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11 décembre 2010 6 11 /12 /décembre /2010 17:48

 

 

Pourquoi l’Amérique Latine s’est retournée  

Par Caroline B. Glick

 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=198802

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

 

 
Suivant la trajectoire des USA, il est évident que le seul pays sur lequel Israël peut se reposer pour défendre ses intérêts, c’est Israël.

On peut excuser les Israéliens de se demander pourquoi le Brésil et l’Argentine ont annoncé de façon inattendue qu’ils reconnaissent un Etat palestinien indépendant avec pour capitale la capitale d’Israël. On peut pardonner aux Israéliens d’être pris par surprise par cette décision et la perspective que l’Uruguay, peut-être le Paraguay, le Chili, le Pérou, l’Equateur et le Salvador suivront leurs traces, parce que les media israéliens ont failli à rapporter les courants qui se développent en Amérique Latine.

Et cela n’est pas surprenant. Les media échouent à rapporter les tendances qui ont un impact sur le monde entier. Par exemple, quand le gouvernement turc a envoyé des partisans du Hamas pour défier le blocus maritime de Tsahal sur la côte de Gaza contrôlée par le Hamas, les media ont été surpris que la Turquie, alliée d’Israël, soit soudain devenue l’alliée du Hamas et l’ennemi d’Israël.

Leur incapacité à rapporter la transformation graduelle de la Turquie en un Etat suprématiste islamique a entraîné les media à traiter ce qui était le couronnement d’un courant comme un développement nouveau et choquant.

La même chose se produit maintenant avec l’Amérique du Sud. 

Alors qu’en Turquie, les media ont seulement failli sur la signification du courant singulier de l’islamisation de la société turque, les media ont constamment ignoré l’importance pour Israël de trois courants qui ont fait de l’adhésion de l’Amérique Latine en faveur des Palestiniens et contre Israël, une conclusion éminemment prévisible.

Ces courants sont l’ascension d’Hugo Chavez, l’influence régionale de l’alliance Iran-Venezuela, et la lâcheté de la politique étrangère des USA à l’égard de l’Amérique Latine et du Moyen-Orient. Considéré dans l’ensemble, cela explique pourquoi l’Amérique Latine s’aligne pour soutenir les Palestiniens.

Plus important encore, cela nous indique la façon dont Israël doit agir.

Au cours de la décennie passée, le dictateur vénézuélien Hugo Chavez a endossé le manteau de Fidel Castro comme chef du club anti-USA en Amérique Latine. Il a       utilisé la richesse pétrolière du Venezuela, l’argent de la drogue et d’autres fortunes illicites pour attirer dans son orbite d’autres Etats voisins et les éloigner des USA. Le cercle d’influence de Chavez comprend désormais Cuba et le Nicaragua, la Bolivie, l’Uruguay et l’Equateur ainsi que le Brésil, le Paraguay, l’Argentine et le Pérou.

Des démocraties comme la Colombie et le Chili font aussi des pas dans la direction anti-américaine de Chavez.

Le choix de l’Iran par Chavez n’est pas un hasard, bien que cela y ressemblât quand l’alliance surgit d’abord vers 2004. L’empreinte de l’Iran en Amérique du Sud a grandi graduellement. Commencée dans les années 1980, l’Iran a commencé d’utiliser l’Amérique du Sud comme base de départ de ses opérations contre les USA et l’Occident. Elle a déployé les agents du Hezbollah et ses Gardes de la Révolution et d’autres ressources du renseignement et du terrorisme le long de la triple frontière non gouvernée entre l’Argentine, le Paraguay et le Brésil. Cette base mise en place a permis alors à l’Iran d’organiser des attentats à la bombe sur des cibles israéliennes et juives à Buenos Aires au début des années 1990.

La présence de l’Iran sur le continent a permis de prendre avantage de la consolidation de Chavez au pouvoir. Depuis qu’il est au pouvoir en 2005, le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a développé des alliances stratégiques avec le Venezuela et le Nicaragua.

 Avec l’aide de Chavez, Téhéran étend son réseau d’alliances à travers l’Amérique Latine aux dépens des USA et d’Israël. D’un côté, Chavez et Ahmadinejad apparaissent comme un drôle de couple. L’un est marxiste et l’autre est un jihadiste messianique. Mais en y regardant de plus près, cela est parfaitement cohérent. Ils partagent les mêmes obsessions avec la haine des USA et la rage du pouvoir.

Chavez a démontré son engagement à se maintenir au pouvoir en écrasant ses opposants, prenant le contrôle du pouvoir judiciaire et des media, amendant la constitution et en volant les élections de façon répétée. 

Dans le même temps, la campagne de sabotage de WikiLeaks contre les USA nous a livré un compte-rendu de première main de l’amplitude de la fraude électorale d’Ahmadinejad.

Dans un câble de l’ambassade des USA au Turkménistan daté du 15 juin 2009, soit trois jours après qu’Ahmadinejad eût volé les élections présidentielles iraniennes, l’ambassade rapporta une conversation avec une source iranienne concernant les vrais résultats de l’élection. La source iranienne qualifiait le vote de « coup d’Etat ».

Le régime déclara Ahmadinejad vainqueur avec 63 % des suffrages. Selon la source iranienne, il en obtint moins que le dixième. Comme le disait le câble : « Fondé sur des calculs des observateurs de campagne de l’opposant Hossein Moussavi présents dans les bureaux de vote dans tout le pays et témoins des décomptes des voix, Moussavi avait recueilli environ 26 millions (soit 61 %) des suffrages sur un total de 42 millions de votants le vendredi de l’élection, suivi par Mehdi Karroubi (10 à 12 millions)… Ahmadinejad avait obtenu au maximum 4 à 5 millions de suffrages, le reste allant à Mohsen Rezaï ».

Il n’existe pas de barrière le long de la frontière Iran – Israël. Les pays d’Amérique Latine qui adoubent l’Iran le font toujours au détriment de leurs liens avec Israël. La Bolivie et le Venezuela ont rompu leurs relations diplomatiques avec Israël en janvier 2009 après avoir pris le parti du Hamas  dans l’Opération ‘Plomb Durci’. Dans des commentaires rapportés sur le site Web Hudson à New York, Ricardo Udler, le président de la petite communauté juive bolivienne, déclara qu’il y a une corrélation directe entre les liens croissants de la Bolivie avec l’Iran et l’animosité envers Israël. Selon ses termes : « Chaque fois qu’un officiel iranien arrive en Bolivie, il y a des commentaires négatifs contre l’Etat d’Israël et peu après, les autorités boliviennes publient un communiqué contre l’Etat juif ».

Udler a aussi prévenu, comme il l’a dit : « Il y a des informations des agences internationales indiquant que l’uranium de Bolivie et du Venezuela est expédié en Iran ».

C’était en octobre dernier. Avec l’Iran, il apparaît que si vous y mettez un doigt, vous y passez le bras entier. Ce mois-ci, nous avons appris que le Venezuela et l’Iran déploient conjointement au Venezuela des missiles balistiques de portée intermédiaire capables de cibler des villes américaines.

Pas de doute : l’alliance irano-vénézuélienne et sa force croissante en Amérique Latine expliquent en grande partie la pulsion soudaine de l’Amérique du Sud en faveur de la reconnaissance de la « Palestine ». Mais l’histoire ne s’arrête pas là.

Le dernier courant que les media israéliens n’ont pas remarqué, c’est l’impact que la politique étrangère des USA en Amérique du Sud et au Moyen-Orient a eu sur la position de nations comme le Brésil et l’Argentine envers Israël. Sous le gouvernement Bush, la politique sud-américaine des USA était un paquet de contradictions incohérent. D’un côté, les USA échouaient à soutenir les démocrates au Nicaragua dans leur combat électoral contre le dirigeant sandiniste Daniel Ortega aux élections de 2007. D’un autre côté, les USA encourageaient de fortes alliances avec la Colombie et le Chili.

Sous le gouvernement Obama, la politique sud-américaine des USA est devenue plus directe. Les USA ont tourné le dos à leurs alliés et veulent s’humilier avec leurs adversaires.

En avril 2009, le président des USA Barack Obama écouta une divagation anti-américaine d’Ortega pendant 50 minutes au sommet des Amériques. Dans son propre discours, Obama prit ses distances par rapport à l’histoire des USA, disant : « Nous nous sommes retirés à certaines époques, et en d’autres temps, nous avons cherché à dicter nos conditions. Mais je vous promets que nous recherchons un partenariat équitable. Il n’y a pas un partenaire majeur et des partenaires mineurs dans nos relations ».

Malheureusement, la tentative de conciliation d’Obama n’a fait aucun bien. Le Nicaragua a envahi son voisin le Costa Rica le mois dernier le long de la rivière San Juan. Les forces d’Ortega draguent la rivière grâce à un projet parrainé par l’Iran pour construire un canal le long de l’isthme du Nicaragua qui rivalisera avec le Canal de Panama.

Même l’ambassadeur d’Obama à Managua admet qu’Ortega reste profondément hostile aux USA. Dns un câble de février publié illégalement par WikiLeaks, l’ambassadeur Robert Callahan argumenta que l’offensive de charme d’Ortega envers les USA « ne présageait sûrement pas d’un nouvel Ortega amical, avec qui nous pourrons travailler à long terme ».

Ce n’est pas seulement le refus des USA de se défendre contre les semblables de Chavez qui pousse ceux du président du Brésil Luiz Ignacio Lula da Silva et de la présidente d’Argentine Cristina Fernandez de Kirchner, à adouber Chavez et l’Iran.

Ils répondent aussi aux signaux des USA à l’égard de l’Iran et d’Israël.

La politique d’Obama de contacts et de sanctions envers l’Iran n’a aucune chance d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Et exactement comme les Arabes et les Européens, les Sud Américains le savent. Il n’y a pas le moindre doute sur le motif de Lula de signer un accord nucléaire avec Ahmadinejad et Recip Erdogan de Turquie au printemps dernier : c’était sa certitude que les USA n’ont aucune intention d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires.

Du point de vue de Lula, il n’y a pas de raison de participer à la comédie des USA pour empêcher l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Il peut bien lui aussi se placer du côté du vainqueur. Et puisque Obama ne se soucie pas que l’Iran gagne, l’Iran gagnera.

Les mêmes règles s’appliquent pour Israël. Comme les Européens, les Arabes, les Asiatiques et tous les autres, les Latino-américains ont clairement remarqué que le seul objectif constant de la politique étrangère d’Obama, c’est de contraindre Israël à accepter un Etat palestinien hostile et de céder tout le territoire dont il a pris le contrôle en 1967 aux acolytes du chef de l’OLP Mahmoud Abbas et au dictateur syrien Bashar Assad. Ils observent qu’Obama a refusé d’exclure la possibilité de reconnaître un Etat palestinien même si celui-ci est déclaré sans traité de paix avec Israël. C'est-à-dire qu’Obama se refuse à s’engager lui-même à ne pas reconnaître un Etat palestinien qui sera de facto en état de guerre avec Israël.

L’impression qu’Obama est totalement engagé dans la cause palestinienne a été renforcée cette semaine plutôt qu’atténuée avec l’annulation de l’accord Netanyahou – Clinton concernant l’arrêt de la construction juive en Judée, en Samarie et à Jérusalem. L’accord portait sur une interdiction supplémentaire de construction de 90 jours, en échange d’une promesse des USA de ne pas demander de nouvelles interdictions ; de soutenir Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU pour une durée limitée contre une exigence palestinienne de déclarer l’indépendance sans la paix ; et de vendre à Israël 20 avions supersoniques F-35 star fighter dans un certain délai.

Cela a été abandonné parce que Obama ne voulait pas coucher par écrit les engagements de Clinton – aussi piètres soient-ils. C'est-à-dire que l’accord est tombé à l’eau parce qu’Obama ne voulait pas faire la moindre promesse pour maintenir l’alliance USA - Israël.

Cette politique signale aux émules du Brésil, de l’Argentine et de l’Uruguay qu’ils peuvent aussi se joindre à Chavez avec l’Iran et tourner le dos à Israël. Personne ne les remerciera s’ils restent à la traîne derrière les USA dans leur stratégie politique pro-iranienne et anti-Israël. Et en devançant les USA, ils ont le bénéfice dû à ceux qui mettent le doigt dans l’œil de Washington.

Quand nous comprenons les tendances qui ont conduit aux actions hostiles de l’Amérique Latine à l’encontre d’Israël, nous réalisons deux choses. D’abord, alors qu’Israêl aurait pu trouver le moyen de retarder cette action, cela ne l’aurait probablement pas empêchée. Ensuite, suivant la trajectoire politique des USA, il est de nouveau évident que le seul pays sur lequel Israël peut se reposer pour défendre ses intérêts - contre l’Iran et les Palestiniens aussi - c’est Israël.

 
caroline@carolineglick.com

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 21:58
Diplomatie française : une ligne durcie sur l'Iran

 

Par JPOST.FR 
09.12.10
digg del.icio.us facebook

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1289993743460&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

Nouvelle révélation du site WikiLeaks. L'ancien ministre des Affaires étrangères français Bernard Kouchner aurait averti de la possibilité d'un affrontement avec l'Iran.


