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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 22:59

 

LETTRE DE RECONNAISSANCE A MONSIEUR STEPHEN HARPER PREMIER MINISTRE DU CANADA, 'Haim OUIZEMANN http://lessakele.over-blog.fr/article-lettre-de-reconnaissance-a-monsieur-stephen-harper-premier-ministre-du-canada-haim-ouizemann-63644083.html

reponse du premier ministre du Canada Stephen Harper a la l reponse du premier ministre du Canada Stephen Harper a la l

 

 

www.israel7.com

Un peu plus d’un mois après la chute de son Gouvernement tombé pour des accusations de manque d’éthique, notamment lors d’une transaction géante d’achat d’avions de combat furtifs, les F-35, le Premier ministre canadien, le conservateur Steven Harper, vient d’être réélu haut la main. Pour la première fois, son parti a obtenu la majorité des sièges au Parlement fédéral canadien.

Stephen Harper est bien connu en Israël pour être le chef d’Etat occidental publiquement et officiellement le plus pro-israélien. De sorte que sa victoire électorale fulgurante confirme le verset du Livre de la Genèse (12, 3) : « Je bénirai ceux qui te béniront, et qui t’outragera, je le maudirai ; et par toi seront heureuse toutes les familles de la Terre. »

Le Parti conservateur du Premier ministre a remporté 167 sièges sur 308 au Parlement canadien. Steven Harper a donc remporté la majorité au Parlement pour la première fois. Jusqu’à présent, il est Premier ministre d’un Gouvernement de minorité et avait du mal à faire passer ses projets de loi. Harper a déclaré que  dorénavant, il a l’intention de faire passer des lois nouvelles, celles qu’il voulait promouvoir dans le passé sans avoir pu le faire.

Harper qui vient de fêter son 52ème anniversaire est Premier ministre depuis cinq ans et a mené le Canada vers des prises de position nettement conservatrices. Il a resserré l’Alliance militaire avec les Etats-Unis, principalement pour la Guerre en Afghanistan où des troupes canadiennes sont engagées. Il a augmenté le budget de la Défense canadienne. Il a mis en tête des priorités la question de la souveraineté au Pôle Nord et a défini le Canada comme une « grande puissance en gestation » dans le domaine de l’énergie.

Plus d’une fois, il a adopté des prises de position pro-sionistes claires. Il y a quatre ans, lors d’un discours pour la Journée de la Shoah, il a attaqué les éléments arabo-musulmans qui fomentent l’extermination d’Israël et ajouté que « la meilleure manière d’honorer le souvenir des victimes de la Shoah est de s’assurer qu’une tragédie pareille ne se produise plus »

Après son échec cuisant pour ces élections, le chef de file du Parti libéral canadien, Michael Ignatieff, a annoncé sa démission. En effet, le Parti libéral a obtenu le nombre de sièges le plus réduit de toute son histoire. De 77 sièges avant ces élections, il est passé  à 34 après. Ignatieff est réputé pour être très critique à l’égard d’Israël.

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3 mai 2011 2 03 /05 /mai /2011 13:19
La réponse à la Turquie : le sommet de Liberman / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

 

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël


mardi 3 mai 2011


- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -


 
Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Liberman, a participé en fin de semaine à un sommet, non-officiel mais premier en son genre, de ministres des Affaires étrangères méditerranéens, visant à établir une alliance sur la base d’intérêts communs. Cette rencontre, qui s’est tenue à Nicosie, est une initiative du chef de la diplomatie israélienne, en concertation avec son homologue chypriote, Markos Kyprianou.

Y participaient également le ministre grec des Affaires étrangères, Dimitris Droutsas, le ministre maltais, Tonio Borg, ainsi que le vice-ministre bulgare des Affaires étrangères, Dimiter Tzantchev. Après avoir rencontré chacun des leurs homologues séparément, les cinq ministres ont ensuite eu une discussion décontractée sur des sujets divers. Des responsables politiques estiment que ce type de rencontre vise aussi à faire contrepoids à la Turquie dont les relations avec plusieurs de ces cinq pays sont très délicates.

M. Liberman a demandé à ses homologues d’empêcher le départ de leur pays de flottilles à destination de la bande de Gaza et les a encouragés à œuvrer au renforcement des relations entre Israël et l’Union européenne. Les cinq hommes ont également évoqué une possible coopération dans le domaine de l’énergie, suite à la découverte d’un gisement de gaz au large d’Israël. Il a été convenu qu’une nouvelle réunion de ce forum se tiendra dans trois mois et que deux pays supplémentaires de la région y participeront.

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 16:35

 

L’ONU et l’Etat palestinien 


01/05/2011 

http://www.jcpa-lecape.org/

 

Dore Gold

                                           

L’Assemblée générale de l’ONU n’a aucun pouvoir à reconnaître de nouveaux Etats. Elle ne peut que recommander à d’autres Etats de le faire, et elle l’a déjà fait par le passé.


Le débat public mené actuellement en Israël sur l’initiative palestinienne d'obtenir la reconnaissance de l’ONU à un Etat est fondé sur une conception fondamentalement erronée. Le débat se base sur une hypothèse selon laquelle l’Assemblée générale de l’ONU a autorité de proclamer la création de nouveaux Etats.


La source de l'erreur est due probablement dans la fameuse résolution 181 de l’Assemblée générale de l’ONU connue également comme « plan de partage. » On se souvient parfaitement des images du vote historique du 29 novembre 1947. Nous étions tous scotchés à nos postes de radios pour écouter les résultats du vote crucial à l’ONU.


Cependant, la résolution 181 n’a pas fondé l’Etat juif et juridiquement elle n’était qu’une recommandation. Celle-ci a permis à assermenter un règlement moral significatif pour la fondation d'un foyer juif en terre d’Israël. La base juridique pour la création de l’Etat d’Israël n'a été que la déclaration de l’Indépendance par David Ben Gourion le 14 mai 1948.


En fait, l’Assemblée générale de l’ONU n’a pas autorité à reconnaître des nouveaux Etats. L’Assemblée peut accepter de nouveaux membres dans ses rangs mais seulement qu'après que le Conseil de sécurité présente la candidature. Cependant, rappelons qu'un des cinq membres permanents pourrait imposer son veto sur cette candidature.


Plus de 75 pays reconnaissent aujourd'hui le Kosovo mais celui-ci n’est pas membre de l’ONU car la Russie a imposé son veto au Conseil de sécurité. En termes clairs, cela signifie que l’Assemblée générale n’a pas la possibilité de proclamer la création d'un Etat palestinien ou de le reconnaître. Elle peut uniquement recommander à d’autres Etats de le faire.


Il est à noter que le 15 décembre 1988 l’Assemblée générale a adopté la résolution 43/177 qui a reconnu « la proclamation d’un Etat palestinien » par Yasser Arafat au Conseil national palestinien réuni le 15 novembre 1988 à Alger.

Cette résolution a bénéficié du soutien de 104 pays et a également paraphé « la nécessité de permettre au peuple palestinien de réaliser sa souveraineté sur un territoire occupé depuis 1967." Seuls Israël et les Etats-Unis se sont opposés et ont voté contre, 36 pays se sont abstenus.


Depuis, d’autres résolutions ont été adoptées par l'Assemblée générale de l’ONU, dont celle du mois de décembre 2008, rappelant le droit des Palestiniens à un Etat palestinien. Aucune de ces résolutions n’a réussi à créer une nouvelle réalité sur le plan juridique ou sur le terrain.


Alors, pourquoi donc les Palestiniens s'acharnent-ils tant? Il existe deux principales raisons pour lesquelles l’Autorité palestinienne a choisi cette stratégie.


