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31 octobre 2010 7 31 /10 /octobre /2010 06:27

ISRAEL REGIME ET POLITIQUE - QUESTION DU JOUR : QUE VIENT FAIRE DANY ABRAHAM, LE RICHISSIME FONDATEUR AMERICAIN DE SLIM FAST DURANT UNE HEURE DANS LE BUREAU DE BINYAMIN NETANYAHU ?

OCT 201031

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Politique
Publié le 31 octobre 2010

 

bibiMercredi après-midi, deux invités juifs américains inhabituels ont pénétré ensemble dans le bureau de Binyamin Netanyahu. Il s’agit du militant pour la paix et homme d’affaires Dany Abraham, et de l’ancien membre du Congrès, Robert Wexler, qui dirige actuellement le « S. Daniel Abraham Center for Middle East Peace », à Washington. Selon une source israélienne, lors de leur entretien avec Shimon Pérès, ils ont exprimé leur déception et leur préoccupation de la manière d’agir du Premier ministre Netanyahu.

Abraham, qui a fait fortune en commercialisant les produits de régime « Slim-Fast », est connu pour ses relations privilégiées avec l’ancien Premier ministre Ehud Olmert et est un proche du Président Shimon Peres. Le conseiller diplomatique de Pérès, Avi Gil, est également le représentant d’Abraham en Israël. Aux Etats-Unis, Abraham est considéré comme un ami des Clinton et œuvre ces dernières années à la promotion de l’initiative de paix arabe parmi les dirigeants israéliens.

Robert Wexler, qui est le premier représentant du Congrès américain, membre du parti démocrate à s’être exprimé en faveur de la candidature d’Obama, fait partie des proches du président. Ces deux personnalités se situent à gauche de l’échiquier politique, aux Etats-Unis comme en Israël.

Selon une personnalité qui s’est entretenue avec eux, ce voyage en Israël a pour but de contribuer à sortir le processus diplomatique de l’impasse. Ils n’ont pas été envoyés à la demande de Clinton ou d’Obama mais de hauts responsables de l’Administration américaine leur ont fait un point de la situation avant leur départ. Au terme de tous leurs entretiens ici, ils téléphonaient à Washington pour en informer la Maison Blanche ou le Département d’Etat.

Leur entretien avec Netanyahu a duré près d’une heure et le message essentiel a été que le président Obama était fermement décidé à promouvoir le dossier israélo-palestinien et qu’il s’y attèlera immédiatement après les élections au Congrès. Abraham et Wexler ont ensuite expressément demandé à Netanyahu d’aller de l’avant.

Plusieurs heures après leur entretien avec le Premier ministre, Abraham et Wexler se sont rendus à Ramallah où ils ont dîné avec le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abas. Les deux hommes ont probablement transmis des messages de la part de Netanyahu à Abou Mazen. Le bureau du Premier ministre a confirmé la tenue de l’entretien mais a refusé d’en révéler la teneur. Wexler s’est également refusé à divulguer la teneur de cette rencontre.

Source: Revue de Presse Ambassade de France

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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 21:34

 

 

Obama, le pire président de l'histoire des Etats-Unis -

Guy Millière

 

obama ou comment vautrer l'Amerique

 

 

Dossier-B.H-Obama.jpg

 

 

 

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Par Guy Millière

 

 

 

Si la situation n’était pas aussi grave, je trouverais décidément quelque chose de pathétique chez Barack Obama. Il fait, en ce moment, à quelques jours du vote crucial du 2 novembre, feu de tout bois. Il tente de séduire ici, de faire peur ailleurs. Il utilise toute la panoplie des tours de prestidigitation qui lui ont valu de duper tant de gens en 2008. Il reprend les mêmes slogans, en les modulant un peu : le changement va se produire, mais il faut encore y travailler beaucoup. Une majorité de la population semble décidément ne pas vouloir du « changement » proposé ? C’est que ces gens ne sont pas assez éduqués, clairvoyants et intelligents. Il reste à leur expliquer davantage.  

 

 

Dans le contexte français, on n’explique pas les raisons pour lesquelles la présidence Obama glisse vers le naufrage ou, tout au moins, lorsqu’on le fait, on le fait très mal. Certains suggèrent qu’Obama n’a pas fait preuve d’assez de volonté et de détermination. D’autres essaient de dénombrer ses erreurs de parcours. Certains aussi, reprenant les arguments d’Obama lui-même, disent qu’il paie injustement pour la frustration engendré par une « crise » dont il n’est aucunement responsable et qu’il a, au contraire, tenté de juguler. Tous laissent entendre qu’Obama n’est pas aussi radical que certains l’énoncent.  

 

 

Je dirai ici que si, Obama a fait preuve de volonté et de détermination, ou, si ce n’est lui, les gens qui le guident : il est allé aussi loin qu’il lui était possible d’aller dans le cadre des institutions américaines où le Congrès est censé équilibrer le pouvoir exécutif, et où le pouvoir législatif incarné par la Cour Suprême joue le rôle de gardien des principes. Les institutions américaines ne permettent pas de gouverner comme Hugo Chavez le fait au Venezuela, ou cela s’achève par une procédure d’impeachment. Les membres du Congrès savent, par ailleurs, qu’ils sont sous le regard de leurs électeurs et assis sur des sièges dont ils peuvent être éjectés aisément : seuls quelques sénateurs et quelques représentants sont dans des circonscriptions si massivement acquises qu’ils sont à même de penser qu’ils ne risquent rien quoi qu’ils fassent et quoi qu’ils votent.

 



 

Pour contourner le Congrès, Obama a nommé une trentaine de tsars chargés de quasiment tous les dossiers, et qui n’ont de compte à rendre qu’à lui. Obama a commencé, aussi, à recomposer la Cour Suprême aux fins de la faire tomber dans son escarcelle et de lui faire perdre le statut qu’elle a depuis la fondation du pays.  

Je dirai (j’en parle en détails dans « La résistible ascension de Barack Obama ») qu’il n’y a pas d’erreurs  de parcours chez Obama. Que certains de ses desseins échouent est une réalité. Mais que les desseins ne fassent pas partie d’une stratégie et soient des erreurs  n’est pas du tout une réalité. Obama poursuit une stratégie en politique intérieure : tenter de transformer les Etats-Unis en un pays régi par une forme de socialisme à l’européenne, et le placer sous la dépendance d’institutions internationales en l’endettant massivement. Il poursuit une stratégie en politique étrangère : amoindrir le poids des Etats-Unis sur la scène du monde, et accroître le poids des dictatures et de l’ONU, détruire Israël et rendre la planète plus sûre pour les ennemis de la liberté.  

 

 

J’ajouterai qu’il y a effectivement de la frustration, mais que celle-ci vient des politiques d’Obama, pas de la « crise », et qu’il s’agit souvent de bien plus que de frustration : on devrait parler de colère et de sentiment d’outrage. Les Etats-Unis ont traversé des récessions dans le passé : le peuple américain les a surmontées, dans la souffrance parfois. Mais il les a surmontées. Ce que nombre d’Américains ne supportent pas aujourd’hui est que quelqu’un qui est arrivé au pouvoir en mentant et en usant d’illusions profite d’une « crise » pour tenter subrepticement de transformer le pays en un pays très différent, et très éloigné de ce qui a fait le rêve américain.