PHOTO: AP , JPOST

Selon un câble diplomatique américain daté de septembre 2007, "trois semaines après que Sarkozy a mis en garde contre 'une alternative catastrophique entre la bombe iranienne et le bombardement de l'Iran', Kouchner a déclaré qu'au regard du comportement iranien, 'nous devons nous préparer au pire, c'est-à-dire à la guerre'. Il a également appelé à des sanctions européennes contre l'Iran.".

Toujours d'après le câble, l'ambassadeur américain en France Craig Stapleton a déclaré que l'utilisation du terme "guerre" par Kouchner contredisait "la position des officiels français selon laquelle les efforts diplomatiques devaient précéder un recours potentiel et 'catastrophique' à la force".

Revaloriser le rôle de la diplomatie française au Moyen-Orient

Kouchner aurait également pressé l'Union européenne d'adopter des sanctions contre la République islamique et aurait tenté de négocier directement avec les Iraniens. Une manœuvre qualifiée de "naïve" par la diplomatie américaine.
Le câble a été écrit peu après une visite de Kouchner en Israël.

Stapelton aurait précisé que l'actuel ministre français aurait tenté de faire pression sur les Etats-Unis pour qu'ils "déploient plus d'efforts quant aux négociations israélo-palestiniennes" et aurait cherché à "accroître le rôle de la France dans le processus de paix".

Il est également fait mention de la volonté de Bernard Kouchner de "préserver la souveraineté libanaise et de limiter les influences syriennes et iraniennes".

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9 décembre 2010 4 09 /12 /décembre /2010 10:35

 

S'il s'agit du TSL, qui peine tant à exhumer "les noms" des inculpés et qui fera l'impasse sur les pays commanditaires de l'assassinat de Rafik Hariri, soit l'Iran ET la Syrie, le très courtisé Bachar est, en diplomatie, comme un pyrana dans l'eau depuis ce meurtre : il est à la fois l'inspirateur de l'assassin et le "policier" capable de ramener l'ordre en cas de débordement. Une position idéale, comme celle d'Ahmadinedjad en matière de négociations nucléaires, sur du velours, à Genève.  D'autre part, en matière de stabilité de la région, les Occidentaux, Américains comme Français, se sont déjà faits doubler par Erdogan et Poutine, qui entrevoient des profits gaziers en Méditerranée orientale et permettront ou non, au Hezbollah et à l'Iran, de gesticuler ou de s'éclipser momentanément de l'attention des Justiciers de la Haye. A moins qu'ils ne décident de traiter directement avec Nasrallah, plutôt qu'avec Hariri, résilient politique jusqu'à cette date. Courtisons-courtisons, il en restera toujours quelque chose...


Bachar al-Assad est reçu par nicolas sarkozy aujourd'hui

 

http://www.20minutes.fr/article/636237/monde-bachar-al-assad-recu-nicolas-sarkozy-aujourd-hui

Aujourd'hui Nicolas Sarkozy doit recevoir le président syrien Bachar al-Assad. Objectif : tenter de faire baisser la tension au Liban, où la possibilité d'un acte d'accusation du Tribunal spécial pour le Liban (TSL), chargé d'enquêter sur l'assassinat de l'ancien Premier ministre Rafic Hariri, visant le Hezbollah provoque de fortes tensions.

 
Le parti de Dieu, jamais à court d'une bonne formule, n'a en effet pas hésité à menacer de « couper la main » de toute personne qui chercherait à inculper certains de ses membres. Du coup, depuis quelques semaines, les ténors de la classe politique libanaise défilent à Paris. Allié du Hebzollah, Damas serait sans doute en mesure de peser sur le parti pour lui intimer de calmer le jeu. Mais, il est peu probable que Bachar al-Assad accepte ce rôle-là. « Il risque au contraire de tenter une nouvelle fois de faire fléchir Paris sur le TSL », analyse Antoine Basbous, le directeur de l'Observatoire des pays arabes (OPA).

 A. Le G.
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8 décembre 2010 3 08 /12 /décembre /2010 07:56



 

 

Chers Lecteurs, cette lettre est libre de diffusion, à la seule condition de la reproduire en l'état, entière et sans y apporter une seule modification, sans autorisation de l'auteur et de la rédaction. te

xte protégé

Lien de l'article :http://www.aschkel.info/article-j-accuse-lettre-ouverte-a-monsieur-ban-ki-moon-secretaire-general-des-nations-unies-par-haim-ouizemann-62583087.html


Contact rédaction : ICI

Cette lettre est envoyée aujourd'hui 08/12/2010 d'Aschkélon-ISRAEL.

Merci – Aschkel et 'Haïm

 


Cette lettre, dans le contexte de mépris auquel est confronté Israël, se veut avant tout  un réquisitoire pour le rétablissement de la vérité et de la justice. Israël, le «capitaine Dreyfus» du Moyen-Orient et du monde, ne cesse d'être le bouc-émissaire de tous les maux et, de victime, est devenu pour la majorité des Nations, le bourreau. Nous ne pouvons accepter qu'un tel état de fait puisse perdurer.


Lettre ouverte à Monsieur Ban Ki-Moon,  Secrétaire général des Nations-Unies

 

Par Haïm Ouizemann

 

Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

 


J'ACCUSE…!


Monsieur Ban Ki-Moon,  Secrétaire général des Nations-Unies,

Qu'il me soit permis, eu égard à la singulière et suprême responsabilité qui vous échoit, celle de l'instauration et du maintien de la paix universelle, de vous exhorter à ne point ménager vos efforts afin que s'accomplisse la mission des Nations Unies d'encourager «le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion» (Art. 1 Charte des Nations unies). Le peuple juif n'oublie point le rôle majeur de l'Organisation des Nations Unies dans le vote en faveur d'un état juif aux côtés d'un état arabe le 29 novembre 1947 et l'intégration du tout jeune d'Israël en son sein le 11 mai 1949. Or, il s'est développé, depuis, un antisionisme et un antisémitisme qui rappellent le début du siècle dernier et frappent aveuglément l'Etat hébreu et ses citoyens juifs. Israël, nouveau «Dreyfus» du monde, demande justice pour à jamais bannir et abolir ce cancer qui attaque votre honorable institution. 

J'accuse les conclusions du rapport Goldstone, de cautionner de la manière la plus partiale qui soit le mouvement terroriste Hamas et dénoncer Israël comme étant la principale cause du déclenchement de l'opération «Plomb Durci», jetant le discrédit et la honte sur l'Organisation des Nations Unies.  Comment Israël, ce peuple «tison tiré du feu» (Zach. 3, 2) épris de paix, se retrouve-t-il une  fois encore sur le banc des accusés, alors  que, s'ils ne firent que très peu de victimes, les missiles du Hamas (plus de 530 au total) ne cessèrent de s'abattre pendant trois semaines consécutives sur Sederot, Ashkelon, Ashdod et Beer Sheva, porteurs de mort et de destruction?

J'accuse ce rapport qui restera comme une tache dans l'histoire des Nations-Unies. Le droit naturel d'autodéfense est  reconnu à chaque nation en vertu de l'article 51 (chapitre 7) de la Charte des Nations- Unies. Or, une étude s'appuyant sur les principes de neutralité et d'impartialité aurait dû prouver le bien-fondé du droit  d'Israël à répondre à  l'offensive du groupe terroriste Hamas et de ses pairs (Jihad Islamique, Brigades des Martyrs d'Al Aqsa, etc…) qui ne cessèrent d'attaquer Israël parallèlement à la deuxième Intifada (déclenchée en septembre 2000), et ce jusqu'au début de l'opération «Plomb Durci», contredisant, par delà même, les grands principes des fondateurs des Nations-Unies,  et brisant le peu de confiance qu'il nous restait à l'égard des Nations-Unies dont le rôle modérateur a été une nouvelle fois bafoué.

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse cette machination vouée à délégitimer et à diaboliser l'Etat d'Israël. L’extrême précipitation de votre assentiment aux fausses conclusions de ce rapport infâme, sans l'esprit critique qui incombe pourtant à votre fonction de Secrétaire des Nations-Unies, ne peut laisser indifférent notre peuple d'Israël qui aspire depuis la nuit des temps à l'éradication de l'iniquité et à l'édification d'un monde empli de justice où les droits fondamentaux qu'il sied à chaque homme de mériter seraient enfin respectés. Notre peuple, fidèle  au  principe du respect de la vie de l'homme créé à l'image de D.ieu, n'a de cesse, à travers l'Etat d'Israël, de  réaliser  la double  promesse, celle de l'éducation ouverte à tous et à toutes sans ségrégation et celle du prophète Isaïe (2, 4): «ceux-ci alors de leurs glaives forgeront des socs de charrue et de leurs lances des serpettes; un peuple ne tirera plus l'épée contre un autre peuple, et on n'apprendra plus l'art des combats». Pour preuve, l'adoption par l'Assemblée générale, en 2007, de l'initiative d'Israël d'aide aux pays pauvres où sévissent la sécheresse et la faim, dans le cadre de l'ambitieux programme onusien «Objectifs de Développement du Millénium»,  à  la très large unanimité (118 voix pour et 29 abstentions, aucune voix contre)- fait unique dans les annales de l'Onu. L'objectif de la proposition israélienne consiste, grâce au développement de la technologie dans le domaine agricole, à réduire la famine d'ici 2015. L'universalité de notre mission ne doit donc point vous échapper.  Le sionisme, aujourd'hui la cible privilégiée des Nations-Unies, s'est toujours voulu, au-delà de son aspiration à libérer le peuple d'Israël de l'humiliation millénaire dont il fut victime, une lumière pour tous les êtres humains habitant cette planète, en accomplissant par son action d'aide aux nations du monde, sans distinction aucune, la bénédiction abrahamique que vous n'êtes point sans ignorer : «Et les familles de la terre seront bénies par toi» (Gen. 12, 3).  Je vous rappelle  la part essentielle d'Israël dans ce domaine, que ce soit à Haïti à la suite du séisme du 12 janvier 2010; en Turquie lors du tremblement de terre de 1999, à la demande pressante, le 18 août 1999, du Ministre des Affaires Etrangères turc Ahmet Oguelu;  en Thaïlande lors de l'écrasement d'un avion à l'atterrissage à Phuket le 16 septembre 2007 - Israël prodigua son aide à tous les pays qui le souhaitèrent, dont l'Iran, sur la demande expresse de son ambassadeur; en Thaïlande, Sri Lanka et Indonésie lors du tsunami dévastateur du 26 décembre 2004;  ou ailleurs, sans compter les aides discrètes accordées aux populations des pays n'ayant aucune relation diplomatique avec Israël, ne regardant que la détresse humaine où qu'elle soit.

J'accuse vos propos selon lesquels «L’Organisation des Nations Unies continuera d’appuyer les efforts déployés à l’échelle internationale pour mettre un terme à l’occupation qui a débuté il y a 40 ans et pour trouver une solution prévoyant l’existence de deux États» (Pretoria 9 mai 2007) d'être unefalsification de l'Histoire.  A quelle occupation faites-vous allusion? Ces territoires, annexés par les forces jordaniennes (1948) sans nulle opposition de la part des Nations-Unies, sont passés sous contrôle israélien consécutivement à l'offensive armée des pays arabes, retournant ainsi à leur juste propriétaire historique, conformément aux décisions de la Conférence de San Remo (1920) qui n'ont rien perdu de leur force juridique sur le plan international, puisque non abrogées en réunion plénière.

J'accuse l'Organisation des nations-Unies de célébrer chaque année à la date du 29 novembre (date anniversaire du plan de partage de la Palestine) la«Journée internationale de solidarité avec le peuple palestinien», selon la décision de l'Assemblée Générale de l'ONU du 2 décembre 1977 (résolution 32/40 B), du 12 décembre 1979 (résolution 34/65 D), sans oublier ses résolutions ultérieures sur la question de la Palestine. Cette date a été retenue «en raison de sa signification particulière pour le peuple palestinien», car «Jusqu’à présent, des deux États qui devaient être créés en application de cette résolution, seul celui d’Israël a vu le jour.» Cette journée de commémoration veut attirer l'attention de la communauté internationale sur le fait que «la question de Palestine n’est toujours pas réglée et que le peuple palestinien reste privé des droits inaliénables que lui a reconnus l’Assemblée générale, à savoir le droit à l’autodétermination sans ingérence extérieure, le droit à l’indépendance et à la souveraineté nationales et le droit de retourner dans ses foyers et de récupérer ses biens». Cette célébration ne tient donc aucun compte du fait que, si l'état arabe qui devait naître aux côtés de l'état israélien n'a toujours pas vu le jour, soixante-trois ans après la décision de l'ONU, c'est à cause du refus constant et répété des nations arabes et, en premier lieu, des Palestiniens eux-mêmes de reconnaître un état non-arabe  dans la région. Ce front du refus a-t-il jamais été dénoncé par votre honorable institution? L'ONU a-t-elle jamais organisé une journée semblable de solidarité envers le peuple juif vivant en Israël, soumis dès le premier instant qui suivit la décision du 29 novembre 1947, à des attaques répétées et incessantes, auxquelles succéda, dans l'heure qui suivit le départ des Anglais, le 15 mai 1948, l'attaque de cinq états arabes?  A-t-elle jamais pris la peine d'organiser, sous son égide, des conférences et débats parallèles expliquant la position israélienne?

