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3 janvier 2011 1 03 /01 /janvier /2011 11:56

Daniel
 Pipes

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Pourquoi un non Américain devrait-il promouvoir les intérêts américains?

par Daniel Pipes


1er janvier 2011


http://fr.danielpipes.org/blog/2011/01/promouvoir-les-interets-americains

Version originale anglaise: Why a Non-American Should Promote American Interests


Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Lors de la fondation du Middle East Forum en janvier 1994, j'ai choisi le slogan "Promouvoir les intérêts américains", car j'ai été frappé par le fait que la participation américaine, dans les accords d'Oslo qui venaient tout juste d'être conclus et dans d'autres actes de diplomatie au Moyen-Orient, avait tendance à ne pas tenir compte des intérêts des États-Unis. Cette même lacune existait, à un degré un peu moindre, également dans la politique américaine vis-à-vis du Liban, de l'Arabie saoudite et de l'Iran. Dans les cas cités, Washington semblait trop préoccupé par le bien-être de ces pays et pas assez par les intérêts des États-Unis.

Michael Mandelbaum a bien saisi l'esprit de cette tendance, en 1996, en lui donnant le sobriquet, de façon moqueuse mais juste, de « politique étrangère comme travail social ». Cette approche a atteint le point culminant de l'horreur avec l'opération bizarrement nommée "Opération liberté irakienne"de 2003. J'ai critiqué cette approche sous [le gouvernement de] George W. Bush, déplorant que les guerres d'Afghanistan et d'Irak "soient jugées plus en fonction du bien-être social apporté aux vaincus qu'en fonction des gains procurés aux vainqueurs."

"Promouvoir les intérêts américains" sert de correctif à cette mentalité désintéressée.

Woodrow Wilson a lancé une nouvelle ère dans la politique étrangère des Etats-Unis.

Je soulève cette question 17 ans plus tard, car un lecteur anglais m'a demandé récemment où il s'inscrivait dans ce projet [et pourquoi]: «Pourquoi dois-je soutenir les intérêts américains au Moyen-Orient ? " Bonne question.

J'ai répondu ceci : les intérêts américains sont les intérêts du monde. Washington prend de meilleures décisions que New York (à savoir les Nations Unies). Il a beau l'avoir fait de manière imparfaite, le gouvernement américain a offert pendant un siècle une intendance mondiale bienfaisante. Quelle autre grande puissance a financé les ennemis vaincus, a lancé l'aide au développement, a poussé à des réformes démocratiques, a promu le libre-échange, et encouragé les ensembles régionaux? Les dirigeants américains ont montré un intérêt personnel éclairé, sans équivalent dans l'histoire.

Regarder le rival passé (l'Union soviétique) et le rival futur (la Chine) ce n'est que confirmer ce qui est dit , mais c'est aussi faire une comparaison avec le Royaume-Uni. Londres a équilibré des éléments hostiles et a encouragé le libre-échange mais il lui a manqué l'approche dictée par des principes, humanitaires, idéaliste que l'on trouve dans la politique étrangère américaine.

C'est pourquoi les non Américains devraient eux aussi promouvoir les intérêts américains.

Thèmes connexes:  Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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2 janvier 2011 7 02 /01 /janvier /2011 20:01

 

 

 

Merci ALBERT

2011/12, Années de Tous les Dangers

et de peu d'Opportunités

 

Par Albert Soued, écrivain, http://soued.chez.com  pour www.nuitdorient.com

4 janvier 2011

 

Pensez-vous que le Fatah' reviendra sur son octuple Non à l'état d'Israël, notamment Non à un état juif ?

Pensez-vous que le Hamas reviendra à de meilleurs sentiments à l'égard de son voisin et acceptera son existence à ses côtés ?

Croyez-vous que le Hezbollah acceptera d'être désarmé et de ne plus pointer ses dizaines de milliers de missiles contre Israël, pour devenir une force politique pacifique comme toutes les autres factions au Liban ?

Pensez-vous qu'Ahmedinejad abandonnera son attente du Mahdi et son apocalypse nucléaire ?

Pensez-vous que l'Arabie édulcorera son Islam wahabite qui a envahi l'Islam mondial et consacrera ses pétrodollars au développement et à la modernisation de son pays et des pays arabes voisins ?

Croyez-vous que la Syrie abandonnera ses relations privilégiées avec l'Iran pour se rapprocher de l'Occident ?

Etc…

 

Si vous répondez "oui" à l'une de ces questions, vous êtes un optimiste à toute épreuve, un rêveur ou un fieffé utopiste.

Mais il y a d'autres questions qu'on peut se poser au seuil de ce nouvel an civil, 2011, nombre constitué d'une double dualité.

Même après que les Démocrates aient perdu la majorité à la Chambre des Représentants, lors des élections de mi-mandat, il y a peu d'espoir que le président américain change de politique au Moyen Orient. B Obama continuera à ménager l'Iran et les pays arabes, malgré les rebuffades, et il poursuivra ses tentatives de déstabilisation et de délégitimation de l'état d'Israël, cherchant à lui enlever ses atouts pour toute négociation (extension des implantations en Cisjordanie, ambiguïté nucléaire, maintien de l'avantage en armement sur les pays arabes, veto américain au Conseil de Sécurité…). Mais d'un autre côté, il voudra un 2ème mandat et il a besoin des voix pro-israéliennes, pour se faire réélire. Alors on peut se demander si le désir de pouvoir l'emportera sur l'anti-israélisme profondément ancré dans son être.

N'ayant pas les moyens de ses ambitions, c'est-à-dire une Palestine arabe du Jourdain à la mer, le Fatah et son chef Mahmoud Abbas, alias Abou Mazen, ont choisi un "état palestinien virtuel", le "pourrissement" par l'action politique de délégitimation d'Israël, via l'Onu notamment et les attentats sporadiques pour démoraliser la population israélienne.

