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5 novembre 2012 1 05 /11 /novembre /2012 10:00

Pourquoi je vote républicain

par Daniel Pipes

 
4 novembre 2012


http://fr.danielpipes.org/blog/2012/11/je-vote-republicain

Version originale anglaise: Why I Am Voting Republican
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Notez que le titre n'est pas "Pourquoi je vote pour Mitt Romney." C'est parce que les deux grands partis américains, démocrate et républicain, représentent des perspectives très différentes et on vote pour l'un ou l'autre de ces partis, non pas pour une personnalité. Le candidat à la présidentielle est le capitaine de l'équipe, mais les nombreux autres acteurs [de l'équipe] agissent de façon autonome. Le dernier demi-siècle a vu une aggravation de la fracture dans la cohérence philosophique des partis que moi je vois (contrairement à la plupart des observateurs) comme un développement positif. Qui a besoin de républicains Rockefeller, de républicains modérés, ou de Rinos [Republican in name only, républicain de nom seulement, pas assez conservateur(NDLT)]? Et le fractionnement du vote augmente le blocage politique.

Le président en tant que capitaine de son équipe: Nancy Pelosi, John Boehner, Barack Obama, Harry Reid et Mitch McConnell à la Maison Blanche, 14 juillet 2011.

Je vote Républicain parce que je soutiens le message central du parti : l'individualisme, le patriotisme et le respect de la tradition, à la différence de l'essence du message démocrate:la dépendance, l'auto-critique, et le «progrès». Je suis motivé par la lecture première de la Constitution américaine, par les idéaux de liberté personnelle et d'exceptionnalisme américain. Je vote pour un gouvernement restreint, pour un retour du pouvoir aux États, pour une armée forte, et la recherche ferme des intérêts nationaux.

Et concernant les sujets où je suis spécialiste - le Moyen-Orient et l'islamisme- les républicains surpassent régulièrement les démocrates. Une enquête approfondie et de nombreuses actions au Congrès vérifient ce schéma [de meilleure performance]pour le conflit israélo-arabe et un contraste similaire existe aussi sur d'autres questions de politique étrangère, comme l'accumulation nucléaire iranienne, la politique énergétique, et les bouleversements arabes. Quant à la nouvelle idéologie totalitaire, l'islamisme, les démocrates font preuve d'une vraie mollesse, tout comme ils ont fait auparavant vis-à-vis de l'idéologie communiste.

Enfin, je crains que Barack Obama ne fasse beaucoup plus de dégâts dans un second mandat que ce qu'il a fait dans son premier, qu'Obamacare [la réforme de l'assurance santé (NDLT)] prouvera juste le début de ce que, avant son investiture, j'ai appelé «la restructuration fondamentale de la relation entre l'État et la société comme cela s'est produit pour trois de ses prédécesseurs démocrates du siècle passé -. Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt et Lyndon Johnson »

Aussi je choisis la liste républicaine sans panachage et j'exhorte les lecteurs à faire de même.

Thèmes connexes: Conservateurs & libéraux, Politique américaine Il est permis de reposter ou de faire suivre ce texte pour autant qu'il soit présenté dans son intégralité et accompagné de toutes les informations fournies à propos de son auteur, de sa date et son lieu de publication et de son URL originale.

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 14:06

 

Obama et la politique du mépris


Par CAROLINE B. GLICK

Jerusalem Post 01/11/2012


http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=290189

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©


Les femmes voteront pour lui parce que nous sommes de stupides objets sexuels. Et les Juifs voteront pour lui parce qu’il nous emberlificote par ses platitudes tirées d’histoires de ‘Borscht, Belt et Schmaltz’ à l’occasion de Hanoukha.


« La première fois ne devrait pas être avec n’importe qui. Vous voulez le faire avec un type super ».

Ainsi commence la désormais fameuse publicité de la campagne présidentielle officielle de Barack Obama, sortie la semaine dernière. La ‘pub’ décrit une jeune femme nommée Lena Dunham, apparemment un célébrité parmi des Américaines de 15 à 20 ans.


Après cette introduction, Mlle Dunham poursuit encore pendant une minute et demi en discutant si la façon d’avoir sa première expérience sexuelle et de voter pour Barack Obama à la présidence sont vraiment la même chose, et comment les jeunes femmes ne veulent pas être accusées d’être soit vierges ou d’avoir laisser passer leur chance de voter pour Obama mardi prochain.


Je n’ai jamais été particulièrement intéressée par les soi-disant « problèmes de femmes ». Il ne m’a jamais semblé que quelque Parti ou politicien était particulièrement bon ou mauvais pour moi du fait de leur façon de penser sur les femmes. Tout cela a changé avec la pub de Dunham pour Obama.

Avec cette pub, Obama m’a convaincue qu’il est un misogyne.


L’utilisation de la campagne d’Obama dans un double sens pour comparer le sexe – l’acte le plus personnel et intime dans lequel nous nous engageons comme être humains – avec le vote – l’acte le plus public où nous nous engageons comme êtres humains – est un scandale.


C’est humiliant et méprisant pour les femmes. Cela nous réduit à des objets sexuels. Quand nous sommes appelées à voter selon Obama, esclaves de nos passions, nous prenons nos décisions non pas en nous fondant sur notre capacité à faire un choix rationnel. Mais nous choisissons plutôt nos dirigeants uniquement sur le fondement de nos désirs sexuels.


Au-delà de la tentative brute de la pub de dépersonnaliser, de généraliser, et de rabaisser l’acte le plus personnel que contractent les êtres humains, la pub est repoussante parce qu’elle tient pour acquis que ce qui se produit dans notre vie privée est l’affaire du gouvernement.


Sans vouloir trop insister là-dessus, cela est une posture totalitaire.

Le point essentiel d’une démocratie libérale [1] est de mettre une barrière entre la vie personnelle d’une personne et son gouvernement. Une démocratie libérale est fondée sur la notion de limitation du gouvernement. Elle assume qu’il existe beaucoup de lieux où le gouvernement n’a aucun rôle à jouer. Et d’abord et avant tout, ce lieu est la chambre à coucher.

La théorie derrière la limitation du gouvernement est que si on autorise le gouvernement à entrer dans notre espace privé, alors nous ne sommes plus libres. Quand – comme dans le cas de la pub Dunham – une campagne politique véhicule le message qu’il y a quelque chose de personnellement mauvais si l’on ne soutient pas activement un candidat, cela communique le message qu’on ne voit aucune différence entre vie privée et vie publique, et par conséquent, cela rejette la notion fondamentale de liberté par rapport au gouvernement. Et cela est répugnant, pas seulement pour les femmes, mais pour tous ceux qui prêtent de la valeur à la liberté.


L’un des aspects les plus surprenants de la pub d’Obama sur le sexe est de croire que pour que ce type de message puisse être efficace, la campagne a dû ignorer une montagne de données sur le groupe démographique ciblé par la pub – les jeunes femmes éduquées au début de leurs études l’universitaires.


Selon a peu près tous les documents d’enquête rassemblés au cours des 20 dernières années, les jeunes femmes dans l’Amérique d’aujourd’hui sont plus accomplies, plus motivées professionnellement, et réussissent mieux intellectuellement que leurs homologues masculins. Que la campagne d’Obama considère que ce groupe de femmes intelligentes et couronnées de succès puissent être conquises en faisant appel à leurs envies les plus basales plutôt qu’à leur capacité de raisonnement est humiliante et, peut-on penser, contre-productive.


