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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 18:16

 

 

 

 

Dossier B.H Obama

 

"Israël subira les conséquences des erreurs d'Obama" Boaz Ganor


 

Par Shraga BLUM


Le Directeur de l’Institut de Stratégie contre le Terrorisme au Centre Interdisciplinaire de Herzliya, Boaz Ganor, s’est référé aux événements qui secouent actuellement le monde arabe. Il a déclaré « que l’Administration américaine actuelle « est la première qui fait des erreurs stratégiques de cette envergure, et dont les conséquences risquent d’être très graves pour Israël ».

 
Il a rappelé d’autres erreurs notoires, comme l’abandon de l’Iran du Shah par Jimmy Carter, l’imposition des élections à Gaza par Condoleeza Rice et George W. Bush, et maintenant l’abandon de Hosni Moubarak par Barack Obama. Pour Ganor, il s’agit d’un message lancé aux pays de la région « que l’on ne peut plus faire confiance aux Américains et que c’est désormais l’Iran et ses alliés qui ont le vent en poupe ».

 
« L’Administration US s’est montrée dans tout son amateurisme sur le plan géostratégique », affirme Ganor, tout en avouant « qu’il n’avait jamais mis d’espoirs dans la politique étrangère américaine depuis l’élection de Barack Obama ». Selon lui, « la toute récente volte-face américaine vient un peu tard et risque de faire chanceler tous les Etats modérés de la région ». L’origine de ce phénomène est pour Ganor « due aux conseillers qui entourent le Président américain et qui ne comprennent rien des réalités du Proche et Moyen-Orient ». Et de citer les déclarations incompréhensibles de John Barner, conseiller d’Obama en matière de terrorisme, et qui disait il y a quelques mois : « que le terrorisme n’était pas l’ennemi de l’Occident, pas plus que les islamistes et les djihadistes, mais uniquement quelques groupuscules appartenant à Al-Qaïda » !!! « Avec de tels conseillers, il n’y a plus rien à rajouter », estime Ganor !!

 
Pour l’avenir, il tente de ne pas paraître trop pessimiste, mais estime « que la situation pour l’Occident et surtout pour Israël risque d’empirer suite à ces nouveaux développements dans la région, et tout dépendra de qui viendra remplacer le régime de Hosni Moubarak et des effets de la révolution égyptienne sur d’autres régimes arabes de la région».


« Je n’entends pas de bruits de guerre pour Israël à court terme », conclut Boaz Ganor, « mais je perçois déjà leur échos dans un horizon plus lointain ».

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9 février 2011 3 09 /02 /février /2011 15:09

De Carter à Obama, des administrations

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 No 157 09 février 2011, Editorial

 

http://www.hamodia.fr/article.php?id=1831


En Égypte, le pouvoir semble encore tenir face à la rue. En dépit des graves erreurs de calcul américaines.


Certaines révolutions réussissent, d’autres échouent… Tout dépend de la réaction, face aux premiers désordres, des dirigeants en place. S’ils se divisent, si une partie d’entre eux faiblit et se rallie à la contestation, le régime tombe ; s’ils restent unis, s’ils font face, le régime survit. La chute du chah d’Iran en 1979 est une illustration du premier cas ; le maintien de la dictature communiste en Chine, après les événements de Tien Anmen en 1989, illustre le second.

En Tunisie, le régime Ben-Ali n’est pas tombé seulement sous la pression de la rue, comme on le prétend, mais à la suite d’un coup d’État mené tambour battant, le 13 janvier, par le général Rachid Ammar, chef d’état-major général des forces armées tunisiennes.

 
En Égypte, le régime Moubarak tient toujours, après quinze jours de manifestations et de scènes de violence. Parce qu’il s’est assuré la fidélité de l’armée et des services secrets. Ceux-ci ont méthodiquement repris en main la situation au Caire et dans les grandes villes. Certes, des opposants se sont retranchés sur la place Tahrir, au cœur de la capitale, mais l’armée les encercle, tout comme voilà 22 ans, l’armée chinoise avait pris au piège les dissidents de la place Tien Anmen. Omar Suleiman, l’ancien chef des services secrets dont Hosni Moubarak a fait dès le 29 janvier son vice-président et donc son héritier présomptif, préfère sans doute obtenir une reddition en douceur. Mais il ne reculera pas, si nécessaire, devant la manière forte.

 
Mais l’inconnue, c’est l’Amérique… L’ambassade américaine à Tunis semble avoir poussé Rachid Ammar à renverser Ben-Ali. En Égypte, des contacts analogues ont échoué. Ce qui n'a pas empêché l’administration Obama de revenir à la charge : en prenant position publiquement pour une « transition démocratique », elle tente de semer le doute chez les militaires et dans les services secrets. Il y a en effet deux menaces implicites dans de telles déclarations : ne plus coopérer avec le régime s’il procède à une répression trop brutale ; et ne pas accorder d’asile à ses dirigeants si la révolution l’emporte…


Pourquoi l’Amérique adopte-t-elle une politique si manifestement contraire à ses intérêts nationaux ? Renverser le régime Ben-Ali, quelles qu’aient été ses carences, c’était déstabiliser les autres pays arabes pro-occidentaux. Renverser le régime Moubarak, quels que soient ses défauts, ce serait accélérer le mouvement et abandonner en fait l’ensemble du Proche et du Moyen-Orient à l’Iran et à ses alliés. Les États-Unis perdraient alors l’un de leurs principaux atouts géopolitiques : le contrôle des plus grandes réserves mondiales d’hydrocarbures !


