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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 13:31

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche  fr. n° 221

 

Le Premier ministre égyptien Ahmad Shafiq disposé à rencontrer les Frères musulmans. Pour lui : "Ceci n´est pas une révolution ; nous ne sommes pas en Tunisie."


Ci-dessous des extraits d´un entretien du Premier ministre égyptien Ahmad Shafiq, diffusé sur plusieurs chaînes télévisées égyptiennes le 1er février 2011 :

Voir les extraits vidéo sur MEMRI TV : http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2788.htm

Dream TV

Ahmad Shafiq : Je ne crois pas qu´il va y avoir une manifestation pour demander au président Moubarak de rester au pouvoir. Je le connais assez bien pour vous dire que même si on lui demandait de rester au pouvoir, il s´en tiendrait encore plus fermement à sa position actuelle. Vous pouvez être sûrs de cela.

(…)

C´est comme si nous avions pris le "répertoire" tunisien et que nous essayons de l´appliquer [à nos besoins]. Cela se voit même dans le langage utilisé ici. Nous vivons en Egypte, ni en Tunisie, ni ailleurs.

Présentatrice : La démission d´un Premier ministre, quel qu´il soit, est toujours possible. Q´est-ce qui vous pousserait à démissionner ?

Ahmad Shafiq : Plusieurs choses, en vérité. C´est une très bonne question. D´abord, si je m´aperçois que je ne peux pas remplir ma mission, je démissionnerai immédiatement, ne serait-ce que par dignité. Si je vois que je ne peux mettre en œuvre ce qu´on attend de moi, je démissionnerai sans attendre.

Si je subis des injustices – et ceci est vrai pour tout le monde, pas que pour le Premier ministre… Si je suis victime d´injustices, je démissionnerai immédiatement et laisserai ma place à un autre. Je ne peux pas tolérer l´injustice. […]

Al-Mihwar TV

Présentateur : En tant que Premier ministre égyptien, accepterez-vous de rencontrer le Guide général des Frères musulmans dans votre bureau ?

Ahmad Shafiq : Absolument. Suis-je sensé changer de couleur si je le rencontre ? Où est le problème ? Pourquoi devrais-je avoir un problème à le rencontrer ?

Présentateur : Il n´y a pas de problème ?

Ahmad Shafiq : C´est un invité estimé, qui est tout à fait le bienvenu. Chacun a le droit d´avoir son opinion.

Présentateur : Donc vous n´avez aucune objection à rencontrer…

Ahmad Shafiq : Qui que ce soit. Point final.

Al-Hayat TV

Présentateur : Comment qualifieriez-vous les événements de la place Tahrir et des institutions égyptiennes ?

Ahmad Shafiq : C´est l´expression collective puissante de l´opinion publique… Vous voudriez appeler cela une révolution, mais ce n´est bien sûr pas une révolution.

Présentateur : Je ne fais que poser la question…

Ahmad Shafiq : Ce n´est pas une révolution. Une révolution a lieu quand on destitue une personne contre sa volonté et qu´on nomme telle et telle personnes à divers postes… C´est cela, une révolution. Ce n´est pas le cas ici.

(…)

 

 

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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3 février 2011 4 03 /02 /février /2011 10:59

 

BANNER-SENTINELLE.jpg

 

Nullité à Washington

 

 


Jerusalem Post 01/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=206121

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Les USA ne parviennent-ils pas à comprendre ce qui arrivera à leurs intérêts stratégiques dans la région si les ‘Frères Musulmans’ sont la face cachée du pouvoir du prochain régime ?

 

 

  

Les foules égyptiennes dans les rues du Caire sont un spectacle étonnant. Avec leurs banderoles appelant à la liberté et à la fin du règne du président Hosni Moubarak, l’histoire que ces images racontent est simple comme au bon vieux temps.

 

D’un côté, nous avons la jeunesse, protestataires déshérités et faibles. De l’autre côté, nous avons le vieux Moubarak, tyrannique et corrompu. Hans Christian Andersen nous a enseigné qui on doit soutenir quand nous étions des tout petits.

Mais la sagesse du conteur s’applique-t-elle dans ce cas ?


Il est sûrement vrai que le régime est peuplé d’hommes âgés. Moubarak a 82 ans. Il est vrai aussi que son régime est corrompu et tyrannique. Depuis qu’un groupe terroriste du jihad islamique issu des ‘Frères Musulmans’ a assassiné en 1981 le prédécesseur de Moubarak, le président Anouar Sadate, l’Egypte a été gouvernée dans le cadre de l’Etat d’urgence qui interdit les libertés démocratiques. Moubarak a constamment rejeté la pression des USA pour relâcher le régime de répression et promulguer des réformes libérales de gouvernance.

 
Cette réalité a conduit beaucoup de commentateurs américains à travers tout le spectre politique à prendre le parti des émeutiers avec enthousiasme. Un groupe de travail prestigieux sur l’Egypte formé ces derniers mois par des experts de Droite et de Gauche sur le Moyen Orient ont publié une déclaration en fin de semaine appelant le gouvernement Obama à ‘larguer’ Moubarak et à retirer son soutien au régime égyptien. Il a recommandé de plus que le gouvernement oblige Moubarak à abdiquer et son régime à tomber en suspendant toute assistance économique et militaire jusqu’à cette échéance.

 
Les recommandations de ce panel d’experts ont été applaudies par les nombreux amis de ses membres sur tout le spectre politique. Par exemple, le rédacteur en chef de la revue conservatrice ‘Weekly Standard’
William Kristol, a félicité le panel dimanche et écrit : « Il est temps pour le gouvernement américain de prendre un rôle actif… pour faire aboutir en Egypte une transition de type Sud Coréenne/Philippines/Chili, depuis une dictature soutenue par les Américains vers une démocratie libérale soutenue par les Américains et ayant une popularité légitime. 

 
Le problème de cette recommandation est qu’elle est fondée totalement sur la nature du régime de Moubarak. Si le régime était le plus gros problème, alors sûrement le retrait du soutien des USA serait sensé. Cependant, la caractéristique des protestataires n’est pas libérale. De fait, leur personnalité est un problème plus important que celui du régime qu’ils cherchent à renverser.

 

Selon une enquête d’opinion de l’institut ‘Pew’ chez les Egyptiens en juin 2010, 59 % déclaraient soutenir les islamistes. 27 % seulement déclaraient soutenir les ‘modernisateurs’. La moitié des Egyptiens soutiennent le Hamas, 30 % soutiennent le Hezbollah et 20 % soutiennent al Qaïda. De plus, 95 % d’entre eux s’ouvriraient avec bienveillance à l’influence islamique dans leur vie politique. Si cette préférence se traduit en une stratégie réelle de gouvernement, il est clair que l’Islam qu’ils soutiennent est la version salafiste d’al Qaïda.


82 % des Egyptiens soutiennent l’exécution par lapidation de ceux ayant commis l’adultère, 77 % soutiennent le châtiment par le fouet et la main coupée pour les voleurs.
84 % soutiennent l’exécution de tout musulman qui change de religion.

Si elles en ont la possibilité, les foules des rues ne reculent pas pour montrer ce qui les motive. Ils attaquent Moubarak et son nouveau Vice-président Omar Souleymane en tant que marionnettes des Américains et agents sionistes.  Les USA, ont dit les protestataires à Nick Robertson de ‘CNN’, sont contrôlés par Israël. Ils haïssent Israël et veulent le détruire. Voilà Pourquoi ils haïssent Moubarak et Souleymane.
 
Tout cela démontre que si le régime tombe, celui qui lui succèdera ne sera pas une démocratie libérale. L’autoritarisme militaire de Moubarak sera remplacé par le totalitarisme islamique. Le plus grand allié arabe des USA deviendra son plus grand ennemi. Le partenaire de paix d’Israël deviendra de nouveau son ennemi le plus sérieux.

 

Comprenant cela, les officiels et les commentateurs d’Israël ont été presque unanimes dans leurs réponses négatives à ce qui se produit en Egypte. Tsahal, le Conseil de Sécurité Nationale, toutes les agences de renseignements ainsi que le gouvernement et les media sont tous tombés d’accord sur le fait que toute l’approche régionale d’Israël aura énormément changé dans le cas ou le régime de l’Egypte est renversé.


Aucun des scénarii envisagé n’est positif.