 



 

Je soulignerai enfin qu’Obama est aussi radical, vraiment aussi radical, que certains l’énoncent. Certains radicaux vocifèrent et parlent ouvertement de révolution. D’autres adoptent une autre stratégie : ceux qui ont formé Obama, ceux qui le guident, sont des adeptes d’une autre stratégie, l’infiltration, l’injection graduelle de venins incapacitants, jusqu’à ce que la dose de venin soit telle que l’empoisonnement devienne irréversible.  

Ce qu’Obama et les siens n’avaient pas prévu est que le peuple, qu’ils méprisent tant, pourrait réagir et se soulever : ils ont pêché par arrogance et par mépris des autres.  

 

 

Ce qu’ils n’avaient pas prévu est que d’autres peuples, les Israéliens par exemple, ne se laissent pas manipuler.  

 

 

Ce qu’ils n’avaient pas prévu est que des millions d’Américains pourraient ouvrir les yeux, avoir l’audace de refuser la transformation des Etats-Unis en un pays socialiste, et s’insurger contre l’abaissement de leur propre pays.  

 

 

Ce qu’ils n’avaient pas prévu, c’étaient les « tea parties », le retour en force du conservatisme américain(47% des Américains aujourd’hui, disent les sondages, se définissent comme « conservateurs », et 20% se définissent comme « liberals », autrement dit, de gauche), et ce qui va se passer mardi 2 novembre. Obama fait feu de tout bois, sans résultat.  

 

 

Une page sera tournée mardi. Tout pour l’heure indique qu’une autre page sera tournée en 2012, et qu’Obama, après être devenu un canard boiteux en 2010 sera en 2012 un canard retiré du marché politique.  

On écrira, plus tard, des livres racontant les années Obama comme celles où une aberration s’est produite et où, dans le cadre de cette aberration, est arrivé à la Maison Blanche le pire Président de toute l’histoire du pays. 

 

Absolument le pire.



 

 

Guy Millière
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29 octobre 2010 5 29 /10 /octobre /2010 10:25

 

 

RETOUR DE L'ANTIAMÉRICANISME Par Jacques Brassard

 

J'attendais avec impatience le petit mot de Jacques Brassard à l'approche des Midterm

 

Ma photo

Je ne vous fais pas une grande prédiction en vous disant que, le 2 novembre prochain, Barak Hussein Obama va subir une sacrée dégelée aux élections de mi-mandat. Les Républicains devraient redevenir majoritaires à la Chambre des Représentants et gagner des sièges au Sénat. Tous les sondages l’indiquent et le niveau de réprobation très élevé dans l’opinion américaine envers les politiques furieusement étatistes du Président annonce également une débâcle électorale pour les Démocrates. 

Rendez-vous compte? Le Messie est redevenu (et assez vite) une être humain! Et les Américains, mécontents et insatisfaits de l’interventionnisme débridé de l’administration Obama, effrayés par l’ampleur de la dette public et des déficits budgétaires, parfaitement conscients que les plans de relance extrêmement coûteux n’ont pas résolu la crise, s’apprêtent à enlever au Sauveur de la Nation sa majorité au Congrès. 

«Les militants du Tea Party, écrit Sébastien Castillon, de la Menapress, incarnent une particularité américaine qui n’a presque pas d’équivalent en Europe (j’ajouterais au Québec aussi) : l’existence d’une part importante de la population qui est convaincue que la politique et le gouvernement ne sont pas la solution; que l’objectif des citoyens doit être de tenir les hommes politiques à l’écart de leur vie et non de leur extraire des avantages supplémentaires; et que l’on sort d’une crise par le travail et l’épargne, non par la redistribution et l’impulsion publique. En temps normal, ces Américains ne sont logiquement pas impliqués en politique, puisqu’ils considèrent que le rôle de la politique doit être limité autant que possible. Il aura fallu, pour en faire des militants, que le Président Obama et le Congrès Démocrate commencent à mettre en œuvre, agressivement, une philosophie politique opposée à la leur : une doctrine qui veut que le gouvernement est la solution à tous les problèmes et que l’on peut sortir d’une crise par la nationalisation de secteurs entiers de l’économie (santé, automobile), la multiplication du nombre de fonctionnaires, l’augmentation de la dette publique et la redistribution des revenus.»

Dans de telles circonstances, c’est-à-dire une défaite cinglante du Messie, attendez-vous à voir réapparaître, dans le monde médiatique, l’indestructible antiaméricanisme de la gauche. Surveillez bien les commentaires le soir du scrutin et lisez bien la prose pleine de dépit et de mépris des chroniqueurs parentés. 

Toute cette glose macérant dans l’amertume tentera de répondre à l’horrible question suivante : Comment les Américains ont-ils pu oser déboulonner la statue du Rédempteur? Pourquoi un tel manque de savoir-vivre? Et la réponse est bien connue (elle a déjà été servie lors de la réélection de George W. Bush) : c’est, nous dira-t-on, le retour, sur la place publique, et le triomphe des abrutis et des tarés de l’Amérique profonde (profond dans le sens de «trou perdu peuplé de crétins racistes») qui n’ont pas compris le transcendant message du Sauveur! 

Ce n’est absolument pas (ben voyons donc) parce qu’Hussein Obama leur a foutu sur le dos une dette colossale pour financer un plan de relance qui n’a donné aucun fruit;

Ce n’est absolument pas parce qu’Obama n’a pas réussi à faire baisser le taux de chômage sous la barre de 10% (quand même!);

Ce n’est sûrement pas parce qu’il a réussi, en maquignonnant à fond, à obtenir de justesse l’adoption par le Congrès d’un régime de santé bureaucratique et ruineux (alors que plus de 80% des Américains étaient satisfaits de leur système de santé);

Ce n’est sûrement pas parce que, sur la scène internationale, il a multiplié les courbettes obséquieuses devant les despotes de la Planète;

Ce n’est certes pas parce que, à toutes fins pratiques, il a décidé de laisser le régime totalitaire des mollahs se doter de l’arme nucléaire;

Ce n’est absolument pas parce que son aversion pour Israël, la seule vraie démocratie du Moyen-Orient, lui inspire des manœuvres et des pressions insoutenables sur l’État Hébreu alors qu’il est tout en gentillesse et en mollesse à l’égard de l’islamisme.

Non, ce n’est pas du tout pour ces raisons que les électeurs américains vont récuser la vision du Grand Timonier de Washington. Bien sûr que non! Nos scribes et nos experts vont nous expliquer en long et en large que les citoyens américains sont trop gnochons et trop morons pour apprécier et comprendre la grandeur, la clairvoyance et la sublimité du Génie du Potomac!