Cette situation absurde relance un débat sur Barack Hussein Obama. Serait-il véritablement, comme beaucoup d’Américains le pensent, un « président mandchourien » ? Cette expression, qui fait partie aujourd’hui du vocabulaire politique américain, renvoie à un roman de politique-fiction de Richard Condon, " The Manchurian Candidate " (Le Candidat de Mandchourie), paru en 1959. Puis à deux films portant le même titre : d'abord celui de John Frankenheimer en 1962 et celui de John Demme en 2004. Leur thème commun : la manipulation du système démocratique par des ennemis de la démocratie. Dans le roman de Condon et le premier film, il est question de soldats américains capturés par les " Rouges " pendant la guerre de Corée, qui se font robotiser à travers un « lavage de cerveau » puis renvoyer aux États-Unis pour y participer à un coup d’État prosoviétique. Dans le second film, les événements se déroulent sur fond de guerre d’Irak : les manipulateurs ne sont plus les communistes, mais une société d’armement américaine qui entend instaurer une dictature d’extrême droite aux USA...

Or, deux présidents américains ont été élus, au cours des quarante dernières années, dans des conditions rappelant le roman de Condon. D'abord Jimmy Carter : président de 1977 à 1981, il était un médiocre gouverneur d’un État du Sud pris en main à la Maison Blanche par un universitaire ambitieux d’origine est-européenne, Zbigniew Brzezinski, lui-même lié à un cartel d’hommes d’affaires et de politiques américains, européens et japonais. On sait quel a été son bilan : il a perdu l’Iran, et il s’est laissé surprendre par les Soviétiques dans la corne de l’Afrique, puis dans les Caraïbes, en Afghanistan, en Pologne et dans les négociations stratégiques Est-Ouest. De plus, c'est sous son administration que l’économie américaine a connu la plus longue récession de la deuxième partie du XXe siècle.


Le second « président mandchourien », c’est Barack Obama ! Un homme politique jeune, sans fortune, au profil personnel ambigu - avec des incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité et sur son identité religieuse -, lié à l’extrême gauche, mis en orbite dès 2004 en tant que sénateur de l’Illinois (l’un des États les plus corrompus des États-Unis). Puis lancé, avec un soutien médiatique immédiat et massif, en tant que candidat aux primaires démocrates de 2008. Et finalement élu à la présidence au terme de la campagne la plus chère de l’histoire américaine ! Or, sur deux ans à peine, son bilan est déjà fort préoccupant, ce qui lui a valu une sévère défaite aux élections de la mi-mandat, en novembre dernier. Ses maladresses actuelles dans le monde arabe pourraient faire de lui un président plus calamiteux encore que Carter ?


Bien entendu, pour ces deux chefs de l’exécutif, on peut invoquer la simple " incompétence " - « ce facteur sous-estimé des affaires humaines », comme disait Churchill. Mais on ne peut écarter l’hypothèse de manipulations. Par des agents d’influence soviétiques dans le cas de Carter et de Brzezinski. Et dans le cas d’Obama par l’islamisme et d’autres puissances ou " mouvements " qui ont intérêt à un déclin irrémédiable des États-Unis et du monde occidental… Les faits sont les faits : le moment vient où ils parlent d’eux-mêmes !

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8 février 2011 2 08 /02 /février /2011 18:05

 

Les articles sur Barak H.Obama

Dossier B.H Obama

 


Banner Alain Rubin

 

 

 

Obama, l’homme du parler vrai ?

Par Alain RUBIN


© 2011 www.aschkel.info


 

Obama, l’homme du parler vrai ?


 

On se souvient que l’élection du président américain a donné lieu en France à un déferlement  abracadabrantesque de commentaires, tous plus élogieux les uns que les autres, et de revendications destinées à promouvoir la « diversité ».

Je ne reviendrai pas sur cet aspect de l’obamania, sinon pour répéter ce que j’ai dit à l’époque : la République française n’a pas attendu la « discrimination positive » et l’obamania pour avoir pour numéro deux des institutions de ce pays un petit fils d’esclave guyanais, en la personne de Gaston Monnerville, président du sénat et opposant populaire et unanimement respecté au retour au pouvoir  du général de Gaulle en 1958 ; pour avoir, en Afrique, comme principal représentant de la France libre institutionnelle opposée au pétainisme, le guyanais Félix Eboué, lui aussi petit fils d’esclave ; pour avoir, comme écrivain populaire le plus lu et le plus connu, le fils du général Dumas, le métis d’origine haïtienne, l’auteur des fameux trois mousquetaires, Alexandre Dumas... la liste n’est pas exhaustive des hommes de talents ayant vécu dans ce pays, unanimement reconnus et respectés par le peuple français, hommes dont plus personnes ne voyaient « la couleur », mais que le talent et seulement le talent ou le dévouement à la République touchait le cœur, l’âme et l’esprit de leurs compatriotes.

Alain Rubin

 

Le guet-apens islamique ottoman au large de Gaza donnera lieu à un duo de comédiens montrant la  mauvaise foi criante du Président des Etats-Unis, se dévoilant publiquement comme un personnage retors.


En effet, le Président Obama rencontrera son alter ego, le palestinien Mahmoud Abbas, et, l’un comme l’autre, se désoleront du « raid israélien » sur la flottille « humanitaire » qui avait cherché à gagner Gaza pour y convoyer des vivres et des médicaments dont plus de 50% étaient périmés.


Ils ne seront pas seuls à se « désoler » d’actes non commis par Israël.


Le quotidien Le Figaro cherchera, à ce sujet, à disputer la palme à l’organe officieux du Hamas et de l’autorité palestinienne réunis, à savoir un quotidien parisien du soir bien connu.


Malgré les vidéos provenant de l’organisation turque pourvoyeuse en djihadistes et en « Shahid »*1, -dont des membres ont été à l’origine de l’affrontement minutieusement préparé sur le navire Marmara-, en dépit du scandale de la photo retouchée par l’agence Reuter, qui gommera le long couteau que tenait l’un des candidats au martyre rouant de coups de pieds, de coups de barres de fer ou de bâton un des membres du prétendu commando menant un « raid  disproportionné », nos deux hommes politique et le cortège de « journalistes » continuent de parler de « raid israélien », de « moyens disproportionnés, comme si la réalité n’était pas celle montrée par les différentes vidéos intégrales filmées par l’organisation djihadiste « humanitaire » IHH.


Le Président Obama n’était pas mal dans son rôle de sainte-Nitouche.