Premièrement, Abbas est convaincu qu’en devenant membre de l’ONU et en obtenant un Etat sans ne rien donner en contrepartie cela  lui épargnera une proclamation formelle à Ramallah. Abbas est conscient des conséquences  qui suivraient à la proclamation palestinienne. Ainsi dans une interview au magazine  Newsweek du 24 avril 2011, il affirme qu’il n’est pas intéressé de le faire.


En 1998, le Premier ministre Netanyahou s’est déjà trouvé dans une situation face à l'initiative de Yasser Arafat de proclamer la création  d’un Etat palestinien juste après l’expiration de l’accord intérimaire de 1999. Le 11 novembre 1998, le gouvernement israélien a clarifié qu’une telle démarche serait « une violation substantielle et fondamentale de l’accord intérimaire » et que si cette violation se produisait, Israël pourrait réagir par tous les moyens, y compris l’application de la loi israélienne sur les blocs d’implantations et les zones de sécurité en Judée et Samarie.  Ainsi, Israël et les Etats-Unis avaient réussi à dissuader Arafat de proclamer la création de son Etat.


Les dirigeants palestiniens déclarent ne pas être intéressés par une nouvelle proclamation et ils précisent qu’ils se basent sur la déclaration d’Arafat faite à Alger en 1988. Dans ce contexte,  Abbas serait en mesure de nier toute responsabilité dans les démarches prises par l’ONU et en même temps il pourra jouir du soutien de 130 Etats.


L’importance de la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies dépend des futures activités palestiniennes. Les dirigeants palestiniens savent parfaitement que leur initiative à l’ONU ne changerait en rien la réalité sur le terrain et donc ils seront exposés à la critique du Hamas et ainsi perdraient leur pouvoir politique.


Les conseillers de Mahmoud Abbas lisent probablement la presse israélienne et les divers scénarios du « jour du jugement". Selon ces prédications les implantations israéliennes et les bases militaires de Tsahal passeraient du statut d'"occupants" au statut d' "envahisseurs" d'un Etat étranger, et ils estiment que ce changement serait possible.


Il serait irresponsable de négliger des sanctions éventuelles contre Israël,  mais il faudrait savoir que pour imposer des sanctions il est nécessaire d'obtenir une résolution du Conseil de sécurité.  L’administration Obama critique et s'oppose aux implantations israéliennes, mais elle est loin de sanctionner  Israël comme l'ont fait les Etats-Unis en 1990 au moment où l’Irak de Saddam Hussein a envahi le Koweït.


En outre, suite à l’initiative palestinienne engagée à l’ONU contre la position de Washington, Mahmoud Abbas ne pourra pas revendiquer le soutien des Etats-Unis pour sa démarche au Conseil de sécurité.


Israël ne devrait pas sous estimer l’initiative palestinienne mais il possède des moyens pour agir fermement, comme il l’a déjà fait en 1998.


Pour dissuader les Palestiniens, Israël pourrait soutenir les initiatives du Congrès américain d’arrêter toute aide économique aux nouvelles institutions palestiniennes, dont les salaires aux fonctionnaires servant de base au pouvoir politique de Salam Fayyad.


Israël devrait exprimer clairement et sans ambages que le processus entamé à l’Assemblée générale est une violation fondamentale des accords d’Oslo. Ces accords ont clarifié que la question des frontières serait déterminée uniquement dans le cadre de négociations et non par des dictats internationaux.


Enfin, Abbas et ses conseillers espèrent aussi affaiblir l’opinion publique israélienne afin qu'un retrait total vers les lignes d'avant 1967 serait inévitable.


Israël ne manque pas de moyens devant ce nouveau ballet diplomatique mais seule une riposte israélienne ferme et une conviction intérieure dissuaderait les dirigeants palestiniens de poursuivre leur démarche unilatérale.

 

 



Source : Le CAPE de Jerusalem 

 

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:41
BANNER-SENTINELLE.jpg
La doctrine Obama : diriger par derrière

 

Par Charles Krauthammer, Washington Post 28 avril 2011 | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

dimanche 1er mai 2011


- Lire la version pour téléphone mobile (iPhone, smartphone, etc.) -




Obama peut s’orienter vers quelque chose ressemblant à une doctrine. L’un de ses conseillers a décrit les actions du président en Libye assimilées à : « diriger par derrière ».

— Ryan Lizza, journal ‘the New Yorker’, N° du 2 mai 2011.

Précisons : diriger par derrière c’est un style, pas une doctrine. Les doctrines impliquent des idées, mais puisqu’il n’y en n’a pas de discernables avec du sens dans la politique étrangère d’Obama – la chronique scrupuleuse de Lizza depuis deux ans la révèle au coup par coup, erratique et confuse comme elle le semble – cela devra s’adapter.

Et c’est certainement une description exacte, depuis la passivité choquante du président Obama pendant la révolution verte en Iran en 2009, jusqu’à ses tergiversations en Libye, agissant au tout dernier moment, puis passant la main à une coalition querelleuse, s’accommodant d’une impasse sanglante. Ca a été une politique étrangère d’hésitation, de retard et d’indécision, marquée d’appels plaintifs à la « communauté internationale » (fictive) à faire ce que seule l’Amérique peut faire.

Mais sous-jacent à ce style, assure ce conseiller d’Obama, il y a vraiment des idées. De fait, « deux convictions non explicites » explique Lizza : « Que la puissance relative des USA est en déclin, alors que des rivaux comme la Chine sont en ascension, et que les USA sont vilipendés en de nombreux endroits dans le monde ».

Etonnant. Ce serait pourquoi Obama diminue délibérément la présence, le statut et la capacité américaines de direction des affaires dans le monde ?

Prenez la première proposition : Nous devons « diriger par derrière » parce que le pouvoir relatif des USA est déclinant. Même si vous en acceptez les prémisses, c’est d’une totale inconséquence. Que viennent faire le PNB croissant de la Chine avec le renvoi de la balle américain en Libye, le jugement erroné en Iran, la compromission avec la Syrie ?

C’est vrai, la Chine est en croissance. Mais d’abord, c’est la seule puissance de quelque signification qui augmente militairement par rapport à nous. La Russie est en cours de rattrapage de niveaux de force militaire si bas qu’elle compte à peine au plan mondial. Et la puissance européenne est en réel déclin (voyez la performance de l’Europe – à l’exception des Britanniques – en Afghanistan et les mésaventures européennes actuelles en Libye).

Ensuite, le défi d’une armée chinoise en croissance est toujours exclusivement régional. Il affecterait une guerre avec Taïwan. Il n’a aucun effet sur rien de significatif au-delà de la côte de la Chine. La Chine n’a aucun navire de longue distance. Elle n’a pas de base étrangère. Elle ne peut pas projeter sa puissance dans le monde. Elle le pourrait dans le futur – mais selon quelle logique cela devrait-il nous paralyser aujourd’hui ?

Proposition deux : nous devons diriger par derrière parce que nous sommes vilipendés. La belle affaire ! Quand ne l’étions-nous pas ? Ou bien auparavant, sous Eisenhower ? Quand son vice-président fut envoyé en voyage de bons offices en Amérique latine, on lui cracha dessus et il fut menacé par des foules, de sorte qu’il dut abréger son voyage. Ou bien plus tard, sous le règne béni de Reagan ? Les années Reagan ont été marquées par de grandes manifestations dans les capitales de nos alliés les plus proches, dénonçant l’Amérique comme une menace belliciste conduisant le monde à l’hiver nucléaire.

