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18 janvier 2011 2 18 /01 /janvier /2011 07:49


Sergueï Prikhodko
21:57 17/01/2011
MOSCOU, 17 janvier - RIA Novosti

 

La Russie souhaite construire une centrale nucléaire en Jordanie, a annoncé lundi à Moscou l'assistant du président russe, Sergueï Prikhodko, à la veille d'une visite de travail du président russe Dmitri Medvedev à Amman le 18 janvier.

"Nous avons manifesté notre intérêt (pour la construction d'une centrale-ndlr.) et notre intention de coopérer. Mais ce n'est pas pour demain", a indiqué M.Prikhodko devant les journalistes.

"Les Coréens, les Français et les Canadiens ont aussi déposé une demande de construction" d'une centrale nucléaire, a-t-il ajouté.

"Nous devons évaluer le site retenu. Selon le projet jordanien, le premier réacteur de la centrale nucléaire doit être lancé en 2018", a précisé M.Prikhodko.

La Russie et la Jordanie ont signé un accord de coopération dans le nucléaire civil en mai 2009.

 

Lors de sa visite de travail en Jordanie les 18 et 19 janvier, Dmitri Medvedev évoquera la coopération énergétique, les livraisons d'armes russes à Amman, la lutte contre l'extrémisme religieux, le règlement proche-oriental et les conséquences de la crise économique mondiale, a annoncé le conseiller diplomatique du chef de l'Etat russe, Sergueï Prikhodko.

Les négociations russo-jordaniennes au sommet auront pour but de "renforcer et d'élargir les liens bilatéraux dans les domaines économique, commercial et énergétique, y compris dans le nucléaire civil", a-t-il déclaré aux journalistes.

Selon le conseiller du Kremlin, cette visite contribuera également à "promouvoir la coopération militaire et technique" entre les deux pays.

"Il est en outre prévu d'évoquer la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme religieux, la mise en place d'un large dialogue entre les civilisations et les conséquences de la crise économique et financière mondiale", a-t-il ajouté.

"En marge de la visite de M. Medvedev à Amman, un Centre russe sera inauguré auprès de l'Université de Jordanie afin d'encourager la diffusion de la langue russe et l'élargissement de la présence culturelle de la Russie dans la région", a conclu M. Prikhodko.

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:09

 

 

Egypte - Algérie : le soulèvement des Tunisiens inspire d’autres peuples
lundi 17 janvier 2011 - 10h55

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Abdu Gaafar, the man who set him self alight in front of Egypt's parliament building on 

 

Le cas de Mohamed Bouazizi, qui s’est immolé par le feu, le 17 décembre à Sidi Bouzid, créant l’étincelle qui a renversé la dictature de Ben Ali, se reproduit dans d’autres pays, sans avoir les mêmes effets pour l’instant. Au moins trois Algériens se sont en effet immolés par le feu ce week-end. L’un d’eux a péri dans l’Est de l’Algérie, non loin de la frontière avec la Tunisie. Ce matin, un Egyptien a effectué le même geste devant le siège du Parlement égyptien au Caire. Les régimes arabes dictatoriaux vivent dans l’angoisse de la révolution et reconnaissent être dans une situation inextricable : en cédant sur la liberté et la démocratie, ils risquent de montrer leur peur et leur fragilité. Mais à l’inverse, en renforçant la répression, ils risquent d’accentuer le fossé avec les populations.

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 23:07

Mise à jour  - Tunisie .

 

Mises à jour précédentes et depuis le début des évenements

Le point sur la Tunisie dans la confusion - ...........(actualisation permanente)

>Vidéos : Un scénario à l'irano-islamiste ou à la Turque, pour la Tunisie?

 

Tunisie : Mourad Trabelsi demande pardon aux Tunisiens !!
lundi 17 janvier 2011 - 18h29
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La télévision « Al Arabiya » diffuse la vidéo qui circule sur internet montrant l’interrogatoire de Mourad Trabelsi, le frère de Leïla Ben Ali. Il est interrogé sur la provenance des fonds qu’il investit et brasse. Sous la pression de ses interlocuteurs, Mourad finit par demander pardon aux Tunisiens pour le mal qu’il leur a fait.

Par ailleurs, le correspondant de la télévision « Al Arabiya » en Algérie (dépêché en Tunisie), Ahmed Herzallah, rappelle que l’ancien ministre de l’Intérieur, Rafik Belhaj Kacem, arrêté hier à Béja, sa région natale, tentait de s’enfuir vers l’Algérie.

Tunisie : les émeutes ont fait 78 morts parmi les civils. Les élections auront lieu dans 6 mois sous contrôle international
lundi 17 janvier 2011 - 18h22

Selon le ministre tunisien de l’Intérieur, les événements des dernières semaines ont fait, au total, 78 morts parmi les civils. Il a promis que l’enquête sera mener à son terme pour identifier et sanctionner les responsables, à tous les échelons, qui auraient donné des ordres et usé de la forces ou commis des dépassements et des exactions. De son côté, le premier ministre, interrogé par « Al Arabiya », a affirmé que les élections devrait se tenir dans au moins six mois. L’ensemble des acteurs politiques ont conclu à la nécessité de ce délai raisonnable pour organiser le scrutin, qui se déroulera en présence d’observateurs internationaux, promet Ghannouchi.

Tunisie : la télévision tunisienne annonce la composition du gouvernement et ses premières décisions
lundi 17 janvier 2011 - 16h48

La télévision tunisienne vient d’annoncer la liste des ministres et le nom du gouverneur de la Banque centrale. Les noms des secrétaires d’Etat n’ont pas encore été annoncés. La libération des prisonniers politiques, la suppression du ministère de la Communication, la légalisation des partis jusque-là interdits, la création de trois commissions sont les principales décisions du nouveau gouvernement d’union. Ces commissions seront chargées des Réformes, des Elections, et de la Vérité. Cette dernière s’occupera des enquêtes sur la corruption sous l’ancien régime.

Tunisie : le pays découvre son gouvernement d’union nationale, dont la ministre Moufida Tlatli lundi 17 janvier 2011 - 16h29

Selon la télévision « Al Arabiya », le premier ministre tunisien, Mohammed Ghannouchi, a annoncé la formation du gouvernement d’union nationale, comptant parmi ses membres au moins trois opposants. Il s’agit notamment de Najib Chebbi, qui serait nommé au ministère du Développement régional, de Moustafa Ben Jaafar (Santé) et d’Ahmed Ibrahim. Les ministres sortants des Affaires étrangères, de l’Intérieur et des Finances seront reconduits à leur poste. Le ministère de la Culture a été confié à la cinéaste Moufida Tlatli.

Tunisie : l’armée ratisse Bizerte lundi 17 janvier 2011 - 15h44

Selon la télévision « Al Arabiya », l’armée tunisienne ratisse la ville de Bizerte, en Tunisie (nord-ouest) à la recherche d’éléments armés qui y sèment la terreur. Plus tôt dans la matinée, des sources médiatiques avaient annoncé la mort d’une personne, abattue par un sniper, dans cette même ville.

Tunisie : des tirs d’armes automatiques dans le quartier Lafayette de Tunis et à proximité du ministère de l’Intérieur lundi 17 janvier 2011 - 14h16

Selon le correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Tunis, des tirs d’armes automatiques sont entendus en ce moment dans la capitale, notamment dans le quartier Lafayette ainsi que dans le périmètre du ministère de l’Intérieur.

Tunisie : une manifestation à Sidi Bouzid contre le RCD
lundi 17 janvier 2011 - 12h49

Selon le correspondant de la télévision « Al Arabiya », une manifestation hostile au parti de Ben Ali est organisée actuellement à Sidi Bouzid. C’est de cette ville qu’est partie la révolution populaire contre Ben Ali avec la mort de Mohamed Bouazizi le 17 décembre dernier. Les manifestants refusent le maintien du RCD et sa participation au gouvernement. Une autre manifestation avait été organisée à Tunis, plus tôt dans la matinée. Selon plusieurs sources, les forces de l’ordre ont utilisé les lances d’eau pour la disperser.

Tunisie : une manifestation à Sidi Bouzid contre le RCD
lundi 17 janvier 2011 - 12h49

Selon le correspondant de la télévision « Al Arabiya », une manifestation hostile au parti de Ben Ali est organisée actuellement à Sidi Bouzid. C’est de cette ville qu’est partie la révolution populaire contre Ben Ali avec la mort de Mohamed Bouazizi le 17 décembre dernier. Les manifestants refusent le maintien du RCD et sa participation au gouvernement. Une autre manifestation avait été organisée à Tunis, plus tôt dans la matinée. Selon plusieurs sources, les forces de l’ordre ont utilisé les lances d’eau pour la disperser.

Tunisie : un mort à Bizerte, tué par un sniper
lundi 17 janvier 2011 - 12h21

Selon la télévision « Al Jazeera », un tunisien a été tué par balles à Bizerte, dans le nord-ouest du pays. Rappelons que les snipers avaient fait leur apparition hier. Les médias tunisiens avaient annoncé, dimanche soir, la neutralisation de deux de ces tireurs embusqués par l’armée.

 

© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 19:28

 

http://www.20minutes.fr/article/654180/monde-tunisie-nouveau-gouvernement-union-nationale-forme

 

Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi lors d'une intervention devant la presse, le 12 janvier 2011 à Tunis

Le Premier ministre tunisien Mohamed Ghannouchi lors d'une intervention devant la presse, le 12 janvier 2011 à TunisHASSENE DRIDI/AP/SIPA

MONDE - Six ministres du président Ben Ali conservent leur poste, trois opposants font leur entrée...

Trois jours après la fuite précipitée du président Ben Ali, la composition d'un gouvernement d'union nationale, doté de 19 ministres, a été dévoilée ce lundi à Tunis par le Premier ministre Mohamed Ghannouchi, qui conserve donc son poste.