A l’écouter : Certes, Israël n’avait pas tord de vouloir savoir s’il y avait des armes menaçant sa sécurité dans les soutes des navires voulant rallier Gaza. Certes, Israël n’empêchait pas les cargaisons humanitaires de parvenir aux gazaouis, mais... il devait faire en sorte que : « ses moyens d’action et de protection restent proportionnés.


En d’autres termes, pour parler clair, des lunettes de soleil doivent suffire pour qu’il se protège d’un lance-flammes, sans quoi, on le condamnera pour utilisation de moyens de protection « dis-pro-por-tion-nés ».


Depuis le Marmara, de nouveaux événements ont mis à l’épreuve de la réalité politique l’homme qui voulu faire croire qu’il allait être la synthèse de Martin Luther King, Malcolm X et Lincoln.


Je n’aborderai pas son silence devant les manœuvres de guerre privée qui ont lieu en France depuis quelques semaines pour affréter, pour mai 2011, « un Marmara » français, financé par le PCF, ses alliés et ses annexes et probablement quelques municipalités et comités d’entreprises. Nous aurons l’occasion d’y revenir.


Je voudrai relever deux choses ce matin :


D’une part, l’idéologisation des formes embryonnaires d’organisations populaires lancées par l’UGTT, la centrale syndicale fondée par des militants ouvriers bourguibistes et la grossière immixtion du Président US dans les affaires du peuple égyptien.


1° J’ai eu l’occasion de rappeler, à plusieurs reprises que la révolution n’est pas une valeur en soi. J’ai eu aussi l’occasion de souligner que les révolutions qui sont restées dans l’histoire, celles qui ont fait progresser la cause des masses laborieuses et de la société dans son ensemble, celles qui ont contribué à l’amélioration effective et durable de la situation quotidienne du travailleur, furent des moments voyant l’irruption des masses être animée par leur auto organisation. Ce furent des moments pendant lesquelles les masses cessèrent d’être des « mulets » ou des fantassins, cessèrent d’être de la « chair à canon » pour des projets qui les enchainèrent un peu plus. A cet égard, les communiqués de « comités », qui nous parviennent, apparaissent comme des communiqués d’organisations politiques en cours de construction,  ils sont formulés comme des prises de position de sortes de groupes idéologiques locaux en guerre contre « l’américain » et contre le « sionisme » avant d’être des organes locaux de pouvoir préparant pratiquement la convocation de l’Assemblée constituante. Ces communiqués montrent des « comités » n’agissant pas comme ont agi, dans toute révolution réelle, leurs devanciers organismes embryonnaires d’un gouvernement nouveau sortant des masses en ébullition et en révolution. Cette situation va-t-elle se modifier ?


Pour revenir au Président Obama, je voulais insister sur l’arrogance du personnage à l’encontre de ceux qui pensaient être ses amis et alliés. Son comportement n’est pas celui de l’égal mais bien du Maître. Il est celui de qui congédie.


On m’objectera la persistance des manifestations cairotes et l’obstination de Moubarak. L’explication me semble un peu courte, pour ne pas dire mensongère.


Souvenez-vous des manifestations iraniennes de juin-juillet 2009.


Leur ampleur fut bien plus considérable que celles du Caire. Une quarantaine de villes iraniennes vécurent des journées de défit d’une population aux mains nues face aux Bassidji et aux Pasdarans déchaînés.


A Téhéran, il y eu jusqu’à sept millions de manifestants dans les rues. Comment Obama s’exprima-t-il alors ? Non seulement il ne chercha pas à congédier celui qui le défiait et s’apprête à réitérer ses provocations à l’occasion de Durban III, mais en outre, il ne leva pas le petit doigt pour tenter de sauver ces hommes et ces femmes que la dictature des ayatollahs conduisit jusqu’à la potence parce qu’ils avaient manifesté contre le vol de leur voix, parce qu’ils avaient osé protester contre le putsch électoral.


Il y a quelques semaines, j’observais aussi le silence étonnant du Président US et de sa cour journalistique, alors que l’Iran voyait sa classe ouvrière utiliser ses armes traditionnelles (grèves de masse) pour se faire entendre et peser sur la situation afin d’obtenir une amélioration réelle de sa situation.


Pour ne parler que de celle-ci, ni Obama, ni les médias de toutes nuances, ne relaieront l’exigence de la grève générale des transports de Téhéran : Liberté immédiate pour Mansour et Reza !!


N’y-a-t-il pas plus d’une leçon à tirer de ce traitement sélectif et perfide, lorsqu’en outre on assiste à l’intervention de forces politico-religieuse pro Ahmadinejad, au Caire et dans tout le pays, lorsque l’on constate que des tenants de la « révolution islamique » par le fait n’attendent même pas la prise du pouvoir par les Frères musulmans -qui invitent à la guerre contre Israël (le « sionisme »)- pour commencer celle contre les Egyptiens non musulmans, en organisant des pogromes sanglants contre les Coptes?*2


Le double langage d’Obama et de ses admirateurs, nouvelle forme du parler vrai, est sidérant...

 

Alain Rubin

*1 trois des Turcs de l’ONG ayant monté l’embuscade, tués à la suite de la riposte des militaires israéliens tombés entre les mains d’homme bien décidés à les faire passer de vie à trépas- avaient fait savoir à plusieurs reprises qu’il aspiraient à devenir « martyre ». La mouvance de cette organisation « humanitaire » a d’ailleurs organisé des actions de protestation contre « le raid israélien » avant qu’il ait eu lieu...


*2 dans le village de Sharona, province de Minya, onze personnes, deux familles coptes ont été massacrées, les enfants avec les parents, dont une jeune fille de quinze ans, une fillette de trois ans, deux garçonnets de huit et quatre ans. Le chef des assassins est un islamiste connu. Je n’ai pas entendu le sieur Obama s’exprimer sur ces meurtres pour les dénoncer et réclamer le châtiment des assassins. Etonnant, pour un homme qui se positionne comme un Gauleiter en chef de l’Egypte en crise révolutionnaire ?

