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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 18:25

 

Le message de Hagel


Par Charles Krauthammer,

Washington Post 11 janvier 2013

http://www.washingtonpost.com/opinions/charles-krauthammer-the-meaning-of-hagel/2013/01/10/12a37c48-5b5f-11e2-9fa9-5fbdc9530eb9_print.html

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

“C’est ma dernière élection. Après mon élection, j’aurai plus de flexibilité”.

Barack Obama à Dmitri Medvedev, 26 mars 2012

Le casse-tête de la nomination de Chuck Hagel au poste de secrétaire d’Etat à la défense, c’est que vous prenez quelqu’un de l’autre Parti dans votre cabinet pour montrer une orientation au Centre, mais comme le souligne le Comité de Rédaction du ‘Washington Post’, les opinions de Hagel sur la politique étrangère se situent à la Gauche d’Obama, sans parler du Parti Républicain. En fait, elles sont à la marge de tout le Sénat.

Alors que se passe-t-il ? Un message. Obama a gagné sa réélection. Il n’a plus besoin de se dissimuler, de paraître plus modéré que ses vrais instincts. Il a la flexibilité pour être vraiment Obama.

D’où le choix de Hagel : sous une apparence bipartisane centriste, il permet au président d’abandonner le premier mandat engoncé d’Obama et de poursuivre ses inclinaisons naturelles en politique étrangères proches de Hagel. Sur trois questions urgentes, en particulier :

(1) Les dépenses militaires

Le secrétaire d’Etat à la défense actuel, Leon Panetta, a déclaré en août 2011 que les réductions automatiques programmées de 600 milliards de $ (« séquestration ») auraient pour conséquence de « vider la force » ce qui serait « dévastateur ». Et il a fortement laissé entendre qu’il démissionnerait plutôt que de les promulguer.

Interrogé sur les remarques de Panetta, Hagel a qualifié le Pentagone « d’obèse » avec la nécessité de « le réduire ». Exactement l’homme qu’il vous faut pour exécuter un désarmement des USA qui réduirait l’Amérique à ce que Obama pense être sa taille convenable sur la scène mondiale, c.a.d. plus petite. La superpuissance démesurée qu’Obama a réprimandée avec légèreté lors de son tour du monde à la « nous avons fauté » est orientée vers la réduction, pas seulement pour financer l’Etat providence exorbitant – comme le choix de l’Europe d’après-guerre des dépenses sociales – plutôt que l’influence internationale – mais pour recalibrer le rôle propre de l’Amérique dans le monde.

(2) Israël

La question n’est la prétendue hostilité de Hagel mais ses déclarations publiques. Son refus de faire des distinctions morales par exemple. Au plus fort de la deuxième intifada, campagne implacable de massacres indiscriminés d’Israéliens, Hagel trouva abondance d’innocence : « Les Israéliens et les Palestiniens sont piégés dans une guerre qui n’est pas de leur fait ».

Ce tour de passe-passe vers un prétendu équilibre n’est rien d’autre qu’une cécité pernicieuse. Le mois dernier exactement, la veuve de Yasser Arafat a admis à la télévision de Dubaï ce que chacun savait de longue date – à savoir qu’Arafat avait lancé délibérément l’intifada après l’effondrement des pourparlers de paix de Camp David en juillet 2000. Il demanda à sa femme de rester en sécurité à Paris. Pourquoi, demanda-t-elle ? Parce que je vais lancer une intifada.

En juillet 2002, Avec le terrorisme faisant toujours rage, Hagel offrit davantage d’exquise impartialité : « Israël doit montrer son engagement pour la paix ». Bon sang. Exactement deux ans plus tôt, Israël avait proposé une paix étonnamment généreuse qui offrait à Arafat un Etat palestinien – et la moitié de Jerusalem, concession israélienne auparavant inimaginable. Arafat répondit non, ne fit pas de contre offre, décampa et lança sa guerre terroriste. Personne pour le dire à Hagel ?

(3) L’Iran

Hagel ne fait pas que s’opposer à une action militaire, option problématique avec des arguments sérieux des deux côtés. Il s’est vraiment opposé à toute sanction unilatérale. Vous ne pouvez pas vous tenir plus éloigné du consensus dominant que cela.

Il croit à la place à la diplomatie, comme si ne faire que parlementer pourrait dissuader les mollahs. Il a même voté contre la désignation du Corps de Gardes de la Révolution comme organisation terroriste au moment où ils fournissaient et soutenaient des attaques contre des soldats américains en Irak et en Afghanistan.

De façon plus parlante, il a indiqué qu’il est prêt à s’opposer à un Iran nucléaire, position diamétralement à celle du premier mandat d’Obama, position ostensiblement et invariablement opposée à la contention. Quel message cela adresse-t-il aux mollahs, pensez-vous ?