>> Suivez les derniers événements en direct en cliquant ici

Malgré les appels des manifestants qui réclamaient la mise à l'écart du parti présidentiel, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), six membres du gouvernement de l'ex-président conservent leur poste dont les ministres de l'Intérieur, Ahmed Kriaâ, de la Défense, Ridha Grira, des Affaires étrangères, Kamel Morjane, et des Finances, Ridha Chalghoum. 

Trois opposants intégrés au nouveau gouvernement

Cependant, trois opposants font leur entrée au sein du gouvernement d'unité nationale: Najib Chebbi, chef de file du Parti démocratique progressiste (PDP) qui prend le poste de ministre du Développement régional, Moustapha Ben Jaafar, président du Forum démocratique pour le travail et la liberté (FDTL),  qui devient ministre de la Santé, et le ministère de l'Enseignement supérieur revient à Ahmed Ibrahim, du parti Ettajdid.

A noter que le controversé ministère de la Communication a été supprimé et qu'un célèbre blogueur tunisien, Slim Amamou, a été nommé secrétaire d'Etat chargé de la Jeunesse. Le chef du gouvernement a également procédé à la nomination d'un nouveau directeur à la tête de la Banque centrale de Tunisie, en la personne de Moustafa Kamel Nabli.

Libération des prisonniers politiques, partis politiques légalisés

Par ailleurs, le Mohamed Ghannouchi, dont le gouvernement gèrera les affaires courantes jusqu'à la tenue de prochaines élections, a également annoncé la prochaine libération de tous les prisonniers politiques et la levée de l'interdiction d'activité de la Ligue des droits de l'Homme. Tous les partis politiques qui le demandent seront légalisés, a-t-il assuré par ailleurs, d'après BFM TV.

«Nous sommes résolus à accroître nos efforts pour rétablir le calme et la paix dans le coeur de tous les Tunisiens. Notre priorité, c'est la sécurité, ainsi que les réformes politiques et économiques», a expliqué le Premier ministre. Mais à Paris, l'opposant Moncef Marzouki a réagi en dénonçant une «fausse ouverture».

Une «espèce de mascarade» selon Moncef Marzouki

«Je suis indigné, parce qu'on se moque de l'intelligence des Tunisiens et inquiet sur l'avenir de la Tunisie», a dit sur i-Télé le dirigeant du Congrès pour la république, qui vit en exil en France. Marzouki, qui avait laissé entendre qu'il serait candidat à la future élection, a estimé que sa candidature était «momentanément» remise en cause.

«Je pense que le peuple tunisien ne va pas se laisser faire par cette espèce de mascarade et que très vraisemblablement ce gouvernement devra accepter le verdict du peuple, pour que ce soit un vrai gouvernement d'union nationale, ce qui n'est pas le cas actuellement», a-t-il expliqué.

 C.C. avec Reuters
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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 18:36

 

Merci Gabriel pour l'envoi de ce texte !

 

 

 

FRANCE - NOTRE POLITIQUE ETRANGERE EST DANGEREUSE. -  

Gabriel Lévy  (propos libres).

Pour aschkel.info et lessakele

 


17 janvier 2011

 

Trois faits récents doivent attirer notre attention :

 

1°) La France livrera en février 100 missiles anti-char à « l’armée libanaise ». 

 

Des députés (MM. Mallié et Goasguen) s’en sont inquiétés auprès du ministre de la défense, sans attendre le probable coup d’état qui suivra les réquisitions du procureur du tribunal spécial pour le Liban (TSL) dans les prochains jours. Ils lui demandent « s'il est raisonnable de livrer ces 100 missiles anti-char à l'armée libanaise, lorsque l'on connaît le danger que représente le Hezbollah ».

 

« Raisonnable » ! Quels chars doivent-ils être visés ?  Pour notre gouvernement : « Un tel air de faux-cul, c’est presque de la franchise ! »

 

Articles à ce sujet et pétition >Question du Député Mallié au gouvernement français dans le journal Officiel concernant les missiles à livrer au Liban

>La France va offrir au Liban ('Hezbollah) 100 missiles anti-char "HOT"

 

2°) L'abstention française le 23 décembre 2010 dans le vote de l'assemblée générale de l'ONU sur la tenue d'une nouvelle conférence de suivi, dite Durban 3, en septembre 2011.

 

« Un tel air …», refrain déjà cité, quand nous nous rappellerons que le traité de Lisbonne a été conçu « pour que l’Europe parle d’une même voix », qu’elle s’est dotée, à grands frais, d’une ministre spécifique des affaires étrangères et de 5.000 diplomates, alors qu’à l’ONU, au sujet de cette résolution, la moitié des 27 pays européens a voté contre, et l’autre moitié s’est abstenue.

A quel groupe, la France s’est-elle associée ?

 

Vous connaissez la réponse.!!!

 

Articles à ce sujet en cliquant sur la bannière

 

Durban-III-copie-1.jpg

 

3°) La France découvre que vivent sur son territoire 600.000 tunisiens

 

et que ses amitiés passées avec un despote ne sont plus convenables.

 

Que compte-t-elle faire désormais, compte tenu du fait que peu de pays sont des démocraties, qu’aucun pays arabo-musulman ne remplit ces conditions, que plus de 100 pays qui participent aux décisions de l’ONU,  dirigent en définitive notre diplomatie à « la disposition de l’évènement » ?

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17 janvier 2011 1 17 /01 /janvier /2011 16:39

 

 

Vae Victis ! Qu’il est doux de piétiner le vaincu…

http://www.causeur.fr/vae-victis-qu%E2%80%99il-est-doux-de-pietiner-le-vaincu%E2%80%A6,8413

 

L'AUTEUR
Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig est journaliste.

Ses articles

Ben Ali, ce salaud soutenu par la France

Publié le 16 janvier 2011 à 06h02 • 88 réactions • Imprimer

Mots-clés :  · 

Précisons-le d’emblée : je n’ai aucune sympathie, ni même de compassion envers Zine al-Abidine Ben Ali, président déchu de la Tunisie. Mon dernier voyage en Tunisie remonte à 1965, alors que membre de la direction de la Mutuelle nationale des étudiants de France, j’avais répondu à une invitation de l’Union générale des étudiants tunisiens pour étudier la mise en place d’un système de protection santé pour leurs membres. Inutile de dire que l’affaire se perdit dans les sables, du côté de Foum Tataouine, car le gouvernement de Habib Bourguiba n’avait pas les moyens de financer un système de protection sociale de ses futures élites.

Par la suite, j’ai préféré aller chercher ailleurs les douceurs du soleil d’hiver, aucune nostalgie du bon temps des colonies ne me poussant vers les rivages de Carthage, Hammamet ou Djerba.

Ces dernières années, il ne m’a pas échappé que ce Ben Ali, qui avait réussi à déboulonner un Bourguiba devenu sénile et prisonnier d’un entourage cupide et corrompu, avait fait de son pays une zone de prédation sans limite pour son clan et sa belle-famille. Au prétexte de pourchasser les islamistes radicaux, il avait établi un régime policier assez efficace, muselé la presse et empêché l’émergence d’une opposition laïque et démocratique. Sa chute ne me chagrine pas plus que celle d’Erich Honecker à laquelle j’eu le plaisir d’assister en direct live.

Néanmoins, les commentaires de nos plus brillants éditorialistes relatifs à cet événement relèvent souvent d’un genre assez détestable, celui qui consiste, d’une part, à écraser la gueule du vaincu à coup de talon, et d’autre part, à clouer au pilori le comportement des gouvernements français (de droite comme de gauche), jugés trop complaisants à l’égard du satrape.

Le sommet, en la matière, a été l’édito de Laurent Joffrin dans Libérationdu 15 janvier, dont je ne résiste pas à la tentation perverse de vous citer in extenso le premier paragraphe : « Ainsi, depuis vingt-trois ans, la Tunisie était gouvernée par un trouillard ! Ainsi, le grotesque successeur du grand Bourguiba, flic en chef de l’un des régimes les plus féroces de la région, n’était qu’un pleutre et, quand le peuple insurgé lui a signifié son congé, il est parti la queue basse. » Passons sur le style, où l’accumulation des adjectifs qualificatifs et des métaphores à deux balles nous ferait plutôt rigoler aux dépens du futur PDG du Nouvel Obs« Trouillard ! », « Lâche ! », « Pleutre ! » : accro au dictionnaire des synonymes, l’excellent Joffrin se paye une gloire de Tartarin terrassant le lion de l’Atlas ! Eût-il préféré que Ben Ali, le courageux, l’intrépide, le brave, le preux (moi aussi j’ai le bon dico !) s’accrochât au pouvoir en faisant donner la troupe contre la foule manifestante ajoutant d’autres morts aux quatre-vingt déjà répertoriés ? Qu’il rejouât à Tunis un remake de la Commune de Paris ? Ben Ali est parti avec la cassette de ses prébendes accumulées sur le dos de son peuple pour mener une vie de jet-setter dans les palaces climatisés des monarchies du Golfe. Cela suffit amplement à le classer dans la catégorie des gens méprisables. Mais c’est précisément son attitude consistant à fuir sans combattre jusqu’au massacre qui peut lui valoir quelques circonstances atténuantes devant le tribunal de l’Histoire.

L’autre antienne entonnée en chœur par la corporation des éditorialistes est la condamnation de la realpolitik menée par la France vis à vis du dictateur tunisien. Joffrin ajoute « imbécile » à ce vocable bismarckien pour bien montrer à quel point il est courroucé (« Bonjour ma colère, salut ma hargne et mon courroux, coucou ! » Pierre Desproges). Ivan Levaï bat sa coulpe sur France-Inter : « Oui, il m’est arrivé de passer des vacances au soleil de Tunisie, on se doutait bien que tout n’était pas parfait, mais etc. » Honte à Sarko, honte à MAM, honte à tous ceux qui, de Bertrand Delanoë à feu Philippe Séguin, ont montré quelque indulgence envers Ben Ali, au motif que ce dernier leur manifestait de la considération, et qu’il a rendu, ces dernières années quelques services à nos « services » en matière de lutte contre le terrorisme islamiste. Je veux bien sacrifier Michèle Alliot-Marie aux crocs acérés des pitbulls de l’édito en « une ». Proposer à un dictateur sur le reculoir de lui envoyer quelques CRS pour calmer « techniquement » une foule déchaînée relève soit du cynisme le plus total, soit de la peau de banane lancée sous les pieds de Madame le ministre par le collaborateur facétieux chargé de rédiger sa réponse à une question d’un député.

