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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 21:04

C’est le moment de crier

 

 


Jerusalem Post 21/

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=200329

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

 

 

Il y a peu de chances pour qu’une campagne publique permette d’obtenir la libération de Pollard. Mais si Israël veut vraiment faire quelque chose, ses actions doivent se concentrer dans le domaine public.

 

   

La nouvelle campagne appelant à la libération de l’agent israélien Jonathan Pollard emprisonné aux USA est de beaucoup de manières dans un drôle d’état. Pollard a été arrêté en 1985 et condamné pour un chef d’inculpation : le transfert d’information classifiée à Israël alors qu’il servait dans le renseignement de la marine américaine. Il plaida coupable pour cette accusation dans le cadre d’un accord de ‘plaider-coupable’ selon lequel le procureur des USA promettait de ne pas requérir une condamnation à perpétuité.

 

Malgré cela, Pollard fut condamné à perpétuité. Jusqu’à ce jour, il a purgé 25 ans, pour la plus grande partie à l’isolement et dans des prisons de très haute sécurité. Sa santé est médiocre. Il a exprimé de façon répétée du remords pour son crime.

 

La sentence de Pollard et le traitement qu’il reçu sont très disproportionnés par rapport aux condamnations appliquées à des agents d’autres gouvernements étrangers amis, pris à voler de l’information classifiée aux USA. Leur sentence moyenne est de sept ans de prison. D’ordinaire, ils accomplissent leur peine dans des prisons de sécurité minimale ou moyenne, et ils sont couramment libérés au bout de quatre ans. 

 

Les seuls coupables ayant eu des sentences similaires sont les espions soviétiques Robert Hanssen et Aldrich Ames. Alors que Pollard a transmis de l’information à Israël pendant 18 mois, Ames et Hanssen ont tous deux servi les Soviétiques – ennemi principal des USA – pendant des décennies. Leur travail d’espions a mené à la mort nombre d’agents américains opérant derrière le rideau de fer.

Pollard fut condamné à perpétuité parce que le secrétaire d’Etat à la défense d’alors, Caspar Weinberger, rédigea une note d’impact au juge en charge de l’affaire, dans laquelle il insinua qu’il avait transféré de l’information à l’Union soviétique ainsi qu’à Israêl. Weinberger aurait attribué la mort d’agents américains aux activités de Pollard.

 

On prouva que les accusations de Weinberger étaient fausses suite aux arrestations postérieures de Hanssen et Ames. Comme il s’avéra, le dommage que Weinberger avait attribué à Pollard était lié aux actes d’espionnage de ces deux-là.

 

Au cours des cinq dernières années, avec une pression accrue au cours des derniers mois, plusieurs anciens officiels américains de haut rang, qui avaient connaissance de première main des activités de Pollard, ont lancé un appel à sa libération immédiate. L’ancien directeur de la CIA, R. James Woolsey a déclaré que, contrairement aux allégations de Weinberger, aucun des documents volés par Pollard n’a été transféré aux soviétiques ou à un autre pays. Il y a quelques mois l’ancien sénateur Dennis de Concini, ancien président du Comité de sélection du renseignement au Sénat, envoya une lettre au  Président Barack Obama pour lui demander de libérer immédiatement Pollard de prison. Et en octobre, Lawrence Korb, qui servit comme secrétaire adjointe à la défense sous Weinberger, devint l’un des championnes les plus déclarées de la libération de Pollard. Korb travaille actuellement pour le ‘Center for American Progress’, étroitement lié avec la Maison Blanche d’Obama.


L’intérêt renouvelé pour la détresse de Pollard a recueilli beaucoup d’attention de la part des media locaux aussi. Après l’appel initial de Korb dans un éditorial de couverture publié dans le ‘Los Angeles Times’ en octobre, le journal Ma’ariv a publié un article important dans son supplément d’information de fin de semaine sur les souffrances de Pollard. Le journaliste Ben Kaspit a exigé que le Premier ministre Benyamin Netanyahou demande formellement à Obama de commuer la peine de Pollard et de libérer de prison.  


L’article du Ma’ariv a provoqué un pic de couverture médiatique en Novembre. Ce mois-ci, Pollard était de nouveau dans les journaux quand le gouvernement est intervenu pour aider son ancienne épouse Ann et son père à faire leur aliya après que le consulat de New York eût découvert qu’ils étaient tous deux malades et vivaient pauvrement.

 

La pression du public sur Netanyahou semble fonctionner. Avant lundi, il refusait de faire des déclarations publiques concernant Pollard. Lors de sa récente rencontre avec Obama, il refusa de remettre une lettre signée par 109 des 120 membres de la Knesset demandant formellement la libération de Pollard. D’un autre côté, une forte pression publique a amené Netanyahou à donner son accord initial pour parler à la manifestation de lundi à la Knesset en faveur de la libération de Pollard. Cependant, il a annulé sa venue au  dernier moment, en insistant pour se contenter d’une rencontre privée avec Korb et Esther, la femme de Pollard. Evidemment, davantage de pression peut et doit être appliquée.

 

D’un côté, le moment est peu propice pour renouveler la campagne en faveur de Pollard. C’est vrai d’abord à cause de la nature du président actuel, seul à détenir le pouvoir de le libérer.

Aujourd’hui, il est évident qu’Obama est le dirigeant le plus hostile auquel Israël ait fait face. Il est difficile d’imaginer les circonstances dans lesquelles il serait d’accord pour faire quelque chose pour Israël, que ses prédécesseurs largement plus favorables, George W. Bush et Bill Clinton, ont refusé.


