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22 janvier 2011 6 22 /01 /janvier /2011 20:44


 

st-trop-paques-20040045.jpgL'enlèvement de Gilad Shalit est un "crime de guerre", d'autant plus sordide et lâche que ce jeune soldat ne peut même pas être visité par les émissaires des divers services de secours, à la différence des prisonniers palestiniens dont la plupart ont du sang, innocent, sur les mains. Et le fait de molester, d'insulter, la ministre française des Affaires Etrangères comme vient de le faire les nervis du Hamas (femmes inclues) est très grave contrairement à ce qu'en dit la ministre qui décidément a ces temps-ci bien du mal à calibrer ses propos...

C'est même un casus belli qui aurait dû être immédiatement et fortement relevé par au moins le 1er Ministre car il n'est pas possible qu'un Ministre de la République française soit ainsi traitée ; surtout par des assassins y compris de leurs propres frères puisque nombre de membres du Fatah ont été massacrés avec la dernière sauvagerie lorsque le Hamas s'empara du pouvoir à Gaza il y a quelques années.

La ministre s'est pratiquement excusée, comme les juges français s'excusent en libérant à tour de bras les auteurs, en hausse, des "violences aux personnes", tant et si bien d'ailleurs que la chauffeuse de bus à Toulouse qui a connu ce drame insensé de voir son bus brûlé avec une personne en son sein a attenté à ses jours dernièrement tant elle s'est aperçue a -t-elle déclarée dernièrement sur RMC que le système en faisait bien plus pour les assassins que pour les victimes puisque les premiers bénéficiaient de remise de peine et de bourses de réinsertion tandis que les victimes, les traumatisées, comme elle, n'ont que leurs yeux pour pleurer.

Comment se fait-il que nous en soyons arrivés là ? Comment se fait-il que nos dits "dirigeants" ne voient pas qu'ils se font menés par le bout du nez avec en écho le même discours mensonger à Gaza et en France ? En Tunisie et en Irak. Heureusement que les Tunisiens n'ont pas cru au satisfecitfrançais qui les incitait à adhérer au "benalisme" comme moindre mal et même "progrès" mais oui. Quant à l'Irak, il ne sert à rien de jubiler devant la nouvelle mise au pilori de Tony Blair : demandez aux Kurdes et aux Shiites par exemple à Bassorah ce qu'ils en pensent, vous serez étonnés... Le Quai est aveugle on le savait, mais à ce point.Idem pour les banlieues où la culture dite scissioniste est subventionnée afin que le "jeu" entre "normes dominantes" (le fait de ne pas se faire agresser parce que l'on est femme munie d'un smartphone) et "normes déviantes" (celles des outsiders de la marge salvatrice façon voyou de Genet que la dirigeante palestinienne Leila Chalid voulait saluer comme il se doit à Marseille). Où va-t-on ? Alors que l'Autorité Palestinienne exige désormais le chiffre du Hamas à savoir le transfert de 7 millions de Palestiniens en Israël même, avec Jérusalem en prime, alors qu'en 1947, lorsque la partition fut votée, Jérusalem en était exclu, partition que refusèrent ceux qui parlaient à l'époque en leur nom ! voilà une réalité oubliée et ce parce que certains d'entre-eux ne voulaient même pas qu'au sein de la partie Hébreu cela soit les juifs qui décident, ce qui est proprement risible si le sujet n'était pas aussi grave, aussi maquillé par le mensonge, tel celui d'un Hessel qui en plus ne se rend même pas compte que non seulement ledit départ des dits réfugiés palestiniens est sujet à caution, mais surtout parce qu'il omet d'indiquer que quelques années après ce sont des centaines de milliers de juifs, souvent là bien avant l'arrivée de l'invasion arabe qui durent partir, expulsés sans coup férir. La Ministre française des Affaires Etrangères devrait se rendre compte que la violence qu'elle a subie provient de cette occultation désormais enseignée pourtant dans les écoles de la République, fabriquant ainsi des milliers d'outsiders dont certains sont des admirateurs de...Ben Laden.

 Ben Laden...Que vient-il de dire ? La ritournelle classique d'un préposé au poste de Commandeur des Croyants. Que lui répondre ? Du, moins, hormis chercher à authentifier sa voix, et affirmer quelques principes ce qui est maigre. Question ardue bien sûr. Qui ne peut être traitée que sur le fond. En intégrant ce qui se passe au Pakistan, mais aussi en Algérie, en Arabie saoudite, en Egypte, à savoir une révolte en sourdine des peuples qui crèvent du jour des dictatures soutenues par l'Occident. Or, au lieu de croire que celles-ci n'existent essentiellement à cause du conflit judéo-arabe, l'Occident devrait cesser de fouler aux pieds les justes demandes de liberté de ces peuples en esclavage extensif, subissant ainsi une emprise bien pire qu'à l'époque de la colonisation. La France devrait appeler à une conférence pour le développement en Méditerranée basé sur le pluralisme des croyances et la démocratie des institutions afin de couper les racines d'un islam radical qu'elle est en train de faire prospérer en soutenant des tyrannies de plus en plus odieuses. Mais les dirigeants actuels français, en instance de "collapse", sont-ils capables de revenir de l'Au delà ? Rien n'est moins sûr tant la morgue,quoiqu'il en coûte, reste leur sarcophage.


http://www.lucien-sa-oulahbib.info/article-mond-65491831.html

http://www.resiliencetv.fr/?p=8478

http://www.lapouledechainee.fr/?p=149

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21 janvier 2011 5 21 /01 /janvier /2011 14:03

 

 

 

Michèle Alliot-Marie rencontre les officiels en Israël et se fait chahuter a Gaza


 

 

Par Claire Dana-Picard

La ministre française des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, en visite en Israël, a été accueillie vendredi matin dans la bande de Gaza par des dizaines d’émeutiers palestiniens qui ont encerclé sa voiture. Les manifestants, proches de terroristes détenus dans des prisons israéliennes, ont attaqué le véhicule lorsque celui-ci se trouvait déjà à Bet Hanoun, et plusieurs d’entre eux se seraient même couchés sur la chaussée. Certains brandissaient des pancartes où on pouvait lire « Sortez de Gaza » pendant que d’autres lançaient leurs chaussures en direction de la visiteuse. La « police » du Hamas est finalement intervenue pour disperser les agitateurs et la ministre française a pu reprendre la route.

Selon la presse, cette « colère » serait due à une erreur de traduction : Kol Israël en arabe aurait déformé les propos de Mme Alliot-Marie, tenus pendant sa visite auprès de Noam et Aviva Shalit, en indiquant qu’elle avait affirmé que l’Union européenne « devait dénoncer les crimes de guerre que commettait le Hamas en retenant en captivité Guilad Shalit ». Mais selon l’agence de presse française, elle aurait déclaré qu’elle adresserait, d’ici la fin du mois, un message très clair à l’Union européenne pour lui demander de réclamer un droit de visite pour la Croix Rouge auprès de l’otage israélien.

Ce n’est pas la première fois que Mme Alliot-Marie évoque la question. Elle avait déjà dit par le passé que « la France n’avait pas oublié Shalit » Mais pour le Hamas, évidemment, toute personne qui prend la défense du soldat israélien est vendue à la cause israélienne. Et Mme Alliot-Marie ne fait pas exception : un porte-parole de l’organisation terroriste, Sami Abou Zuhri, a prétendu que les propos de la ministre française prouvaient qu’elle était « de parti pris en faveur d’Israël ». Il a ajouté que cette dernière « ne s’intéressait qu’au cas de Shalit et ignorait le sort des 8 000 Palestiniens incarcérés en Israël ». Comparaison évidente ….