La France entretient des relations diplomatiques, fait des affaires, signe des traités avec la plupart des 192 Etats inscrits à l’ONU. Parmi ceux-ci, seule une minorité présente un bulletin satisfaisant de santé démocratique. Même Bernard Kouchner avait fini par comprendre cela, ce qui a d’ailleurs rendu plutôt inutile sa présence au gouvernement. Pour le cas de la Tunisie, la plupart des bons connaisseurs du pays se retrouvent pour estimer que la politique de développement économique menée par Ben Ali, non dépendante d’une rente pétrolière ou minière, avait fait surgir dans ce pays du Maghreb une classe moyenne industrielle et commerciale. Ce qui n’empêchait pas, bien sûr, d’énormes disparités dans les revenus et les conditions de vie, notamment dans les zones reculée du pays. On est d’accord, également, pour constater que le traitement de faveur accordé par l’UE à la Tunisie, notamment en matière de libre-échange, avait conduit le pays à s’arrimer à l’économie européenne, et à devenir le deuxième pays exportateur d’Afrique (hors hydrocarbures et ressources minières).

Enfin, le haut niveau – relatif – d’éducation de la population où l’analphabétisme, contrairement à l’Algérie et surtout au Maroc est quasi inexistant n’a pas été pour rien dans la montée des revendications démocratiques. Ce qui fait chuter les dictatures, ce ne sont pas les déclarations enflammées des dirigeants des pays démocratiques. L’Ostpolitik de Willy Brandt et d’Helmut Schmidt, poursuivie par Helmut Kohl a été plus fatale à la RDA que les imprécations anticommunistes rituelles. Chacun son boulot : la société civile des pays démocratiques et nantis a parfaitement le droit, sinon le devoir, de dénoncer tout ce qui doit l’être dans des pays qui ne sont pas dans le cadre de leurs normes. L’Etat, en revanche, doit tenir compte d’autres paramètres et de respecter l’une de ces injonctions bibliques de base : je ne suis pas le gardien de mon frère !

Bravo donc aux révoltés de Tunis qui ont réussi, sans l’aide de la France officielle, à se débarrasser d’un tyran. Nous n’y sommes pour rien, et c’est tant mieux.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:53

 

http://mediarabe.info/spip.php?article1901

 

Le point sur la Tunisie dans la confusion - (actualisation permanente)

 

Tunisie : la fin de Ben Ali. Le président se réfugie en Arabie saoudite sous conditions, laissant la Tunisie dans la confusion. A qui le tour ? Les dictateurs ne manquent pas (actualisation permanente)


Note importante à nos lecteurs : pour lire cette rubrique, il convient de l’actualiser régulièrement dans votre navigateur.


samedi 15 janvier 2011 - 10h02, par Mediarabe.info

Logo MédiArabe.Info

La chute du président Ben Ali, minute par minute. Il aurait fui son palais de Carthage dans un convoi de plusieurs hélicoptères vers Malte. L’Arabie l’accueille sous conditions. Le pouvoir est transféré à Mohammed Ghannouchi, puis à Foued Moubazaa qui vient de prêter serment et de charger Mohammed Ghanouchi de former un gouvernement d’union nationale.

Cliquez ici pour lire le point de vue de Mounir Shahhoud, un universitaire syrien Dictatures : l’illusion de l’éternité arabe

Note importante à nos lecteurs : pour lire cette rubrique, il convient de l’actualiser régulièrement dans votre navigateur.

Samedi 15 janvier - 15h45 Plusieurs sources tunisiennes accusent la garde présidentielle, qui était très proche et fidèle à Ben Ali, de pratiquer une politique de la terre brûlée. Selon les mêmes sources, des membres de la garde présidentielle auraient constitué ce que les Tunisiens appellent désormais la milice de la terreur qui multiplie les pillages. L’armée aurait arrêté plusieurs membres de ce corps présidentiel. Ces informations restent à confirmer, et il convient de les prendre avec précaution.

Samedi 15 janvier - 15h38 Sakher el-Materi, gendre de Ben Ali, dément à « Al Arabiya » les informations de la télévision tunisienne « Nessma TV » selon laquelle il aurait été arrêté à Tunis. Il affirme au contraire qu’il se trouve actuellement à l’étranger, avec sa famille.

Samedi 15 janvier - 15h31 Le quartier huppé El Menzah, à Tunis, serait littéralement pillé selon la télévision tunisienne, qui diffuse les messages de détresse des habitants appelant l’armée à les protéger.

Samedi 15 janvier - 15h25 La télévision tunisienne « Nesma TV », citée par « Al Arabiya », souligne que le gendre de Ben Ali, Sakher el-Materi, et Moucef Trabelsi, le frère de Laila Trabelsi, l’épouse de Ben Ali, ont été arrêtés à Tunis. La même source ne précise ni le lieu de l’arrestation, ni ses circonstances, encore moins la date exacte.

Samedi 15 janvier - 15h20 Un correspondant de la télévision « Al Arabiya » souligne que les prisonniers les plus dangereux détenus dans la prison de Kasserine ont été transférés par l’armée vers la prison de Kairouan. Les autres détenus auraient été libérés. Les plus dangereux sont sous haute surveillance de peur qu’une fois libres, ne rejoignent les bandes criminelles qui sèment la terreur. Plusieurs quartiers de Tunis ont en effet été pillés par des « miliciens armés ». Ce terme est de plus en plus utilisés.

Samedi 15 janvier - 15h14 La télévision tunisienne met en garde, à l’instant, d’une pénurie de carburant. Le pays risque une rupture des approvisionnements des produits pétroliers au moment où les stations service sont pillées.

Samedi 15 janvier - 15h12 L’armée tunisienne a transféré les prisonniers les plus dangereux de la maison d’arrêt de Kasserine et a libéré les autres. La télévision tunisienne diffuse des messages de détresse de la population livrée aux pilleurs.

Samedi 15 janvier - 15h05 La télévision tunisienne souligne à l’instant qu’au moins cinq quartiers de Tunis sont livrés aux bandes criminelles. Les quartiers Tadamoun, Karam et du Lac ont été pillés.

Samedi 15 janvier - 14h53 Mohammed Ghannouchi doit poursuivre les consultations politiques en vue de former son gouvernement. De nouvelles rencontres sont prévues demain dimanche avec les composantes du pays. Le nouveau pouvoir autorise les opposants exilés à rentrer en Tunisie. Mounsef Marzouki doit y retourner dès mardi prochain, et se porter candidat aux prochaines présidentielles.

Samedi 15 janvier - 14h49 Le président du Parlement tunisien, devenu président provisoire, Foued Moubazaa, vient de prêter serment. Il a affirmé que le gouvernement ayant été dissout (avant le départ de Ben Ali, NDLR), et pour assurer les services de l’Etat, il charge Mohammed Ghannouchi de former un gouvernement d’union nationale.

Samedi 15 janvier - 14h34 L’Egypte affirme observer la situation en Tunisie et respecter le choix du peuple tunisien. Selon « Al Arabiya », la France a bloqué les transferts suspects de fonds appartenant à des Tunisiens. Ce qui semble confirmer les informations de la presse française qui croit savoir (Le Parisien) que des membres du clan de Ben Ali se seraient réfugiés dans la région parisienne, notamment dans un hôtel du parc d’attraction de Disneyland de Marne-La-Vallée.

Samedi 15 janvier - 14h19 Des Saoudiens déclarent leur déception quant à l’accueil accordé par Ryad à Ben Ali. Un proche du Roi Abdallah d’Arabie et ancien rédacteur en chef du journal « Al Watan », Jamal Khachokji, affirme à l’antenne d’« Al Arabiya », avoir été « très surpris et déçu en apprenant que son pays allait recevoir et héberger un homme évincé par son peuple. Mais il reconnait que l’Arabie respecte ses traditions d’hospitalité et se tient aux côtés du peuple tunisien. Il vaut mieux pour les Tunisiens que Ben Ali ait décidé de s’enfuir au lieu de s’accrocher au pouvoir, avec les dégâts que cela aurait provoqué. De toute façon, Ben Ali doit respecter des conditions très contraignantes en Arabie », conclut-il.

Samedi 15 janvier - 14h16 La France appelle la Tunisie à organiser des élections libres et transparentes, le plus vite possible, souligne à l’instant la télévision « Al Arabiya », qui confirme par ailleurs que le bilan des incidents de la prison de Monastir a atteint 60 morts.

Samedi 15 janvier - 14h12 La France gèle tous les mouvements financiers suspects avec la Tunisie, souligne à l’instant la télévision « Al Arabiya ».

Samedi 15 janvier - 13h18 Les autorités militaires et sécuritaires tunisiennes interdisent la circulation des voitures de location dans les rues de Tunis, vraisemblablement pour éviter que les miliciens et les bandes de voleurs ne les utilisent dans leurs mouvements.

Samedi 15 janvier - 13h12 La télévision « Al Arabiya » cite des sources françaises selon lesquelles l’opposant tunisien Mounsef Marzouki, réfugié en France, s’apprête à présenter sa candidature à la présidence tunisienne. Marzouki doit quitter son exil et regagner la Tunisie dès mardi prochain, selon les mêmes sources.

Samedi 15 janvier - 13h10 Le syndicat général du Travail appelle les Tunisiens à constituer des Comités populaires afin de protéger leurs quartiers des pillages. Des sources tunisiennes accusent, sans preuves irréfutables, que des milices organisées répandent la terreur. Les miliciens armés, qui circulent en voitures en toute quiétude, seraient selon ces sources des partisans de Ben Ali et de son clan des Trabelsi, ou du moins des partisans du parti unique.

