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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:42

 

ONU/Hollande : la France soutient l’Inde pour un siège de membre permanent au Conseil de sécurité


jeudi 14 février 2013 - 10h31
Logo MédiArabe.Info

Le président français François Hollande a réitéré jeudi le soutien de Paris à la candidature de l’Inde à un siège de membre permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, lors d’une conférence de presse conjointe avec le Premier ministre indien, Manmohan Singh.

Soulignant que la France et l’Inde défendaient des positions politiques communes dans toutes les instances internationales, le chef de l’Etat français a dit souhaiter que l’Inde puisse les défendre au sein du Conseil de sécurité comme membre permanent. (AFP).

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 15:02

 

 

Quand le Monde finira t-il par agir?

 

Par Ronen Bergman


 Photo: Dor Malka

guerre-syrie-300x185 (Copier)

 

 

L’Occident, paralysé par des systèmes de règlementations et d’intérêts croisés, est dans l’impossibilité d’intervenir pour mettre fin aux atrocités.

 

 

Publié le : 

02.10.13, 20:09 / Israel Opinion

 

 

A en juger par la réaction de l’Ambassadeur iranien à l’AIEA, Ali Ashgar Soltanieh, face au discours de Joe Biden, lors de la Conférence sur la Sécurité à Munich, l’Iran ne prend nullement au sérieux les menaces proférées par les Etats-Unis.


 

Samedi, alors que le Vice-Président Joe Biden traitait de la crise iranienne et répétait, sur un ton agressif dans la voix, que l’Administration Obama ferait tout ce qui est en son pouvoir pour empêcher l’Iran d’obtenir des armes atomiques, le plus haut représentant diplomatique du régime des Ayatollah, présent à cette conférence, sombrait dans un profond assoupissement. L’homme assis directement à côté de Soltanieh a aimablement tenté de le réveiller, probablement pour lui dire que Biden parlait de lui, mais Soltanieh s’est contenté de bouger légèrement la main, et a semblé momentanément reprendre conscience avant de fermer à nouveau les yeux.


 

L’objectif principal de la Conférence sur la sécurité de Munich, le forum le plus important sur les sujets de sécurité et de relations internationales, fondé il y a 49 ans, était de tirer un enseignement des leçons de l’histoire. Le battement de paupière de Soltanieh peut être considéré, jusqu’à un certain point, comme une forme d’allégorie du problème dans son entier : les pays éclairés du monde libre veulent effectivement en faire un lieu d’échange plus probant, et font de véritables efforts en ce sens ; mais, même dans la période post-soviétique, après toutes les atrocités, divers génocides et crimes de guerre avérés, et après que plusieurs pays ont acquis ou sont sur le point d’acquérir des armes nucléaires, par toute sorte de stratagèmes, à l’ère du village global et des réseaux sociaux – ils restent toujours dans l’impossibilité de sauver le monde. L’occident est freiné par une série de législations, de systèmes d’organisation et d’intérêts qui l’empêchent d’agir dans la plupart des cas, ou qui ne lui permettent d’agir uniquement que lorsqu'il est déjà trop tard.


 

L'Ambassadeur iranien Soltanieh, dans un rare moment d'éveil. 

 

La Conférence s’est concentrée sur la question la plus difficile d'entre toutes : quand est-ce que la communauté internationale est autorisée à intervenir dans les affaires intérieures d’un pays particulier? A quel moment le franchissement d’une ligne rouge justifie t-il d’une frappe américaine contre l’Iran ? La toute récente intervention militaire française au Sahara était-elle justifiée et prudente ? Israël est-il autorisé à empêcher la Syrie de faire parvenir des cargaisons d’armes au Hezbollah ? Et, plus important encore, quand est-ce que la communauté internationale interviendra, en définitive, dans la guerre civile syrienne ?


Certains dossiers, tels que la crise nucléaire iranienne et les cargaisons d’armes au Hezbollah, sont problématiques et déclenchent des controverses. Mais, même dans ces instances, où apparaît un consensus sur la nécessité d’une intervention par la force pour le salut de la paix mondiale, aucune action n’est arrêtée. Au cours de la Conférence, les représentants français ont exposé des informations obtenues par les renseignements, captées en temps réel, qui montraient des convois d’Al Qaeda, en route pour prendre le contrôle des bases du régime au Mali. Les forces d’intervention spéciale de l’Union Européenne ont été, tout spécialement, mises en place pour gérer ce type de situations, mais elles n’ont pu être activées, du fait de l’opposition de certains états-membres. Des responsables allemands de tout premier plan ont affirmé qu’ils ne justifieraient, en aucun cas, l’utilisation de la force, à moins que cela ne serve directement des intérêts allemands et européens (soit : directement sur le sol de l’Europe).


 

Tout comme concernant la tragédie syrienne, il apparaît que même l’Allemagne – qui, du fait de son passé, éprouve, presque automatiquement, des réserves au sujet de quelque action militaire que ce soit (Le Ministre des Affaires étrangères Westerwelle a réitéré l’objection de son pays, concernant toute opération militaire en Iran) – a approuvé l’intervention armée ; mais les Etats-Unis, qui souhaite éviter un conflit militaire féroce contre l’armée d’Assad et redoute comme la peste une hausse des tensions diplomatiques avec la Russie, ont préféré s’abstenir d’agir. Le Ministre russe des Affaires étrangères a averti, samedi, du fait que : « Nous devrions éviter toute intervention par la force, sans un mandat du Conseil de Sécurité de l’ONU (qui subit, à chaque fois, le véto de la Russie).


 

Le Vice-Président Biden s’est vanté, lors de cette conférence, d’avoir récemment ordonné à l’Administration américaine d’ajouter une somme de 50 millions supplémentaires au budget de l’aide humanitaire destinée aux réfugiés syriens ; mais étant donnée l’ampleur de leurs besoins, cela n’a l’air de rien de plus qu’une goutte d’eau dans la mer ou un jeton dérisoire pour le petit personnel.


 

Au cours du génocide au Rwanda, la moyenne quotidienne des pertes humaines était plus haute que durant la Shoah dont les Juifs ont été victimes. Des années plus tard, les Etats-Unis ont, finalement, présenté leurs excuses au peuple du Rwanda pour avoir fermé les yeux et refusé d’intervenir. Les Américains peuvent, d’ores et déjà, commencer à rédiger les excuses qu’ils fourniront aux citoyens de Syrie, dans une décennie ou deux.