Le Hamas ne contrôle pas toutes les factions terroristes de la bande de Gaza et bien qu'il ne souhaite pas une 2ème intervention israélienne, il risque d'être entraîné dans une escalade pouvant conduire à un embrasement régional. Il en est de même du Hezbollah qui est plus préoccupé à consolider ses positions au Liban et à contrecarrer toute accusation l'impliquant dans le meurtre de Rafik Hariri de 2005. Mais d'un autre côté, vassal de l'Iran, il ne pourra pas se défiler, si ce pays lui intime l'ordre de provoquer Israël, afin de détourner l'attention occidentale de ses funestes projets.

L'Egypte et l'Arabie ont des dirigeants vieillissants et subissant la pression de forces islamistes radicales, l'une, les Frères musulmans, l'autre, al Qaeda et les éléments ultraconservateurs de l'oligarchie royale saoudienne. Les 2 années qui viennent seront des années d'une instabilité latente qui pourrait déboucher sur des bouleversements inattendus.

De son côté, la Syrie est plus préoccupée à consolider le pouvoir et la fortune de la minorité alaouite et à vassaliser le Liban qu'à récupérer un Golan qu'elle n'a contrôlé que militairement et seulement pendant 19 ans (de 1948 à 1967). De même, la Jordaniehashémite est plus préoccupée à contrôler sa majorité palestinienne, sa frontière orientale avec un Irak shiite lié à l'Iran, à compenser son manque de ressources, notamment en eau, qu'à contribuer à une évolution positive du conflit israélo-arabe.

De son côté, l'Irak a une unité précaire et tout déséquilibre des forces peut entraîner l'éclatement du pays en ses 3 composantes, shiite, sunnite, kurde.

En 8 ans, Erdogan et son parti AKP ont réussi à démanteler une grande partie de l'appareil laïc installé par Kemal Ataturk, au profit d'un islamisme à ambition hégémonique et les prochaines élections législatives ne pourront rien y changer. Le vent radical a envahi l'Islam d'est en ouest et du nord au sud.

 

Dans ce contexte où aucun pays arabe ou musulman du Moyen Orient n'a ni les moyens, ni l'opportunité d'affronter l'ennemi que tous souhaitent voir disparaître, que doit faire Israël ?

Contrairement aux voeux et desiderata de politiciens démagogues ou opportunistes, toute initiative politique en vue d'une négociation de paix est vouée à l'échec. Dans le passé, les dirigeants israéliens ont cru dans la bonne foi de leurs interlocuteurs et dans leur désir de construire un état; mais ils ont fait l'erreur de proposer le maximum des concessions possibles. Et aujourd'hui, Israël n'a plus rien à ajouter aux concessions déjà faites verbalement ou sur le papier, et refusées; d'où l'impasse où on se trouve.

 

Dans ces conditions, la résolution politique de la situation consiste soit dans la gestion d'un statu quo précaire, mais pouvant durer, soit dans la fuite en avant, en précipitant les événements. Mais pas dans le sens préconisé par les fanatiques de la "paix à tout prix", solution qui ne peut mener fatalement qu'à une autre guerre, au mauvais moment. Car vouloir "la paix à tout prix", c'est se plier aux conditions de l'adversaire, celles exigées par le Fatah et Mahmoud Abbas, ou même celles du plan de paix saoudien qui risquent de mettre en péril la sécurité et l'avenir de l'état juif.  

Pour pouvoir négocier sérieusement une paix, il va falloir "précipiter les événements", afin d'acquérir de nouveaux avantages transformables en concessions possibles, avec tous les risques que cela implique. C'est pourquoi, dans les 2 cas, les 2 années qui viennent sont des années de tous les dangers et de peu d'opportunités.

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30 décembre 2010 4 30 /12 /décembre /2010 19:45
Au dernier jour de son procès, Khodorkovski charge Poutine  

Mots clés : 

Par Madeleine Leroyer

03/11/2010 | Mise à jour : 10:54
Réactions (16
Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien PDG du géant pétrolier Ioukos, est accusé d'avoir détourné 200 millions de tonnes de pétrole entre 1996 et 2003.
Mikhaïl Khodorkovski, l'ancien PDG du géant pétrolier Ioukos, est accusé d'avoir détourné 200 millions de tonnes de pétrole entre 1996 et 2003. Crédits photo : Misha Japaridze/ASSOCIATED PRESS

L'ancien PDG du géant pétrolier Ioukos risque une nouvelle condamnation à quatorze ans de colonie.

Au dernier jour de son second procès, Mikhaïl Khodorkovski s'est livré à une violente critique du régime russe. Déjà condamné à huit ans de colonie pénitentiaire pour fraude fiscale, l'ancien PDG du géant pétrolier Ioukos risque une nouvelle condamnation, plus sévère, et se présente comme un prisonnier politique.

Derrière la vitre blindée du box, la sobriété de l'accusé, chemise et veste noires, fines lunettes sans monture, n'a d'égale que la virulence de ses propos. Rival maudit de Vladimir Poutine, il lui impute sans détour son arrestation et son emprisonnement à l'automne 2003: «On m'a informé que le président Poutine avait décidé de me faire bouffer de la kacha pendant huit ans.»

Sept ans de colonie sibérienne et des kilos de gruau plus tard, l'ancien magnat du pétrole refuse de revenir sur le fond de cette seconde affaire. «Personne ne s'attend sérieusement à ce que je plaide coupable», lance-t-il, balayant les charges colossales qui pèsent contre lui et son ancien associé, Platon Lebedev, accusés d'avoir détourné 200 millions de tonnes de pétrole entre 1996 et 2003, soit la quasi-totalité de la production de pétrole de Ioukos sur cette période. Le parquet a requis quatorze ans de colonie.