Selon l’attitude d’Obama, il y a plus de chance à première vue de tenter de faire avancer le dossier Pollard par la diplomatie silencieuse. C’est l’argument que le secrétaire de cabinet Zvi Hauser a utilisé en témoignant devant la Knesset au début du mois. Hauser a déposé devant le Comité de Contrôle de l’Etat, pour répondre à la recommandation du contrôleur d’Etat Micha Lindenstrauss pour la mise en place par Netanyahou d’un comité ministériel supervisant une campagne publique formelle appelant à la libération de Pollard.  

 

Mais à la réflexion, la campagne actuelle est éminemment sensible. Pour comprendre pourquoi, nous devons envisager les bénéfices d’une diplomatie silencieuse et discrète. 

 
La diplomatie silencieuse fonctionne bien quand toutes les parties ont des intérêts conjoints et si leur dévoilement peut changer cette perception. Par exemple, Israël et ses voisins arabes perçoivent un intérêt partagé à empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Mais suivant la nature de la politique arabe, cette perception, qui permet aux émules de l’Arabie saoudite, de l’Egypte et de Bahreïn de travailler avec Israël pour empêcher l’Iran de développer des armes nucléaires, disparaît dès le moment où la coopération est rendue publique.

 
De même, les sunnites et les chrétiens du Liban partagent le même intérêt qu’Israël à vaincre le Hezbollah. Mais leur capacité à travailler avec Israël dans ce sens est détruite au moment même où une telle entreprise devient publique.


La diplomatie silencieuse ne fonctionne pas quand il n’existe pas la perception d’intérêts partagés. Par exemple, les régimes qui répriment les droits de l’homme pour maintenir leur emprise sur le pouvoir ont peu d’intérêt à coopérer avec des sociétés libres, quand ces dernières exigent qu’ils libèrent des dissidents politiques de prison.

La diplomatie silencieuse dans le domaine des droits de l’homme entre les USA et l’Union soviétique pendant la Guerre Froide n’a jamais réussi, parce que les Soviétiques ont réalisé que s’ils ouvraient leur tyrannie à la critique intérieure, cela détruirait le système.

 
Et aujourd’hui, comme les élections parlementaires truquées au Caire et la répression continue à Téhéran contre les défenseurs de la démocratie le démontrent, la diplomatie silencieuse du gouvernement Obama dans le monde musulman au sujet des droits de l’homme et de la démocratie a totalement échoué.

 

C’est dans des cas comme ceux-là qu’une diplomatie publique bruyante devient pratiquable. Des campagnes publiques sont utiles quand un gouvernement souhaite en convaincre un autre de faire quelque chose dont celui-ci ne veut pas. La semaine dernière, nous avons eu un rappel de l’efficacité d’un tel comportement avec la publication des protocoles de réunions tenues par le président Richard Nixon dans le Bureau Ovale.

 

L’une de ces réunions comprenait une conversation entre Nixon et son secrétaire d’Etat Henry Kissinger, suivant un entretien avec le Premier ministre en Israël d’alors, Golda Meir. Elle avait demandé à Nixon de soutenir l’amendement Jackson-Vanek qui liait l’aide économique des USA à l’URSS à l’accord de celle-ci de permettre aux Juifs d’émigrer. Kissinger s’opposa à cette requête, déclarant à Nixon : « L’émigration de Juifs d’Union soviétique n’est pas un objectif de la politique étrangère américaine. Et s’ils mettent des Juifs dans des chambres à gaz en Union soviétique, ce n’est pas une préoccupation américaine. Peut-être une affaire humanitaire ». 


D’un côté, Kissinger avait raison.
Utiliser des considérations humanitaires pour affaiblir la tyrannie soviétique ne concourait pas à aider les négociateurs américains du contrôle des armements, à marquer des points contre Leonid Brejnev. Mais à un niveau plus profond, il avait complètement tort.

 

L’amendement Jackson-Vanek ne fit pas qu’obliger les Soviétiques à permettre l’émigration de Juifs. Il entama un processus d’ouverture du système soviétique, qui se termina par la destruction du régime exactement une décennie plus tard.

 

Depuis sa prise de fonction, Obama a utilisé uniquement la diplomatie publique au Moyen-Orient, pour convaincre un seul gouvernement de prendre des mesures qu’il considérait opposées à ses intérêts. L’an dernier, il mena une campagne énergique de diplomatie publique, implacable, pour convaincre Netanyahou d’abroger les droits de propriété juive en Judée et Samarie. Et cela marcha.

 

Bien que cela affectât le sacro-saint pilier du sionisme qui veut que les droits juifs ne soient pas négociables, bien que cela affaiblît la position de Netanyahou dans son Parti et avec ses électeurs, bien que cela renforçât la guerre politique des Palestiniens contre Israël sur la scène internationale, Netanyahou céda. La pression publique qu’Obama exerça sur lui l’obligea à agir contre ses intérêts.


Les USA ne sont pas un empire du mal. Il est difficile de mesurer comment une demande ouverte de libération de Pollard sur des bases humanitaires peuvent retentir sur sa nature.

 

Et c’est bien ainsi. Mais le fait qu’Obama n’ait pas d’intérêt à libérer un agent israélien souffrant, qui fut expédié en prison par Weinberger et y demeure à cause des efforts de ceux qui haïssent Israël et prétendent à tort qu’il a causé un dommage indicible à la sécurité nationale des USA. De fait, beaucoup des détracteurs de Pollard sont membres du camp politique d’Obama.   


Israël ne peut pas attendre beaucoup de secours des Juifs américains, bien qu’ils s’avèrent être les bénéficiaires secondaires majeurs si Pollard est libéré. L’impact de ce dossier sur la communauté juive américaine a été démoralisant. Bien que les USA et Israël soient des alliés stratégiques qui partagent beaucoup d’intérêts communs, et combattent les mêmes ennemis, les détracteurs d’Israël dans la communauté de la politique étrangère des USA utilisent le cas Pollard comme excuse pour mettre en question la loyauté et le patriotisme des Juifs américains qui servent le gouvernement des USA et soutiennent Israël. Son maintien en incarcération jette une ombre prolongée sur la communauté juive américaine.