Samedi 15 janvier - 13h05 Une nouvelle prison vit une mitunerie. Après la prison de Monastir (pour les détenus de droit commun), où il y a eu autour de 60 morts, la prison de Mahdia a été attaquée. Selon des sources non encore confirmées, plusieurs dizaines de prisonniers ont perdu la vie.

Samedi 15 janvier - 12h56 Selon la télévision « Al Jazeera », le bilan de la mutinerie de la prison de Monastir a été revu à la hausse. La télévision du Qatar souligne en effet qu’au moins 57 personnes ont péri dans l’incendie, des dizaines d’autres ont réussi à s’enfuir.

Samedi 15 janvier - 12h47 L’armée tunisienne multiplie les barrages dans la capitale pour tenter de ramener le calme. Les voitures et les passants sont fouillés. On ignore si cette mesure est liée ou non à la fuite des prisonniers de Monastir ou pour tenter de mettre un terme aux pillages et de retrouver et arrêter les bandes de voleurs qui se sont répandues à Tunis et qui y ont imposé la terreur.

Samedi 15 janvier - 12h42 Des prisonniers de la maison d’arrêt de Monastir ont mis le feu à la prison pour couvrir leur fuite. Il y aurait une vingtaine de morts parmi les prisonniers, alors qu’une trentaine d’autres auraient réussi à s’enfuir à la faveur de la confusion qui règne dans le pays ces dernières heures.

Samedi 15 janvier - 12h09 Selon la télévision « Al Aabiya », un convoi de plusieurs blindés de l’armée tunisienne se dirige, en ce moment, vers le nord de la capitale Tunis. Il semble que ces blindés soient dépêchés vers le quartier présidentiel à Carthage. On ignore si ce déploiement est lié ou non à une éventuelle menace qui pèse sur le Palais présidentiel, ou au contraire pour exercer une quelconque pression sur les héritiers politiques de Ben Ali. Car, paradoxalement, les militaires ont peur du vide politique et de la confusion.

Samedi 15 janvier - 11h30 Radia Nasraoui, l’épouse de l’opposant Hamma Hammami, interrogée par « Al Arabiya », affirme que le départ de Ben Ali ne satisfait pas les opposants. Il faut que toute l’équipe issue du système doit s’en aller. Elle insiste sur la nécessité de transférer le pouvoir immédiatement au peuple et rejette l’application d’une simulacre constitution.

Samedi 15 janvier - 11h25 Les consultations politiques promises par Ghannouchi, en vue de former un gouvernement d’union nationale, sont annulées de facto, puisque Ghannouchi n’est plus président par intérim. En attendant les premières décisions de Moubazaa, nouveau président provisoire, la Tunisie vit dans un véritable chaos politique auquel s’ajoute un chaos sécuritaire dans lequel le pays est plongé depuis des semaines, et qui s’est accéléré depuis la matinée du 14 janvier (Al Arabiya).

Samedi 15 janvier - 11h17 Les manifestations semblent avoir eu raison de Mohammed Ghannouchi. Il vient de céder le pouvoir au président du Parlement, Foued Moubazaa, qui est désormais le président provisoire.

Samedi 15 janvier - 11h12 Le président du Conseil constitutionnel tunisien vient de déclarer la vacance de la présidence. Ce qui signifie que la présidence provisoire doit être transféré au président du Parlement. La télévision tunisienne annonce à l’instant que Ghannouchi a cédé le pouvoir à Foued Moubazaa, lequel doit convoquer des élections présidentielles dans un délai de 60 jours, conformément à l’article 57 de la Constitution.

Samedi 15 janvier - 10h12 Ben Ali effectue le parcours inverse de Bourguiba. Le premier président de la Tunisie indépendante s’était réfugié en Arabie, dans les années 1940, pour préparer le soulèvement de l’indépendance. Ben Ali y retourne pour s’y réfugier, chassé par l’intifada de la faim menée par son peuple, six décennies plus tard (Elaph.com).

Samedi 15 janvier - 10h07 Les émeutes se sont poursuivies la nuit dernière en Tunisie. Des commerces ont été saccagés et pillés... La colère ne baisse pas et les émeutiers refusent le transfert du pouvoir à Ghannouchi, considéré comme issu du système Ben Ali. Les forces de sécurité, l’armée et la police ont renforcé leur présence, multiplié les points de contrôle dans les grandes villes pour ramener la sécurité. Les blindés et les militaires sont très visibles, mais les émeutiers semblent déterminés à poursuivre leur mouvement contre Ghannouchi (Al Arabiya).

Samedi 15 janvier - 10h03 L’Arabie saoudite accorde l’asile politique à Ben Ali, sous conditions. Celles-ci lui ont été communiquées avant sa descente d’avion. Il serait interdits de toutes activités politiques ou publiques tout au long de son séjour saoudien. Il sera interdit de communiquer avec la presse et de rapatrier des fonds vers le territoire saoudien (Elaph.com).

Samedi 15 janvier - 01h53 Le palais royal saoudien vient d’annoncer officiellement [et avec ces termes] « l’arrivée du président tunisien Ben Ali en Arabie saoudite ». Ryad ne précise pas la ville dans laquelle Ben Ali se trouve actuellement, ni l’endroit où il doit ou peut s’établir. L’Arabie saoudite semble cependant se justifier, en affirmant qu’elle « accueille Ben Ali en raison des moments difficiles qu’il traverse ». Elle souhaite un retour au calme en Tunisie et affirme sa disponibilité à aider ce pays dans cette voie, et qu’elle « se tient aux côtés du peuple tunisien frère » (« Al Arabiya »)

Samedi 15 janvier - 00h26 L’avion de Ben Ali serait arrivé à Jeddah, en Arabie saoudite (« Al Arabiya »). On ignore s’il s’agit de la destination finale ou d’une escale.

Samedi 15 janvier - 00h13 Le nom du premier « martyr de la liberté », décédé après s’être immolé à Sidi Bouzid le 17 décembre, Mohamed Bouazizi, est désormais inscrit sur les panneaux qui portaient jusque-là le portrait de Ben Ali, dans les grandes villes tunisiennes.

Vendredi 14 janvier - 23h46 Mohammed Ghannouchi affirme, à la télévision tunisienne, avoir donné ses ordres à l’armée pour réprimer les bandes qui se livrent aux pillages. Il a affirmé qu’une cellule active 24h/24 pour prendre les doléances de la population afin de mieux les protéger et mettre un terme au chaos.

Vendredi 14 janvier - 23h35 Des hélicoptères de l’armée tunisiennes, munis de projecteurs, survolent en ce moment les quartiers qui sont livrés aux pillages.

Vendredi 14 janvier - 23h29 El-Hadi Hannachi, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Tunis, cite des sources tunisiennes non-encore confirmées, que le président déchu Ben Ali pourrait se réfugier au Qatar. Son avion, qui a refait le plein en Italie, attendrait l’autorisation pour se rendre à Doha.

Vendredi 14 janvier - 23h26 L’avion de Ben Ali a effectué une escale technique dans un aéroport italien pour s’approvisionner en carburant (« Al Arabiya »)

Vendredi 14 janvier - 23h25 Les pillages et les vols seraient l’œuvre de bandes criminelles organisées (Syndicalistes).

Vendredi 14 janvier - 23h20 Pour la presse algérienne, « le monde a assisté à la chute de Ben Ali, mais pas à celle du régime » (El-Khabar du 15 janvier). Mais selon les témoins recueillis par les correspondants étrangers en Tunisie, le jeu n’est pas encore terminé, puisque les opposants refusent la permutation entre les hommes du régime et rejettent la présidence de Ghannouchi. Un correspondant de la télévision « Al Arabiya » croit savoir que l’armée s’apprête à intervenir et à user de la force pour ramener l’ordre si les pillages se poursuivent. Ce qui menace la situation de dégénérer.

Vendredi 14 janvier - 23h10 Face au chaos qui s’empare des villes tunisiennes, des hélicoptères de l’armée survolent en ce moment la capitale, notamment pour rassurer la population. Dans plusieurs quartiers de Tunis, les habitants se sont armés de bâtons et de matraques pour protéger leurs biens (maisons, commerces et voitures notamment) contre les actes de vandalisme auxquels se livrent les jeunes. Plusieurs dizaines de jeunes s’en sont pris aux concessions automobiles appartenant à Sakher el-Meteri, gendre de Ben Ali. Les jeunes désœuvrés et chômeurs ont même démonté en pièces les voitures exposées.

Vendredi 14 janvier - 23h02 Un chaos sécuritaire règne en Tunisie. Les émeutiers semblent désormais hors de tout contrôle. Les pillages et saccages se multiplient.

Vendredi 14 janvier - 22h55 Selon « Al Arabiya », Leila Trabelsi a quitté le pays en compagnie de son mari, Ben Ali. Elle avait regagné la Tunisie, en décembre, après un séjour aux Emirats arabes unis (Dubaï). Ce soir, les langues se délient à Tunis, pour décrire « les crimes commis par les Trabelsi ». Parmi les reproches faits à Leila Trabelsi, les Tunisiens évoquent ses ingérences dans la politique et affirment qu’elle avait tous les pouvoirs de nomination et radiation, y compris dans l’administration, ainsi que la corruption, les expropriations, les transformations de terrains agricoles en zones résidentielles ou touristiques pour en tirer un meilleur profit...)

Vendredi 14 janvier - 22h49 Des manifestations dans plusieurs villes tunisiennes contre la transition du pouvoir à Ghannouchi (« Al Arabiya »).

