques», a-t-il expliqué.

Il y a deux ans, le discours du Caire s'était moins intéressé à la démocratisation du Moyen-Orient qu'à la nécessité de pacifier les relations entre islam et Occident. Décriant le projet de démocratisation du monde arabe de George W. Bush, jugé discrédité par la guerre d'Irak, l'équipe Obama avait préconisé une approche basée sur «le dialogue des cultures». Il s'agissait d'assurer le monde musulman de la bienveillance de l'Occident, au lieu de vouloir lui imposer les valeurs «universelles» américaines. Cette politique allait d'ailleurs pousser le président Obama à être fort réservé dans son soutien à la «révolution verte» des démocrates iraniens, qui allait éclater peu après.

Mais avec le printemps arabe, Obama prend désormais la mesure d'une jeunesse qui ne tient nullement à être ­définie par sa seule religion, mais au contraire par ses aspirations universelles. Comme s'il regrettait sa timidité initiale en Iran, il a donc adopté une approche beaucoup plus dynamique face au printemps égyptien, lâchant notamment le dictateur Hosni Moubarak pendant la révolution menée depuis la place Tahrir. Cette volonté d'encourager la réforme devrait se traduire par le déblocage d'une aide substantielle à l'Égypte, lors du G8/G20 de Deauville, en accord avec les Européens, à la fois pour organiser les élections à court terme et préparer une stratégie de long terme.

Le défi israélo-palestinien

Les experts insistent toutefois sur la difficulté que représente pour Obama une région aux situations «très diverses». La Maison-Blanche a donné son accord à une intervention militaire en Libye mais s'est contentée de condamner la répression syrienne ou bahreïnienne. «Une approche qui tente de réconcilier les intérêts géostratégiques de l'Amérique, en matière d'antiterrorisme, de pétrole et de soutien à Israël, avec la défense des droits des peuples, c'est ardu», notait récemment le chercheur Brian Katulis, du Center for Americain Progress.

De ce point de vue, les observateurs jugent que Barack Obama pèsera soigneusement ses mots ce jeudi. «L'une des difficultés va être de faire sens pour les millions de personnes qui espèrent le changement, sans fâcher des alliés importants des États-Unis dans le Golfe, qui ont intérêt à préserver le statu quo», comme l'Arabie saoudite, renchérit Haïm Malka, expert au Centre d'études internationales et stratégiques (CSIS).

Le taux de popularité d'Obama, autour de 10%, est très bas dans le monde arabe. La question se pose notamment de savoir comment le président américain traitera du conflit israélo-palestinien après l'échec en rase campagne de sa stratégie de pression sur Israël pour mettre fin à la colonisation des Territoires occupés comme préalable aux négociations.

Ulcérés par la passivité américaine, les Palestiniens ont décidé de passer outre à la médiation de Washington et de demander une reconnaissance de leur État à l'ONU, mettant Barack Obama au défi de reprendre l'initiative. Mais avec le récent accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, qui refuse de reconnaître l'État d'Israël, on voit mal comment le président pourrait convaincre le premier ministre israélien de bouger plus que sur le plan rhétorique lors de leur rencontre demain. À moins d'une surprise, qui, selon CNN, pourrait venir avec l'annonce de larges sanctions contre le régime syrien.

LIRE AUSSI :

» Un plan d'aide US au monde arabe

» Les trois défis de l'après-Ben Laden

» Égypte: un tournant pour le jeu américain dans la région

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 08:06

 

Deux pistes évoquées à cette "incompréhension" : la concurrence intense entre GRU (contre-espionnage militaire) et FSB (étrangers et diplomates) : et l'agacement de certains cercles moscovites de l'armement, suite aux plaintes d'Israël contre le surarmement de certains pays arabes et perse, dont la Syrie. Le Ministère a décidé de continuer sur la voie du "business as usual". Si les suspicions s'avéraient fondées, l'attaché militaire n'aurait pas été autorisé à quitter le pays... "Avertissement"? Mais pour quoi dire?

 

Gad.    