Il y a peu de chances pour qu’une campagne publique permette d’obtenir la libération de Pollard. Mais si Israël veut vraiment faire quelque chose, ses actions doivent se concentrer dans le domaine public. Comme nous l’avons vu, la diplomatie silencieuse, stratégie que le gouvernement de Netanyahou a choisie jusqu’à maintenant, ne le tirera jamais de prison.

Et Israël doit agir. La condamnation et le traitement injustes, injustifiés et discriminatoires de Pollard sont un symbole lamentable de la vulnérabilité juive. Sa souffrance personnelle est inhumaine, réelle et implacable. Il a besoin que nous nous dressions pour lui. Nous devons le faire. Et nous le ferons. Le moment est venu, avec tous les risques, de crier que Pollard doit être libéré. Maintenant.


caroline@carolineglick.com 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 16:19

 

europe israel 2-300x187

europe-israel

 

Monsieur le Président de la République française,

 

 

Le Peuple français a appris avec stupéfaction que la France allait livrer des missiles anti-chars au Liban.
La France va offrir 100 missiles anti-chars air-sol de type HOT, utilisés par les hélicoptères Gazelle, qui doivent être livrés avant la fin février.

Cette décision du Gouvernement français nous semble extrêmement dangereuse sachant l’influence croissante du mouvement terroriste Hezbollah au sein de l’armée libanaise.

En effet, le Hezbollah est en passe de contrôler totalement l’armée libanaise et les derniers incidents entre cette armée qui  a tiré et tué un soldat israélien le démontrent. 

Le Liban est en proie à une grande instabilité politique due aux pressions Syriennes ainsi qu’à l’omniprésence du Hezbollah , tête de pont de l’Iran , ce que le Gouvernement de la France  ne peut ignorer.

Si  la résolution 1701 du Conseil de Sécurité de l’ONU prévoit bien une coopération militaire pour contribuer à l’indépendance et à la stabilité du Liban, cette résolution vise essentiellement à aider le Liban à se défendre contre le Hezbollah et la Syrie. Or le mouvement terroriste Hezbollah ne possède aucun char.

Il est fort probable compte tenu de l’influence grandissante du Hezbollah que ces missiles livrés par la France servent à terme à détruire des chars israéliens. Le Gouvernement de la France  ne peut l’ignorer !

Ainsi il est possible que les missiles français tuent  des citoyens israéliens ,, fils de citoyens français.

Si cela devait arriver ce serait l’ensemble de la communauté française qui en serait touchée.

Monsieur Le Président de la République, vous connaissez l’attachement de la communauté juive aux valeurs françaises que cette communauté sert depuis si longtemps. Le maintien de cette livraison de missiles inopportune serait perçue comme un acte anti-israélien évident.

Votre politique étrangère à l’égard d’Israël a déjà changé durant votre mandat, passant « d’ami d’Israël » à « principal pourfendeur  d’Israël » ce qui est mal vécu par une partie de l’opinion publique qui résiste au « politiquement correct » pro-palestinien.

Monsieur Le Président de la République une large part du Peuple français continue, contre vent et marée, contre la bien-pensance largement répandue par la  mouvance pro-palestinienne, à penser qu’Israël est un Etat démocratique qui a le droit et le devoir d’assurer avant tout sa défense, que ses droits d’exister sont inaliénables et que votre précipitation à condamner l’arraisonnement du Mavi Marmara a été une grande  trahison envers nos amis israéliens.

Monsieur Le Président de la République, le Peuple français vous demande de ne pas aller au-delà dans ce qui sera perçu comme une nouvelle trahison de l’amitié franco-israélienne et, en conséquence, vous demande d’annuler cette livraison de missiles HOT au Liban qui risque fortement de tuer des citoyens  israéliens.

 

 

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 15:59

 

http://www.israel7.com/2010/12/ayoub-kara-rencontre-le-leader-du-fpo-autrichien/

 

Malgré les protestations des dirigeants de la communauté juive locale, Ayoub Kara, vice-ministre israélien du Développement du Néguev et de la Galilée (Likoud), a rencontré en Autriche le leader d’un parti d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, président du FPO (Parti de la Liberté). Interrogé par la presse, Kara a expliqué qu’il considérait que Strache et sa formation politique pouvaient devenir des partenaires d’Israël dans la lutte contre le terrorisme et a déclaré qu’il ne voyait pas en quoi leur programme pouvait être répréhensible. 

Il convient de préciser que le parti de Strache mène depuis un certain temps une campagne contre l’immigration qui lui a permis d’augmenter sa popularité. Candidat en octobre 2010 à la mairie de Vienne, il a prôné notamment l’interdiction des minarets et du port du voile islamique.  

Kara, qui a suscité l’indignation de la communauté juive autrichienne qui a même réclamé sa démission, a déclaré qu’il mettrait tout en œuvre pour « légitimer » Strache en Israël et dans le monde. Un peu plus tard, il a confié au site Ynet : « Selon mes recherches, le FPO est le seul parti en Autriche qui a soutenu Israël après le « raid » sur la Flottille turque ». Il a ajouté : « Strache compte m’accompagner jeudi à une cérémonie au Mémorial de l’Holocauste et il appelle à renforcer la Nation juive et l’Etat d’Israël ».