Moi, le 2 novembre au soir, je vais me réjouir que les gnochons et les morons de la «profonde Amérique» aient décidé de rogner les ailes du Parangon de la Maison Blanche! Il sera moins nuisible. Et je suis à peu près certain que, dans deux ans, ils vont le renvoyer à Chicago. 

Et à partir de là, un grand débat va s’enclencher aux États-Unis pour déterminer qui, de Jimmy Carter ou de Barak Hussein Obama, aura été le plus mauvais Président de l’histoire contemporaine. 



Jacques Brassard


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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 18:20

 

 

 

 

Dossier-B.H-Obama.jpg

 

 

La fameuse lettre d’Obama- sera-t-elle toujours valable? -


Dore GOLD


La proposition du Président Obama de remettre au Premier ministre israélien une missive de garanties en échange de l’extension du gel des implantations comporte un élément supplémentaire dans la série des lettres de garanties qu'Israël et les Etats-Unis ont échangé depuis plusieurs décennies. Cependant et jusqu'à ce jour les choses se sont passées différemment. Certaines lettres ont demeuré en vigueur fort longtemps, mais pour d'autres, les différentes administrations les ont considérées comme lettres mortes.


L’utilisation du procédé a émergé suite à la guerre de Yom Kippour et la première missive a été envoyée avant la réunion de la Conférence de Genève. La lettre américaine la plus importante a été rédigée en 1975, lorsqu’il était question d'un retrait des forces israéliennes des passages du Mitla et du Guidi dans la péninsule du Sinaï. Le Premier ministre de l'époque, Itzhak Rabin, a refusé un retrait complet et en revanche, le secrétaire d’Etat Henry Kissinger a initié « une réévaluation » des relations israélo- américaines comme moyen de pression sur Israël. La  crise a été évitée de justesse par le biais de missives confirmant la fourniture d’armement sophistiqué. Rappelons que le président égyptien Sadate n’a pas fait de geste  en échange du retrait partiel dans le Sinaï et ce n'était que deux années plus tard, en novembre 1977, qu'il a effectué une visite historique à Jérusalem. Ce sont donc les Etats-Unis qui ont compensé Israël.
 


Kissinger avait  promis dans sa correspondance que les Etats-Unis ne négocieront pas avec l’OLP tant que cette organisation n’accepterait pas la Résolution 242 et mettrait un terme aux opérations terroristes. Cet engagement a duré plus de treize ans jusqu'au jour où Arafat a rempli les revendications écrites dans cette lettre.


Parallèlement, une autre missive du Président Ford adressée à Rabin en 1975 avait inclus des garanties concernant l'avenir du plateau du Golan. Le président avait affirmé que les Etats-Unis n’avaient pas encore pris position sur le tracé des frontières, mais qu’en temps voulu ils appuieront fortement la présence des forces israéliennes sur le Golan. Comme il est d'usage dans la plupart de ces lettres, les  formulations sont vagues et  prudentes afin de pouvoir donner à Israël un sentiment de sécurité sans toutefois prendre un engagement juridique de la part des Etats-Unis.


La missive de Ford a quand même été significative. Avant la Conférence de Paix réunie à Madrid en octobre 1991, le Premier ministre Itzhak Shamir a exigé une lettre de garanties du secrétaire d’Etat James Baker. Dans la lettre transmise à Shamir les Etats-Unis ont réitéré leur engagement formulé dans  la fameuse lettre du président Ford.


Vingt et un ans plus tard, le Premier ministre Benjamin Netanyahou, exige lors de son premier mandat en 1996, une lettre similaire du secrétaire d’Etat Warren Christopher avant d'entamer des négociations avec l’OLP au sujet de l'avenir de la ville d'Hébron.  Dans cette missive,  l’engagement des Etats-Unis formulé dans la lettre de Ford concernant le plateau du Golan est réaffirmé.


Le Premier ministre Ariel Sharon a également utilisé ce procédé et a obtenu en avril 2004, avant le désengagement de la bande de Gaza, une lettre du président Bush. Dans cette missive  le président américain écrit entre autres que les Etats-Unis n'exigeront pas d’Israël un retrait aux  lignes d'avant le 6 juin 1967 – définies correctement dans la lettre comme lignes d’armistice de 1949. La lettre a également évoqué les blocs d'implantations et le droit d'Israël de se doter de frontières défendables. Bien que les deux Chambres du Congrès ont approuvé cette missive,


l’administration d'Obama a refusé de la reconnaître. Interrogé à maintes reprises sur la question, le porte parole du département d’Etat a refusé d'y répondre et a finalement reconnu qu’il n’avait reçu aucune instruction à ce sujet. Il semble donc que les lettres américaines peuvent contribuer  à une meilleure compréhension des exigences sécuritaires d'Israël bien que certaines administrations peuvent aussi les ignorer. La valeur d’une telle lettre dépend surtout du niveau détaillé de l’engagement.


En fait, les Etats-Unis préfèrent employer des termes vagues pour pouvoir calmer les esprits en Israël  et afin de bénéficier d'une couverture positive dans les médias. A ce propos, ils ne ligoteront jamais les mains de l’administration.


Dans ce contexte, le gouvernement israélien doit agir avec détermination et habilité pour que des anciens engagements soient effectivement respectés. Toutefois, les engagements américains peuvent effectivement se poursuivre sur plusieurs années mais cela exige aussi de la part des gouvernements israéliens successifs de contrôler la situation et assurer les engagements pris par tous les présidents américains, Républicains comme Démocrates.
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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 21:44

 

 

Deux débats de très haute teneur, décontractés et sans agressivité aucune, cet après-midi à l'ESG. Encore brave à Frédéric Encel et aux intervenants pour la réussite de cet évènement. Prochain débat en janvier sur le négationnisme. Des étudiants qui ne perdent pas leur temps. 

 


Dominique BOURRA

 

CEO NanoJV.

nanojv.com 

 

 

econonmie israelienne

 

 

Ceux qui ont connu Israël avant les 20 glorieuses  high-tech (1990-2010), savent que les choses n’allaient pas de soi. Israël était un pays en voie de développement sympathique avec ses autobus Egged, ses coopératives agricoles, ses téléphones à jetons, sa télé en noir et blanc, son inflation à 2 chiffres…Environnement hostile, pas de ressources naturelles, faible population, immigration démunie, fondement collectiviste…Israël ne démarrait pas avec une cuillère en argent dans la bouche.

Le lancement réussi du capital-risque par l’Etat il y a 20 ans, l’essor d’une industrie de défense nationale pour compenser l’effet du boycott et l’avènement de l’économie numérique ont propulsé Israël sur le devant de la scène technologique. Opportunément, la grande immigration russe est venue renforcer la  la Silicon Valley israélienne naissante et y injectant une bonne dose de science soviétique (spatiale, aéronautique, électronique, mathématique…). Ainsi, par choix stratégique, Israël s’est tourné vers sa plus grande ressource, renouvelable et  inépuisable: la matière grise. L’Etat, les universités, l’armée, l’industrie, les financiers privés ont joué le jeu: tout devait concourir à hisser intelligemment le pays aux avant-postes mondiaux.