 

 

 

http://www.israel7.com

Vadim Leiderman, l’attaché militaire auprès de l’Ambassade d’Israël à Moscou est de retour précipité en Israël. Il y six jours, il a été arrêté alors qu’il était assis avec un homme dans un restaurant moscovite, sans que la police ne prenne les précautions d’usage concernant le personnel diplomatique. Interrogé par la Police il a été accusé d’espionnage et sommé par les autorités russes de faire ses bagages. Selon la police russe « ce n’était pas son premier rendez-vous suspect ». A son retour en Israël, il a été interrogé par le Shin Bet pour voir s’il n’avait pas livré des renseignements à des agents russes, mais l’interrogatoire s’est révélé négatif. S’il était avéré que Leiderman s’est effectivement livré à des activités d’espionnage, cela risquerait de créer une crise dans les relations entre les deux pays.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 07:13

www.israel7.com/

Stanley Fisher, le Gouverneur de la Banque d’Israël, sera le délégué israélien officiel lors de la cérémonie d’intronisation du Président de la Côte d’Ivoire, Alassane Outtara, qui aura lieu en fin de semaine. Fisher est un ami proche du Président Ouattara. Il participera à cette cérémonie aux côtés de responsables politiques de haut rang comme la Secrétaire d’Etat Hilary Clinton et le président français, Nicolas Sarkozy.

Lors de cette cérémonie, Ouattara sera nommé officiellement à remplacer le président sortant Laurent Gbagbo qui a perdu les élections depuis le 28 novembre 2010, mais qui s’est cramponné au pouvoir et a refusé d’évacuer la présidence. C’est cela qui a plongé la Côte d’Ivoire dans une guerre civile très dure.

Stanley Fisher a reçu de la part du Président Ouattara une invitation personnelle. Il sera accompagné par un représentant du Ministère des Affaires étrangères.

  « Nous nous sommes rencontrés la première fois lorsque j’étais à la Banque mondiale il y a vingt ans» explique Stanley Fisher au site israélien d’information Ynet ce lien particulier avec le dirigeant ivoirien. « Nous avons lié amitié solide lorsque nous étions tous deux Directeurs généraux adjoints au Fond monétaire international entre 1994 et 1999. Il est alors retourné en Côte d’Ivoire pour se présenter aux élections présidentielles. Déjà à cette époque, il m’avait dit que lorsqu’il sera intronisé, nous nous rencontrerions pour la cérémonie »

« Je connais bien Ouattara. C’est un homme intelligent, un économiste excellent et surtout un dirigeant qui saura faire revenir la Côte d’Ivoire à ses jours heureux. » a ajouté le Gouverneur de la Banque d’Israël. « Roda mon épouse  ainsi que moi-même, nous sommes très émus d’être invités à la cérémonie de son intronisation. »

D’autre part, au Ministère des Affaires étrangères, on vérifie quand il sera possible d’ouvrir de nouveau l’Ambassade d’Israël à Abidjan de façon définitive. Depuis les affrontements qui se sont déroulés dans la capitale ivoirienne, elle avait été fermée. Le personnel de l’Ambassade d’Israël avait été évacué sous des tirs intenses. L’Ambassadeur d’Israël à Abidjan, son Excellence M. Daniel Saada, avait été blessé lors cette évacuation perrilleuse. M. Daniel Saada, qui est un excellent diplomate israélien issu de l’Alyah de France, s’est remis depuis de sa blessure.

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18 mai 2011 3 18 /05 /mai /2011 06:57


Merci Guitel

 

Interview de Guy Millière

 Par Guitel Ben-Ishay

pour leptithebdo et  © 2011 www.aschkel.info


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Guy Millière est un écrivain français, éditorialiste pour Israël Magazine et chroniqueur pour  des sites d'informations, tels que drzz.info. Il est un de ces « nouveaux Justes », qui bien que non-Juif, ne craint pas de s'engager dans la voie minoritaire de la défense d'Israël. Il sera en Israël, du 18 au 24 mai, pour une série de conférences. A cette occasion, il nous a expliqué les raisons de son engagement, de son attachement au peuple juif et sa vision des événements qui secouent notre époque.