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22 décembre 2010 3 22 /12 /décembre /2010 13:07

 

 

L’Ambassade d’Israël à l’ère de la « diplomatie digitale »

 

http://ambisrael.wordpress.com/2010/12/22/lambassade-disrael-a-lere-de-la-diplomatie-digitale/

L’Ambassade d’Israël en France est désormais plus que jamais à la pointe des nouveaux médias et des nouvelles technologies. Notre but : faire connaître l’Etat d’Israël dans tous les domaines au sein de la population française, expliquer clairement la position de l’Etat d’Israël en rapport avec l’actualité du Proche-Orient et promouvoir la culture israélienne en France. Nous avons ouvert la voie à une « diplomatie digitale ». Désormais, vous pourrez découvrir Israël sous un angle nouveau, créatif et moderne.

Le Blog du département de Diplomatie Publique 
You Tube de l’Ambassade d’Israël en France
Facebook  de l’Ambassade d’Israël
Le Facebook « Département culturel de l’Ambassade d’Israël
La newsletter culturelle

Le Twitter du Service de Presse
Ma Parole : Le blog du porte-parole de l’Ambassade d’Israël en France, Yaron Gamburg
Le blog du Département commercial  
Facebook du Consulat d’Israël à Marseille

Facebook du Consulat d’Israël à Paris

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18 décembre 2010 6 18 /12 /décembre /2010 19:19
Reportage : La Grande-Bretagne cache toujours des informations sur des soldats disparus en mission

 

Le Jewish Chronicle affirme que le Foreign Office (Affaires étrangères britanniques) a les éléments suffisants de faire la lumière sur le sort des disparus de la bataille de Sultan Yacoub entre Israël et la Syrie.


Reproduction photo

Zacharia Baumel

 

MIAs from Sultan Yacoub battle

 

Roee Nahmias

 

Adapté par Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

Publié le  : 

18.12.10, 19:21 / Israel News

 

 http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4000938,00.html

Le Jewish Chronicle basé à Londres a diffusé un reportage selon lequel la Grande-Bretagne refuse de publier un document contenant des informations sur le sort des trois soldats qui pourraient avoir été capturés durant la bataille de Sultan Yacoub, qui s’est déroulée pendant la guerre du Liban.

 

 

Le reportage publié jeudi affirme que le Foreign Office (Affaires étrangères) britannique craint que la publication de ces documents n(altère ses excellentes relations avec l’adversaire d’Israël dans la bataille de 1982, la Syrie.

 

Zacharia Baumel, Yehuda Katz et Zvi Feldman ont été portés disparus le 11 juin de cette année-là, et le sont restés depuis ce jour.

 

 

Mais le Chronicle affirme que le jour même de la bataille, l’ambassadeur de la Grande-Bretagne en Syrie, Ivor Lucas, rapportait à sa hiérarchie que les trois avaient été capturés par les forces syriennes.

 

 

Myriam Baumel, la mère de Zacharia, est, actuellement, à la tête d’un groupe menant la bataille juridique à Londres contre la mise en silence continuelle de ce rapport, revendiquant qu’il pourrait permettre de faire toute la lumière sur ce qui s’est réellement arrivé aux trois soldats.

 

 

Mais, la seule réponse que Mme Baumel et ses avocats aient jamais reçu de la part du Foreign Office, d’après le Chronicle, est que : “nous sommes conscients que la diffusion d’informations sensibles pourrait altérer nos relations avec la Syrie ».

 

Le journal cite Mme Baumel qui déclare : “ Je veux juste que le public sache qu’il s’agit là d’une affaire purement humanitaire. Nous disposons d’informations selon lesquelles ces jeunes dont mon fils ont été aperçus à Damas et qui’l y avait des témoins de cela, et quiconque a vu quoi que ce soit ou qui est en mesure d’aider à les retrouver doit y contribuer ».

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 14:05

 

Dossier B.H Obama

 

Cette vidéo circule partout aux Etats-Unis, elle a fait en quelques jours presque 10 millions d'entrée sur Your-tube,

Au vu de la politique désastreuse de B.H.Obama, le peuple américain se réveille.

Le Peuple américain est un grand peuple !

Aschkel

 

 

A DIFFUSER AU MAXIMUM

 

 

 

Nous le Peuple...

Traduction Dominique Ka'htan

Sous-titrage Aschkel

Pour 

aschkel.info et  

lessakele

 

Cher Président Obama:

 

"Nous le peuple" déclarons résolument rejeter votre vision de notre pays.

Vous affirmez ne pas nous avoir entendus.

"Nous le Peuple", nous nous sommes réunis de par les Etats-Unis pour contrer vos efforts menant à pervertir notre constitution et à détruire notre liberté.

Vous affirmez ne pas nous avoir vus.

Vous n'avez apporté aucune attention à notre message. Et, si, ainsi que l'a déclaré le Président Wilson, les voix de son peuple doivent toujours résonner aux  oreilles d'un chef d'état, le moment est venu de vous le présenter une nouvelle fois.

La liberté est notre plus grand trésor-l'absence de contraintes sur notre puissance d'agir et notre capacite de penser.

La responsabilité individuelle est le corollaire de la liberté.

Nous croyons au pouvoir de l'individu.

Le Président Bush a dit, quelques années auparavant:

"l'Histoire va vers un développement la liberté parce que le désir de liberté est gravé dans le coeur de chaque être humain."

Nous ajouterons  que ceci restera vrai aussi longtemps que nos actions démontreront notre attachement au principe de la liberté.

Lorsque le Président Lincoln a inauguré et consacré le cimetière national de Gettysburg, il a déclaré:" C'est à nous les vivants de nous vouer à l'oeuvre inachevée que d'autres ont si noblement entreprise."