Au cours de son séjour en Israël, la ministre française a été reçue jeudi par le président de l’Etat Shimon Pérès, juste avant que celui-ci apprenne le décès de son épouse. Elle a également visité le mémorial de la Shoah, à Yad Vashem, et a rencontré au consulat français de Jérusalem le chef du cabinet palestinien, Salam Fayyad. 

 

Par Yéochoua SULTAN

 

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, s’est entretenu avec son homologue française Michèle Alliot-Marie, de passage en Israël. Cette dernière est en exercice depuis le 14 novembre dernier. Elle a pris la succession de Bernard Kouchner, qui s’est maintenu à ce poste pendant près de deux ans et demi. Alors que l’objectif du voyage de celle-ci consiste à tenter de relancer les pourparlers entre le gouvernement de Netanyahou et les dirigeants du Fatah,  Lieberman lui a fourni des informations précises quant à la qualité des relations entre les parties. «Pendant que nous leur permettons de venir de plus en plus nombreux travailler chez nous, et que nous supprimons des barrages, l’AP agit contre nous avec énergie pour faire condamner Israël. Cet écart ne pourra pas persister indéfiniment», a-t-il expliqué.

Lieberman lui a ainsi fait comprendre la situation tendue entre Israël et de nombreux Etats en raison des manœuvres d’Abbas consistant à obtenir la reconnaissance d’un Etat palestinien arabo-musulman dans les frontières de 67, alors qu’une partie importante du territoire visé fait déjà partie intégrante de l’Etat d’Israël, autour de la capitale réunifiée à la suite de la guerre des Six jours. Le président russe, Medvedev, a indiqué lors de son passage à Jéricho la semaine dernière que la Russie avait reconnu un tel Etat en 88, et que cette reconnaissance était pour lui toujours valable. La Russie rejoint de la sorte sept pays d’Amérique latine qui ont ces dernières semaines affirmé qu’ils reconnaissaient cet Etat arabo-musulman: il s’agit du Brésil, de l’Argentine, de l’Equateur, de l’Uruguay, de la Bolivie, du Chili et du Guyana.

 

 

Benyamin Netanyahou rencontre Michèle Alliot-Marie

Par JPOST.FR 
21.01.11

Lors d'une rencontre avec la ministre des Affaires étrangères française Michèle Alliot-Marie, le Premier ministre Benyamin Netanyahou a déclaré qu'il travaillerait à "se désengager de Gaza en termes d'infrastructures, principalement en ce qui concerne l'électricité et l'eau".


PHOTO: FRENCH EMBASSY , JPOST

Ce plan avait été proposé par le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman cet été, avec l'idée que l'on demanderait à l'UE d'aider à construire une centrale électrique, une usine de dessalement et une station d'épuration à Gaza pour rendre le territoire autonome. Objectif derrière ce plan : aider l'économie de Gaza sans pour autant renforcer le Hamas.

Les deux se sont également mis d'accord pour coopérer et travailler ensemble sur la création d'un système de réponse d'urgence régional pour des catastrophes telle que celle de l'incendie du Carmel.

Plus tôt jeudi, Avigdor Lieberman a menacé de stopper les relations diplomatiques avec l'Autorité palestinienne (AP).

Selon lui, si Israël a pris des mesures pour avancer sur la voie de la paix avec les Palestiniens, l'AP continue de "commémorer les terroristes en donnant leur nom à des rues et des places dans leurs villes". Lors de sa rencontre avec son homologue française, Michèle Alliot-Marie, Lieberman a affirmé que les liens entre l'AP et Israël vont se rompre si les Palestiniens continuent d'affronter l'Etat hébreu dans tous les assemblées internationales à chaque fois qu'ils en ont l'occasion. "La semaine dernière, Israël a approuvé 5.300 postes supplémentaires pour des Palestiniens à l'intérieur d'Israël. Pendant ce temps-là, l'AP a présenté une résolution au conseil de sécurité de l'ONU qui accuse Israël de tous les maux", poursuit-il.

Il déclare que son ministère prépare un rapport détaillant les activités des Israéliens et des Palestiniens depuis que les débuts du gouvernement de Benyamin Netanyahou, en mars 2009. Le rapport est censé montrer les grandes différences sur ce que les deux parties ont fait pour favoriser la paix.

Lieberman a également dénoncé l'hypocrisie de la Ligue arabe. Selon lui, elle met toute son énergie "pour condamner Israël", mais n'en fait pas autant sur les "questions non moins importantes de la paix au Proche-Orient, la situation en Tunisie, en Irak ou au Liban".

Michèle Alliot-Marie a également rencontré hier le président Shimon Peres juste avant que celui-ci n'apprenne le décès de sa femme, Sonia.

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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 15:23

MEMRI Middle East Media Research Institute

Dépêche fr. n° 218

 

Révolution du jasmin : Message de Kadhafi aux Tunisiens

 

Ci-dessous des extraits d´une allocution du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, diffusée sur Al-Jazeera (Qatar) le 14 janvier 2011.

 

Voir les extraits vidéo sous-titrés en anglais :

http://www.memri.org/clip/en/0/0/0/0/0/0/2760.htm


"Wikileaks, ou «Kleenex», se moque de vous…"

 

Mouammar Kadhafi : Wikileaks, que les gens appellent «Kleenex», se moque de vous en publiant des informations écrites par des ambassadeurs menteurs, afin de dresser les peuples les uns contre les autres et de causer la confusion. Nous en avons quelques–uns ici.


Nous jugerons ces ambassadeurs. Nous les poursuivrons en justice, comme témoins ou comme accusés. Ils doivent prouver la véracité de ce qu´ils ont écrit à Washington au sujet de la Tunisie, de la Libye, de l´Egypte ou de la France. Nous allons les juger.


"Prouvez-nous que la corruption existe bien"

 

Premièrement, nous allons les traiter comme des témoins. Prouvez-nous que la corruption existe bien. Si vous avez écrit que telle ou telle société existe dans tel ou tel endroit, vous devez pouvoir le prouver. Si elle n´existe pas, cela signifie que vous avez menti, et vous devenez l´accusé.

Pourquoi ne pas juger l´ambassa deur des Etats-Unis ? On juge bien des chefs d´Etat. On ordonne la convocation d´[Omar] Al-Bashir au tribunal, du président libérien, du président de la Yougoslavie. Et un ambassadeur des États-Unis ne pourrait pas être jugé ?! Il sera jugé, s´il a menti.

[...]

Même vous, mes frères tunisiens, avez peut-être lu les sornettes de Kleenex sur Internet. N´importe quel crétin enivré peut écrire ce qui lui plaît sur Internet, et les gens le croient. Internet est comme une poubelle. N´importe quel imbécile, chien, menteur, ivrogne ou drogué à l´opium peut dire ce qu´il veut sur Internet, et vous le lisez et y croyez. Chacun est libre de parler. Devons-nous [pour autant] devenir les victimes de Facebook, Kleenex et Youtube ?

[...]

"Vous appelez ça une révolution ?!"

 

Vous appelez ça une révolution, mais une révolution respectable envoie-t-elle les gens en prison et libère-t-elle les pires criminels et assassins ? Vous les laissez errer dans les rues la nuit, munis de couteaux, et terroriser les familles tunisiennes. Vous appelez ça une révolution ?! Des dizaines de malheureux sont tués en prison...

La Tunisie, je le regrette, entre dans un état d´anarchie dont l´issue est incertaine. Demain, tout le peuple tunisien pourrait entrer en Libye. C´est pourquoi ce qui se passe en Tunisie est d´un grand intérêt pour moi.

[...]

"Vos actes font honte au peuple arabe."