J'accuse l'Organisation des Nations-Unies de manquer à sa mission historique, celle même dont rêvèrent Eléonor Roosevelt et René Cassin, le rédacteur emblématique de la «Déclaration des Droits de l'Homme» qui, outre  leur soutien en faveur de  la cause sioniste, n'auraient, sans l'ombre d'un doute, aucunement cautionné cette déviation dommageable, entamant chaque jour un peu plus, la mission de paix qui est vôtre, à laquelle œuvrèrent sans faillir ses fondateurs.

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse la complaisance et le mutisme de votre Organisation, complice du terrorisme arabe et du révisionnisme négationniste palestinien. Comment Abbou Mazen, auteur d'une thèse de doctorat établissant les liens entre sionisme et nazisme de 1933 à 1945, jouit-il d'une légitime représentation dénommée «la Palestine» au sein de l'Onu et d'un libre passer, alors même que ce dernier, non content  de  désavouer le caractère juif de l'Etat d'Israël, s'évertue de surcroît à nier son existence ?

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse le soutien inconditionnel que vous portez pour la cause de l'Autorité palestinienne dont la Charte antisioniste et antisémite, adoptée en 1964, donc avant même que ne soit soulevé le problème des territoires de Judée-Samarie, et amendée en 1968, après la guerre des Six-Jours, déclare le partage de la Palestine en 1947 et la création de l'État d'Israël «nuls et non avenus» (article 19); le  but de la libération de la Palestine, qui est de «purifier» le pays de toute présence sioniste (article 15); les Juifs comme n'étant «ni un peuple, ni une nation» (article 20)… Etant donné  qu'il n'y a pas eu à ce jour de nouvelle Charte approuvée et votée par le Parlement palestinien sur les propositions  amendées par Yasser Arafat, la charte initiale de 1968 est  toujours en vigueur. Or, celle-ci appelle à l'institution d'un état palestinien partisan de l'idée d'un état «Judenrein», épuré ethniquement (article 15). Comment la très noble Organisation des Nations-Unies, qui elle-même reconnut l'idée d'un état juif aux côtés d'un état arabe (plan de partage de la Palestine - Résolution 181),  concilie-t-elle son soutien à une entité s'appuyant sur des thèses («épuration ethnique», article 15) en vigueur pendant la Shoa, avec l'événement historique du 27 janvier 2005 (session extraordinaire du Conseil de Sécurité à l'occasion des soixante ans de la Libération des camps de la mort)?  Ce conseil fut suivi chaque année par la Journée internationale de commémoration en souvenir des victimes de la Shoah.  Vous-même avez déclaré que «Les survivants de l'Holocauste ne seront pas avec nous pour toujours, mais l'histoire de leur survie doit se perpétuer». Comment l'Organisation des Nations-Unies concilie-t-elle son soutien à cette entité qui nie l'existence même du peuple juif en tant que nation («les Juifs ne sont ni un peuple, ni une nation», article 15) alors que l'Ex-Secrétaire Général des Nations-Unies, Koffi Annan, décréta, lors du «DPI seminar on anti-Semitism» (21  Juin  2004): «The rise of anti-Semitism anywhere is a threat to people everywhere.  Thus, in fighting anti-Semitism, we fight for the future of all humanity»(«la recrudescence de l'antisémitisme constitue partout une menace en tout lieu… C'est pourquoi, combattre l'antisémitisme  équivaut à sauvegarder l'avenir de l'humanité entière»).

J'accuse l'Organisation des Nations Unies de participer à la dé-légitimation de l'Etat d'Israël et, de la sorte, de se rendre coupable de bafouer les droits de l'homme (alors que l'état d'Israël est le seul état démocratique respectant les droits de l'homme de la région, le nombre d'accusations portées à son encontre dépasse de beaucoup celles portées contre des états bafouant publiquement ces droits)  et d'avoir invité à maintes reprises le Président d'Iran Ahmadinejad non seulement en son hémicycle (19-9-2006; 23-9-2010) mais aussi à Genève, lors de la conférence Durban II, le 20-4-2009, où il fut reçu avec tous les honneurs d'un grand homme d'Etat. Comment conciliez-vous ces «visites» avec la Charte des Nations-Unies («Nous, membres des Nations-Unies, résolus à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l'homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l'égalité de droits des hommes et des femmes, ainsi que des nations, grandes et petites…» (Préambule); «Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies» Article 2)?

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse l'Organisation des Nations-Unies de faire montre d'indifférence, de bienveillance et de  complicité à l'égard de nations arabes signataires de la charte arabe des droits de l'homme (1994) (négociée sous l'égide de la Ligue arabe et ratifiée en janvier 2008) comme l'Algérie, l'Arabie Saoudite, la Tunisie, le Yémen, y compris l'Egypte, qui, siégeant au sein de la plus haute Organisation mondiale, se font un honneur d'adhérer à l'idée, que l'on croyait pourtant révolue, que «le racisme et le sionisme… sont deux formes d'atteinte aux droits de l'homme et… menacent la paix mondiale» (préambule).  L'indifférence des Nations-Unies, leur bienveillance, leur complicité à l'égard de nations arabes signataires de la charte arabe des droits de l'homme sont tout aussi scandaleuses à  l'égard de nations africaines qui au nom de la liberté  et de la dignité «s’engagent à éliminer le sionisme»  au même titre que «le colonialisme, le néocolonialisme, l’apartheid» (Préambule de la Charte Africaine des droits de l’Homme et des Peuples). Quel lien peut-il y avoir entre le sionisme, mouvement de retour du peuple juif sur sa terre ancestrale, avec le colonialisme sous toutes ses formes, où un peuple vient spolier la terre d'un autre peuple? Le seul mot de «Juif», dont la  signification est: «Judéen» ne marque-t-il pas son appartenance à l'antique terre de Judée? Celui d'«Israélite», ne contient-il pas tout l'amour du peuple d'Israël pour sa terre?  Or, comment des nations antisionistes, voire antisémites, peuvent-elles non seulement siéger à l'ONU, la plus haute institution mondiale, mais aussi user du droit de vote contre Israël? Ce fait déplorable est, il me semble, en totale contradiction avec le dessein des premiers fondateurs des Nations-Unies, alors que la Résolution 1339 abolit celle de 1995, assimilant le sionisme au racisme. L'histoire jugera de votre volonté à bannir de ces deux chartes racistes et antisémites, cette assimilation entre  sionisme et apartheid dans un état où les droits des minorités sont respectés.  Je ne peux que vous rappeler, en tant que citoyen d'Israël, que ce principe d'amour, de respect et de dignité de l'Autre est inscrit au cœur même de la Déclaration d'Indépendance de l'Etat d'Israël: «Il (l'état Israël) assurera une complète égalité de droits sociaux et politiques à tous ses citoyens, sans distinction de croyance, de race ou de sexe; il garantira la pleine liberté de conscience, de culte, d'éducation et de culture; il assurera la sauvegarde et l'inviolabilité des Lieux saints et des sanctuaires de toutes les religions et respectera les principes de la Charte des Nations unies». 

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse l'Organisation des Nations-Unies de vouloir faire perdurer le problème des réfugiés palestiniens. Alors qu'en effet tous les refugiés du monde relèvent du Haut Commissaire des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) enregistrant un succès certain, les réfugiés palestiniens, soutenus par l'UNRWA bénéficient d'un statut particulier favorisant de fait le processus d'éternisation des camps de réfugiés, transformant ainsi la question de leur réhabilitation dans un pays tiers insoluble.

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

J'accuse l'Organisation des Nations-Unies de ne voir Jérusalem que comme une colonie occupée et non comme la capitale indivisible et unifiée, partie intégrante de l'Etat hébreu. 3000 ans de présence juive à Jérusalem peuvent-ils être ainsi annihilés? Jérusalem fut la capitale du roi David, auteur des magnifiques Psaumes, du roi Salomon, connu pour sa sagesse proverbiale, et de tant d'autres rois après eux, quand Jérusalem fut la capitale du royaume de Judée. Depuis quand Jérusalem a-t-elle appartenu à un quelconque «état palestinien»?  Le terme de «Syrie-Palestine» ne fut appliqué par les envahisseurs romains qu'après la destruction du Temple en l'an 70, signifiant bien que le territoire des royaumes de Judée et Israël perdait son indépendance pour n'être qu'une province romaine, la Palestine en tant que telle n'ayant jamais constitué un état indépendant et Jérusalem n'ayant jamais été capitale d'un autre royaume que le royaume de David et Salomon et celui de Judée, ou d'un autre état que celui de l'état moderne d'Israël.  Alors que sous le gouvernement mandataire, des lois réglementent strictement la présence de Juifs au Mur de l'Ouest, leur lieu de culte le plus sacré; alors que, sous le gouvernement jordanien, Jérusalem-Est est interdite d'accès non seulement aux Israéliens mais aussi aux Juifs du monde entier,  pour la première fois depuis la libération de la partie Est de Jérusalem, les disciples de toutes les religions, dont les trois grandes religions monothéistes, ont un libre accès à leurs lieux de culte respectifs, la pleine liberté de conscience étant garantie par le gouvernement israélien. Comment conciliez-vous la contradiction entre le statut de la Ville de Jérusalem fixé par la Résolution 181 appelant à l'établissement d'un régime international spécial comme corpus séparatum, Jérusalem étant administrée par les Nations unies, et les termes de la Résolution adoptée par l'Assemblée générale 64/185 (21 décembre 2009): «l'unité, la continuité et l'intégrité de l'ensemble du territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, doivent être respectées et préservées»? 

 

 Haim Ouizemann pour Aschkel.info et Lessakele

Toutefois, Je ne voudrais point qu'on se trompe sur les intentions formulées dans cette lettre. Ma prétention ne saurait nullement être de représenter officiellement le peuple juif, mais je crois pouvoir dire que la soif de justice et d'équité inscrite dans l'antique tradition du peuple juif nous porte à penser que les Nations-Unies constituent une institution de premier ordre dont les intentions premières de démocratisation et de liberté ont été détournées par nombre de nations arabes et musulmanes dont l'esprit de belligérance, plus vivace que jamais, ne laisse point de doute sur l'odieuse et révoltante haine dont vous vous faites l'écho, trahissant en cela l'admirable message d'espoir dont Eléonor Roosevelt et R. Cassin furent les prophètes.

Ce n'est pas tant l'accusation des Nations que nous redoutons mais plutôt l'hypocrisie et le mensonge, les pires ennemis de la démocratie.

Monsieur le Secrétaire général des Nations-Unies, je vous invite à méditer sur l'histoire d'Israël, semblable au  phœnix qui renaît de ses cendres,  à la vision fraternelle qui conduit notre petit Etat, l'incarnation vivante de l'esprit des prophètes bibliques et à l’aspiration sincère de ses citoyens à la paix: «Nous tendons la main de l'amitié, de la paix et du bon voisinage à tous les Etats qui nous entourent et à leurs peuples. Nous les invitons à coopérer avec la nation juive indépendante pour le bien commun de tous» (Déclaration d'Indépendance d'Israël).

 Veuillez agréer, M le Secrétaire général des Nations-Unies, l'assurance de mon profond respect.

 

Haïm Ouizemann- Pour © 2010 aschkel.info et © 2010 lessakele

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 23:49

Le président de l’UE ne croit pas au succès de l’Otan en Afghanistan

6 décembre 2010 – 10:35 

http://www.opex360.com/2010/12/06/le-president-de-lue-ne-croit-pas-au-succes-de-lotan-en-afghanistan/

« Je ne veux pas être impoli, mais vraiment, vous avez le charisme d’une serpillière humide et l’apparence d’un petit employé de banque… Qui êtes-vous ? Je n’avais jamais entendu parler de vous, personne en Europe n’avait jamais entendu parler de vous » avait déclaré, en février 2010, le député européen britannique Nigel Farage, au sujet de Herman Van Rompuy, alors tout nouveau président de l’Union européenne, en vertu de l’application du Traité de Lisbonne.