Voilà le point crucial. Hagel lui-même importe peu. Il ne guidera pas la politique étrangère. Obama la dirigera de la Maison Blanche de façon encore plus étroite qu’il ne le fit pendant son premier mandat. L’importance d’Hagel est le message que sa nomination adresse sur la direction où Obama veut aller. Les leçons sont dûment tirées. Les media officiels de l’Iran ont déjà applaudi au choix de celui qu’ils appellent le candidat « anti-Israël ». Et ils comprennent pleinement ce que sa nomination signale concernant la résolution du gouvernement pour les arrêter sur le chemin du nucléaire.

Le reste du monde peut bien voir le Pentagone réduire sa taille – et le déclin inévitable et proportionné de la puissance des USA. Les pays de l’anneau pacifique devront repenser la fiabilité du contrepoids de la Marine américaine et envisager l’acceptation de l’hégémonie régionale de la Chine. Les pays arabes comprendront que le déclin actuel rapide de la domination post-Kissinger des USA dans la région n’est pas cyclique mais promis à devenir permanent.

Hagel n’est pas un homme de stature indépendante. Ce n’est pas George Marshall ou Henry Kissinger. Sénateur marginal qui n’a laissé aucune trace derrière lui, Hagel n’a d’importance qu’à travers ce que sa nomination dit au sujet d’Obama.

Quel que soit le vote du Sénat pour sa confirmation, le signal a d’ores et déjà été envoyé. Avant le jour de l’élection, Obama ne pouvait que le murmurer à son ami Dimitri. Maintenant, avec Hagel, il l’a dit au monde entier.

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7 janvier 2013 1 07 /01 /janvier /2013 07:57

 

 

Quel est l'avenir du conservatisme à la suite des élections de 2012?

par Daniel Pipes
Commentary
janvier 2013


http://fr.danielpipes.org/12439/avenir-du-conservatisme

Version originale anglaise: What Is the Future of Conservatism in the Wake of the 2012 Election?
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Comme tant d'autres conservateurs, j'en étais venu à penser que le Tea Party [mouvement politique contestataire qui s'oppose à l'Etat fédéral et à ses impôts (NDLT)], les résultats des élections en 2010, Solyndra[le scandale de Solyndra fait référence à Obama et aux emplois verts(NDLT)], 8 pour cent de chômage, Benghazi [Obama averti de l'attaque islamiste (NDLT)], et une opposition active (un conseiller de Romney a dit: le jour des élections «on ne peut tout simplement pas empêcher un Républicain d'aller voter») aurait assuré la défaite de la tentative de Barack Obama pour un second mandat. Sa victoire fut donc particulièrement amère. Est-ce que je fus le seul à très mal dormir et à éviter de lire les journaux pendant un certain temps?

Aussi de nombreuses analyses ont été avancées pour voir ce qui n'avait pas marché: Romney avait été trop conservateur ou pas assez conservateur, il avait trop compté sur sa biographie, il avait évité les questions qui lui auraient gagné des voix , il avait échoué à entrer en contact avec les masses populaires. On a aussi tiré des tas de conclusions: les conservateurs doivent se moderniser (Bonjour aux partenariats homosexuels !), ils doivent tendre la main aux non-Blancs (Bienvenue aux immigrés illégaux !), ils doivent désigner des vrais conservateurs.

Moi-même, je souscris à l'argument «la politique est en aval de la culture». Tandis que les conservateurs l'emportent parfois dans les débats politiques, ils ont constamment perdu dans le domaine de la salle de classe, sur la liste des best-sellers, à la télévision, au cinéma et dans le monde des arts. Ces bastions libéraux, qui fournissent de la matière pour sustenter les partis politiques démocratiques, ne se développent pas spontanément, mais résultent de décennies de travail acharné dont on peut établir la traçabilité en se reportant aux idées de Antonio Gramsci [Antonio Gramsci (1891-1937) communiste italien, célèbre pour sa théorie de «l'intellectuel organique»(NDLT)]

Ed Gillespie, ancien président du Comité national républicain.

Les conservateurs devraient imiter ce qui a été réalisé [par les libéraux(NDLT)]. Avec Ed.Gillespie, ancien président du Comité national républicain, j'attends avec impatience le jour où il sera aussi cool de «croire aux principes de la libre entreprise, au besoin d'une sécurité nationale forte, au bien-fondé de la famille traditionnelle et à la valeur de la foi religieuse que de se moquer du capitalisme, de rabaisser les militaires, de dénigrer les parents et de tourner en ridicule la religion.».

Heureusement, les conservateurs américains ont un contre-establishment déjà en place: le quotidien Wall Street Journal et la chaîne de télévision Fox News peuvent être mieux connus, mais la Fondation Bradley, l'Université de Pepperdine [à Malibu, en Californie (NDLT)], le Liberty Film Festival (Festival du film de la Liberté), et le magazine Commentary ne sont pas moins importants. Oui, les institutions conservatrices rarement profitent de l'histoire, des ressources et du prestige de leurs homologues libéraux - mais elles existent, elles sont de plus en plus nombreuses, et elles possèdent un message convaincant et optimiste.