 
Ce qui a le plus déconcerté les officiels et commentateurs israéliens, ça n’a pas été la force des protestations contre le régime, mais la réponse américaine. A part l’extrême Gauche, les commentateurs des principaux journaux et stations de radio et télévision ont, sur un mode variable, décrit la réponse des USA aux évènements en Egypte comme étant irrationnelle, irresponsable, catastrophique, stupide, aveugle, traîtresse, et terrifiante.   

 
Ils ont souligné que le comportement du gouvernement Obama – ainsi que celui de nombreux critiques de premier plan – est responsable de conséquences potentiellement désastreuses pour les autres alliés arabes à régime autoritaire des USA, pour Israël et pour les USA eux-mêmes.

 

La question que la majorité des Israéliens posent est « pourquoi les Américains se comportent-ils de façon aussi destructive ? Pourquoi le président Obama et la secrétaire d’Etat Hillary Clinton tracent-ils une évolution qui conduira nécessairement vers la transformation de l’Egypte en la première théocratie salafiste islamique ? Et pourquoi les commentateurs conservateurs et les politiciens républicains les pressent-ils d’être même encore plus affirmatifs dans leur soutien aux émeutiers dans les rues ? ».


Les USA ne comprennent-ils pas ce qui va advenir dans a région comme résultante de leurs propres actions ? Les USA ne parviennent-ils vraiment pas à comprendre ce qui arrivera à leurs intérêts stratégiques au Moyen Orient si les ‘Frères Musulmans’ soit forment le prochain régime, ou bien le pouvoir derrière le trône du prochain régime au Caire ?

 

Malheureusement, la réponse est qu’en effet, les USA n’ont aucune idée de ce qu’ils font. La raison pour laquelle la seule superpuissance mondiale (rapidement déclinante) conduit aveuglément, c’est parce que ses dirigeants sont piégés entre deux modèles de politique narcissique, irrationnelle, et qu’ils ne peuvent voir leur voie derrière eux.


Le premier modèle est celui de projet de démocratie de l’ancien président George W. Bush et de son soutien simultané à des élections ouvertes.

 
Les partisans de Bush et les officiels du gouvernement précédent ont passé le mois dernier depuis les émeutes en Tunisie à exulter que les évènements prouvaient que la poussée de Bush en faveur de la démocratisation du monde arabe était la bonne approche.

 
Le problème est que, alors que le diagnostic de Bush sur les dangers du déficit de démocratie dans le monde arabe est correct, son antidote pour résoudre ce problème était totalement erroné. Bush avait raison sur le fait que la tyrannie nourrit le radicalisme et l’instabilité et est donc dangereuse pour les USA.

 

Mais sa croyance dans le fait que des élections libres résoudrait le problème du radicalisme et de l’instabilité arabes était complètement fausse. A la base, la croyance de Bush était fondée sur une vision narcissique des valeurs occidentales comme étant universelles.


Quand, sous la pression des USA, les Palestiniens ont eu l’opportunité de voter à des élections libres et ouvertes en 2006, ils ont voté pour le Hamas et son projet politique totalitaire. Quand, sous la pression des USA, les Egyptiens ont eu la liberté limitée de choisir leurs parlementaires en 2005, là où ils le purent, ils ont élu les ‘Frères Musulmans’ totalitaires pour les diriger.

 
L’échec de cette politique a convaincu Bush de cesser son soutien aux élections au cours de ses deux dernières années à son poste.

 
De façon frustrante, l’insistance de Bush pour des élections a été rarement portée à son crédit. Sous l’appellation de modèle de politique alternative fascinant les élites de la politique étrangère américaine – l’anticolonialisme – les opposants de Gauche à Bush n’ont jamais discuté le fait que le problème de sa politique est qu’elle présume faussement que les valeurs occidentales seraient universelles. Aveuglés par leurs dogmes anti-occidentaux, ils ont déclaré que sa proposition en faveur de la liberté n’était rien de plus qu’une version moderne de l’impérialisme missionnaire chrétien. 

 
C’est son modèle anticolonialiste, avec l’hypothèse fondamentale que les USA n’ont aucun droit de critiquer les non occidentaux, qui a formé la politique étrangère du gouvernement Obama. C’était son modèle anticolonialiste qui a amené Obama à ne pas soutenir les protestataires pro-occidentaux qui cherchaient à renverser le régime iranien à la suite des élections présidentielles truquées de 2009.

 
Comme Obama l’a formulé à l’époque : « Il est improductif, suivant l’histoire des relations des USA avec l’Iran, d’être perçus comme commettant une ingérence, le président des USA s’ingérant dans les élections iraniennes ».

 
Et c’est ce modèle anticolonialiste qui a guidé la courtisanerie d’Obama envers les régimes syriens, turcs et iraniens et son manque de volonté pour lever la main pour aider le mouvement du 14 mars au Liban.

 
De plus, puisque ce modèle affirme que les griefs du monde non occidental envers l’Occident sont légitimes, la politique d’Obama au Moyen Orient est fondée sur l’opinion que la meilleure façon d’avoir un impact sur le monde arabe est de se joindre à sa campagne contre Israël. C’était le thème central du discours d’Obama devant un auditoire dominé par les membres des ‘Frères Musulmans’ au Caire en juin 2009.

 
Comme le modèle prodémocratique, le modèle anticolonialiste est narcissique. Alors que les champions de la démocratie occidentale croient que tout le monde est né avec les mêmes valeurs démocratiques libérales, les post-colonialistes croient que les non Occidentaux ne sont rien de plus que des victimes de l’Occident. Ils ne sont responsables d’aucune de leurs pathologies parce qu’ils ne sont pas des acteurs. Seuls les Occidentaux (et les Israéliens) sont des acteurs. Les non Occidentaux sont des objets, ils ne peuvent pas être tenus pour responsables, quoi qu’ils fassent, parce qu’ils sont totalement contrôlés par des forces en dehors de leur maîtrise.

Les anticolonialistes par définition doivent toujours soutenir les forces les plus anti-occidentales comme « authentiques ». A la lumière de l’alliance de 30 ans entre Moubarak et les USA, il est sensé que le président Obama prenne d’instinct le parti des protestataires.


Ainsi nous y sommes. La stratégie politique des USA envers l’Egypte est dictée par l’irrationalisme narcissique de deux parties s’opposant à un débat politique qui n’a rien à voir avec la réalité.

 
Ajoutez y la préoccupation électorale d’Obama pour apparaître du bon côté de la justice et nous avons une politique des USA totalement en opposition avec les intérêts des USA.

 
Cela représente un défi décourageant, peut-être insurmontable pour le reste des alliés arabes autoritaires des USA. En Jordanie et en Arabie saoudite, jusqu’à présent des populations rétives ont craint de s’opposer à leurs dirigeants parce que les USA soutiennent ceux-ci. Maintenant que les USA abandonnent leur plus important allié et prennent le parti de leurs pires ennemis, les Hashémites et les Saouds ne paraissent plus aussi puissants dans leurs rues arabes. On peut en dire de même pour la direction koweitienne et pour les forces politiques proaméricaines en Irak.

 
De même en Israël, le comportement de l’Amérique envers l’Egypte doit faire écarter la notion même qu’Israël peut faire davantage de sacrifices territoriaux en des lieux comme les Hauteurs du Golan et la Vallée du Jourdain en échange de garanties de sécurité des USA. Le comportement des USA aujourd’hui – et la nature du rejet américain par-dessus bord de Moubarak – est le signe assez clair qu’on ne peut pas se fier aux garanties des USA.    

 
Comme le Pr. Barry Rubin l’a écrit cette semaine : « Il n’y a pas de bonne politique pour les Etats Unis concernant le soulèvement en Egypte, mais le gouvernement Obama pourrait bien adopter quelque chose comme la pire des options ».

 

Malheureusement, suivant la nullité du débat en politique étrangère des USA, il est probable que cette situation ne fasse qu’empirer.



 

caroline@carolineglick.com  

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 18:39



 

 


Qu’est-ce qui choque Israël, dans l’attitude américaine à l’égard du contexte mouvant, chez Moubarak, mais aussi dans l’ensemble des pays alliés à l’Amérique, actuellement?


Pourquoi Obama a t-il su tenir sa langue, lorsque les foules iraniennes se ruaient sur les places publiques pour réclamer leur dû?