 

Les Tunisiens sont un peuple cultivé, respecté et estimé de tous. Comme en Roumanie, à l´époque de Ceausescu, ou, comme au Kenya ? Cela compte pour moi, car la Tunisie est un pays arabe. Vos actes font honte au peuple arabe.

[...]

Zine [Al-Abidine Ben Ali] est le meilleur dirigeant pour la Tunisie. C´est la vérité. C´est lui qui a mené la Tunisie où elle se trouve aujourd´hui. Peu m´importe que vous soyez pour ou contre lui, que vous l´aimiez ou le haïssiez. Je vous dis la vérité. Zine ne m´a pas faut don d´argent, d´honneur ou quoi que ce soit en retour. Mais je vous dis la vérité.


Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 19:51

 

BANNER SENTINELLE

 

Leçons de Tunisie pour Washington



Jerusalem Post 17/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=204051

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©


Le régime du président tunisien n’a pas a été la seule chose détruite. Les deux fondements principaux de ‘l’expertise’ occidentale au Moyen Orient ont aussi  défaits.

 

 

   

Si au zénith des protestations antigouvernementales en Tunisie la semaine dernière, Israël et les Palestiniens avaient signé un accord final de paix, les protestataires auraient-ils roulé leurs pancartes pour rentrer à la maison ?

Bien sûr que non.

Ainsi, que nous dit la nature de la politique des USA au Moyen Orient, quand, alors que les protestations contre le régime en Tunisie étaient à leur zénith, la Maison Blanche était consumée par la question de savoir comment précipiter le démarrage du processus de paix caustique entre les Palestiniens et Israël ?
 
Selon la revue ‘Politico’, alors que la première révolution populaire dans l’histoire arabe moderne était en pleine balance, la semaine dernière la Maison Blanche organisait deux « forces opérationnelles pour fournir de nouvelles idées » pour que les Palestiniens acceptent de s’asseoir avec des négociateurs israéliens. La première comprenait les anciens conseillers à la Sécurité Nationale de Clinton et de Bush Sandy Berger et Stephen Hadley.

La seconde est dirigée par l’ancien ambassadeur des USA en Israël sous l’administration Clinton Martin Indyk.

Et alors que ces experts se mettaient en place, le président des USA Barak Obama envoya en Israël Dennis Ross, son conseiller et ancien envoyé pour la paix au Moyen Orient sous les gouvernements Bush père, Clinton et Bush fils pour rencontrer des dirigeants israéliens et palestiniens et leur demander de proposer des « nouvelles idées ». Etonnamment, rien de neuf ne surgit de ces forces opérationnelles ou de ces rencontres.  

De nouveau, selon ‘Politico’, ces forces opérationnelles et consultations ont engendré trois décisions potentielles à la Maison Blanche selon Obama. D’abord, elles peuvent accentuer la pression sur Israël en annonçant le soutien des USA à un « plan de paix » qui exigerait d’Israël de céder sa capitale et ses frontières défendables.

Ensuite, les USA peuvent pressurer Israël en cherchant à déstabiliser le gouvernement du Premier ministre Benyamin Netanyahou 
 
Et troisièmement, les USA peuvent pressurer Israël en injectant encore plus d’argent dans les coffres du gouvernement palestinien non élu pour augmenter ainsi les attentes de voir les USA soutenir le plan du gouvernement palestinien non élu, déclarer l’indépendance sans donner son accord pour vivre en paix avec Israël.

 Voilà pour les idées nouvelles.
 
Puis il y a le drame qui se déroule au Liban. Il est difficile de penser à une plus grande claque au visage que celle du Hezbollah et de la Syrie envoyée à Obama mercredi dernier. Le Hezbollah a fait tomber le gouvernement du Premier ministre libanais Saad Hariri avec le soutien ouvert et actif de la Syrie pendant que Obama recevait Hariri dans le  Bureau Ovale.  

Et comment Obama répondit-il à cette claque en pleine face ? En envoyant l’ambassadeur Robert Ford à Damas pour prendre son nouveau poste comme premier ambassadeur des USA en Syrie depuis que celle-ci et le Hezbollah ont comploté d’assassiner le père d’Hariri, l’ancien Premier ministre libanais Rafik Hariri il y a six ans.
 
La réalité percute le gouvernement Obama. Mais plutôt que de se confronter aux défis de la réalité, ce gouvernement Obama plonge la tête dans le sable. Et il enterre sa tête dans le sable avec le ferme soutien de l’élite politique consanguine des affaires étrangères des USA.

Le renversement du président tunisien  Zine El Abidine Ben Ali vendredi dernier est un tournant dans le monde arabe. Il est bien trop tôt pour seulement risquer un pari sur la façon dont la Tunisie apparaîtra dans un an. Mais il n’est pas trop tôt pour comprendre que le régime de Ben Ali n’était pas la seule chose détruite vendredi dernier. Les deux fondements principaux de « l’expertise » occidentale du Moyen Orient ont aussi été défaites.
 
Le premier fondement de ce qui passait pour une sagesse occidentale sur la région est que la seule chose qui motive l’action de la proverbiale « rue arabe » est la haine d’Israël.

Depuis près d’une génération, les administrations successives des USA ont fondé leur politique au Moyen Orient sur la sagesse collective des semblables de Ross, Hadley, Berger, Indyk, George Mitchell, Dan Kurtzer et Tony Blair. Et pendant près d’une génération, ces hommes avisés ont mis en avant que la réforme arabe, la démocratie, les droits de l’homme, les droits des femmes, les droits des minorités, la liberté religieuse, le développement économique et le respect de la loi ne peuvent être réglés qu’après la signature d’un traité de paix entre Israël et les Palestiniens. Selon leur vision « experte », les autocrates arabes et leurs sujets réprimés aussi sont tellement contrariés par la détresse des Palestiniens qu’ils ne peuvent pas se soucier de leur propre existence.

La révolution en Tunisie démontre que cette « sagesse », ce sont de fieffées et totales balivernes. Comme les gens de partout, ce qui intéresse le plus les Arabes, ce sont leur propre niveau de vie, leur liberté relative ou son absence, et leurs perspectives d’avenir.

Mohammed Bouazizi, le Tunisien de 26 ans diplômé qui s’immola par le feu le mois dernier après que des forces de sécurité du régime eurent détruit sa charrette de produits non immatriculée, n’a pas agi ainsi à cause d’Israël.

L’Egyptien qui s’immola par le feu au Caire lundi devant le Parlement égyptien, et l’Algérien qui s’immola à Tebessa dimanche n’ont pas choisi de s’immoler sur la place publique à cause de leur souci des Palestiniens. De même, les manifestants opposés au régime en Jordanie ne manifestent pas parce qu’il n’existe pas d’Etat palestinien à l’ouest du Jourdain.

La révolution tunisienne démontre que « l’unité arabe » et l’engagement pour « les droits palestiniens » ne sont rien de plus qu’une concession aux « experts » occidentaux.

La principale préoccupation des dictateurs arabes, ce n’est pas Israël, mais le prolongement de leur emprise sur le pouvoir. De leur point de vue, l’une des clés pour maintenir leur poigne de fer au pouvoir, c’est de neutraliser le soutien des USA à la liberté.

En mettant en avant qu’Israël est à la racine de toutes les pathologies arabes, les despotes arabes placent les USA sur la défensive. En défendant leur soutien aux Juifs haïs, les USA se sentent moins à l’aise pour critiquer les dictateurs dans la répression de leur propre peuple. Et sans les Américains les surveillent de trop près, les dictateurs arabes peuvent dormir plus ou moins aisément. Puisque l’Europe ne se soucie guère qu’ils piétinent les droits de l’homme, seuls les USA constituent une menace à la légitimité de ces autocrates arabes dans la répression de leur peuple avec une poigne d’acier.