Ce sera un long et difficile chemin à parcourir, mais il n'y a pas de raccourci et la réussite est possible.

Thèmes connexes: Conservateurs & libéraux, Politique américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 07:15

Chuck Hagel Secrétaire à la défense – Faites entrer !

 

 
Par Caroline Glick

http://www.carolineglick.com/

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

16 décembre 2012, Paru sur le Blog de Caroline Glick


Nombreux sont ceux parmi la communauté juive américaine qui sont horrifiés de découvrir que le président Obama se prépare à nommer l’ancien sénateur Chuck Hagel au poste de secrétaire à la défense. Si vous voulez connaître les ragots sur la façon dont Hagel a gagné sa réputation de l’un des rares sénateurs férocement anti-Israël dans la génération passée, Carl du Journal ‘Israel Matsav’ de Jerusalem vous les fournira.


Dans le même temps, tout ce que je peux dire est que je ne comprends pas comment quiconque puisse être surpris. Peu après que le nom de Hagel soit sorti comme favori à la nomination, j’ai lu un petit article écrit par une commentatrice de tendance conservatrice exprimant son opinion qu’Obama ne voudrait pas compromettre ses relations avec les partisans d’Israël en nommant Hagel. Mais comme le site ‘Powerline’ l’a souligné aujourd’hui, c’est tout le sel de cette nomination. Obama n’est pas stupide. Il choisit les combats qu’il pense pouvoir gagner. Il n’a pas toujours eu raison dans ces combats. Il a choisi des combats contre Netanyahou en croyant qu’il pourrait gagner, et il a perdu certains d’entre eux.


Mais il a raison de penser qu’il peut gagner le combat avec Hagel. Les sénateurs Républicains ne vont pas se battre avec Obama sur son candidat, en particulier du fait que c’est l’un de leurs  collègues du Sénat, même si beaucoup d’entre le haïssent. Les Démocrates ne vont certainement pas s’y opposer.


Obama veut blesser Israël. Il n’aime pas Israël. Il nomme des conseillers anti-Israël et des membres du cabinet non pas en dépit de leurs postures anti-Israël, mais à cause d’elles.


Certains commentateurs ont dit que Susan Rice serait mauvaise parce qu’elle était anti-Israël et qu’ils espéraient qu’Obama nommerait quelqu’un de pro-Israël. Mais John Kerry n’est pas l’ami d’Israël. Et autant que je sache, nous nous en serions mieux tirés avec Rice à ce poste.


Contrairement à Kerry, Rice est politiquement inepte. Elle est allée au bureau du sénateur John McCain dans l’intention de convaincre les sénateurs McCain, Lindsey Graham et Kelly Ayotte qu’elle était compétente pour le poste de secrétaire d’Etat malgré le fait qu’elle a délibérément induit en erreur le public sur ce qui est arrivé lors de l’attaque jihadiste du 11 septembre 2012 contre le consulat des USA à Benghazi.


Mais elle a échoué. En commentant la rencontre, les trois sénateurs ont déclaré qu’ils étaient plus soucieux après avoir parlé avec Rice qu’ils ne l’étaient avant. C'est-à-dire qu’ils ont dit qu’elle était politiquement incompétente. Peut-il persister le moindre doute que le sénateur Kerry sera capable de mener la politique sur la Colline du Capitole [siège du Congrès et du Sénat des USA] bien plus efficacement que Rice ?


Et pour quelle raison quelqu’un doit-il croire que le plus grand défenseur d’Assad sera un plus grand soutien d’Israël que Rice ne l’aurait été ? Mais avec lui dans la position du conducteur, au lieu d’avoir une incompétente politique que personne ne peut continuer de soutenir comme porte-parole pour la politique anti-Israël d’Obama, avec Kerry, nous aurons un politicien compétent, raisonnablement populaire pour ce boulot.


Il est temps que les gens réalisent que les temps ont changé. Obama a gagné.


Obama a gagné avec 70 % du vote juif bien que ses antécédents pendant son premier mandat fussent plus hostiles à Israël que ceux de tout autre président depuis Jimmy Carter. Personne ne peut attendre de lui maintenant, après sa victoire, qu’il se sente le plus légèrement contraint dans son désir d’affaiblir la relation des USA avec Israël.


Jusqu’à présent, il a fait savoir clairement qu’il ne ressent aucun frein. Prenez les Palestiniens à l’ONU par exemple. Obama a permis aux Palestiniens d’obtenir leur statut d’Etat non membre à l’ONU en refusant de menacer d’arrêter le financement des USA à l’ONU en représailles à un tel vote.