 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4343350,00.html

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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10 février 2013 7 10 /02 /février /2013 22:24

La Turquie abandonnerait-elle l'Occident ?

par Daniel Pipes


The Washington Times

 
6 février 2013

http://fr.danielpipes.org/12532/turquie-abandonnerait-occident


Version originale anglaise: Is Turkey Leaving the West?
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Les récentes mesures prises par le Gouvernement de la Turquie suggèrent qu'il se pourrait qu'il soit prêt à laisser tomber le club des démocraties de l'OTAN pour une bande russe et chinoise d'États autoritaires.

En voici la preuve:

Le logo de l'Organisation de coopération de Shanghai (en chinois et en russe).

À partir de 2007, le gouvernement d'Ankara a fait une demande, trois fois sans succès, pour faire partie en tant que membre invité de l'organisation de coopération de Shangaï (ou OCS, officieusement connue comme les Cinq de Shanghai). Fondée en 1996 par les gouvernements russe et chinois, en compagnie de trois (et en 2001 d'un quatrième) anciens Etats soviétiques d'Asie centrale [le Kazakhstan, le Kirghizstan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan (NDLT)], l' OCS a très peu retenu l'attention de l'Occident, même si elle a de grandes ambitions de sécurité militaire et d'autres aspirations, y compris la création éventuelle d'un cartel du gaz. En outre, elle offre une solution de rechange au modèle occidental, de l'OTAN, pour la démocratie, et pour le remplacement du dollar américain comme monnaie de réserve. Après ces trois refus, Ankara a demandé le statut de «partenaire de dialogue» en 2011. En juin 2012, il a gagné et sa demande a été approuvée.

Un mois plus tard, le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan a fait un communiqué sur ses dires au président de la Russie Vladimir Poutine : «Allez, acceptez-nous dans les Cinq de Shanghai [en tant que membre à part entière] et nous allons changer d'avis sur l'Union européenne." Erdoğan a repris cette idée le 25 janvier , notant les efforts turcs toujours au point mort pour rejoindre l'Union européenne (UE): "[Si vous agissez] en tant que Premier ministre d'un pays de 75 millions de personnes", a t-il expliqué, "vous commencez à chercher des alternatives. C'est pourquoi j'ai dit à Mr. Poutine l'autre jour: «Allez, prenez-nous dans les Cinq de Shanghai, faites-le, et nous allons dire au revoir à l'UE. Pourquoi ces atermoiements ?" Il a ajouté que l'OCS "est beaucoup mieux, est beaucoup plus puissante [que l'UE], et nous partageons des valeurs en commun avec ses membres."

Les chefs des six États de l'OCS se rencontrant à Pékin en juin 2012.

Le 31 janvier, le ministère des Affaires étrangères a annoncé son plan pour passer au niveau supérieur d'«État observateur» à l'OCS. Le 3 février Erdogan a réitéré la remarque précédente, en disant: «Nous allons chercher d'autres possibilités,» et il a loué le "processus de démocratisation" du groupe de Shanghai tout en dénigrant l'«islamophobie» européenne. Le 4 février , le président Abdullah Gül est allé dans le sens opposé, en déclarant que "L'OCS n'était pas pas une alternative à l'UE .... La Turquie veut adopter et mettre en œuvre les critères de l'UE."

Que signifie tout ceci ?

La manœuvre feinte d'aller vers l'OCS rencontre des obstacles importants: si Ankara mène l'action pour renverser Bachar al-Assad, l'OCS soutient fermement le leader syrien assiégé. Les troupes de l'OTAN viennent juste d'arriver en Turquie pour l'équiper de batteries de missiles Patriot protégeant ce pays contre des missiles de fabrication russe de la Syrie [Ankara a demandé à l'OTAN de déployer des missiles Patriot le long de la frontière turco-syrienne qui s'étend sur 820 kilomètres (NDLT)]. Plus fondamentalement, les six membres de l'OCS dans leur totalité s'opposent fermement à l'islamisme que soutient Erdogan. Peut-être, par conséquent, Erdogan a-t-il mentionné l'adhésion comme membre de l'OCS seulement pour faire pression sur l'Union européenne, ou comme discours symbolique destiné à ses partisans.

Poutine de Russie et Erdogan de Turquie: deux à mettre dans le même sac ? [littéralement deux oiseaux qui se ressemblent (au point de voler ensemble?),allusion au proverbe «qui se ressemble, s'assemble»(NDLT)]

Les deux sont possibles. Mais je prends le long flirt de six mois au sérieux pour trois raisons. Tout d'abord, Erdoğan a établi un record de franc-parler , ce qui conduit un auteur d'articles, un auteur-clé, Sedat Ergin , à qualifier la déclaration du 25 janvier d'Erdogan comme étant peut-être la «plus importante» déclaration de politique étrangère qu'il ait jamais faite.

Deuxièmement, comme le journaliste turc [auteur de chroniques paraissant régulièrement] Kadri Gürsel , le souligne,« Les critères de l'UE exigent de la part de la Turquie [que soient respectés] la démocratie , les droits de l'homme , les droits syndicaux, les droits des minorités, l'égalité entre les sexes, la répartition équitable des revenus, la participation et le pluralisme. L'OCS en tant qu'union de pays dirigés par des dictateurs et des autocrates n'exigera aucun de ces critères d'adhésion. " Contrairement à l'Union européenne, les membres de Shanghai ne feront pas pression sur Erdoğan pour qu'il libéralise mais ils encourageront les tendances dictatoriales qui sont en lui et que tant de Turcs redoutent déjà.

Troisièmement, l'OCS correspond bien à son impulsion islamiste qui le pousse à défier l'Occident et à rêver d'une solution de rechange. L'OCS, avec russe et chinois comme langues officielles, a un ADN profondément anti-occidental et ses réunions sont hérissées de sentiments anti-occidentaux . Par exemple, lorsque le président iranien Mahmoud Ahmedinejad s'est adressé au groupe en 2011, personne ne refusa sa théorie du complot à propos du 11 septembre selon laquelle [cet attentat] ne serait qu'un coup monté de l'intérieur par le gouvernement des USA "comme un prétexte pour envahir l'Afghanistan et l'Irak et pour tuer et blesser plus d'un million de personnes. " De nombreux bailleurs de fonds font écho à l'analyste égyptien Galal Nassar dans son espoir qu'en fin de compte l'OCS "aura une chance de régler la compétition internationale à son avantage." A l'inverse, comme un fonctionnaire japonais a noté, "L'OCS est devenue un bloc rival de l'alliance américaine. Elle ne partage pas nos valeurs."