Et cela nous conduit au deuxième fondement fallacieux de « l’expertise » occidentale du Moyen Orient détruit par les évènements récents en Tunisie. Ce fondement, c’est de croire qu’il est possible et désirable de bâtir une alliance structurée stable sur le dos des dictatures.

La révolution en Tunisie a démontré deux vérités fondamentales sur les relations avec des dictatures. D’abord, elles ne peuvent pas prolonger le régime. Puisque les dictateurs ne représentent rien d’autre qu’eux-mêmes, quand le dictateur quitte la scène, personne ne se sentira lié par ses décisions.

La seconde vérité fondamentale démontrée par le renversement de Ben Ali, c’est que tout pouvoir est fugace. Le jour de Ben Ali est arrivé vendredi dernier. Le jour de ses frères despotes arabes arrivera aussi. Et quand ils sont renversés, leurs alliances les seront aussi. A un degré significatif, l’échec du gouvernement Obama à comprendre l’instabilité chronique de dictatures explique son obsession de se compromettre avec le dictateur syrien Bashar Assad. Parce les USA font l’hypothèse fausse que le régime Assad est par nature stable, il ne comprends pas la motivation de la préférence d’Assad pour l’Iran et le Hezbollah plutôt que les USA. 

Assad est un membre de la communauté minoritaire alaouite. Il a peur de son peuple non seulement parce qu’il le réprime par un régime de terreur, mais aussi à cause de son identité alaouite, et la majorité des Syriens ne le considèrent pas comme des un leurs.

Comme dictateurs et assassins eux-mêmes, les ayatollahs en Iran et les maîtres terroristes du Hezbollah soutiennent le régime d’Assad d’une manière que jamais les USA ne pourraient adopter, même s’ils le souhaitaient. De fait, de la façon dont Assad voit les choses, selon la nature de son régime, il n’y a aucune chance pour qu’une alliance avec les USA puisse faire autre chose qu’affaiblir l’emprise de son régime sur le pouvoir.

Les tentatives des USA pour bâtir des relations avec Assad indiquent à ce dictateur deux choses apparemment contradictoires dans le même temps. D’abord, elles lui signalent que son alliance avec l’Iran et le Hezbollah renforce sa stature régionale. Sans ces alliances, les USA ne seraient pas motivés pour chercher un compromis avec lui.

Ensuite, du fait de l’instabilité chronique de son Etat de terreur tyrannique, et de sa peur absolue de la démocratie qui en découle, Assad voit les tentatives américaines pour l’attirer dans l’alliance occidentale comme des essais pour renverser son régime. Plus les émules d’Obama et de Clinton cherchent à l’attirer, plus il est sera           convaincu qu’ils sont ligués avec Israël pour le faire tomber.

Apparemment, la révolution tunisienne justifie la politique de l’ancien président George W. Bush de pousser à la démocratisation du monde arabe. Comme Bush l’a reconnu à la suite des attaques du 11 septembre 2001, les USA sont mal accompagnés s’ils se reposent sur des dictateurs qui maintiennent leur pouvoir sur le dos de leur peuple.
 
Bush a eu des difficultés cependant en traçant une ligne directe entre le problème et sa solution retenue : des élections. Comme la victoire du Hamas dans l’Autorité Palestinienne et les victoires des ‘Frères Musulmans’ dans les élections parlementaires en Egypte d’un côté, et la déstabilisation de gouvernements démocratiquement élus au Liban, en Afghanistan et en Irak de l’autre, des élections ne sont pas la solution à l’autoritarisme.

La révolution tunisienne fournit plusieurs leçons aux décideurs politiques des USA. D’abord, en nous rappelant la fragilité inhérente des alliances avec les dictatures. La Tunisie démontre l’impératif stratégique d’un Israël puissant. En tant que seule démocratie stable de la région, Israël est le seul allié fiable des USA au Moyen Orient. Un Israël puissant et sûr est la seule garantie permanente des intérêts stratégiques des USA au Moyen Orient.

Ensuite, les USA doivent procéder avec une grande prudence en considérant leurs liens avec le monde arabe. Tous les paris doivent être couverts. Cela signifie que les USA doivent maintenir des liens étroits avec autant de régimes que possible de sorte qu’aucun ne soit considéré comme irremplaçable.

L’Arabie saoudite doit être équilibrée avec l’Irak, et il faut soutenir un nouveau régime en Iran. Un soutien pour l’Egypte doit être équilibré avec des relations étroites avec le Sud Soudan, et d’autres Etats d’Afrique du Nord.

De même pour générer des alternatives démocratiques, les USA doivent s’assurer qu’ils ne font aucune promesse qu’ils n’ont pas l’intention de tenir. La tragédie actuelle au Liban est un rude coup au prestige des USA parce que Washington n’a pas tenu sa parole de se tenir aux côtés du Mouvement du 14 Mars contre le Hezbollah.

Dans le même temps, les USA doivent financer et soutenir publiquement des mouvements démocratiques libéraux quand ils émergent. Ils doivent aussi financer des mouvements démocratiques moins libéraux quand ils naissent. De même, avec la force des media islamistes, les USA doivent faire un usage judicieux de leurs supports de media en Arabe pour faire connaître leur propre message de démocratie libérale au monde arabe.

La révolution en Tunisie est un évènement extraordinaire. Et comme d’autres évènements extraordinaires, ses répercussions sont ressenties loin au-delà de ses frontières. Malheureusement, le comportement du gouvernement Obama indique qu’il se refuse à reconnaître l’importance de ce qui arrive.

 

Si le gouvernement Obama persiste à ignorer les vérités fondamentales révélées par le reversement populaire du dictateur tunisien, cela ne fera pas que marginaliser la puissance des USA au Moyen Orient. Cela mettra en danger les intérêts des USA au Moyen Orient.

 


caroline@carolineglick.com 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 14:12

 

Claude Goasguen

 

Interview de Claude Goasguen  par Abraham AZOULAY 

 le Pt'it Hebdo   

 

Merci Guitel

Pour aschkel.info et lessakele

 

 19/01/2011

 

Claude Goasguen est Député-Maire du XVIe arrondissement de Paris et Président du groupe d'amitié France-Israël à l'Assemblée Nationale. Son soutien à Israël a toujours été sans ambiguïté. Il a même hissé sur la façade de sa Mairie un portrait du soldat franco-israélien Guilad Shalit. Répondant à l'invitation du Collège Académique de Natanya, il s'est rendu en Israël récemment. Nous avons ainsi pu le rencontrer. Il nous a expliqué son engagement politique envers Israël et nous a livré sa vision du conflit israélo-arabe et de ses répercussions en France.

 

A.A : Aujourd’hui il est politiquement correct de ne pas être pro-israélien. Pourquoi prenez-vous de tels risques ? Est-ce par rapport à la communauté juive qui est nombreuse dans le XVIème arrondissement ?

C.G : Non, j’étais déjà pro-israélien lorsque j’étais député du XIVème arrondissement et la communauté juive n’y est pas importante.

La politique n’est pas mon gagne-pain, je fais de la politique pour afficher mes idées et les exprimer. Et je fais des émules. A l’assemblée Nationale nous sommes maintenant 140 députés toutes tendances confondues, pour l’amitié franco-israélienne. Les deux Vice-présidents sont respectivement communiste et socialiste.

Ce courant ami d’Israël est véritable mais ne peut pas souvent s’exprimer pour ne pas gêner le gouvernement.

 

A.A : Le Président de la République prend-il en compte l’existence d’un tel courant favorable à Israël ?

C.G : Il a toujours été conscient de cette réalité. Le problème se pose avec le Ministère des Affaires étrangères. Il ne m’apprécie pas vraiment. Il faut dire que je veille régulièrement à mettre l’accent sur ce que le Quai d’Orsay essaie de taire.