 

Le P'tit Hebdo : Qu'est-ce qui vous a amené à vous impliquer autant pour la cause israélienne plus que pour une autre?

Guy Millière : Je trouve que ce que le peuple d’Israël a accompli en soixante-trois ans est admirable à de nombreux égards. Je pense que quiconque est imprégné d’amour pour l’humanité ne peut qu’aimer Israël. Au vu de toutes les falsifications et de toutes les incitations à la haine subies par Israël, c’est un pays que, pour des raisons éthiques, je dois défendre. Je fais un travail intellectuel pour dire la vérité et la faire avancer. Je dis la vérité. Je pense avoir une responsabilité particulière en continuant à la dire dans un contexte où  le mensonge est omniprésent. Israël est victime du mensonge. Mon rôle est de combattre le mensonge et de le faire reculer, autant que faire se peut.

                                             

Lph : Ne regrettez-vous jamais ce choix lorsque vous faites l'objet d'attaques ?

G.M : Non. Je regrette, bien sûr, ces attaques et je les trouve déplorables et nauséabondes. Voir que l’on peut dire que je suis d’extrême-droite parce que je défends Israël et que je lutte contre l’antisémitisme sans faire la moindre concession me semble particulièrement répugnant. Mais subir des attaques déplorables, nauséabondes et parfois répugnantes ne m’incite pas à courber la tête, au contraire. Et, connaissant l’histoire de l’antisémitisme, connaissant la façon dont le peuple juif a été si souvent traité dans l’histoire, cela me permet de comprendre un peu mieux encore ce que c’est qu’être détesté et traîné dans la boue sans la moindre raison.  J’en déduis qu’il existe une pathologie mentale chez ceux qui m’attaquent. Mes valeurs ont toujours été la défense des droits de l’être humain, de la liberté individuelle et de la liberté de penser, me trouver confronté à la bêtise et à la méchanceté ne me fera pas changer mes valeurs.

 

Lph : Votre dernier ouvrage, « Comme si se préparait une seconde Shoa », porte un titre que certains ont jugé choquant. Pourquoi l'avez-vous choisi ?

G.M : J’ai voulu que le titre soit choquant car la situation présente est choquante. J’ai rédigé ce livre en observant la remontée de l’antisémitisme en Europe et la montée parallèle d’une diabolisation d’Israël. Je relis souvent Léon Poliakov, et je pense que ce qu’il a écrit sur la façon dont la shoah avait été rendue possible par une accoutumance des peuples européens à la haine des Juifs est très pertinent. Je veux que les non-Juifs en Europe aient conscience de ce qui est en train de se passer, et ce livre leur est adressé. C’est une façon pour moi de leur dire : vous rendez-vous compte de la monstruosité vers laquelle vous vous laissez entraîner ? Je dis aussi à mes amis Juifs dans le livre qu’il n’y aura pas de seconde shoah parce que le peuple juif est debout, parce qu’Israël existe, et que le peuple d’Israël ne laissera pas le mal triompher une seconde fois. Le livre explique les engrenages qui conduisent l’Europe à renouer avec l’antisémitisme et à se conduire d’une façon de plus en plus vile, lâche, vis-à-vis d’Israël. Il explique aussi, et cela me semble important, que le peuple américain, lui, ne tournera jamais le dos à Israël, quand bien même toute une gauche universitaire et médiatique américaine, elle, se trouve contaminée par l’antisémitisme et l’ « antisionisme » européens.

 

Lph : Où se trouvent les lacunes de la diplomatie israélienne lorsqu'il s'agit de justifier les actions de son Etat?