 

Testament politique

 

Dans l'attente du jugement, qui sera rendu le 15 décembre, Khodorkovski préfère «parler d'espoir» et faire de son dernier plaidoyer un testament politique. Car malgré «la honte pour cet État qui ment, torture, prend en otage», il garde «l'espoir que la Russie devienne un État de liberté et de droit (…), un État où les droits de l'homme ne dépendront plus de l'humeur du tsar, bonne ou mauvaise».

Entassées dans la petite salle d'audience, sa mère et quelques-unes des anciennes employées de Ioukos pleurent en silence. Il les regarde longuement, avant de défier le juge: «Je ne veux pas mourir en prison. Mais mes convictions valent que je risque ma vie. Dans ce tribunal se joue non seulement mon destin, mais celui de chaque citoyen de ce pays.» Les applaudissements fusent. «Svoboda!», «Liberté!».

À l'époque du premier procès, la majorité des Russes ne voyaient en Khodorkovski qu'un oligarque avide, enrichi sur les ruines fumantes de l'URSS.

Mais depuis vingt mois que s'éternise ce second procès, il semble avoir gagné ses galons de prisonnier politique. Selon la dernière enquête de l'institut indépendant Levada, 42% des sondés estiment que l'issue du procès se déroulera «dans les couloirs du pouvoir».

Présent à l'audience, Mikhaïl Kassianov, premier ministre pendant le premier mandat présidentiel de Poutine, en appelle au sommet de l'exécutif: «Cet homme n'a rien fait. Il faut le libérer. Malheureusement ce n'est pas Dmitri Medvedev, mais Vladimir Poutine qui décide.»

Par Madeleine Leroyer
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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:44

 

http://www.kernews.fr/index.php?option=com_content&view=article&id=269:les-interets-economiques-francais-menaces-en-cote-divoire

Les intérêts économiques français menacés en Côte d’Ivoire : les explications de Philippe Evanno.

Les médias français ne disent pas toute la vérité sur la situation en Côte d’Ivoire.

Plusieurs pays, comme la Russie, le Brésil, la Chine ou le Mexique soutiennent Laurent Gbagbo, alors que les Etats-Unis ou la France demandent son départ. A Abidjan, le président sortant n’a pas l’intention de céder sa place. Or, ce sont les intérêts économiques français, dont ceux du groupe Bolloré en première ligne, qui sont menacés. Philippe Evanno est chercheur à la Sorbonne, directeur de l’Institut de Prospective Africaine et il connait parfaitement l’Afrique. Il a notamment été formé par Jacques Foccart et a collaboré avec lui jusqu’au décès de ce dernier. Il était l’invité de Yannick Urrien mercredi 8 décembre dans le magazine de 8h10.

(Durée: 29 minutes). Pour écouter l'entretien avec Philippe Evanno, cliquez sur le bouton lecture: 

D’abord, Philippe Evanno souligne que cette affaire traduit «une opposition entre l'ONU et une nation. Plus généralement, on peut se demander si nous ne sommes pas en train d'assister à un renversement de situation concernant la gestion des dossiers africains et leur domination actuelle par les organisations internationales contrôlées par les États-Unis». En réalité, «cette crise a eu pour mérite de manifester au grand jour le fait que les organisations africaines étaient sous contrôle américain. Aujourd'hui, c'est la place et la domination des États-Unis sur le continent africain qui sont en jeu. La divulgation des notes diplomatiques américaines par Wikileaks et leur analyse permettent de démontrer que les Américains étaient très heureux de l'effacement français, puisque cela leur laisse le champ libre sur la totalité du continent». Selon Philippe Evanno, «le bouclage de cette domination se joue sur la présidentielle ivoirienne, puisque c'est sur cette présidentielle que l'on joue l’annulation pure et simple de la souveraineté des Etats africains». Alors, pourquoi Nicolas Sarkozy a-t-il adopté la position américaine ? Réponse de l’expert : «Je crois que c'est tout simplement la sienne. Nous avons, pour la première fois sous la Vème République, un président de la République qui est totalement acquis aux objectifs américains et cela revient à faire de la France un pays supplétif des États-Unis, notamment en Afrique. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir des accords avec les Américains : c'était le cas à l'époque du général De Gaulle lorsqu'il y a eu un accord de partage de responsabilités, la France étant chargée de la lutte contre le bloc soviétique dans ses anciennes colonies. Cela a très bien fonctionné pendant plusieurs dizaines d'années, jusqu'à la chute du mur de Berlin. Aujourd'hui, nous sommes dans une situation totalement différente. Nous sommes dans la situation où, après la chute du mur de Berlin, on a cru qu'il n’y avait qu'une seule grande puissance. Or, depuis la dernière réunion du G20 en Corée du Sud, on se rend compte que l'on assiste à l'émergence d'une deuxième superpuissance et à une nouvelle forme de confrontation où la Chine et ses alliés, notamment la Russie, ce qui est aussi une nouveauté, cherchent à prendre pied sur le continent africain».