 

A.A : Quelle est votre opinion vis-à-vis du boycott des produits alimentaires israéliens ?

C.G : C’est scandaleux ! Notre groupe a interpellé le gouvernement à plusieurs reprises à ce sujet. Ces actions ne sont pas du ressort des affaires étrangères mais du Ministère de la Justice. Il faut reconnaître que la Garde des Sceaux d’alors, Michèle Alliot-Marie, a été correcte. Mais beaucoup de gens ont peur dans un certain nombre de supermarchés.

 

A.A : Peur? En France?

C.G : Bien sûr. Certaines zones sont dominées par des groupes salafistes violents. Dans l’ensemble la Ministre de la Justice a très bien réagi. Elle a mené une véritable lutte, mais encore trop d’opérations de ce genre ont lieu.

 

A.A : La France dirigée par l’Islam dans 10 ou 20 ans, vous y croyez ?

C.G : L’Islam ne me dérange pas s’il s’adapte à la République. Et c’est le cas pour la majorité des Musulmans. Mais nous ne sommes pas suffisamment vigilants à l’égard de l’Islam salafiste qui terrorise les Musulmans. En fait, les personnes les plus menacées en France sont les Imams et les Mosquées qui sont favorables à un Islam républicain. Le vrai problème de l’Islam français et dans le monde en général est cette peur des Musulmans eux-mêmes vis-à-vis de leurs extrémistes qui sont très violents.

Cela dit, les Maghrébins en France posent moins de problème que l’immigration musulmane des pays du Sahel (Niger, Mali, Sénégal). Ces Musulmans sont polygames avec des relents d’animisme. Ils ne sont d’ailleurs pas aimés par les Maghrébins.

 

A.A : Ce sont eux qui ont amené la mode de la Burqa en France ?

C.G : Ce sujet est plus complexe. Je pense que la plupart des femmes qui portent la Burqa en France sont françaises non musulmanes d’origine.

 

A.A : Etes-vous l’un des initiateurs de la loi interdisant le port de la burqa ?

C.G : Oui avec Jean-François Copé. Je suis très content que la loi soit passée malgré les difficultés auxquelles nous nous sommes heurtés. La France avec la burqa, ce n’est pas la France.

 

A.A : Vos nombreux déplacements en Israël ont-ils pour objectif d’afficher votre solidarité ?

C.G : La plupart du temps, j’emmène avec moi des députés ou des personnalités qui n’aiment ou ne connaissent pas Israël. Le résultat est toujours positif : au bout de quinze jours, ils ont laissé tomber leurs a priori et sont devenus pro-israéliens ! Je fais ce travail avec d’autres députés. Nous voulons sortir Israël de cette image de pays fanatique, militaire, alors qu’il s’agit du pays le plus libre du pourtour méditerranéen. Tel-Aviv est, à mon avis, une ville beaucoup plus libre que Marseille.

 

A.A : On assiste, en ce moment, à une levée de boucliers contre la construction annoncée de 1000 unités de logement à Jérusalem. Que pensez-vous de ces réactions ?

C.G : Cela permet de ne pas aborder d’autres sujets. Le Moyen-Orient en France a une connotation très particulière en raison de l’importance des communautés juive et musulmane. Tout ce qui concerne Israël a un retentissement médiatique immédiat. Malheureusement, la presse française s’intéresse aux évènements de manière univoque. C’est pourquoi un travail en profondeur est nécessaire.

Concernant les colonisations, je peux vous affirmer qu’en France, ce n’est pas le principal sujet de nos préoccupations.

 

A.A : Mais comme l’a dit notre Premier Ministre, Jérusalem n’est pas une implantation, il s’agit de la Capitale de l’Etat d’Israël.

C.G : Je suis déjà convaincu de cela. Je pense que, tôt ou tard, Jérusalem sera reconnue comme Capitale d’Israël.

 

A.A : Et de la Palestine ?

C.G : On verra. Mais elle sera certainement reconnue comme la capitale de l’Etat d’Israël. Je considère que la paix viendra par des discussions régionales et non pas internationales. Le Monde veut s’occuper à tort d’Israël et de la Palestine. Il faut laisser les acteurs régionaux discuter entre eux. J’estime que cet intérêt que le Monde porte à Israël et aux Palestiniens est un alibi pour ne pas parler d’autre chose, comme le Tibet ou l’Iran.

B.Obama, par exemple, a bloqué les discussions entre l’Egypte et Israël au sujet de Gaza. En réalité ces négociations tournaient autour du Hamas et de l’Iran. Comme ce problème était gênant pour B. Obama, il a détourné l’attention sur les Palestiniens et a tout enlisé.

 

A.A : Comment jugez-vous la politique américaine ces dernières années ?

C.G : Les Américains portent une lourde responsabilité. Je ne suis pas du tout d’accord avec les négociations organisées par B. Obama car elles n’ont qu’un objectif électoraliste américain.

 

A.A : Qu’il n’a pas atteint…

C.G : A bout de ressources, il a tenté de se réconcilier avec les Evangélistes en imposant à Israël des discussions avec Mahmoud Abbas. Cela ne pouvait pas marcher et il a perdu. C’est dérisoire de constater que le Moyen-Orient est un enjeu électoral aux Etats-Unis.

C’est ici, en Israël, que tout doit se passer. Il y a beaucoup d’acteurs sur place qui sont concernés par la question, elle permet aussi de réunir Sunnites et Chiites face à un ennemi commun. Que se passera-t-il lorsque leur conflit sera tel que même la guerre contre Israël ne les réunira plus ? A vrai dire, lorsque je parle avec des ambassadeurs sunnites ou chiites dans mon arrondissement, personne n’évoque la Palestine.

 

A.A : Lors de vos voyages en Israël, vous rendez-vous à Gaza ?

C.G : Non, je n’ai pas pu rentrer à Gaza mais j’étais à Sdérot, en Cisjordanie et à Ramallah.

 

A.A : Qu’avez-vous pensé de Ramallah ?

C.G : J’ai trouvé que notre argent était bien utilisé pour les villas ! Il n’y a quasiment pas de routes mais beaucoup de villas.

 

A.A : La population française ne réagit pas face à ce détournement de leur argent ?

C.G : Personne n’est au courant. J’ai beau tenté de le faire savoir. Tout passe par l’Europe, les Français n’ont pas conscience de tout ce qui se joue au niveau européen. C’est le grand flou, il y a des tabous. Tout ce qui touche à l’Islam est tabou. Cette situation déstabilise et stigmatise les Musulmans eux-mêmes. Par leur désintérêt hypocrite, les Français sont en train de faire le jeu des noyaux extrémistes. Le mieux est de dire la vérité, nous sommes en démocratie.

 

A.A : Pourquoi n’y a-t-il pas davantage de personnes comme vous qui dénoncent ces comportements ?

C.G : Le drame c’est que le Front National s’est emparé du débat et l’a pollué. Maintenant chaque personne qui s’exprime sur ce sujet est accusée de fascisme. La question d’Israël a été incontestablement touchée par la montée du FN. On essaie de minimiser l’existence de l’Etat d’Israël, on le défend mollement. L’ONU, par ses rapports et autres résolutions contre Israël, est en train de perdre toute sa crédibilité face au terrorisme.

 

A.A : Avez-vous un message pour la communauté francophone d’Israël ?

C.G : Ils sont porteurs de trois cultures : juive, française et arabe pour certains. Leur rôle pour l’avenir est extrêmement important. Ils ne doivent pas se décourager, ils ont des atouts formidables pour Israël.Interview de Claude Goasguen réalisée par Abraham AZOULAY pour le Pt'it Hebdo

 

 

 

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:10

 

Chantage et menace britannique d'isolement d'Israël - Toujours perfide l'Albion !!!! 