G.M : Je pense qu’Israël, depuis les accords d’Oslo, est dans une position trop défensive. Je pense qu’il serait nécessaire de davantage rappeler l’histoire et de souligner bien plus certains faits. Un Etat arabe a été créé sur 80% des terres du Mandat palestinien. Il y a donc déjà un Etat arabe palestinien, la Jordanie. Ni l’Autorité Palestinienne ni le Hamas n’ont de légitimité : ce sont des organisations essentiellement terroristes. Les médias palestiniens regorgent de propagande haineuse. Le préalable à tout dialogue devrait être la transformation des médias palestiniens en des médias dignes de ce nom et le changement des programmes scolaires palestiniens. Il faudrait demander aux dirigeants européens et américains ce qu’ils pensent à ce sujet, et le faire ouvertement et explicitement.

 

Lph : Ce n'est pas la première fois que vous venez en Israël. Que préférez-vous dans ce pays ?

G.M : Il est difficile de faire une réponse brève. J’aime la diversité, la liberté, la tolérance, le dynamisme qu’on ressent partout en Israël. J’aime le peuple israélien. Partout où je suis allé, j’ai toujours rencontré en Israël de la gentillesse et de la générosité.

 

Lph : Qu'est-ce que vous inspire la situation politique française qui voit monter le Front National d'une part et les courants islamiques d'autre part ?

G.M : La France me semble être présentement un pays très malade. La population française ressent un déclin et ne trouve des réponses dans aucun discours politique : cela conduit à des crispations et à des tentations de repli. Le Front National est porteur de ces tentations de repli. C’est un parti nationaliste, protectionniste, socialiste dans son programme économique, et très profondément xénophobe. Jean-Marie Le Pen est antisémite. Je ne pense pas que sa fille le soit, mais il y a toujours au sein du Front National de nombreux antisémites. Les courants islamiques n’ont pas de représentation politique, mais la montée de l’islam fait peur à de nombreux Français, et dès lors que la gauche pratique l’aveuglement volontaire devant la montée de l’islam et que l’UMP pratique une forme d’apaisement, il ne reste à ceux qui entendent exprimer leur crainte qu’à se tourner vers des mouvements de repli identitaire tels que le Front National. En 2007, il a été possible d’avoir un espoir en Nicolas Sarkozy : cet espoir s’est largement dissipé. La situation est très triste : il n’existe aucun mouvement politique en France aujourd’hui qui soit porteur d’un esprit de liberté économique, d’ouverture à la mondialisation, et d’amitié envers Israël et les Etats-Unis.

 

Lph : Les Juifs de France sont partagés : pour certains, la France est un pays franchement hostile à Israël, pour d'autres un pays franchement ami. Sont-ils paranoïaques ou naïfs?

G.M : C’est un fait, la France a eu une attitude amicale envers Israël jusqu’au milieu des années 1960. Je ne sais à quel degré cette attitude était sincère : il y avait sans doute en elle une part de calcul politique.  Mais depuis les lendemains de la guerre d’Algérie, s’est mis en place ce qu’on a appelé la « politique arabe de la France » : la France s’est appuyée sur le monde arabe pour nouer avec lui des liens privilégiés lui permettant, espérait-elle, de se donner de la puissance en Europe. La France est devenue peu à peu prisonnière de sa politique arabe : il lui est quasiment impossible de revenir en arrière. La présence d’une population arabe nombreuse en France pèse désormais lourdement dans l’équation. Toute politique qui serait trop favorable à Israël serait porteuse de risques de ruptures de contrats avec des pays arabes et d’émeutes dans ce qu’on appelle les « banlieues de l’islam ». La France ne peut pas avoir une politique favorable à Israël. Cela irait à l’encontre de quarante années au moins de diplomatie française. Cela irait à l’encontre de la façon dont les esprits sont travaillés par les médias. En termes électoraux, un candidat à une élection en France doit tenir compte, en supplément, de l’électorat musulman, et celui-ci pèse beaucoup plus que l’électorat juif. La France ne peut pas être ouvertement hostile à Israël, car les souvenirs du pétainisme restent : mais la France se conduit comme un pays hostile à Israël, hypocritement, de biais, pour toutes les raisons que je viens d’indiquer. En ce moment, malgré le rapprochement entre l’Autorité Palestinienne et le Hamas, la France continue à parler de « processus de paix » et continue à dire officiellement que si le « processus de paix » ne redémarre pas d’ici là, elle votera aux Nations Unies au mois de septembre en faveur de la reconnaissance d’un Etat palestinien déclaré unilatéralement. Les Juifs de France qui voient tout cela ne sont pas paranoïaques : ils observent ce qui se passe autour d’eux. Ceux qui ne voient rien pratiquent l’aveuglement volontaire. Ceux qui, depuis Saint Germain des Prés critiquent le gouvernement israélien et s’obstinent à voir en des gens tels que Mahmoud Abbas des « partenaires pour la paix » se bercent d’illusions et viennent, par leurs attitudes et leurs propos, renforcer les rangs des ennemis d’Israël.