Les démarches turques en vue de devenir membre du groupe de Shanghai mettent en évidence l'adhésion maintenant ambivalente d'Ankara dans l'Organisation du Traité Atlantique Nord, nettement symbolisée par l'exercice sans précédent des forces aériennes conjointes turco-chinoises de 2010. Compte tenu de cette réalité la Turquie d'Erdogan n'est plus un partenaire digne de confiance pour l'Occident mais ressemble plus à une taupe introduite dans le saint des saints[espion au cœur de la maison de l'Occident (NDLT)]. Si elle n'est pas expulsée, elle devrait au moins être exclue temporairement de l'OTAN.

M. Pipes (DanielPipes.org) est président du Forum du Moyen-Orient.

Mises à jour du 6 février 2013: (1) Qui que ce soit qui a commencé à jouer avec les sobriquets à propos de Shanghai pour désigner l'organisation sino-russe n'a probablement pas réalisé qu'en anglais le verbe to Shanghai signifiait "Forcer ou rouler (quelqu'un) pour faire quelque chose, pour aller quelque part, etc " Comme est bien appropriée cette dernière variation de sens pour ce sextuor semi-voyou ! Si ce n'était pas un terme obsolète, j'aurais intitulé cette rubrique La Turquie en train de shangaïer [ shangaïer en français, c'est embarquer à son insu ou de force (un matelot). Ce terme lié à l'histoire maritime, est d'origine américaine. On parle aussi de shangaïeur, de shangaïé et de shangaïage(NDLT)]

(2) Interrogé sur les remarques d'Erdogan, un porte-parole de la commission européenne , Peter Stano, a refusé de répondre directement, se bornant à constater que les commentaires suggérant qu' Ankara renoncerait à sa candidature à l'UE pour chercher d'autres options «relèvent du spéculatif». Le secrétaire général du Conseil de l'Europe, Thorbjorn Jagland , a pris les remarques calmement: «Je peux me tromper, mais les propos du Premier ministre Erdogan représentent en fait un appel lancé aux Européens pour qu'ils adoptent une attitude plus constructive et positive envers la Turquie."

(3) Le chef de la principale opposition, Kemal Kiliçdaroglu du Parti républicain du peuple (CHP) [Cumhiriyet Halk Partisi, parti kémaliste social-démocrate et laïque (NDLT)] a rejeté la tactique de l'OCS, le 4 février: «La proposition de devenir membre de l'OCS est incohérente et c'est une erreur. Nous nous sommes tournés vers l'Ouest, pas vers l'Est. Ce n'est pas quelque chose de nouveau, depuis 1071, notre objectif est [orienté] vers l'Ouest. En disant l'Ouest, nous ne parlons pas de la géographie mais de la modernité et de la civilisation. " La bataille de Manzikert a eu lieu dans l'Anatolie en cette année 1071 et a marqué la première victoire militaire turque en Anatolie [l'armée byzantine de l'empereur romain y fut mise en déroute par le sultan turc (NDLT)]. «Nous voyons l'UE comme un projet de modernisation.»

(4) Hier Erdogan a proposé une explication sur pourquoi l'UE n'avait pas permis à la Turquie de rejoindre ses rangs: peut-être que l'Union était «hésitante parce que les membres ne seront pas en mesure de faire tout ce qu'ils veulent, si la Turquie est admise». Ses insinuations claires et légèrement étonnantes laissent à penser que (1) les Européens sans les Turcs sont irresponsables et (2) Ankara a l'intention de modifier radicalement l'UE lors de son entrée.

(5) Faisant remarquer «Ne sommes-nous pas à l'OTAN avec ces pays?» Erdoğan a continué le même genre de commentaires pour noter que la Turquie, le seul pays de l'OTAN avec une population à majorité musulmane, «ferait cesser les mauvaises mesures [à l'OTAN]. Ainsi, nous avons vu de telles mesures à l'égard de l'inclusion d'Israël dans l'OTAN. Nous avons empêché cela. Nous avons nos propres lignes rouges. Pour nous, être impliqué dans l'OTAN avec Israël n'est jamais acceptable. Un tel dépassement de l'entendement serait en contradiction avec notre structure, notre histoire et notre culture» Non seulement Erdogan affirme qu'il a maintenu Israël hors de l'OTAN, mais il prétend avoir un rôle décisif dans l'OTAN - ce que je trouve tout à fait crédible.

Lorsque cela s'ajoute à la ruse [gambit dans un jeu d'échecs (NDLT)] de Shanghaï de la part d'Erdoğan et à la menace paraphrasée [par les journalistes] émanant de Davutoğlu [Ahmet Davutoglu, le ministre des affaires étrangères turc (NDLT)] il y a quelques jours, à savoir que «la Turquie ne resterait pas les bras croisés devant une attaque israélienne contre un pays musulman quel qu'il soit», ces commentaires montrent un leadership turc entêté qui estime qu'il peut dire et faire à peu près tout ce qui lui plaît. Et il le peut.

(6) A en juger par les commentaires faits hier en Hongrie, Erdogan semble se soucier comme d'une guigne [s'en ficher totalement "ne pas en offrir une figue" (NDLT)] de ce que les Européens pensent. Parlant de la la République de Chypre internationalement reconnue, il a annoncé que «la Chypre du sud n'est pas un état, c'est une administration. Il n'existe pas de pays comparable à Chypre. Il y a l'administration grecque de la Chypre du Sud et il y a la République turque de la Chypre du Nord, au nord de la ligne verte.

Thèmes connexes: Turquie Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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7 février 2013 4 07 /02 /février /2013 15:39

 

 

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Discussions  au Quartier-Général de l’ONU, en septembre dernier.

 

 

Le Président Barack Obama ne vient pas en Israël pour avancer de nouvelles propositions ni briser le blocage des négociations de paix avec les Palestiniens, a déclaré la Maison Blanche, mercredi 6 février dans la soirée. L’Ambassadeur américain en Israël, Dan Shapiro, avait annoncé, plus tôt, qu’il viendrait au Printemps pour une série de consultations sur les problèmes essentiels : empêcher l’Iran d’atteindre l’arme nucléaire et le risque d’effondrement du régime Assad en Syrie – et non pour formuler des exigences intenables. Entretemps, on vient d'apprendre, jeudi 7 février, que le Guide Suprême iranien, le Grand Ayatollah Ali Khamenei, mettait un terme aux "discussions face-à-face" avec les Etats-Unis, sur son programme nucléaire, au motif que "l'Amérique pointe un pistolet sur la tempe de l'Iran". Concrètement, la discussion est close... 