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 22:13



DEBKAfile Reportage exclusif  6 février 2011, 2:39 PM (GMT+02:00)

 

Par Marc Brzustowski

 

Pour © 2011 lessakele  et © 2011 aschkel.info

 


 

Tags:  Egypt    Mubarak    Obama 

 

L’envoyé spécial américain, Frank Wisner

 

 

De nombreux observateurs occidentaux et du Moyen-Orient se sont montrés étonnés d’entendre Frank Wisner, l’envoyé spécial du Président américain Barack Obama, insister sur le fait qu’après tout, le Président égyptien Hosni Moubarak, devait rester au pouvoir pour assurer la transition, après que douze jours de protestations soutenues par Washington aient échoué à le renverser.

 

Il s’exprimait par vidéo, le 5 février, lors de la conférence sur la sécurité à Munich, durant laquelle la Secrétaire d’Etat Hillary Clinton a adopté la posture exactement inverse. Les sources de Debkafile à Washington rapportent qu’au fur et à mesure que les divisions entre les camps anti et pro-Moubarak s’approfondissent, de la même façon, à Washington, s’élève la critique à propos des tactiques suivies par le Président américain, concernant les troubles en Egypte.

 

Alors qu’Obama et Clinton accentuaient gravement la pression pour que le Président égyptien quitte le pouvoir et que la transition du pouvoir commence sans lui, Wisner, ancien ambassadeur en Egypte, soutenait que : « Obama a donné 60 ans de sa vie au service de son pays, c’est un moment idéal pour lui de montrer le chemin à suivre ».

 

Insistant encore : “nous avons besoin d’obtenir un consensus national sur ce que sont les pré-conditions concernant la prochaine étape qui nous attend. Le Président doit rester à son poste pour conduire ces changements ». L’envoyé spécial d’Obama allait encore plus loin : « Le rôle de Mr Moubarak reste crucial pour les temps qui viennent ».

 

Le porte-parole du Département d’Etat, PJ Crowley répliquait alors : “Nous avons le plus grand respect pour Frank Wisner… mais son point de vue lui est propre et n’est pas au diapason de celui du Gouvernement américain”.

 

Wisner avait été dépêché par le Président Obama au Caire, lundi dernier, le 31 janvier, à un moment paroxysmique de la vague de protestation contre Moubarak, pour pousser le Président égyptien empêtré à s’empresser de démissionner. Ce que Moubarak a décliné de se résoudre à faire jusqu’à ce jour, consentant seulement à quitter le pouvoir à la fin de son mandat actuel, dont le terme est en septembre.

 

A Munich, la chancelière allemande Angela Merkel a apporté un commentaire désabusé concernant les paroles de Wisner. « Une chose est claire. Aucune transition ne se déroule aujourd’hui en Egypte », a t-elle dit, en laissant entendre que la politique d’Obama de changement probant de régime au Caire ne fonctionnait pas.

 

Certains des participants à la conférence ont eu, en fait, l’impression que, plus durement Washington poussait le Président égyptien à partir, et plus il s’accrochait aux commandes. Ses dernières paroles ont été que son départ, actuellement, plongerait le pays dans le chaos.

 

Le Vice-Président Omar Suleiman, peu de temps après qu’il ait été adoubé à ce poste par Moubarak, s’est présenté devant la télévision d’Etat, le jeudi 3 février, en appuyant une forte critique des “éléments étrangers” qui, disait-il, “lorsqu’ils ne parviennent pas à nous faire obéir à leurs ordres, “dressent le people contre nous”. « L’Egypte ne permettra pas que même des puissances amies interfèrent dans nos affaires intérieures », il exprimait une vision partagée par la majorité de son peuple.

 

Plusieurs sources à Washington partagent la conviction que la situation d’impasse en Egypte et les potentialités pour qu’elle se transforme en guerre civile, ou qu’elle glisse vers une guerre de harcèlement longue et sanglante entre les opposants et les supporters du Régime Moubarak, est en partie la faute de ce système de pressions que la Maison Blanche applique pour parvenir à une résolution rapide.

 

La Président de la Commission du Renseignement au Sénat, Dianne Feinstein (Démocrate-Californie) est apparue en accord avec ces conclusions, lors d’une interview. Ce samedi, elle a blâmé les agences de renseignement américain pour leur échec à apporter aux décideurs politiques « une analyse du renseignement en temps réel ». Selon le point de vue de la Sénatrice, « Le Président, la Secrétaire d’Etat et le Congrès prennent des décisions politiques au sujet de l’Egypte » lors desquelles elles manquent des outils appropriés en matière de renseignement ».

 

Quelques sources à Washington suggèrent que les paroles de Wisner ont mis le doigt sur la confusion qui règne à la Maison Blanche dans sa politique envers l’Egypte, au vu de l’impression évidente qu’elle a perdu ses marques, provoquant la montée des critiques à Washington.

 

Moubarak, qui reste bien en selle, a commencé à instituer ce que Wisner a appelé : “les fragiles lueurs” du changement en Egypte. Samedi 5 février, juste après que les Frères Musulmans aient changé d’avis et rejoint le processus de dialogue pour le changement, auquel le régime avait invité les partis de l’opposition, un accord était trouvé pour former un panel travaillant à la réforme institutionnelle avec la participation de l’opposition. 