En quoi continue t-il de cajoler et négocier avec les pires ennemis de l’Amérique et du Monde libre et d’exiger encore et encore de ses seuls alliés?


Comment l’Amérique d’Obama se prépare t-elle à sacrifier littéralement tout ce qui rappelera, de près ou de loin, ce qu’on avait coutume d’appeler : “la Pax Americana”?


Aschkel&Gad


 Pourquoi l'attitude d'Obama est-elle choquante pour tous ses alliés du Moyen-Orient ? 

 

Et comment la presse israélienne interprète t'-elle les dernières déclarations américaines ?

 

Par Dore GOLD

Adapté par Aschkel

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

http://jerusalemcenter.wordpress.com/2011/01/30/how-the-israeli-press-is-interpreting-obamas-policy-on-egypt/


 

Dans une des colonnes du quotidien israélien haaretz, Aluf Benn écrit que, si Jimmy Carter est considéré dans l'histoire comme "le président qui a perdu l'Iran", Barak Hussein Obama restera dans les annales comme celui qui "a perdu la Turquie, le Liban et l'Egypte" La politique américaine d'Obama a, en effet, fait l'objet de critiques virulentes dans la presse israélienne ces dernièrs jours.

 

Le ton employé par Obama envers Moubarak a vraiment beaucoup choqué, ici, en Israël.

Lors d'une conférence de presse le 28 janvier, Obama dit qu'après avoir entendu le discours de Moubarak au peuple égyptien, il a parlé au président Moubarak en lui disant qu' "il avait l'entière responsabilité de donner un sens à ces mots, et Obama d'insister : "les dirigeants égyptiens doivent prendre des mesures concrètes par étapes et non pas seulement se limiter à des promesses rhétoriques."

 

Robert Gibbs le porte-parole de la Maison Blanche a été au delà des propos d'Obama en emettant une menace implicite de sanction envers l'Egypte.

Lors d'une conférence de presse, Gibbs a déclaré que le gouvernement égyptien avait à répondre aux revendications légitimes du peuple égyptien.

Un journaliste présent lui demande – Immédiatement ? vous dites que ces griefs sont légitimes et doivent-être abordés, je me demande alors : lesquels ?

Réponse de Gibbs :

 

Nous allons revoir notre posture d'aide en fonction des événements qui auront lieu dans les prochains jours.

 

 

Autrement dit, c'est précisément au moment ou Moubarak se retrouve le dos au mur face aux pires manifestations de l'histoire de l'Egypte que l'attaché de presse de la Maison Blanche menace l'égyptien d'une diminution de l'aide américaine.

 

Le plus grand journal israélien israelhayom titre, d'ailleurs : “Obama contre Moubarak”

 

Vraisemblablement, le gouvernement américain -qui a eu ses raisons pour tenir Moubarak a bout de bras et- qui a soutenu, jusque-là, son ancien allié, pourrait aujourd'hui tout aussi bien lui nuire.

 

Washington était mécontent de Moubarak du fait que ce dernier n'adhérait pas forcément aux conseils politiques dispensés par la Maison Blanche, et qu’il se montrait réticent, notamment, sur la manière de faire des réformes politiques.

 

Lorsqu'en 2005, il a écouté les conseils et les demandes de Condoleezza Rice, consistant à lancer des élections législatives, le nombre de membres élus des frères musulmans a considérablement augmenté. Passant de 15 à 88 sièges sur les 454 membres du Parlement égyptien.

 

L'administration Obama n'a pas été la seule à exprimer sa frustration envers H.Moubarak, mais Aluf Benn en conclut que, ces derniers jours,  les intérêts de l'establishment de la politique américaine était de malmener son protégé au Caire

 

Quelle que soit la motivation de Washington et les manipulation de Moubarak tout cela aura des répercussions à court et moyen terme.

L'Egypte est un pays essentiel, le canal de Suez qui relie la Meditérannée à l'Océan Indien traverse son territoire.

Avec une Egypte entre des mains ennemies, comment les Etats-Unis renforceront-ils le Golfe Persique via l'Europe ? Les liaisons aériennes intercontinentales survolent le territoire égyptien aussi.

 

Mais le vrai problème sera la réaction des autres alliés de l'Amérique au Moyen-Orient. Quel type de signal envoie la tentation de "couper l'aide américaine"?

Peut-il être bien perçu par Abdallah de Jordanie ou par le président Saleh au Yémen ainsi que d'autres alliés du Golfe Persique ?

 

Comment interpréter le signal, lorsqu'un dirigeant arabe se trouve en difficulté, qu’il commence et fini par être désavoué ?

 

L'Egypte a des problèmes, certes, mais l'approche adoptée pour ce viel allié des Etats-Unis aura des répercussions partout dans le monde arabe, dans les semaines et les mois à venir.

 

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 10:44

 

Il n'y a qu'un slogan qui me vienne à l'esprit : Barack Hussein O., dégage! 

Gad.

Israël ressent avec amertume la «trahison» des États-Unis
Par Marc Henry
02/02/2011 | Mise à jour : 08:13
Réactions (21

La presse et la classe politique accusent le Barack Obama de «tourner le dos trop vite à Hosni Moubarak».


«Jimmy Carter avait laissé tomber le chah d'Iran, Obama est en train de faire pareil avec Moubarak.» Tel est le constat amer dressé, en privé, par des responsables israéliens. Officiellement rien ne filtre. Mais la déception, voire une certaine colère, est perceptible. «Comment peut-on faire confiance aux États-Unis alors qu'à la moindre épreuve ils lâchent leur allié le plus fidèle, c'est le meilleur moyen pour les Américains de perdre pied au Moyen-Orient», souligne un de ses officiels.

Un diagnostic partagé par Shaul Mofaz, le président de la commission de la défense et des affaires étrangères du Parlement. «Les Américains viennent de faire comprendre que leur soutien inconditionnel envers leurs alliés était des plus partiel», souligne Shaul Mofaz. Des médias accusent Barack Obama «d'avoir poignardé Hosni Moubarak dans le dos». Même chez une partie de la gauche le malaise est perceptible. Yossi Beilin, un ardent partisan d'un processus de paix avec les Palestiniens, estime que le président américain n'a pas eu la manière «en tournant le dos trop vite à Hosni Moubarak».

Ephraïm Halevy et Danny Yatom, deux anciens chefs du Mossad, les services de renseignements, ne sont pas tendres non plus avec le président américain. «Ce qu'a fait Barack Obama est dans la droite ligne de ce que disait l'ancien secrétaire d'État américain Henry Kissinger lorsqu'il affirmait que les tous les accords stratégiques passés par les Américains sont conditionnels, autrement dit limités dans le temps », souligne Ephraïm Halevy. Au passage il ne manque pas de s'interroger sur les raisons pour lesquels le président américain «évoque les droits de l'homme au moment où Hosni Moubarak est en difficulté alors qu'il passe sous silence ce sujet lorsqu'il s'agit de la Chine ou de la Russie».

 

«Pari simpliste» 

 

Pour Danny Yatom, «l'attitude hautement problématique des Américains en Égypte doit servir d'avertissement pour les autres alliés des États-Unis, tel Israël, car une telle mésaventure peut nous arriver». «Est-ce que les États-Unis pourraient nous abandonner?», s'interroge le quotidien Yediot Aharonot. Autrement dit, l'amitié «indéfectible» des États-Unis envers Israël, sans cesse proclamée à Washington, pourrait être remise en cause au cas où les Américains considéreraient que leurs intérêts vitaux sont en jeu.


D'aucuns n'hésitent pas à considérer que Barack Obama n'est pas capable de déterminer ce qui sert son pays. «Il a fait un pari simpliste qui consiste à soutenir les revendications des manifestants en Égypte, en espérant que les prochains dirigeants de ce pays lui en seront reconnaissants, ce qui est loin très loin d'être acquis», prévoit Ephraïm Halevy.


Une allusion aux craintes suscitées par une éventuelle prise du pouvoir par les Frères musulmans en Égypte. Sur la même longueur d'onde, Shimon Pérès, le président a bien résumé cette inquiétude en affirmant qu'une «oligarchie religieuse et fanatique ne constitue pas vraiment un mieux par rapport à un manque de démocratie».