La recherche industrielle a été financée avec brio par les Chief Scientists successifs  (tous les chief scientist israéliens sont devenus des personnages de légende comme les grands chefs de guerre: Ygal Erlich, Shuki Gleitman, Orna Berry, Carmel Vernia, Elie Opper); les centres de recherches universitaires se sont dotés d’unités de valorisation très efficaces  (Yeda, Ramot, Yssum, Hadasit, BGN technologies, Biorap technologies, Bar Ilan R&D, T3 …); Tsahal a fourni les bases d’une grande partie du high-tech numérique (les unités d’élite, Mamram, 8200 et consorts ont livré au pays un important contingent de serial entrepreneurs); Israel Aerospace Industries a pris en charge la conquête spatiale via, entre autres, sa business unit  MBT ; Rafael, Elbit et beaucoup d’autres  ont assuré la supériorité militaire durable de l’Etat hébreu, les grands fonds de capital risque, (comme Pitango, Gemini, Carmel, Clal, Genesis, JVP, Ofer et des dizaines d’autres….) se sont constitués des portefeuilles de rêves, un pied à Hezlyah, l’autre à Boston ou à Menlo Park.  Et d’Eilat, sur les rives de la Mer Rouge, à Katzrin près de  la frontière syrienne, les incubateurs ont maillé l’ensemble du territoire israélien de mini-centres de recherche: au pied des volcans du Golan, sur les collines de Galilée, à Jérusalem, au coeur du désert …partout s’est développé l’esprit start-up.

Les multinationales, américaines en majorité, ont accompagné et amplifié le mouvement en se dotant de grands centres de recherche en Israël. Plus d’une centaine au total qui emploient localement  des milliers d’ingénieurs et de chercheurs de haut niveau.

Quel rapport avec la paix au Proche-Orient ? Le modèle tout d’abord: les voisins d’Israël, même hostiles ne songent plus à contester la valeur de la Silicon Valley  israélienne qui crée de la richesse à partir de la matière grise. Même en situation tendue, les sociétés conjointes et des partenariats existent entre israéliens et palestiniens y compris sur des technologies d’avant-garde comme le cloud computing ou les nanotechnologies.  En matière de sécurité la plupart des Etats arabes modérés sont clients d’Israël par l’intermédiaire de faux nez occidentaux et reconnaissent de facto la suprématie et la valeur technologique de l’Etat hébreu. Jusqu’à l’Iran qui par mimétisme se jette en une compétition appliquée sur les traces d’Israël. Sur le terrain spatialsur les avions sans pilote, sur les biotechnologies et les cellules souches, les nanotechnologies,  et même depuis peu sur la cyberdéfense, l’Iran tente d’imiter point par point son meilleur ennemi…Reste à copier l’un des principaux facteurs de succès de la silicon valley israélienne: la liberté (de s’exprimer, d’entreprendre, de voyager, de critiquer, de partir , de revenir, de dire “nim’as li” -ras le bol- etc…) et puis la carotte du jackpot pour les plus talentueux, l’IPO (introduction en bourse) ou la M&A (fusion-acquisition) qui rapporte une pluie de dollars aux plus audacieux. Même Tsahal parle désormais de ce  jackpot dans les campagnes de recrutement pour les unités d’élite digitales.  Les voisins d’Israël n’en sont pas encore là.

Cependant les lignes bougent. La science iranienne a des fondements occidentaux très forts (certes combinés au génie local): l’une des plus prestigieuses universités du pays Sharif University s’est développée  avant la révolution de 79 avec les apports massifs de Stanford, Berkeley et du MIT, grands partenaires d’Israël. C’est aussi aujourd’hui l’un des plus grand foyer de contestation. En Arabie, l’une des plus modernes universités du monde; KAUST (King Abdullah University of Science and Technology) vient de voir le jour avec l’appui de grandes multinationales américaines implantées en Israël comme IBM. Idem pour les nanotechnologies égyptiennes qui prennent leur essor grâce encore à IBM…Les très bons ingénieurs informatiques jordaniens formés entre autres par Oracle travaillent main dans la main avec l’industrie américaine et à un clic de leurs voisins d’outre-jourdain. Siemens est très implantée en Israël et participe à l’essor de la  ville technologique de Madras à Abu Dhabi (et équipe l’Iran, avec un peu moins de succès toutefois).  Microsoft, présente partout, coopère aussi bien avec Tsahalqu’avec l’Autorité PalestinienneIntel est insider en Israël et en Arabie Saoudite, Motorola fait sa R&D en Israël et vend à de nombreux pays arabes… Les exemples de ce type sont légion et connus de tous.

Le high-tech israélien avant d’être ambassadeur, est cependant avant tout: le meilleur bouclier d’Israel en lui offrant une prospérité durable et une avance technologique permanente sur ses adversaires. Comme on vient de le voir, le véritable atout pour la paix régionale est à chercher aujourd’hui du côté des très nombreuses multinationales comme IBM, HP, Motorola, Cisco, Microsoft, Siemens, Alcatel Lucent…présentes à la fois en Israël et dans le monde arabe.  Les grandes sociétés technologiques mondiales sont  donc non seulement les moteurs de l’importante révolution industrielle  qui s’annonce (convergence nano-bio-info) mais également les principaux constructeurs de la paix,  par l’économie.  A suivre.  

 Dominique Bourra, CEO NanoJV.

Copyrights Nanojv: http://nanojv.com 

 

(*) Conférence organisée par Frederic Encel, Pr à l’ESG et directeur de la chaire de prévention des risques énergétiques.

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:42

 

 

Dossier-B.H-Obama.jpg

Obama :les véritables causes de l’impasse

.hamodia

 No 141 20 octobre 2010, Analyse

À deux semaines à peine de l’échéance des élections américaines de la mi-parcours qui risquent fort de s’avérer un test très négatif pour l’administration Obama, de nombreuses raisons tactiques et stratégiques ont contraint le gouvernement israélien à ne pas prolonger - même « pour deux mois seulement », comme le demandait Washington - le moratoire de la construction juive à Jérusalem-Est et en Judée-Samarie. Si bien que prise au piège de ses propres exigences maximalistes, l’Autorité palestinienne (AP) est en train d’examiner d’autres scénarios diplomatiques que « la solution négociée à deux États » pour créer son entité étatique. Des options possibles qui semblent embarrasser davantage les Américains que les Européens… 


En proposant le 11 octobre dernier à l’AP de reconnaître le caractère juif de l’État d’Israël en échange d’une reconduction pour deux mois du gel de la construction en Judée-Samarie demandée avec insistance par Washington, le gouvernement Nétanyaou n’a fait qu’appliquer la tactique de « réciprocité » qui lui est chère dans ce processus trop longtemps marqué par des concessions unilatérales et à sens unique de l’État hébreu : si les Palestiniens mettent à présent des conditions préalables - du jamais vu, même aux temps du pourtant peu commode Yasser Arafat - à la reprise du dialogue avec Israël (à savoir la poursuite du gel), alors Israël, estime le cabinet actuel, a parfaitement le droit d’avoir sa propre condition préalable… D’autant que le reconnaissance du caractère juif de l’État d’Israël figurait comme un principe clé dans le fameux « discours programme » de Bar-Ilan prononcé en juin 2008 par le Premier ministre.