Deux présidents, Reagan et George H.W. Bush ont publié ces menaces pendant leur mandat et ont ainsi empêché la motion d’en venir au vote. Etant donné que les Palestiniens ont une majorité automatique à l’Assemblée Générale de l’ONU depuis au moins 1975, la seule raison pour laquelle leur Statut n’a été relevé qu’en 2012, c’est parce que jusqu’alors, soit l’OLP ne penchait pas pour soulever la question ou bien les USA menaçaient d’arrêter leur soutien financier à l’ONU si une telle motion était adoptée. Cette année, le chef de l’OLP Mahmoud Abbas a déclaré qu’il voulait un vote et Obama a répondu en ne publiant pas une menace d’arrêt du financement de l’ONU. Aussi les Palestiniens ont obtenu leur vote, et comme on s’y attendait, il est passé largement.


Considérer l’élévation comme une décision palestinienne est une erreur. C’était une décision conjointe palestino-américaine.


Et Obama a pris cette décision et personne n’a rechigné. En fait, certains juifs de New York l’ont applaudie.


Pas de doute, Obama mettra Hagel à la défense. Et Hagel serrera Israël dans son réticule.


La seule manière de faire plier les mauvaises intentions d’Obama envers Israël même légèrement, est d’être un meilleur politique que lui. Et il est terriblement bon.


De plus, l’un de ses plus puissants avantages, c’est que les partisans d’Israël semblent n’avoir jamais compris son projet. Le voici : Obama veut fondamentalement transformer la relation des USA avec Israël.


Il ne joue pas avec les vieilles règles. Il ne se soucie pas du soi-disant lobby pro-Israël ou du vote juif. Comme il le voit, paraphrasant Jim Baker : « Niq.. les Juifs, ils ont voté pour nous de toute façon ».


Aussi étrange que cela puisse paraître, je suis légèrement soulagée par la nomination de Hagel, et j’ai confiance dans le fait que Kerry sera le porte-parole loyal de l’hostilité d’Obama. Plus ils montrent leur hostilité « bien en face », plus faible sera notre capacité à nier leur hostilité ou à prétendre que nous pouvons continuer d’opérer comme si rien n’avait changé. Alors que nous allons affronter quatre années supplémentaires d’Obama – et quatre années d’Obama sans retenue – l’ordre de réalisation le plus urgent pour les Israéliens est d’arrêter de nous faire des illusions en pensant qu’avec Obama, on peut se fier aux USA.


Alors bienvenue à bord M. le secrétaire Hagel. Faites entrer.

 


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16 décembre 2012 7 16 /12 /décembre /2012 14:29

 

 

La Mission du Togo à New York fête Hanoukah

Le représentant du grand rabbin de New York, Eric Rappaport, a procédé jeudi soir à la Mission du Togo aux Nations Unies à l’allumage des bougies à l’occasion de la fête de Hanoukah, la fête des lumières.

Assistaient à la cérémonie, l’ensemble du personnel, l’ambassadeur Kodjo Menan et son adjoint à l’ONU, Kadangha Limbiyé Bariki, également ambassadeur à Washington.

Le rabbin a béni la Mission, le Togo et son peuple après avoir allumé la 5e bougie du candélabre (la Hanoukiya) qui en comporte 8.

NOU

Kodjo Menan (en haut) et Kadangha Limbiyé Bariki allument la bougie de Hanoukah

La fête des lumières, qui a lieu cette année du 8 au 16 décembre, commémore la victoire miraculeuse des Hasmonéens sur les Syro-Grecs dirigés par Antiochus Epiphane et de la réinauguration du saint Temple de Jérusalem avec le miracle de la fiole d'huile.

Dans la religion juive, Hanoukah est un moment festif. L’occasion d’offrir des cadeaux aux enfants et des friandises. 

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19 novembre 2012 1 19 /11 /novembre /2012 11:19

Communiqué de la section de Marseille

de France-Israël, Alliance général Koenig

le 28 novembre 2012

Honte au négationniste Laurent Fabius, révocation de Laurent Fabius !

Depuis Tel Aviv, le ministre français des Affaires étrangères était interrogé dimanche (18 nov) sur France 2 par Laurent Delahousse.

La question était claire : "Estimez-vous comme le président Barack Obama que les tirs de roquettes en provenance de Gaza ont précipité la crise ou vous estimez que les responsabilités sont partagées?"

Réponse du ministre : "Les responsabilités sont partagées"

Par ces mots:

1) Laurent Fabius nie que le cycle d'affrontements crescendo a été orchestré par le Hamas à travers des tirs massifs de roquettes sur la population civile israélienne contraignant un million de personnes à se terrer dans des abris (environ 150 tirs les samedi et dimanche 10 et 11 nov), tirs précédés d'un missile antichar contre une jeep et de l'explosion d'un tunnel piégé, le tout sur le territoire d'Israël.

2) Laurent Fabius nie que ces attaques étaient antérieures à la réaction d’Israël (environ 800 tirs sur la population civile en 2012 avant la riposte israélienne, 1000 autres depuis) et qu’elles ont nécessité la riposte actuelle.

3) Laurent Fabius nie le droit d'Israël de se défendre (puisqu'il est co-responsable de la situation) et donc toute souveraineté à l'état hébreu, le droit de se défendre étant de premier droit garanti à tout Etat par le droit international. Il nie donc l'existence d'Israël comme membre de plein droit de la communauté internationale des états.