Cette cause inachevée pour laquelle nos soldats n'hésitent pas à partir en bataille, cette cause  pour laquelle tant d'entre eux ont offert le suprême sacrifice, c'est celle de la liberté, la liberté des Etats-Unis d'Amérique.

Cent-cinquante ans bientôt ont passé, et l'oeuvre dont parlait le Président Lincoln, n'est pas terminée.

En vérité elle ne sera jamais terminée.

La liberté est la capacité d'autodétermination.

Ce n'est pas une entité mais bien une condition, et les conditions peuvent changer.

La liberté peut augmenter mais aussi diminuer.

Monsieur le Président, lors de votre entrée en fonction, vous avez promis un changement, mais il ne pouvait s’agir d'un asservissement que ni nous ne  voulions ni nous n'accepterons.

Vous avez élargi le gouvernement, violé notre constitution, enfreint nos lois, vous avez pris le contrôle des industries privées, vous avez détruit des emplois, perverti notre économie et porté atteinte à la liberté de parole; vous avez corrompu notre monnaie, affaibli notre sécurité nationale et mis en danger notre souveraineté.

En compromettant les institutions culturelles, légales et économiques de notre nation, vous avez fait en sorte que nos enfants ne pourront jamais jouïr de la même qualité de vie que la nôtre.

Par ce vol des générations, vous privez l'enfant à naître de toute opportunité.

Ceci est inacceptable. Surtout  en Amérique.

Ce n'est pas l'espoir qui a fait de nous une nation forte mais bien notre autonomie.

Personne ne comprend  mieux les rapports entre la réussite personnelle, la dignité et la force que nos forces armées.

Tout au long de chaque guerre, nos soldats ont tenu le destin de leur nation au creux de leurs mains.

Ils ne nous ont pas fait défaut.

La liberté leur est si chère qu'ils sont prêts à mourir pour elle.

Notre devoir envers eux et envers nous-mêmes  est de chérir cette liberté assez pour en être dignes.

Nous acceptons ce défi, Monsieur le Président.

C'est pour cela que nous rassemblons des quatre coins du pays  pour vous remettre ce message d'une manière ou d'une autre et aussi souvent que possible.

Vous nous ignorez à vos risques et périls. Il en va de votre avenir politique.

Notre grande nation est une République.

Nous n'accepterons pas la tyrannie sous aucun pretexte.

Votre politique de redistribution des fruits de notre labeur relève de l'étatisme et nous ne la tolèrerons pas.

Monsieur le Président, nous jurons sur notre honneur de nous opposer maintenant et à jamais  à tout gouvernement coércitif en Amérique.

Les patriotes n'accepteront pas dans le silence vos efforts pour démanteler la plus grande nation qui soit sur terre.

Nous le Peuple  défendrons notre liberté, nous protégerons notre pays bien-aimé, et notre Amérique exceptionnelle vaincra.

Que D--U bénisse les Etats-Unis d'Amérique!

Veuillez agréer, Monsieur le Président, l'expression de nos sentiments,

 

Nous le Peuple

 

 

 

We The People 

Dear President Obama:

“We The People” have stated resolutely we reject your vision for our country.

You claim you have not heard us.

“We The People” have assembled across America resisting your efforts to subvert our constitution and undermine our liberty.

You claim you have not seen us.

Since you have not acknowledged our message, let us here present it once more for if, as President Wilson said, a leader’s ear must ring with the voices of the people – the time has come.

Our greatest treasure is freedom – the absence of restraints on our ability to think and to act.

The corollary of freedom is individual responsibility.

We believe in the power of the individual.

A few years ago President Bush said, “History moves toward freedom because the desire for freedom is written in every human heart.”

Let us add that we will preserve it only as long as devotion to freedom is expressed in the heart of our actions

When President Lincoln dedicated Gettysburg National Cemetery he declared, “It is for us the living … to be dedicated here to the unfinished work which they who fought here have thus so nobly advanced.”

That unfinished cause for which our soldiers willingly go to battle and for which so many have given their lives is a free United States of America

It has been nearly one hundred fifty years and the work President Lincoln spoke of is not finished.

In fact, that work will never be finished.

Freedom is the capacity of self determination.

It is not an entity but a condition, and conditions can change.

Freedom can expand yet so can it contract.

You promised change when you took office, Mr. President, but subjugation is not change we wanted or will accept.

You have expanded government, violated our constitution, confounded laws, seized private industry, destroyed jobs, perverted our economy, perverted our economy, curtailed free speech, corrupted our currency, weakened our national security, and endangered our sovereignty.

By compromising our nation’s cultural, legal and economic institutions, you are ensuring that our children will never achieve the same quality of life as we enjoy today.

Through generational theft you are robbing the unborn of opportunity.

This is not acceptable. Not in America.

We did not become a strong nation through hope but rather through self reliance.

No one better understands the relationship between individual achievement, dignity and strength than our armed forces.

Through every war our soldiers have held this nation’s destiny in their hands.

They have not failed us.

They cherish freedom enough that they are willing to die for it.

Our duty to them and to ourselves is to treasure freedom enough to live up to it.

We accept the challenge, Mr. President.

That is why we are assembling across the land to deliver our message to you as often and in every way we can.

Dismiss us at your political peril.

Our great nation is a Republic.

We will not accept tyranny under any guise.

Your policy to redistribute the fruits of our labor is Statism and will not be tolerated.

By our honor, Mr. President, we vow forever to resist coercive government in America.

Patriots will not stand silent as you attempt to dismantle the greatest nation on earth.

We the People will defend our liberty, we will protect our beloved country, and America’s exceptionalism will prevail.

God Bless the United States of America!