Le quotidien Haaretz estime que la déstabilisation de l'Égypte constitue une occasion unique pour Benyamin Nétanyahou, le premier ministre à la tête du «seul allié stable de la région», de rétablir la confiance avec les États-Unis.


LIRE AUSSI :

» Égypte : Obama appelle à une transition immédiate

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2 février 2011 3 02 /02 /février /2011 08:35

ISRAELVALLEY - BRANDING D'ISRAËL : PLACE AUX MEILLEURES AGENCES DE PUBLICITE: 250 000 EUROS PAR AN SERONT INVESTIS EN FRANCE POUR BOOSTER L'IMAGE D'ISRAËL.

http://www.israelvalley.com/news/2011/02/01/30139/israelvalley-branding-d-israel-place-aux-meilleures-agences-de-publicite-250-000-euros-par-an-seront-investis-en-france-p

Feb 201101

Par IsraelValley Desk
Rubrique: France - Israël
Publié le long

 

60eme anniversaire Israel Face à une image d’Israël qui est au plus bas dans l’opinion publique en Europe, le ministre des Affaires étrangères a décidé de faire appel, pour la première fois, à des agences de relations publiques externes pour améliorer l’image d’Israël dans une dizaine de pays européens.

Cette campagne publicitaire a pour objectif de faire connaître aux Européens un Israël qui, au-delà du conflit, est un pays moderne et de présenter ses succès dans des domaines tels que la culture, l’économie, l’histoire, le tourisme, les hautes technologies, la cuisine, la musique, la danse, etc.

Le ministère a l’intention d’investir près de 250 000 euros par an dans chacun des pays, soit au total 2,5 millions d’euros par an. Les pays choisis sont ceux dans lesquels l’image d’Israël est la plus durement éprouvée, comme les pays scandinaves, la Grande-Bretagne ou l’Espagne, mais aussi des pays qui sont considérés comme amicaux, tels que l’Italie, les Pays-Bas, la République tchèque ou la France, mais on constate également une baisse du soutien à Israël.

ISRAELVALLEY PLUS
JPost : "Une enquête menée à l’initiative du ministère de la Diplomatie publique et des Affaires de la diaspora a révélé qu’une grande majorité d’Israéliens souhaitent contribuer à améliorer l’image de leur pays dans le monde. 495 adultes juifs israéliens ont participé à l’enquête, menée début décembre par l’Institut de recherche Kelim Shlouvim (moyens croisés). Pour 91 % des sondés, Israël a un “fort” ou “très fort (51 %) problème d’image”. 80 % estiment que l’Etat juif est représenté dans le monde entier comme un “Etat agressif”.

Diplomatie : l’affaire de tous ?
A la question de savoir s’ils désiraient personnellement participer aux efforts de diplomatie publique, 85 % ont répondu par l’affirmative – arguant que de telles actions ne se cantonnent pas au domaine politico-social. “Ces résultats ne sont pas surprenants”, a constaté le ministre de la Diplomatie publique et de la Diaspora, Yuli Edelstein. “Depuis sa création”, Israël a eu “de très grandes difficultés” à expliquer ses positions devant la communauté internationale, ajoute-t-il.

Dans le sillage de l’enquête, le ministère envisage de créer un site Internet qui proposerait une assistance à toute personne souhaitant contribuer à défendre la cause israélienne à l’étranger. Par ailleurs, le ministère devait présenter, mercredi, son plan de travail 2010 à la Knesset. Selon un porte-parole du ministère, quelque 4,2 millions de billets d’avion sont vendus en partance d’Israël chaque année. Et ces voyageurs devraient être formés pour affronter les accusations qu’ils sont susceptibles d’entendre au cours de leur séjour à l’étranger".

Revue de Presse : (1) "Neuf Israéliens sur dix estiment que leur pays a un « grave » ou « très grave » problème d’image à l’étranger. C’est ce que montre un sondage de l’Institut Kelim Shluvim, réalisé pour le compte de l’agence de communication du gouvernement.

Cette enquête, dont les résultats sont publiés par le quotidien Haaretz, indique également que pour 90% des personnes interrogées, Israël est considéré comme un pays qui doit affronter « le terrorisme et la guerre », tandis que 80% affirment que leur pays est perçu à l’étranger comme « agressif ».—

ISARELVALLEY ARCHIVES – L’IMAGE D’ISRAËL
Ido Aharoni est un commercial. Mais, au lieu de vendre un produit, il a décidé de vendre un pays. Travaillant au ministère israélien des Affaires étrangères depuis 1991, il est depuis 2007 chargé d’améliorer l’image d’Israël dans le monde. Lors d’une conférence à Tel-Aviv, jeudi 15 octobre, Ido Aharoni a détaillé sa vision de la communication d’Israël.

L’image d’Israël n’est pas bonne. C’est un fait. Incapable d’expliquer au monde les raisons de son opération à Gaza débutée en décembre 2008. Vilipendé par un rapport dirigé par un Juif sud-africain. Israël est, depuis 40 ans, en permanence sur le banc des accusés, obligé de se défendre de toutes ses actes, même les plus minimes.
Israël n’a pas eu le choix. Face aux attaques outrancières du rapport Goldstone, l’Etat hébreu s’est défendu avec véhémence. Mais cette stratégie n’est pas la bonne pour Ido Aharoni. L’Etat Juif ne doit pas se laisser enfermer par la question du conflit israélo-palestinien. Aujourd’hui, pour ce haut fonctionnaire israélien, il est plus important pour Israël d’avoir une image séduisante et attrayante que d’avoir raison. Si Israël persiste à rester sur la seule thématique du conflit, il risque d’être “boratisé”.

Rappelez-vous. En 2006, l’acteur Sacha Baron Cohen interprétait Borat. Cet anti-héros, homophobe, sexiste, raciste et antisémite, de nationalité kazakhe, avait contraint le gouvernement du Kazakhstan à lancer une campagne de communication pour lutter contre cette nouvelle image du Kazakh moyen, qu’était censé représenter Borat. Ce personnage entrait, en effet, en contradiction avec les valeurs que tentait de promouvoir Astana. C’est bien le pire qui puisse arriver à un Etat. Avoir son image façonnée par des éléments étrangers au pays.

Nouvelle image…

Pour éviter cet écueil, Israël se doit, selon Ido Aharoni, de réorienter sa communication afin de ne plus être vu uniquement comme un Etat fort et puissant peuplé par d’odieux habitants. Ainsi, le diplomate raconte qu’au Danemark et en Suède, une porte-parole du Hamas était considérée comme une officielle israélienne et détestée à ce titre. Pourquoi cette personne était prise pour une Israélienne? Parce qu’elle ne souriait jamais, avait un accent anglais rocailleux, et était antipathique. L’image typique de l’Israélien à l’extérieur des frontières.

Cette image, Ido Aharoni ne veut plus en être comptable. Pour ce faire, il cherche à entamer une révolution copernicienne de la communication israélienne. L’important ne serait plus d’avoir raison sur la scène internationale mais de devenir attractif aux yeux du monde. Réussir comme New York ou le Brésil à se construire une nouvelle personnalité bien plus attirante.

Aujourd’hui, quand les gens pensent au Brésil, ils ont tout de suite en tête l’image d’un pays où on peut s’amuser et faire la fête. Les termes associés au Brésil sont bien entendus, la samba, le carnaval de Rio, les plages ou les cafés. Mais, peu de gens associeront le crime au Brésil. Pourtant, ce pays est un des endroits les plus dangereux du monde pour les touristes.

Bénéfique pour le tourisme
Ido Aharoni rêve aussi qu’un jour les touristes associeront instantanément Israël aux cafés, aux plages et aux jolies femmes. La révolution est néanmoins en marche. Le joueur de l’Equipe d’Angleterre, Rio Ferdinand passe, ainsi, souvent ses étés à Tel-Aviv car il y apprécie le soleil, les fêtes et les filles. "Formidable’’, a commenté Ido Aharoni, jeudi 15 octobre.

Si le Brésil est associé aux loisirs, New York à la séduction, Las Vegas au péché et au vice, Israël est, lui, en général associé à la guerre. Ce n’est plus supportable pour Ido Aharoni. Celui-ci cherche à modeler un nouveau portrait de l’Etat hébreu. Il souhaite qu’Israël soit considéré comme le lieu où tout se crée, LE pays de l’innovation. Cette nouvelle image pourrait être bénéfique pour le tourisme, serait un moyen d’attirer de nouveaux investissements et permettrait, par conséquent, au pays d’engranger des devises étrangères. Ce qui est l’objectif premier d’Ido Aharoni.