 

Lph : Quel est votre regard sur ces Juifs de France qui ont décidé de faire leur vie en Israël ?

G.M : Je pense qu’ils ont fait un choix fécond et juste. Je comprends que certains hésitent à franchir le pas. La situation en France, et plus largement en Europe, va empirer. Contribuer à faire qu’Israël soit un pays encore plus fort, plus dynamique et plus fécond est une attitude noble et juste. Je me reconnais moi-même de moins en moins dans ce que devient la France. C’est un constat que je fais avec tristesse, mais que je ne peux éviter de faire. Je crains que la vie pour les Juifs de France ne devienne plus difficile encore dans les années à venir. Les Juifs qui seront discrets ou qui vivront dans un repli communautaire pourront subsister et rester dans le pays. Les Juifs qui ne parleront jamais de leur identité juive pourront rester aussi. Les Juifs qui s’affirmeront Juifs et a fortiori les Juifs qui défendront Israël feront face à une hostilité croissante, tout comme les non-Juifs qui défendront Israël.

 

Conférences en Israël :

Ashdod, le mer 18 mai à 20h : Shavei Tsion, 25 rue Sinaï, quartier Alef (08 852 7362)

Natanya, le jeu 19 mai à 20h : Hôtel Palace, 33 rue Gad Machnès (0 507 507 896)

Jérusalem, avec le P'tit Hebdo, le dim 22 mai : Centre Frankforter, 80, Derekh Bethle'hem

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17 mai 2011 2 17 /05 /mai /2011 19:16


DEBKAfile  Reportage exclusif  17 mai 2011, 11:10 AM (GMT+02:00)

 

Adapté par Marc Brzustowski

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 

http://www.debka.com/article/20940/

 

Tags:  Barack Obama      Bashar Assad    Syrian uprising    Israel    Palestinians 

 

L’Ambassadeur américain Robert Ford rappelé avant d’avoir eu le temps de chauffer sa place

 

 

Les sources de Debkafile à Washington rapportent, en exclusivité, que le Président Barack Obama a, finalement, résolu d’estampiller de façon sévère le Président Bachar al Assad en personne, comme étant l’homme responsable de la répression inhumaine en Syrie à l’encontre des manifestations hostiles à son régime et du massacre de centaines de dissidents. Avant son discours très attendu sur les relations des Etats-Unis avec les nations arabes du Moyen-Orient, jeudi 19 mai, Obama se prépare à imposer des sanctions contre le Président syrien. La Maison Blanche travaille au texte final de cette annonce, mais a, d’ores et déjà, décidé de rappeler l’ambassadeur américain tout nouvellement affecté à damas, Robert Ford, pour consultations.


Un précédent ambassadeur avait précédemment déjà été rappelé en 2005 de Damas. Cela avait pris cinq ans à Obama, avant de désigner Robert Ford, à la fin de 2010.

 

L’Administration a également décidé d’autoriser l’Agence Internationale à l’Energie Atomique, à Vienne, à produire un rapport devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, concernant le fait que Damas était en train de construire un réacteur à des fins militaires à Deir-A-Zour, qui avait été bombardé par Israël, en septembre 2007. Damas a refusé de coopérer avec l’instance d’observation du nucléaire en autorisant que le site soit inspecté. Par conséquent, l’AIEA est exhortée à faire appel au même Conseil de Sécurité pour la Syrie que celui déjà imposé au sujet de l’Iran, concernant ses activités nucléaires.