« Obama est arrivé à une ère politique » explique Lizza, « au moment suivant la Guerre Froide, une époque où le pouvoir sans égal de l’Amérique a créé un ressentiment largement étendu ». Mais le monde n’a pas commencé avec la survenue de la conscience de Barack Obama. Les ressentiments de la Guerre Froide étaient déjà aussi profonds.

C’est le sort de toute superpuissance affirmée d’être enviée, dénoncée et blâmée pour tout ce qui existe sous le soleil. Rien n’a changé. De plus, pour un pays aussi profondément vilipendé, pourquoi pendant les émeutes massives en Tunisie, Egypte, Bahreïn, Yémen, Jordanie et Syrie, les manifestations anti-américaines ont-elles été d’une telle rareté ?

Qui reproche vraiment à l’Amérique son hégémonie ? Le monde dans lequel Obama a vécu et qui l’a formé intellectuellement : les élites universitaires ; son milieu à Hyde Park aux USA (y compris ses amis à ne pas citer, William Ayers et Bernardine Dohme) ; L’église qu’il fréquenta pendant deux décennies, où retentissaient les sermons anti-américains plus virulents que tout ce qu’on n’a jamais entendu dans les gorges déployées de la rue arabe aujourd’hui.

Ce sont les élites libérales qui dénigrent le colosse américain et souhaitent avec dévotion voir sa taille réduite. Diriger par derrière – en diminuant le prestige mondial de l’Amérique et son assurance en elle-même – est une réaction de leur vision de l’Amérique, pas celle du monde.

D’autres présidents ont pris l’anti-américanisme comme une donnée, plutôt qu’une preuve de la malignité américaine, croyant – comme le font la majorité des Américains – dans la légitimité de notre cause et la noblesse de nos intentions. Obama pense que l’anti-américanisme est un verdict sur l’adaptation de l’Amérique à la direction du monde. Je suggère que « diriger par derrière » est un verdict sur la capacité d’Obama à diriger.

Diriger par derrière n’est pas diriger. C’est abdiquer. C’est aussi un oxymore. Pourtant un journaliste sympathique, faisant passer le message d’un conseiller d’Obama, l’élève à une doctrine. Le président est flatté, sans aucun doute. Nous en restons tous simplement stupéfaits.


http://www.washingtonpost.com/opini...

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1 mai 2011 7 01 /05 /mai /2011 09:08

 

Le dossier

Banniere Freres musulmans

 

"Ce dialogue, je souhaite qu'il s'ouvre sans complexe avec les courants islamiques dès lors que les principes que je viens d'évoquer, les règles du jeu démocratique, sont respectés", Alain Juppé

http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/_91639.html

 

"L'expression 'islam modéré' est laide et offensante, il n'y a pas d'islam modéré.
L'islam est l'islam." Recip Tayyip Erdogan

Lire aussi > Juppé - Approfondir les relations avec les terroristes et les éradicateurs d'Israel ?

Les autres articles d'Alain RUBIN

Banner Alain Rubin 

Juppé et les Frères Musulmans

Par Alain Rubin

pour © 2011 www.aschkel.info

Non contents d’attaquer villages et églises coptes, non contents de tuer et incendier en province, profitant du vide soi-disant révolutionnaire consécutif à la chute du nassérien Moubarak, les fanatiques, sectateurs de MHMD, font monter les enjeux. Il y a quelques jours, les Frères Musulmans organisaient au Caire une manifestation de rue. Elle se conclura par un rassemblement-prière devant la cathédrale de la capitale égyptienne.

Pendant leur défilé, ces milliers d’hommes répéteront, sans se lasser, une litanie « d’Allahou Akbar », de « takfir » et « d’yslamiyya ». On verra, avec eux, mais strictement séparées physiquement, isolées, ségréguées et doublement enfermées, enfermées sous le niquab et encloses, menées  comme un troupeau  par un vacher ne manifestant pas la moindre bienveillance, cernées par une corde tenue par quelques uns de ces hommes, une ou deux centaines de femmes, en noir de la tête aux pieds, et reprenant les mêmes slogans djihadistes que ces messieurs.

Le jour de la journée internationale des femmes, certains des manifestants escortant ces femmes ont attaqué une manifestation ayant eu l’impudence « impie » de réclamer : que la future constitution égyptienne reconnaisse aux femmes et aux hommes, libertés et droits politiques collectifs, libertés et droits personnels égaux.

Après avoir été insultées : rentrez chez vous faire la bouffe ! On va vous baiser ! Plusieurs femmes furent alors agressées et violées par les fanatiques rassemblées place Tahrir.

Seule l’intervention de quelques courageux cairotes, appuyés par des soldats menaçant d’utiliser leurs armes, pourra sortir des griffes des fanatiques, le petit millier d’hommes et de femmes qui avaient osé revendiquer cet élément de base de la démocratie d’aujourd’hui : l’égalité politique des hommes et des femmes.

Mais, visiblement, dans cette Egypte, paraît-il en « révolution », demander, dans la rue, un droit élémentaire, vous expose à l’action criminelle de bandes de fanatiques, prêtes au meurtre pour imposer coûte que coûte  leur dogme moyenâgeux.

Outre leur haine « religieuse » pour un élément devenu constitutif de la Démocratie politique,- l’égalité personnelle et collective des femmes et des hommes-, les Frères Musulmans et leur mouvance détestent la paix conclue entre l’Egypte et Israël. Ils agitent les sabres et réclament inlassablement la guerre, comme il la réclamait déjà en novembre 1947.

Eux seuls portent la responsabilité de la guerre de 1947-48 entre Juifs et Arabes.

Eux seuls portent la responsabilité que sept cent mille « arabes » de Palestine mandataire ont quitté leur foyer, volontairement et/ou involontairement, et le perde.

On ignore trop souvent, ou on oublie, ou on fait sembler d’ignorer ou d’oublier, qu’avant que le secrétaire général de la Ligue arabe ne lance son appel à la guerre sainte, au djihad par la guerre totale, pour la guerre « jusqu’à la victoire totale et définitive », pour la guerre pour « faire couler des flots de sang juif », pour la guerre pour massacrer un maximum de « Yahoud » et expulser les survivants, les Frères Musulmans avaient déjà lancé le mot d’ordre : « à mort ! À mort tous les Juifs ! Guerre à outrance …»

En 2011, pour la seconde fois, ces hommes de sang qui voulaient en 1947-1948 terminer ce qu’Hitler avait commencé, réclament deux choses liées l’une à l’autre :

1° achever l’islamisation de l’Egypte, en terminer avec les vrais propriétaires du pays, en se débarrassant définitivement des Coptes qui sont les descendants physiques et linguistiques des Egyptiens de l’antiquité pharaonique, spoliés de la propriété de leur pays par la conquête arabo-islamique.

2° reprendre l’action de guerre commencée à l’automne de 1947 contre les Juifs du Ichouv, qui allait sept mois plus tard devenir l’Etat d’Israël. Rompre les contrats commerciaux, dénoncer la paix conclue entre l’Egypte et Israël,  déchaîner la guerre, quelle qu’en soient les conséquences locales et internationales.

La manifestation du Caire contre les Coptes s’est achevée sur une provocation, comme on aurait pu en voir à Paris, au 16ème siècle, lorsque la Ligue préparait la nuit sanglante de la Saint Barthélémy terminant sur le massacre des Huguenots.

Les slogans guerriers se sont achevés en prières, avec une interminable litanie de « Allahou Akbar » et de prosternations, devant la grande cathédrale véritable objet d’exécration pour ces fanatiques que le ministre Juppé trouve si sympathiques.