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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 12:47

 

 

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DIMANCHE 6 FÉVRIER 2011

L’œuvre tragique de Barak Hussein Obama

http://victor-perez.blogspot.com/2011/02/luvre-tragique-de-barak-hussein-obama.html#more

 

Il faut se souvenir de l’Obamania internationale lors de l’élection américaine en 2008. Une ode au ‘’sauveur’’ couronnée aussitôt d’un prix Nobel de  la Paix. Un BarakHussein Obama porté alors par les forces du multiculturalisme et du pacifisme à tout va, prêt aux discours et à la main tendue américaine qui apaiseront les tourmentes des peuples, notamment musulmans, dues inévitablement à l’occident.
C’est ainsi qu’on a pu le voir, dès son installation à la Maison Blanche, préférer les pourparlers avec l’Iran en lieu et place d’une menace claire et nette sur ses installations nucléaires s’il ne se pliait pas au diktat du Conseil de Sécurité. Une république islamique devenue depuis lors intransigeante, qui se permet aujourd’hui de narguer les puissances occidentales et se targue de faire avancer son agenda islamique.
Notamment en Irak et en Afghanistan, deux pays bientôt abandonnés à leur sort par l’administration us, mais aussi au Libanpar l’intermédiaire de sa milice du Hezbollah. Si l’on ajoute la Syrie à cette alliance, plus aucun obstacle ne se dressera bientôt sur la route de l’armement iranien -voire de ses troupes en cas de besoin- à destination de  la mer Méditerranée et bien sûr du nord de « l’entité sioniste ».
Un véritable succès qui a donné des ailes et des envies à quelques partis frères.
En 2009 on a également entendu Barak Hussein Obama en Egypte. Un état actuellement en paix avec Israël et en proie aux réclamations de changement de régime par la population. Bien que n’ayant pas soutenu alors le peuple iranien ambitionnant de se débarrasser de ses dirigeants islamistes, le Président US se trouve cette fois-ci derrière le peuple égyptien et requiert avec insistance le départ du tyranMoubarak si longtemps adulé par son administration. Un soutien qui se compare à une trahison par les autres ‘’alliés’’ des USA de  la région. Notamment l’état juif qui verrait d’un mauvais œil l’arrivée très probable des Frères Musulmans au pouvoir, la principale force d’opposition du pays. Des Frères qui remettront en cause immédiatement l’accord de paix, ouvriront largement la frontière de la bande de gaza aux terroristes ‘’palestiniens’’ et autres mais aussi à l’importation d’armes devant servir au programme du Hamas. A savoir la libération de la ‘’Palestine’’ de la mer au Jourdain.
Au vu des derniers événements, le roi jordanien Abdallah II a, quant à lui, changé de Premier Ministre avant que les quelques manifestations de mécontentements de sa population ne dégénèrent à l’échelle nationale. Une nomination cependant dénoncée par le Front de l’action Islamique (principal parti d’opposition jordanien reçu récemment par le roi pour la première fois depuis fort longtemps) soutenant la poursuite des manifestations et exigeant un amendement de la loi électorale uninominale désavantageant ses candidats. Un rectificatif qui lui permettrait alors une prise de pouvoir démocratique du pays et la mise en place d’une politique islamique ayant comme premier objectif la fin du traité de paix avecIsraël puis l’éjection de la monarchie.
Si l’on ajoute à cette liste de pays s’éloignant petit à petit de l’occident la Turquie, qui a vu également Barak Hussein Obama discourir devant son parlement, l’inquiétude israélienne quant à l’arc islamique qui se forme lentement mais surement dans la région ne peut que croître. Tout individu vivant en ce pays imagine aisément l’avenir peu radieux qui se dessine autour de lui et dont il sera le principal sujet. Conséquence due en grande partie au manque de fermeté du Président et à son soutien à la démocratie immédiate dans des pays pas habitués à son exercice.
Nul ne s’étonnera donc, si ces changements néfastes se confirment, qu’Israël agissent préventivement militairement et diplomatiquement au vu de ses seuls intérêts existentiels sans en référer auparavant au prix Nobel de la paix qu’était sensé être le Président américain actuel.
Un Président dont le deuxième prénom Hussein se révèle être, au final, son véritable programme. Un programme néfaste pour les valeurs de l’occident et pour la victoire dans la guerre de civilisation qui s’annonce dorénavant.

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Que de sujets interdits sur le site Lepost.fr. Après le quotidien Le Monde et l'Islam voici la dénonciation des actes de Barak Hussein Obama censurée également par le retrait de cet article du site.

A ce sujet lire Requiem pour le site Lepost.fr
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6 février 2011 7 06 /02 /février /2011 08:55

 

 

Voeu pieux.... 

 

Selon Europe 1 "à 19h10 : Hosni Moubarak "doit rester en fonctions", afin de conduire les changements nécessaires à la transition politique, a déclaré Frank Wisner, l'émissaire de Barack Obama en Egypte. Tommy Vietor, le porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, a cependant estimé que la démission du bureau exécutif du PND était "une étape positive" ".

Mais Europe 1 annonce à "21h03 : Washington prend ses distances avec l'émissaire de Barack Obama. Les déclarations de Frank Wisner n'"engagent que lui et non le gouvernement américain", a martelé la Maison Blanche".

Que se passe-t-il ? Peut-être que Obama hésite entre une lecture trop formaliste de Machiavel telle que soutenir le pouvoir en place et une lecture plus ouverte telle que soutenir le futur pouvoir en route ; il ne devrait pas trop écouter les "spécialistes" qui lui conseilleraient de s'impliquer dans des stratégies politiciennes à courte vue alors que la rue égyptienne n'a pas encore dit son dernier mot. En plus le 12 février approche... 

De même, il ne devrait pas trop écouter les "spécialistes" tels les nôtres ( Hubert Védrine ou Bertrand Badie , a joke of course : les écoutent-ils ?...) qui lui expliquent que Bush fils avait tous les torts et qu'il ne faut jamais s'ingérer ; alors que la mise à l'écart de Saddam a évité la jonction entre ce dernier et l'islam radical qu'il avait amorcé depuis plusieurs années, (il finançait nombre d'officines) et qui s'est accentuée sur le terrain après 2003 (les principaux attentats sont toujours organisés par une coalition de saddamistes et de djiadistes qui visent uniquement les chiites et les chrétiens). Aujourd'hui ce sont ces résidus qui empêchent l'Irak d'en finir enfin avec les années de plomb malgré les pleurs et les grincements de dents de ceux qui comme Védrine, Villepin, Debray, Todd, et j'en oublie (je ne parle que des grands hommes français que la terre entière nous envie en particulier en Tunisie et en Egypte) qui espéraient en Saddam pour combattre par procuration le grand méchant loup américain et son louveteau sioniste, dans un revival infini d'un tiers-mondisme étatiste qui a produit en réalité bien plus de corruption et de morts que sous le colonialisme ; je me rappelle lors de l' émission de France Culture grain à moudre en décembre 2007 sur "la rue arabe" un libanais y participant dire que c'était l'extrême gauche européenne qui avait poussé dans le refus d'une paix des braves avec Israël. Toute une f(r)ange d'aventuristes, ayant pignon sur rue, au lieu de se battre pour les droits humains (ce que l'on peut reconnaître à un Kouchner voire un BHL, malgré leur emphase et leurs roueries et autres myopies) ces roitelets du vide idéologique et du trop plein d'égotisme ont préféré soutenir les dictateurs à partir du moment où ils tenaient un discours anti-américano-sioniste, Mélenchon poursuit ce chemin.