4) Laurent Fabius nie que la condition actuelle de la paix n'est pas la cessation immédiate des hostilités qui préserverait au Hamas son armement, mais le désarmement du Hamas et de ses annexes, dont les arsenaux menacent désormais l'axe Tel Aviv - Jérusalem, soit le cœur même de l'état hébreu, une question de vie ou de mort pour cet état.

Laurent Fabius est un négationniste : comme tel, il n'a pas sa place à quelque échelon que ce soit dans l'Etat français.

Nous demandons en conséquence au président de la république, avec la plus ferme insistance, de le révoquer de ses toutes fonctions actuelles.

Pour le bureau de Marseille de France-Israël, alliance du général Koenig

Le président

Jean-Pierre Bensimon

France-Israël Marseille
Section locale de l'Association France-Israël, alliance du général Koenig
BP 42 13266 Marseille cedex 08 http://fim13.blogspot.fr franceisraelmarseille@gmail.com

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17 novembre 2012 6 17 /11 /novembre /2012 18:41

Washington : les roquettes tirées de Gaza facteur déclenchant du conflit avec Israël

samedi 17 novembre 2012 - 18h18
Logo MédiArabe.Info

Les tirs de roquettes par des militants islamistes palestiniens sur Israël depuis la bande de Gaza ont été le facteur déclenchant du conflit qui a fait 42 morts depuis le début mercredi de l’opération militaire israélienne Pilier de défense, selon la Maison Blanche samedi.

Nous pensons que les tirs de roquettes en provenance de Gaza ont été le facteur déclenchant de ce conflit, a déclaré le conseiller adjoint de sécurité nationale américain, Ben Rhodes, à bord de l’avion présidentiel Air Force One. Nous estimons que les Israéliens ont le droit de se défendre et qu’ils prendront leurs propres décisions sur la tactique qu’ils vont utiliser. (AFP).

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11 novembre 2012 7 11 /11 /novembre /2012 20:33

La victoire d’Obama à la veille des élections israéliennes

Après l’euphorie de la victoire et la réélection d’Obama de nombreuses questions se posent sur les capacités de l’homme qui va diriger les Etats-Unis et le monde libre durant les quatre prochaines années supplémentaires. Va-t-il pouvoir juguler la crise économique et le marasme social? Arrêter net le projet nucléaire de l’Iran? Lutter contre le terrorisme aveugle et le fanatisme islamique? Chasser Bechar el Assad en mettant un terme au massacre quotidien du régime de Damas? Ou réglera t-il enfin  le problème palestinien en justifiant ainsi le prix Nobel de la paix?

En jugeant le bilan des quatre dernières années à la Maison Blanche nous pouvons affirmer que la déception est bien profonde. Le Moyen-Orient s’est transformé en une poudrière islamiste, menaçante et instable justement et surtout en raison  d’une absence  totale d’une  politique américaine  cohérente et ferme dans notre région. Toutefois, les Américains et notamment une écrasante majorité de Juifs ont accordé à leur président une deuxième chance. Nous devons donc toujours espérer car la réussite d”Obama sera aussi la notre.

Aujourd’hui, nous mettons les bévues et les maladresses aux vestiaires et tournons une nouvelle page. Obama connaît parfaitement les dossiers  et probablement  ne fera pas les mêmes erreurs du passé en exerçant de fortes pressions sur le gouvernement israélien et en exigeant un nouveau gel des implantations et notamment la construction de logements à Jérusalem. Pour reprendre le processus de paix avec les Palestiniens il ne devrait y avoir aucune condition préalable et Obama ne devrait surtout pas lier tout progrès dans les négociations avec le projet nucléaire iranien.

Les Etats-Unis comme l’Europe ont le devoir politique et moral d’éviter à tout prix une démarche palestinienne pour obtenir une reconnaissance de membre non-étatique au sein de l’ONU. Cette démarche est contreproductive et une violation flagrante des accords signés avec les Palestiniens dont Américains et Européens sont cosignataires. La Pax americana est certes souhaitable sous plusieurs conditions mais elle  devrait être appliquée prudemment et avec réciprocité.

Les sanctions imposées par la communauté internationale sont sévères mais n’ont pas été très dissuasives puisque l’Iran poursuit sans relâche  son programme atomique. Une reprise du dialogue avec Téhéran  sans un arrêt préalable et immédiat  du projet nucléaire prouvera de la part des Etats-Unis naïveté et faiblesse. Il est clair que Téhéran ne changera pas fondamentalement sa politique expansionniste et n’abandonnera jamais son arsenal atomique, cheval de bataille et fierté du peuple iranien. L’Iran pourra peut-être changer à court terme  de tactique pour alléger le fardeau des sanctions, mais sa stratégie sera toujours la même, à savoir la “destruction de l’Etat sioniste” et l’exportation de la révolution chiite par des satellites tel que le Hezbollah au Liban.