Vendredi 14 janvier - 22h42 El-Hadi Hannachi, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Tunis, souligne à l’instant que plusieurs versions circulent quant à la fuite de Ben Ali. Parmi ces versions, l’ex-président aurait quitté le palais de Carthage en hélicoptères. Plusieurs appareils l’auraient emmené dans l’île. Pendant ce temps, son avion présidentiel quittait l’aéroport à vide, sans doute pour tromper la vigilance des Tunisiens qui étaient prêts à l’empêcher de s’enfuir. Ben Ali se dirige, à cette-ci, vers un pays du Golfe qu’on ignore pour le moment.

Vendredi 14 janvier - 22h37 Le président déchu, Ben Ali, n’a pas obtenu l’asile en France, certains plusieurs sources. Paris refuse de lui accorder l’autorisation d’atterrir. Les dernières informations soulignent que Ben Ali doit se diriger vers un pays du Golfe, mais son avion est toujours dans l’attente d’une autorisation d’atterrissage de l’une des monarchies.

Vendredi 14 janvier - 22h30 Mohammed Ghannouchi vient d’annoncer la tenue d’une réunion, demain samedi, avec les représentants des partis politiques, y compris de l’opposition, afin de former un gouvernement d’union nationale. Mais des opposants tunisiens, comme Radia Nasraoui, l’épouse de Hamma Hammami, refusent le maintien de Ghannouchi au pouvoir, puisqu’il faisait parti du régime de Ben Ali depuis des années. Le retour au calme ne semble pas pour tout de suite.

Vendredi 14 janvier - 21h10 L’armée tunisienne nettoie les rues et les murs de Tunis et détruit les portraits de l’ex-président Ben Ali, selon « Al Arabiya ».

Vendredi 14 janvier - 20h57 Selon AFP, citée par « Al Arabiya », la France se concertera avec la Tunisie avant d’accorder l’asile politique à Ben Ali, au cas où celui-ci le lui demande.

Vendredi 14 janvier - 20h57 Selon la télévision « Nesma TV », citée par « Al Arabiya », le gendre de Ben Ali et plusieurs autres proches ont été arrêtés. On ignore où et par qui, pour l’instant.

Vendredi 14 janvier - 20h50 Le pilote Kilani, commandant de l’avion de Tunis Air, qui devait assurer le vol Tunis-Lyon, affirme qu’une hôtesse de l’air l’a prévenu de la présence de membres de la belle-famille de Ben Ali à bord de l’appareil, parmi la centaine de passagers. Le pilote a refusé de s’envoler et a quitté son cockpit.

Vendredi 14 janvier - 20h49 La France reconnait le « transfert constitutionnel » du pouvoir en Tunisie et réitère sa solidarité avec le peuple tunisien dans cette période critique (« Al Arabiya »).

Vendredi 14 janvier - 20h34 Le pilote qui a refusé d’embarquer la famille Trabelsi, la capitaine Kilani, est interviewé actuellement par la télévision « Al Arabiya ». Il explique les motivations de son geste, et affirme que le peuple tunisien, saigné par la famille et le clan de Ben Ali, mérite de juger ses geôliers. « C’est pour ça que j’ai refusé de transporter les assassins », déclare-t-il, sans vouloir revendiquer un quelconque héroïsme. Il souligne que les membres de la famille Trabelsi n’étaient pas prévus sur la liste des passagers vers Lyon.

Vendredi 14 janvier - 20h27 Malte annonce à l’instant que l’avion de Ben Ali n’est pas encore autorisé à atterrir sur l’île. « Al Arabiya » affirme que l’avion libyen, transportant Ben Ali, ne fait que survoler Malte. Il pourrait se diriger vers un aéroport français. Paris s’attend en effet à l’arrivée de Ben Ali sur son territoire dans la soirée, selon « Reuter ». Par ailleurs, la France appelle les Tunisiens à travailler main dans la main avec Ghannouchi.

Vendredi 14 janvier - 20h25 Nous avons reçu plusieurs courriers électroniques de lecteurs pour nous remercier d’avoir assuré cette couverture des événements pendant l’intifada qui vient de libérer la Tunisie du régime de Ben Ali (nous restons prudents sur la réelle transformation du régime). Nos lecteurs nous interrogent sur les prochaines dictatures qui pourraient tomber, et sur les prochains peuples qui pourraient recouvrer la liberté et retrouver goût à la vie. Nous ne pouvons qu’approuver leurs souhaits, avec une pensée spéciale pour le peuple syrien frère, damné par la dictature du Baas depuis 1963. Nous souhaitons aux Syriens beaucoup de chance dans l’accession à leur liberté et nous nous interrogeons sur la destination que pourrait prendre Bachar al-Assad le jour où il sera évincé.

Vendredi 14 janvier - 20h20 El-Hadi Hannachi, correspondant de la télévision « Al Arabiya » à Tunis, rappelle qu’au début des années 1970, Ben Ali avait un rôle central dans la tentative d’union entre la Libye et la Tunisie, tentative avorté par Bourguiba. En décembre dernier, dès l’éclatement de l’intifada à Sidi Bouzid, la Libye avait ouvert ses frontières et proposé des emplois aux Tunisiens pour soulager Ben Ali, en vain. Lors de ses discours, Ben Ali a remercié Kadhafi. Tous ces éléments permettent à Hannachi de conclure que la Libye ne pouvait que sauver Ben Ali et lui assurer la sécurité et le transfert vers Malte..

Vendredi 14 janvier - 20h13 Mohammed Ghannouchi aurait déjà entamé des concertations avec les dirigeants des partis politiques et les composantes de la société civile.

Vendredi 14 janvier - 20h05 Les autorités aériennes de Malte confirment à l’instant que l’avion de Ben Ali survole actuellement l’espace de Malte, en direction du nord de l’île (« Al Arabiya »).

Vendredi 14 janvier - 20h01 Des membres de la famille Trabelsi ont tenté de prendre la fuite entre 17h00 et 18h00, à bord d’un vol régulier vers Lyon. Le pilote a refusé de s’envoler et a prévenu l’armée qui a fermé l’espace aérien. Plusieurs membres de la famille Trabelsi (la famille le Leila Trabelsi, l’épouse de Ben Ali) ont ainsi été arrêtés. Pendant ce temps, plusieurs villas de la famille, de la banlieue nord de Tunis, ont été vandalisées et incendiées. Leila Trabelsi aurait, quant à elle, fui le pays depuis plusieurs jours et se trouverait à Dubaï, selon la télévision « Al Arabiya ».

Vendredi 14 janvier - 19h59 Ben Ali a fui Tunis à bord de son avion présidentiel depuis la base militaire de l’aéroport de Tunis-Carthage, vers 17h00, en direction du sud du pays. Il est ensuite passé en Libye, par voiture. Les Libyens ont alors pris en charge son transfert vers Malte.

Vendredi 14 janvier - 19h58 La presse, et les médias libres en particulier, considérés comme l’ennemi juré de Ben Ali, qui a imposé un verrouillage hermétique dans son pays, aura eu raison du dictateur. Selon un Tunisien interrogé par « Al Arabiya », c’est en effet grâce à la mobilisation médiatique que l’intifada entamée le 17 décembre à Sidi Bouzid a pu prendre une forme et une ampleur qui ont renversé le président.

Vendredi 14 janvier - 19h52 Selon la télévision « Al Arabiya », le président par intérim, Mohammed Ghanouchi, pourrait céder le pouvoir à son tour au président du Parlement, dans les jours à venir, conformément à l’article 57 de la Constitution. Les spécialistes divergent en effet sur l’application des deux articles 56 et 57 de celle-ci. En attendant, tous les acteurs tunisiens souhaitent que Ben Ali abandonne définitivement l’idée d’un retour au pouvoir, et réclament l’abolition du régime policé qu’il avait installé depuis les années 1980, bien avant sa prise du pouvoir en 1987.

Vendredi 14 janvier - 19h45 Des tirs auraient visé des citoyens tunisiens à Karem el-Gharbi, au nord de Tunis, selon « Al Arabiya ». El-Hadi Hannachi, correspodnant de la télévision à Tunis, affirme que l’article 56 de la Constitution transfert tous les prérogatives du Président de la République, à l’exception de la dissolution du Parlement et le commandement de l’armée. Par ailleurs, un spécialiste tunisien des affaires constitutionnelles, interrogé depuis Rome, affirme que « le transfert du pouvoir est anticonstitutionnel. Il affirme que Ghannouchi s’est lui-même attribué le pouvoir en lieu et place du Président, qui aurait dû signer et publier un décret dans ce sens. Dans le cas actuel, il faut appliquer l’article 57 de la Constitution au profit du président du Parlement ». Il dénonce la fuite de Ben Ali : « il a quitté le bâteau dont il était le capitaine alors qu’il aurait dû rester à bord et tenter de le sauver ».

Vendredi 14 janvier - 19h33 Alors que la Tunisie vit dans la crainte de représailles contre le clan de Ben Ali, des sources non encore confirmées soulignent (à « Al Arabiya »)que le départ de Ben Ali n’aurait été possible sans l’armée. Car, selon les mêmes sources, des militaires auraient été héliportés dans l’enceinte du palais de Carthage pour exercer des pressions sur l’ex-président, et le pousser à quitter le pouvoir. Mais d’autres sources soulignent au contraire que l’armée a connu un mouvement de grogne qui menaçait le régime dans son ensemble.

Vendredi 14 janvier - 19h29 La Maison-Blanche regrette que des actes de violence se poursuivent en Tunisie, et invite les autorités à respecter scrupuleusement les droits de l’homme et à garantir les libertés. Les Américains appellent le nouveau pouvoir à respecter également les engagements pris par Ben Ali, quelques jours avant son départ.

Vendredi 14 janvier - 19h27 Selon des sources citées par la télévision « Al Arabiya », le président Ben Ali n’a pas officiellement démissionné. Il a simplement confié ses pouvoirs, à titre provisoire. Mais d’autres sources affirment que si Ben Ali n’exerce pas ses prérogatives pendant quelques jours, il sera officiellement considéré comme démissionnaire.