 

Les relations de travail entre Obama et Netanyahou sont « excellentes », a poursuivi Shapiro. L’Ambassadeur américain répondait aux questions de l’intervieweur d’une radio nationale, Kol Israël, tôt dans la journée de mercredi 6 février. L’Ambassadeur américain a affirmé que le Président ne prévoit pas de diffuser une déclaration conjointe après ses discussions avec le Premier Ministre, mais qu’il tient à affirmer les relations profondes entre les Etats-Unis et Israël et à les renforcer.

 

 

Selon Shapiro : cette visite se déroulera à partir du moment où le nouveau gouvernement israélien sera mis en place.

 

 

Selon Debkafile : La visite annoncée d’Obama a, brusquement, renforcé la main du Premier Ministre, dans le cadre des négociations visant à former une coalition de gouvernement après les élections  et recentré son calendrier, en lui permettant de passer de ces marchandages autour des questions intérieures à traiter, à la constitution d’un front sécuritaire et diplomatique plus large. Des dirigeants de partis, tels que Yaïr Lapid (Il Existe un Avenir) ont déjà aménagé leurs exigences, en vue de participer au gouvernement.


DEBKAfile rapportait ceci, mardi 5 février : 

 

 

Le jour même où Israël annonçait la mise en position de systèmes supplémentaires d’interception anti-missiles Dôme de Fer et Patriot, dans les régions du nord, mardi 5 février, la Maison Blanche, à Washington, a dévoilé que le Président Barack Obama se rendrait visite en Israël, au printemps. L’objet de cette visite est en discussion, depuis qu’Obama a téléphoné au Premier Ministre Netanyahou, le 28 janvier, pour le féliciter de son succès, lors des dernières élections.

 

 

Le communiqué se poursuivait pour dire que le Président américain venait pour discuter des problèmes d’intérêt commun, comme la reprise du processus de paix, mais ajoutait-il, le commencement du second terme d’Obama offre une occasion de réaffirmer l’étroite relation d’Israël avec les Etats-Unis et de discuter des sujets essentiels comme la Syrie et l’Iran ».

 

Debkafile interprète ce message comme référant aux armes chimiques entre les mains de la Syrie et, plus proablement, du Hezbollah, autant que du programme nucléaire iranien. La date de sa visite n’a pas été révélée. Les sources de Debkafile ont divisé le bulletin de la Maison Blanche en deux parties : la sécurité et le politique. La référence à la Syrie et à l’Iran  comme « sujets essentiels de préoccupation » qui doivent être discutés, dans le cadre d’une « relation étroite » indiquent que Washington et Jérusalem sont sur la même longueur d’ondes, concernant les actions militaires menées par Israël en Syrie, la semaine dernière et celles encore à venir.

 

 

Il s’agit aussi d’un signal fort envoyé par la Maison Blanche à Téhéran, Damas et au Hezbollah, que pour autant que ces trois alliés planifient des représailles contre ces actions, ils trouveront les Etats-Unis se tenant fermement derrière Israël.

 

 

L’annonce faite par le Commandement de Tsahal, de l’extension des zones du nord d’Israël sous la protection du bouclier intercepteur anti-missile, a été diffusée peu de temps après l’arrivée du communiqué de la Maison Blanche et durant les entretiens du chef d’Etat-Major, le Lieutenant-Général Benny Gantz, avec les chefs de l’armée américaine à Washington.

 

Selon le bulletin transmis par Tsahal, un intercepteur de missiles Patriot et une troisième batterie « Dôme de fer » ont été déployés en Basse-Galilée, une région qui couvre les villes-clés du nord de Tel Aviv : Afula, Nazareth, Yoqn’am et Hadera. Des batteries ont été positionnées, plus tôt, à l’extérieur d’Haïfa et dans les zones de la Haute-Galilée, plus proches des frontières syriennes et libanaises.

 

Le commandement militaire israélien est, par conséquent, en train de prendre en compte que quelques deux millions d’Israéliens sont, potentiellement, en danger d’être, à un moment donné, victimes d’attaques de missiles.

 

L’Administration Obama ne peut pas être sûre de savoir si la visite du Président, sa première depuis 2008, aura lieu avant ou après une éventuelle confrontation entre Israël, l’Iran, la Syrie et le Hezbollah. En ce qui concerne le message politique, la Maison Blanche a annoncé la prochaine visite présidentielle, le jour même où la Knesset, nouvellement élue, a tenu sa première session à Jérusalem. Elle apporte ainsi un démenti à la propagande abondamment alimentée par les adversaires de Netanyahou, tout au long de la campagne électorale, l’accusant de faire tourner au vinaigre les relations avec l’Administration Obama.

 

En annonçant cette future visite, juste à ce moment-là, le Président Obama a montré aux dirigeants des principaux partis, qui s’accrochent âprement, dans le cadre des discussions en vue de la formation d’une coalition de gouvernement, que Netanyahou dispose de sa confiance et de soutien et que les deux dirigeants sont en rapport étroit, concernant les sujets prioritaires.

 

L’an dernier, Debkafile a dévoilé, en exclusivité, qu’Obama et Netanyahou avaient réussi à trouver un arrangement pour traiter ensemble des initiatives régionales, dans un esprit de partenariat, dès que l’élection israélienne serait passée.

 

 

Le séjour du Président Obama comprendra également des visites dans la Bande Occidentale de Judée-Samarie et en Jordanie.

 

http://www.debka.com/article/22741/No-new-peace-proposals-in-Obama-visit-to-Israel-%E2%80%93-only-Iran-Syria

 

 

DEBKAfile Reportage Spécial  6 février  2013, 10:17 PM (GMT+02:00)

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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31 janvier 2013 4 31 /01 /janvier /2013 09:06

 

 

Ce ne sera pas faute d'avoir été prévenus

 

 Ehud Barak--621x414 (Copier)

Barak l’Israélien : la Situation en Syrie sonne l’alarme, et démontre qu'aucun pays ne peut toujours compter sur l’aide extérieure.

 

 

(Michel Euler/ Associated Press ) - Israel’s President, Shimon Peres, gestures as he speaks during the 43rd Annual Meeting of the World Economic Forum, WEF, in Davos, Switzerland, Thursday, Jan. 24, 2013.

  • (Michel Euler/ Associated Press ) - Israel’s President, Shimon Peres, gestures as he speaks during the 43rd Annual Meeting of the World Economic Forum, WEF, in Davos, Switzerland, Thursday, Jan. 24, 2013.
  • (Michel Euler/ Associated Press ) - Israel’s President, Shimon Peres, gestures as he speaks at the 43rd Annual Meeting of the World Economic Forum, WEF, in Davos, Switzerland, Thursday, Jan. 24, 2013.