N'oublions pas que lorsque certaines foules iraniennes criaient au "tyran" il y a deux ans, Obama (pas plus que le secrétaire général de l'ONU) n'ont soutenu avec vigueur l'universel des droits humains que tout le monde semble redécouvrir aujourd'hui (jusqu'à Ramadan et Zizek) alors qu'il n'était question que de "multiculturalisme" aujourd'hui dénoncé y comprispar le 1er Ministre UK David Cameron. Car il faut bien s'appuyer sur des valeurs communes pour que la pluralité ne devienne pas le cache-sexe de la guerre de tous contre tous qui n'est pas l'apanage du libéralisme mais de la nature humaine puisque nous sommes plusieurs à désirer la même chose disait Hobbes.

 Aussi la Maison Blanche devrait plutôt continuer à se démarquer des dictatures, y compris en Arabie Saoudite, qui, avec le marxisme postmodernisé, restent les foyers principaux de l'arriération et de l'obscurantisme en ce qu'ils refusent d'admettre que la modernité ne signifie pas augmenter en quantité le nombre de femmes voilées et de sauveurs de l'Humanité qui sous le prétexte de "science" veulent continuer à instrumentaliser l'Etat, jusqu'à le voir s'effondrer au détriment des peuples.

Moubarak doit partir parce qu'il symbolise précisément cette alliance politico-religieuse, ce national-islamisme qui a fricoté avec le nazisme puis le communisme enfin l'affairisme généralisé lorsque le vernis a craquelé, tout en brandissant toujours comme bouc émissaire Israël.

Or, comme le dit son ministre des Affaires Etrangères Avigdor Lieberman, les troubles qui secouent l'Egypte sont "la meilleure illustration de ce que nous avons prétendu depuis de nombreuses années, à savoir que le conflit israélo-palestinien n'est pas la pièce centrale qui déstabilisera les états arabes modérés''. On ne peut guère dire mieux. Cela laisse bien entendu orphelins celles et ceux qui croyaient en cette alliance alter-islamiste pour créer de leur vivant le monde polpotien de leurs rêves, du moins l'un de ses aspects : austérité, frugalité, ce que les peuples dudit "Sud" ont subi plein pot pendant des lustres; et ce bien plus à cause d'eux, de leur solution auto-centrée (toujours vendue en France, cela s'appelle le social-étatisme) que de la seule cupidité occidentale, humaine trop humaine ; ce que dénient évidemment nos illustres penseurs tant pour eux la victime est coupable et vice versa, on le voit tous les jours ce démembrement, même à Nantes

Tout se tient.

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5 février 2011 6 05 /02 /février /2011 23:24

 

 

Angélisme et trompe-l'oeil - Jacques Brassard

 

Un petit mot de notre ami du Québec 

 

Jacques Brassard

 

 

les analyses de > Caroline B.GLICK

Comme vous tous, par les temps qui courent, je regarde à la télé les manifestations gigantesques qui ont lieu en Tunisie d’abord, en Égypte ensuite, et même en Jordanie et au Yémen. Les images nous montrent des foules qui hurlent leur colère et des régimes autoritaires qui vacillent et se lézardent. 

Évidemment, comme toujours dans ces cas-là, des reporters dépêchés sur les lieux recueillent les commentaires enfiévrés des manifestants et mettent en relief le désir de liberté et l’aspiration à la démocratie. À TVA comme à Radio-Canada, les reportages tendent tous à montrer et à démontrer qu’il s’agit d’une révolution, c’est-à-dire d’un renversement de régime, et dont l’issu quasi inéluctable sera la naissance d’une démocratie véritable. Et les reporters de s’extasier béatement devant la ferveur et l’enthousiasme des manifestants convaincus d’être les accoucheurs d’un État libre et démocratique. 

Or, il y a beaucoup d’angélisme et une approche jovialiste chez les reporters de même que chez les Chefs d’État et ministres occidentaux, dans leur évaluation des évènements supposément révolutionnaires qui se déroulent dans cette région du monde. De l’angélisme et une compréhension superficielle de ces convulsions qui secouent des régimes autoritaires qu’on croyait immuables. 

Car, voyez-vous, dans toute cette immense partie du Monde, la démocratie n’a jamais existé. Il n’y a jamais eu de régimes qu’on aurait pu désigner comme étant démocratiques. Jamais! Par conséquent, il n’y existe aucune culture démocratique. Toutes les valeurs qui sont la substance d’une démocratie -- état de droit, libertés reconnues et constitutionnalisées, système judiciaire indépendant du pouvoir politique, pluralisme politique, alternance pacifique en matière d’accession au Pouvoir-- toutes ces valeurs n’ont jamais pris racine dans ces pays. 

Quand le communisme s’est effondré en Europe de l’est, les peuples concernés ont été en mesure, après avoir balayé leurs dictatures, de renouer avec une expérience et une culture démocratiques antérieures à la mise en place des régimes totalitaires par Staline. Dans le monde arabo-musulman, ce n’est pas cela du tout. La démocratie ne fait pas partie du vécu historique de ces peuples. 