Vendredi 14 janvier - 19h26 Les Etats-Unis réagissent aux événements en Tunisie. La Maison-Blanche souligne en effet que « le peuple tunisien a le droit légitime de choisir ses dirigeants et ses représentants » (« Al Arabiya »)

Vendredi 14 janvier - 19h24 Un responsable du syndicat général du Travail regrette que Ghannouchi ait utilisé le terme provisoire. Après avoir salué les « martyrs de la liberté », tombés depuis le décès de Sidi Bouzid, le 17 décembre, le syndicaliste réclame « un changement profond et général, et non pas une simple permutation ». Il demande que « Ben Ali soit jugé pour avoir volé son peuple pour s’enrichir et enrichir les siens ».

Vendredi 14 janvier - 19h15 Paris dément l’arrivée de Ben Ali en France, selon Reuter, cité par la télévision « Al Arabiya ».

Vendredi 14 janvier - 19h14 Ben Ali part, mais les problèmes demeurent. En effet, bien qu’ils affirment faire confiance au nouveau président par intérim, Ghannouchi, les intervenants tunisiens interrogés par la télévision « Al Arabiya » n’ont pas de réponses aux questions délicates héritées de Ben Ali. Qui devra juger et trancher les dossiers de corruption attribuée à la famille et au clan de l’ancien président ? Qui va indemniser les familles des victimes tombées depuis le 17 décembre dernier ? Qui encore prendra en charge les pertes économiques et les dégâts dus aux émeutes ? Enfin, comment le nouveau pouvoir consolidera-t-il la cohésion nationale pour empêcher toute tentative de récupération par les radicaux ? Al-Qaïda au Maghreb Islamique a d’ores et déjà tenté de s’ingérer dans la crise en appelant, la nuit dernière, les Tunisiens et les Algériens à renverser les régimes en place, et non pas à y remplacer les personnes. En attendant d’y voir plus clair, les intervenants redoutent que le retour au calme ne soit pas rapide, comme ils le souhaitent.

Vendredi 14 janvier - 19h01 L’armée a ordonné aux policiers déployés dans la région de Kasserine de regagner leurs casernes.

Vendredi 14 janvier - 18h59 Des émeutiers ont pillé des entrepôts et des voitures appartenant au gendre du président déchu, Sakher el-Meteri.

Vendredi 14 janvier - 18h57 Dans son allocution télévisée, le nouveau président, Ghannouchi, a souligné que « l’article 56 de la Constitution stipule que le pouvoir présidentiel sera assuré par le Premier ministre si le Président en est empêché. Et comme le président Ben Ali est momentanément indisponible, l’assure les fonctions présidentielles et j’appelle tous les Tunisiens et Tunisiennes, de toutes les sensibilités, à se serrer les coudes pour ramener le calme ». Des sources tunisiennes soulignent que l’indisponibilité de Ben Ali est expliquée, officiellement, par le fait qu’il est en visite touristique en France !

Vendredi 14 janvier - 18h51 Confusion à Tunis : quelle constitution a-t-elle été respectée ? La Constitution est diversement interprétée entre ceux qui préfèrent une présidence intérimaire du président du Parlement, Foued Moubazaa, au terme de laquelle des élections présidentielles seront organisées (entre 40 et 60 jours), et ceux qui privilégient le transfert du pouvoir au Premier ministre (conformément à la Constitution réformée). Mais il semble que Mohammed Ghannouchi recueille un consensus national. C’est un économiste de renommée ayant une bonne appréciation à l’étranger, notamment au FMI et à la Banque mondiale.

Vendredi 14 janvier - 18h46 La télévision tunisienne a souligné que conformément au désir du peuple tunisien, le Président Ben Ali a cédé le pouvoir à son Premier ministre Mohammed Ghannouchi, désormais Président par intériem.

Vendredi 14 janvier - 18h44 Ben Ali s’est rendu à Malte, sous protection libyenne, affirme à l’instant la télévision « Al Arabiya ».

Vendredi 14 janvier - 18h43 Le Premier ministre Ghannouchi annonce qu’il sera le président par intérim, conformément à l’article 56 de la Constitution.

Vendredi 14 janvier - 18h42 Le site « Elpah.com », qui était interdit en Tunisie jusqu’à hier soir, titre à l’instant : « chute du petit dictateur de Tunisie ».

Vendredi 14 janvier - 18h34 Des informations non-encore confirmées font état du départ de la famille et de la belle-famille de Ben Ali de Tunis, à bord de trois avions distincts, jeudi matin à l’aube, en toute discrétion. Hier, plusieurs sites avaient relayé une information affirmant que la famille Trabelsi s’est enfuie vers le Canada, où plusieurs ressortissants tunisiens se seraient rassemblés devant l’aéroport pour accueillir les fuyards à leur façon.

Vendredi 14 janvier - 18h32 Si l’information concernant la fuite de Ben Ali et de la formation d’un Conseil de commandement comprenant six personnes dont le chef de l’état-major de l’armée de terre, Rachid Ammar, se confirme, la Tunisie devra alors se diriger vers des élections présidentielles dans les 40 jours, période au cours de laquelle le pouvoir sera assuré par le chef du Parlement.

Vendredi 14 janvier - 18h28 Selon la télévision « Al Arabiya », le président Ben Ali a quitté le pays, cet après-midi, à 17h00. Il a cédé le pouvoir au président du Parlement, Foued Mebazaa. Celui-ci dirigera le pays à la tête d’un conseil de six personnes dont on ignore encore la composition. On ignore également la destination vers laquelle Ben Ali s’est enfui. Selon « Al Arabiya », ce scénario a fait l’objet de tractations et d’un accord de sortie de crise, mais on ignore avec qui l’accord a été négocié.

Vendredi 14 janvier - 18h20 Selon « Al Arabiya », le président du Parlement tunisien, Foued Mebazaa, sera nommé président de la République par intérim. Il annoncera les modalités d’organisation des élections législatives anticipées, ainsi que des élections présidentielles.

Vendredi 14 janvier - 18h08 Selon la télévision d’Etat tunisienne, une annonce d’une grande importance doit intervenir sous peu. Selon le correspondant de la télévision « Al Arabiya », le président Ben Ali en personne devrait intervenir en direct depuis le palais présidentiel de Carthage dans les minutes ou les heures qui viennent.

Vendredi 14 janvier - 18h06 Les partis de l’opposition tunisienne demandent à Paris d’intervenir pour obliger Ben Ali à quitter le pouvoir.

Vendredi 14 janvier - 18h05 L’armée tunisienne contrôle les principales artères de Tunis, l’aéroport et les principaux axes du pays. L’état d’urgence a confié la sécurité à l’armée.

Vendredi 14 janvier - 18h03 Les tours opérateurs affirment que plus de 5.000 touristes européens sont actuellement en Tunisie. La Grande-Bretagne cherche d’en évacuer près de 2.000 selon « Al Arabiya ».

Vendredi 14 janvier - 17h53 Fermeture de l’espace aérien. L’armée contrôle l’aéroport. Selon « Al Arabiya », l’armée tunisienne a pris le contrôle de l’aéroport international, et les autorités ont fermé l’espace aérien. Ces mesures pourraient être le prélude d’un coup de force des militaires pour éradiquer l’intifada tunisienne, ou destinées à préparer la fuite du président et/ou de sa famille et de son clan.

Vendredi 14 janvier - 17h37 Paris et Londres appellent leurs ressortissants à éviter de se rendre en Tunisie. Selon « Al Arabiya », la France et la Grande-Bretagne viennent de déconseiller fortement à leurs ressortissants de se rendre en Tunisie. Londres avait évacué près de 1.800 touristes britanniques, selon les informations diffusées en fin de matinée. Cet appel à la prudence intervient alors que les affrontements se répandent, avec leur lot de victime dont un photographe de presse, de nationalité française. Le site « Elaph.com » affirme que le président Ben Ali tente de mettre sa famille en sécurité, à l’étranger, pour éviter un scénario à la Ceaucescu, en Roumanie. Mais un journaliste tunisien avait affirmé, plus tôt, que des membres de la belle-famille de Ben Ali (les Trabelsi) ont été interdits d’embarquer vers Lyon. Le correspondant de la télévision « Al Arabiya » souligne à l’instant que le chaos se généralise dans le pays, des jeunes pillent les commerces, notamment à l’ouest de la capitale, ainsi que des entrepôts appartenant aux proches du président et au clan Trabelsi. Les Tunisiens ont désormais peur pour leur sécurité et leurs biens.

Vendredi 14 janvier - 17h15 L’usage des armes en cas de non respect de l’autorité. Selon la télévision tunisienne, citée par « Al Arabiya », les policiers et militaires ont l’autorisation de faire usage de leurs armes si leur autorité n’était pas respectée et leurs ordres bafoués. La télévision souligne par ailleurs que le couvre-feu, sur tout le territoire, sera imposé entre 17h et 7h du matin.

Vendredi 14 janvier - 17h09 Les opposants pressentis pour des postes ministériels. Le premier ministre sortant, Mohammed Ghannouchi, a été reconduit et chargé de former un nouveau cabinet, vraisemblablement d’union nationale. D’ores et déjà, les noms de Najib Chabbi et Mustapha Ben Jaafar, deux opposants, sont pressentis pour faire leur entrée dans le gouvernement. La télévision d’Etat tunisienne annonce que l’Etat d’urgence a été décrété sur tout le territoire national, et de ce fait, tout attroupement de plus de trois personnes sera interdit.

Vendredi 14 janvier - 16h51 Un journaliste français touché à Tunis. Selon la télévision « Al Arabiya », une première victime étrangère a été signalée à Tunis. Après deux européens d’origine tunisienne tuées ces derniers jours, un journaliste français travaillant comme photographe pour l’agence United Press Service (UPS), a été grièvement blessé et évacué à l’hôpital. Il a été touché lors des affrontements de l’avenue Bourguiba.