 

Par Associated PressPublié le : 24 janvier.

DAVOS, Suisse — Le Ministre israélien de la Défense, Ehud Barak a déclaré jeudi, que l’inaction généralisée face au bain de sang en Syrie est un avertissement à de nombreux pays, leur disant qu’ils ne peuvent pas compter sur l’aide de l’étranger – et peu importe à quel point la situation s’enfonce dans la tragédie.

Il suggérait, par une ironie du sort, que cela s’applique, en tout premier lieu, à Israël lui-même, en décourageant son peuple de soutenir toute prise de risques pour la paix, tels qu’un retour de territoires stratégiques aux Palestiniens, en échange d’assurances aléatoires.

“Beaucoup parmi nos meilleurs amis, n’arrêtent pas de nous dire : « Ne vous en faîtes pas, si le pire arrive à être encore plus pire que pire, le monde, inévitablement (se lèvera pour vous épauler) », a déclaré Barak, devant le Forum Economique Mondial, dans la ville de Davos, en Suisse. « On ne peut pas prendre cela pour argent comptant ».

La guerre civile syrienne a constitué un sujet de tout premier ordre, cette année. On en a eu la preuve par la véhémence étonnante affichée, aussi bien par Barak que par le Président israélien Shimon Peres – dont le pays est techniquement en guerre contre la Syrie -, alors qu’ils déploraient le meurtre de masse des civils syriens innocents.

Cela se passé en direct, sur les écrans du monde entier”, a repris Barak, des dizaines de milliers de gens sont “égorgés par leur propre dirigeant et le monde ne lève pas le plus petit doigt pour eux”.

Sa conclusion : “Même “des atrocités indicibles… qui se déroulent sous les yeux du monde entier” ne peuvent garantir “qu’il y aura suffisamment de sens commun des objectifs, un sens de la direction à prendre, assez d’unité dans la même volonté politique, prêts à se traduire par des actions concrètes… de façon à y mettre un terme ».

Il a, cependant, ajouté que quoi qu’il en soit, Israël devrait, un jour ou l’autre, surmonter ses inquiétudes, pour trouver un moyen de résoudre la controverse territoriale en Judée-Samarie-Cisjordanie, dans le but d’éviter de ne peut plus pouvoir se séparer de certains de ces territoires, au risque de former un seul état binational, où une majorité arabe finirait par s’imposer.

Concernant la menace posée par le programme nucléaire iranien, Barak a déclaré qu’Israël pense « qu’on doit se tenir prêt à montrer toute sa capacité de lancer une opération chirurgicale », si la diplomatie et les sanctions échouent.

Il a ajouté que c’était dans l’intérêt des Etats-Unis de se montrer à la hauteur et de prouver sa crédibilité, à ses alliés futurs en Asie, en assurant qu’ils tiennent compte de leurs promesses d’empêcher l’avènement d’une bombe nucléaire iranienne ».

Copyright 2013 The Associated Press.

 http://www.washingtonpost.com


Adaptation : Marc Brzustowski. Just Do It.

 

 

 

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28 janvier 2013 1 28 /01 /janvier /2013 21:57

Le choix de Chuck Hagel comme ministre de la Défense?

par Daniel Pipes
28 janvier 2013

http://fr.danielpipes.org/blog/2013/01/chuck-hagel-ministre-defense

Version originale anglaise: Chuck Hagel at Defense?
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Trois réflexions viennent à l'esprit alors que le Sénat des États-Unis se prépare à examiner le 31 janvier prochain la nomination de Chuck Hagel pour le poste de ministre de la Défense:

(1) C'est quand même très étrange que Barack Obama ait nommé un politicien sans renom, sans aucun projet de loi important revêtu de son nom, sans réalisations administratives, et sans grandes idées, au poste extrêmement important de ministre de la Défense. C'est d'autant plus curieux que Hagel n'est connu que pour ses opinions dans deux domaines, celui de la politique étrangère et celui de la défense, lesquelles opinions consistent à être souple sur l'Iran et hostile à Israël. Cela envoie certainement un message fort à Israël.

(2) Ce fut consternant de constater que, après avoir au début manifesté un certain scepticisme, les institutions juives américaines ont laissé passer la nomination de Hagel. Il semblerait que, pour elles, l'accès [à une telle fonction permettant de rencontrer des gens comme le président et d'autres politiciens (NDLT)] l'emporte sur d'autres considérations.

(3) En revanche, l'association les Chrétiens Unis pour Israel (CUFI), a publié un communiqué exprimant son opposition à [la nomination de] Hagel en raison de son «aveuglement inacceptable devant la plus grande menace de notre époque», à savoir l'Iran et le Hezbollah. En outre, le CUFI a annoncé qu'au moins 400 leaders chrétiens se rendront au Capitole cette semaine pour faire pression sur les représentants de l'ensemble des 100 sénateurs.

Commentaire: Bizarre que le CUFI soit là fort actif et que le Comité des Affaires Publiques Israélo-Américaines - American Israel Public Affairs Committee [AIPAC: le Comité des Affaires publiques israélo-américaines, groupe de pression né en 1951 et visant à soutenir Israël(NDLT)]) - reste silencieux.

Thèmes connexes: Débat israélo-arabe aux États-Unis, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 15:12

Ed Gillespie, ancien président du Comité national républicain.

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27 janvier 2013 7 27 /01 /janvier /2013 14:57

 

Obama-Irantarget (Copier)

L'antisionisme d'Obama

par Daniel Pipes
The Washington Times
22 janvier 2013


http://fr.danielpipes.org/12481/antisionisme-obama

Version originale anglaise: Obama's Anti-Zionism
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Si Barack Obama était réélu - avais-je prédit deux mois avant l'élection présidentielle de novembre 2012- «la façon la plus froide encore jamais vue jusqu'ici de traiter Israël, de la part d'un président américain, s'ensuivrait.» Eh bien, l'élection est terminée et la douche froide est bien en train de solidement se mettre en place. Obama a indiqué au cours des deux derniers mois, ce qui nous attend et ce que nous allons voir, par les mesures suivantes:

  • en choisissant comme personnalités [pour des postes importants] trois hauts fonctionnaires -John Kerry comme Secrétaire d'Etat, John Brennan comme chef de la CIA, et Chuck Hagel comme ministre de la Défense – dont les opinions, s'agissant d'Israël, vont de l'ignorance totale à la franche hostilité.
  • en approuvant un énorme cadeau d'armes de pointe- 20 avions de combat F-16 et 200 chars Abrams M1A1 - pour le gouvernement islamiste en Egypte, malgré le fait que son président, Mohamed Morsi, soit en train de devenir de plus en plus despotique et qualifie les juifs de «suceurs de sang, ... bellicistes , les descendants des singes et des porcs ».
  • en réitérant une tactique paternaliste vieille de 35 ans faisant confiance à cette sorte de personnes ayant des positions connues comme étant anti-israel pour condamner la politique israélienne tout en faisant semblant de se préoccuper du bien-être du pays: "Israël ne sait pas où est son véritable intérêt."
  • en ignorant les preuves de l'importation au Caire de pièces détachées de missiles Scud de la Corée du Nord.
  • en rabrouant les 239 membres de la Chambre qui avaient demandé la fermeture du bureau de l'OLP à Washington en réponse à la forte insistance de l'OLP pour obtenir le statut d'Etat-observateur auprès de l'ONU.

Les trois hommes nommés - Chuck Hagel, John Kerry, John Brennan.

Interrogé sur la nomination par Obama de Hagel, Ed.Koch, -l'ancien maire de New York qui, en dépit de sa critique sévère d'Obama l'a néanmoins soutenu pour sa réélection- a fourni une réponse étonnante: «Je pensais qu'arriverait un moment où [Obama] reviendrait sur ... son soutien à Israël [mais] cela arrive un peu plus tôt que je ne le pensais.» Même les partisans pro-israéliens d'Obama s'attendaient à ce qu'il se retourne contre l'Etat juif!

Ces mesures anti-israéliennes suscitent des inquiétudes, car elles coïncident avec les anciennes vues antisionistes d'Obama. Nous manquons de détails, mais nous savons qu'il a étudié, été l'ami , a noué des contacts, et a encouragé les extrémistes palestiniens. Par exemple:

Rashid Khalidi, ancien fonctionnaire de l'OLP, depuis copain d'Obama.

Une photo prise en 1998 le montre en train d'écouter avec une déférente attention le théoricien anti-Israël Edward Said. Obama est resté là sans réagir alors que les conférenciers - lors d'une manifestation de 2003 célébrant Rashid Khalidi, un ancien agent des relations publiques de l'OLP - accusaient Israël de mener une campagne terroriste contre les Palestiniens et comparaient "les colons sionistes en Cisjordanie" à Oussama ben Laden. Ali Abunimah, un agitateur anti-Israël, a félicité Obama en 2004 pour «préconiser une approche équitable du conflit israélo-palestinien," des mots codés pour détacher le gouvernement américain d'Israël. De son côté, Obama a salué Abunimah pour ses articles, anti-israéliens au point de tourner à l'obsession, dans le Chicago Tribune, insistant pour qu'il«continue le bon travail!»

Abunimah révèle également que, à partir de 2002, Obama avait mis en sourdine sa rhétorique anti-israélienne », étant donné qu'il avait planifié son départ de la scène politique peu importante de l'Illinois pour aborder la scène nationale», et Obama avait rendu cela explicite deux ans plus tard, s'excusant auprès de Abunimah: "Hé, je suis désolé, je n'en ai pas dit plus sur la Palestine en ce moment, mais nous sommes dans une course difficile des primaires. J'espère que lorsque les choses vont se calmer j'aurai les coudées plus franches. "

Et Obama a fait consciencieusement les changements politiques nécessaires, même si ce fut d'une manière crispée et peu enthousiaste (« je dois traiter avec lui tous les jours» se plaint-il à propos du Premier ministre israélien Binyamin Netanyahu). Il a soutenu Israël dans ses guerres de 2008-2009 et 2012 avec le Hamas. Son gouvernement a qualifié le rapport Goldstone de «vicié à la base» et soutenu Israël auprès des Nations Unies en ayant recours aux groupes de pression, aux votes, et aux vetos. Les armements ont afflué. L'exception israélienne [le fait qu'Israël ne fasse pas partie (NDLT)] du traité sur la non-prolifération des armes nucléaires continue. Lorsque Ankara a annulé la participation d'Israël à l'exercice des forces aériennes l'aigle anatolien de 2009, le gouvernement américain s'est montré solidaire. Si Obama a créé plus de crises pour la mise en chantier de logements israéliens, il a finalement permis que cela se calme.

Emblème d'une manœuvre aérienne d'exercice conjoint pour un exercice qui n'a jamais eu lieu, disponible dès maintenant sur eBay pour 9,99 dollars américains.

Revenant au temps présent: la probable réélection de Netanyahu comme Premier ministre israélien cette semaine se traduira par la continuité du leadership dans les deux pays. Mais cela n'implique pas la continuité dans les relations américano-israéliennes; Obama, libéré des contraintes de la réélection , peut enfin exprimer ses premières idées antisionistes après une décennie de positionnement politique. Attendons-nous à un ton nettement pire du second gouvernement Obama envers le troisième gouvernement Netanyahu.

Rappelons qu'Obama avait déclaré en privé en mars 2012 au président russe de l'époque, Dmitry Medvedev («Ceci est ma dernière élection et après mon élection, j'aurai plus de flexibilité»), il y a tout lieu de penser que, après avoir remporté cette réélection les choses se sont maintenant "calmées" et, après une décennie de prudente retenue, il peut «y aller plus franchement» pour faire avancer la cause palestinienne au détriment d'Israël.

J'ai aussi prévu en septembre que «les problèmes d'Israël allaient vraiment commencer» si Obama devait remporter un second mandat. Ceux-ci ont commencé; Jérusalem, prépare toi à quatre années difficiles.

Thèmes connexes: Conflit et diplomatie israélo-arabes, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 23:06

 

 

Remaniement et centre de gravite de l’administration Obama en politique etrangere

 

Par Raphael Ramos

Chercheur associé à l’ESISC

 


 

Le second mandat du président Barack Obama, qui a officiellement débuté le 20 janvier 2013, lui offre une occasion sans précédent de remanier son équipe en charge de la politique étrangère et de sécurité nationale. En effet, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait fait savoir il y a plusieurs mois qu’elle ne souhaitait pas conserver son poste en cas de réélection de M. Obama.