Mais ce n’est pas surprenant.


Le fait est que la campagne d’Obama – et de fait la présidence d’Obama – a traité le peuple américain avec une arrogance et un mépris sans précédent. Sur toutes les questions successives, Obama et ses sous-fifres ont fui l’argumentation intellectuelle.


Problème après problème, ils ont préféré attaquer les détracteurs d’Obama comme des êtres stupides, retardataires, intolérants, belliqueux et mauvais.


Par exemple, quelle que soit la perception que quelqu’un a des évènements au Moyen Orient, il y a une raison légitime – et en fait critique – pour avoir une mauvaise opinion sur la nature des forces islamistes que le gouvernement Obama soutient depuis le Caire, l’Egypte, en passant par Alexandrie et jusqu’en Virginie [2].


Les ‘Frères Musulmans’ sont le mouvement le plus populaire dans le monde islamique. C’est aussi un mouvement totalitaire, misogyne, anti-juif, anti-chrétien et anti-américain. Il cherche à instaurer la suprématie islamique mondiale, le génocide de la communauté juive, l’assujettissement de la Chrétienté, et la destruction des Etats-Unis.


Il existe un dossier intellectuel à faire pour apaiser ces forces populaires, élues par le peuple.

Il existe un dossier (plus puissant) à faire pour s’y opposer. Mais plutôt que de discuter le moindre des arguments difficiles pour apaiser les ‘Frères Musulmans’, le gouvernement Obama a botté en touche en fustigeant tous ceux qui s’opposent à sa politique d’apaisement comme des racistes, des McCarthystes et des va-t-en-guerre.


Les femmes qui ne soutiennent pas Obama seraient des prudes tarées, les Américains qui s’opposent à sa politique d’apaisement des intolérants assoiffés de sang.


Et puis il y a eu l’attaque sur Benghazi le 11 septembre 2012 et les attaques islamiques en général sur des ambassades des USA à travers le monde musulman ce jour-là.


Les actes d’agression que des Musulmans ont effectués contre plusieurs ambassades des USA le 11 septembre 2012 et depuis ont tous été des actes de guerre contre l’Amérique.

Les émeutiers qui se sont abattus sur les ambassades des USA au Caire, à Tunis et au Yémen et ont remplacé le drapeau américain par celui d’al Qaïda ont tous violé la souveraineté du territoire des USA et accompli des actes de guerre. Les USA avaient le droit, selon la loi internationale, de répliquer et de répondre par la force militaire contre les émeutiers ainsi que contre leurs gouvernements. Au lieu de cela, la Maison Blanche a reproché ces actes de guerre à un citoyen des USA qui avait envoyé une vidéo sur ‘Youtube’.


Et puis il y a eu Benghazi. A Benghazi, des jihadistes ont poursuivi cette agression collective une étape plus loin. Ils ont attaqué le Consulat des USA et une maison de sûreté des USA avec des mortiers et des grenades propulsées par des roquettes. Leur but était d’assassiner tous les citoyens américains au sein des installations. En l’occurrence, ils sont parvenus à assassiner quatre Américains, dont l’ambassadeur des USA en Libye, Chris Stevens.


Dans les six semaines qui se sont écoulées depuis l’attaque à Benghazi, malgré la tentative d’obstruction du gouvernement, et malgré l’absence inexcusable d’intérêt des media américains pour cette affaire, l’information a filtré sans discontinuer, démontrant qu’Obama et ses conseillers de haut rang connaissaient en temps réel ce qui se passait sur le terrain. Il est aussi avéré qu’ils ont rejeté les requêtes multiples de multiples sources pour l’emploi de la force militaire facilement disponible pour sauver les vies des Américains sur le terrain.


Il peut y avoir de bonnes raisons pour qu’Obama et ses principaux conseillers aient refusé ces demandes répétées d’assistance, et aient ainsi permis que les citoyens américains coincés à Benghazi meurent. Mais Obama et ses conseillers n’en ont fourni aucune.

Plutôt que de défendre leurs actes, Obama et ses conseilleurs ont d’abord cherché à masquer ce qui advint en mettant les actes sur cette vidéo de ‘YouTube’.


Quand cette ligne de défense s’est effondrée dans sa propre absurdité, Obama est passé au reproche contre le messager.


Sa campagne a accusé tous ceux qui demandaient des explications sur les faits, et la vérité sur ce qui est arrivé à Benghazi, comme essayant de politiser l’attaque.


Obama lui-même a reproché au Capitaine Renault de jouer au ‘poseur’ et s’est déclaré : « Choqué, Choqué ! » que quelqu’un puisse oser insinuer qu’il n’ait pas fait tout ce qui était en son pouvoir pour sauver les vies des Américains qu’il échoua à sauver.

La raison spécifique pour laquelle des secteurs d’une société se sentent appelés à voter sur la base de leurs intérêts sectoriels plutôt que pour l’intérêt général comme citoyens de leur pays, c’est parce qu’ils sentent qu’un candidat ou un Parti met en danger spécifiquement ses intérêts sectoriels. De là, la pub Lena Dunham, qui insulte spécifiquement les femmes, devrait inciter les femmes à voter contre Obama.


Dans le cas de l’apaisement par Obama du monde musulman, il n’y a pas de groupe spécifique qui soit blessé plus qu’un autre par sa politique.


Comme nous l’avons vu en Libye, en Egypte, à Tunis, au Yémen et au-delà, sa politique d’apaisement mettra également en danger tous les Américains.


Cela n’est pas le cas du traitement par Obama d’Israël et des Juifs. Les partisans d’Obama ont toujours souligné les déclarations qu’il a faites et les actions qu’il a menées en relation avec Israël et les Juifs qui viennent relativement en soutien des deux.


Pour s’en assurer, comme tout autre président des USA, Obama a fait certaines déclarations, et décidé certaines actions, en soutien aux Juifs et à Israël. Mais à l’opposé de la plupart des autres présidents des USA, il a fait beaucoup plus de déclarations et pris bien plus de décisions méprisantes et hostiles à l’encontre d’Israël et des Juifs.
Et cela est inexcusable.


Il est inexcusable qu’il ait usé d’un langage antisémite codé pour reprocher les malheurs économiques de l’Amérique aux « Gros Chats banquiers » [3]. Il est inexcusable que sa secrétaire d’Etat et ses principaux conseillers aient fait référence de manière répétée au soi-disant lobby d’Israël pour expliquer pourquoi l’Amérique serait empêchée de vendre Israël aux loups.


Il est inexcusable qu’Obama envoie ses adjoints devant les caméras pour qualifier le Premier ministre d’Israël « d’ingrat », ou bien pour fustiger Israël d’avoir permis que des Juifs construisent leur maison à Jerusalem sur la terre qu’ils possèdent et pour permettre aux Juifs d’exercer leurs droits légaux sur leur propriété – simplement parce qu’ils sont Juifs.

Israël est l’allié le plus important des USA au Moyen Orient. Comme tel, il mérite d’être bien traité par les USA – tout le temps. Toute décision de traiter Israël avec mépris est un acte hostile non provoqué et il est donc inexcusable.