Vendredi 14 janvier - 16h48 Des responsables du RCD annoncent leur démission. Des parents de Ben Ali interdits de rejoindre la France. Après l’ambassadeur de Tunisie à Genève, auprès de l’UNESCO, qui aurait présenté sa démission, des cadres moyens et des responsables du parti au pouvoir à Tunis, le RCD, auraient à leur tour annoncé qu’ils se désolidarisent avec le régime. Des sources tunisiennes affirment en effet que ces dissidences se multiplient. Ce qui semble attester du chaos qui s’installe dans le pays à la faveur de profondes divergences au sein du RCD quant à la politique à adopter. Un collectif de journalistes tunisiens prennent également leur distance et ont quitté la télévision, qui ne diffusent plus des directs, selon un intervenant sur « Al Arabiya ». D’ailleurs, les violences se poursuivent à Tunis. La police poursuit et charge les manifestants dans l’avenue Bourguiba et les rues adjacentes. Jamal Al-Arfaoui, un journaliste intervenant sur « Al Arabiya », vient d’affirmer que l’équipage d’un avion en partance de Tunis vers Lyon, a refusé l’embarquement à bord de parents du président Ben Ali.

Vendredi 14 janvier - 16h07 L’opposition accuse le ministère de l’Intérieur d’avoir commis un massacre et parle de journée décisive pour la Tunisie et toute la région. Bouchra Benhajj Hamida, une opposante tunisienne interrogée par la télévision « Al Arabiya », affirme à l’instant que la manifestation organisée devant le ministère de l’Intérieur était pacifique, regroupant des citoyens, mais également des médecins, des avocats, des commerçants venus protester contre la répression des dernières semaines. Les manifestants étaient calmes jusqu’à ce que des policiers en motos ont attaqué le cortège et lancé des bombes lacrymogènes, sous le prétexte fallacieux de protéger le ministère, alors que personne ne s’attaquait ou ne voulait s’y attaquer. Hamida attribue l’entière responsabilité de ce massacre gratuit au ministère de l’Intérieur.

D’autres intervenants, interrogés par « Al Arabiya », affirment que la révolution est en marche et rien ne l’arrêtera. Cette journée sera décisive pour la Tunisie, pour le Maghreb et pour tous les pays arabes. Puisque le gouvernement sera renversé aujourd’hui, et des réunions sont actuellement en cours pour préparer l’annonce d’un gouvernement d’union nationale. Un journaliste tunisien, questionné par la télévision, prévoit un nouveau discours de Ben Ali, avant ce soir, pour annoncer et reconnaitre la chute du gouvernement. Cet intervenant redoute cependant l’absence de dirigeants pour canaliser la révolution en marche et redoute l’annonce d’élections législatives anticipées dans des délais brefs. Car les candidats n’auront pas le temps de se présenter et de présenter leur programme, et la Tunisie risque alors de vivre un scénario semblable à celui de l’Algérie en 1991, soit avec les sortants qui se recyclent, soit avec des islamistes qui peuvent exploiter le mouvement. Selon le correspondant d’« Al Arabiya », une vive tension règne en Tunisie où les événements semblent échapper à tout contrôle.

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:46


 

lepoint.fr

 

par Tarek Amara et Christian Lowe

TUNIS (Reuters) - Au lendemain de la fuite de Zine ben Ali, qui avait gouverné le pays d'une poigne de fer durant plus de 23 ans, la Tunisie était étroitement quadrillée samedi par les forces de sécurité, mais l'ordre constitutionnel semble désormais prévaloir, en dépit de troubles persistants çà ou là.

Vendredi, au terme de quatre semaines d'émeutes sanglantes contre son régime, Ben Ali a quitté le pays et s'est réfugié en Arabie saoudite, avec sa femme, la France lui ayant refusé l'asile. En vertu d'un article de la constitution, ses prérogatives ont été confiés à titre provisoire à son Premier ministre, Mohamed Ghannouchi.

Mais la situation institutionnelle du pays a changé et le Conseil constitutionnel, constatant samedi la vacance de la présidence, a estimé qu'en vertu de la loi fondamentale tunisienne, il revenait au président du parlement, et non au Premier ministre, d'assurer l'intérim. Une élection présidentielle doit en outre se tenir dans les deux mois.

Fouad Mebazaa, président de la Chambre des députés, a prêté serment samedi dans l'après-midi et confié à Mohamed Ghannouchi la tâche de former un gouvernement de coalition.

Honorant sa promesse de la veille, où, comme éphémère président provisoire, il avait promis de consulter les leaders de l'opposition, ce dernier a accepté de diriger une coalition jusqu'à l'organisation du scrutin, a révélé un des leaders de l'opposition.

"HEUREUX D'ÊTRE LIBRES APRÈS 23 ANS"

Tunis restait étroitement quadrillée samedi par la police et l'armée au lendemain des violentes émeutes qui ont couronné un soulèvement contre le régime déclenché par le suicide, dans la ville centrale de Sidi Bouzid, d'un jeune diplômé que le chômage avait réduit à devenir marchand des quatre saisons.

Des barrages de l'armée interdisaient l'accès à l'avenue Habib Bourguiba, la principale artère de la capitale, où les portraits géants de Ben Ali ont été décrochés symboliquement de la façade du siège de son puissant Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti qui monopolise le pouvoir.

Cette "Révolution du jasmin", comme l'a surnommée la jeunesse tunisienne qui en a été le moteur, n'a à aucun moment brandi l'étendard de l'islamisme, contre lequel Ben Ali était considéré comme un rempart par des pays occidentaux qui ont, du coup, longtemps fermé les yeux sur ses atteintes aux libertés publiques.

Mais ce soulèvement a eu un prix: des dizaines de morts, pour la plupart tombés sous les balles de la police à la botte de l'ex-autocrate dont toute la carrière s'est effectuée au sein de l'armée et de la sécurité avant qu'il ne devienne Premier ministre et ne dépose en 1987 Habib Bourguiba pour "sénilité".

Le tombeur du premier président de la Tunisie avait alors promis un pluralisme qui ne s'est jamais concrétisé. "Nous sommes heureux d'être libres après 23 ans de prison", confie une Tunisois, Fahmi Bouraoui, en sirotant un "kaoua" au café Mozart, un des rares commerces de la ville qui a rouvert dans la matinée.

Des centaines de militaires, appuyés par des chars et des blindés, quadrillaient le centre de la capitale, encore jonché des débris et stigmates des violences, des pillages et des actes de vandalisme de la veille. Un hélicoptère militaire survolait la ville en permanence.

Mais ce dispositif n'a pas empêché des voitures de personnes armées - sans doute des miliciens ou des policiers fidèles au président en fuite - de tirer au hasard sur des bâtiments et des attroupements. De leur côté, certains manifestants disaient ne pas vouloir relâcher leur mouvement tant que le régime ne se sera pas effondré.

"Nous reviendrons dans les rues (...) pour poursuivre cette désobéissance civile jusqu'à ce que ce régime parte. La rue a parlé", confie Fadehel bel Taher, dont le frère figure parmi les dizaines de victimes de la répression policière du mois écoulé.

"L'HEURE EST À LA DISCUSSION"

En province, une mutinerie à conduit à l'incendie de la prison de Monastir, sur la côte est, qui a fait 42 morts et a donné l'occasion à des dizaines de détenus de fuir, rapporte l'agence de presse officielle Tap. A Mahdia, un peu plus au sud, plusieurs dizaines de détenus ont été tués lors d'une évasion collective, rapporte des témoins.

L'espace aérien tunisien a été rouvert samedi après avoir été brièvement fermé la veille lors de la fuite de Ben Ali, dont certains membres de la famille, accusée notoirement de corruption, ont été, selon Ghannouchi, arrêtés.

Parmi les personnalités consultées par ce dernier en vue de former un gouvernement de coalition, figure Nadjib Chebbi, un avocat considéré en Occident comme une des figures les plus crédibles de l'opposition.

"C'est un moment crucial. Un changement de région est en cours. L'heure est à la succession", a confié le dirigeant du Parti démocrate progressiste (PDP) à une chaîne de télévision française. "Cela doit conduire à de profondes réformes, à réformer la loi et à permettre au peuple de choisir.

"Nous avons discuté de l'idée d'un gouvernement de coalition et le Premier ministre a accepté notre requête", a déclaré à l'agence Reuters Moustapha Ben Jaafar, du Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL). "Demain (dimanche), il y aura une autre réunion avec l'objectif de sortir le pays de cette situation et d'obtenir de véritables réformes. Les résultats de ces discussions seront annoncées demain", a-t-il ajouté.

Marc Delteil pour le service français, édité par Henri-Pierre André

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:42

 

 

Banner Alain Rubin

 

Iran, Algérie,Tunisie..........suite .....Par Alain Rubin

 

Par Alain Rubin

Pour aschkel.info et lessakele

 

>Iran, Algérie, Tunisie… Par Alain Rubin

 

 

Depuis la publication de l'article ci-dessus , la situation tunisienne a évolué. La crise révolutionnaire est devenue révolution. La population a renversé le pouvoir ; le chef, Ben Ali, a fui. Situation révolutionnaire classique…


Ici, il est de bon ton, dans les médias, de traîner Ben Ali dans la boue… Il devient le fusible, le méchant corrompu, tandis que, pour l’instant, Kadhafi, Bouteflika, Bachar,… ils restent des « bons », des gens toujours fréquentables. Quant à Ahmadinejad, les médias continuent de n’être pas au courant des grèves massives bloquant des secteurs de l’économie avec le soutien de toute la population. La crise iranienne mine les sommets, même les Pasdaran et les Bassidji, mais rien ne transparaît ici. Le sort des syndicalistes emprisonnés n’intéresse toujours pas.


Dans quel sens les choses vont-elles évoluer en Tunisie ?


Le premier ministre de Ben Ali n’a pu devenir le successeur, le pouvoir lui a glissé entre les mains. C’est Foued Moubazza, le Président du parlement, qui constitue l’organe gouvernemental. Pour combien de temps ? Quelques heures ? Quelques jours, plus ?