La responsabilité de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

Pour Philippe Evanno, «cette crise ivoirienne est directement liée à l’incapacité de Jacques Chirac à comprendre l'Afrique et à réagir correctement sur les dossiers africains. N'oublions pas que le coup d'Etat de décembre 1999 pouvait être enrayé en appliquant simplement les accords de défense avec la Côte d'Ivoire. Il suffisait de faire sortir une patrouille du 43e BIMA, basé à Port-Bouët. Les mutins, qui étaient des braves garçons dont les soldes n'avaient pas été payées et qui étaient manipulés pour faire tomber Bédié, seraient tout simplement rentrés dans leur caserne». Or, explique Philippe Evanno, «Jacques Chirac n'a pas eu le courage d'appliquer les accords de défense et cette seule absence de décision a détruit la totalité de la présence française en Afrique. À partir de cet instant, tous les chefs d'état africains disposant d'accords de défense avec la France ont su que la parole de la France ne valait plus rien». Après le coup d'état de 1999, les autorités françaises, avec Alassane Ouattara, ont organisé le partage du pays en deux : «C'est Dominique de Villepin qui est à l'origine de cette partition. En pleine paix, on a coupé un pays en deux pour des intérêts assez difficiles à expliquer. On a imposé à la Côte d'Ivoire une succession d'accords internationaux qui ont cherché à limiter sa souveraineté, notamment une commission électorale dite indépendante, qui est constituée quasi exclusivement d'opposants au pouvoir en place». Alors, Laurent Gbagbo est-il fondé à contester le résultat de cette élection présidentielle ? Philippe Evanno rappelle qu’au second tour, «Laurent Gbagbo n'avait que deux représentants sur une douzaine de commissaires centraux ! Cette commission avait trois jours pour rendre sa décision. La commission électorale s'est retrouvée dans l'incapacité de proclamer les résultats et la Constitution ivoirienne prévoyait qu'à ce moment-là, le rôle de proclamer les résultats revenait au Conseil constitutionnel. Il y a donc eu l'organisation d'une conférence de presse à l'Hôtel du Golf, le siège de campagne d’Alassane Ouattara, avec l'ex-président de la commission électorale, pour annoncer des résultats non certifiés et qui ont été évidemment inversés par le Conseil constitutionnel». Ainsi, «cette commission indépendante ne l'était pas réellement, puisque composée essentiellement d'adversaires à Laurent Gbagbo. Mais cela ne veut pas dire que cette commission n'ait pas fait un très gros travail. L'ONU a été incapable de respecter ses engagements et d'assurer le désarmement des forces de la rébellion au nord. L'élection a eu lieu sous le contrôle des forces armées de la rébellion. Ce sont des seigneurs de la guerre, qui détournent les taxes et les impôts à leur profit, qui ont pris le contrôle du diamant et de différents minerais et contrôlent une partie du commerce du cacao. Cette rébellion au nord est une organisation politique, économique et militaire et elle est restée en place alors que différentes résolutions de l'ONU et différents accords internationaux prévoyaient que l'élection ne pourrait pas avoir lieu tant que le désarmement ne serait pas effectif». Dans ce contexte, il faut bien comprendre, souligne Philippe Evanno, que l’on a organisé des élections «dans un pays dont une partie du territoire était aux mains de milices armées».

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29 décembre 2010 3 29 /12 /décembre /2010 09:16

 

 


Comprendre la Crise Ivoirienne ( Pas de parti pris, les faits , rien que les faits )

Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne : « Le fait pour la France de s'identifier à la position américaine, qui est anti Gbagbo, parce qu'ils n'ont jamais pu conquérir les marchés de Côte d'Ivoire, ce n'est pas une position gaulliste. »

La mise en garde d’un député sarkozyste

La position officielle de la France sur la situation ivoirienne n'est pas partagée par l'ensemble des parlementaires. À gauche, certains élus, comme Henri Emmanuelli, François Loncle ou l'ancien ministre Hubert Védrine, s'interrogent. Au sein de l'UMP aussi, certains députés estiment que la position de la France devient dangereuse pour ses intérêts en Afrique. Didier Julia, député UMP de Seine-et-Marne et membre de la commission des affaires étrangères, nous a fait savoir qu'il a sondé ses collègues et que 30 à 40% d'entre eux commençaient à changer de ligne. Il a décidé de briser la chape de plomb et il a accordé son premier entretien sur cette affaire à Kernews, mardi 28 décembre, au micro de Yannick Urrien.

Pour écouter l'entretien cliquez sur le bouton lecture (durée : 15 minutes): Télécharger l'Audio



Jean-François Probst : « Je crois que Gbagbo est plus proche de Mandela que de Mugabe.»

Le couple Ouattara proche de la CIA ? Les révélations explosives de Jean-François Probst.

Jean-François Probst, l’ancien bras droit de Jacques Chirac, est un éminent spécialiste de l’Afrique. Après une carrière politique extrêmement riche (il a notamment été conseiller de Jérôme Monod au RPR, secrétaire général du groupe RPR au Sénat, conseiller d’Alain Juppé et directeur de la communication de la Mairie de Paris pour Jean Tibéri), il est aujourd’hui consultant international en communication et conseille des chefs d’entreprise, des politiques et des chefs d’État africains. Il était l'invité de Yannick Urrien mardi 21 décembre à 8h10 sur Kernews.

Pour écouter l'entretien cliquez sur le bouton lecture (durée : 62 minutes): Télécharger l'Audio



L’Action Tchadienne apporte les preuves du trucage des élections par le CEI !

Nous remercions le Docteur Ley-Ngardigal Djimadoum, secrétaire général de l’Action Tchadienne l’analyse suivante qui explique avec précisions les mécanismes de désinformation sur cette élection ivoirienne. Dans ce document, la radio Kernews est également à l’honneur pour son effort pour une information libre et sans contrôle.

Vous pouvez télécharger ce document intégralement en PDF : Cliquez ici



Liens utiles sur la crise ivoirienne



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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 19:29

 

 

Le bilan 2010

Dernière mise à jour Mardi, 28 décembre 2010 01:20Ecrit par Luc RosenzweigMardi, 28 décembre 2010 01:20

 

http://www.radiochalomnitsan.com/blog/?p=2307

 

 

Cette dernière chronique de l’année civile est une invitation à nous retourner sur les douze mois passés, et à scruter l’horizon pour la suite.
Pas terrible le bilan : en dépit des espoirs placés dans l’arrivée d’Obama à la Maison Blanche, les conflits en cours perdurent et les actes terroristes jihadistes persistent, dont les chrétiens d’Orient sont maintenant les principales victimes. La main tendue à l’Islam par le président des Etats-Unis lors de son discours du Caire, où les ouvertures en direction de l’Iran n’ont, pour l’instant, pas eu l’effet escompté. 