 Se faisant, le distingué, le subtil et perspicace ministre des Affaires étrangères, agissant comme une sorte de perroquet bien peigné de la bureaucratie du Quai d’Orsay, met ses pas dans ceux du défunt Chamberlain. On se croirait revenu quand ce dernier ayant échangé quelques mots aimables avec Adolphe Hitler, trouvera si sympathique le chef suprême des SS et de la machine à massacrer industrialisée. Il avait trouvé en lui un homme courtois, qui n’attendait cependant qu’une occasion pour déchainer ses forces de destruction, en lançant bombardements et fusillades, en organisant les privations alimentaires mortelles dans les ghettos, déportations et massacres, la shoah, en menant une guerre totale qui coûtera soixante millions de vies d’hommes, de femmes et d’enfants.

En écoutant Alain Juppé je n’ai pu m’empêcher de penser aux échanges courtois entre le rusé dictateur et les diplomates, dupes consentantes.

Je voudrai dire mon étonnement.

On sait que, dés qu’un ministre de Nicolas Sarkozy dit quoi que ce soit, -même s’il ne fait que dire que la terre est bien un objet tellurique tournant autour du soleil-, il va se toujours se trouver un journaliste, un député, un leader du PS ou des « écolos », un responsable d’une association de la « Laïcité », pour le moquer, pour s’étonner de son propos, pour se scandaliser  et  lui tailler des croupières.

Ici, rien, silence ?! Personne, dans les oppositions, personne parmi les « humoristes », personne dans la noblesse du prompteur, pas un n’a trouvé quoi que ce soit à redire aux déclarations pro Frères musulmans du distingué Alain Juppé.

Comment faut-il interpréter cette mansuétude étrange, ce silence étonnant ?

Une indulgence curieuse, surtout si l’on se souvient que Juppé reste l’homme qui a mis contre lui, dans la rue, les foules impressionnantes de plusieurs millions de salariés en grève, les manifestations qui amèneront les secrétaires généraux des deux rameaux séparés de l’ancienne CGT (CGT et CGT-FO) à se serrer publiquement la main, devant la foule des manifestants.

Faut-il croire que ce silence exprime un accord avec le propos de Juppé qui trouve tout à fait fréquentables les pogromistes du Caire et considère comme étant dignes d’un travail politique commun, les fanatiques fauteurs de guerre appelant  encore et toujours à la guerre totale pour détruire Israël ?

Question : Que penser d’autre de votre silence devant les amitiés nouvelles de Juppé,  Mesdames et Messieurs les élus et responsables de l’UMP, du PS, des Verts, du NPA, du PCF, du POI, du GOF, de la Libre Pensée ?

Mais peut-être voulez-vous jouer aux trois petits singes, espérant, contre toute espérance, qu’Al Quaradwhi, le mentor de l’UOIF, et ses bandes de pogromistes, blaguent ?

Peut-être que votre silence illustre-t-il une croyance fétichiste ?

Peut-être priez-vous pour que ces hommes -qui réclament du sang, pour que ces hommes qui n’hésitent pas à aller le prendre, quotidiennement, sur la personne des Coptes, et très probablement sur celle des touristes et de simples marocains à Marrakech- n’aient pas vraiment l’intention de mettre en actes leurs déclarations concernant une guerre contre Israël réalisant enfin leurs objectifs de 1947-1948 ?

Cette guerre ne les mettrait plus aux prises avec un Ichouv presque sans armes, sauvé du gong par les communistes Tchèques*1 qui livreront clandestinement les moyens de guerre qui faisaient défaut aux unités de jeunes kibboutznik formant l’essentiel de l’armée nationale de défense d’Israël.

Aujourd’hui Israël s’est doté de moyens de défense, dont ceux de la dissuasion thermonucléaire. Alors quel est le sens de votre silence encourageant les va-t-en guerre de la place Tahrir et de leurs annexes extérieures ?

Ce silence est irresponsable et coupable. Comme est irresponsable et coupable la naïveté sur commande de la Bécassine faisant semblant de commander à la bureaucratie du Quai d’Orsay.

Lui,  et vous comme lui, n’ignorez pas que les fanatiques eschatologiques de Téhéran croient dur comme fer qu’ils feront venir le Mahdi, le vrai, l’authentique, celui qui, dans leur système de croyance, assurera le triomphe total et définitif de la dictature universelle de la charia, en réduisant l’humanité en vaste champ de décombres au moyen de la guerre thermonucléaire. C’est tout le but de la course des Ayatollahs pour posséder et maitriser les moyens de l’énergie nucléaire. Derrière les fanatiques disciples de Al Qaradhawi ; faîtes-vous semblant de ne pas voir les actions de pousse-au crime du guide suprême iranien et du putschiste truqueur des élections de juin 2009 ?

Votre silence, après le propos du guignol sinistre du quai d’Orsay, c’est choisir, en 2011, de dire aux Français ce que Chamberlain et Daladier ont expliqué en 1938 aux peuples de France et Grande Bretagne : chers concitoyennes et chers concitoyens, nous avons rencontré le Chancelier allemand. C’est un homme qui est très agréable, c’est un leader sensible et cultivé, c’est un homme qui apprécie les arts et passe ses loisirs à peintre ou à observer les animaux dans la nature…et blabla, et blablabla.

Après Alain Juppé, toutes les femmes et tous les hommes des formations dont j’ai parlé, par leur silence irresponsable et complice,  nous tiennent un langage identique à celui du premier ministre de Jacques Chirac.

Après et avec Juppé, ils veulent nous duper,  nous rassurer à bon compte, pour nous faire accroire que ce n’est pas si grave, ce qui se passe en Egypte.

Cette coalition du silence, lâche et assassin, c’est un front unique de la honte ; c’est un front unique de munichois, c’est une unité dans l’abandon, pour que nous acceptions -comme quelque chose de peu d’importance- que les Coptes subissent leurs nuits de cristal à répétition.

Derrière leur silence, complice de la nouvelle amitié de Juppé, on veut en réalité nous faire accroire que ce n’est pas si grave que les Frères musulmans veuillent entraîner 80 millions d’Egyptiens dans la guerre de voisinage quotidien contre les Egyptiens autochtones ainsi que dans la guerre  totale, aux conséquence majeures pour tous les pays du bassin méditerranéen et au-delà, afin d’en finir avec l’existence d’Israël.

Alain Rubin

*1 la direction du Parti communiste de Tchécoslovaquie paiera de sa vie son aide au Ichouv,-devenu  Etat d’Israël,  Ichouv assiégé par la Ligue arabe, par les Frères musulmans, assiégé par la légion du nationaliste Kawukdji associée à Husseini dans l’alliance militaire avec Hitler-, à peine armé. En 1952, lors du procès Slansky, les référents staliniens, adjoindront aux accusés tchèques, Mordechaï Oren un des principaux dirigeants du Mapam (le parti sioniste se réclamant du marxisme léninisme). Oren avait été un des artisans du ravitaillement israélien en armes et munitions, auprès des responsables de PCT.

A l’issue du procès de Prague, onze des plus hauts responsables du PCT et du gouvernement tchécoslovaque seront condamnés à mort, dix pendus ou fusillés. Leurs cendres seront répandues secrètement, accusés et condamnés comme « espions sionistes », « agents titistes de l’impérialisme » etc.