Vendredi, la centrale ouvrière appelait à un changement en profondeur du point de vue des besoins du peuple.


Samedi, en début d’après-midi, l’Union Générale des Travailleurs de Tunisie (UGTT, la centrale syndicale fondée par des militants ouvriers syndicalistes proches d’Habib Bourguiba), lançait un appel à la population confrontée un peu partout au pillage et au banditisme.  L’organisation ouvrière appelle à former dans tous les quartiers des comitépopulaires pour que la population se protège par elle-même.


 Ces comités vont-ils se constituer ?


Comment vont-ils fonctionner ?  Vont-ils se limiter à la question vitale, immédiate, de la sécurité ? Vont-ils fédérer leur action et lui donner un caractère « soviétique », au sens du Soviet de 1905 puis des soviets de février 1917 en étendant les questions d’ordre à celles du ravitaillement et de la remise en route des activités productives ?


Ce matin, on nous signale qu’il y a eu, ici et là, des heurts, avec tel Imam. Ces discussions plutôt vives l’ont contraint à fermer la mosquée où ont eu lieu les incidents. On redoute bien évidemment les éléments islamistes.


 

Ce soir, sur la cinq, Paul Amar organisait une émission télévisée largement consacrée à la Tunisie.

 


Deux intervenants tunisiens sont intervenus devant les caméras. Mezri Haddad ambassadeur démissionnaire à l’UNESCO et Sohayr Belhassen,  l’épouse d’un opposant à Ben Ali.


Paul Amar leur demandera s’ils ne redoutaient pas l’irruption de l’islamisme ?


Pour l’ancien ambassadeur, se réclamant du bourguibisme historique, le risque est réel «  je crains beaucoup l’intégrisme religieux ; je redoute un processus à la manière du FIS avec les effets que l’on sait, plus de cent mille morts je crois ».


Par contre, pour l’épouse de l’opposant à Ben Ali, le risque ne serait pas réel. Elle n’a pas vu de« barbus dans les manifestations rassemblant jusqu’à dix ou douze mille personnes… les revendications ne sont pas intégristes ».


Mon article revient principalement sur l’Iran. Alors reparlons encore d’Iran, pour parler de la Tunisie entrée en révolution.


En 1979, les masses iraniennes, même en allant dans les mosquées pour se réunir face à la savak qui tenaient les rues, ne le faisaient pour avancer des revendications religieuses intégristes. Elles ne luttaient par contre la monarchie pour vivre sous la dictature de la charia, encore moins pour subir les vexations et les violences quotidiennes de la police religieuse.


La masse, celle qui par la grève générale fera passer l’armée du côté de la population, formulait des demandes politiques démocratiques, posait des revendications nationales (Kurdistan) et avançait des revendications sociales, en particulier des revendications ouvrières de liberté syndicale, de meilleur niveau de vie, de droits au travail. Nous le voyons, rien de commun avec le contenu de la « révolution islamique »…


La révolution iranienne a été étouffée par la contre révolution de la charia. Toutes les organisations ont été détruites ou réduites à la plus totale clandestinité ; le Toudeh (parti stalinien iranien) a passé de vie à trépas ; les groupes et organisations maoïstes (Fidaï et Moudjahiddines du peuple) ont disparus ou été réduits à l’action armées dans des maquis ou limités à une action politique extérieure ; trotskistes du PST qui ont disparu, jusqu’à leur souvenir. La potence des Ayatollahs a réglé les problèmes de la Démocratie voulue par les Iraniens, un peuple cultivé pourtant.

 

RUBIN  15 janvier 17h 40

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14 janvier 2011 5 14 /01 /janvier /2011 11:19


 

Tunisie : pour le syndicat des Travailleurs, les initiatives du pouvoir interviennent très tard. Washington conseille à ses ressortissants d’éviter la Tunisie


jeudi 13 janvier 2011 - 19h28
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Selon la télévision « Al Arabiya », le syndicat des Travailleurs attribue au président Ben Ali l’entière responsabilité de la situation dans le pays. Pour les syndicalistes, « les initiatives du pouvoir interviennent trop tard. Il aurait fallu s’occuper de la situation avant l’explosion. Ce qui se passe aujourd’hui est une véritabble révolution et une intifada ».

« Al Arabiya » souligne par ailleurs que des tirs sont entendus actuellement dans le quartier Tadamoun, à Tunis, et dans sa banlieue, où des morts et des blessés sont signalés. Une autre victime est tombée sous les balles de la police dans le quartier Lafayette, au cœur de Tunis, souligne encore la télévision. L’aggravation de la situation a poussé le Département d’Etat américain à conseiller aux ressortissants américains à éviter de se rendre en Tunisie.


 

Tunisie : le premier ministre rencontre des dirigeants de l’opposition. Rumeurs sur la démission du ministre des Affaires étrangères
jeudi 13 janvier 2011 - 17h22
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Selon la télévision « Al Arabiya », le Premier ministre tunisien, Mohamed Ghannouchi, a reçu trois responsables de partis d’opposition, pour tenter de sortir le pays de la crise dans laquelle il s’enfonce tous les jours davantage, avec la radicalisation des émeutes et le renforcement de la répression. Aujourd’hui, le bilan des affrontements varie, selon les sources, entre 12 16 morts (16 selon la télévision « Al Jazeera »). On ignore si la tentative du Premier ministre sera vouée à l’échec ou s’il parviendra à désamorcer la crise et sauver ce qui peut encore l’être. Car la confiance semble rompue entre le régime et les forces de l’ordre d’une part, et la population d’autre part. Par ailleurs, des rumeurs ont circulé annonçant la démission du ministre des Affaires étrangères, Kamel Morjane. Des rumeurs qui ne sont pas encore confirmées ou infirmées. Ce qui est certain, c’est que le président Ben Ali doit s’adresser à la Nation, dans un discours télévisé prévu ce soir.

 

Tunisie : le Parlement demande le déploiement de l’armée dans tout le pays
jeudi 13 janvier 2011 - 16h06
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Selon la télévision « Al Arabiya » souligne à l’instant que le Parlement tunisien vient de demander l’intervention de l’armée pour mettre un terme à l’insurrection. Selon la même source, les députés réclament le déploiement de l’armée partout dans le pays. D’une part, la police semble débordée par l’ampleur des manifestations, et d’autre part, une police qui tire à balles réelles sur les manifestants aura du mal à rétablir l’ordre et le contact avec ses victimes.

 

 

Tunisie : une seconde victime tombe sous les balles de la police à Tunis. Arrêt des transports en commun
jeudi 13 janvier 2011 - 15h45
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Selon « Al Arabiya », une deuxième victime, tombée sous les balles de la police, vient d’être recensée dans le quartier Lyon, au centre de Tunis, où la police encercle les manifestants en ce moment. En outre, la même source affirme que les services des transports en commun ont été suspendus dans le sud et l’ouest de la capitale. On ignore si cette interruption est due à la situation insurrectionnelle, ou si elle vise à empêcher la population à rejoindre les manifestations du centre ville.

 

Tunisie : un mort dans le quartier Lyon, des blessés à Lafayette. Oussama Ramadani, nouveau conseiller de Ben Ali
jeudi 13 janvier 2011 - 15h27
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Au moins une personne a été tuée par balles, dans le quartier Lyon, au centre de Tunis. Plusieurs autres manifestants auraient été blessés dans le quartier Lafayette, toujours dans la capitale tunisienne. Pendant ce temps, le président Ben Ali a nommé Oussama Ramadani (Romdhani) comme conseiller spécial (selon la télévision « Al Arabiya »).

 

Tunisie : les ONG parlent de 66 morts. Le gendre du président dément sa fuite


jeudi 13 janvier 2011 - 14h10
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Alors que plusieurs ONG des droits de l’homme revoient à la hausse du bilan des émeutes et de la répression en Tunisie, établi déjà à 66 morts, la télévision « Al Arabiya » a diffusé à l’instant des extraits d’une interview obtenue vraisemblablement par téléphone muni d’une caméra avec le gendre du président Ben Ali, le député Sakher el-Materi. Celui-ci affirme avoir participé ce matin à la réunion du Parlement, au cours de laquelle il a vivement dénoncé la mauvaise couverture médiatique des événements. Démentant avoir fui le pays, el-Materi a évoqué le développement économique de la Tunisie, sous Ben Ali, et regretté que les émeutiers détruisent l’outil de production national. Dans cet extrait, el-Materi parait converser au téléphone avec des correspondants qu’il cherche à convaincre de réinvestir leurs bénéfices en Tunisie.

 

Tunisie : Thala enterre ses morts, mais les émeutes se répandent ailleurs
jeudi 13 janvier 2011 - 12h21
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Selon la télévision « Al Arabiya », pendant que Thala (région de Kasserine, dans le centre-ouest) enterre la victime tombée hier, les émeutes se sont encore répandues dans d’autres villes du pays. La télévision précise en effet que des affrontements sont enregistrés à Hamam Chatt, Nabeul et Solimane.

 

Tunisie : De nouvelles émeutes en banlieue de Tunis. L’armée se retire de la capitale, remplacée par des unités spéciales de la police
jeudi 13 janvier 2011 - 11h32
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Selon la télévision « Al Arabiya », de nouvelles émeutes ont éclaté dans les banlieues de Tunis, où des bâtiments administratifs et des véhicules officiels, appartenant notamment aux services municipaux, ont été incendiés. En outre, citant AFP, la télévision affirme que l’armée tunisienne s’est retirée des points stratégiques qu’elle occupait depuis hier, autour des centres névralgiques (des banques, le siège de la radio et de la télévision et les ministères). Des unités spéciales de la police tunisienne auraient remplacé l’armée. Le retrait de celle-ci signifie-t-il que l’armée désavoue la politique du régime ? Que les militaires entrent en désobéissance ? Ou relève-t-il tout simplement d’une tentative de désamorcer la crise ? Des questions que tous les Tunisiens et les observateurs se posent à présent.

 

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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