Lettre pour lettre…
En agisant ainsi, Nétanyaou a préféré renoncer à la « lettre de garanties » proposée par Washington au cas où il reconduirait le moratoire de la construction. Une lettre qui promettait au moins quatre points : le soutien américain à la présence militaire à long terme de Tsahal dans la vallée du Jourdain, la vente de davantage de chasseurs bombardiers F-35 à Israël, l’engagement à contrer « pendant un an » toutes les résolutions anti-israéliennes au Conseil de sécurité de l’ONU, et enfin une aide renforcée des USA à l’État hébreu pour améliorer ses dispositifs de prévention et d’alerte en cas de conflit militaire ouvert.
Outre le fait qu’on a considéré à Jérusalem que ces quatre prétendus « cadeaux » proposés par Obama n’avaient rien d’extraordinaire et qu’ils étaient normalement chacun partie intégrante des positions américaines jusque-là « naturelles » des États-Unis auprès de leur principal allié proche-oriental, c’est surtout une autre raison qui a poussé Bibi à durcir sa position : à savoir le refus réitéré de l’administration Obama à prendre à son compte la fameuse lettre adressée en juin 2004 par le président G. Bush à Ariel Sharon (qui planifiait alors le retrait unilatéral de la Bande de Gaza) garantissant à Israël la création de « blocs d’implantations » en Judée-Samarie regroupant les grandes localités juives de ces régions peu ou proue le long de l’ancienne Ligne verte et qui tiendraient compte des « nouvelles réalités démographiques apparues depuis 1949 sur le terrain »…
Or, s’est dit Bibi, quelle pourrait être la valeur d’une nouvelle lettre américaine de garanties - proposant de surcroît des éléments normalement déjà acquis par l’État hébreu - si l’administration Obama se refuse ainsi à endosser cette lettre de Bush considérée à Jérusalem du temps de Sharon comme une véritable « avancée historique » préservant pour l’avenir les intérêts vitaux de sécurité d’Israël…

Les quatre erreurs de l’administration Obama dans le processus actuel 
Il s’avère que bien qu’elle ait voulu « redresser la barre » voilà six mois en se montrant nettement moins agressive envers Israël, - sans doute pour de basses raisons électorales liées justement au scrutin du 4 novembre prochain -, l’administration Obama a commis quatre erreurs de fond qui ont mené à l’impasse actuelle : le fait d’avoir ainsi refusé d’endosser la lettre de Bush ; le fait d’avoir exigé dès mai 2009 - lors de la première et difficile entrevue Nétanyaou/Obama - l’arrêt total de la construction juive, ce qui a évidemment obligé Ma’hmoud Abbas, le président de l’AP, à endosser cette exigence de laquelle il ne peut démordre depuis et qui ne fut même pas celle d’Arafat entre 1993 et 2004 ; le fait d’avoir continuellement voulu rassurer les Palestiniens en critiquant sans cesse « le manque de souplesse » d’Israël ; et enfin l’erreur de fond stratégique consistant depuis deux ans à établir un triple lien obligé entre le règlement du sulfureux dossier du nucléaire iranien, la nécessaire résolution du conflit israélo-palestinien et le maintien d’une coopération militaire de haut niveau entre Israël et les États-Unis.
Comme l’a fait remarquer le Pr. Éphraïm Inbar, qui dirige le Centre Begin-Sadate d’Études stratégiques de l’université Bar-Ilan, « Obama a certes appris les limites de sa politique volontariste quand il s’agit d’Israël. Car il lui est désormais préférable de travailler davantage en coordination avec le Premier ministre israélien, plutôt que d’agir contre lui. (…) Mais ce tournant pédagogique d’Obama a été seulement tactique : son coeur n’est pas favorable à des frontières sûres pour Israël ». 

Les nouvelles options « alternatives » envisagées par l’AP
Coincé tout en haut de « l’arbre » sur lequel les exigences erronées d’Obama l’ont fait monter, Abbas ne peut plus en redescendre : il répète à l’envie que l’AP ne reprendra le dialogue avec Israël que si Bibi reconduit le gel de la construction - ce qu’il ne fera pas. Confirmé par la récente annulation du projet de « sommet quadripartite » envisagé un moment par le président Nicolas Sarkozy à Paris pour relancer le dialogue Israël-AP, le maintien de ce dialogue de sourd a poussé les dirigeants de l’AP à envisager d’abandonner la « solution négociée des deux États vivant côte à côte » pour entrevoir d’autres scénarios diplomatiques qui leur permettraient de proclamer unilatéralement la création de l’État palestinien.
Parmi ces scénarios encore flous et en l’absence de toute solution négociée, le plus en vue serait de recourir à l’Assemblée Générale de l’ONU et surtout à son Conseil de sécurité pour qu’ils reconnaissent le nouvel État palestinien dans ses frontières qui seraient situées entre le Jourdain et les frontières israéliennes orientales d’avant juin 1967.
Une fuite en avant qui pourrait être idéologiquement et diplomatiquement soutenue par bon nombre des quelque 200 États siégeant à l’ONU, notamment ceux du bloc arabe et de pas mal de pays africains et asiatiques. Cette démarche éventuelle est pourl’instant analysée par les experts israéliens du droit international comme « juridiquement non fondée » puisque, arguent-ils, l’entité qui serait ainsi créée doit disposer - d’après la Convention de Montévidéo actuellement en vigueur sur les Droits et les Obligations des États - d’« une population permanente située sur un territoire défini qu’elle administre déjà elle-même », ce qui est loin d’être le cas pour l’AP qui a, entre autres, perdu le contrôle de la Bande de Gaza et de sa population au profit du Hamas. 
Ceci dit, il est encore trop tôt pour prévoir si les grands pays européens et si l’administration Obama - telle qu’elle agira au lendemain du 4 novembre (voir notre encadré) - finiront, en l’abscence de toute autre perspective diplomatique, par suivre l’AP sur ce terrain glissant en reconnaissant eux aussi son nouvel État. 
Une démarche qui constituerait sans nul doute une nouvelle donne à bien des égards fort gênante pour Israël ! 