 


 

Read more: http://www.esisc.org/publications/analyses/remaniement-et-centre-de-gravite-de-ladministration-en-politique-etrangere

  (Publications/Analyses)

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21 janvier 2013 1 21 /01 /janvier /2013 22:12

 

 

La Turquie, très près d'être en tête du Moyen-Orient

par Şenay Yıldız
Akşam
7 janvier 2013

http://fr.danielpipes.org/12465/turquie-moyen-orient

Version originale anglaise: Turkey, Closest to Leading the Middle East
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Fondateur et président du Forum du Moyen-Orient, Daniel Pipes est bien connu pour ses travaux sur le Moyen-Orient et l'islam politique. Pipes, un chroniqueur primé pour [ses articles dans ] the National Review et Jerusalem Post, écrit des commentaires et des articles sur le Moyen-Orient dans les organisations médiatiques de premier plan telles que la BBC, Al Jazîra, New York Times, le Wall Street Journal et le Washington Post. Après avoir visité la Turquie le mois dernier, Pipes, qui a à son actif 12 livres et de nombreux articles sur l'islam, la Syrie et le Moyen-Orient, a publié un article dans le National Review Online intitulé «Parler franchement des problèmes de la Turquie.» Nous avons parlé avec lui [à la mi-décembre] à propos de ses impressions sur la Turquie et de ce qu'il attend du Moyen-Orient.

- Quand êtes-vous allé en Turquie pour la dernière fois?

J'étais en Turquie il y a quinze jours. Je l'avais également visitée en 2007. Ma première visite en Turquie date de 1972. J'ai passé l'été de 1973 à essayer d'apprendre le turc, vivant dans le quartier d'Üsküdar [faubourg résidentiel d'Istanbul situé sur la rive asiatique du Bosphore (NDLT)] à Istanbul mais cela n'a pas été vraiment couronné de succès.

- Combien de temps êtes-vous resté en Turquie avant d'écrire votre dernier article, «Parler franchement des problèmes de la Turquie»? Avez-vous rencontré quelqu'un du gouvernement?

Je suis resté en Turquie pendant 5 jours. Ma demande pour rencontrer les membres de l'AKP a échoué. Cependant, j'ai pu rencontrer des représentants du CHP [Cumhuriyet Halk Partisi (NDLT)] , Parti républicain du peuple, et le mouvement Gülen.[ Du nom de Fethullah Gülen, un imam âgé de 70 ans (NDLT)]

- Compte tenu de vos visites en Turquie [à des époques différentes], que voyez-vous comme différences entre maintenant et alors?

Deux changements majeurs se sont produits au cours des 40 dernières années. Premièrement, le développement économique, en particulier à Istanbul: il y a tellement de nouveaux immeubles, des entreprises et des marques mondiales. Ceci diffère complètement de la Turquie que j'ai vue il y a 40 ans, qui était tout à fait à l'écart du commerce international. Deuxièmement, l'Islam. La religiosité des gens en Turquie était à moitié visible alors. S'il était nécessaire d'aller aux mosquées et autres lieux de ce genre pour le voir, maintenant c'est partout.

- Entendez-vous par là les femmes qui portent le foulard?

Oui, le voile [foulard] symbolise ce phénomène. De nombreux observateurs ont l'habitude de voir la Turquie comme un pays européen avec une langue différente. Comme toute personne qui s'intéresse à l'histoire des musulmans, j'ai toujours vu la Turquie comme un pays musulman du Moyen-Orient. La révolution d'Atatürk m'a impressionné et j'ai commencé à écrire un livre en la comparant à la transformation Meiji au Japon [la restauration Meiji, une révolution pro-bourgeoise non démocratique (NDLT)]. Je trouve étrange de voir la Turquie comme européenne juste parce qu'une petite partie de son territoire se trouve en Europe. Le fait que le Maroc contrôle Gibraltar devrait-il en faire un pays européen? Je ne crois pas.

- Est-ce que la Turquie s'insère pleinement dans le Moyen-Orient?

Oui, la Turquie est historiquement, culturellement, religieusement, commercialement et politiquement une partie du Moyen-Orient.

- Pensez-vous que la visibilité de l'islam est négative?

Je n'ai rien contre le fait que les gens veuillent prier, jeûner, et faire le pèlerinage à La Mecque. Cependant je trouve à redire s'il s'agit de tentatives pour mettre en œuvre la charia. La charia cause de grandes souffrances, de la tristesse et de la douleur. Dans le passé [Necmettin] Erbakan et maintenant [Recep Tayyip] Erdogan se sont dirigés vers la loi islamique, et je pense que cette évolution est effroyable.

- Pensez-vous vraiment qu'Erdoğan se dirige vers la charia?

Presque tous ceux à qui j'ai parlé, en Turquie, m'ont dit: «La Turquie ne sera jamais un pays où les mains sont coupées, un pays de burqa ou de djihad. Erdogan, Gül,. Davutoğlu, Arınç, et Gülen, tous savent cela et acceptent ce qui a été mis en œuvre par Atatürk il y a 80-90 ans. Ils essaient juste de créer un environnement plus religieux au sein de cet ordre.». Parmi ceux à qui j'ai parlé, seul un Alévi ne partageait pas cette opinion. Selon lui, Erdogan et Gül aspirent à appliquer la loi islamique. «Il faudra beaucoup de temps», a t-il noté, «mais c'est leur objectif.» Je suis d'accord avec ce point de vue.

- Comme quelqu'un qui vit en Turquie, j'ai du mal à comprendre comment vous pouvez voir la mise en œuvre de la charia. Qu'est-ce qui vous rend si sceptique sur les objectifs du Parti AK*[AK Parti qui signifie «Parti blanc», abréviation pour parler de l'AKP «Adalet ve Kalkinma Partisi» Parti pour la justice et le Développement (NDLT)?

Gül et Erdogan étaient membres du Parti de la vertu d'Erbakan dans les années 1990, et bien qu'il ait échoué à atteindre ses objectifs parce qu'il a été écarté du pouvoir par les militaires, Erbakan voulait clairement appliquer la charia. La question est maintenant la suivante : Gül et Erdogan ont-ils seulement changé de tactique pour manœuvrer mieux que lui - ou ont-ils vraiment abandonné ses objectifs? Je ne crois pas qu'ils ont modifié leurs objectifs. Je reconnais que je suis ici en train de spéculer parce que je ne peux pas lire dans leurs pensées, mais il est plus logique de conclure qu'ils changeront de tactique.

Comme je le vois, ces lieutenants de [Necmettin] Erbakan ont tiré la leçon de ses erreurs et mettent actuellement en œuvre sa politique de manière plus intelligente. Erdoğan est une version plus sophistiquée et plus capable d'Erbakan. Si l'AKP reste au pouvoir, la mise en œuvre de la loi islamique va commencer. Le résultat ne ressemblera pas à l'Afghanistan sous les Talibans, à la République islamique d'Iran ou à l'Arabie Saoudite, mais la charia donne un sens à l'ordre social.