 

Par  Yéochoua SULTAN

Pour le ministre anglais des Affaires du Moyen-Orient, Alistair Burt, il serait de l’intérêt d’Israël de reprendre au plus vite les pourparlers avec le Fatah de Mahmoud Abbas, sans quoi l’Europe pourrait prendre des mesures d’isolement à son encontre: «Il faut s’inquiéter d’un indéniable isolement, qui va en s’aggravant (…) Si les pourparlers politiques ne reprennent pas, Israël sera isolé également sur la scène européenne», a déclaré l’homme politique britannique. Il doit rencontrer le vice ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, et d’autres personnalités israéliennes haut placées. Interrogé sur les nouveaux développements dus aux dernières déclarations d’Ehoud Barak, concernant la formation d’un nouveau parti, il a répondu que la politique intérieure d’Israël n’avait pas d’importance: «Je ne pense pas que les développements politiques en Israël auront une incidence majeure. Nous poursuivons encore notre appel aux deux parties pour se rasseoir à la table des négociations.»

En outre, les relations entre la communauté juive anglaise et le pouvoir local se font plus tendues. Ses membres protestent contre l’insécurité grandissante due à l’antisémitisme de certaines populations présentes sur le sol anglais. De plus, le journal communautaire, le Jewish Chronicle, a rapporté que l’Angleterre cachait des informations importantes qui pourraient aider à retrouver les soldats israéliens disparus pendant la Première guerre du Liban, Zekharia Berman, Yéhouda Katz et Tzwi Feldman. Le diplomate britannique dément le propos de l’article du journal anglais: «Je tiens à affirmer de la manière la plus claire possible que nous n’avons aucune information concernant les soldats israéliens disparus. Nous détenions certes un document, mais il ne présentait aucune piste qui aurait permis de trouver les soldats. Nous n’avons aucun intérêt à cacher des informations concernant des soldats disparus, et nous faisons pression sur le Hamas afin qu’il libère Guilad Shalit. Nous sommes très préoccupés par le sort des soldats disparus en général, et nous n’aurions pas caché des informations si nous en avions.»

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 09:02

 

Banner Alain Rubin

 

 

Droit des peuples à disposer...


Par Alain Rubin


Pour aschkel.info et lessakele


L’actualité marquée par l’irruption de la révolution en Tunisie met provisoirement au second plan une série de situations de crise politique, voire de crise révolutionnaire profonde. C’est le cas de l’Algérie et de la Côte d’Ivoire notamment.


En Algérie, la crise du système de dictature du FLN, -dictature directement issue de la prise du pouvoir par l’ancienne ALN de l’extérieure, strictement contrôlée par une bureaucratie sélectionnée hors d’Algérie et sans véritable rapport avec l’action des Katibas des maquis, ALN marquée viscéralement par l’étouffement de la démocratie et par les règlements de compte sanglants-se combine à l’affirmation politique du Peuple berbère Kabyle.


Ce dernier a payé le prix fort.  En effet, la guerre d’indépendance fut aussi une guerre intestine, menée contre lui, pour éradiquer le nationalisme historique incarné par Messali et ses partisans.  Puis il paiera le prix fort à la dictature du FLN. En octobre 1988,  il paiera encore le prix du sang, avec plus de 500 tués, cinq cents jeunes mitraillés, pendant la répression des manifestations. Aujourd’hui, ce peuple s’organise.  Aujourd’hui, il s’affirme, sur son propre plan historique. Cette année, en exil, le MAK commémorait le Yennaer le premier anniversaire du gouvernement kabyle en exil, à l’occasion du jour de l’an berbère.


Mercredi 12 janvier, à Tizi Ouzou, 5000 Kabyles ont participé à la marche pacifique convoquée par le MAK. Ce dernier revendique l’autonomie kabyle et les revendications sociales.


Cette perspective, c’est une sorte d’autonomie nationale culturelle, comme on disait dans le mouvement ouvrier international, à l’époque ou les marxistes réfléchissaient sérieusement à la question des nationalités, en relation avec la question sociale.


La Marche pacifique organisé par le MAK à Tizi Ouzou a fait monter de plusieurs crans les exigences : celles de la Démocratie politique et du respect des langues berbères, qui doivent obtenir l’égalité statutaire avec l’arabe, celles de la mise des richesses du pays au service de la population dans son ensemble.


En côte d’Ivoire, la crise ne se dénoue pas et ne se dénouera pas.


Deux Présidents se font face. Ils se nient l’un l’autre. La population ne se sent pas à descendre dans la rue pour légitimer Ouattara, « l’élu », le Président de la « communauté mondiale ».


Ira-t-on vers deux administrations, vers deux gouvernements, vers une dualité de gouvernement, situation caractéristique des révolutions classiques ?


Ira-t-on vers un partage territorial, selon les lignes de clivage correspondant à la division qui existent au sein d’une « nation ivoirienne » qui n’existe pas; clivages qui se sont exprimés dans les majorités et minorités opposées selon les parties du pays ?


Un peu d’histoire


La première guerre mondiale a constitué le terreau qui produira la mise en œuvre du principe de respect du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes.


L’éclatement de ce que l’on appelait les empires centraux (Prusse et Autriche Hongrie) et l’empire ottoman, amènera une partie des nations qui les composaient, bon gré mal gré, à vivre de leur vie propre dans leur état nation.


C’est ainsi que les Juifs, en tant que nationalité, -en majorité dispersée et opprimée depuis de longs siècles-, obtinrent la reconnaissance de leur droit à l’existence et au rétablissement de leur vie politique propre au sein d’un foyer national garanti par les instances internationales, dans le respect des autres populations se trouvant sur leur territoire historique.


A l’inverse, d’autres nations ou nationalités n’obtinrent pas la reconnaissance de leur droit à la souveraineté, même à une reconnaissance partielle comme l’obtint la nation juive.


 Ce sera le cas des Kurdes, distribués -malgré eux- dans la nouvelle Perse devenue Iran, la Syrie, l’Irak, la toute nouvelle Turquie ottomane, et une portion du Caucase soviétique.


Ce sera aussi le cas de très vieilles populations, -possédant une culture et une conscience, présentant toutes les caractéristiques de la nationalité-, mais que l’on continuera d’étouffer et dissoudre au sein d’ensembles administratifs coloniaux.


C’est toujours la situation oppressive qui caractérisent les populations berbérophones, dispersées pour l’essentiel, -par la colonisation succédant aux conquêtes islamo-arabes puis ottomanes-, au sein des unités administratives de la colonisation française.


C’est aussi le cas des Peuples de l’Afrique noire.


L’Afrique des Noirs a été bouleversée, dans son organisation politique, humaine, économique, par les coups de boutoirs de l’islamisation qui amorcera les traites négrières à grande échelle.

Elle subira, ensuite, les ententes internationales entre les marchands de chair humaine, mettant en place ces carcans dislocateurs que seront les administrations coloniales européennes.


La conférence de Berlin partagera l’Afrique au cordeau.


Elle taillera d’un trait les contours de ce qui deviendront de futurs pays et de prétendues nations. Les partages se feront en fonction des rapports de force entre puissances européennes relayant l’ancien conquistador arabo-musulman, en fonction des forces militaires et économiques. Il en résultera le partage-découpage des ethnies, en tant qu’elles étaient des confédérations tribales ainsi que le fondement historique de toute avancée vers la nationalité.

Les confédérations tribales furent partagées. Elles seront intégrées, contre leur gré, au sein des sous-ensembles administratifs coloniaux.


Avec  la « décolonisation », le partage inter colonial des peuples et « peuplades » a été maintenu. Les matériaux humains pour de futures crises  ont été accumulés. Ils explosent aujourd’hui, à l’occasion des élections ivoiriennes.