Sauf au Liban ou vit une importante communauté chrétienne. Mais, aujourd’hui, la démocratie libanaise est chose du passé. Le Hezbollah, organisation islamiste et terroriste, commanditée et armée par la mollahcratie iranienne, a fait main basse récemment sur l’État libanais par un véritable coup d’état. Adieu démocratie! 

En fait, le seul et unique État pleinement démocratique dans cette partie du monde, c’est Israël. Une authentique démocratie! Ce qui d’ailleurs ulcère et pousse au mensonge tous les Amir Khadir de ce monde. 

Ceux qui s’imaginent que les régimes qui remplaceront les autocraties de Tunisie et d’Égypte (et d’ailleurs) seront meilleurs et plus favorables à la liberté et la démocratie se font des illusions. Ils sont bernés par des trompe-l’œil. 

«Dans les conditions qui prévalent en Égypte, écrit Stéphane Juffa de la Metula News Agency, si l’armée perdait la main, tous les indices montrent que le nouveau régime serait encore moins démocratique et plus répressif que celui de Moubarak. Avec en prime, un risque de voir les Frères Musulmans-- principale force organisée en dehors de l’armée—s’approcher du trône pour ne plus le lâcher.» 

C’est ça la réalité socio-politique de ces pays. Ce sont tous des pays musulmans, et l’Islam qui y domine, ce n’est pas l’Islam modéré que l’on souhaite en Occident (d’ailleurs, existe-t-il vraiment?), mais l’Islam radical, extrémiste, l’Islam de la charia intégrale, l’Islam anti-occidental et antisémite pour qui la liberté est un vice et la démocratie une tare. 

Dans de telles circonstances, la politique d’Obama est carrément irresponsable et dangereuse. Son angélisme de gauche risque d’avoir des conséquences désastreuses pour l’Occident tout entier. Il fait preuve d’un messianisme imbécile. Il se voit comme un accoucheur de démocratie dans un pays où elle n’a jamais existé. Et pour la faire naître, il croit utile de larguer son allié Moubarak. Exiger des élections dans un pareil chaos, ça ne peut que reproduire, mais à grande échelle, ce qui s’est passé dans la bande de Gaza : l’accession des barbus obscurantistes au pouvoir. N’oublions pas que le Hamas est une branche des Frères Musulmans. 

Si l’Égypte bascule dans l’islamisme, les Américains (et l’Occident) ne perdront pas seulement leur principal allié dans cette partie du monde, mais ils vont se retrouver face à un camp islamo-totalitaire (Iran, Syrie, Gaza, Liban) puissamment renforcé par l’inclusion du pays qui contrôle le canal de Suez. 

Voilà pourquoi Caroline Glick, l’analyste toujours lucide et pénétrante du Jerusalem Post, qualifie « la réponse des USA aux évènements d’Égypte, comme étant irrationnelle, irresponsable, catastrophique, stupide, aveugle, traîtresse et terrifiante ». Voilà qui n’est guère ambigu! 

Caroline Glick nous rappelle par ailleurs qu’un sondage de juin 2010 révélait que 59% des Égyptiens déclaraient soutenir les islamistes, que 82% soutiennent la lapidation des adultères, 82% approuvent le fouet et la main coupée pour les voleurs et 84% acquiescent à l’exécution de tout musulman qui change de religion. Merveilleuses conditions d’implantation de la démocratie, n’est-ce pas? 

Attention! Je ne suis pas en train de vous dire que je ne suis pas démocrate et que j’ignore que le régime Moubarak est corrompu et despotique. 

Je dis simplement que le fait de larguer un allié ne conduira pas à l’instauration inévitable d’une démocratie et aura plutôt pour effet non seulement de favoriser l’arrivée au pouvoir des islamistes anti-occidentaux et antisémites, mais également de précariser les alliances avec d’autres États de la région (Arabie, Yémen, Jordanie et même l’Irak) et d’accentuer l’insécurité et l’encerclement de la seule démocratie de toute cette partie du Monde, Israël. 

Jimmy Carter, qui est sans doute le pire président américain du XXe siècle, porte une très large responsabilité dans l’apparition d’un régime totalitaire islamiste en Iran. Il a laissé tomber le régime du Shah (qui, il est vrai, n’était pas très exemplaire sur le plan démocratique) pour se retrouver avec un régime bien pire encore. 

Aujourd’hui, Obama le Messie est en voie de surpasser Carter en aveuglement et en angélisme, car il aura perdu comme alliés le Liban, la Turquie et l’Égypte, consolidant ainsi l’aire d’influence de la tyrannie des Mollahs. 

C’est le nabot frénétique de Téhéran qui doit se frotter les mains! 

Jacques Brassard

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 10:07

 

 

Le lobbying contre l’Egypte, version ICG, démasqué par la logique linguistique !

L’ICG, financé par l’axe syro-iranien, n’imagine pas une transition pacifique avec Moubarak

vendredi 4 février 2011 - 08h38, par Mediarabe.info

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L’International Crisis Group, récemment placé parmi les plus influents think tank en Occident, profite de ce classement pour attiser le feu en Egypte, en tordant tout simplement toute logique linguistique, politique ou diplomatique. Ce n’est pourtant pas son premier essai au service de ses commanditaires.

Dans une dépêche d’AFP, reprise par « Le Point », l’ICG souligne qu’il était « de plus en plus difficile d’imaginer une transition pacifique en Egypte tant que le président Hosni Moubarak restera au pouvoir ». « Nombreux sont ceux qui, en Égypte, soutiennent le président et, inquiets du chaos que son retrait précipité pourrait provoquer, seraient satisfaits de le voir rester jusqu’à la fin de son terme », indique dans un communiqué ICG, spécialisé dans la prévention et la résolution des conflits.

Or, selon toute logique, une transition se déroule progressivement entre deux pôles, deux centres, deux groupes ou deux personnes... Ce processus exige la présence au moins de deux parties, celle qui possède le pouvoir pour le transférer, et celle qui le reçoit pour l’assurer ensuite. En dehors de ce processus, on tombera inévitablement dans la rupture, dans le coup d’Etat ou dans le chaos, et il devient illogique de parler de transition !