Je m'attends à ce que l'AKP reste au pouvoir pour une longue période, en partie à cause du fait que l'opposition en Turquie est tellement faible. Elle est réduite à espérer des divisions entre Gül et Erdogan, ou Gülen et l'AKP. La base intellectuelle du CHP et des autres partis est faible.

- Pouvez-vous donner des précisions sur ce commentaire que vous avez fait dans votre dernier article, à savoir que vous avez entendu dire que l'AKP voulait «créer un ordre post-Atatürk plus qu'un ordre anti-Atatürk»?

Est-ce que la direction de l'AKP a vraiment accepté l'ordre établi par Atatürk? J'ai des doutes. Je pense que, au plus profond dans le cœur des dirigeants, ils veulent étape par étape effacer les réalisations d'Atatürk. En ce sens, Erdoğan est l'anti-Atatürk. Permettez-moi d'ajouter que je n'ai aucun problème avec la suppression du nom d'Atatürk sur les murs, dans les citations et les célébrations. Il semble étrange qu'une personne qui est décédée il y a 75 ans reste omniprésente. Aux États-Unis, je ne verrais pas d'un bon œil George Washington partout.

- La Turquie est entrée dans une lutte de leadership pour le Moyen-Orient. Pensez-vous que la Turquie puisse être la plus grande puissance au Moyen-Orient?

La Turquie est absolument le meilleur candidat dès maintenant pour le leadership au Moyen-Orient. Compte tenu de sa population, la vision du parti au pouvoir, sa puissance économique et ses capacités intellectuelles, la Turquie est le pays qui est le plus à même d'être le leader au Moyen-Orient.

- Que pensez-vous du mouvement Gülen très controversé?

Je n'ai jamais rencontré Gülen, même s'il vit près de moi, à Philadelphie. Je connais un certain nombre de personnes du mouvement. Il est très sophistiqué, intellectuel et impressionnant, en particulier les centaines d'écoles. À mon avis, son objectif est de faire de l'islam la principale composante qui régit la vie des gens, et il agit pour cela avec soin et intelligemment.

L'islamisme en Turquie est beaucoup plus intellectuel que, par exemple, en Egypte. Jetez un coup d'œil à Mohamed Morsi: en quelques mois, il a essayé de faire plus que ce que l'AKP a tenté de faire en dix ans, et pour cette raison, il est en grand danger. L'Egypte fait face à de nombreux problèmes, une économie en plein naufrage, de violentes protestations dans les rues. En revanche, Gülen a construit des écoles et un empire médiatique, ce qui est beaucoup plus impressionnant que les Frères musulmans, Khomeiny, ou les Taliban. Pour moi, la caractéristique la plus puissante qui sépare l'islam en Turquie de celui d'autres pays, c'est que c'est un leadership capable.

- Le printemps arabe a commencé avec de grands espoirs, à ce stade, pensez-vous qu'il a apporté le renouveau aux Arabes?

Je ne l'ai jamais appelé «printemps arabe», l'expression «soulèvement arabe» est beaucoup plus exacte. Le Moyen-Orient arabe fut étonnamment stable entre 1970 et 2010, avec peu de changement des dictateurs en charge. Ces régimes n'avaient pas une idéologie ou une vision, de sorte que- à l'exception de la Syrie- ils avaient établi de bonnes relations avec le gouvernement américain. Suite à l'incident en Tunisie en décembre 2010, les islamistes ont accru leur pouvoir. Je crois que cela aggrave les choses pour les gens de la région: les dictateurs sont assez mauvais, mais les islamistes sont encore pires. Les dictateurs tuent des dizaines de personnes; les islamistes en tuent des centaines ou des milliers.

- Pourquoi opposez-vous islamistes et Américains?

L'islamisme est le troisième mouvement totalitaire. Nous avons combattu les menaces fasciste et communiste, et maintenant nous devons vaincre les islamistes.

- L'Arabie saoudite est un partenaire commercial très proche des Etats-Unis.

Non, le Canada est un partenaire très proche. L'Arabie saoudite est seulement un partenaire tactique. Les gouvernements des États-Unis et de l'Arabie travaillent ensemble, mais diffèrent dans tout, des modes de vie aux ambitions à long terme.

- Critiquez-vous l'Arabie Saoudite?

Oui, le gouvernement de l'Arabie saoudite est horrible. Je suis mal à l'aise devant l'étendue des privilèges donnés à l'Arabie saoudite à Washington.

- Vous avez, semble-t-il, une position très rigide et négative, sur l'islam?

Non, je ne suis pas négatif à propos de l'islam, mais je suis négatif quand il s'agit de l'islamisme. Un gouvernement, un mouvement, ou un peuple qui cherchent des moyens pour appliquer pleinement la loi islamique sont plutôt une petite minorité dans presque tous les pays. Ils ne sont pas la majorité, et oui, je suis négatif à leur sujet. Ma devise est: l'islam radical est un problème, l'islam modéré est la solution.

- Quels sont les pays qui selon vous, au Moyen-Orient, peuvent mettre en œuvre une version modérée de l'islam?

Les gouvernements comme l'Iran, la Turquie et la Tunisie qui ont observé une version modérée de l'islam ont disparu. De nos jours, l'exemple le plus proche est l'Algérie. L'AKP et le mouvement Gülen essaient de paraître modérés, mais ils ne le sont pas parce que les deux veulent mettre en œuvre la charia.

- Dans l'énoncé de mission du projet juridique (legal project) du Forum du Moyen-Orient, dont vous êtes le fondateur, il est dit que vous «travaillez à protéger le droit de l'occident de discuter librement de l'islam, l'islam radical, le terrorisme et le financement du terrorisme .» Mais l'islam n'est pas la seule religion au Moyen-Orient, alors pourquoi ne pas montrer la même préoccupation à propos du christianisme et du judaïsme?

Je ne vois pas l'islamisme comparable en quoi que ce soit au judaïsme ou au christianisme. Comme je l'ai mentionné plus haut, je le vois comparable au communisme et au fascisme. Je vois l'islamisme comme une menace beaucoup plus grande que le nationalisme juif ou un christianisme fondamentaliste. Vous pouvez critiquer les juifs et le judaïsme, le christianisme et les chrétiens sans courir un danger. En revanche, vous risquez votre vie en critiquant l'islam.

Thèmes connexes: Turquie

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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