Politiques officiels, journalistes, instances internationales, tous font mine d’ignorer la question des nationalités en Afrique.


Politiques, journalistes, « anti impérialistes » de toutes nuances, anciennes puissances négrières, organisatrices des traites occidentales autant qu’orientales, continuent de traiter l’Africain comme un ancien objet devenu sujet définitivement mineur que l’on menace de la force armée de l’ONU, s’il veut mettre en acte un véritable destin national.


Politiques, journalistes, « anti impérialistes » de toutes nuances, anciennes puissances négrières et/ou coloniales, chacun dans son registre refuse aux Africains le droit à la nation. Par contre, chacun d’eux s’enthousiasme pour le droit à la nation pour des hommes et des femmes qui, jusqu’en 1959 et même encore en 1967, s’estimaient Syriens du sud pour la plupart, et Egyptiens pour beaucoup d’autres.


Ce droit d’un peuple qui n’a, en tant que nationalité, que 51 années d’existence, est devenu une cause sacrée, une cause internationale, la cause des causes, celle qui « indigne » un fonctionnaire diplomatique cacchochyme, s’inventant un passé prestigieux, ainsi que le ban et l’arrière ban des vestiges universitaires du stalinisme et des épigones de Trotski. Ces derniers, pour l’occasion, prostituent la réputation du révolutionnaire intransigeant et rigoureux.


Tandis que le droit à la nation est refusé aux peuples d’Afrique noire. Le partage-mutilation des proto-nations africaines doit perdurer, coûte que coûte.


Leur droit à la nation, aux Africains, ce serait de rester, bon gré mal gré, dans les petites cellules bâties par et pour les puissances négrières puis coloniales.


 C’est ainsi qu’on refuse aux Africains ce que l’on a accordé il y a vingt ans aux Tchèques et aux Slovaques. Souvenons-nous quel fut le premier grand acte de la « révolution de velours » : les deux peuples, les deux nations slaves se sépareront bons amis. Elles exerceront le droit affirmé en 1917 par le Président Wilson, à savoir : le droit, -pour deux petites nations, pourtant très proches, tant par l’histoire et la langue, que par le territoire, mais séparés par la religion (le catholicisme chez les Slovaques, le protestantisme chez les Tchèques)-, de se séparer et de proclamer deux républiques indépendantes.


Les élections Ivoiriennes posent avec vigueur, en terre africaine, le droit historique des peuples, le droit  à se séparer et à disposer d’eux-mêmes. Elles posent, avec force, le droit à se constituer en état national, sur la base de leurs affinités linguistiques, culturelles, religieuses et politiques.


Aux Africains, on croit toujours possible d’opposer la diplomatie de la canonnière...


Aux Africains noirs, comme aux sahariens et aux Kabyles berbères, comme aux Kurdes, on croit encore possible refuser ce à quoi ils ont droit, ce à quoi ils aspirent : le droit de disposer d’eux mêmes. Jusqu’à quand ?

Alain Rubin

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19 janvier 2011 3 19 /01 /janvier /2011 07:44

Un "État palestinien" est proclamé le 15 Novembre 1988  lors du dix-neuvième Conseil national palestinien (CNP) d'Alger, mais n'est pas reconnu par l' ONU.


 


Medvedev réaffirme la reconnaissance soviétique de la Palestine, non reconnue par l'ONU

Le président russe Dmitri Medvedev a réaffirmé mardi que la Russie avait reconnu un Etat palestinien indépendant en 1988 et que Moscou n'avait pas changé de position en dépit de l'éclatement de l'Union soviétique.Lire la suite l'article

Mais Medvedev, qui effectuait sa première visite en "Cisjordanie" en tant que chef d'Etat, n'a pas explicitement annoncé que la Fédération de Russie reconnaissait l'indépendance palestinienne.

"Nous nous souvenons que la Russie a été l'un des premiers Etats au monde à reconnaître l'Etat de "Palestine" en 1988", a dit son hôte, Mahmoud Abbas, lors d'une conférence de presse à Jéricho.

"La Russie a choisi il y a longtemps maintenant (...) Nous soutenions et nous soutiendrons le droit inaliénable du peuple palestinien à un Etat indépendant avec Jérusalem-Est pour capitale", lui a répondu Medvedev.

L'Union soviétique a reconnu un Etat palestinien en 1988, peu de temps après la déclaration d'indépendance de Yasser Arafat, accueillie très favorablement par le bloc communiste et les pays du Tiers-Monde mais qui n'a eu que peu d'impact sur les réalités politiques et diplomatiques.

Mais ces deux derniers mois, plusieurs pays latino-américains, dont le Brésil  et l'Argentine, ont officiellement reconnu l'indépendance de l'Etat palestinien.

Douglas Hamilton et Alexeï Anichtchouk; Henri-Pierre André pour le service français.

 

L'État de Palestine (arabe : دولة فلسطينdawlat filastin), parfois mentionné sous sa forme courte Palestine (arabe : فلسطينfilastin), est un État putatif et non universellement reconnu situé au Proche-Orient , dans la région géographique de Palestine (laquelle englobe également l'État d'Israël, la Jordanie, etc.), et revendiqué par le peuple des arabes nommés par eux"Palestiniens . Dans le contexte du conflit Israélo-arabe , les frontières et la capitale de cet État putatif font l'objet de nombreux débats.

Le Conseil national palestinien, corps législatif de l'OLP, a proclamé l'indépendance d'un État de Palestine le 15 Novembre  depuis la ville d'Alger, suite à la libération de la région cisjordanienne (qui était occupée par la Jordanie depuis 1948). L'ambiguïté de la déclaration d'indépendance repose sur la mention de « Palestine » qui y fait référence à l'ensemble des territoires de la Palestine mandataire  d'avant 1947, c'est-à-dire incluant Israêl  (que l'OLP ne reconnait toujours pas selon sa charte). Cette déclaration ne s'accompagne d'aucune indépendance de facto bien que l'ONU considère comme « terriroires palestiniens"  » les deux zones situées de part et d'autre de l'État d'Israël : la bande de Gaza  à l'ouest et une partie de la "Cisjordanie" à l'est .

 

98 pays ont reconnu cette déclaration d'indépendance de 1988.

 

Les 98 pays suivants ont reconnu "l'État de Palestine" selon la déclaration d'indépendance d'Arafat et non reconnue par l'ONU

 

 

Certains pays reconnaissent à la Palestine un statut particulier sans aller jusqu'à une reconnaissance réelle

Source Wikipédia.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 21:49

La Tunisie en ébullition

par Daniel Pipes
The Washington Times
18 janvier 2011

http://fr.danielpipes.org/9336/tunisie-ebullition

Version originale anglaise: Turmoil in Tunisia
Adaptation française: Johan Bourlard

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Après 23 ans de pouvoir, le départ soudain et toujours inexpliqué de l'homme fort de la Tunisie, Zine el-Abidine Ben Ali, 74 ans, pourrait avoir des implications au Moyen-Orient et pour l'ensemble des musulmans dans le monde. Comme le remarquait un commentateur égyptien, « Chaque dirigeant arabe observe la Tunisie avec un sentiment de crainte. Chaque citoyen arabe observe la Tunisie avec un sentiment d'espoir et de solidarité. » Moi, j'observe avec les deux types d'émotions.

Le Tunisien Zine el-Abidine (à gauche) en compagnie de ses deux voisins, le Libyen Muammar Kadhafi (au centre) et l'Algérien Abdelaziz Bouteflika.