Quoi qu’il en soit, l’ambassadeur des Etats-Unis en poste à Bruxelles, Howard Gutman, connaît cet ancien Premier ministre belge. En effet, dans une note rendue publique par WikiLeaks, le diplomate a rencontré Herman Van Rompuy le 4 janvier dernier, soit peu après la prise de fonction de ce dernier à la tête de l’Union européenne.

Alors que presque la totalité des Etats membres de l’UE sont engagés militairement sur le théâtre afghan sous la bannière de l’Otan, Herman Van Rompuy a déclaré lors de cette rencontre que « plus personne en Europe ne croit (à un succès) en Afghanistan. » Et de prousuivre : « Nous restons encore en 2010 par respect pour les Américains, c’est tout », en précisant que les Européens attendaient des « résultats à la fin de 2010″. « Mais c’est la dernière chance » a-t-il avancé. « Si un Belge est tué, c’en est fini de l’engagement belge en Afghanistan » a-t-il par ailleurs averti.

Alors, la question de savoir comment il faudrait interpréter les déclarations d’Herman Van Rompuy se pose. Parle-t-il au nom des Etats-membres? Dans ce cas, il met en porte-à-faux les dirigeants européens qui expliquent à leurs opinions publiques que l’engagement militaire de leur pays en Afghanistan est nécessaire pour leur sécurité. Si tel n’est pas le cas, alors c’est la fonction même de président de l’UE qui est à remettre en cause.

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 13:42
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Dossier-Mythes-et-realites-du-P-O.jpg Dossier chantage et etat palestinien

Geert Wilders - Discours à Tel-Aviv - Reconnaissons que la Jordanie est la Palestine.

Sources : jihadwatch, gatesofviennaisraelmatzav, l'équipe de bivouac, Melba, Rosalie, Grospépére, Sarah pour aschkel.info

 

 

 
 
 

Shalom 'Havérim !

Je commencerai  par dire que c’est avec une grande tristesse que je partage votre douleur pour la mort de plus de 40 Israéliens courageux qui ont perdu la vie en essayant d'en sauver d’autres dans le grand incendie près de Haïfa. Mon pays, les Pays-Bas sont parmi les pays qui ont contribué à combattre ce feu, qui a menacé la vie et les biens de milliers de vos compatriotes. J’offre mes plus sincères condoléances aux familles de ceux qui ont péri. Mes pensées sont avec eux.

Israël est une immense source d’inspiration pour moi. Quand je suis venu dans votre pays pour la première pendant mon adolescence, j’ai y ai vécu pendant un an.

Je n’ai pas honte de soutenir Israël, j’en suis fier. Je suis reconnaissant envers Israël. Je défendrai toujours Israël. Votre pays est le berceau de la civilisation occidentale. Celle que nous appelons pour de bonnes raisons la civilisation judéo-chrétienne. 

Israël est souvent traité de manière injuste. Le monde se penche sur le sort des arabes "palestiniens" dans les camps de réfugiés au Liban, à Gaza, ou ailleurs, et nombreux sont ceux qui de ce fait  blâment Israël 

L’ONU affirme qu’il y a plus de 4,7 millions de réfugiés arabes palestiniens, et on blâme Israël ?. Ces voix disent que les arabes alestiniens devraient être autorisés à retourner en “Palestine.” Mais où est la Palestine ? Beaucoup disent qu’Israël doit résoudre les problèmes de la Palestine. Mais Israël est-il coupable de la situation des réfugiés arabes "palestiniens" ?

Ma réponse est “Non” !

Les dirigeants arabes sont les responsables - et l’islam est à blâmer. Permettez-moi de vous dire pourquoi, et ensuite je vous dirai où se trouve la Palestine.

À la fin de la Seconde Guerre mondiale, il y a eu 50 millions de réfugiés. Aujourd’hui, tous les problèmes des réfugiés d’avant les années 1950 ont été résolus. Tous, sauf un - le problème des arabes "palestiniens".

Pourquoi ce problème n’est-il pas résolu ?

La raison est simple : parce que les pays arabes ne permettent pas qu’il soit résolu. Et parce que l’Islam ne lui permet pas d’être résolu.

En mai 1948, le nombre de Juifs dans les pays arabes a été estimé à près de 1 000.000. Aujourd’hui, ils sont moins de 8.000 juifs dans l’ensemble du monde arabo-musulman.

En 1948 et les années suivantes, les pays arabes ont expulsé les juifs et ont confisqué leurs biens. Plus de Juifs ont fui les pays arabes que d’arabes ont fui Israël. Où sont les camps de réfugiés juifs? Il n’y en a pas.

Alors, pourquoi y a t-il des camps de réfugiés d'arabes "palestiniens" dans les régions voisines d’Israël?

Parce que les Palestiniens n’ont pas été les bienvenus dans les pays arabes voisins. Il n’y a pas eu de solidarité arabe, les réfugiés ont été parqués dans des camps et des bidonvilles, où leurs descendants, pour beaucoup, y vivent encore aujourd’hui.

Selon les définitions internationales, le statut de réfugié ou celui de personne déplacée ne s’applique qu’aux réfugiés de première génération. Toutefois, l’ONU/UNWRA  fait une exception pour les arabes "palestiniens". Les descendants des réfugiés "palestiniens" se voient accorder le même statut de réfugié que leurs ancêtres. Par conséquent, le nombre des soi-disant réfugiés palestiniens enregistrés auprès de l’ONU est passé de 711.000 en 1950 à plus de 4,7 millions en 2010. Ces réfugiés sont utilisés comme une arme démographique contre Israël.

Au lieu de blâmer les régimes arabes inhospitaliers, beaucoup blâment Israël.

Mes amis, le blâme doit être remis à sa place: c’est à dire sur le monde arabe. Les réfugiés juifs se sont construit une nouvelle vie par eux-mêmes. Ils ont fait ce que des millions de réfugiés ont fait au cours de l’histoire, y compris au XXe siècle, les Allemands qui ont dû quitter les Sudètes et les terres à l’est de l’Oder/Neisse, les Hongrois qui ont fui la Transylvanie, les Grecs qui ont été éjectés de la côte égéenne d’Anatolie, les Hindous qui ont fui le Pendjab.

À chaque génération, le ressentiment de ces réfugiés et de leurs descendants s’estompe lentement. Le temps guérit toutes les blessures. L’acceptation de la nouvelle situation est la norme.

L’islam, cependant, conditionne les musulmans à haïr les Juifs. C’est un devoir religieux de le faire. Israël doit être détruit parce que c’est la patrie des Juifs.

D’influents érudits islamiques, tels que Muhammad Tantawi, le Grand Imam d’Al-Azhar au Caire, le centre de formation islamique plus prestigieux, désigne les juifs comme les ”ennemis d’Allah”.  Tantawi, qui est décédé en mars, était pourtant généralement considéré comme un modéré par les médias et les décideurs occidentaux. Mais qu’a dit ce “modéré”  à une délégation de musulmans "palestiniens" qui lui rendaient visite en 2002?

Il les a exhorté à intensifier les attaques suicide contre les Israéliens, en précisant que chaque “opération martyre” contre - je cite - “tout Israël, y compris les enfants, les femmes et les adolescents, est un acte légitime selon la loi religieuse et un commandement islamique, jusqu’à ce que le peuple de Palestine récupère sa terre “- fin de citation.

Nizar Qabbani, un des poètes les plus estimés dans le monde arabe, fait l’éloge de la folie de ceux qui sont aveuglés par une idéologie de haine. Dans son poème “Ode à l’Intifada”, il écrit: “O peuple fou de Gaza, Mille salutations à la folie. L’âge de la raison politique est fini depuis longtemps. Alors enseigne- nous la folie. ”
Telle est la nature des ennemis islamiques face aux Juifs - la folie pure.

Israël, d’autre part, est un phare de lumière, c’est comme une menorah de Hanouka dont les lumières brillent dans une région qui était jusqu’en 1948  engloutie par les ténèbres.

Mes amis, Israël n’est pas à blâmer pour la situation au Moyen-Orient. Le problème est le rejet par l’Islam du droit d’Israël à exister. Le mois dernier, le Fatah a conclu son congrès à Ramallah en déclarant son refus manifeste de reconnaître Israël en tant qu’Etat juif.

Le problème, c’est aussi le refus de nos dirigeants occidentaux à comprendre qu’Israël est le canari de l’Ouest dans la mine : Si les Juifs se voient refuser le droit de vivre en liberté et en paix, nous serons bientôt nous tous privés de ce droit. Si la lumière d’Israël devait s’éteindre, nous serons tous confrontés à l’obscurité. Si Israël tombe, l’Occident tombe. C’est pourquoi nous sommes tous Israël.

Mais tant que l’Occident refusera de comprendre comment les Palestiniens sont utilisés comme une arme contre Israël, il ne sera pas en mesure de voir qui est  vraiment à blâmer, il ne sera pas en mesure de voir que  ce n’est pas le devoir d’Israël de procurer un Etat pour les palestiniens - pour la simple raison qu’il en existe déjà un et que cet état est la Jordanie.

En effet, mes amis, la Jordanie est la Palestine. Jetez un oeil sur la carte de cette partie du monde après l’effondrement de l’Empire ottoman suite à la Première Guerre mondiale.

l’État d’Israël contemporain ainsi que la Jordanie contemporaine faisaient tout deux partie du mandat britannique de Palestine.

En 1922, les Britanniques ont divisé la Palestine en deux : d'une part la Transjordanie - représentant 77 % du territoire de la Palestine. Les Britanniques ont remis ce territoire a leur allié, l’homme fort hachémite Abdallah ibn Hussein. Abdallah est le fils de l’émir Ali bin Hussein, gardien de la ville sainte islamique de La Mecque.

Les Hachémites appartiennent à la tribu Quraysh - la tribu du fondateur de l’Islam Muhammad. Ce sont des étrangers en Palestine.

En 1946, la Transjordanie est devenue l'Etat indépendant de Jordanie régi par le trône hachémite. En Novembre 1947, l’Organisation des Nations Unies propose de partager les 23 % restant de la Palestine. Ce territoire, compris entre le Jourdain et la mer, a été divisé en une partie juive et une partie arabe. Les représentants juifs acceptèrent le plan de partition des Nations Unies, mais les représentants arabes refusèrent. Afin d’essayer de “jeter tous les Juifs à la mer,” ils ont déclaré la guerre de 1948 - qu’ils ont perdu.

Ils se  vengèrent, cependant, sur les Juifs de Jérusalem-Est et sur ceux habitant en Judée-Samarie - détenues alors par les forces arabes. Cette région fut ethniquement nettoyée de tous les Juifs. Même les noms de Judée et de Samarie ont été rayés de la carte et remplacés par le terme ridicule de “rive occidentale”West-Bank ou Cisjordanie. Une rive de plus de 40 kilomètres de large. Je viens d’un pays plein de rivières, et chez nous les rives ne sont que quelques dizaines de mètres de large.

Israël, avec la Judée et la Samarie incluses, a été la terre des Juifs depuis des temps immémoriaux. Judée signifie terre des Juifs. Dans toute l’histoire de l’humanité il n’y a jamais eu un Etat autonome qui n’était pas juif sur cette terre. La diaspora des juifs, qui a débuté après leur défaite contre les Romains en l’an 70, n’a pas entraîné le départ de tous les Juifs de leur ancienne patrie. Des Juifs ont vécu dans la vallée du Jourdain pendant des siècles jusqu’à ce que les envahisseurs arabes les chassent en 1948, lorsque les provinces de la Judée et la Samarie ont été occupées par le Royaume hachémite de Transjordanie, qui a abrégé son nom en Jordanie en 1950.

Jusqu’en 1967, lorsqu' Israël a repris ses terres de Judée et Samarie, pas un seul savant islamique ou politicien occidental, pas un ! N’a jamais exigé qu’il y ait un Etat palestinien indépendant sur cette  “Cisjordanie”.
Israël doit-il échanger sa terre contre la paix? Faut-il céder la Judée et la Samarie, à un autre Etat palestinien - un second, à côté de la Jordanie?

Mes amis, permettez-moi d’être très clair: Le conflit au Moyen-Orient n’est pas un conflit territorial, mais une bataille idéologique.

Les gens se trompent quand ils supposent que l’abandon aux arabes "palestiniens" de la Judée-Samarie et de Jérusalem-Est, mettra fin au conflit entre Israël et les Arabes. En 2005, Israël a sacrifié des implantations de peuplement dans la bande de Gaza pour le bien de la paix. A-t-il obtenir la paix?

Au contraire, comme le conflit est essentiellement idéologique, la situation a empiré. Parce que le conflit est d’ordre idéologique, des concessions territoriales sont contre-productives. Les idéologies ne peuvent pas être vaincues par des concessions. Elles ne font que les encourager et  les enhardir.