Le scrutin du 4 novembre prochain aux USA 
Le soutien à Israël est un critère important  pour les électeurs américains 
D’après un sondage paru ces derniers jours aux États-Unis réalisé début octobre par l’institut d’enquête non-partisan « McLaughlin and Associates » à la demande de l’« Emergency Committee for Israël » - une instance parlementaire regroupant les Congressistes de tous bords soutenant l’État hébreu -, 93,5 % des Américains estiment que les USA doivent être « concernés par la sécurité d’Israël », 77 % pensent que les Palestiniens doivent reconnaître le caractère juif de l’État d’Israël, pendant 53 % voteraient plus volontiers pour un candidat perçu comme pro-israélien. Et ce, alors que 42,7 % pensent que la politique proche-orientale d’Obama « met en danger la sécurité d’Israël » et que 51,6 % voient le président actuel des USA comme « moins amical » envers l’État hébreu que tous ses prédécesseurs à la Maison Blanche.
Autre donnée fort intéressante révéle par cette enquête d’opinion : 69 % de l’électorat républicain et 33 % seulement de l’électorat démocrate se déclarent plus inclinés à voter pour un candidat « soutenant Israël ». 
De surcroît, en deux ans seulement, l’énorme soutien apporté en novembre 2008 à la personne d’Obama par les électeurs juifs (78 %) a fondu aux alentours de 50 % ! Ce qui risque de faire basculer - au détriment de l’administration actuelle et du parti démocrate - le scrutin du 4 novembre prochain dans des États clés comme la Floride, la Californie ou même celui de New York… 
De l’avis de tous les experts, si la majorité bascule à la Chambre des Représentants en devenant républicaine et si les démocrates reculent bien au Sénat, le président Obama - auquel il restera grosso modo deux ans au pouvoir - deviendra un lame duck, un « canard boiteux » limité par le Congrès. Ce qui, d’après certains commentateurs et compte tenu de son caractère arrogant et irascible, pourrait paradoxalement pousser Obama à certaines « fuites en avant » incontrôlées en politique étrangère et sur le dossier israélo-palestinien qui semble lui tenir tant à cœur…

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23 octobre 2010 6 23 /10 /octobre /2010 21:39

 

 

 

Dossier-B.H-Obama.jpg

 

 

Obama et l'État palestinien à venir

par John Bolton, ancien ambassadeur américain à l'ONU,

pour The Wall Street Journal


Article paru le 20 octobre 2010

 

Titre original : Obama and the Coming Palestinian State

 

Traduction :objectif-info

 

Que se passerait-il si le président s'abstenait lors d'un vote du Conseil de Sécurité sur la création d'un État palestinien ?

 

Les négociations israélo-palestiniennes indirectes, qui sont depuis 21 mois au centre de la politique de l'administration Obama au Moyen-Orient, s'acheminent inévitablement vers un échec. Il est possible que les négociations se poursuivent de façon boiteuse après nos élections du 2 novembre, mais elles sont condamnées à la déconfiture.

 

L'Autorité palestinienne à parfaitement compris que ces négociations, de même que la solution « à deux états », avorteront inévitablement. Elle a besoin d'un plan B. Dans cet esprit, plusieurs scénarios circulent pour clore ces négociations gênantes avec Israël et passer immédiatement à la création d'un État palestinien.

 

Deux approches tactiques différentes sont en présence. Dans l'une, l'Autorité palestinienne persuaderait les États-Unis de reconnaître un État palestinien en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, sur la base des lignes de cessez-le-feu d'avant 1967 (qui sont souvent qualifiées faussement de « frontières »). La seconde option consiste à demander au Conseil de Sécurité des Nations Unies de reconnaître la «Palestine» sur la base de ces mêmes lignes. Le point de passage obligé de cette seconde tactique exige d'obtenir l'accord des États-Unis pour le soutien d'une telle résolution du Conseil de sécurité ou, au minimum, sa non-opposition par le biais d'un veto.

 

À maints égards, cette manœuvre renvoie à la déclaration de l'Organisation Palestinienne de Libération (OLP) de 1988 proclamant la création d'un l'État. Elle fut reconnue par des dizaines de membres des Nations Unies, au nombre desquels beaucoup de pays d'Europe. L'OLP essaya alors de capitaliser cette déclaration en devenant membre d'Agences de l'ONU comme l'Organisation Mondiale de la Santé pourtant ouverte aux seuls états. De cette façon, l'OLP cherchait à créer dans l'arène internationale, «des réalités de terrain» qu'elle était bien incapable d'établir par la force.

 

Cette tentative échoua parce que Washington s'y opposa avec détermination au sein du système des Nations unies, et l'ensemble de la démarche fut réduite à néant. L'OLP ne gagna pas une nouvelle légitimité : elle put cependant modifier sa plaque d'identité à l'Assemblée générale devenant la "Palestine" après avoir été « l'Organisation de Libération de la Palestine » ce qui passa pour être un succès de l'ONU.

 

Cette fois c'est différent. Les élections du 2 novembre passés, et devant un échec imminent et embarrassant des négociations directes, le président Obama pourrait bien vouloir punir Israël, ou du moins transformer son échec diplomatique en un événement qui laisserait une marque.

 

L'administration Obama à une vision négative d'Israël, mais une reconnaissance de la «Palestine» par les États-Unis semble être à court terme une perspective improbable. Ses conséquences seraient dévastatrices pour le président en politique intérieure: il aura déjà sans doute reçu de rudes coups à l'issue des élections de mi-mandat et la perspective des deux années suivantes lui posera des problèmes sérieux. Ce serait tout simplement insupportable pour lui.

 

Mais un moyen plus indirect et tout aussi efficace serait de permettre la création d'un État par le biais d'une résolution du Conseil de sécurité. Les précédentes administrations américaines auraient indiscutablement voté « non » et auraient opposé un veto à une telle proposition, mais vu le penchant de M. Obama pour les pressions publiques sur Israël, Washington pourrait bien décider de ne pas jouer son rôle traditionnel. Comme même M. Obama ne donnerait probablement pas l'instruction de voter « oui » à une résolution du Conseil de Sécurité créant un État palestinien et lui attribuant le statut de membre des Nations unies, on peut imaginer que l'administration préfèrera s'abstenir. Ce qui permettrait à une majorité quasi certaine peut-être de 14 contre zéro, d'adopter la résolution.

 

Israël serait alors confronté à un changement radical de sa position internationale. Il deviendrait politiquement l'équivalent du nouvel État de Palestine. De plus, la définition habituelle d'un État en droit international nécessite que l'État putatif ait des frontières claires. C'est pourquoi une éventuelle résolution du conseil de sécurité pourrait se référer à un État palestinien dans le cadre des «frontières de 1967» ou de quelque chose qui ressemblerait.

 

Le tracé des frontières est un jeu à somme nulle. Aujourd'hui, comme dans les années 88-89, «la Palestine» n'a pas de véritables frontières autres que celles qui délimitent la bande de Gaza contrôlée par le Hamas. De plus, Israël a affirmé depuis longtemps qu'il ne reviendrait jamais à la configuration de 1967 et il insiste pour être doté de frontières sures et défendables. Ses nombreuses implantations en Cisjordanie et leur fortification sont des preuves solides de sa détermination.

 

Une résolution du Conseil de Sécurité qui ferait des lignes de 1967 des frontières, mettrait en question la légitimité même d'Israël et réduirait considérablement ses perspectives de sécurité et de défense. En incluant dans la définition de la «Palestine» des territoires qu'Israël considère comme les siens, cette résolution délégitimerait à la fois l'autorité d'Israël et les implantations situées au-delà des lignes de 1967, de même que sa volonté d'avoir Jérusalem comme capitale indivisible.