De même, les Juifs des USA ont le droit de gagner honnêtement leur vie en faisant ce qu’ils veulent – y compris en travaillant à Wall Street ou en possédant un casino à Las Vegas. Les Juifs ont le droit d’être traités avec respect par le gouvernement des USA. Ils n’ont pas à craindre de voir leur réputation ternie par des politiciens qui usent de figures de style antisémites pour gagner un avantage politique.


La diffamation méprisante de la part d’Obama d’Israël et des Juifs américains qui réussissent le rend mauvais spécifiquement pour les Juifs. Exactement comme la pub Dunham démontre son hostilité subliminale envers les femmes et montre ainsi clairement que les intérêts des femmes sont mis en péril par sa présidence, de même le traitement hostile répété d’Israël et des Juifs américains par Obama fait de lui un danger spécifique pour les intérêts juifs.


Beaucoup de prétendus profonds penseurs ont proclamé que l’élection présidentielle est un choix entre deux récits concurrents. Mais ceci n’est pas une description exacte de cette compétition.


Seul le candidat Républicain Mitt Romney présente un récit. Dans celui-ci, les USA font face à de très difficiles problèmes en politique intérieure mais aussi extérieure. Romney a fait part de ses priorités pour les problèmes qu’il se propose d’affronter, et il a présenté des stratégies politiques qu’il adoptera s’il est élu mardi prochain.


D’un autre côté, dans le récit d’Obama, les vrais problèmes auxquels l’Amérique est confrontée sont la conséquence du pouvoir de ses adversaires politiques et des alliés de l’Amérique.


Benghazi ne serait pas un problème si ses opposants politiques n’en parlaient pas. Les jihadistes ne sont pas un problème. Le problème, ce sont les gens qui disent qu’il y a un problème. La dette nationale n’est pas un problème. Le problème, ce sont les « banquiers Gros Chats ».

Les femmes voteront pour lui parce que nous sommes de stupides objets sexuels. Et les Juifs voteront pour lui parce qu’il nous emberlificote par ses platitudes tirées d’histoires de ‘Borscht, Belt et Schmaltz’ à l’occasion de Hanoukha.

Que D.ieu nous vienne en aide si son appréciation méprisante de ses compatriotes est confirmée mardi prochain.


caroline@carolineglick.com

Notes du traducteur :

1 – ‘Liberal’ en américain n’a pas le même sens qu’en français : le mot s’attache au respect de la liberté individuelle des citoyens, très jaloux de l’absence d’emprise de l’Etat sur leur vie privée.

2 – C’est en Virginie que se trouve le Siège de la C.I.A. (Agence Centrale du Renseignement).

3 – Les « Gros Chats » sont des dirigeants qui touchent des salaires considérés excessifs.  

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4 novembre 2012 7 04 /11 /novembre /2012 07:32

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Par Pierre RousselinMis à jour le 01/11/2012 à 16:24 | publié le 01/11/2012 à 13:05 Réactions (176)
Selon son entourage, Benyamin Nétanyahou a trouvé François Hollande «exceptionnellement ouvert et réceptif».
Selon son entourage, Benyamin Nétanyahou a trouvé François Hollande «exceptionnellement ouvert et réceptif». Crédits photo : MARTIN BUREAU/AFP

DÉCRYPTAGE - La «continuité» entre Nicolas Sarkozy et François Hollande sur la lutte contre l'antisémitisme et le nucléaire iranien a été particulièrement appréciée par le chef du gouvernement israélien.

Benyamin Nétanyahou est très satisfait de son premier contact avec François Hollande. Les deux hommes ne s'étaient croisés qu'une seule fois, en 2003, et encore, très brièvement. Établir une bonne relation personnelle avec le président de la République était l'un des trois objectifs du premier ministre israélien pour cette visite à Paris.

Selon son entourage, Nétanyahou a trouvé Hollande «exceptionnellement ouvert et réceptif», «prêt à écouter» et «désireux de trouver des terrains d'entente». La «continuité» entre Nicolas Sarkozy et François Hollande, sur les deux questions prioritaires de la lutte contre l'antisémitisme et du dossier nucléaire iranien a été particulièrement appréciée par le chef du gouvernement israélien.

Le fait que le chef de l'État français ait voulu accompagner le premier ministre israélien lors de la visite que Nétanyahou a souhaité effectuer ce jeudi à Toulouse pour un hommage aux victimes de Mohamed Merah est jugé très significatif. «Sa présence dit tout», relève un responsable israélien, en soulignant que la solidarité de la France avec Israël dans le combat contre le terrorisme et l'antisémitisme est ainsi mise en lumière par le président de la République.

«Je veux saluer la France pour la fermeté de sa politique à l'égard de l'Iran»

Le deuxième objectif de Nétanyahou était de mobiliser la France dans le combat pour éviter que l'Iran n'acquière l'arme nucléaire. C'est sur cette question qu'a porté l'essentiel des entretiens. «Je veux saluer la France pour la fermeté de sa politique à l'égard de l'Iran», a déclaré publiquement le chef du gouvernement israélien à l'issue de son entretien à l'Élysée, mercredi. Nétanyahou n'a pas précisé ses intentions, mais il a souligné qu'il fallait arrêter l'Iran avant qu'il ne soit trop tard, c'est-à-dire avant que Téhéran ne dispose de suffisamment d'uranium enrichi pour pouvoir fabriquer une bombe. Telle est la «ligne rouge» israélienne. «Nous sommes très près» de ce moment-là, dit-on dans l'entourage du chef de gouvernement.

Enfin, troisième objectif: la question palestinienne, où les positions divergent. Là aussi Nétanyahou est très satisfait. François Hollande s'est borné à déclarer: «Nous avons parfois des divergences, notamment sur la colonisation, que nous souhaitons voir arrêtée, mais nous sommes conscients qu'il n'y aura de paix que par la négociation.» Nétanyahou a pu répondre qu'il était prêt à négocier sans condition préalable, mais que c'étaient les Palestiniens qui refusaient de le faire.

LIRE AUSSI:

» Nétanyahou se dit prêt à rencontrer Abbas à l'Élysée

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25 octobre 2012 4 25 /10 /octobre /2012 09:12

Impressions sur un débat de vice-présidents

par Daniel Pipes
12 octobre 2012

http://fr.danielpipes.org/blog/2012/10/debat-vice-presidents

Version originale anglaise: Impressions of the Veep Debate
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Trois réactions au débat Joe Biden-Paul Ryan d'hier soir:

Prédominance du Moyen-Orient: Les points de vue du débat sur la politique étrangère ont porté presque exclusivement sur la Libye, Israël, la Syrie, l'Irak, l'Iran et l'Afghanistan. Le nom de Benyamin Netanyahou a été prononcé huit fois, beaucoup plus souvent que celui de toute autre personne à part Barack Obama et Mitt Romney. La crise de l'euro, la réélection récente de Hugo Chávez au Venezuela, et l'Inde tout cela a été passé sous silence, alors que les relations avec la Russie et la Chine ont été seulement suggérées indirectement. Le Moyen-Orient est devenu si chaotique, instable, et meurtrier que les politiciens américains sont des quasi-experts à ce sujet au point de nommer les vallées afghanes rivales qu'ils avaient visités. La région est également devenue partie intégrante de la décision de vote d'un électeur pour savoir pour qui voter à l'élection présidentielle. Que la Tunisie, la Turquie, la Jordanie, le Yémen, l'Arabie Saoudite et le Bahreïn ne soient jamais venus dans la conversation, tandis que l'Égypte et de l'énergie n'ont été mentionnés qu'une seule fois, souligne l'importance du bloc des questions ayant trait au Moyen-Orient.