Les idéologies doivent être confrontées à une volonté de fer, celle de ne jamais céder, jamais, jamais, jamais, jamais - à rien. “Telle est la leçon que le monde a appris de Winston Churchill lorsqu'il était confronté au mal de l’idéologie du nazisme.

” Ce conflit ici au Moyen Orient n’est pas un conflit à propos d’une terre et de frontières, mais à propos du jihad s’opposant à la liberté occidentale. Dés la création d'Israël, les leaders arabes ont rejeté tout plan de partition et toute initiative d'établissement territorial. L’idéologie islamique ne peut simplement pas accepter le concept d’un état juif. Ni le Hamas, ni le Fatah ne sont prêts à reconnaître le droit au peuple Juif à un état qui soit le leur dans leur terre historique. Aucune concession territoriale de la part d’Israël ne pourra jamais changer cela.

Les ennemis idéologiques d’Israël veulent l'effacer en tant que nation. Ils nient simplement à l’Etat Juif le droit d’exister et de vivre dans la paix, la dignité et la liberté.

Pour assurer sa propre survie et sa sécurité, Israël a besoin de frontières défendables. Un pays large de 15km est impossible à défendre. C’est la raison stratégique pour laquelle les Juifs doivent rester et continuer de s’établir en Judée-Samarie.

Dès lors, les villes et les villages juifs de Judée-Samarie ne constituent aucun obstacle à la paix : elles sont l’expression du droit des Juifs à exister dans ce pays. Il y a de minuscules bastions de liberté, défiant les forces idéologiques qui dénient, non seulement à Israël, mais également à l’Occident tout entier, le droit de vivre dans la paix, la dignité et la liberté.

N’oublions jamais que l’islam ne menace pas seulement Israël ; l’islam menace le monde entier. Sans la Judée-Samarie, Israël ne peut protéger Jérusalem. L’avenir du monde dépend de Jérusalem. Si Jérusalem tombe, Athènes ,Rome,Paris, Londres et Washington seront les suivants.

Jérusalem est donc le front principal qui protège notre civilisation commune. Le jour où le drapeau israélien ne flottera plus sur les murs de Jérusalem, l’Occident ne sera plus libre.

Toutefois, une solution pacifique doit aussi être trouvée pour les nombreux arabes des camps de réfugiés du Liban, de Gaza et d’ailleurs. Chaque année, des centaines de millions d’euros et de dollars sont dépensés pour les réfugiés arabes "palestiniens" en aide internationale.

L’aide financière, toutefois, n’a pas procuré aux réfugiés une nouvelle patrie, un endroit pour vivre et bâtir un avenir pour leurs enfants et petits enfants. Il est clair que cette patrie devrait être la Palestine, comme ce fut évident, après la seconde guerre mondiale, pour les réfugiés d’Allemagne de l’Est, d’aller s’installer en Allemagne. Puisque la Jordanie, c’est la Palestine, c’est le devoir du gouvernement jordanien d’accueillir tous les réfugiés palestiniens qui souhaitent s’y installer de leur propre gré.

Jusqu’à la fin des années 80, les dirigeants Hachémites de Jordanie ne nièrent pas que leur pays était la Palestine. Ils l’affirmèrent en de nombreuses occasions. En 1965, Le Roi Hussein dit : « Ces organisations qui essayent de faire la différence entre les Palestiniens et le Jordaniens sont des traîtres. » Fin 1981, Hussein répéta et je cite « La Jordanie est la Palestine et la Palestine est la Jordanie. »

En mars 1971, le Conseil National Palestinien, affirma aussi et je cite « ce qui lie la Jordanie à la Palestine est un lien national (…) créé depuis des temps immémoriaux par l’histoire et la culture. L’établissement d’une entité politique en Transjordanie et une autre en Palestine est illégal. » fin de citation.

Vers la fin des années soixante-dix, toutefois, les Autorités arabes commencèrent à différencier les Jordaniens des Palestiniens. Ce qui, précédemment était considéré comme trahison et illégal, devint subitement une politique de propagande

En mars 1977, Zahir Muhseim, membre du comité exécutif de l'OLP, admit, lors d’une interview candide au Journal Hollandais Trouw : - Je cite –

« Nous parlons aujourd’hui de l’existence d’un peuple palestinien seulement pour des raisons tactiques et politiques, car les intérêts nationaux arabes demandent que nous posions le principe de l’existence d’un peuple palestinien distinct pour l’opposer au Sionisme. Pour des raisons tactiques, la Jordanie, qui est un état souverain avec des frontières définies, ne peut réclamer Haifa et Jaffa, car comme Palestinien, je ne peux incontestablement demander Haifa, Jaffa, Beer-Sheva et Jérusalem. Toutefois, à partir du moment où nous réclamerons notre droit à toute la Palestine, nous n’attendrons même pas une minute pour unifier la Palestine et la Jordanie. » fin de la citation.

En 1988, alors que la première intifada faisait rage, La Jordanie renonça officiellement à réclamer la souveraineté de ce que l’on appelle la « West Bank ». Au cours des dernières années, les Autorités Jordaniennes ont enlevé à des milliers de Palestiniens leur nationalité jordanienne.”

Ils font cela pour deux raisons.
D’abord, parce que les dirigeants Hachémites étrangers craignent que les Palestiniens puissent un jour reprendre le contrôle de leur propre pays. Ensuite, parce que priver des Palestiniens de leur citoyenneté jordanienne soutient le mensonge que la Jordanie n’est pas une partie de la Palestine. Et que, par conséquent, les Palestiniens doivent attaquer Israël s’ils veulent un endroit à eux.

En réduisant arbitrairement des milliers de leurs citoyens au statut d’apatrides, les autorités jordaniennes veulent forcer les Palestiniens à diriger leurs aspirations vers la création d’un autre état palestinien en Judée- Samarie. Cette décision est une grande injustice commise par les dirigeants Hachémites de Jordanie - ce clan étranger établi par les britanniques.

Je ne suis pas naïf. Je ne suis pas aveugle à la possibilité que, si la Jordanie devait être dirigée par les Palestiniens, cela pourrait mener à la radicalisation politique en Jordanie. Cependant, le statu quo mènera le plus certainement à la radicalisation. Nous avons besoin d’un changement de paradigme. Si nous continuons à penser suivant la même ligne que nous avons suivie jusqu’ici, aucune solution pacifique au problème palestinien n’est possible sans mettre en danger l’existence d’Israël et sans rompre le tissu social et économique en Judée-Samarie. Réinstaller des millions de d'arabes "palestiniens" dans ces petites provinces est simplement impossible et cela n’arrivera pas.

Aux sceptiques, je dis : Quelle est l’alternative ? Laisser la situation actuelle telle qu’elle est ? Non, mes amis, le monde doit reconnaître qu’il y a un état palestinien indépendant depuis 1946 et c’est le Royaume de Jordanie.

Permettre à tous les Palestiniens de s’installer volontairement en Jordanie est une meilleure voie vers la paix que la soi-disant approche à deux états actuelle (en réalité une approche à trois états) répandue par les Nations unies, l’administration américaine et les élites gouvernantes partout dans le monde. Nous voulons seulement une solution non violente et démocratique au problème palestinien. Cela nécessite que l’on donne aux Palestiniens le droit de s’installer volontairement en Jordanie et d’élire librement leur propre gouvernement à Amman. Si l’actuel Roi Hachémite est toujours aussi populaire qu’aujourd’hui, il peut rester au pouvoir. C’est au peuple de Palestine d’en décider dans de réelles élections démocratiques.

Mes amis, adoptons une approche totalement nouvelle. Reconnaissons que la Jordanie est la Palestine.

Et au monde Occidental je dis : soutenons Israël parce que les Juifs n’ont aucun autre état, alors que les Palestiniens ont déjà la Jordanie. Soutenons Israël parce que l’histoire de notre civilisation a commencé ici, sur cette terre, la patrie des Juifs. Soutenons Israël parce que l’état juif a besoin de frontières défendables pour garantir sa propre survie. Soutenons Israël parce que c’est la ligne de front dans la bataille pour la survie de l’Occident.

Nous devons dire la vérité. La vérité que la Jordanie est la Palestine, la vérité que la Samarie et la Judée font partie d’Israël, la vérité que Jérusalem ne peut pas tomber, la vérité qu’Israël est la seule démocratie dans une région sombre et tyrannique, la vérité qu’Israël est la “goupille de sécurité” de l’Occident.

Bien sûr, je ne suis qu’un invité étranger et je devrais être modeste. Israël est une démocratie et je respecte chaque décision de son peuple et de son gouvernement. Mais je suis fier d’être ici et reconnaissant de l’occasion qui m’est donnée de partager mes pensées et mes croyances avec vous.

Parce que c’est là que notre civilisation est attaquée au moment où nous parlons. C’est là que nous, hommes et femmes de l’Occident, devons montrer notre détermination à nous défendre. C’est là qu’Israël a allumé le phare de la liberté et que les Européens et les Américains doivent aider les Israéliens à permettre à cette lumière de briller dans l’obscurité. Pour le bien d’Israël et pour notre bien à tous.

Toda raba et Shalom à tous

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 07:37

 

 

 

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ASIE CENTRALE: LE GRAND JEU: Entre partie d'échecs et partie de poker

 

 Lieutenant Colonel (ret.) Renaud FRANCOIS

Date:29-11-2010

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Si les historiens s’accordent pour reconnaître que le 20ème siècle est né, en 1918, sur les ruines du premier conflit mondial, le débat sur la date de naissance du 21ème siècle n’est pas encore tranché entre 1989, année de la chute du mur de Berlin – un des prémices de l’effondrement du bloc soviétique – et le choc planétaire du 11 septembre 2001. En revanche, s’il est une date qui semble faire consensus, en ce qui concerne la Route de la Soie du 21ème siècle, c’est celle du 14 décembre 2009. Ce jour là, les présidents turkmène, Gurbanguly Berdimuhammedov, et chinois, Hu Jintao, inauguraient en présence de leurs homologues kazakh, Noursultan Nazarbaïev, et ouzbek, Islam Karimov, un nouveau gazoduc de près de 1.900 km de long qui, via le Kazakhstan et l’Ouzbékistan, approvisionne la province occidentale chinoise du Xinjiang.

D'ici 2013, ce gazoduc devrait atteindre sa pleine capacité, soit 40 milliards de m3 par an, et approvisionner les provinces de Shanghai, de Guangzhou et de Hong Kong. Ne reculant devant aucun superlatif, le président turkmène se félicitait de « ce projet non seulement économique et commercial mais aussi politique qui ouvre une nouvelle page dans le livre d’or de l’histoire des relations entre la Chine et le Turkménistan[1] ». Et il ajoutait que « grâce à une politique sage et clairvoyante, la Chine venait de se hisser au premier rang des pays garants de la sécurité mondiale ».

Un peu auparavant, en juin 2009, la Chine, ainsi que la Russie, s’était taillé la part du lion dans les formidables réserves pétrolières irakiennes – un temps estimées à plus 115 milliards de barils – et qui, en réalité, se situent plus vraisemblablement aux alentours de 150 milliards[2]. Lors de la mise aux enchères, par Bagdad, des droits d’exploitation de gisements pétroliers, le consortium sino-britannique – British Petroleum (BP) et China National Petroleum Corporation (CNPC) – a remporté les droits d’exploitation du gisement de Rumaila, dont les réserves sont estimées à 17,8 milliards de barils. C’est également la CNPC qui, alliée à la firme française Total et à la firme malaise Petronas, a remporté les droits sur le gisement d’Halfaya, aux réserves estimées à 4,1 milliards de barils et dont la production devrait être environ de 535.000 barils/jour.

Un scénario catastrophe et cauchemardesque que les néoconservateurs de l’administration Bush, le vice-président Dick Cheney en tête, et les stratèges du Pentagone de Donald Rumsfeld étaient loin d’imaginer en 2003, lors de l’invasion de l’Irak. Non contentes de leurs succès irakiens, les autorités chinoises se sont également invitées, sans aucune retenue, dans le Grand Jeu centrasiatique. Tirant habilement profit des différends russo-turkmènes, elles ont signé avec le Turkménistan un important accord commercial et construit le gazoduc qui leur procurera, à l’avenir, une part importante de leurs besoins gaziers. Lors d’une récente audition devant le Congrès américain, Richard Morningstar, l’envoyé spécial du département d’Etat pour l’énergie eurasiatique, résumait ainsi la situation : « Les États-Unis n’ont aucun moyen de rivaliser avec la Chine en Asie centrale ».

L’économie chinoise a soif d’énergie, surtout de gaz et de pétrole. Pour étancher cette soif et soutenir le rythme effréné de son développement économique, les autorités chinoises explorent de nouveaux horizons, s’apprêtent à ouvrir de nouvelles voies de transport et d’acheminement de ces précieuses ressources et n’hésiteront devant aucune stratégie, quitte à transformer l’aimable partie d’échecs que constituait jusqu’à présent le Grand Jeu centrasiatique en une gigantesque partie de poker avec tout ce que cela suppose comme droits d’entrée, petite et grosse blindes, mises et coups de bluff.