 

M. Obama a laissé indiscutablement ouverte la possibilité de ne pas tenir d'engagement sur les frontières de 1967. Par exemple, dans son discours de septembre 2009 aux Nations unies, il a soutenu l'idée d'un État palestinien « disposant de la continuité territoriale et qui mettrait fin à une occupation qui a commencé en 1967.»

 

Personne ne doit sous-estimer la gravité de cette menace pour les positions israéliennes, menace que M. Obama pourrait conjurer d'un coup en choisissant de s'y opposer. Nous allons bientôt voir jusqu'à quel point il se prépare à être hostile à Israël.

 

M. Bolton est membre de l'American Enterprise Institute. Ancien ambassadeur des Etats-Unis à l'ONU, il est l'auteur de «Capituler n'est pas une option : défendre l'Amérique aux Nations unies et à l'étranger » (Simon & Schuster, 2007).

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 14:47

 

 

Israël et les démocrates du Congrès

par Daniel Pipes
National Review Online
19 octobre 2010

http://fr.danielpipes.org/8998/israel-democrates-congres

Version originale anglaise: Israel and Congressional Democrats
Adaptation française: Johan Bourlard

Comment les électeurs américains préoccupés par la situation et la sécurité d'Israël devraient-ils voter lors des élections législatives fédérales du 2 novembre prochain ?

Après pratiquement deux ans de contrôle démocrate sur les pouvoirs exécutif et législatif du pays, la réponse est très claire : le soutien constant à Israël et son gouvernement est bien moindre chez les démocrates que chez les républicains. Mis à part Barack Obama, qui n'est pas concerné par ces élections, concentrons-nous sur le Congrès et sur les électeurs, avec par avance toutes mes excuses pour l'abondance de chiffres.

Annonce de la Republican Jewish Coalition montrant la baisse du soutien démocrate à Israël.

Le Congrès. La tendance des démocrates à soutenir mollement Israël commença une semaine à peine après l'investiture d'Obama, en janvier 2009, et juste après le conflit entre Israël et le Hamas. C'est alors que 60 députés démocrates (dont des membres de l'aile gauche du parti tels que Dennis Kucinich, Barbara Lee et Maxine Waters) et pas un seul républicain écrivirent au Secrétaire d'État américain pour « demander respectueusement que le Département d'État accorde des fonds d'urgence à la UNRWA [organisation anti-israélienne] pour la reconstruction et l'aide humanitaire » à Gaza.

Dans le même esprit, un an plus tard, en janvier 2010, 54 députés démocrates et pas un seul républicain adressèrent à Barack Obama une lettre lui demandant « de préconiser des améliorations immédiates à Gaza dans les domaines suivants » et de poursuivre par l'énumération de dix moyens pour aider le Hamas, l'organisation terroriste palestinienne.

Contraste flagrant, quelques mois plus tard, 78 députés républicains écrivirent une lettre au « Cher Premier ministre Netanyahou » pour lui exprimer leur « soutien indéfectible » à lui et à Israël. Les signataires n'étaient pas de simples républicains mais des membres du House Republican Study Committee, un comité rassemblant les dirigeants du parti conservateur.

On totalise ainsi 54 démocrates en faveur du Hamas et 78 républicains en faveur d'Israël.

À la suite de la crise de mars 2010, lorsque Joe Biden s'était rendu à Jérusalem, 333 membres de la Chambre des Représentants signèrent une lettre adressée au Secrétaire d'État pour réaffirmer l'alliance entre Israël et les États-Unis. Parmi les 102 membres qui ne signèrent pas, on compte 94 démocrates (dont la présidente de la Chambre Nancy Pelosi) et 8 républicains, soit une proportion de 12 contre 1. Une lettre similaire fut signée par 76 sénateurs et parmi les 24 sénateurs qui ne le firent pas, on trouve 20 démocrates et 5 républicains, soit une proportion de 5 contre 1.

Les électeurs. L'opinion publique explique les différences observées au Capitole.

En avril 2009, l'institut Zogby International réalisa un sondage sur la politique des États-Unis. Dix pour cent des personnes ayant voté pour Obama et 60 pour cent des personnes ayant voté pour le républicain John McCain voulaient voir le président soutenir Israël. Faut-il sévir contre Israël ? Oui, selon 80 pour cent des personnes ayant voté pour Obama ; non selon 73 pour cent des personnes ayant voté pour McCain. Inversement, 67 pour cent des électeurs favorables à Obama s'exprimaient en faveur d'un engagement de Washington aux côtés du Hamas alors que 79 pour cent des électeurs favorables à McCain se disaient contre. Enfin, 61 pour cent des électeurs favorables à Obama soutenaient un « droit au retour » pour les Palestiniens contre seulement 21 pour cent des électeurs favorables à McCain.

Près d'un an plus tard, le même institut de sondage, qui demanda à des Américains de plus de 18 ans comment agir au mieux dans le conflit israélo-arabe, constata « un clivage important » sur cette question. Pour 73 pour cent des démocrates, il fallait que le président mette fin aux liens historiques avec Israël tout en traitant Arabes et Israéliens sur un pied d'égalité ; un changement qui avait alors reçu le soutien de seulement 24 pour cent des républicains.

Sondage Gallup sur le « soutien aux Israéliens face aux Palestiniens dans la situation au Proche-Orient, selon l'appartenance politique » (exprimé en %, soutien plutôt les Israéliens).

Ce mois-ci, un sondage demandait si un électeur potentiel était « plus ou moins susceptible de voter pour un candidat perçu comme pro-israélien » : 39 pour cent des démocrates et 69 pour cent des républicains ont marqué leur préférence pour un candidat pro-israélien. À l'inverse, 33 pour cent des démocrates et 14 pour cent des républicains seraient moins enclins à soutenir un candidat en raison de son profil pro-israélien. Les démocrates sont assez divisés à propos d'Israël alors que les républicains y sont favorables dans une proportion de 5 contre 1.

Une chose est claire : au fil du temps les trajectoires des deux partis s'éloignent l'une de l'autre. Le conservateur pro-israélien Jeff Jacoby du Boston Globe trouve que « le vieux consensus politique qui rassemblait républicains et démocrates autour du soutien au seul développement de la démocratie au Moyen-Orient, est en train de se briser. » L'anti-israélien de gauche James Zogby de l'Arab American Institute abonde en ce sens quand il écrit que « la politique traditionnelle des États-Unis par rapport au conflit israélo-palestinien ne recueille pas le soutien des deux partis. » À la suite de changements survenus au sein du parti démocrate, Israël est devenu dans la politique américaine un enjeu partisan qui prend pour celle-ci une tournure fâcheuse.