Joe Biden expose sa conférence à Paul Ryan dans le débat des candidats pour la vice-présidence le 11 octobre 2012.

Le sourire satisfait de Joe Biden: En fait, ce n'était pas seulement le sourire - c'était aussi la fausse hilarité, les 82 interruptions de Ryan, le doigt pointé, l'arrogance étalée complaisamment, le fait de parler à l'auditoire comme à un enfant- qui a éclipsé tout le reste dans le débat. Il faudra attendre les quinze dernières minutes pour que Biden parle comme un être humain normal, et c'est alors qu'il est devenu tout à fait efficace. Avant cela, cependant, son détestable comportement pesait sur ce qu'il disait , laissant une impression fort déplaisante. En revanche, Ryan a parlé sérieusement et avec respect, même quand il décochait quelques flèches bien percutantes.

Le manque de principes: A seulement quelques exceptions près, les deux candidats (comme ce fut également le cas dans le débat présidentiel) sont restés à l'écart des principes, préférant argumenter pour montrer qui des deux était le gestionnaire le plus compétent. Ils le font sans doute à la poursuite des électeurs indépendants des Etats qui vont faire la différence [les «swing states», (les Etats balançoires, les Etats bascules, les Etats pivots) qui sont les Etats américains où aucun des deux partis ne domine dans le vote populaire (NDLT)], mais pour quiconque avait en vue la vraie direction qu'il faudrait pour ce pays, ces chiffres sans fin et les désaccords sur les petits faits cela signifiait que la discussion frôlait le fastidieux.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:59

 

 

Réflexions sur le deuxième débat des candidats présidentiels

par Daniel Pipes
16 octobre 2012

http://fr.danielpipes.org/blog/2012/10/deuxieme-debat-candidats-presidentiels

Version originale anglaise: Reflections on the Second Presidential Candidates' Debate
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

  Soyez le premier de vos amis à indiquer que vous aimez ça.

Le débat présidentiel de ce soir, le second entre Barack Obama et Mitt Romney, s'est caractérisé par quelques désaccords très pointus sur des faits que presque aucun téléspectateur n'était à même de juger (comme les permis délivrés pour le forage dans les terres fédérales) et un accord sur des sujets où les téléspectateurs ont des opinions bien arrêtées ( comme le capitalisme). Peut-être que ce débat va déplacer les voix de ces quelques électeurs indécis dans l'Ohio, la Virginie et la Floride, mais il laisse le reste d'entre nous jugeant le débat sur celui des candidats que nous préfèrerions avoir comme compagnon de dîner. Autrement dit, Romney a raté une occasion en ne discutant pas de questions plus larges, mais en se laissant enliser dans les détails.

Obama s'en est tiré en disant qu'il avait qualifié l'attaque contre le consulat à Benghazi comme un incident terroriste parce que le modérateur [Candy Crowley, une journaliste de CNN, qui couvre la politique depuis 25 ans (NDLT)]a confirmé son point de vue; en fait, il a déformé les faits quand il a dit[s'adressant à Mitt Romney]: «Le lendemain de l'attaque, gouverneur, je me tenais dans la roseraie et j'ai dit au peuple américain et au monde que ... c'était un acte de terrorisme ». Reince Priebus, le président du parti républicain, instantanément s'est emparé de cette inexactitude et a accusé Obama de mentir et d'autres ne manqueront pas de suivre. Cette imprécision va probablement hanter Obama au cours des trois prochaines semaines et transformera le fiasco libyen en un problème encore plus grand pour sa campagne de réélection. Cela importe plus que de savoir qui a «gagné» le débat.

Le modérateur Candy Crowley a aidé Barack Obama (à gauche) pour la Libye, mais pas pour longtemps.

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21 octobre 2012 7 21 /10 /octobre /2012 18:55

L’énorme gaffe

Par Charles Krauthammer,

http://www.washingtonpost.com/opinions/charles-krauthammer-the-great-gaffe/2012/10/18/38ce0d18-1954-11e2-bd10-5ff056538b7c_print.html

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

“Et la suggestion que quiconque dans mon équipe, que ce soit la secrétaire d’Etat, notre ambassadrice à l’ONU, quiconque dans mon équipe aurait joué de la politique ou nous aurait induit en erreur quand nous avons perdu quatre des nôtres, M. le gouverneur, est insultante ».

— Barack Obama,
second débat, 
16 Oct. 2012

Combat de la nuit à Hofstra. Les deux boxeurs, confinés dans un cercle de spectateurs, tournant en rond, feintant, raillant, s’observant chacun de haut – en sont venu plusieurs fois, selon mon estimation, en dehors d’une provocation, à de vraies bagarres, de celles qui à l’occasion éclatent si délicieusement au Parlement taïwanais. Songez : Les services secrets frappant le ring, clouant Mitt Romney sur le tapis alors que Candy Crowley égrenait les dix coups du décompte.

Le véritable résultat a été quelque chose de plus terre à terre. Le président Obama a gagné une courte victoire aux points, comme rapporté selon plusieurs sondages rapides. La marge était faible et pâle comparée à la victoire par 52 points de Romney lors du premier débat.

A Hofstra, Obama émergea de son précédent coma pour marquer assez de directs pour l’emporter sur le faucheur Romney, son tombeur éblouissant de mémoire d’Obama répondant à un électeur de 2008 déçu par Obama.

Cette seule réponse peut rendre compte du fait que, dans deux premiers sondages, Romney a battu Obama sur l’économie de 18 points dans un sondage, de 31 dans l’autre. Cela étant la question primordiale, le débat doit certainement avoir un effet minimal sur la dynamique de la course.  

La seule chose que la performance d’Obama a produite, c’est de redonner de l’énergie à sa base démoralisée – les media, en particulier. Mais cela a un prix.

La friction pour Obama provient, ironiquement, du plus gros raté de Romney dans le débat, la question de la Libye. Ce raté a empêché Romney de gagner le soir même. Mais la réponse d’Obama l’a pris en otage par chance. Manquée par Romney, manquée par l’auditoire, manquée par la plupart des commentateurs, ça a été la plus énorme gaffe de tout le cycle du débat : substituant les manières onctueuses à l’argumentation, Obama s’est déclaré offensé par la suggestion que quiconque dans son gouvernement, y compris l’ambassadrice à l’ONU, aurait « induit en erreur » le pays sur la Libye.

Cette fanfaronnade - non mise en cause par Romney – a aidé Obama à se sortir indemne de la question de la Libye. Hélas pour Obama, il y aura un débat supplémentaire – la semaine prochaine, entièrement dédié à la politique étrangère. La question brûlante sera la Libye et la parade scandaleuse de fictions émises par le gouvernement pour expliquer la débâcle.