1.   Le casse-tête de la diversification

Sujet numéro un de préoccupation pour les autorités chinoises : la diversification des approvisionnements. Près de 30% des réserves mondiales prouvées de pétrole sont localisées dans le monde arabe, et la Chine pourrait facilement les absorber à elle seule. Dans les années 80, sa consommation s’élevait à 3% de la production mondiale. Trente ans plus tard, elle atteint 10%, chiffre qui la propulse au deuxième rang des pays consommateurs, devant le Japon, mais encore loin derrière les États-Unis (27%). Selon les projections de l’Agence internationale de l’énergie – calculées sur une prévision de croissance de seulement 6% – la consommation chinoise devrait peser pour 40% dans l’accroissement de la future demande pétrolière mondiale.

Même si tous les pays centrasiatiques producteurs vendaient à la Chine la totalité de leur production, cela ne suffirait pas à étancher son inextinguible soif énergétique. Seul le Proche-Orient pourrait y parvenir. Toujours selon l’Agence internationale de l’énergie, les besoins pétroliers quotidiens de la Chine s’élèveront, en 2015, à 11,3 millions de barils. Ajoutées à une production domestique de 4 millions de barils/jour, les importations quotidiennes chinoises de pétrole angolais (1,4 million de barils), kazakh (1,4 million de barils également) et soudanais (400.000 barils) apparaissent bien dérisoires.

L’Arabie saoudite produit 10,9 millions de barils/jour, l’Iran, 4 millions, les Émirats arabes unis (EAU), 3 millions, le Koweït, 2,7 millions et l’Irak 2,5, aujourd’hui, et 4 millions, d’ici 2015. Malgré de telles potentialités, les autorités chinoises sont loin d’être convaincues que ces pays producteurs peuvent constituer une source fiable et ininterrompue de pétrole pour leur industrie. L’Arabie saoudite, les EAU et le Koweït sont, au goût de Pékin, beaucoup trop proches des États-Unis qui, par ailleurs, disposent de nombreuses bases avancées dans la région (EAU, Bahreïn, Koweït, Qatar et Oman) et entretiennent en permanence un groupe naval dans les eaux du Golfe arabo-persique et dans le détroit d’Ormuz. L’Irak est en pleine convalescence et l’on ne saurait fixer une date pour la reprise réelle de la production pétrolière. D’où les réticences et les inquiétudes des Chinois.

Avec les 550.000 barils/jour qu’elle livre à la Chine, l’Arabie saoudite est devenu l’un des principaux pays fournisseurs de la Chine. Les deux autres sont l’Iran et l’Angola. La Chine compte ajouter l’Irak à sa liste de fournisseurs d’ici 2013-2014, si la production de ce pays, encore instable, redémarre réellement.

2.       L’équation iranienne

En attendant, c’est en se tournant vers l’Iran que les autorités chinoises calment leurs craintes de pénurie. Mais là également, elles n’ignorent pas que la solution iranienne, compte tenu de la situation internationale autour du problème du nucléaire iranien, est risquée et vulnérable et qu’elle ne saurait constituer qu’une solution transitoire. Conséquence des sanctions imposées, par les Nations Unies et les Etats-Unis, et des années de gestion économique erratique, l’Iran ne dispose pas du savoir-faire technologique pour subvenir à ses propres besoins énergétiques et son infrastructure industrielle est sinistrée.

L’Iran fournit actuellement près de 15 % des besoins pétroliers de la Chine. Les compagnies pétrolières chinoises ont investi en Iran près de 120 milliards de dollars ces cinq dernières années. Selon le vice-ministre iranien du pétrole, Hossein Noqrehkar-Shirazi, les investissements chinois, planifiés à court terme dans les secteurs de la production pétrolière et gazière ainsi que dans celui des industries de raffinement et de transport, s’élèveront à 40 milliards de dollars[3]. Le géant pétrolier chinois Sinopec a consenti une rallonge de 6,5 milliards de dollars pour la construction de raffineries sur le territoire iranien.

Alors que les démocraties occidentales sanctionnent Téhéran avec leurs embargos à répétition, l’Iran est progressivement devenu une source privilégiée d’approvisionnements énergétiques pour la Chine, la Russie et l’Inde. A l’inverse de l’Occident, ces trois pays investissent massivement dans l’économie iranienne. En 2009, les échanges commerciaux sino-iraniens ont augmenté de près de 35% pour atteindre 27 milliards de dollars. D’un côté, les autorités iraniennes qui ne peuvent se permettre d’être trop regardantes, trouvent leur compte dans ces investissements et échanges commerciaux. D’un autre côté, en accédant presque directement aux formidables réserves iraniennes, la Chine, la Russie et l’Inde se placent en position avantageuse dans le Grand Jeu énergétique eurasiatique et centrasiatique qui fait rêver et qui agite les États-Unis et l’UE.

L’Iran souhaiterait devenir membre à part entière de l’Organisation de Coopération de Shanghai[4] (OCS). Statutairement, cette organisation ne peut admettre en son sein un État sous le coup de sanctions de la part des Nations Unies. En conséquence, l’Iran ne dispose pour l’instant que du modeste statut de pays observateur. En d’autres termes, Téhéran aimerait bien se placer sous la protection d’un puissant allié pour se prémunir d’une attaque américaine ou israélienne. Il y a fort à parier que ni la Chine, ni la Russie ne se hasarderont à un conflit frontal avec Washington pour sauver le soldat Ahmadinejad. Si l’équation iranienne permet à la Chine d’utiliser les ressources de ce pays comme une importante variable d’ajustement en matière d’approvisionnements pétroliers, les autorités chinoises ne perdent pas de vue qu’elle constitue, à moyen terme, un sérieux handicap qui pourrait se transformer en problème crucial si un conflit éclatait dans ce pays.

3.   Des détroits vulnérables

La poudrière proche orientale, l’interminable et imprévisible querelle entre les États-Unis et l’Iran et la compétition stratégique naissante entre les États-Unis et la Chine en Asie centrale font peser sur les deux voies maritimes que Pékin utilise une menace réelle.

a.   Ormuz

Le détroit d’Ormuz constitue un goulot d’étranglement stratégique. De seulement 36 kilomètres de large dans sa partie la plus étroite, il constitue l’unique voie d’accès au Golfe arabo-persique par laquelle transitent environ 20% des importations pétrolières chinoises. Les autorités chinoises apprécient moyennement la présence constante d’un groupe naval américain patrouillant dans ce détroit.

b.  Malacca

Bordé, au nord, par Singapour et, au sud, par l’Indonésie, le détroit de Malacca est un autre goulot d’étranglement potentiel par lequel transitent 80% des importations pétrolières chinoises. D’une largeur de 54 kilomètres dans sa partie la plus étroite, sa sécurité est étroitement assurée et contrôlée par Washington. Dans l’hypothèse d’un conflit sino-américain, Ormuz et Malacca pourraient être instantanément fermés ou au moins contrôlés par la Navy. D’où le développement accéléré par Pékin d’une stratégie d’approvisionnements terrestres – la Route de la Soie du 21ème siècle – qui permettront l’acheminement direct des ressources énergétiques centrasiatiques vers la province occidentale du Xinjiang.

4.  Les ressources centrasiatiques et russes

Le Kazakhstan ne possède que 3% des réserves mondiales de pétrole mais celles-ci présentent, aux yeux de Pékin, un avantage exceptionnel : elles sont situées juste de l’autre côté de la frontière. Les Chinois qui considèrent le Kazakhstan comme un de leur fournisseur potentiel de pétrole ne s’y sont pas trompés. Leur stratégie est en place depuis 2005, date de lancement du projet de pipeline financé par la CNPC et qui alimentera en pétrole kazakh les raffineries chinoises du Xinjiang.

En août dernier, le Turkménistan a reçu, de la Chine, un prêt de 4,1 milliards de dollars pour le développement de l’un de ses plus importants gisements gaziers, celui de Yolotan sud[5]. Avec des réserves estimées à plus de 14 billions de m3 ce gisement avait fait naître d’immenses espoirs parmi les experts énergétiques de l’Union européenne qui avaient immédiatement réalisé qu’il était, à lui seul, capable de subvenir aux besoins européens des vingt années à venir. Ce prêt, qui s’ajoute aux 3 milliards de dollars que la Chine avait déjà accordés, en 2009, pour le même gisement et aux 9,7 milliards de dollars qu’elle avait déboursés, pour sa mise en valeur[6], le consortium composé de CNPC, de LG international Corporation (Corée du sud) et de Petrofac International (Émirats arabes unis – EAU), semble bien avoir sonné le glas des espoirs bruxellois.

Malgré de formidables réserves qui placent le Turkménistan au second rang des pays producteurs de gaz naturel de nombreux experts doutent de la capacité de cette république centrasiatique enclavée, au régime ubuesque et fantasque, d’honorer ses contrats avec la Russie – qui, avant la mise en service du gazoduc chinois, absorbait 70% de la production turkmène –, la Chine, l’Union européenne et l’Iran. En fait, les promesses du Turkménistan envers la Chine, l’Iran et la Russie, remettent sérieusement en cause les différents projets de gazoducs transcaspiens qui avaient les faveurs de Washington et de l’Union européenne.

Mais c’est surtout de la Russie que les autorités chinoises semblent attendre un appui stratégique qui leur permettra de boucler une étape cruciale dans l’intégration énergétique régionale et qui ne pourra que renforcer le partenariat sino-russe, tant au sein de l’OCS que du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Le pipeline Sibérie orientale - Océan Pacifique – Eastern Siberia - Pacific Ocean (ESPO), dont les travaux ont été lancés le 29 août dernier, constitue la pièce maîtresse de ce partenariat. Au cours de la cérémonie de lancement des travaux de ce pipeline long de 4. 000 km qui reliera Taishet, au cœur de la Sibérie orientale à Nakhodka, près de Vladivostok, le premier ministre russe, Vladimir Poutine, s’est félicité de ce projet multidimensionnel qui renforce considérablement la coopération énergétique sino-russe[7].

Autre exemple de cette coopération, l’inauguration, le 27 septembre 2010, par les présidents russe et chinois, Dimitri Medvedev et Hu Jintao, du pipeline de 1.000 km qui relie Skovorodino au complexe pétrochimique chinois de Daqing[8]. La réalisation de ce pipeline était assortie d’un prêt chinois 25 milliards de dollars contre l’engagement russe de livrer, à Pékin, 300 millions de tonnes de pétrole entre 2011 et 2030.

5.  Les gazoducs du futur

Sur le front gazier, il semble bien que la Chine ait décidé de se tourner vers une option sud asiatique qui, aux yeux des autorités chinoises, paraît plus sûre et pérenne. Pékin a déjà investi plus de 200 millions de dollars dans la construction de la 1ère tranche du port pakistanais en eaux profondes de Gwadar, dans la province du Baloutchistan. En contrepartie, les autorités chinoises ont obtenu, des autorités pakistanaises, des garanties souveraines sur les facilités portuaires. Ce port de Gwadar est localisé à seulement 400 km du détroit d’Ormuz. Avec lui, la marine de guerre chinoise disposerait d’une base privilégiée pour surveiller le trafic dans le détroit et, éventuellement, contrecarrer les éventuelles visées expansionnistes de la marine américaine en direction de l’Océan indien. Mais le port Gwadar pourrait également tenir un rôle infiniment plus important dans la compétition ouverte depuis longtemps entre deux projets de gazoducs concurrents : le TAPI (Turkménistan-Afghanistan-Pakistan-Inde) et l’IPI (Iran-Pakistan-Inde).

a.   TAPI

Le projet original TAPI, qui remonte à 1995, faisait l’objet d’un protocole d’accord entre le Turkménistan et le Pakistan. En Août 1996, un consortium pour la construction de ce gazoduc, Central Asia Gas Pipeline Ltd - CentGas Ltd, est créé sous la houlette de la compagnie pétrolière américaine UNOCAL. Si les aléas de la politique afghane et les opérations militaires de la coalition ont, plus ou moins  contribué au gel du projet, un nouvel accord est, néanmoins, signé le 27 décembre 2002 par les chefs d’état du Turkménistan, du Pakistan et d’Afghanistan. En 2005, le magazine économique Forbes, estime que « ce projet permettrait aux pays centrasiatiques producteurs d’énergie d’exporter leurs ressources vers les marchés occidentaux en s’affranchissant de la tutelle russe ». En raison de l’instabilité afghane persistante et croissante, le projet est de nouveau ralenti, d’autant plus que la construction de la portion turkmène de ce pipeline qui devait démarrer en 2006 est toujours suspendue. Néanmoins, les autorités afghanes, indiennes et pakistanaises signent, le 24 avril 2008, un accord cadre sur l’achat de gaz au Turkménistan[9]. Aux termes de cet accord qui porte sur un volume de 90 millions de m3 par jour, l’Afghanistan se verrait octroyer un volume initial de 5 millions de m3 / jour pendant les deux premières années d’exploitation – ce volume passerait ensuite à 14 millions de m3 / jour – tandis que le Pakistan et l’Inde se partageraient, à égalité, le volume restant.

b.  IPI

Les premières discussions sur le projet IPI, plus connu sous le surnom de « gazoduc de la paix », remontent à 1994. Un accord préliminaire est signé en 1995 entre le Pakistan et l’Iran. Cet agrément prévoit la construction d’un pipeline entre le gisement gazier iranien de South Pars – site d’exploitation offshore considéré comme le plus grand gisement au monde – et Karachi au Pakistan. Ultérieurement l’Iran suggère de poursuivre la construction de ce gazoduc en direction de l’Inde et c’est à la suite de cette proposition qu’un accord préliminaire est signé avec New Delhi. En avril 2008 le président iranien, Mahmoud Ahmadinejad, annonce son intention de faire entrer la Chine dans le projet[10]. Après avoir signé un accord sur le nucléaire civil avec les États-Unis en 2008[11], l’Inde se retire provisoirement du projet en 2009 en invoquant un désaccord sur la grille tarifaire et en soulevant des problèmes de sécurité. Mais en mars dernier, elle appelle de nouveau l’Iran et le Pakistan pour des discussions trilatérales en mai 2010 à Téhéran.