Fin mars 2010, alors que les relations entre les États-Unis et Israël étaient au plus bas, Janine Zacharia écrivait dans le Washington Post que certains Israéliens attendaient de leur Premier ministre qu'il « procède à des mesures dilatoires jusqu'aux élections de mi-mandat aux États-Unis [en novembre 2010] dans l'espoir qu'Obama perde de ses forces et que des républicains pro-israéliens soient élus. » Le fait de croire qu'un leader israélien attende une baisse du nombre d'élus démocrates au Congrès, confirme les changements évoqués ci-dessus et permet aussi aux électeurs de savoir à quoi ils doivent s'en tenir.

Mise à jour, 19 octobre 2010. Pour de plus amples détails sur cette question, voir l'article de mon blog : Republicans and Democrats Look at the Arab-Israeli Conflict.

Thèmes connexes:  Conservateurs & libéraux, Débat israélo-arabe aux États-Unis, Politique américaine, Politique étrangère américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.


   (Daniel Pipes diffuse ainsi des extraits de ses écrits en moyenne une fois par semaine.)

DanielPipes.org

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15 octobre 2010 5 15 /10 /octobre /2010 09:48

http://www.cyberpresse.ca/actualites/

(Ottawa) Israël a demandé au Canada de représenter ses intérêts au Venezuela après que le régime d'Hugo Chavez eut rompu ses relations diplomatiques avec l'État juif dans la foulée des bombardements de la bande de Gaza par l'armée israélienne en 2008 et 2009.

Le gouvernement conservateur de Stephen Harper a signé une entente avec le gouvernement israélien à ce sujet le 7 août 2009, révèlent des documents que La Presse a obtenus grâce à la Loi sur l'accès à l'information. Cet engagement est d'ailleurs toujours en vigueur.

Le Venezuela a pour sa part demandé à l'Espagne de représenter ses intérêts à Jérusalem.

La décision du gouvernement israélien de demander à la diplomatie canadienne d'être ses yeux et ses oreilles à Caracas, capitale du Venezuela, démontre que le Canada est désormais l'un des alliés les plus fidèles et les plus solides d'Israël, selon des experts interrogés par La Presse.

 

«Il est à espérer que l'accord visant à représenter les intérêts d'Israël au Venezuela permettra au Canada de jouer un rôle constructif pour faciliter la communication (...) entre les gouvernements du Venezuela et d'Israël», peut-on lire dans des notes d'information rédigées à l'intention du ministre des Affaires étrangères du Canada, Lawrence Cannon.

 

Visite au Venezuela

En janvier 2010, le ministre d'État aux affaires étrangères responsable des Amériques, Peter Kent, a fait une visite officielle au Venezuela, la première d'un ministre canadien depuis l'arrivée au pouvoir d'Hugo Chavez, en 1999.

Le ministre Kent, qui a déjà déclaré dans le passé qu'une «attaque contre Israël est une aussi une attaque contre le Canada», a rencontré des membres de la société civile, des gens d'affaires et des membres de la communauté juive du Venezuela. Il s'est aussi rendu à la synagogue Maripérez, qui a été la cible de vandalisme en janvier 2009.

«L'ambassade du Canada au Venezuela suit de près la situation des droits de la personne au Venezuela et la situation de la communauté juive», affirme le document.

Depuis l'arrivée au pouvoir des conservateurs, en 2006, le Canada s'est résolument rangé du côté d'Israël dans les conflits qui l'opposent à ses voisins.

Au cours d'une visite officielle au Canada, au mois de mai, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, avait déclaré: «Je me réjouis de l'occasion de passer du temps avec le premier ministre Stephen Harper, un homme de vision et de conviction, ainsi qu'un grand ami d'Israël et un champion de la paix», avait-il déclaré.

Échec à l'ONU

Ce changement de cap du Canada vis-à-vis du Proche-Orient a été cité comme l'une des causes de son échec dans sa tentative d'obtenir un siège non permanent au Conseil de sécurité des Nations unies, cette semaine.

«Cela ne m'étonne absolument pas qu'Israël se soit tourné vers le Canada pour représenter ses intérêts au Venezuela», a affirmé hier Rachad Antonius, professeur de sociologie à l'Université du Québec à Montréal et spécialiste du Proche-Orient.

«C'est une collaboration qui suppose une certaine convergence d'opinions politiques. C'est tout à fait concevable que des pays s'épaulent mutuellement et cela ne soulève pas de problème. Mais dans ce cas, le problème principal, c'est l'appui que le gouvernement conservateur donne à la politique d'occupation des territoires palestiniens, qui, elle, viole non seulement le droit international, mais aussi les principes canadiens. Il le fait de manière plus agressive que les gouvernements précédents», a ajouté M. Antonius.

- Avec la collaboration de William Leclerc

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12 octobre 2010 2 12 /10 /octobre /2010 20:43

 

L'Allemagne rejoint le Conseil de Sécurité de l'ONU
Par Diane Fink - Mardi 12 octobre 2010 à 18:17

 

http://www.guysen.com/article_L-Allemagne-rejoint-le-Conseil-de-Securite-de-l-ONU_14277.html

 

ASSOCIATED PRESS

L'Allemagne, de même que l'Afrique du Sud, la Colombie et l'Inde ont été élus mardi membres non permanents au Conseil de sécurité, le Canada et le Portugal se disputant un dernier siège, à l'issue d'un vote des 192 Etats membres de l'ONU.

L'Allemagne a obtenu 128 voix, soit une voix d'avance sur la majorité des deux-tiers de 127 voix requise pour être élu.

Le Canada a obtenu 114 voix tandis que le Portugal en a obtenu 122 et un deuxième tour pour les départager était en cours à la mi-journée.

L'Afrique du Sud, la Colombie et l'Inde étaient les seuls Etats en course dans leurs zones respectives, leur élection ne faisant par conséquent pas de doute.

Pour la quatrième zone, l'Allemagne, le Canada et le Portugal se disputaient deux sièges.

Peu avant le vote, le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, avait déclaré qu'il était "très confiant" dans l'issue du vote.

"Nous avons fait tout ce que nous pouvions. Le Canada et le Portugal sont deux concurrents très forts", avait-il dit.

Le Conseil de sécurité, principal organe de décision de l'ONU, est composé de quinze membres dont cinq permanents avec droit de veto: les Etats-Unis, la Chine, la France, la Russie, la Grande-Bretagne.

Les membres partants parmi les non permanents sont le Japon, auquel succède l'Inde pour la région Asie, le Mexique remplacé par la Colombie pour l'Amérique latine et l'Ouganda remplacé par l'Afrique du Sud pour l'Afrique.

Pour la quatrième zone, l'Europe occidentale et autres (Western Europe and other Groups, WEOG), s'en vont l'Autriche et la Turquie. Les pays de cette zone ne sont pas parvenus à un accord et il restait en lice l'Allemagne, le Portugal et le Canada.

Le Conseil de sécurité, aux termes de la Charte des Nations unies, a la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationales. Ses décisions et résolutions ont en principe valeur contraignante. Elles sont prises à une majorité d'au moins neuf des quinze membres, sans veto de la part des membres permanents.

Les pays sont élus pour un mandat de deux ans qui prendra effet le 1er janvier 2011.

G.I.N avec Agences

 

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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