 

Barack Obama a, finalement fini par se laisser convaincre qu’on devait arrêter Assad sans délai, avec l’horrible découverte de cinq fosses communes hâtivement creusées près du centre de la contestation de Deraa, dans le sud de la Syrie. Ils contiennent des masses de corps d’hommes, de femmes et d’enfants, tués d’une balle dans la tête. Le nombre de morts attribués à la sauvagerie d’Assad, dans cette répression contre la dissidence qui dure depuis trois mois, s’est élevé très au-delà de 1000 tués.

 

Selon les sources militaires de Debkafile, on doit aussi prendre en compte que des mesures américaines plus énergiques à ‘encontre d’Assad conduira à un réchauffement des tensions à la frontière israélo-syrienne, potentiellement, sous la forme d’une frappe militaire syrienne limitée en Israël ou au Liban, ou les deux. Son cousin Rami Makhlouf a effectivement menacé du fait que l’instabilité en Syrie causerait nécessairement de l’instabilité en Israël.

 

Le risqué de troubles à venir s’est renforcé avec cette information parvenue à Washington, selon laquelle les services de renseignement syriens et le FPLP-Commandement général d’Ahmed Jibril avaient organisé le passage en force de la frontière israélienne, le Jour de la Naqba (Catastrophe), dimanche 15 mai, de milliers de Palestiniens fusant en plein air à l’extérieur des camps dans lesquels on les fait vivre près de Damas. L »opération était, également, synchronisée avec le Hezbollah libanais.


Selon cette information, la Syrie et le FPLP-CG sont en train de planifier une autre incursion en masse du même format, pour le 5 juin, le 44 ème anniversaire de la guerre de 1967, lors de laquelle la Syrie a perdu la majeure partie du Golan, après avoir attaqué Israël.


Prévenus à l’avance de cet évènement, les forces de défense israélienne et l’armée libanaise ont renforcé leurs unités gardant leurs frontières et sont à un stade élevé de préparation.

 

Le corps du génie de Tsahal s’est lance dans une opération fracassante, de façon à édifier un système de défense approprié, comportant des obstacles physiques, tout le long de la frontière israélo-syrienne, longue de 220 kms, à la place de la barrière fragile que les foules palestiniennes ont piétiné le 15 mai.

 

La perte de patience de Washington envers la Syrie était évidente, à travers le ton cassant de la rebuffade de la Maison Blanche essuyée par la Syrie, considérée comme « incitant aux manifestations sur le plateau du Golan » et, par conséquent, responsable des affrontements et pertes en vies humaines qui en a découlé. « L’état juif a le droit d’empêcher le franchissement non-autorisé de ses frontières », a fait observer le porte-parole de la Maison-Blanche Jay Carney, dès lundi.

 

L’allusion de la Maison Blanche aux frontières israéliennes, rappelant le contexte du Golan, était délibérée, selon nos sources à Washington. Elle balise l’intention de Barack Obama de mettre l’accent sur l’importance de l’attachement américain à la sécurité des frontières d’Israël, en matière de politique, lorsqu’il rencontrera le Premier Ministre Benyamin Netanyahou, à la Maison Blanche, vendredi 2 mai, lorsqu’il s’adressera à la conférence du Lobby américano-israélien, l’AIPAC, dimanche 22 mai.

 

Selon nos sources, également, le Président des Etats-Unis n’a pas l’intention de définir un plan depaix pour le Moyen-Orient, qui consiste en un diktat contre Israël, lors de son intervention face au monde musulman, jeudi 19 mai.

 

Cette suggestion qui fait l’objet d’un vif débat en Israël ne tient pas son origine des sources de l’Administration américaine, mais d’éléments de l’opposition politique intérieure, qui ont intérêt à pousser le gouvernement Netanyahou le dos au mur. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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