 

L’illusion selon laquelle l’arrêt des constructions dans les implantations juives de Judée Samarie allait ramener l’Autorité palestinienne à la table de négociation a fait long feu. Mahmoud Abbas, poussé par une notable fraction du Fatah mise maintenant sur la déligitimation internationale d’Israël et une reconnaissance formelle de l’Etat palestinien par l’ONU.
C’est dire que l’année 2011 ne s’ouvre pas sous les meilleures auspices : on sent de la nervosité à Gaza et le Hezbollah libanais ne restera pas inerte s’il est déclaré coupable de l’assassinat de Rafic Hariri.
Israël doit donc se montrer vigilant sur tous les fronts, militaires et diplomatiques. Ceux qui le soutienne et ont le souci de sa pérennité doivent donc rester mobilisés, et réserver pour plus tard les critiques qu’ils auraient à formuler sur certains aspects de la politique du gouvernement de Jérusalem.
Mais il ne faut jamais perdre de vue que la seule force ne permet pas d’assurer, sur le long terme, la survie d’un Etat dans un environnement hostile. Israël doit aussi veiller à maintenir un réseau d’alliance efficace et pour cela tenir compte des opinions publiques des pays démocratiques. Ce front-là doit être considéré avec autant de sérieux que la chose militaire.

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28 décembre 2010 2 28 /12 /décembre /2010 18:26

Photo of Stephen Harper

Cette lettre sera envoyée aujourd'hui au Bureau du Premier Ministre du Canada Monsieur Stephen Harper ainsi qu'à l'ambassade du Canada ici en Israël

Aschkel et 'Haim

LETTRE DE RECONNAISSANCE A  MONSIEUR STEPHEN HARPER

PREMIER MINISTRE DU CANADA

Par 'Haim OUIZEMANN

L'équipe d'aschkel.info - lessakele, se joint également à cette lettre l'association europe-israel

Lettre lue sur les Ondes de Radio-Shalom Canada par Dora MARRACHE

Dora Marrache-copie-1

ECOUTER ICI-copie-1

Ecouter DORA


 

Monsieur le Premier ministre,

 


Citoyen juif de culture française, j'habite le Sud d'Israël, région qui fut et reste encore la cible de mouvements terroristes, entre autres le Hamas, comme en témoignent les derniers événements. Au nom de milliers de Juifs des pays francophones, d'Europe et d'Israël, je me fais fort de vous exprimer, outre ma légitime inquiétude à propos de votre position concernant l'Autorité palestinienne, ma sincère reconnaissance pour le soutien inconditionnel que vous apportez à Israël et à sa population. Assurément, depuis votre élection au poste de Premier ministre du Canada,  votre amitié envers notre pays ne s'est jamais démentie et nous en sommes ici, en Israël, tous conscients.

Monsieur le Premier Ministre,

Vous n'êtes pas sans savoir que l'Autorité palestinienne n'est nullement disposée à reconnaître le caractère juif de notre Etat démocratique -condition nécessaire à l'ouverture d'un dialogue- mais, qui plus est, s'appuie toujours sur la charte infâme de l'OLP dont l'objectif n'échappe plus à personne, à savoir la destruction d'Israël en tant qu'Etat-Nation. C'est pourquoi, vous qui avez la réputation d'être un homme soucieux d'accorder ses actions à ses paroles,  je vous exhorte à condamner publiquement l'Autorité palestinienne, comme vous avez su si justement le faire avec le 'Hamas et le 'Hezbollah, conformément à votre déclaration prononcée àl'occasion du 60e anniversaire d'Israël(8 mai 2008):«Notre gouvernement estime que ceux qui menacent Israël menacent par là même le Canada».

               

Monsieur le Premier ministre,

Vous avez eu le courageet la force morale, alors que la Seconde guerre du Liban faisait rage en 2006, de reconnaître à Israël «le droit d'autodéfense» et d'ajouter que «la réponse israélienne, compte-tenu des circonstances, était mesurée». Au même moment, le Secrétaire général des Nations Unies, Koffi Annan condamnait Israël: «Je condamne sans réservation l'offensive dans le sud du Liban et demande aux troupes israéliennes de reculer immédiatement». Contre ces propos injustes et indignes, vous vous éleviez en avocat de la cause d'Israël en rappelant que «l'attaque sur Israël est la cause immédiate du conflit».  

Vous avez eu le courageet l'honnêteté de dénoncer clairement, sans l'ombre d'une ambigüité, l'objectif avoué du mouvement terroriste 'Hezbollah, à savoir la violence criminelle à l'encontre de la population innocente d'Israël qui n'aspire qu'à la paix et à un monde meilleur. Qui plus est, vous n'avez pas manqué d'interdire  cette organisation terroriste dans votre pays.

Vous avez eu le courageet la lucidité de reconnaître que «la violence n'aboutira pas à la destruction d'Israël… et qu'inévitablement la conséquence de la violence est essentiellement la mort d'innocents».

Vous avez eu le courageet le mérite de réduire considérablement, en février dernier, l'aide financière du Canada  à  l'UNRWA  dont l'action de propagande antisioniste ne favorise en rien une solution adéquate et honorable  pour les refugiés palestiniens. Ceux-ci, s'ils étaient sous la responsabilité du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) jouiraient depuis longtemps de conditions humanitaires décentes et d'un havre de paix pour leurs enfants.

Vous avez eu le courageet la sagesse de dire que l'antisémitisme constitue«un mal pernicieux qui doit être dénoncé, confronté et réprimé là et où il se manifeste; un mal si profond qu’il est en définitive une menace pour nous tous».