Personne d’induit en erreur ? Son ambassadrice à l’ONU y est allé non pas seulement une fois mais cinq matinées de suite pour tourner un scénario selon lequel le sac du Consulat et le meurtre de quatre Américains provenait d’une manifestation motivée par une vidéo ayant tourné au désastre : « des gens se sont rassemblés en dehors de l’ambassade puis la violence a monté et ceux ayant des liens extrémistes ont rejoint la bataille en venant avec des armes lourdes ». 

Mais il n’y a pas eu de rassemblement. Il n’y avait pas de ‘gens’. Il n’y a pas eu de bataille. C’était parfaitement calme en dehors de l’installation jusqu’à ce que des terroristes entrent brutalement dans l’enceinte et assassinent notre ambassadeur et les trois autres.

La video? Totalement sans importance. Ca a été une attaque terroriste coordonnée, sophistiquée, encouragée, pour le moins, par le successeur d’Oussama ben Laden, donnant ses ordres depuis le Pakistan pour venger la mort d’un jihadiste libyen.

Ne souhaitant pas admettre qu’il venait d’être attaqué par des affiliés d’al Qaïda, répondant peut-être au successeur d’un homme sur la tombe duquel Obama et les Démocrates ont dansé depuis des mois, le gouvernement a implacablement avancé l’histoire de la foule/vidéo pour faire diversion à la vérité.

Et ce ne furent pas seulement ses sous-fifres qui induisirent en erreur la nation. Une semaine après l’attaque, le président lui-même, interrogé par David Letterman sur le meurtre de l’ambassadeur, déclara qu’il commença par une vidéo. Encore un mensonge.

Romney sera prêt lundi.

Vous êtes insulté par cette accusation M. le président ?Le pays est insulté que votre secrétaire de presse, votre ambassadrice à l’ONU, et vous-même ayez de façon répéteé induit en erreur la nation sur l’origine et la nature de l’attaque de Benghazi.

Le problème n’était pas la vidéo, le problème était la politique dont vous déclarez maintenant que vous acceptez la responsabilité. Alors acceptez la, M. le président. On vous a demandé lors du dernier débat pourquoi on refusait plus de sécurité à notre personnel en Libye malgré le fait qu’ils nous en priaient. Vous n’avez jamais répondu à cette question, M. le président. Ou bien allez vous jeter la faute sur votre secrétaire d’Etat ?

« LEsprit d’escalier » est l’expression française pour la riposte dévastatrice qu’il faut faire lors d’un dîner, mais qui ne vient qu’à la sortie en bas de l’escalier. C’est la chance de Romney d’être invité à un autre dîner. S’il le joue bien cette fois, l’étroite victoire d’Obama dans le débat n°2, sauvé par le faux ombrage que quiconque pourrait l’accuser d’induire en erreur, lui coûtera cher.

Ce fut une énorme gaffe. C’est enregistré de manière indélébile. Cela s’avèrera un expédient très coûteux.

letters@charleskrauthammer.com

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20 octobre 2012 6 20 /10 /octobre /2012 21:57

Les récits d’Obama, de la Libye et de la Jordanie

Par CAROLINE B. GLICK 

 
Jerusalem Post 18/10/2012

 

http://www.jpost.com/Opinion/Columnists/Article.aspx?id=288443

 

Adaptation française de Sentinelle 5773 ©

 

La vague révolutionnaire islamique qui a balayé le monde arabe a déchiré les fondations du système d’alliance des USA au Moyen-Orient. Mais le gouvernement Obama ne peut pas se rendre compte de ce qui arrive.

  

Les fiascos opérationnels, du renseignement et politiques qui ont mené à, et suivi l’attaque jihadiste du 11 septembre 2012 contre le Consulat des USA à Benghazi en Libye proviennent tous du même problème. Il s’agit de l’échec du cadre conceptuel du président des USA Barack Obama pour comprendre le Moyen-Orient.

 

La vague révolutionnaire islamique qui a balayé le monde arabe a déchiré les fondations du système d’alliance des USA au Moyen-Orient. Mais du fait de l’engagement idéologique d’Obama dans un cadre conceptuel anti-américain pour comprendre la politique au Moyen-Orient, son gouvernement ne peut pas se rendre compte de ce qui arrive.


Ce cadre met la faute de tout ou de la plupart des pathologies du monde musulman sur les USA et Israël. Ce que Obama et ses conseillers peuvent observer, c’est qu’il y a beaucoup de monde en désaccord avec eux. Et donc ils ont adopté une politique pour délégitimer, discréditer et réduire au silence leurs adversaires. A cette fin, son gouvernement a expurgé le lexique du gouvernement fédéral des USA de tous les termes nécessaires pour décrire la réalité.

 

« Jihad », « Islamiste », « islam radical », « terrorisme islamique » et expressions similaires ont toutes été bannies. L’étude de la doctrine islamiste par les officiels du gouvernement a été mise hors la loi.

 

La dernière victime de cette politique a été un instructeur du Collège du personnel des Forces Conjointes de Norfolk, en Virginie. Jusqu’à ce qu’il soit viré cette semaine, l’instructeur enseignait « les Perspectives sur l’islam et le radicalisme islamique ». 
 

Selon le Colonel Dave Lapan, porte-parole du Général Martin Dempsey, le N°1 des chefs d’Etat-Major Inter Armes des USA, l’instructeur a été licencié pour avoir commis un crime intentionnel. « Il a décrit l’islam presque entièrement de façon négative ». Dempsey a ordonné lui-même l’enquête sur tous les cours islamiques à travers le système éducatif militaire des USA.

 

Le refus de l’administration d’accepter le simple fait que les régimes et les forces islamiques qui se lèvent maintenant à travers le monde arabe menacent les intérêts des USA n’est pas seulement un échec conceptuel.  

 

Un autre échec, provenant aussi de l’adoption par Obama du récit de politique étrangère anti-américain et anti-Israël, est aussi dévastateur pour la région. Et comme l’échec conceptuel qui a conduit à l’attaque meurtrière sur le Consulat américain à Benghazi, cet échec conceptuel reviendra aussi hanter l’Amérique.

 

Ce second cadre conceptuel faussé met en avant la racine de l’instabilité dans la région sur l’absence de traités de paix formels entre Israël et ses voisins arabes. Il proclame que la manière de pacifier les forces régionales radicales est de faire pression sur Israël pour faire des concessions sur le territoire et la légitimité » de ses voisins.

 
Obama n’est pas le seul dans sa position de ce cadre conceptuel pour la politique des USA aux Moyen-Orient. Il n’est que le dernier d’une longue liste de présidents américains à l’adopter.

 

Dans le même temps, le concept que le processus et les traités assurent la paix et la stabilité dans la région se sont totalement effondrés pendant le mandat d’Obama à son poste. Alors ce qui rend Obama si unique, c’est qu’il est le premier président à s’accrocher à ce cadre politique depuis son total discrédit.

 

Israel a signé quatre traités de paix avec ses voisins arabes. Il a signé des traités avec l’Egypte, la Jordanie, l’OLP et le Liban. Tous ces traités ont échoué ou ont été rendus insignifiants par des évènements ultérieurs.