Alain Rubin

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27 avril 2011 3 27 /04 /avril /2011 15:22

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche  fr. n° 250

 

Manifestation de femmes yéménites contre le président Ali Saleh : C´est nous qui allons vous expulser du Yémen et vous abattre

 

Ci-dessous des extraits d´un reportage sur les manifestantes au Yémen, à Sana, diffusé sur Al-Jazeera le 17 avril 2011 :

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais :

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2901.htm

 

Présentateur : Des dizaines de milliers de femmes d´Al-Hudayda et Hadramaut ont protesté contre les propos du président yéménite concernant "la mixité hommes-femmes sur les places où l´on  manifeste" et contre sa déclaration selon laquelle cette mixité serait interdite par la loi islamique. Certaines manifestantes de la place Al-Taghyir à Sana ont exprimé leur profond ressentiment à l´égard des déclarations de Saleh.

Une femme yéménite : C´est une honte. Nous sommes descendues dans la rue en tant que rebelles, et les femmes ont participé à la conquête islamique. Les femmes ont un rôle à jouer. Que veut-il ? Veut-il faire de nous des poulets qui restent assis à la maison toute la journée ? Tout cela parce que nous sommes sorties contre lui, et avons dit : "Non à la tyrannie" ? Réveillez-vous et respirez l´odeur du café, Ali Abdallah Saleh !

Femme yéménite B : C´est nous, les femmes du Yémen, qui allons vous expulser du Yémen, c´est nous qui allons vous faire un procès, qui allons vous abattre, tout comme vous avez abattu nos fils. Ne vous demandez-vous pourquoi les femmes du Yémen sont descendues dans la rue ? C´est parce que vous avez tué leurs fils et que vous les avez opprimés. Vous êtes la raison pour laquelle nous sommes sorties de la maison : pour protester contre l´oppression, la pauvreté et la tyrannie.

Femme yéménite C : Bien sûr que je suis heureuse du [grand] nombre de femmes ici présentes. Nous n´en attendions pas autant. Tout le monde est venu protester contre ce régime corrompu, afin de le renverser.
Il ne sait pas quoi dire. Il est confondu, il a perdu le contrôle. Tous ceux qui le soutiennent sont payés par lui. Mais nous manifestons sur cette place. Nous sommes respectueuses, nous avons bon goût et des valeurs morales – depuis bien avant qu´il ne vienne "nous apprendre [la vie]". S´il en avait été conscient, il aurait pu diriger le pays.

Une adolescente yéménite : Vous êtes mauvais à un degré indescriptible. Vous nous écoeurez.

Femme yéménite D : Le discrédit qu´il jette sur nous ne nous découragera pas.

 

 



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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 22:32
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La politique étrangère altruiste d’Obama

 

par Caroline B.Glick - Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

samedi 23 avril 2011

 

 


Du fait de l’incapacité des deux parties à séparer les cibles civiles et militaires, les forces de l’OTAN tuent aussi leur quote-part de civils. Dans le seul intérêt de l’hygiène intellectuelle, il serait rafraîchissant que le gouvernement Obama cesse d’attribuer des élans moraux à sa politique étrangère.

Aujourd’hui les forces des USA sont engagées dans une guerre en ascension douce au nom des forces opposées au régime Libyen et pénétrées par al Qaïda. Il est difficile de connaître la signification du rôle d’al Qaïda dans les forces d’opposition du fait qu’à ce jour, le gouvernement rebelle autoproclamé n’a révélé que 10 de ses 31 membres.

De fait, selon le New York Times, l’opposition au dictateur Mouammar Khaddafi, soutenue par l’OTAN est si désorganisée qu’elle ne peut même pas s’accorder sur qui est le commandant en chef de ses forces.

Et pourtant, malgré le fait que le gouvernement Obama n’a aucune notion claire sur qui dirige le combat contre Khaddafi ou ce pour quoi ils se battent, cette semaine, la Maison blanche a informé le Congrès qu’il va commencer à financer directement les rebelles liés à al Qaïda, en commençant par 25 millions de $ de matériel non létal.

Cette aide, comme la zone d’exclusion aérienne empêchant Khaddafi d’utiliser ses forces aériennes, et les formateurs militaires britanniques désormais déployés en Libye pour enseigner le combat aux rebelles, finiront probablement par ne servir à aucune autre grande finalité que de prolonger l’impasse actuelle. Avec le gouvernement Obama se refusant à appliquer la zone d’exclusion aérienne avec des avions de combats américains, refusant de prendre des mesures pour déposer Khaddafi et refusant de cultiver des successeurs de celui-ci responsables et pro-occidentaux, le tyran colérique restera probablement au pouvoir indéfiniment.

En soi et au-delà, le fait que la guerre en soit déjà arrivée à une impasse constitue un échec total de l’objectif déclaré par le gouvernement de protéger du massacre les civils libyens innocents.

Non seulement les forces du régime et celles des rebelles tuent des civils chaque jour, mais du fait de la volonté des deux bords d’utiliser les civils comme boucliers humains, incapables se séparer les cibles civiles et militaires, les forces de l’OTAN tuent aussi des civils.

En décidant en faveur d’une intervention militaire sur la base d’une doctrine légale transnationale jamais acceptée selon la loi du Congrès de USA appelée « responsabilité de protéger », le président Barack Obama aurait été influencé par les arguments de sa conseillère supérieure à la Sécurité Extérieure : Samantha Power. Au cours des 15 dernières années, Power s’est façonnée une célébrité de bûcheuse de la politique en cultivant son personnage public de femme désirant empêcher un génocide. Dans un portrait de Power du dernier numéro du ‘National Journal’, Jacob Heilbrunn explique : “Power n’est pas seulement un avocat des droits de l’homme…

Elle est une croisée déclarée contre un génocide”…

Heilbrunn écrit que l’influence de Power sur Obama et son statut de célébrité a fait d’elle le chef d’une nouvelle élite de la politique étrangère des USA. « Cette élite, écrit-il, est unie par la croyance partagée que la politique étrangère américaine doit être fondamentalement transformée, passant de l’obsession des intérêts nationaux vers un projet politique plus large qui recherche la justice pour les femmes et les minorités, et promeut la démocratie quand et où il le peut – jusqu’au point d’un missile de croisière si besoin ».

Comme le massacre prolongé en Libye et l’échec prolongé attendu de la mission de l’OTAN le montre clairement, Power et sa nouvelle élite de la politique étrangère se sont jusqu’à présent distinguées surtout par leur grossière incompétence.

Mais ensuite, même si la mission libyenne était couronnée de succès, elle ne rendrait pas les prétentions morales de l’aventure américaine là-bas moins fausses. Et cela non seulement parce que les rebelles soutenus par le gouvernement incluent des combattants d’al Qaïda.

Le fait que les arguments moraux utilisés pour intervenir militairement au nom de l’opposition à Khaddafi est dérisoire en comparaison des arguments moraux pour intervenir dans de multiples conflits où le gouvernement Obama refuse de lever le petit doigt. Au minimum, cette incohérence morale rend impossible au gouvernement Obama d’adopter de façon crédible le manteau de l’acteur moral sur la scène mondiale.

Songez à la politique du gouvernement [américain] en Afghanistan.

Au cours de la semaine passée, la Maison Blanche et le département d’Etat ont tous deux reconnu que des officiels gouvernementaux conduisent des négociations avec les Taliban.

La semaine dernière, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a défendu la politique du gouvernement. Pendant un service au Mémorial pour l’ancien ambassadeur Richard Holbrooke, qui au moment de son décès en décembre dernier était la figure de l’administration la plus affirmée pour défendre des pourparlers avec le mollah Omar et ses partisans, Clinton a déclaré : « Ceux qui ont considéré des négociations avec les Taliban répugnantes ont obtenu une réponse très forte de Richard – la diplomatie serait très facile si nous devions seulement parler à nos amis ».