Vous avez eu le courageet la noblesse d'esprit de combattre l'antisémitisme sous couvert d'antisionisme. Votre pays, le Canada, en raison de votre vive et ardente opposition à la dé-légitimation et la diabolisation d'Israël, n'a pu bénéficier du soutien que vous espériez au sein de l'Organisation des Nations Unies. Ainsi votre admission comme membre temporaire du Conseil de Sécurité des Nations Unies a-t-elle été repoussée en novembre 2010. Mais l'histoire retiendra sans doute que l'honneur de votre patrie et celle d'Israël vous tiennent à cœur, alors même que votre compatrioteMme Louise Arbour,  assurant le poste de Haut-commissaire des Nations Unies aux droits de l'homme, ne manqua pas d'accuser  les généraux de Tsahal et les politiques israéliens d'une probable«responsabilité criminelle».

Aujourd'hui vous avez de nouveau le couragede boycotter la conférence sur le racisme -Durban 3- organisée par  l'Organisation des Nations Unies et prévue en septembre 2011, car, selon votre ministrede la  Citoyenneté, de l'Immigration et du Multiculturalisme, Jason Kenney, cette conférence n'est autre qu'une «comédie» et un «festival de la haine», car elle s'inspire du modèle des deux précédentes conférences de Durban, qui, au lieu de s'attaquer au phénomène du racisme à travers le monde, s'en prit uniquement à l'état sioniste. Pionnier dans la lutte contre l'antisémitisme et l'antisionisme, vous  avez montré, alors, votre intérêt indéfectible à soutenir Israël, le «paria» et le «bouc-émissaire» de tous les maux.

Notre avenir, lié par les valeurs universelles de démocratie, respect d'Autrui et Justice communes à nos deux pays, ne peuvent que contribuer toujours plus au renforcement de l'amitié entre nos deux peuples qui, ensemble, vaincront les forces obscurantistes qui menacent l'humanité.

Monsieur le Premier ministre,

Je vous le dis en vérité: oui,vous êtes digne de notre reconnaissance et de notre gratitude.

Votre attitude à l'égard  d'Israël force le respect et est tout à l'honneur de la Nation que vous dirigez. Il va sans dire que le citoyen juif et israélien que je suis ne peut aucunement rester indifférent face au courage dont témoignent vos paroles et vos actes.

J'exprime le souhait profond  que votre exemple, celui d'un homme  à l'écoute de sa conscience morale, devienne le lot des dirigeants du monde qui auront enfin le courage de reconnaître la place naturelle d'Israël au sein des familles de la terre, ces familles que le peuple juif, héritier de la promesse divine du don d'Erets-Israël, ne cesse de bénir.

Shalom, paix à vous Monsieur le Premier Ministre et à votre pays le Canada.

God bless Canada

 

Haïm Ouizemann

Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

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27 décembre 2010 1 27 /12 /décembre /2010 07:57
  
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Le site israélien dédié à la lutte contre le terrorisme diffuse à l’attention des israéliens souhaitant se rendre à l’étranger des recommandations, avertissements et mises en gardes diverses.  A la rubrique Côte d’Ivoire, le « National Security Council » (ici),  affiche ainsi depuis quelque temps une alerte orange, à savoir  une « menace concrète élevée ». Il s’agit de l’avant dernier niveau sur l’échelle de danger élaborée par le Bureau du Premier Ministre. La raison invoquée ? « Al Qaïda au Maghreb » désignée en France sous le terme « AQMI ». 

La mise en garde porte sur des risques d’enlèvements par l’organisation terroriste active dans la région y compris désormais en Côte d’Ivoire. Les ressortissants israéliens sont fermement invités à éviter toute visite ou séjour dans ce pays. L’avertissement vaut pour deux autres pays frontaliers à savoir : le Burkina Faso et le Mali. Le Libéria et la Guinée sont pour l’instant considérés comme exempts de risques.

Le site du Cridem, « Carrefour de la République Islamique de Mauritanie » (ici) bien informé sur la situation dans la région donnait déjà en juillet dernier l’éclairage suivant :

« La Côte d’Ivoire dispose de plus de 800 km de frontière, avec deux pays, notamment, le Mali et le Burkina-Faso, bases arrières d’Al-Quaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Dès lors, elle est concernée directement par le sort réservé à la région sahélo-saharienne par la nébuleuse Aqmi…Le contrôle du nord de la Côte d’Ivoire, occupé par une rébellion, échappe totalement au pouvoir d’Abidjan. Ici, certains chefs de guerre, impliqués, généralement dans des trafics en tout genre et des réseaux de crimes organisés, se sont donné des pseudonymes assez évocateurs faisant référence à Ben Laden et Al Qaïda…Des connexions sont à craindre à cause de la vulnérabilité du pays dans sa partie septentrionale …Le nord musulman est devenu une tanière, pour ne pas dire un refuge des criminels de tout acabit. Cette partie du pays pourrait donc être une terre fertile où peut pousser ou prospérer, facilement, les thèses d’Al-Quaïda. Plusieurs Occidentaux dont des Français avaient été kidnappés ces derniers mois dans le Sahel avant d’être acheminés dans le nord du Mali. Il est donc à craindre un effet domino, pour ne pas dire une contagion d’un pays à un autre. De ce point de vue, la Côte d’Ivoire est concernée directement ». 
 

En complément de la mise en garde du National Security Council israélien,  le site du Ministère des Affaires Etrangères israélien  publie pour sa part un avertissement en date du 19 décembre faisant référence aux risques liés à l’instabilité politique et aux  incidents violents survenus à la suite du deuxième tour des élections présidentielles en Côte d’Ivoire. Là aussi la recommandation est d’éviter, en l’état actuel,  tout voyage en Côte d’Ivoire.