Sincerely,

We The People

Nos Populus [The PeopleProductions, copyright 2010

Traduction Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:42

 

 

MEMRI Middle East Media Research Institute

Annonce 121

  
Le MEMRI rend hommage au diplomate Richard C. Holbrooke

 

Le MEMRI est profondément attristé par le décès du haut diplomate américain Richard C. Holbrooke, qui était membre de notre Conseil d´administration et envoyé spécial du président Obama pour le Pakistan et l´Afghanistan.

 

La Secrétaire d´Etat Hillary Clinton a publié une déclaration reflétant le sentiment de nombreuses personnes : "Ce soir, l´Amérique a perdu l´un de ses plus grands défenseurs et l´un de ses plus dévoués fonctionnaires. Richard Holbrooke a servi le pays qu´il aimait pendant près d´un demi-siècle, représentant les Etats-Unis dans des zones de combats éloignées ainsi qu´au plus haut niveau des pourparlers de paix, toujours avec une intelligence remarquable et une détermination sans commune mesure. Il était unique en son genre : un véritable homme d´Etat. Cela rend son décès plus douloureux encore (…) Ce soir, mes pensées et mes prières se portent vers Kati, l´épouse bien-aimée de Richard, vers ses fils David et Anthony, ses beaux enfants Elizabeth et Chris Jennings, sa belle-fille Sarah et ses innombrables amis et collègues."

 

En tant que membre du Conseil d´administration du MEMRI, le haut diplomate avait une fois déclaré : "Le MEMRI permet à un public dépassant de loin le monde arabophone d´observer la grande variété des voix arabes s´exprimant dans les médias, les manuels scolaires et [d´autres] tribunes à l´attention des leurs. Ce que l´on entend est souvent stupéfiant, parfois effrayant, et toujours important. Plus important encore : ces voix englobent les voix émergentes progressistes, les voix de la réforme et de l´espoir, aux côtés des échos dérangeants de haine d´un autre temps. Sans le travail de recherche de grande valeur effectué par le MEMRI, le monde non arabophone ne bénéficierait pas de cette indispensable fenêtre."

 

Nous continuerons d´honorer la mémoire de Richard C. Holbrooke par notre travail et notre engagement à couvrir des domaines auxquels il a consacré sa vie.

 

  

 

Pour adresser un email au MEMRI ou faire une donation, écrire à : memri@memrieurope.org.

 

Pour consulter l´intégralité des dépêches de MEMRI en français et les archives, libres d´accès, visiter le site www.memri.org/french.

 

Le MEMRI détient les droits d´auteur sur toutes ses traductions. Celles-ci ne peuvent être citées qu´avec mention de la source.

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 16:10

 

 

 

Le Président russe Medvedev visitera Israël à la mi-janvier 


DEBKAfile Reportage exclusif  15 décembre 2010, 12:20 PM (GMT+02:00)

 

http://www.debka.com/article/20457/

 

Adapté par : Marc Brzustowski

 

Pour © 2010 lessakele et  © 2010 aschkel.info

 

Tags:  gas      Israel    Medvedev    UAVs 

 

Le Président russe projette une visite destinée à “briser la glace”

 

La première visite du Président russe Dmitry Medvedev, en Israël, à la mi-janvier, étape de sa tournée au Moyen-Orient, est destinée à signifier un revirement essentiel dans la politique moyen-orientale du Kremlin : elle devrait se traduire par un réchauffement des relations avec Israël et, par effet de bascule, des relations moins intenses avec l’Iran, la Syrie et le mouvement radical palestinien Hamas. Il s’agira de la seconde visite d’un Président russe à Jérusalem. Vladimir Poutine a effectué la première, lorsqu’il était lui-même Président, en 2005


Les sources moscovites de DEBKAfile confient que le Kremlin a perçu la sortie de route de l’initiative diplomatique de l’Administration Obama comme une occasion à saisir pour occuper un rôle plus actif sur cette voie diplomatique.

 

De plus, les Russes ont fait deux tentatives visant à obtenir une part du gâteau encore non entamé du gaz en Méditérannée. Tout en offrant, un peu plus tôt ce mois-ci, un partenariat au Liban, dans l’exploration du potentiel pétrolier et gazier qui se situe au large de ses côtes, les sources de DEBKAfile rapportent que le géant énergétique Gazprom a dépêché des envoyés secrets à Tel Aviv, à la même époque. Ils sont venus discuter des opportunités d’investissement avec les sociétés israéliennes détenant les concessions des champs de gaz de Tamar, Dalit et Léviathan, au large des côtes israéliennes et d’un éventuel partenariat dans les pipelines de pétrole et de gaz d’Ashkelon-Eilat.

 

Selon nos sources, les experts énergétiques russes ont estimé que les réserves de gaz au large d’Israël, actuellement évaluées à 267 milliards de m2 sont, en fait, bien plus importantes et maintiennent qu’elles peuvent être encore mieux explorées avec l’assistance professionnelle des Russes. Léviathan est perçu comme le plus prometteur des trois sites découverts.

 

Debkafile a révélé lundi 13 décembre, que Mikhaïl Margelovis, chef du Comité pour les relations internationales au Conseil de la Fédération et président de Global Zero, devrait arriver pour préparer le terrain avant la visite de Medvedev, tant à Jérusalem qu’à Ramallah.

 

 

Nos sources de renseignement dévoilent qu’en prévision de ces visites, Moscou a envoyé cinq sortes de messages à Jérusalem :

 

1- D’abord pour l’achat de drones militaires pour l’armée russe. – pour lesquels un accord sera signé – Moscou garantira de suspendre la vente d’armes avancées, comme les systèmes intercepteurs sophistiqués de missiles S-300 à l’Iran et à la Syrie. Par ce geste, l’Administration Medvedev-Poutine marque la ligne dans la limitation de la contribution vitale de la Russie à la construction et à l’amélioration de leurs armées.