Bien sûr, les Taliban ne sont pas simplement inamicaux avec l’Amérique. Ils sont les ennemis de toute initiative humaine bonne et décente. Les USA sont partis en guerre contre les Taliban en 2001 parce que le gouvernement Bush les considérait à raison comme responsables d’Oussama bin Laden et de son armée terroriste que les Taliban parrainaient, hébergeaient et abritaient sur leur territoire.

Mais l’armée des Taliban n’est pas seulement l’ennemie de l’Amérique parce qu’elle porte la responsabilité des attaques du 11 septembre 2001 contre les USA. Elle est l’ennemie des USA parce que ce sont des monstres pleins de malignité.

Apparemment, le gouvernement Obama prétendument moral, anti-génocidaire, pro féminin doit se faire rappeler pourquoi il n’est pas seulement répugnant mais aussi immoral de parlementer avec les Taliban. C’est dans ce sens qu’il se dirige.

Sous le régime Taliban, les femmes et les filles d’Afghanistan étaient le groupe le plus opprimé, le plus terrorisé, le plus en péril des gens dans le monde. Femmes et filles se voyaient refuser le moindre droit humain. Elles étaient effectivement prisonnières dans leurs foyers, autorisées dans les rues en étant complètement couvertes et escortées par un parent mâle.

Le droit à l’éducation, au travail et aux soins médicaux leur était refusé. Les femmes qui refusaient de se plier à ces règles sans merci étaient battues, emprisonnées, torturées et lapidées à mort.

Le traitement barbare des femmes et des filles par les Taliban n’aurait pas pu justifier leur renversement par l’armée américaine. Mais il a certainement justifié le refus des USA d’envisager seulement de les traiter comme des acteurs politiques légitimes dans les 10 ans suivant la première arrivée des forces de l’OTAN en Afghanistan. Et pourtant, les champions autoproclamés des opprimés au gouvernement [américain] commettent ce qui est moralement injustifiable. Ils négocient, et légitiment ainsi la tyrannie sexuelle la plus diabolique connue dans l’humanité. Obama, Clinton, Power et leurs collègues avancent désormais sans vergogne une stratégie politique qui augmente la probabilité que les Taliban s’emparent de nouveau du pouvoir et réduisent en esclavage les femmes et les filles d’Afghanistan une fois de plus.

Et puis il y a la Syrie. Dans des actes d’un courage stupéfiant, malgré la violence massive du régime qui a tué environ deux cents personnes en trois semaines, les protestataires contre le régime en Syrie ne se couchent pas. Au lieu de cela, ils font monter constamment leurs protestations. Ils ont promis que les manifestations après les prières du vendredi réduiront à peu de choses les protestations déjà sans précédent dans tout le pays que nous avons vues jusqu’à présent.

Au milieu des appels des manifestants syriens pour la liberté contre l’un des régimes les plus répressifs du Moyen Orient, le gouvernement [américain] a pris le parti de leur dictateur meurtrier Bashar Assad, en le qualifiant de « réformateur ».

Comme Heibrunn le remarque dans sa description de Power, elle et ses collègues trouvent les préoccupations nationales des USA au mieux comme des histoires de clocher et au pire immorales. Leur objectif clair – et celui de leur patron – a été de séparer la politique étrangère américaine des intérêts des USA en les rattachant à des organisations transnationales comme l’ONU.

Etant donné le mépris de l’administration pour la politique fondée sur les intérêts nationaux des USA, ce serait trop demander que d’attendre de la Maison Blanche qu’elle prenne note que le régime d’Assad en Syrie est l’un des plus grands Etats soutenant le terrorisme dans le monde et que son renversement serait un coup très sérieux contre l’Iran, le Venezuela, le Hezbollah, le Hamas, le jihad islamique et al Qaïda et par conséquent une aide précieuse pour la sécurité nationale des USA.

L’opposition syrienne présente aux émules d’Obama et de Power ce qui devrait être un sérieux dilemme moral. D’abord, ils semblent correspondre à la définition précise du type de gens que les trans-nationalistes ont la responsabilité de protéger.

Ils sont abattus par dizaines alors qu’ils marchent avec des branches d’olivier et exigent le changement dans lequel ils croient. De plus, leur plan pour évincer Assad implique de le subordonner aux transnationalistes à l’ONU.

Selon un article paru la semaine dernière dans le Washington Times, les représentants basés à Washington de sept groupes syriens d’opposition ont demandé à l’administration de faire trois choses en soutien à l’opposition, toutes en accord avec les préférences de politique étrangère souvent déclarées par le gouvernement [américain].

Ils ont demandé qu’Obama condamne les actes meurtriers du régime devant les caméras de télévision. Ils ont demandé que le gouvernement entame une enquête sur la réponse meurtrière d’Assad aux manifestants au Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Et ils ont demandé que le gouvernement mette en pratique des sanctions unilatérales contre quelques dirigeants syriens qui ont donné aux soldats l’ordre de tuer les protestataires.

Le gouvernement |américain] n’a pas répondu à la requête d’agir contre Assad au conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Il a refusé les deux autres requêtes de l’opposition.

Leurs réponses ne sont pas une surprise à la lumière du refus abject et incohérent du gouvernement Obama de prendre la moindre mesure en faveur du mouvement d’opposition en Iran appelé ‘Geen’, pro démocratie, pro-occidental, en faveur des droits des femmes durant bientôt deux années de lutte pour renverser la mollahcratie, qui fait proliférer le nucléaire, soutient le terrorisme, incite au génocide, et vole les élections.

La contribution personnelle de Power à ces faillites morales choquantes de la politique étrangère du gouvernement fait partie de sa propre hostilité à l’égard d’Israël. Cette hostilité, qui implique une inversion morale de la réalité de la guerre palestinienne contre Israël, a été démontrée au mieux lors d’un entretien en 2002. A l’époque, au zénith de la guerre terroriste palestinienne contre Israël, quand des terroristes palestiniens du Hamas aussi bien que du Fatah exécutaient des attaques quotidiennes dont l’objectif clair était le massacre d’autant que possible de civils israéliens pour la seule raison qu’ils étaient israéliens, Powell déclara dans un entretien filmé qu’elle soutenait le déploiement d’une force militaire armée « mammouth » des USA en Israël pour protéger les Palestiniens contre Tsahal.

Lors de tentatives périodiques pour convaincre les rédacteurs pro-Israël crédules qu’elle ne soutient pas vraiment l’invasion d’Israël, Power a dit que ses déclarations appelant juste à une telle invasion et les remarques supplémentaires dans lesquelles elle reprochait aux Juifs Américains le soutien des USA à Israël, étaient d’inexplicables fautes de jugement.

Mais alors il y a eu tant de défauts de jugement dans son comportement et les actes du gouvernement où elle sert, qu’il est difficile de voir où les fautes commencent et où le jugement s’achève. Libye, Afghanistan, Syrie, Iran et Israël ne sont que la pointe de l’iceberg. Partout, du Honduras au Venezuela, de la Grande Bretagne à la Russie, de la Colombie à Cuba, du Japon à la Chine, de l’Egypte au Liban, de la Pologne à la Tchéquie et au-delà, ces fautes de jugement constituent une politique qui place constamment les USA du côté des agresseurs contre leurs victimes.

En revenant à l’ère d’avant Obama, quand la politique étrangère des USA était supposée servir les intérêts des USA, on aurait pris en considération que toutes ces stratégies politiques affaiblissent les USA et leurs alliés et renforcent leurs ennemis. Mais aujourd’hui, à l’ère du gouvernment Obama purement altruiste, aucune d’elles n’importe.