Pour autant, Israël semble être  en odeur de sainteté des deux cotés de l’échiquier ivoirien.  L’Etat hébreu a toujours entretenu des rapports étroits avec Laurent Gbagbo (cf site officiel ici).  Ainsi, selon « Jeune Afrique » (ici) : « En septembre 2002…Laurent Gbagbo, fait face à une offensive rebelle. Déçu des Français et à la recherche d’un appui militaire, le chef d’État ivoirien (est mis) en contact avec plusieurs spécialistes israéliens. En quelques semaines, Laurent Gbagbo obtient la livraison d’hélicoptères, de drones tactiques et de matériel d’écoute. Une cinquantaine d’experts israéliens du renseignement opèrent alors à Abidjan pour espionner les communications des rebelles ».

Par ailleurs « Connection ivoirienne » (ici) citant « La lettre du Continent »  (ici) rappelle que : « l’ancien Premier ministre Ehud Olmert aurait déjà effectué un voyage secret le 25 juillet 2009 à Yamoussoukro où il a eu des séances de travail durant son séjour de 5 jours avec les sécurocrates du régime du président Gbagbo. Au cours de ces travaux, l’ancien chef du gouvernement israélien aurait étudié avec ses hôtes les stratégies globales de sécurisation du territoire ivoirien ». 

Autre révélation toujours selon la même source: «  Dans le même temps, des anciens du réputé Mossad, ainsi que des vétérans de l’armée, interviendraient directement à Abidjan où ils feraient bénéficier de leur savoir-faire à l’Agence nationale de stratégie et d’intelligence (ANSI), la CIA ivoirienne, logée au Palais d’Abidjan. En plus de cet encadrement sur place, des membres de la Garde présidentielle, selon les révélations du confrère, effectuent régulièrement des voyages en Israël, non point pour des pèlerinages en terre sainte, mais pour des stages de perfectionnement dans le cadre de leur mission. Même l’aéroport, l’un des pôles très stratégiques, que contrôlaient autrefois les soldats français, ne serait plus sous leur emprise. Les experts israéliens seraient, désormais, les maîtres au niveau de la surveillance de cet espace, tout comme la base aérienne d’Abidjan ».

« Jeune Afrique » (ici)  souligne pour sa part le rôle de Mme Gbagbo dans le développement des relations avec l’Etat hébreu:   »Très pieuse, comme son mari, et étroitement liée aux églises évangélistes du pays, Simone Gbagbo est sans doute l’une des personnalités les plus actives pour servir de tête de pont aux intérêts des entreprises de l’Etat hébreu. Simone Gbagbo connait toutes les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem comme sa poche. »

Enfin, chacun au sein de la diaspora se souvient de la diligence des forces de sécurité et des autorités ivoiriennes à capturer le tortionnaire en chef du « gang des barbares » qui sous le coup d’un mandat d’arrêt international, avait échappé en 2006 aux mailles du filet français pour trouver refuge en Côte d’Ivoire. Sur mobilisation expresse des services ivoiriens, le meurtrier avait été livré sans délai et sans argutie à la France en dépit d’une  crise  persistante depuis les événements de 2004 (9 soldats français avaient été tués à Bouaké lors d’un raid ivoirien et l’aviation ivoirienne détruite au sol en représailles -ici- ).

Du côté  d’Alassane Dramane Outtara (cf. site officiel d’ADO ici) des signes d’amitié en direction de Jérusalem sont également  perceptibles. La femme du leader musulman affiche d’excellentes dispositions vis à vis d’ Israël et le fait savoir. Dominique Ouattara, femme d’affaires influente (ici) d’origine française, a en effet lancé une offensive de charme au sein de la diaspora via les meilleurs canaux. Israël semble donc assuré de tirer  son épingle du jeu quelle que soit l’issue du bras de fer engagé à Abidjan et en dépit du rapprochement esquissé par les autorités avec l’Iran. En l’attente de jours meilleurs les touristes israéliens sont cependant priés de jeter leur dévolu sur des destinations plus sereines.

Quant à la communauté française de Côte d’Ivoire touchée de plein fouet par la crise en cours, elle semble désormais, au vu des analyses formulées plus haut,  en première ligne d’un nouveau fléau endémique dans cette région: le terrorisme international.  Comme le fait justement remarquer le CRIDEM : «  Par cercle concentrique, la menace se rapproche de la Côte d’Ivoire qui abrite une très forte communauté française  au sud du Sahara ».

 

DB.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com 

  

A lire également sur NanoJV :

« La géopolitique de l’Iran et d’Israël se croise en Afrique… » (ici)

 

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24 décembre 2010 5 24 /12 /décembre /2010 09:54

 

 

L'armée sud-coréenne a entamé des exercices militaires. © REUTERS/Park Ji-Ho/Yonhap

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

16:35 23/12/2010
MOSCOU, 23 décembre - RIA Novosti

Suite aux manœuvres militaires effectuées jeudi par Séoul à quelques kilomètres de la frontière avec la Corée du Nord, Pyongyang s'est de nouveau déclaré prêt à déclencher une "guerre sacrée" contre son voisin du sud en utilisant des armes nucléaires, indiquent les médias nord-coréens.


"Les forces armées révolutionnaires de [la Corée du Nord] se préparent à déclencher à tout moment une guerre sacrée en utilisant des moyens de dissuasion nucléaire afin de répondre aux actions hostiles qui poussent délibérément la situation vers le conflit armé", a annoncé le ministre des forces armées Kim Young-Chun cité par l'agence nord-coréenne KCNA.

La Corée du Sud a procédé jeudi matin à des manœuvres aéro-terrestres de 40 minutes à proximité de la zone démilitarisée. Bien que de courte durée, ces exercices ont été qualifiés de "plus importants de l'histoire du pays" pour l'ampleur de la coopération entre l'armée de terre et l'aviation.

La situation sur la péninsule coréenne demeure très tendue depuis l'échange de tirs d'artillerie le 23 novembre dernier en mer Jaune, dans la région de l'île de Yeonpyeong. Cette accrochage a fait des victimes, y compris parmi les habitants civils de l'île.