 

Aujourd’hui, le traité de paix vieux de 31 ans entre Israël et l’Egypte est une coquille vide. Le nouveau régime égyptien des ‘Frères Musulmans’ ne l’a pas officiellement abrogé. Mais l’ascension au pouvoir des ‘Frères Musulmans’ antijuifs génocidaires lui a ôté toute signification.

 

Le traité n’est plus crédible, parce que les ‘Frères Musulmans’, dont le président égyptien Mohamed Morsi, rejettent le droit d’Israël à l’existence. Leur rejet du droit d’Israël à l’existence n’est pas une position politique primaire, mais elle est religieuse. Morsi et son régime perçoivent les Juifs comme les ennemis d’Allah méritant l’annihilation.

 

Morsi lui-même a un riche passé de déclarations attestant ce fait. Par exemple, en novembre 2004, il déclara : « Le coran a établi que les Juifs sont les ennemis au degré le plus élevé des Musulmans ». 

 

Il poursuivit : « Il n’y a pas de paix avec les descendants des singes et des porcs ».

 

En janvier 2009, Morsi a qualifié les Israéliens de « Dracula qui sont toujours assoiffés de plus de meurtres et de sang, usant de toutes sortes d’armes de guerre que leur fournit le gouvernement américain ». Il a accusé les Israéliens de semer les graines de la haine entre les humains ».


Avec des positions comme celles-ci, Morsi n’a pas besoin de prononcer la mort du traité de paix pour lequel Israël a rendu la Péninsule du Sinaï, et avec elle, la capacité de dissuader et de bloquer des invasions depuis le Sud.
La mort du processus se démontre d’elle-même.

 
La paix a été le fait d’un régime. Et lorsque le régime a pris fin, la paix était terminée. Le fait que la paix était contingente à la survie du régime qui l’a faite l’a rendue totalement prévisible.

 

En 1983, Israël a signé un traité de paix avec le Liban. Le traité fut abrogé aussitôt que le régime qui l’avait signé fût renversé par des radicaux islamiques et la Syrie.

 

Puis il y a eu le traité de paix avec l’OLP. Cette paix – ou processus de paix – fut officiellement introduite par la signature de la Déclaration de Principes sur la pelouse de la Maison Blanche le 13 septembre 1983. 


Aujourd’hui, le gouvernement Obama oppose les tentatives du chef de l’OLP Mahmoud Abbas pour recevoir la reconnaissance internationale d’un Etat palestinien à travers une élévation de sa position à l’ONU depuis le statut de non membre.

 

Lundi, l’ambassadeur des USA à l’ONU Susan Rice a expliqué que le gouvernement Obama s’oppose à la décision de l’OLP parce que il croit « qu’il « met en péril le processus de paix ».

 

Mais cela n’est pas une raison crédible pour s’y opposer. La raison de s’y opposer, c’est parce que la décision de l’OLP nuit à Israël. 
 
Le processus de paix est mort. Il est mort parce que c’était une tromperie. Les Palestiniens ont négocié de mauvaise foi depuis le depart. Il est mort parce que l’Autorité Palestinienne a perdu la Bande de Gaza contre la Hamas en 2007. Il est mort parce que Abbas et son AP n’ont pas la capacité de faire la paix avec Israël, même s’ils le voulaient – ce qu’ils ne veulent pas. Il en est ainsi parce que leur peuple n’acceptera pas une coexistence pacifique avec Israël. Le mouvement national palestinien est justifié non par le désir d’établir un Etat palestinien, mais par le désir de détruire l’Etat juif.

 
Abbas a dit cela clairement – une nouvelle fois – cette semaine dans une déclaration publiée sur sa page officielle ‘Facebook’. Là, il a dit sans fard que sa déclaration qu’Israël occupe illégalement le territoire palestinien s’applique non seulement à la Judée et à la Samarie, mais plutôt à tous les territoires qu’Israël a occupé avant juin 1967 ».

 

Avec des partenaires de paix comme celui-là, il est au-delà de l’évidence qu’il n’y a rien qu’Israël puisse faire d’autre qu’un suicide national pour les satisfaire.


Cela nous amène à la Jordanie. La Jordanie est l’un de ces récits que personne ne veut discuter, parce qu’il détruit tous nos mythes chéris sur la nature des relations entre Israël et les Arabes, la popularité relative de l’islam jihadiste et les options des USA pour aller de l’avant.


Le royaume Hachémite de Jordanie est composé de trois groupes de population. L’ethnie palestinienne comprend la vaste majorité des citoyens jordaniens. Les Hashémites ont toujours considéré les Palestiniens comme une menace pour le régime, et ont donc bloqué leur intégration dans les hiérarchies gouvernementales et militaires. Les Palestiniens ont toujours été opposés à l’existence d’Israël.

 

Le second groupe le plus important de Jordaniens, ce sont les tribus bédouines. Jusqu’à la dernière décennie environ, les tribus bédouines de Jordanie, comme celles d’Israël et du Sinaï, n’étaient pas particulièrement religieuses, pas plus qu’elles n’étaient intrinsèquement opposées à une coexistence pacifique avec Israël.

 

Les Bédouins israéliens servent dans Tsahal en grand nombre. Les Bédouins du Sinaï ont servi dans l’administration civile d’Israël dans le Sinaï et se sont opposés au traité de paix qui les renvoyait au contrôle de l’Egypte. Et les Bédouins de Jordanie ne se sont pas opposés à la monarchie de manière officieuse historiquement, mais ont largement reconnu une alliance stratégique avec Israël.  


Tout cela a changé dans les 10 à 15 dernières années pendant que les Bédouins du Sinaï prenaient beaucoup part à la violence jihadiste. Les Bédouins d’Israël ont de plus en plus adopté les causes de l’irrédentisme, de l’islam radical et du jihad. Et les Bédouins de Jordanie sont devenus encore plus opposés à une coexistence pacifique avec Israël que les Palestiniens.

 
Il reste les Hashémites. Un petit clan arabe installé au pouvoir par les Britanniques, les Hashémites ont considéré historiquement Israël comme les partenaire et protecteur stratégiques de leur régime. 

 
Depuis la chute du régime Moubarak, le roi Abdullah de Jordanie a été de plus en plus inquiet des évènements régionaux et des courants intérieurs. L’ascension des ‘Frères Musulmans’ en Egypte a renforcé les frères musulmans de Jordanie. La montée des forces shiites pro-iraniennes en Irak suivant le retrait des USA a fait de la Jordanie pro-occidentale une cible attractive pour les jihadistes triomphants à travers la frontière ; La montée des forces islamistes dans l’opposition syrienne, pour ne rien dire des activités subversives permanentes réalisées par des agents du régime syrien, ont limité encore plus la marge de manœuvre de la Jordanie.  

 

Enhardis par toutes ces forces, les Bédouins jordaniens sont aujourd’hui en révolte ouverte contre la monarchie et son refus d’abroger le traité de paix avec Israël.

 

Cette révolte a été démontrée dans toute sa laideur ces dernières semaines après la nomination par Abdullah de Walid Obeidat au poste de nouvel ambassadeur de Jordanie en Israël.