Mais attention, tout ceci est confidentiel. Interrogé à la fin de la réunion pour savoir s’il souhaitait communiquer dans la presse, Ido Aharoni a refusé, prétextant que toute la conférence était “off”. Plutôt paradoxal, pour une réunion qui avait fait l’objet d’une large campagne médiatique de la part des organisateurs.— (M.Bloch pour Guysen)—

Source: Revue de Presse de l'Ambassade de France et IsraelValley Desk. 

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1 février 2011 2 01 /02 /février /2011 21:57

 

 

 

Lire ses précédents textes

freds

 

1ère publication - 21/04/2010

 

 

Abandonner ses alliés :

une tradition de la politique étrangère américaine 

 

Par Frédéric SROUSSI

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

 

Les alliés de l'Amérique a la fin de la 2ème guerre mondiale

 

Depuis quelques jours, de nombreuses voix s' élèvent en Israël (dont Danny Yatom, ancien patron du Mossad) pour s' inquiéter du lâchage ahurissant et extrêmement dangereux dont est victime le régime de Hosni Moubarak et par ricochet Israël. Mais n' est-il pas un peu naïf d'être à ce point étonné quand on connaît les précédents historiques de la politique étrangère américaine ?

 
Le 10 avril 2010, notre collaborateur Frédéric Sroussi écrivait un article intitulé "Abandonner ses alliés, une tradition de la politique étrangère américaine''. Nous avons pensé qu' il serait intéressant et instructif de le republier tel quel.

 

Aschkel

 

 

 

Analyse associée

 

Rapport spécial : la révolte en Egypte et la politique américaine

 

 

L’histoire moderne de la politique étrangère des États-Unis devrait enseigner aux dirigeants israéliens de ne jamais se fier totalement à l’Amérique. 

 

 

 

Tout d’abord il est bon de rappeler que les États-Unis ne sont jamais très prompts à courir au secours de leurs alliés. Pendant la guerre 14-18 , les USA ne  se décidèrent à entrer en guerre qu’en 1917 et pendant la Seconde Guerre mondiale les États-Unis attendirent 1941, après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, pour enfin intervenir. De 1939 à 1941, l’ami britannique des États-Unis supporta à lui-seul le fardeau de la guerre déclenchée par le monstre hitlérien. 

 

On pourra retrouver ce manque de loyauté des américains vis-à-vis de leurs alliés lors de la crise du canal de Suez (1956) qui se déroula seulement 11 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après l’illégale nationalisation du canal de Suez par l’Égypte nassérienne, alors que le canal, voie maritime essentielle pour le commerce, est détenue à 44% par les Français et les Britanniques, la France (en guerre contre les terroristes algériens du FLN dont le siège est au Caire) et l’Angleterre s’associent à Israël (les temps ont bien changé !) pour créer une coopération militaire afin de rouvrir le canal de Suez et de renverser Nasser. Israël pouvait considérer à juste titre comme un casus belli la fermeture du canal de Suez aux bateaux israéliens .

De plus, les Égyptiens soutenaient et encourageaient les attaques terroristes des fedayins contre le territoire de l’État hébreu, ce qui rendait la guerre contre l' Egypte absolument nécessaire. 

.

S’ensuivirent donc les Accords de Sèvres (octobre 1956) signés entre la France, le Royaume-Uni et Israël dont le but était de ramener les choses à la normale du côté du canal de Suez.

Il fut donc décidé qu’une opération militaire israélo-franco-britannique aurait lieu à partir de la fin octobre 1956.

Face à l’attaque menée par ces trois pays , l’armée de Nasser fut totalement dépassée.

Mais les réactions à l’offensive ne se firent pas attendre puisque l’URSS menaça la France, le Royaume-Uni et Israël d’une attaque nucléaire afin de forcer ces trois pays à retirer leurs armées.

 

Que firent alors les États-Unis ?

 

Eh bien, ils décidèrent de lâcher leurs alliés en exigeant comme les soviétiques, le retrait des forces occidentales.

 

L’Amérique n’hésita pas à trahir une fois de plus son camp quitte à s’associer en pleine guerre froide à une prise de position politique initialement prise par le Kremlin.

L’abandon d’un autre allié des États-Unis s’effectua à peu près 20 ans plus tard lorsque les Américains  battus - plus politiquement que militairement - au Vietnam laissèrent tomber leurs alliés de la République du Vietnam (ou Sud-Vietnam) qui luttaient aux côtés des forces américaines contre leur ennemis communistes du Viet Cong et de l’armée populaire vietnamienne de la République démocratique du Vietnam (ou Nord-Vietnam).

 

La stratégie du gouvernement Nixon, connue sous le nom de «vietnamisation», avait pour but de renforcer les troupes du Sud-Vietnam tout en retirant l' armée américaine du bourbier vietnamien.

 

Le but affiché par Nixon était que les forces armées du Sud-Vietnam pourraient, par la suite, combattre seules ses ennemis communistes.

Mais soyons lucides, il était évident que si les Américains associés aux forces du Sud-Vietnam n’avaient pas réussi à véritablement gagner la guerre, les forces du Sud-Vietnam seules étaient condamnées par avance.

 

Ceci est corroboré par une note datant du 2 septembre 1969 (découverte par l’historien militaire James H. Wilbanks) émanant du Général Creighton W. Abrams, commandant du US Military Assistance Command Vietnam .

 

Dans cet écrit , le Général C. W. Abrams met en garde le gouvernement Nixon en ces termes : «La vietnamisation pourrait ne pas permettre au Sud-Vietnam de gérer la menace combinée d’une invasion par le Nord-Vietnam et d’une insurrection dans le Sud».

Arriva ce qui devait arriver, les États-Unis retirèrent leurs troupes du Vietnam le 29 mars 1973 et à peine deux ans plus tard le Nord-Vietnam envahissait le Sud-Vietnam.

Les Américains étaient déjà loin et leurs anciens alliés du Sud-Vietnam n’allaient jamais se remettre de cette offensive. 

 

Nous pouvons dire qu'aujourd’hui l’Amérique utilise encore cette même doctrine au Moyen-Orient et en Asie centrale : «irakisation» et «afhganistanisation» pourraient pourtant déboucher sur de nouveaux conflits après le départ des troupes américaines.

Mais «après moi le déluge» semble être un concept-clé de la politique étrangère américaine.

Après tout, le prétendu grand ami d’Israël George W. Bush n’a t-il pas laissé le très grave problème iranien en l’état alors que de nombreux spécialistes pensaient qu’il ne partirait pas de la Maison Blanche sans avoir agi contre la menace nucléaire émanant des mollahs et des Pasdarans ? 

 

Aujourd’hui l’allié stratégique israélien de l’Amérique est abandonné (une fois de plus) à son sort et subit d’intolérables pressions de la part des États-Unis.

Les partenaires de l’Amérique devrait sérieusement se souvenir que l’oncle Sam est loin d’être toujours fiable. 

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30 janvier 2011 7 30 /01 /janvier /2011 11:18

 

 

Les amis d'Israël

http://www.israelvalley.com/news/2011/01/30/30093/israelvalley-israel-europe-les-parlementaires-europeens-se-reunissent-a-jerusalem-500-deputes-europeens-participeront-a-l

ISRAELVALLEY ISRAËL EUROPE – LES PARLEMENTAIRES EUROPÉENS SE RÉUNISSENT À JÉRUSALEM: 500 DÉPUTÉS EUROPÉENS PARTICIPERONT À LA 2E CONFÉRENCE DES AMIS EUROPÉENS D'ISRAËL LE 5 FÉVRIER PROCHAIN.

JAN 201130

Par Jacques Bendelac, à Jérusalem
Rubrique: Economie & commerce
Publié le long

 

europeEXCLUSIF – Le Parlement européen pourrait presque tenir une session plénière à Jérusalem. Près de 500 députés, sur les 736 que compte le Parlement européen, sont attendus à Jérusalem du 5 au 8 février prochain. Ils participeront à la seconde conférence organisée par les Amis européens d’Israël. L’enjeu économique d’une telle rencontre est d’importance: le commerce israélo-européen s’est monté à 36 milliards de dollars en 2010, soit le tiers des échanges extérieurs d’Israël.