Lundi dernier, les militaires sud-coréens ont effectué, dans la même région, des exercices d'artillerie à tirs réels malgré l'appel de Moscou qui les a invités à s'abstenir de cette démarche. Les autorités nord-coréennes ont alors jugé inutile de "réagir à chaque fois aux provocations militaires".

La Corée du Nord, qui s'est proclamée "puissance nucléaire" en 2005, a à plusieurs reprises menacé d'utiliser son arsenal contre la Corée du Sud. Cependant, les experts doutent fort que Pyongyang possède des vecteurs capables de transporter des ogives nucléaires.

 

L'escalade verbale s'est intensifiée, jeudi...

20minutes

Jusqu'où le ton peut-il monter entre les deux Corées? «Afin de contrer la volonté de l'ennemi de placer la situation au bord de la guerre, nos forces révolutionnaires se préparent à entamer une guerre sainte à tout moment, s'appuyant sur la dissuasion nucléaire», a déclaré jeudi le ministre des Forces armées, Kim Yong-chun, cité par l'agence officielle de presse nord-coréenne KCNA, au cours d'un rassemblement à Pyongyang.

La Corée du Nord menace régulièrement d'anéantir le Sud et les Etats-Unis, alliés à Séoul. Elle a déjà agité le spectre d'une attaque nucléaire par le passé, même si, de l'avis des analystes, Pyongyang n'a pas encore les moyens d'utiliser d'armes atomiques.

Le président sud-coréen, Lee Myung-bak, s'est rendu jeudi auprès d'une unité de l'armée déployée à proximité de la frontière avec le Nord. Selon la présidence, il a déclaré aux troupes que la Corée du Sud n'aurait jamais dû baisser la garde face au régime nord-coréen.

«Nous pensions que la patience garantirait la paix sur cette terre, mais cela n'a pas été le cas», a-t-il dit, en promettant une «contre-attaque impitoyable» en cas de nouveau bombardement nord-coréen.

Les manoeuvres terrestres sud-coréennes ont eu lieu dans la région de Pocheon, entre Séoul et la zone démilitarisée séparant les deux Corées. Elles mobilisent bien plus de matériel et de personnel qu'habituellement.

Des unités de blindés, une trentaine de pièces mobiles d'artillerie, des avions de chasse et des lance-missiles ont ainsi participé à ces exercices à munitions réelles effectués à quelques kilomètres seulement de la Corée du Nord.

Attentisme au nord

Ces manoeuvres, qu'environ 800 habitants avaient été invités à suivre de loin, ont duré un peu moins d'une heure. Elles ont été qualifiées d'intenses par le ministère de la Défense.

La Corée du Sud a en outre poursuivi ses exercices navals à munitions réelles à une centaine de kilomètres au sud de la frontière maritime avec le Nord.

Le président Lee a remplacé récemment la hiérarchie militaire sud-coréenne par des officiers considérés comme des faucons, en réponse aux critiques contre sa gestion de la crise avec la Corée du Nord, notamment pour ce qui est du naufrage de la corvette Cheonan, en mars, puis du bombardement de la petite île de Yeonpyeong le 23 novembre.

Une partie des Sud-Coréens ont jugé leur chef d'Etat trop timoré après le naufrage de la corvette , dans lequel 46 marins sud-coréens avaient péri. Séoul accuse la marine nord-coréenne d'avoir torpillé ce bâtiment, ce que dément Pyongyang.

Pour les observateurs, la Corée du Nord va s'abstenir, au moins dans un premier temps, d'attiser les tensions. Elle devrait attendre de voir quels effets auront ses dernières initiatives, notamment sa proposition d'un retour sur son territoire des inspecteurs de l'Agence internationale de l'Energie atomique (AIEA).

 

 

 

 

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 09:14

Ce rapprochement et ses conséquences régionales, mais aussi vis-à-vis de l'OTAN -Grèce et Balkans-, la temporisation de "l'Axe" -Turquie/Syrie, Liban/Iran, par conséquent de l'Autorité Palestinienne- son rôle jusqu'en Inde et aux confins de la Chine, méritera de bien plus amples développements.

 

Le sénateur russe Mikhaïl Marguelov. © RIA Novosti.Vladimir Fedorenko
Mikhaïl Marguelov
20:33 20/12/2010
© RIA Novosti. Vladimir Fedorenko
MOSCOU, 20 décembre - RIA Novosti

Le développement dynamique des relations russo-israéliennes laisse augurer leur transformation prochaine en un partenariat stratégique, a estimé lundi devant les journalistes à Jérusalem le sénateur russe Mikhaïl Marguelov.

"Nos relations sont aujourd'hui si dynamiques et riches en contenu (…) qu'on a tout lieu de parler d'un véritable partenariat (…) que ce soit dans l'économie, la politique ou la sécurité", a indiqué M.Marguelov, président de la Commission pour les Affaires internationales du Conseil de la Fédération (chambre haute du parlement russe).

Au sein d'une délégation parlementaire, le sénateur a rencontré les députés de la Knesset, des responsables des ministères de la Défense, des Affaires étrangères et de la Sécurité intérieure, ainsi que des représentants du Mossad (Renseignement) de l'Etat hébreu.

La délégation russe s'est aussi rendue à Ramallah, centre administratif de l'Autorité palestinienne, où elle a été reçue par le chef du gouvernement Salam Fayyad.

"Quant à l'intensification du rôle de la Russie dans le règlement au Proche-Orient, on peut développer avec l'Autorité palestinienne des projets économiques, en créant des emplois pour attirer la jeune génération dans le camp de ceux qui aspirent effectivement à une vie pacifique. Et nous devons évidemment mener le dialogue le plus large possible", a conclu le sénateur.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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