 

La tribu d’Obeidat l’a désavoué ainsi que sa famille et l’a qualifié de traître pour avoir accepté la nomination. Sa tribu a invité les autres tribus à se joindre à une manifestation de masse exigeant l’abrogation du traité et la destruction d’Israël.

 

A ce stade, la valeur stratégique du traité de paix d’Israël a été détruite. Même si Abdullah souhaitait voir en Israël un protecteur stratégique, comme son père, le roi Hussein, le fit en 1970 lors de la guerre civile entre les Hachémites et les Palestiniens, il ne le peut pas. En 1970, les Syriens partageaient l’antipathie de Hussein pour Yasser Arafat et l’OLP, et donc ne sont pas intervenus en leur nom. Aujourd’hui, il n’existe pas de force arabe qui le soutiendrait dans un combat avec Israël contre les fondamentalistes islamiques.


Peut-être en reconnaissance de la fragilité de l’emprise des Hashémites sur le pouvoir, on a rapporté la semaine dernière que les USA ont déployé des forces militaires dans le royaume. Selon les articles des media, la force consiste en quelques centaines de conseillers et d’autres équipes dont les principales fonctions sont d’assister la Jordanie dans la prise en charge des 200.000 réfugiés de Syrie qui ont afflué à travers la frontière depuis le début de la guerre civile en Syrie, et pour aider à sécuriser les arsenaux chimiques et biologiques de la Syrie. Il est plus que probable que la force est aussi en place pour évacuer des Américains dans l’éventualité d’un effondrement du régime.

 
Dans la situation actuelle, les USA ont très peu de bonnes options stratégiques. Mais ils ont un pari sûr. Aujourd’hui, les USA ont un seul allié au Moyen-Orient en qui ils peuvent avoir confiance : Israël. Et la seule décision sans risque à prendre est de tout faire en leur pouvoir pour renforcer Israël.

 
Mais pour adopter cette politique, les Américains doivent d’abord écarter leurs faux cadres conceptuels concernant le Moyen-Orient. Hélas, comme la réponse des USA à l’attaque contre Benghazi et comme leurs agressions continues contre Israël le démontrent, il n’y a aucune chance que cela survienne, aussi longtemps qu’Obama restera à la Maison Blanche.

 

caroline@carolineglick.com



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14 octobre 2012 7 14 /10 /octobre /2012 19:30

 

Jeudi 20 septembre 2012

http://www.michelgurfinkiel.com

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

Il y a désormais une chance sur deux pour que le prochain président des Etats-Unis soit un mormon : Mitt Romney, le candidat républicain, est à la fois un « mormon historique », issu d’une famille acquise à « l’Eglise des Saints des Derniers Jours » dès le XIXe siècle, et un« mormon engagé », qui a mis sans cesse ses talents au service de sa communauté. Il a même exercé les fonctions d’évêque, c’est-à-dire de dirigeant régional.

 

La plupart des Américains assurent qu’ils ne tiendront pas compte de cette appartenance religieuse au moment de voter. De même qu’ils n’ont pas tenu compte de la race d’Obama en 2008. Mais que valent ces affirmations« politiquement correctes » ? D’après un sondage Gallup, 5 % des Américains ne voteront en aucun cas pour un Noir ; le  rejet atteint 6 % pour une femme, 7% pour un catholique, 9 % pour un juif, 10 % pour un Hispanique ; mais dans le cas d’un mormon, il atteint 22 %. Une enquête Pew donne un chiffre plus élevé encore : 25 %. Et un sondage Quinnipiac indique que 36 % des citoyens se sentiraient « mal à l’aise » devant un président mormon. Contre 13 à 15 % seulement dans l’hypothèse d’un président catholique ou juif.

 

Le mormonisme peut être considéré, à bien des égards, comme la religion américaine par excellence. Il est né aux Etats-Unis, voici près de deux cents ans. Ses livres saints – le Livre de Mormon, publié en 1830, censé être un « Troisième Testament » , mais aussi de nombreux autres textes mystiques publiés par la suite - ont été rédigés en anglais. Ses prophètes, Joseph Smith Jr. et Brigham Young, étaient américains. Sa ville sainte, Salt Lake City, se situe aux Etats-Unis. Et l’Utah, un Etat du Far West, constitue sa terre sainte.

 

Mais par ailleurs, le mormonisme a quelque chose de bizarre, sinon même de subversif. Il a longtemps pratiqué la polygamie. Jusqu’en 1890, il tentait de faire de l’Utat un Etat théocratique indépendant, en marge de l’Union américaine. Certaines de ses cérémonies religieuses se déroulent dans des temples majestueux - reconnaissables des flèches culminant à plus de cent mètres - mais fermés aux non-adeptes. L’Eglise est organisée de façon pyramidale ; les membres lui versent en principe 10 % de leurs revenus et lui doivent, à l’âge de vingt ans, deux années de « service religieux », d’apostolat, aux quatre coins du monde. Enfin, les mormons pratiquants s’abstiennent de toute substance excitante : drogue, ce qui ne saurait être blâmé, mais aussi alcool ou tabac …

 

Leur théologie ne suscite pas moins de questions. Les mormons se réclament de la Bible et de Jésus. Mais leurs livres saints prêchent une religion radicalement nouvelle, selon laquelle chaque être humain est appelé à devenir Dieu. Pour la plupart des prêtres et pasteurs américains, ils ne sont pas vraiment des chrétiens.

 

L’un dans l’autre, cependant, le parti républicain a fait de l’ « évêque » Romney son candidat. Dans la mesure où ses caciques ont les yeux fixés sur les simulations de vote, cela signifie que les mormons ont finalement été acceptés en tant que citoyens « normaux » et présidentiables, au delà ou en dépit de leurs particularités. Rejoignant les catholiques,  qui avaient attendu jusqu’en 1960 pour qu’un des leurs – John Kennedy – devienne président, les juifs, définitivement banalisés avec la candidature du sénateur Joe Liebermann à la vice-présidence, en 2000, ou les Noirs, adoubés avec Obama en 2008.

 

La clé de cette normalisation ? Le comportement dans la vie quotidienne et dans la vie publique. En tant que mormons, les mormons sont « bizarres » : mais vu de l’extérieur, c’est le cas de toutes les religions. En tant que voisins, collègues, patrons, employés, électeurs, élus, ils ont en revanche appris, tout au long du XXe siècle, à être des Américains comme les autres. Et même un peu plus que les autres. L’une des raisons pour lesquelles, en ce début du XXIe siècle, Romney a été investi par le parti républicain, c’est que 74 % des mormons votent républicain.

 

© Michel Gurfinkiel, 2012

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9 octobre 2012 2 09 /10 /octobre /2012 08:40

 

Etats-Unis : Romney rejoint (ou dépasse) Obama dans deux sondages

Publié le 09.10.2012, 06h45 | Mise à jour : 07h43

http://www.leparisien.fr

 
Les deux candidats n'ont jamais été aussi proches l'un de l'autre dans les sondages.

Les deux candidats n'ont jamais été aussi proches l'un de l'autre dans les sondages. 