Certes, il existe entre Israël et les Etats-Unis des malentendus, des frictions parfois graves et l’attitude du gouvernement Netanyahou a été parfois ambiguë, mais les relations n’ont jamais abouti à la rupture ou au divorce car les intérêts politiques, diplomatiques, et stratégiques entre les deux pays amis sont réciproques. Washington et Jérusalem partagent les mêmes valeurs démocratiques et universelles. Un affaiblissement de l’Etat juif et de son leadership agissent  contre les intérêts des Etats-Unis au Moyen-Orient.

Dans ce contexte, le Premier ministre israélien se trouve dans l’obligation de s’entendre avec le président Obama sur la marche à suivre. La rencontre de Netanyahou avec l’ambassadeur américain en Israël quelques heures seulement après l’annonce de la victoire d’Obama prouve que la page est tournée et que la sagesse, le pragmatisme et la raison d’Etat l’emportent sur les divergences personnelles qui d’ailleurs sont toujours fort exagérées par l’opposition et la presse. Enfin, Obama et ses conseillers ne devraient pas non plus “intervenir” pour influer sur le résultat des élections israéliennes… Attendons et respectons le verdict du peuple, seul maître du pays, le 22 janvier prochain.

 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:45

 

 

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michelle ann ouv reference (Copier)
Les gagnants et perdants de l’élection américaine.

Barack Obama a remporté sa réélection en tant que Président des Etats-Unis, selon toutes les projections du vote du 6 novembre – quel que soit le recomptage final des bulletins de vote. La perspective d’un nouveau mandat de quatre ans de Barack Obama à la Maison Blanche suscite l’inquiétude chez plusieurs nations du Moyen- Orient, dans le Golfe Persique et en Israël.

Ils envisagent que la politique étrangère va continuer à se polariser sur une influence américaine qui se raccroche au monde musulman – aussi bien sunnite que chi’ite – l’Iran tirant les wagons, en tant que première puissance nucléaire islamique chi’ite et alors que les Frères Musulmans sont devenus les parrains des nations sunnites arabes qu’ils ont mis sous leur férule. Pour Israël, cette politique se traduit froidement par l’appui américain aux deux pires ennemis idéologiques irréductibles auxquels il ait eu à faire face au cours de ses 63 ans d’existence : l’Iran, dont les dirigeants appellent ouvertement à l’anéantissement d’Israël – même à la tribune de l’ONU – bien que ce but ne soit réalisable qu’à travers une agression nucléaire ; et les Frères Musulmans hostiles.

Il y a seulement quatre jours, un responsable important du Ministère de la Défense, Amos Gilead a désigné le gouvernement égyptien dirigé par les Frères Musulmans comme représentant une « dictature impitoyable ». Après des années de relations étroites avec les dirigeants égyptiens et leurs chefs militaires, Gilead a déclaré : « Il n’y a aucun contact officiel entre les échelons supérieurs de l’Egypte et le gouvernement israélien, et je pense pas qu’il y en aura à l’avenir ».

Selon les sources du renseignement militaire de Debkafile, Gilead a juste offert un aperçu sur un horizon encore plus sombre, dont les dirigeants israéliens discutent à huis-clos : ils craignent que le second mandat d’Obama n’ouvre toute grande la porte à un Iran chi’ite doté de l’arme nucléaire, savoir-faire qui tomberait très vite entre les mains des Frères Musulmans sunnites, en commençant par l’Egypte, dans une tentative conjointe pour faire disparaître l’Etats Juif.*

Avant de rejeter ce scénario comme une simple exagération paranoïaque, cela vaut la peine de prendre connaissance d’un sondage d’opinion réalisé en Egypte en août dernier de cette année, par l’Institut de Recherche Greenberg, Quinlan & Rosner. Il avait pour objectif de prospecter ce que devenaient les taux de popularité de l’Iran, après la prise de pouvoir des Frères Musulmans au Caire.

Stanley Greenberg, qui est proche des dirigeants du Parti Démocrate, a récemment été engagé par le Parti Travailliste israélien en tant que stratège de haut vol pour la campagne électorale du 22 janvier 2013.

Ce sondeur américain a trouvé que 61% des Egyptiens interrogés approuvent le programme nucléaire iranien, qu’on peut rapporter aux 30 % qui le désapprouvent. En 2009, les configurations comparables se situaient à 40% pour et 34% contre l’Iran nucléaire.

Le même sondage fait en 2012 trouvait que 65% des Egyptiens sont favorables à la reprise des relations avec Téhéran, réduites depuis de longues années, contre 30% qui s’y opposent.