L’Association des Amis européens d’Israël (AEI), ou “European Friends of Israel” (EFI) en anglais, a été créée en 2006 au Parlement européen à Bruxelles. Son but est de réunir les partisans d’Israël en une force politique qui facilitera les relations diplomatiques et commerciales entre les deux partenaires. Après la conférence inaugurale qui s’est tenue à Paris en novembre 2008, l’AEI organise la semaine prochaine une visite en Israël et dans les Territoires palestiniens.

Un lobby pro-israélien de plus en plus actif

La conférence de Jérusalem est présentée comme la « seconde conférence politique de l’AEI ». Elle débutera samedi 5 février au soir par un dîner de gala à Jérusalem, en présence du Président israélien Shimon Pérès. Selon le programme officiel, le dimanche 6 février sera consacré à des exposés et des débats sur le thème « Pour un partenariat rapproché entre Israël et l’Europe ». La première session sera ouverte par Stanley Fischer, le gouverneur de la Banque d’Israël. Un débat spécial sera consacré au « Business du Boycott ». Ensuite, différents groupes de travail aborderont les grands sujets de la coopération: énergie renouvelable, eau, agriculture, science et technologie, etc. La suite de la tournée des parlementaires européens en Israël comprendra des visites d’entreprises ainsi que des excursions.

Selon le ministère de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi à Jérusalem, le rôle du Parlement européen s’est renforcé depuis que le traité de Lisbonne est entré en vigueur le 1er décembre 2009. Dorénavant, c’est le Parlement européen (et non plus le Conseil des ministres de l’Union européenne) qui décide de la politique commerciale et qui doit avaliser les accords de libre-échange. Pour Israël, la visite de la majorité des parlementaires européens est de nature à améliorer les relations entre les deux partenaires.

Des enjeux économiques et commerciaux

Actuellement, plusieurs sujets economiques sont inscrits à l’ordre du jour des relations israélo-européennes, comme notamment: la reconnaissance de la conformité des médicaments israéliens aux normes européennes dans le cadre des accords ACAA (Agreement Conformity Assessment and Acceptance of Industrial Products) signés l’an passé; la réduction des quotas imposés aux échanges agricoles et agroalimentaires; l’élargissement de l’accord de libre-échange aux services et pas seulement aux marchandises, etc. Au delà des questions économiques, le rôle croissant des organisations anti-israéliennes en Europe pourrait finir par handicaper les exportations israéliennes vers certains pays européens, d’où la nécessité d’un dialogue continu entre les représentants respectifs de différentes forces politiques.

En 2010, les échanges commerciaux israélo-européens ont totalisé 36 milliards de dollars: 15 milliards d’exportations israéliennes vers l’Europe et 21 milliards de fournitures européennes à Israël. Pour les entreprises israéliennes, le marché européen absorbe 30% de leurs exportations et fournit 35% de leurs importations. Dorénavant, le développement du commerce israélo-européen passe par le Parlement européen; la semaine prochaine, il passera aussi par Jérusalem.

Jacques Bendelac (Jérusalem)

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29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 19:16

 

 

 

 

 

 

 

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Révolution et contre révolution...

Par Alain RUBIN

Pour © 2011 aschkel.info et © 2011 lessakele

 

 


Le vent de la révolte balaie le monde arabe, écrit le quotidien « le parisien »  du jeudi 27 janvier.

 

Le vent de la révolte, ou celui de la révolution ?? Le numéro de ce vendredi consacre deux pages entières à ces événements en Tunisie et en Egypte, et il ronronne : pas de danger islamiste en vue ; tout va bien, bonnes gens dormez sur vos deux oreilles, ce n’est que des 14 juillet 1789 arabes combinés à des mai 68 version tunisienne et égyptienne… A lire ces informations, beaucoup de vieux jeunes gens en sont tout retournés et se remettent à frétiller.

Alain Rubin


L’histoire des révolutions montre que la révolution, c’est d’abord et en premier lieu, partout et toujours : l’irruption des masses. La révolution, c’est lorsqu’elles font directement l’histoire, en chassant le pouvoir central. Cela a eu lieu à Tunis, cela commence au Caire. Cela se profile à Aman… En Iran, le mouvement a commencé il y aura bientôt deux ans. Le fascisme du chiisme gouvernemental déchaîne la répression. Il s’arcqueboute, pour conserver un pouvoir acquis par une furieuse répression. Deux militants des Moudjahidines du peuple ont été pendus la semaine passée. Les grèves de masses qui se sont développées dans plusieurs secteurs restent ignorées des médias, mais le fait est là. Le retour des masses iraniennes sur le devant de la scène est le seul contrepoids à la contre révolution islamiste qui sort de mouvements qui ne supportent plus les régimes politiques en place.


L’histoire des révolutions, de toutes les révolutions, montre aussi que l’irruption de masses se fait dans un premier temps sans modifier de fond en comble l’appareil d’état. L’insurrection des masses, plus ou moins unanimes, n’est, par elle-même, jamais capable de produire un nouvel appareil d’état poursuivant de nouveaux buts sociaux. Cela s’appelle une révolution qui commence.  Pour continuer d’agir, les masses doivent d’organiser, débattre, formuler leurs exigences concrètes. En Russie, elles inventeront les Soviets, les conseils élus et révocables des députés des usines (1905), puis les soviets des députés des usines, des unités militaires et des villages (1917). En Tunisie, l’UGTT, a appelé à la formation de « comités populaires ». Avait-elle en vue ce type d’organes révolutionnaires de démocratie directe assurant la souveraineté populaire en se fédérant ? Après presque trois semaines de « révolution », le mot d’ordre de la centrale syndicale est resté sans effet. Les masses tunisiennes ne se sont pas dotées d’organes de pouvoir émanant directement d’elles comme il s’en produit dans toute révolution jusqu’alors. Est-ce à dire que les masses arabes ne sont pas capables de s’organiser, comme les masses russes l’ont fait pas deux fois (1905 et 1917), comme les masses chinoises l’ont fait dans les années vingt du siècle passé, comme le peuple français l’a fait au cours de ses trois révolutions (1789-1794, 1848, 1871), comme les masses allemandes l’ont fait à l’automne de 1918, comme les masses espagnoles l’ont fait en 1936, comme les masses hongroises l’ont fait en 1956 ?

Jusqu’où va une révolution ?


Jusqu’où va une révolution, jusqu’où ira la révolution commencée en ce mois de janvier en Tunisie ? Personne ne le sait, pas plus ceux qui y participent que ceux qui l’observent ou veulent agir sur son cours.


Ce que montre aussi l’histoire de toutes les révolutions : c’est que dès le premier jour, la contre révolution est intimement mêlé à la révolution. De ce point de vue, la révolution commencée en Tunisie ne fait pas exception à la règle. Dés lors, il est vital de regarder froidement les choses, sans romantisme, et de dire où, dans quelles organisations, se trouve la contre-révolution. En Tunisie, menteur, irresponsable, dangereux instrument de la variante locale des ayatollahs, sera celui qui dira que la contre révolution, c’est et ce sera le clan de prédateurs économiques utilisant le bonapartisme de Ben Ali. Parce qu’en Tunisie, en ce mois de janvier 2011, comme probablement dans les prochaines semaines en Egypte (si le pouvoir glisse et s’effondre), la contre-révolution, ce ne seront pas les nostalgiques des cliques ayant perdu le pouvoir mais : ici les Frères musulmans, là les « islamistes modérés ».


La révolution russe s’est nourrie de la révolution française. Elle s’en est inspirée, de tous points de vue. Parfois, de manière si schématique (Lénine), en y cherchant ses repères, qu’elle a favorisé la contre révolution là où elle ne l’attendait pas (dans la révolution elle-même, dans le parti révolutionnaire). Elle s’y est référée d’une façon si schématique qu’en croyant la défendre, elle a ouvert la voie à la plus puissante contre-révolution qui soit (avec la répression de Kronstadt destinée à protéger la révolution elle a fabriqué le tremplin du pouvoir absolu de la bureaucratie exploiteuse et totalitaire). Dans le monde arabe, surimbibé par la  culture totalitaire islamique au point de ne plus savoir réfléchir, la contre révolution a déjà sorti les crocs, avant même de posséder des unités armées. Elle n’en n’a pas tout de suite besoin : les unités ayant la fonction de Kornilov, Wrangel, Koltchak, Denikine, s’appellent injection de la charia dans la législation tunisienne bourguibiste.