Ce qui importe est que la politique étrangère purement altruiste d’Obama renforce les tyrans génocidaires, misogynes et intolérants à travers le monde.

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23 avril 2011 6 23 /04 /avril /2011 22:27

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

 

Albert Soued et www.nuitdorient.com – N° 35  - le 25 avril 2011

 

Libye

Ayman al-Zawahiri, second d'al Qaeda, a appelé les nations musulmanes à combattre les forces de Moammar Gadhafi pour le démettre de ses fonctions et installer un régime régi par la "Sharia'h" (loi islamique).

 

Koweit 

"Des diplomates iraniens accusés d'espionnage et de complot contre la sécurité de l'état ont été expulsés", a déclaré le sheikh Mohammad Sabah al-Salem Al-Sabah, en marge d'une réunion à Abou Dhabi des pays arabes du Golfe avec l'Union européenne. Le Koweït a par ailleurs condamné à mort trois personnes, dont deux Iraniens, pour espionnage au profit de l'Iran.

 

Emirats Arabes Unis (EAU)

Le ministre des Affaires Etrangères des EAU, Sheikh Abdullah Bin Zayed Al Nahyanl'EAU présidant actuellement le Conseil de Coopération du Golfe a déclaré: "L'Iran doit reconsidérer sa politique dans la région et respecter l'unité et la souveraineté des pays du Golfe". Par ailleurs, il a cherché à apaiser les tensions au Yémen: "Nous avons eu des entretiens avec les dirigeants du Yémen et ceux des groupes d'opposition, afin de trouver une solution à l'impasse actuelle et éviter qu'elle ne se transforme en un conflit majeur"

 

Qatar

Dans un éditorial, Khalid Al Sayed, rédacteur en chef du quotidien de Doha "The Peninsula" a écrit, s'adressant à B H Obama: "Mr le Président, nous avons souvent dit que la politique étrangère des Etats-Unis avait 2 poids et 2 mesures et qu'elle ne saisissait pas bien ce qui se déroule actuellement au Moyen Orient. Nous ne voulons pas de l'exportation de votre démocratie et nous ne voulons pas que l'expérience irakienne se répète ailleurs. Le Qatar fait des progrès en pratiquant la démocratie selon ses propres critères, en matière d'éducation et de débat public. Il est vrai que nous n'avons ni parti ni chambre représentative, mais tous les Qataris sont un seul parti derrière l'Emir, et le parlement viendra bientôt. Le changement et la démocratie viendront de l'intérieur, mais ne seront pas importés, comme en Irak."

 

Egypte

Le New York Times écrit: "Après un soulèvement basé sur des idées laïques, la religion émerge ici comme une puissante force politique. Les Frères Musulmans sont sur l'avant-scène, et sont devenus un partenaire du pouvoir militaire… les jeunes activistes laïcs et éduqués qui ont lancé la révolution ne sont plus ceux qui mènent la force politique"

Lors du référendum sur la Constitution, 77% des Egyptiens ont voté en faveur des positions des Frères Musulmans et un chef de ce groupe, Issam al Arian, résume ainsi la situation: "le désir du peuple d'aller vers l'Islam est le début des valeurs démocratiques en Egypte"

En effet, une majorité démocratique arabe préfère un islamisme non démocratique, plutôt qu'un libéralisme démocratique. La démocratie est un événement unique qui permet à un groupe de parvenir au pouvoir, mettant fin au processus démocratique, jusqu'au moment où il est renversé par un autre groupe ou un soulèvement populaire.

 

Syrie

Les Syriens se révoltent enfin. Bashar el Assad a "finassé" pendant près d'un mois, mais les résultats ne sont pas probants. Alors il a décidé de jouer le tout pour le tout, envoyer le reste de son armée protéger les villes principales, 220 000 hommes mais qui sont aux ¾ des sunnites, druzes ou kurdes, donc favorables à la rébellion. Les défections commencent. Assad quittera-t-il le pouvoir comme Moubarak ou va-t-il se battre comme Kadhafi ? Après tout, il a un bon métier de rechange et la foule lui demande de rejoindre son cabinet d'ophtalmologie. Mais B H Obama ne lui a pas demandé de s'en aller, comme il l'a fait pour les autres.

 

Irak

John Eibner, président de "La Solidarité Chrétienne Internationale", résume ainsi la situation des Chrétiens en Irak, dans une lettre au président B HObama: "La menace d'extermination n'est pas creuse. Depuis la chute du régime de Saddam Hussein (2003), plus de la moitié de la population chrétienne a été obligée de partir à l'étranger ou de se réfugier ailleurs, du fait de la violence subie. 700 chrétiens, dont des évêques et des prêtres, ont été tués, 61 églises ont été incendiées ou subi des explosions. Quiconque n'est pas musulman est citoyen de seconde zone, souvent obligé de se convertir ou de fuir, risquant d'être tué. Cette violence est soutenue par une culture de suprématie musulmane…"

Aussi paradoxal, les Chrétiens se sentaient protégés sous Saddam Hussein et, depuis sa chute, la violence du peuple shiite à leur égard a augmenté exponentiellement en 8 ans. Il n'est pas rare que des Chrétiens soient décapités ou crucifiés, traités de "chiens" et de "païens obscènes"…

 

Hamas

Sous l'impulsion de l'Iran, les groupes terroristes affiliés au Hamas ne cessent de tirer des missiles de moyenne portée sur les villes israéliennes, afin de provoquer des réactions sérieuses d'Israël et détourner l'attention des médias sur ce qui se déroule en Syrie depuis un mois déjà. Tsahal s'est abstenu de toute réaction violente, c'est-à-dire un conflit de grande envergure, mais selon certains militaires haut placés, celui-ci reste inévitable.

 

Autonomie Palestinienne

Eli Hertz rappelle 2 déclarations importantes, l'une de Winston Churchill, alors Secrétaire d'Etat pour les Colonies, en juin 1922: "Les Juifs ne sont pas en Palestine du fait de leurs souffrances, mais de leur droit". L'autre, du Pr Eugène V Rostov, rédacteur de la résolution 242 du Conseil de Sécurité, après la Guerre des 6 Jours de 1967, après examen de la revendication arabo-palestinienne d'auto-détermination: "Le Mandat anglais sur la Palestine nie implicitement aux Arabes tout droit à une revendication politique nationale, en faveur des Juifs dans la région. En effet, le territoire sous mandat est réservé au peuple juif pour leur auto-détermination et leur développement politique, du fait de la reconnaissance du lien historique qui le lie à la terre. Alors qu'il était le Ministre anglais des Affaires Etrangères à l'époque, Lord Curzon a explicité le sens du mandat. La revendication arabe de "loi naturelle" inhérente sur le territoire de Gaza et de Cisjordanie reste toute théorique. Ni la loi coutumière internationale, ni la Charte des Nations Unies ne reconnaissent qu'un groupe, revendiquant simplement d'être une nation, a le droit d'avoir une nation".

 

 

Jordanie

Alors que les Frères Musulmans cherchent à acculer le roi Abdallah II à prendre de plus amples mesures légales en faveur de la Sharia'h, à travers des manifestations qui durent déjà depuis plusieurs mois, Dr Abir Dababneh, directrice du Centre d'Etudes de la Femme à l'Université de Jordanie a confirmé la préférence locale des femmes enceintes à avoir un garçon plutôt qu'une fille. "De plus en plus de couples décident d'avoir peu d'enfants, mais surtout un garçon. Avoir un garçon est devenu une obligation, par la culture, parce qu'un homme a plus de valeur qu'une femme". Ceci est confirmé par Antoine Abou Moussa, professeur travaillant dans les technologies de reproduction à l'université de Beyrouth: "Des parents viennent de tout le Moyen Orient pour connaître le sexe de leur embryon et 80% veulent un garçon". En expansion exponentielle, l'opération obtenue par la technique de "pré- implantation génétique", variante de la fertilisation in vitro", coûte 4000 $. (Source Media Line).