 

2. Moscou partage la vision israélienne que tout matériel lourd de haute technologie russe vendu à Damas ou Téhéran finira par tomber entre les mains du Hezbollah. Les Russes ne souhaitent pas élever le niveau de l’arsenal du Hezbollah et, par conséquent, ont de nouvelles raisons de tenir cet armement à l’écart de mains iraniennes ou syriennes.

 

3. Le Kremlin a récemment changé son fusil d’épaule concernant le problème palestinien et ne souhaite plus systématiquement soutenir les exigences palestiniennes au détriment d’Israël. A l’inverse des négociateurs palestiniens conduits par Mahmoud Abbas, Moscou se prépare à rechercher des solutions intermédiaires dans la controverse palestino-israélienne. Les Russes affirment que les Palestiniens sont avisés des nouveaux vents qui soufflent en provenance de Moscou. C’est pourquoi ils ne se donnent pas la peine de faire du lobbying en Russie pour obtenir son soutien à une déclaration palestinienne unilatérale d’indépendance d’un Etat à l’intérieur des frontières d’avant 67, et qu’ils se sont tournés vers des gouvernements mieux disposés à leur égard, en Europe, en Extrême-Orient et en Amérique du Sud.

 

4. Moscou cherche à exploiter les relations stratégiques approfondies entre Israël et la Grèce pour monter à bord de leurs projets de construction d’un gazoduc sous-marin reliant la Grèce au port israélien en Méditerranée, Ashkelon. Cela permettrait de relier ce pipeline, existant à Ashkelon, à Eilat, le port israélien en Mer Rouge.


Les stratèges énergétiques russes gardent un oeil vivement intéressé sur les tronçons déjà existants et planifiés de cette route maritime, ayant calculé que le plus court chemin et le moins cher pour mettre le gaz russe sur le marché d’Extrême-Orient consisterait à le faire transiter par Eilat.


Les dirigeants israéliens, le Président Shimon Peres et le Premier Ministre Binyamin Netanyahou, nourrissent de grands espoirs, au sujet de la visite de Medvedev. 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 13:29

 

 

 

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Le dilemme américain : Le prix de la démocratie arabe 


 

13/10/2010

Ces jours-ci, les médias égyptiens sont préoccupés par la publication d'un document américain important dévoilé par Wikileaks. Ce câble rédigé en février 2010 est une analyse de l’ambassade des Etats-Unis au Caire et décrit les tensions avec Washington. Il révèle que le gouvernement égyptien soulève des doutes quant à la position des Etats-Unis "d'encourager la démocratie », et conteste sur le résultat des efforts car en réalité ils « renforcent la confrérie des Frères musulmans ».

Cette analyse est partagée également dans des cercles privés de l’élite égyptienne.

Dans ce contexte, notons la réaction américaine au premier tour des élections au parlement égyptien qui a eu lieu le 28 novembre dernier. Le porte parole du Département d’Etat, Philippe Crowley a déclaré que les "Etats-Unis sont déçus de l’intervention des forces de sécurité égyptiennes lors des élections."

Bien que l'ont conçoit que le gouvernement égyptien a fait tout de son pouvoir pour affaiblir les Frères musulmans, la question que se posent certains dirigeants égyptiens est de savoir si les Etats-Unis sont réellement intéressés par la victoire des Frères musulmans.

L’organisation des Frères musulmans a été fondée en 1928 en Egypte par Hassan al Banna, en partie, en réponse à la dissolution de l’institution des califats par les Turcs. La confrérie avait l’ambition de raviver l’Islam par le biais d'activités sociales et religieuses.

Toutefois, la confrérie possédait une filière secrète bien formée et perpétrait des attentats et des actions terroristes. Les Frères musulmans ont tenté d’assassiner des dirigeants égyptiens. Al Banna prêchait à ses disciples que " le coran est notre loi. Le Djihad est notre voie. « Une mort dans la voie d'Allah est notre espoir suprême".

Le calendrier de l’organisation a soutenu la diffusion de l’Islam, et en s’adressant aux jeunes Al Banna disait : l’Andalousie (l’Espagne), la Sicile, les Balkans et le sud de l’Italie, tous sont des terres musulmanes qu’il faut rendre au sein de l’islam. Le Moyen-Orient et la Mer rouge doivent faire partie de l’empire islamique tel qu'il était auparavant".

Suite à la création d’un Etat islamique, les Frères musulmans espèrent pouvoir diffuser leurs messages à travers le monde pour établir un gouvernement universel dirigé par un régime de califat.

Nul ne doute que les dernières élections en Egypte posent aux Etats-Unis un dilemme à savoir si des élections libres sont préférables à un soutien de la répression égyptienne à l'encontre des Frères musulmans et l’affaiblissement de leur pouvoir. Lors du premier tour des élections, les Frères musulmans n’ont pas réussi à obtenir un seul siège parmi les 508 au Parlement, tandis que lors des élections précédentes ils avaient gagné 88 sièges.

Nous constatons que les analyses américaines sont influencées par une opinion dominante et de plus en plus populaire à Washington, qui perçoit les Frères musulmans comme une organisation modérée pouvant servir d’alternative à un organisme comme Al Qaïda. En 2007, la revue « Affaires étrangères », qui est sans doute la plus influente au sein de l'administration américaine, a publié un article stipulant que les Frères musulmans forment " une organisation modérée ". Le chef de la majorité du Congrès, Stenay Hoir, avait même rencontré des représentants des Frères musulmans, au parlement égyptien.

Deux ans plus tard, lorsqu'Obama a décidé de s’adresser au monde musulman à partir du Caire, des représentants des Frères musulmans ont été invités à participer à l’audience. 