Durant la période qui a suivi l'indépendance, jusqu'aux environs de 1970, les gouvernements des pays arabophones étaient régulièrement renversés quand les troupes commandées par un colonel mécontent déferlaient sur la capitale, s'emparaient du palais présidentiel et de la station de radio et annonçaient l'avènement d'un nouveau régime. Rien que pour l'année 1949, les Syriens ont subi trois coups d'État.

Avec le temps, les régimes ont appris à se protéger en utilisant les services de renseignements, en s'appuyant sur la famille et les membres de la tribu, en recourant à la répression et à d'autres mécanismes. Avec pour conséquence quatre décennies d'une stabilité sclérosée et stérile. Ce n'est qu'à de rares exceptions (l'Irak en 2003 ; Gaza en 2007) que les régimes ont été renversés et c'est plus rarement encore (le Soudan en 1985) que les civils dissidents ont joué un rôle significatif.

C'est alors qu'arrive Al-Jazeera, qui fixe l'attention du monde arabe sur des sujets de son choix, puis l'internet. En plus d'une information accessible, détaillée et pertinente, l'internet fournit également la révélation de secrets sans précédent (ex. la fuite récente de WikiLeaks au sujet de câbles diplomatiques américains) et met en rapport des gens qui partagent les mêmes idées (à travers Facebook et Twitter). En décembre, ces forces d'un genre nouveau ont convergé en Tunisie pour créer une intifada et chasser rapidement un tyran pourtant solidement installé.

Si l'on célèbre le renversement d'un maître oppressant, cruel et avide par des gens privés du droit de vote, on peut également s'inquiéter des implications que pourrait avoir sur l'islamisme ce bouleversement.

Les tanks et les soldats parsèment les rues de Tunisie.

La première préoccupation concerne la Tunisie elle-même. Malgré toutes ses erreurs, Ben Ali a été l'adversaire implacable de l'islamisme, luttant non seulement contre les terroristes mais aussi (un peu comme la Turquie d'avant 2002) contre les djihadistes doucereux des salles de classe et des studios de télévision. En tant qu'ancien ministre de l'intérieur, cependant, il a sous-estimé les islamistes, voyant ceux-ci davantage comme des criminels que comme des idéologues engagés. Ses vues interdisant tout développement d'une alternative islamique pourraient désormais apparaître comme une énorme erreur.

Les islamistes tunisiens ont joué un rôle mineur dans le renversement de Ben Ali mais ils ne vont sûrement pas hésiter à profiter pleinement de l'opportunité qui se présente à eux. Ainsi, le leader de la principale organisation islamiste tunisienne, Ennahda, a annoncé son retour au pays, le premier depuis 1989. Le président par intérim, Fouad Mebazaa, 77 ans, aura-t-il suffisamment d'intelligence ou de crédibilité politique pour se maintenir au pouvoir ? L'armée va-t-elle conserver la vieille garde au pouvoir ? Les forces modérées ont-elles la cohésion et la perspicacité nécessaires pour endiguer une vague islamiste ?

La deuxième préoccupation concerne l'Europe voisine, qui a déjà révélé toute son incompétence dans sa lutte contre l'islamisme. Si Ennahda venait à gagner en puissance pour ensuite développer des réseaux, fournir des moyens financiers et peut-être des armes en contrebande à des alliés situés dans l'Europe voisine, les problèmes actuels de celle-ci pourraient être considérablement aggravés.

Rached Ghannouchi, chef d'Ennahda, la principale organisation islamiste tunisienne.

La troisième préoccupation, et la plus importante, concerne l'effet de domino qui pourrait se produire sur d'autres pays arabophones. Ce coup d'État rapide, apparemment facile et où le sang a relativement peu coulé, pourrait inspirer les islamistes du monde entier pour balayer leurs propres tyrans. C'est le cas des quatre pays du littoral nord-africain – le Maroc, l'Algérie, la Libye et l'Égypte – tout comme la Syrie, la Jordanie et le Yémen en Orient. L'Arabie Saoudite, du fait que Ben Ali s'y est réfugié, est également concernée. Quant au Pakistan, il pourrait devenir un autre candidat sur la liste. Contrairement à la révolution iranienne de 1978-1979, qui a nécessité un leader charismatique, des millions de gens dans la rue et une année entière d'efforts, les événements en Tunisie se sont succédé rapidement et d'une façon plus commune et banale.

La parole attribuée à Franklin D. Roosevelt au sujet d'un dictateur d'Amérique latine, « c'est un salaud mais c'est notre salaud », s'applique à Ben Ali et à de nombreux autres hommes forts du monde arabe, ce qui laisse la politique du gouvernement américain dans une confusion apparente. La déclaration ambiguë faite après coup par Barack Obama qui « applaudit le courage et la dignité du peuple tunisien » peut aisément se lire aussi bien comme un avertissement adressé à d'autres salauds du même genre que comme une reconnaissance du type « mieux vaut tard que jamais » d'une réalité difficile sur le terrain.

Alors que Washington examine les différentes options, je prie instamment le gouvernement d'adopter deux attitudes politiques. La première est de renouveler les efforts en faveur de la démocratisation entrepris par George W. Bush en 2003, mais en faisant preuve cette fois, comme il se doit, de prudence, d'intelligence et de modestie, et en reconnaissant que leur réalisation boiteuse a imprudemment facilité la montée en puissance des islamistes. La seconde préoccupation est de se focaliser sur l'islamisme qu'il faut considérer comme le plus grand ennemi du monde civilisé et de soutenir nos alliés, y compris ceux de Tunisie, dans leur lutte contre cette plaie.

Thèmes connexes:  Afrique du nord Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 18:12

http://www.radiochalomnitsan.com/blog/la-tunisie-deviendra-t-elle-un-modele-democratique-pour-le-monde-arabe/

 

Dernière mise à jour Mardi, 18 janvier 2011 12:07Ecrit par Luc RosenzweigMardi, 18 janvier 2011 12:07

 

 

 

Ce qui se passe actuellement en Tunisie ne peut laisser indifférents les juifs de France. Nombre d’entre eux, en effet, sont originaires de ce pays, et entretiennent avec lui des rapports qui ne sont pas seulement nostalgiques. On s’y rend en vacances, et l’on apprécie que le discours officiel sur le conflit israélo-palestinien ne soit pas marqué par la haine aveugle de l’Etat juif, comme c’est le cas en Algérie.

 
Il faut, certes, se réjouir qu’un soulèvement populaire ait mis à bas un régime oppresseur et corrompu, et souhaiter que s’établisse, en Tunisie, un gouvernement démocratique soucieux du respect des libertés publiques et du bien-être de la population.

 
Mais bien des interrogations demeurent, et certains propos tenus par des opposants au régime de Ben Ali peuvent susciter quelque inquiétude. Bien que n’ayant pas été en première ligne dans la révolte de ces dernières semaines, les islamistes radicaux n’en sont pas moins très influents. On le constate en voyant l’augmentation constante des femmes voilées, alors que la Tunisie, depuis l’ère Bourguiba, était en pointe dans le monde arabe dans le domaine de l’émancipation de la femme.

 
Il existe dans une partie de la gauche tunisienne une tentation de s’allier aux islamistes, qui ont été, eux aussi, victimes de la répression du régime de Ben Ali. S’ils divergent sur les problèmes de société, les gauchistes et les islamistes peuvent se retrouver dans un durcissement du discours officiel vis à vis d’Israël.

 
Cette tentation sera d’autant plus grande que les nouveaux dirigeants ne seront pas en mesure de satisfaire dans l’immédiat les revendications de la population, notamment des jeunes. En effet, l’amélioration du niveau de vie, et la réduction du chômage ne se décrètent pas du jour au lendemain. Souhaitons pour terminer, que l’avenir dissipe ces inquiétudes et que la Tunisie devienne un modèle démocratique pour tout le monde arabe.

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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