En janvier dernier, les États-Unis demandent au Pakistan de se retirer du projet IPI, en échange d’une aide américaine dans la construction d’un terminal de liquéfaction de gaz et l’importation d’électricité en provenance du Tadjikistan[12]. Au grand désarroi de Washington, Téhéran et Islamabad concluent, en juin dernier, un accord sur la construction de le tronçon IP de l’IPI. Cet accord prévoit également que l’Inde et la Chine pourront être, ultérieurement, parties prenantes à ce projet et à ses prolongements[13]. Même si l’Inde, sous l’amicale pression de Washington, pour qui traiter avec l’Iran revient à « souper avec le diable », se retire de ce projet, les autorités chinoises ont annoncé leur intention de prolonger ce gazoduc vers leur frontière. Leur idée est de construire ce gazoduc le long de la route du Karakoram. Cette route constitue un axe stratégique construit par les armées pakistanaise et chinoise, de 1966 à 1982, à travers le massif du Karakoram. C’est également la plus haute route asphaltée du monde qui atteint 4. 693 mètres d’altitude au col de Khunjerab, une voie de passage particulièrement intéressante sur le plan stratégique, car située à l’écart de toute influence ou de tout contrôle américain. Autre avantage de cette voie terrestre, elle raccourcit considérablement la voie maritime longue de 20.000 km qui longe les côtes méridionales asiatiques.

Indiscutablement, pour New Dehli l’alignement sur l’IPI serait particulièrement sensé et raisonné sur le plan stratégique. Jamais un tel gazoduc qui unirait le Pakistan et l’Inde n’aurait autant mérité son surnom de « gazoduc de la paix ». En rejoignant ce projet, les autorités indiennes n’auraient plus à redouter, sur leur flanc oriental, un encerclement progressif par une succession de « comptoirs » chinois implantés le long des principaux itinéraires d’approvisionnement entre le Pakistan et le Myanmar. Que ce soit pour un trajet IP, IPI et les variantes IPIC (Iran-Pakistan-Inde-Chine) ou IPC (Iran, Pakistan, Chine) le port de Gwadar ne serait plus simplement un port chinois au Pakistan, mais une plaque tournante essentielle pour tout le sous-continent.

De son côté, le Pakistan, grand consommateur d’énergie, affiche très nettement sa préférence pour la Chine, son allié de toujours. C’est le seul pays qui puisse investir massivement dans toutes sortes de projets d’infrastructures dans ce pays régulièrement ravagé par des catastrophes climatiques. Si la coopération énergétique sans précédent entre l’Iran, le Pakistan et la Chine et, éventuellement, l’Inde, se développe plus avant, elle sonnera le glas des espoirs américains dans le nouveau Grand Jeu eurasiatique et ses répercussions, tant sur le plan géopolitique que sur le plan économique, seront considérables.

6.  Conclusion

En dépit de toutes les tensions potentielles qui opposent la Chine, le tandem États-Unis – UE, et la Russie, il est encore trop tôt pour annoncer qui remportera le Grand Jeu qui se joue autour des formidables réserves énergétiques centrasiatiques. Une chose est sûre. A moins que la résurgence de l’agitation islamiste, pour l’instant localisée et contenue au Tadjikistan, ne remette tout en cause, les pays centrasiatiques producteurs de pétrole et de gaz ont des cartes maîtresses à faire valoir face à une Russie qui souhaiterait ne pas perdre son hégémonie sur la région, face à des États-Unis qui ont tout misé sur des pipelines court-circuitant le territoire russe (le Bakou-Tbilissi-Ceyhan – BTC, par exemple) et face à une Chine prête à payer d’importants droits d’entrée dans le jeu.

Pour l’instant, la stratégie prioritaire de Pékin a été le développement d’un remarquable et très diversifié réseau de distributeurs énergétiques – qui couvre aussi bien la Russie et l’Asie centrale que le Proche-Orient, l’Afrique et l’Amérique du sud où, tout récemment, le géant pétrolier chinois Sinopec, vient d’acquérir 40% des actions de la firme brésilienne Repsol[14]. Si la Chine a, jusqu’à présent, démontré sa parfaite maîtrise du jeu dans la partie de poker autour des ressources énergétiques centrasiatiques, la stratégie américaine – court-circuiter la Russie, éloigner la Chine et isoler l’Iran – pourrait très bien prochainement se révéler n’être qu’un inutile coup de bluff.

Copyright © ESISC 2010


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[1]http://www.rferl.org/content/TurkmenistanChina_Gas_Pipeline_To_Open/1903108.html

[2]http://www.bloomberg.com/news/2010-10-04/iraq-lifts-oil-reserves-estimate-overtakes-iran-update1-.html

[3] http://www.tehrantimes.com/index_View.asp?code=223937

[4] Organisation intergouvernementale régionale asiatique qui regroupe la Russie, la Chine, le Kazakhstan, le Kirghizistan, le Tadjikistan et l'Ouzbékistan. Elle a été créée à Shanghai les 14 et 15 juin 2001 par les présidents de ces six pays. Les acquis de cette organisation se situent essentiellement dans le domaine de la sécurité : manœuvres communes (sino-kazakhes, puis sino-russes en 2005), instance commune de lutte contre le terrorisme (RATS : Regional Anti Terrorist Structure) dont le quartier général est à Tachkent, en Ouzbékistan. Cf. Note d’analyse du 20 mars 2008 : «  OCS : Tigre de papier ou naissance d’un dragon »http://www.esisc.org/documents/pdf/fr/cooperation-de-shangai-371.pdf

[5] http://www.rigzone.com/news/article.asp?a_id=97357&hmpn=1

[6]http://www.businessweek.com/news/2010-04-14/turkmenistan-says-south-yolotan-may-hold-more-gas-update1-.html

[7] http://www.iraqwar.mirror-world.ru/article/232898

[8] http://www.chinadaily.com.cn/china/2010-09/27/content_11355283.htm

[9] http://www.upstreamonline.com/live/article153168.ece

[10] http://www.downstreamtoday.com/news/article.aspx?a_id=10460&AspxAutoDetectCookieSupport=1

[11] http://www.upi.com/Science_News/Resource-Wars/2010/03/19/Pakistan-gas-pipeline-is-Irans-lifeline/UPI-27741269029633/

[12] http://www.thaindian.com/newsportal/south-asia/us-asks-pak-to-pull-out-of-iran-gas-pipeline-project-to-qualify-for-extensive-assistance_100303715.html

[13] http://www.atimes.com/atimes/South_Asia/LF15Df02.html

[14] http://blogs.ft.com/beyond-brics/2010/10/01/sinopec-invests-7bn-in-brazilian-oil-alliance/ 

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 18:41

HIER LE NOUVEL AMBASSADEUR D'ISRAËL EN FRANCE, YOSSI GAL A PRESENTE SES LETTRES DE CREANCES A NICOLAS SARKOZY. YOSSI GAL A EXPRIMÉ LE DÉSIR DE RENFORCER LES RELATIONS BINATIONALES TANT AU NIVEAU CULTUREL, QU’ÉCONOMIQUE, ET DIPLOMATIQUES.

DEC 201004

Par IsraelValley Desk
Rubrique: France - Israël
Publié le long

 

SILICON VALLEYYossi GAL, nouvel ambassadeur d’Israël en France, a présenté ses lettres de créances à M. Nicolas SARKOZY, Président de la République française, le vendredi 3 décembre 2010. Yossi GAL, né en 1950, était depuis deux ans Directeur Général du ministère des Affaires Etrangères à Jérusalem. Diplomate de longue carrière, il est entré au service diplomatique israélien en 1975 : dés 1976, il est envoyé à Washington comme directeur de cabinet de l’ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, et c’est en 1985 qu’il retrouve la capitale américaine en tant que porte-parole de la mission diplomatique israélienne. C’est à La Haye en 1995 qu’il occupe la fonction d’Ambassadeur d’Israël pour la première fois.

Dans ses fonctions au Ministère des Affaires étrangères à Jérusalem, Yossi Gal a traité de nombreux dossiers « chauds »: le nucléaire iranien, les relations avec l’Union européenne, les négociations avec l’Autorité palestinienne, etc

Yossi GAL a participé dés 1991 aux négociations de paix bilatérales avec les palestiniens et les jordaniens (porte-parole de la délégation israélienne).

Directeur général des Affaires économiques dés 1991, il a contribué activement à l’entrée d’Israël dans l’OCDE et au renforcement des relations avec l’Union Européenne.

Hier à l’Elysée, Yossi GAL a exprimé le désir d’encourager et de renforcer les relations entre la France et Israël, tant au niveau culturel, qu’économique, et diplomatique.

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2 décembre 2010 4 02 /12 /décembre /2010 17:46

Ebranler le monde d’Obama


Jerusalem Post 26/11/ 2010


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=196839

 

Adaptation française de Sentinelle 5771 ©

Avec les menaces provoquées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer que les Républicains le freineront.

Des crises explosent à travers le monde.

Et le dirigeant du monde libre fait empirer les choses.

Dans la péninsule coréenne, la Corée du Nord vient d’ébranler huit années d’obscurantisme du Département d’Etat en dévoilant à une équipe de scientifiques nucléaires américains sa collection de milliers de centrifugeuses au dernier cri de la technique, installées dans son réacteur nucléaire de Yongbyon.

Par delà cette révélation, alors que Stephen Bosworth, conseiller pour la Corée du Nord du président des USA Barack Obama, activement occupé à expliquer que cette révélation n’est pas une crise, le Nord a envoyé un tir de barrage d’artillerie non provoqué sur la Corée du Sud, démontrant que pourtant si, c’est bien une crise.

Mais le gouvernement Obama demeure indifférent. Mardi, le secrétaire d’Etat à la Défense, Robert Gates a remercié son homologue Sud-Coréen, Kim Tae- Young, d’avoir montré de la “retenue”. Jeudi, Kim a démissionné pour cette scandaleuse retenue.

Les USA ont promis avec force de ne pas laisser sans réplique une agression de la Corée du Nord. Mais en pratique, leur seule réponse est d’essayer de pousser la Corée du Nord à revenir à des pourparlers inconséquents sur le désarmement multilatéral qui n’aboutiront à rien parce que la Chine soutient l’armement de la Corée du Nord. Contrairement à ce que Obama et ses conseillers prétendent, la Chine ne partage pas l’intérêt des USA pour la dénucléarisation de la Corée du Nord. Donc, Pékin ne lèvera pas le petit doigt pour atteindre cet objectif.

Ensuite il y a l’Iran. Le fait maintenant indiscutable que Pyongyang développe des armes nucléaires avec de l’uranium enrichi rend plus que certain que les proliférateurs hyperactifs de Pyongyang sont impliqués dans le programme d’armements nucléaires à base d’uranium de l’Iran. Bien sûr, les Nord Coréens ne se soucient pas que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait imposé des sanctions à l’Iran. Et leur rôle présumé dans des programmes d’armes nucléaires de l’Iran démontre la stupidité de l’idée que ces sanctions pourraient bloquer la progression de l’Iran vers un arsenal nucléaire.

Chaque jour, alors que les régimes de Pyongyang et Téhéran augmentent leur agression et leurs provocations, il devient de plus en plus clair que la seule façon de neutraliser les menaces qu’ils posent à la sécurité internationale est de les renverser. Au moins dans le cas de l’Iran, il est clair aussi que les perspectives pour que le régime change n’ont jamais été aussi bonnes.