La discorde non-dissimulée entre Barack Obama et Binyamin Netanyahou est habituellement présentée comme résultant de leur brouille au sujet d‘une action militaire visant à faire avorter le programme nucléaire de l’Iran. C’est à la fois simplificateur et trompeur. Leurs différences sont d’une bien plus vaste envergure : Netanyahou et la plupart des autres dirigeants israéliens contestent les objectifs signés de la main d’Obama au Moyen-Orient, consistant à mettre les Frères Musulmans au pouvoir en Egypte, en Tunisie et en Libye – et, au bout du compte, en Syrie – en les présentant comme un mouvement modéré avec lequel l’Amérique peut faire des affaires et conduire une politique Moyen-Orientale équilibrée.

Ce but a mis le feu aux poudres de la Révolte Arabe – dit : “Le Printemps”- qui s’est déclenchée en Décembre 2011. Elle a condamné Israël à devoir vivre dans un environnement islamiste de plus en plus resserré autour de ses frontières, le pire restant à venir : le dernier écart sera comblé lorsque les Frères Musulmans accéderont au pouvoir à Damas et, finiront par poser leur dévolu sur la Jordanie, comme tremplin vers l’Arabie Saoudite.
Adaptation : Marc Brzustowski

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 08:41

Pourquoi je n'applaudis pas à la réélection d'Obama

Ivan Rioufol

http://blog.lefigaro.fr/rioufol/2012/11/pourquoi-je-napplaudis-pas-a-l.html


Mitt Romney, qui s’est révélé un redoutable candidat, n’a donc pas réussi à rassurer les électeurs. Sa défaite face à Barack Obama, ce mercredi, est celle d’un parti républicain à la traine, qui paye de n’avoir su s’adapter aux mutations de la société américaine. Celle-ci se révèle très divisée à l’issue de ce scrutin. La droite a perdu pour n’avoir su convaincre, notamment, une partie des minorités hispaniques et noires, de plus en plus importantes démographiquement, ainsi qu’un électorat féminin sans doute effrayé par les prises de position rétrogrades et caricaturales des intégristes chrétiens. Obama signe une victoire incontestable, en dépit de la crise et de son propre bilan, économique et diplomatique, plus que médiocre. Les électeurs ont choisi de lui donner une deuxième chance, en misant à nouveau sur sa personnalité. Ce résultat, qui était le plus souvent annoncé par les sondages, réjouira les Français puisque près de 80% d’entre eux, de la gauche à l’extrême droite, s’étaient prononcés (sondage CSA) en sa faveur. Ce n’était pas mon choix.

La victoire d’Obama, indéboulonnable coqueluche des médias, est une défaite pour l’idée libérale qui lutte contre l’emprise du tout Etat, dont peine à se débarrasser l’Europe en faillite. Sa victoire est aussi la consolidation du politiquement correct, acquis aux exigences des minorités, sexuelles ou ethniques, et à la culpabilisation de l’Occident. Je tiens le président réélu pour responsable de l’aggravation de l’affaiblissement intérieur et extérieur des Etats-Unis. Je constate que la première démocratie du monde n’impressionne plus guère dans les rapports de force internationaux. J’observe qu’elle-même n’a pas été, ces dernières années, à la hauteur de son rôle messianique, en laissant s’essouffler les aspirations à la liberté des peuples révoltés (de l’Iran à l’Egypte). Pour être plus clair, j’estime que le rôle des Etats-Unis ne devrait pas être de soutenir les Frères musulmans et autres prétendus "islamistes modérés", mais au contraire "tous les rebelles du monde islamique", pour reprendre une expression de Pascal Bruckner (Le Monde, 3 novembre). Voilà pourquoi je n’applaudis pas à la réélection d‘Obama.

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7 novembre 2012 3 07 /11 /novembre /2012 11:10

 

 

michelle ann ouv reference (Copier)

 

Les gagnants et perdants de l’élection américaine.

 

 

Barack Obama a remporté sa réélection en tant que Président des Etats-Unis, selon toutes les projections du vote du 6 novembre – quel que soit le recomptage final des bulletins de vote. La perspective d’un nouveau mandat de quatre ans de Barack Obama à la Maison Blanche suscite l’inquiétude chez plusieurs nations du Moyen-Orient, dans le Golfe Persique et en Israël.

 

Ils envisagent que la politique étrangère va continuer à se polariser sur une influence américaine qui se raccroche au monde musulman – aussi bien sunnite que chi’ite- l’Iran tirant les wagons, en tant que première puissance nucléaire islamique chi’ite et alors que les Frères Musulmans sont devenus les parrains des nations sunnites arabes qu'ils ont mis sous leur férule. Pour Israël, cette politique se traduit froidement par l’appui américain aux deux pires ennemis idéologiques irréductibles auxquels il ait eu à faire face au cours de ses 63 ans d’existence : l’Iran, dont les dirigeants appellent ouvertement à l’anéantissement d’Israël – même à la tribune de l’ONU – bien que ce but ne soit réalisable qu’à travers une agression nucléaire ; et les Frères Musulmans hostiles.