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Deux sondages nationaux publiés lundi concluent à une inversion de tendance : dans la course à la Maison-Blanche,  a perdu l'avance dans les intentions de vote dont il disposait sur son adversaire républicain Mitt Romney après le débat qui les a opposés mercredi, selon les instituts Gallup et Pew. 
Dans l' Gallup, les deux candidats sont à égalité dans les intentions de vote, à 47%, alors que le   sortant avait maintenu un écart de quatre à six points sur son adversaire avant le débat. Celui-ci a été remporté par Mitt Romney pour 72% des personnes interrogées par Gallup dans un autre sondage.

L'enquête Pew confirme : Barack Obama perd cinq points dans les intentions de vote depuis la mi-septembre et son adversaire en gagne quatre. Les deux candidats se retrouvent à 46% des voix chacun chez les électeurs inscrits.

Le débat a pesé lourd

Plus inquiétant pour le président en exercice, il est dépassé de quatre points (49% contre 45%) chez les électeurs dits "probables", ceux qui sont le plus susceptibles de voter. Lors de la précédente livraison de l'enquête, à la mi-septembre, ces électeurs avaient dit préférer Obama à Romney (51% contre 43%) .

Même si ces sondages ne préjugent pas du résultat de l'élection du 6 novembre, dans un système électoral organisé Etat par Etat, et où Barack Obama garde à l'heure actuelle l'avantage, la nette chute du président sortant semble confirmer l'évaluation négative que l'opinion a eu de sa prestation face à son rival la semaine dernière.

Lors de ce débat, le premier des trois d'ici au 22 octobre entre le locataire de la Maison Blanche et celui qui aspire à lui succéder, l'actuel locataire dce la Maison-Blanche est apparu en retrait, sans relief, alors que son adversaire a démontré sa combativité.

LeParisien.fr 

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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 14:21

 

 

Romney gagne par deux hipons

Par Charles Krauthammer,

Washington Post 04/10/2012

http://www.washingtonpost.com/opinions/charles-krauthammer-romney-by-two-touchdowns/2012/10/04/44ee5b92-0e65-11e2-bb5e-492c0d30bff6_story.html 

Adaptation française de Sentinelle 5772 ©

Ca a été la plus grande défaite depuis Azincourt. Si vous insistez, depuis le débat Carter-Reagan. Avec une remarquable démonstration de confiance, de connaissance et de sang-froid, Mitt Romney a gagné le premier débat de 2012 dès le départ.

Romney n’a pas seulement démontré une maîtrise bien informée d’une myriade de questions intérieures. Il a été audacieux et au-dessus, prenant le président frontalement, n’attaquant pas seulement implacablement, mais en répondant à chaque accusation soulevée contre lui – avec une réfutation en trois points.

Et il a dégagé un coup tactique en s’extrayant bien du piège pour détruire les millions de dollars de pubs négatives qui le dépeignaient personnellement, comme Gordon Gekko – un vautour capitaliste rapace qui ne licencie pas seulement les travailleurs de l’acier, mais tue aussi leurs épouses – et politiquement, comme ayant l’intention de lever les impôts de la classe moyenne tout en les abaissant pour les riches.

La campagne de Romney a laissé aller ces pubs sans répondre. Mais une stratégie à la « tuez Romney » ne peut marcher que jusqu’à ce que les gens voient eux-mêmes Romney. Dans la nuit de mercredi, ils l’ont vu. Concernant l’assassinat de son personnage, tout ce que Romney avait vraiment à faire était de sortir sans cornes sur la tête. Confiant, souriant et non menaçant, il n’apparaissait pas tel un homme qui jouit de tuer les femmes des travailleurs de l’acier licenciés.

La barre n’était pas haute, je l’admets, mais rappelez-vous : c’est le président Obama qui a placé la barre. Et il a réussi. Romney a souffert de taux de défaveur hautement négatifs (50%) et sans précédent, le plus haut niveau à cette date avancée pour tout compétiteur au cours des trois décennies passées.

Pour la politique, Romney a dû enfin expliquer aux 60 millions de téléspectateurs américains qu’il projette de baisser les impôts pour tout le monde, en particulier pour les classes moyennes. Et pour les riches, il a dû expliquer la différence entre abaisser les taux des impôts et la réduction de leur montant. Il répéta au moins deux fois que les riches continueraient à payer le même pourcentage de la charge des impôts, alors que diminuer les taux encouragerait la croissance économique.

Sa réussite dans cet exercice face à un Obama sidéré fait plus que rallier la base conservatrice. Cela peut affecter les indécis – les partisans déçus d’Obama en 2008, en attente d’une raison de faire le saut. Ils ont regardé Romney dans ce débat et se sont demandés : est-ce là ce gars si nul, égoïste, hors de portée dont ont nous a parlé dans les publicités et dans la presse dominante ?

Puis ils ont vu Obama – détaché, sinueux, peu sûr. Cela peut-il être le gars branché, ‘cool’, ayant une bonne maîtrise, que ses acolytes et les media nous ont décrit ?

Obama a été défait mercredi en partie par son arrogance méprisante. Vous pouviez le voir songer de manière ennuyée : « Pourquoi dois-je être sur la scène avec ce plouc, quand j’ai été en tête à tête avec Poutine ? » (Et a perdu chaque round, dirais-je. Mais ce n’est pas la façon dont Obama le voit).

Obama n’a jamais tiré sa meilleure arme, les 47 pourcent. Pas une seule fois. Ca s’appelle s’asseoir sur son avance, paresseusement et avec suffisance. Je parie qu’il le mentionnera au cours du prochain débat, plus d’une fois – et probablement dès son coup d’envoi.

D’un autre côté, Obama n’est tout simplement pas si bon. Pas sans téléprompteur. Il n’est même pas tellement bon lors de conférences de presse – circonstance où il est encore en charge, choisissant parmi les questionneurs et contrôlant le temps de ses propres réponses.

A la fin du débat, Obama semblait petit, incertain. C’est Romney qui avait l’aspect présidentiel.

Les campagnes de réélection après un mandat d’échec – tellement défaillant qu’Obama s’est à peine soucié de défendre son cas, préférant tout reprocher à son prédécesseur – s’articulent presque entièrement sur la question de savoir si le compétiteur peut franchir le seuil d’acceptabilité. Romney a passé le seuil mercredi soir.

Reagan a gagné son élection (Carter était en tête à cette époque) quand il désamorça sa caricature de cow-boy sauvage, extrémiste et belliciste. Dans son débat avec Carter, il était affable, bienveillant et raisonnable. Voilà pourquoi avec une seule et mince ligne, « Vous encore une fois ici », l’élection était gagnée.

Romney devait montrer quelque chose d’un peu différent : qu’il n’est pas le ploutocrate, maladroit, hors de portée, que les publicités payées par Obama et les media non payés ont décrit. Il l’a fait de façon décisive.

Voilà pourquoi MSNBC [chaîne d’infos câblée en continu, NdT] est au bord du suicide. Voilà pourquoi les sondages montrent que, avec une marge d’au moins 2 à 1, les électeurs se sont majoritairement prononcés pour Romney dans le débat.

Et il a gagné gros d’une manière inhabituelle. Cela aurait pu être le seul débat présidentiel jamais gagné aussi certainement en l’absence de quelque gaffe évidente et ruineuse, comme celle de Gerald Ford « Il n’y a pas de domination soviétique de l’Europe de l’Est ».

Romney a gagné par deux hipons.

letters@charleskrauthammer.com

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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