En contradiction avec les voix américaines appelant à plus d'ouverture à l'égard des Frères musulmans, au Moyen-Orient, par contre, une forte opposition existe contre ce mouvement. En 2005, le ministre de l’Education du Koweït a écrit dans le quotidien Sharq Al Awsat que « la source de toute forme du terrorisme religieux à laquelle nous assistons aujourd’hui provient des Frères musulmans. » 

Le ministre koweïtien a ajouté : "les fondateurs des organisations de violence ont été éduqués par les Frères musulmans." Il avait bien raison. Historiquement parlant, Mohammad Qutb de l’organisation des Frères musulmans en Egypte et Abdoullah Azam de la confrérie de la filiale jordanienne ont trouvé refuge en Arabie saoudite. Dans les années 70, ils ont enseigné un jeune étudiant saoudien nommé Oussama Ben Laden.

Azam est devenu le maître spirituel de Ben Laden et l’a conduit en Afghanistan. Par ailleurs, Khalid Cheikh Mohammed, le cerveau de l’attentat contre les tours jumelles à New York, est diplômé de l’organisation des Frères musulmans koweïtiens, ainsi que Khaled Mashal, chef de l’aile politique du Hamas. Aujourd’hui les forces de sécurité égyptiennes reconnaissent l’influence grandissante de l’Iran et des Frères musulmans bien qu’il s’agit de deux courants (sunnites et chiites) concurrentielles au sein de l’Islam.

En ce qui concerne Israël, il est important de rappeler que le Hamas aussi est un produit des Frères musulmans. L’article 2 de la Charte du Hamas stipule explicitement que l’organisation est un « une branche des Frères musulmans ».

Pour cette raison précise, il est évident que ceux qui soutiennent un dialogue américain avec les Frères musulmans soutiendront également des pourparlers avec le Hamas.

A ce stade et même si l’administration Obama s’oppose fermement à tout dialogue avec le Hamas, tant qu'il demeure fidèle à sa charte qui appelle à la destruction d’Israël, elle se trouve toujours sous pression pour l'inciter à changer cette politique.

En mars 2009, neuf anciens hauts-fonctionnaires américains, dont les conseillers à la Sécurité nationale des Présidents George Bush, senior, et de Jimmy Carter ont appelé à ouvrir un dialogue avec le Hamas. Les égyptiens n’oublient pas non plus les pressions exercées en 2006 par l’administration Bush sur Israël pour permettre au Hamas de participer aux élections de l’Autorité palestinienne et ainsi l'amené au pouvoir.

En 2004, Mohamed Mahdi Akef, ancien chef des Frères musulmans en Egypte a déclaré « l’Islam envahira l’Europe et les Etats-Unis ». En 2008, il a soutenu les activités d'Al Qaïda et prouve que les analyses américaines sur la soit disant modération de l'organisation sont dénuées de fondement.

La confrérie des Frères musulmans demeure une organisation dangereuse, qui constitue à la fois, une infrastructure idéologique du terrorisme musulman et réussit à convaincre l’Occident qu'elle ne constituera aucune menace aux intérêts occidentaux en dépit de sa recrudescence.

La lutte pour la démocratie est un noble combat. Nous devons éviter que ce combat obtienne un résultat opposé lorsque dans ce cadre même il soutient des organisations qui sont l’antithèse aux valeurs démocratiques. Enfin, Egypte il existe d'autres parties politiques, l'Occident devrait les soutenir pour pouvoir leur permettre une compétition normale et faire entendre tout-haut leurs voix.
 

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15 décembre 2010 3 15 /12 /décembre /2010 07:52

 

 

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James Stavridis est le « SACEUR ». Sous ses airs de type sympa, il est le commandant suprême des forces alliées en Europe. Le big boss. C’est un aussi un très bon communiquant. Dans un monde complexe il n’est pas évident de se comprendre tout le temps. Le problème, dit-il, vient souvent du choc des cultures. Systèmes de valeurs, process, modes opératoires autant de facteurs susceptibles d’induire des frictions et des désaccords. Même au coeur du pouvoir américain, des différences culturelles importantes apparaissent entre les « 3 D » (défense, diplomatie, développement) qui doivent cependant cohabiter en bonne intelligence pour mener avec succès leur mission.

C’est la même chose entre les Etats selon Stavridis qui, au fil du temps, a développé une méthode simple en 12 point pour résoudre les écueils culturels :

1. Apprendre la langue ou les codes de langages des protagonistes. Indispensable.

2. Lire l’Histoire de l’autre pour mieux le connaître.

3. Connaître les héros de chaque pays, de chaque organisation partenaire.

4. Aller à la rencontre. Rien ne remplace le contact direct.

5. Communiquer en permanence, faire savoir ce que l’on pense et surtout montrer que l’on écoute.

6. Ouvrir les problèmes à tous les protagonistes, savoir complexifier pour mieux résoudre.

7. Donner le maximum de crédit aux autres sans en rechercher soi-même.

8. Exprimer son désaccord sans être désagréable. Ne rien prendre comme une atteinte personnelle.

9. Ne rien dramatiser,  lisser les « hauts » et les « bas ».

10. Trouver un problème commun à résoudre, c’est le début de l’entente.

 11. Savoir protéger ses propres valeurs, placer quelques lignes jaunes à ne jamais franchir.

12. Créer des coordinations de haut niveau dotées d’une autorité réelle.

En homme de dialogue, James Stavridis clôt son exposé (cf site du SACEUR ici) en lançant un appel à idées pour combler les fossés culturels. Qu’il s’agisse de la coordination entre le département d’Etat, le département de la Défense et USAID ou du dialogue avec les partenaires de l’OTAN. 

 

Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com

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Présentation

  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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