 

Israël

Une étude menée en 2010 par la Fondation allemande Friedrich Ebert auprès d'adolescents de 15/18 ans et de jeunes adultes de 21/24 ans a conclu que 6 jeunes Israéliens sur 10 préfèrent des dirigeants forts plutôt que la démocratie, et 46% soutiennent l'abrogation de certains droits fondamentaux comme le droit des Arabes d'être élus au Parlement. Aujourd'hui les jeunes virent "à droite" (12% seulement se considèrent à gauche, contre 32% en 1998) et pensent que le principal objectif de l'Etat, doit être la promotion de l'identité juive, avant la recherche de la paix avec les voisins et avant la démocratie.

- Dans son dernier livre "la Palestine en Israël – La lutte de la minorité arabe contre l'Etat Juif", Pr Dan Shueftan, directeur du Centre de Sécurité Nationale de l'Université de Haifa et grand spécialiste des Arabes d'Israël, est arrivé à la conclusion que la séparation totale avec les Palestiniens est devenue nécessaire et vitale, avec une zone tampon, afin d'empêcher les tendances radicales qui se profilent dans la minorité arabe d'Israël et d'en minimiser les conséquences, notamment devenir l'agent de l'ennemi palestinien en Israël. La stratégie des Palestiniens depuis Oslo est d'utiliser la démocratie, le pluralisme, les Droits de l'homme et la liberté en Israël pour détruire cet état de l'intérieur. De même, les territoires devront rester autonomes. D'après Shueftan, ce n'est pas l'échelon politique qui a donné une légitimité au terrorisme et à la lutte armée palestinienne pour se débarrasser de l'état juif, mais un acteur et metteur en scène israélien, Mohamed Bakri.

- Le saviez-vous? Sur un territoire de 22 000 km2, seuls 1500 km2 sont privés dont plus de 50% appartiennent à des Arabes. Le reste appartient soit à l'Etat, soit au Fonds National Juif de Développement et géré par ILA (Israel Lands Autority)

 

Etats-Unis

- A l'unanimité, le Congrès américain a demandé au Conseil des Droits de l'Homme de l'Onu d'abroger le rapport Goldstone et au secrétaire général Ban Ki-Moon de faire tout ce qui est en son pouvoir "pour rectifier les dommages causés à la réputation d'Israël" et de réformer le Conseil pour qu'il s'abstienne de critiquer régulièrement et faussement cet état, sans raison valable et d'une façon disproportionnée. 

En cas d'élections présidentielles américaines, un sondage réalisé par le site www.NewsMax.com donne 68% des voix à Donald Trump contre 13% pour Obama, et 13% pour un autre candidat. Selon un sondage réalisé par Washington Post-ABC News, la situation économique étant désastreuse, le taux de satisfaction de la présidence Obama a chuté à 47%. Un sondage Stanley & Poor sur le jugement des Américains sur la politique économique d'Obama donne 46% qui désapprouvent fortement et 23 % qui approuvent fortement.

 

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22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 11:43
George W. Obama

par Daniel Pipes
29 mars 2011

 


http://fr.danielpipes.org/blog/2011/03/george-w-obama-2

Version originale anglaise: George W. Obama
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Le rejet de la politique de George W. Bush pour le Moyen-Orient, effectué par Barack Obama, a fourni à ce dernier le gros des munitions utilisées pour son ascension personnelle fulgurante au sommet de la politique américaine. Il vilipendait la guerre en Irak, critiquait celle qui avait lieu en Afghanistan, promettait de fermer Guantanamo, de mettre en place un nouveau respect de l'islam, et de résoudre rapidement le conflit israélo-arabe.

Deux ans plus tard, il est vraiment frappant de constater combien la politique d'Obama en en est venue à reproduire celle de Bush - en Irak, en Afghanistan, dans la «guerre contre le terrorisme », dans le conflit israélo-arabe, dans la réponse aux troubles en Tunisie et en Egypte - et aujourd'hui en Libye, comme le discours de 3400 mots qu'il a prononcé hier soir l'illustre bien. C'est sûr, certains propos critiques, parfaitement identifiables (comme le sarcasme sur le coût de l'effort de l'Irak), ont rappelé à l'auditoire [que c'était Obama] qui parlait, mais le discours général sur le thème de la grandeur des États-Unis travaillant avec nos alliés pour aider un peuple de langue arabe en danger à gagner la liberté de « s'exprimer et de choisir leurs dirigeants» aurait pu être prononcé par son prédécesseur.

L'abandon rapide par Obama de ses propres idées et son adoption de la politique de Bush semblent indiquer que, aussi grandes que puissent être leurs différences philosophiques, les Américains ont atteint un consensus de base sur la politique du Moyen-Orient.

Thèmes connexes:  Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 08:26

 

 

 

  

Pour le Sénateur James Inhofe, pas de doute, l’ONU se trompe. Selon les éléments en sa possession,  des fraudes massives ont en effet été constatées dans le Nord de la Côte d’Ivoire lors du  second tour de l’élection.  Le sénateur demande donc au Département d’Etat américain de revoir sa position à la lueur de faits établis.  (consulter le site de James Inhofe ici).

  Extrait du passage relatif aux fraudes électorales :

Verbatim du Sénateur Inhofe : « J’ai reçu de nombreuses preuves convaincantes qu’il y a eu desfraudes électorales massives dans le Nord du pays sous contrôle des rebelles. Il y a eu des bulletins de votes volésJ’en ai référé deux fois au Secrétaire d’État Hillary Clinton. Par une fraude avérée, Ouattara aurait bénéficié de  94 873 voix, sur une liste électorale d’une seule des cinq régions du Nord sous son contrôle. Et si l’on multiplie ce chiffre par quatre, on est proche de la marge de voix qui lui a donné la victoire contre M. Gbagbo, c’est-à-dire 400.000.

 Donc si des fraudes comparables ont eu lieu dans toutes les régions du Nord de la Côte d’Ivoire,Gbagbo est le président légitimement élu dans ces élections du 28 NovembreMais si cela est trop compliqué, on peut apprécier la situation autrement :

Dans ces 5 régions, j’ai attiré l’attention, dans mon courrier au Secrétaire d’État, sur le fait que Gbagbo avait obtenu des milliers de voix dans ce que nous appellerions les primaires; etnéanmoins, lors du vote final, le candidat Gbagbo a obtenu Zéro voix dans certains cantons.  C’est là une impossibilité statistique : vous ne pouvez pas n’obtenir aucune voix, particulièrement si vous en aviez déjà obtenu quelques milliers auparavant ! J’ai écrit au Secrétaire Clinton pour qu’elle soutienne l’établissement de nouvelles élections, mais ma demande n’a pas été traitée avec l’attention souhaitée.

Mais avec les dernières nouvelles indiquant que Ouattara a tué un millier de personnes dans la région de Duékoué, j’espère que les USA reconsidéreront leur position et appelleront à la tenue d’un nouveau scrutin. »

(source de la traduction en français de l’intervention du Sénateur Inhofe:  ici).
Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

  

A voir également le témoignage suivant :

  

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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