Quand à Lyon, le PCF, le NPA, des « libertaires » ( ?) donnent le micro à un agitateur élu par personne, qu’ils lui permettent d’inviter la manifestation de soutien à la révolution tunisienne à scander « allahou Akbar », cela veut dire que les débris putrides du stalinisme, avec lesquels l’ex lambertiste Mélenchon veut ouvrir une alternative dans deux ans (aux présidentielles), cela veut dire que les ex porteurs de valises du parti qui a usurpé le combat du peuple algérien (le FLN), et les pseudos libertaires, favorisent les partisans tunisiens d’une forme tunisienne de la contre révolution iranienne.


Lorsqu’à Tunis même, une femme se fait chasser d’une manifestation, parce qu’elle a eu l’inconvenance de dire qu’il n’était pas question de revenir sur les acquis laïques du bourguibisme, cela veut dire que la contre révolution en Tunisie est beaucoup plus active et forte qu’elle ne l’était en Iran dans les mois qui suivirent la chute du Shah.


Rien n’est joué, c’est certain : mais tous les risques, toutes les chausses- trappes sont prêtes. Les forces sanglantes, ces forces  qui ont étranglé la révolution iranienne, sont à l’œuvre en Tunisie ; elles y disposent de l’appui d’inconscients, que leur haine irrationnelle d’Israël amène à diner avec le diable islamique, sans prendre la précaution de prendre une longue cuillère pour leur repas pris en commun.


En d’autres termes, en Tunisie, la contre-révolution, ce n’est pas, ce n’est plus  le clan Ben Ali.

Ben Ali, c’est fini. La contre-révolution, en Tunisie, ce sont déjà les déclinaisons de ce qui a écrasé le mouvement populaire et ouvrier en Iran. En Tunisie en 2011, la contre révolution, est dans la « révolution ».


La contre-révolution, en Tunisie, ce sont ces hommes qui manifestent à Lyon et en Tunisie pour conspuer ceux qui ne veulent pas scander « Allahou Akbar ! » Ce sont ceux qui commencent, en  Tunisie même, à vouloir intimider les femmes pour les faire revenir sous les prisons vestimentaires dont Bourguiba les avait tirées.


Pour ceux qui ne se contentent pas de regarder, comme voyeur, un processus révolutionnaire, la question c’est : discerner où se trouve la contre-révolution réelle, celle qui peut asservir le peuple tunisien.


La révolution russe, les leçons tirées par ses protagonistes constituent encore aujourd’hui un réservoir, que dis-je- une bibliothèque d’Alexandrie de leçons à méditer. Vous me direz, Alexandrie n’a plus beaucoup de volumes, sa grand bibliothèque est partie en fumée, incendiée qu’elle fut par les guerriers de l’expansion islamique. Dire Alexandrie, c’était une manière de présenter les choses. C’est une façon de dire « alerte » et de cerner le danger qui rode autour du peuple tunisien. Pour ce dernier, ce n’est pas la Russie révolutionnaire, la référence. Pour ce dernier, la référence, c’est l’Iran révolutionnaire des années 1979-1980.


Ceux qui voulurent contre toute évidence (parti Toudeh), pour d’autres (Fidayïn du Peuple et Moudjahidin du peuple) qui crurent sincèrement possible de marier traditions islamiques et progrès social et politique, Islam et marxisme, le bout du chemin, ce fut le plus souvent le plus court chemin vers la potence.


En 2011, certains font comme si les années 80-81, en Iran, n’avaient pas existées.


Ils font aussi comme si Ahmadinejad (auprès duquel Ben Ali fait figure de parangon de démocratisme et de vertu civique) n’avait pas déclaré il y a quelques semaines : qu’il était déterminé à envoyer cent mille Iraniens à la potence pour défendre la « révolution » (la contre-révolution) islamique.


Une révolution a commencé en Tunisie. Elle ébranle tous les régimes arabes. Elle les ébranle dans le sens du mieux et dans le sens du pire. Elle éveille à l’action politique les émigrés tunisiens ; là aussi dans tous les sens : dans le sens de la démocratie, du progrès social et de la démocratie nécessaire, mais aussi dans celui de l’enfermement des femmes et de la soumission de l’homme à un dogme que l’on ne peut discuter sans s’exposer à la violence, voire à la mise à mort.


Les camarades français du défunt parti Toudeh, les amis des défunts Fidayîn du Peuple, ceux de l’oublié PST Quatrième internationale, font comme si rien ne s’était passé en Iran. Ils font comme si aucune leçon n’était à tirer de la contre révolution en Iran. Ils s’apprêtent à recommencer en Tunisie et dans l’émigration, ils recommencent déjà... c’est ainsi qu’ils continuent, les uns et les autres à refuser de soutenir les travailleurs iraniens du transport, en grève pour obtenir la libération de leur deux principaux dirigeants syndicaux, Mansour et Reza.


Obtenir liberté pour Mansour et Reza, c’est défendre une classe ouvrière d’Iran qui se dresse et dit à ses bourreaux : ôtez-vous de là ! Cessez de persécuter nos hommes de confiance. !!


Protéger la révolution tunisienne contre la contre révolution islamiste qui sourd ici et là, s’apprêtant à recommencer à Tunis la besogne des Pasdaran et celle des bassidji, cela passe par le soutien aux revendications ouvrières et populaires en Iran, cela passe par la défense du mouvement ouvrier iranien et de ses militants férocement réprimés.

 

Liberté pour Mansour OSANLOO et Reza SHAHABI !

Alain Rubin 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 18:08

 

Le Nobel de la Paix est-il un gage de Vertu ?

 

Par Simon Frajdenrajch, analyste,
28 janvier 2011

 

La Ligue de Vertu Internationale met actuellement en avant Mohamed El Baradei, Directeur Général de l’AIEA de 1997 à 2009 (Agence Internationale de l’Energie Atomique dont le siège est à Vienne) : celui-ci se vit remettre le Prix Nobel de la Paix en octobre 2005 au nom de l’organisme à la tête duquel il a exercé au total trois mandats.

 

A-t-il efficacement lutté contre le programme d’armement nucléaire de l’Iran dont Israël s’était d’abord inquiété après les déclarations incendiaires et éradicatrices de son nouveau président Mahmoud Ahmadinejad dès son élection  en 2005 ? Que nenni !

 

A-t-il, tout au long des années 2003 à 2008, fait bloquer la production d’uranium enrichi dans le respect du Traité de Non Prolifération (TNP) Nucléaire signé par l’Iran : que Nenni !

 

Les inspecteurs de l’AIEA se faisaient rouler dans la farine, et Mohamed el Baradei tout le premier, en y mettant beaucoup de ‘mauvaise bonne volonté’ : cet oxymore pour souligner combien il se laissait violer avec une concupiscence toute diplomatique.

 

El Baradei ne manqua pas d’exiger de se rendre en inspection personnellement sur le site de Dimona en Israël, site mythique de la production du nucléaire israélien, et certainement lieu de production de bombes nucléaires, alors que le pays entretient une ambiguïté volontaire sur sa détention de cet armement, et qu’Israël a refusé de signer le TNP.

 

Mohamed el Baradei fut donc accueilli en Israël mais il revint bredouille de son inspection. Cela servira néanmoins sa gloire auprès des masses arabes.

Les Israéliens n’avaient pas une confiance absolue en son objectivité ni son indépendance de jugement. Ils n’avaient pas l’intention de lui livrer des secrets de famille que la rumeur publique internationale alimentait des phantasmes de pacifistes iréniques : « tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, y-a rien que les Israéliens qui sont des méchants fauteurs de guerre ; y-zon ka disparaître et bon débarras ! ».  

 

Qu’importe : constatant que non seulement le programme nucléaire iranien n’était pas contrôlé, mais au contraire filait un train d’enfer vers sa réalisation, envers et contre les négociateurs de la molle ‘triplette européenne’ (Grande Bretagne, France, Allemagne), relayée par les USA d’une inefficacité tout aussi remarquable depuis la prise de fonctions de Barack Obama, les Norvégiens du comité Nobel attribuèrent leur prix ‘prestigieux’ à Mohamed el Baradei et à l’AIEA.