Le régime est Iran est en difficulté. Depuis les élections truquées il y a 17 mois, le régime s’est tourné avec férocité contre ses ennemis intérieurs.

Mais la contestation n’a fait que croître. Alors que le ressentiment populaire contre le régime a augmenté, les émules du président Mahmoud Ahmadinejad, du dictateur suprême Ali Khamenei et leurs Gardes de la Révolution sont désormais terrifiés par leur propre peuple. Ils ont emprisonné les musiciens de Rap et interdit la musique occidentale. Ils ont purgé leurs livres d’école de l’histoire perse. Tout ce qui peut sembler le moins du monde anti-islamique est perçu comme une menace.

Les membres du régime sont si effrayés par le public que cette semaine, plusieurs membres du Parlement ont essayé d’entamer une procédure d’invalidation contre Ahmadinejad. Apparemment, ils espèrent qu’en le chassant, cela serait suffisant pour mettre fin à l’appel du public à un changement révolutionnaire.

Mais Khamenei tient à son homme. Et la procédure d’invalidation a pris fin aussi vite qu’ils ont commencé. Les implications politiques de tout cela sont claires.

Les USA doivent détruire les installations nucléaires de l’Iran et aider le peuple iranien à renverser le régime. Mais le gouvernement Obama ne fera rien de tout cela.

Au début novembre, Gates a déclaré : « S’il s’agit d’une solution militaire, à mon avis, cela va rassembler une nation divisée ».

Ainsi selon lui, le peuple iranien qui risque la mort pour défier le régime chaque jour, le peuple iranien qui vilipende Ahmadinejad comme « le chimpanzé », et invoque la mort de Khamenei depuis les toits chaque soir, va se rallier autour du chimpanzé et du dictateur si les USA ou Israël attaquent les installations nucléaires de l’Iran.

Du fait de cette interprétation, pour le gouvernement Obama, les USA devraient s’en tenir à cette politique sans résultats de sanctions et poursuivre ses tentatives sans issue de parvenir à un accord nucléaire avec les mollahs.

Comme Michael Ledeen l’a noté la semaine dernière dans le journal en ligne ‘Pajamas Media’, cette affirmation en forme de mantra, non étayée par la moindre preuve, est ce qui passe pour de la sagesse stratégique à Washington pendant que l’Iran achève son programme nucléaire. Et ce refus des USA de comprendre les implications politiques du rejet populaire du régime conduit les hommes et les femmes avisés du Département d’Etat à la conclusion que les USA n’ont pas d’enjeu sur cette question. Comme le porte-parole du Département d’Etat P.J. Crowley l’a déclaré au ‘Wall Street Journal’ cette semaine, la tentative du Parlement d’invalider Ahmadinejad n’était rien de plus que le produit de « rivalités au sein du régime iranien ».

Ensuite il y a le Liban. Depuis la visite d’Ahmadinejad le mois dernier, il est évident que l’Iran est désormais le maître du Liban et qu’il exerce son autorité sur le pays à travers son vassal le Hezbollah.

Les menaces déclarées du Hezbollah de renverser le gouvernement du Premier ministre Saad Hariri si le rôle du Hezbollah dans l’assassinat de son père en 2005 est reconnu officiellement rendent cette tragique réalité encore plus indéniable. Et pourtant, le gouvernement Obama continue de nier que l’Iran contrôle le Liban.

Un mois après la visite d’Ahmadinejad, Obama a convaincu le Congrès en sursis de lever son interdiction de transfert de 100 millions de $ en assistance militaire des USA à l’armée libanaise dominée par le Hezbollah. Et les USA ont convaincu Israël de céder la moitié Nord de la ville frontière de Ghajar aux forces de l’ONU malgré le fait que celles-ci sont à la merci du Hezbollah.

Au milieu de toutes ces crises, Obama a gardé foi dans les deux objectifs centraux de sa politique étrangère : contraindre Israël à se retirer aux lignes indéfendables de l’armistice de 1949, et rétrécir l’arsenal nucléaire des USA avec  un œil sur le désarmement unilatéral. C'est-à-dire que, alors que les forces du chaos et de la guerre augmentent leurs menaces et leur agression, les objectifs centraux d’Obama demeurent d’affaiblir le plus puissant allié régional des USA au Moyen Orient, et de rendre les USA incapables de dissuader ou de vaincre les Etats voyous proliférant rapidement et en guerre avec les USA et ses alliés.

Cela dit, la vérité est qu’en faisant avancer ces objectifs, Obama n’est pas loin de ses prédécesseurs. George H.W. Bush [le père, NdT] et Bill Clinton ont tous les deux fait des coupes sombres dans les arsenaux conventionnels et non conventionnels des USA. Clinton et George W. Bush [le fils, NdT] ont adopté des politiques de compromis avec la Corée du Nord. De fait, Pyongyang doit son arsenal nucléaire à la volonté des deux présidents d’être trompés et de ne rien faire.

De plus, la capacité de prolifération d’armes nucléaires de la Corée du Nord aux émules de l’Iran, de la Syrie et du Venezuela est due en grande partie à l’insistance de la secrétaire d’Etat d’alors, Condoleezza Rice pour qu’Israël ne dise rien sur les liens nucléaires entre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie, à la suite de la destruction par Israël du réacteur nucléaire en Syrie, construit par les Nord Coréens et financé par les Iraniens, en septembre 2007.

Comme pour l’Iran, la tentative d’Obama de chercher le compromis avec le régime est peu différente des politiques de ses prédécesseurs. Le gouvernement Bush a refusé de se confronter au fait que les guerres en Afghanistan et en Irak sont dans une large mesure des guerres de mandataires de l’Iran.

Le gouvernement Bush a refusé de reconnaître que la Syrie et le Hezbollah sont dirigés par Téhéran et que la guerre de 2006 contre Israël n’était rien d’autre  qu’une expansion des guerres de mandataires que l’Iran poursuit en Irak et en Afghanistan.

La politique défaillante d’Obama de « remise en jeu » avec la Russie est également peu différente de celles de ses prédécesseurs.

Bush n’a rien fait d’autre que de pousser des gloussements après l’invasion par la Russie de la Georgie, alliée des USA. Le gouvernement Clinton a mis en place la scène pour l’Etat KGB de Vladimir Poutine en gaspillant l’immense influence des USA sur la Russie post-soviétique et en autorisant Boris Eltsine et ses acolytes à transformer le pays en une kleptocratie paupérisée.

Enfin, l’obsession d’Obama pour les cessions gratuites de terres par Israël à l’OLP était partagée par Clinton et par le fils Bush, en particulier après 2006.

Rice – qui compara Israël au Sud raciste selon les ‘Lois discriminatoires de Jim Crow’ – était probablement aussi hostile à l’encontre d’Israël qu’Obama.

Ainsi, Obama est-il vraiment pire que tout les autres ou bien est-il seulement le dernier d’une lignée de présidents américains qui n’ont aucune idée de la façon de diriger une politique étrangère efficace ? En bref, il est bien pire que ses prédécesseurs.

L’espace de manœuvre d’un président des USA est toujours très étroit. L’Establishment de la politique étrangère à Washington est inébranlable et uniformément opposé à se plier à la volonté des dirigeants élus. Les élites du Département d’Etat et la CIA et leurs copains des cercles académiques et politiques à Washington sont aussi constamment insensibles à la réalité, ce qui en règle démontre le caractère désastreux de leurs stratégies politiques.

Le président dispose de deux façons de gouverner le navire de l’Etat. D’abord, il peut utiliser sa position d’autorité. Ensuite il peut nommer des gens à des postes clés dans la bureaucratie de la politique étrangère.

Depuis son arrivée en fonction, Obama a utilisé ces deux pouvoirs à de mauvais desseins. Il a voyagé à travers le monde en condamnant les USA et en s’excusant de leur responsabilité dans la direction du monde. Ce faisant, il a convaincu tout autant les alliés et adversaires qu’il n’est pas un dirigeant crédible ; que personne ne peut se fier aux garanties de sécurité des USA pendant son mandat ; et qu’il est possible d’attaquer les USA, leurs alliés et leurs intérêts, dans l’impunité.    

L’appel d’Obama pour un monde débarrassé du nucléaire associé à sa position agressive envers le supposé arsenal nucléaire d’Israël, son offre de désarmement de l’arsenal nucléaire américain, et sa réponse inefficace à la volonté de pousser aux limites de la part de la Corée du Nord et du projet nucléaire iranien, ont servi à convaincre des nations depuis le Golfe persique à l’Afrique du Sud en passant par l’anneau du Pacifique qu’elles devraient commencer à développer des armes nucléaires. En appelant au désarmement nucléaire, il a provoqué la plus grande vague d’armement nucléaire de l’histoire.

Suivant ses propres convictions, il n’est pas surprenant que toutes ses nominations clés en politique étrangère partagent cette dangereuse vision. Le conseiller juridique du Département d’Etat Harold Koh croit que les USA doivent subordonner leurs lois à la notion abstraite et largement infondée d’une loi internationale. La sous-secrétaire à la Défense Michele Flournoy croit que les terroristes se radicalisent parce qu’ils sont pauvres. Elle est conseillée par la Gauchiste extrémiste Rosa Brooks. Le ministre de la justice Eric Holder a décidé d’ouvrir des enquêtes criminelles contre des agents de la CIA qui ont interrogé des terroristes, et de juger des combattants ennemis illégaux devant des tribunaux civils.

Dans tous ces cas et dans d’autres innombrables, les candidats retenus par Obama pour les hauts postes exécutent des politiques qui sont encore plus radicales et dangereuses que les politiques dangereuses et radicales de l’Establishment politique de Washington. Non seulement elles affaiblissent les USA et leurs alliés, mais encore elles démoralisent les fonctionnaires civils qui se dévouent à la défense de leur pays en montrant clairement que le gouvernement Obama les abandonnera en rase campagne en cas de crise.

Quand un Républicain occupe la Maison Blanche, sa politique étrangère est couramment critiquée et entravée par les media libéraux. Les présidents Démocrates radicaux comme Woodrow Wilson ont vu leur politique étrangère freinée par des Congrès Républicains.

Du fait des menaces soulevées par la politique radicale d’Obama, on ne peut qu’espérer qu’à travers des auditions et d’autres moyens, Les Républicains au Sénat et le Congrès des Représentants jouera un rôle actif pour infléchir sa politique. S’ils y parviennent, le peuple américain et la communauté internationale leur devront une dette de gratitude.


caroline@carolineglick.com

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30 novembre 2010 2 30 /11 /novembre /2010 07:48

 

 

 

 

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Par Arié

Avec autorisation

Pour aschkel.info et lessakele.

 

Qu’a entrepris l’Administration Obama compte tenu de la masse d’informations qu’elle reçoit quotidiennement de toutes parts? C’est bien beau de recevoir des mémos de la part de ses diplomates sur le terrain (assez peu inspirés d’ailleurs), encore faut-il les exploiter en termes d’action politique.


Or, l’Arabie Saoudite, la Jordanie et Israël – devenus de facto alliés contre l’Iran – ont beau tirer les sonnettes d’alarme, protester, tempêter, menacer, Washington ne bouge pas un cil. Obama a beau savoir que l’Iran menace directement avec ses missiles longue portée toutes les Capitales européennes, pas de réaction. Erdogan est entouré d’une bande d’islamistes allumés, les Etats-Unis lui proposent de prendre le commandement du bouclier anti-missiles qui sera posé sur son sol. Et ainsi de suite. Ce qui est sidérant ce n’est pas la pléthore d’informations qui suinte de Wikileaks, c’est l’immobilisme coupable d’Obama face au flux d’informations qui lui parviennent.


Et encore, les informations en provenance du Liban, couché devant l’Iran, par Hezbollah interposé, n’ont pas encore filtré; les diplomates américains sur le terrain n’ont sans doute pas encore compris la carte. L’hypocrisie et la corruption de l’OLP qui ne veut surtout pas que quoi que ce soit change au Proche-Orient, de peur de perdre ses privilèges et l’argent qu’elle reçoit de toutes parts, n’ont pas encore vu le jour. Wikileaks et ses poissons pilotes indispensables; à savoir les grands quotidiens européens, dont Le Monde en France, n’ont pas fini de déverser leurs « infos », mais, je vous le donne en mille, Obama ne bougera pas le petit doigt. Il eut au moins fallu faire taire d’une façon ou d’une autre ce site qui casse les règles du jeu, manifestement, il n’en est pas non plus capable.


Sur la planète terre, le patron est parti jouer au Basket, alors forcément, les souris dansent et n’en font qu’à leur tête, parce qu’elles n’ont plus du tout peur du grand matou qui a perdu ses griffes. Là est à mon sens le problème, et non dans les fuites, qui à ce jour, ne révèlent aucun scoop de taille.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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