 

 

Il y a seulement quatre jours, un responsable important du Ministère de la Défense, Amos Gilead a désigné le gouvernement égyptien dirigé par les Frères Musulmans comme représentant une « dictature impitoyable ». Après des années de relations étroites avec les dirigeants égyptiens et leurs chefs militaires, Gilead a déclaré : « Il n’y a aucun contact officiel entre les échelons supérieurs de l’Egypte et le gouvernement israélien, et je pense pas qu’il y en aura à l’avenir ».

 

Selon les sources du renseignement militaire de Debkafile, Gilead a juste offert un aperçu sur un horizon encore plus sombre, dont les dirigeants israéliens discutent à huis-clos : ils craignent que le second mandat d’Obama n'ouvre toute grande la porte à un Iran chi’ite doté de l’arme nucléaire, savoir-faire qui tomberait  très vite entre les mains des Frères Musulmans sunnites, en commençant par l’Egypte, dans une tentative conjointe pour faire disparaître l’Etat Juif.

 

Avant de rejeter ce scénario comme une simple exagération paranoïaque, cela vaut la peine de prendre connaissance d’un sondage d’opinion réalisé en Egypte en août dernier de cette année, par l’Institut de Recherche Greenberg, Quinlan & Rosner. Il avait pour objectif de prospecter ce que devenaient les taux de popularité de l’Iran, après la prise de pouvoir des Frères Musulmans au Caire.

 

 

Stanley Greenberg, qui est proche des dirigeants du Parti Démocrate, a récemment été engagé par le Parti Travailliste israélien en tant que stratège de haut vol pour la campagne électorale du 22 janvier 2013.

 

 

Ce sondeur américain a trouvé que 61% des Egyptiens interrogés approuvent le programme nucléaire iranien, qu’on peut rapporter aux 30 % qui le désapprouvent. En 2009, les configurations comparables se situaient à 40% pour et 34% contre l’Iran nucléaire.

 

 

Le même sondage fait en 2012 trouvait que 65% des Egyptiens sont favorables à la reprise des relations avec Téhéran, réduites depuis de longues années, contre 30% qui s’y opposent.

 

 

La discorde non-dissimulée entre Barack Obama et Binyamin Netanyahou est habituellement présentée comme résultant de leur brouille au sujet d‘une action militaire visant à faire avorter le programme nucléaire de l’Iran. C’est à la fois simplificateur et trompeur. Leurs différences sont d’une bien plus vaste envergure : Netanyahou et la plupart des autres dirigeants israéliens contestent les objectifs signés de la main d’Obama au Moyen-Orient, consistant à mettre les Frères Musulmans au pouvoir en Egypte, en Tunisie et en Libye – et, au bout du compte, en Syrie – en les présentant comme un mouvement modéré avec lequel l’Amérique peut faire des affaires et conduire une politique Moyen-Orientale équilibrée.

 

Ce but a mis le feu aux poudres de la Révolte Arabe – dit : “Le Printemps”- qui s’est déclenchée en Décembre 2011. Elle a condamné Israël à devoir vivre dans un environnement islamiste de plus en plus resserré autour de ses frontières, le pire restant à venir : le dernier écart sera comblé lorsque les Frères Musulmans accéderont au pouvoir à Damas et, finiront par poser leur dévolu sur la Jordanie, comme tremplin vers l’Arabie Saoudite.

 

A chaque fois qu’il est confronté à cette éventualité, Obama réplique invariablement qu’il a fait plus que n’importe quel autre président américain pour la sécurité d’Israël et qu’il a augmenté la coopération militaire et en matière de renseignement entre les Etats-Unis et Israël à un niveau jamais atteint.

 

 

C’est irréfutable, mais, selon le point de vue des experts du renseignement militaire de Debkafile, cela ne correspond qu’à un aspect particulier du tableau global : tout en renforçant militairement Israël, le Président américain a aussi renforcé ses pires ennemis au Moyen-Orient et amélioré leur capacité de frapper aux fondations même de la sécurité nationale d’Israël. La seule émergence d’une République Islamique dotée de l’arme atomique, ce qu’Israël pourrait bientôt désespérer d’être en mesure d’empêcher, annulerait toute l’assistance militaire ou en termes de renseignements que l’Administration Obama a transféré à l’Etat Juif, afin de garantir sa survie.

 

 

Aucun dirigeant israélien, politique ou militaire, ne souhaite aller plus loin que ne l’a fait Amos Gilead, ni admettre publiquement qu’Israël est pris en étau, par une double-contrainte : il est obligé d’envisager des mesures concrètes pour mettre un terme au programme nucléaire iranien, alors qu’au même moment, il doit se tenir prêt à relever le défi égyptien sur le Sinaï, qui a échappé au contrôle du Caire et où la situation se détériore pour devenir un tremplin terroriste sans foi ni loi, prêt à se retourner aussi bien contre n'importe lequel de ces deux pays.

 

http://www.debka.com/article/22501/Barack-Obama-wins-reelection-Mid-East-faces-nuclear-Iran-Brotherhood-grip

DEBKAfile Analyse Exclusive  7 Novembre 2012, 7:04 AM (GMT+02:00)

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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