Comment peut-on s’étonner de cette prise de position d’ICG, après les révélations du « Figaro », selon lesquelles le Think tank est financé en partie par le milliardaire libanais Najib Mikati, imposé récemment Premier ministre au Liban par le Hezbollah, la Syrie et l’Iran ? De ce fait, il est légitime de s’interroger si le commentaire d’ICG concernant l’Egypte n’est pas intéressé, visant à accélérer la chute du président Moubarak et à précipiter l’ébauche duMoyen-Orient Islamique, tant annoncé et applaudi par Téhéran et Damas !

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 09:23

http://www.cyberpresse.ca/international/dossiers/crise-dans-le-monde-arabe/egypte/201102/03/01-4366716-la-position-du-canada-pourrait-sexpliquer-par-lappui-a-israel.php

 

Jennifer Ditchburn
La Presse Canadienne
Ottawa

 

De prime abord, les déclarations du gouvernement canadien suite à la crise politique en Égypte peuvent sembler identiques à celles du gouvernement américain.

Mais il y a une différence majeure entre les deux positions, différence que le soutien manifesté par Stephen Harper envers Israël et l'appui dont jouit le premier ministre au sein de la communauté juive au Canada pourraient peut-être expliquer.

L'administration du président Barack Obama, à l'instar des plus importants pays de l'Europe, a réclamé du président égyptien, Hosni Moubarak, qu'il quitte son poste immédiatement et permette un changement au pouvoir.

De son côté, Ottawa refuse de réclamer le départ du chef d'État égyptien, préférant plutôt employer des termes vagues pour parler de «la nécessité de respecter les droits de la personne» et d'une «transition pacifique vers la démocratie».

Jeudi, le ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon, a condamné la détention de journalistes canadiens au Caire, mais il n'a pas abordé la question de la présidence de M. Moubarak.

Durant un débat d'urgence tenu tard mercredi à la Chambre des communes, M. Cannon a indiqué que l'une des quatre conditions pour que le Canada soutienne un éventuel nouveau gouvernement égyptien était la reconnaissance, par l'Égypte, de l'État d'Israël.

Le même jour, le Comité Canada-Israël a envoyé aux députés un document d'information avec une analyse illustrant comment la crise en Égypte pourrait engendrer de l'instabilité dans la région.

La semaine dernière, le quotidien israélien Haaretz écrivait que les ambassadeurs d'Israël avaient reçu le mandat d'exhorter des pays comme le Canada à atténuer leurs critiques contre le président Moubarak, et à indiquer clairement que la stabilité en Égypte était pour eux primordiale.

Selon le conseiller aux relations gouvernementales Richard Marceau, l'une des menaces pesant sur la sécurité d'Israël est une possible ascension en Égypte des Frères musulmans.

Le Comité Canada-Israël se montre lui aussi critique face à la participation de ce groupe dans un éventuel gouvernement de coalition en Égypte.

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4 février 2011 5 04 /02 /février /2011 08:32

 

 

Obama, ferme avec Moubarak, faible avec Ahmadinejad
|  | Commentaires (191)
 Une constatation: Barack H. Obama, qui est prêt à laisser tomber l'autocrate égyptien Hosni Moubarak, légitimement rejeté par son peuple, n'a pas fait preuve de tant de témérité devant le tyran Mahmoud Ahmadinejad, lorsque la rue iranienne réclamait elle aussi, au printemps 2009, la démocratie et la liberté. Le long silence du président américain face à la dictature contestée des mollahs a même été désespérant pour les opposants au régime théocratique et totalitaire, si peu soutenus par l'Occident et désormais réduits au silence après une répression implacable. C'est pourquoi le souvenir de cet épisode peu glorieux me fait douter de la sincérité et du courage d'Obama, qui a réclamé hier soir des changements"maintenant" pour l'Egypte. Est-ce vraiment la démocratie qu'il est enfin prêt à soutenir là-bas, ou est-ce plutôt l'apaisement avec l'islamisme et ses conceptions très particulières des droits de l'homme? J'espère me tromper, mais son attitude me fait penser à celle de Jimmy Carter qui, en 1979, allait lâcher son allié le Chah d'Iran avec les conséquences que l'on sait pour le peuple.

La possible récupération par l'islamisme de l'exemplaire insoumission d'une partie du monde arabo-musulman est un risque qui va demeurer dans un avenir immédiat. Aussi cette perspective n'a-t-elle pas besoin d'obtenir, en plus, la caution flatteuse du président des Etats-Unis, qui rappelle volontiers que son deuxième prénom, Hussein, le porte à comprendre et admettre les revendications identitaires de l'Islam. Le rôle des démocrates est de soutenir sans ambiguïté les Tunisiens et les Egyptiens quand ils exigent la liberté et la démocratie. Il est aussi de mettre en garde contre l'hypothèse d'une régression théocratique qui profiterait des inévitables dissensions locales, voire d'une bienveillance américaine pour un "islamisme modéré" dont des "experts" nous disent déjà que la Turquie en serait le modèle. Tant mieux si l'Islam parvient à se moderniser. Cependant, il me semble que l'Occident devrait, par une élémentaire réserve, se tenir à l'écart de ce processus qui reste à conduire. Il relève du seul monde musulman. 
 

Ce blog, ouvert le 1er février 2008, a trois ans et est en pleine forme. Voulu dès le départ comme un libre forum, il ne cesse d'attirer de nombreux commentaires, dont moins de 10% sont rejetés par la  modération. Il a attiré, en 2010, près de 350.000 visiteurs uniques, qui sont revenus plusieurs fois bien sûr. La totalité des visites oscillent chaque jour entre 2000 pour les périodes les plus basses et 7500 pour les plus réactives. Ce succès est évidemment le vôtre.

Je participerai, jeudi, à On refait le monde sur RTL (19h15-20h)
Je participerai, vendredi, à un débat sur Beur FM (18h30-20h)
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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