 

Onze ans plus tôt, en octobre 1994, le Comité Nobel avait décerné son prix au regretté Itzhak Rabin, à Shimon Peres l’opportuniste, et à l’épouvantable Yasser Arafat, qui prouva par la suite combien le soi-disant « processus de paix » entamé à Oslo devait lui servir à instrumentaliser son projet de destruction de l’Etat d’Israël par étapes.

 

Il n’en n’eut pas le temps, et l’on a beaucoup glosé sur ce qu’aurait fait Rabin s’il n’avait pas été assassiné : avec certitude, ce grand général, diplomate et politicien, abusé par le cercle des pacifistes colombophiles, aurait défendu la pérennité d’Israël sans la moindre hésitation.  Rabin n’était ni un politicard à la Pérès, ni un toquard à la Olmert, ni un escroc à la Sharon.

 

 

Rappelons que ce même Comité Nobel de la Paix, qui a la spécificité d’être composé de Norvégiens et d’être remis à Oslo, et non pas de Suédois pour les autres Nobel remis à Stockholm, a été décerné à Barack Obama à la fin de la première année de son premier mandat en 2009,  pour certifier que le « gratin de l’Europe bien pensante » avait vraiment trouvé son Messie et point n’était besoin de preuves avérées de ses bienfaits pacificateurs.

 

Que nous a prouvé Obama depuis ?

 

Rien, strictement rien, si ce n’est qu’il n’a fait que renforcer le camp des va-t-en guerre :

-         Iran des ayatollahs et des ‘Gardiens de la Révolution’,

-         Turquie du Parti Islamiste ‘Modéré’ AKP,  liberticide qui se détourne de l’Europe,

-         Liban du Hezbollah dominateur qui va bouleverser l’équilibre fragile de ce rêve communautaire devenu cauchemar,

-         Syrie du dictateur Bashar Assad à qui Obama et la France redonnent une crédibilité internationale en lui tendant la main,

-         Pakistan des Islamistes infiltrés partout dans un pays doté de la bombe nucléaire,

-         Afghanistan des Talibans que Obama s’apprête à quitter d’ici 2012 au plus tard.

-         L’Amérique du Sud, sous la houlette du marxiste tendance Groucho Hugo Chavez a progressivement perdu tout respect pour son grand partenaire, les USA, et adhère de plus en plus largement aux thèses islamo-terroristes de l’Iran : pourquoi se gêner ?

 

Depuis sa prise de fonction, observons qu’Obama a échoué dans ses tentatives de pacification au Moyen-Orient (Afghanistan, Irak, Soudan), avec des pays de la région qui se tournent vers le camp islamiste (Turquie, Syrie, Liban) quand l’Egypte est déstabilisée après la Tunisie.

 

La ‘Révolution du fellafel’ d’Egypte suivra-t-elle celle du Jasmin de Tunisie ?

Rien n’est moins sûr : le régime de Moubarak est fort, il s’appuie sur l’armée, qui n’hésitera pas à sacrifier des milliers, voire des dizaines de milliers de manifestants pour se maintenir.

Et s’il devait s’effondrer sous les coups de boutoir de la rue, sans doute ce seront les islamistes qui s’empareront du pouvoir, comme en Tunisie.

 

Sous le faux nez d’un démocrate, Mohamed el Baradei est prêt à s’allier avec les ‘Frères Musulmans’ qui se tiennent en réserve derrière les émeutes : aux dernières nouvelles, après un retour au Caire qu’il espérait, triomphal, il a été sagement placé sous mandat d’arrêt à son domicile. Pourvu qu’ils n’en fassent pas un martyr ! Puissent-ils dégonfler la baudruche. 

 

Le processus révolutionnaire au Maghreb et au Mach’ek islamiques sera-t-il pacifique, ou bien les islamistes dissimulés en tapinois emporteront-ils tout sur leur passage ?

 

L’Histoire nous enseigne qu’une révolution commence de façon plus ou moins douce, mais que la violence déchaînée par les premières écluses débordées ne comble sa faim que dans l’ivresse du sang, et ne trouve sa fin qu’après des épisodes longs et douloureux de massacres populaires, où chaque peuple paie de lourds sacrifices le prix de la liberté, sans pour autant être assuré d’arriver à bon port.    

 

Moralité :

L’attribution de Nobel de Paix par le jury d’Oslo nous garantit une chose : le choix de l’élu annuel est généralement aussi désastreux que celui de la Palme d’Or à Cannes ! 

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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 14:18

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche   fr. n° 219


Sur Oumma.com, un jeune Marocain demande pourquoi le modèle tunisien ne prend pas au Maroc : individualisme et ignorance pointés du doigt


Le 27 janvier 2011, le site islamique en français oumma.com publie un article intitulé "L´amertume d´un jeune Marocain" : Mahdi Zarhaoui évoque le soulèvement en Tunisie et s´interroge sur l´absence d´insurrection au Maroc, dénonçant l´individualisme et l´ignorance de la population de son pays. Il mentionne notamment l´absence de patriotisme, la valorisation de la corruption, un fort taux d´illettrisme et une constitution désuète.[1] Extraits :  

"Au Maroc, la façade du parlement est devenue un endroit touristique"

"[…] Six mois auparavant, des chômeurs avaient précédé Elbouazizi devant l’édifice du parlement,[2] mais en vain : ils étaient au Maroc, au Maroc où la faç ade du parlement est devenue un endroit touristique […]. Les Marocains se sont révoltés maintes fois : Sidi Ifni, Sefrou, ElHoceima, Casablanca, pendant des périodes différentes ces villes ont connu une désobéissance civile qui a été opprimée par le Makhzen. Mais cela n’a pas eu d’envergure à l’échelle nationale."

Pourquoi donc le Maroc n’a-t-il pas eu la chance de la Tunisie ou plutôt son courage à toute épreuve ?

"Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, la flamme du patriotisme a longtemps quitté le cœur de moult citoyens qui ne se reconnaissent plus dans la patrie. Tandis qu’en Tunisie le peuple s’est uni autour de la patrie sans aucune référence idéologique ou religieuse avec une spontanéité et un courage miraculeux.

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, dès que vous commencez à dire la vérité unanimement connue par tous, on vous dit taisez-vous "rah ghadi icheddouk, rah ghadi iteyyrouk ". On ne reconnaît même plus ses propres droits grâce aux bienfaits de l’ignorance que l’on apprécie tant. Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, le pain, l’huile et le thé sont plus importants que la liberté, les droits de l’Homme, l’égalité, la justice et l’équité.

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, des slogans tel "7mar et bikhir" sont devenus l’effigie de toute une génération.

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, on s’est tellement habitué à la langue de bois nous disant que cette époque est largement mieux que celle qui la précédait. Certes c’est vrai sur une multitude de points, n’empêche que si les jeunes de ces jours passés avaient adopté le même discours et le même laxisme on ne serait pas ce qu’on est aujourd’hui. Les choses peuvent être largement mieux que ce qu’elles sont aujourd’hui."

"Au Maroc d’aujourd’hui, corruption et clientélisme sont devenus des concepts que l’on admire et que l’on ne recherche plus à éliminer"

"Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, corruption et clientélisme sont devenus des concepts que l’on admire et que l’on ne recherche plus à éliminer. Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, il y a plus d’analphabètes que d’instruits, et même ceux qui prétendent être éduqués ne savent pas faire la différence entre une démocratie et une pièce théâtrale où l’on se moque d’eux.

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui, on a une constitution désuète de cinquante ans qui puise dans les fondements du féodalisme et de l’oligarchie médiévale peinte avec les couleurs d’une modernité à deux sous et adulée par des millions d’aveugles.

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui,...

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui,...

Parce qu’au Maroc d’aujourd’hui,...

Excusez-moi, camarades tunisiens de vous envier de nous avoir donné une des plus belles leçons de nos vies. Que votre futur soit illuminé par la lueur d’Elbouazizi et guidé par les âmes des héros qui ont donné leurs âmes à leur patrie. Quant à nous, que la peur quitte nos cœurs, l’ignorance nos cerveaux et la négligence nos âmes."

 

 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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