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25 septembre 2010 6 25 /09 /septembre /2010 21:57

 

 

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À la Maison-Blanche, le «premier cercle» se disloque

Barack Obama lors d'une réunion à la Maison-Blanche, le 4 mai dernier. À sa droite, Rahm Emanuel, le chef de l'Administration, qui rêve d'occuper le poste de maire de Chicago.
Barack Obama lors d'une réunion à la Maison-Blanche, le 4 mai dernier. À sa droite, Rahm Emanuel, le chef de l'Administration, qui rêve d'occuper le poste de maire de Chicago. Crédits photo : The White House

Les conseillers du président américain démissionnent les uns après les autres. 

Les experts du fonctionnement interne de la Maison-Blanche ne manquent jamais de souligner l'importance du «premier cercle» de Barack Obama. Si le président consulte beaucoup et tous azimuts, c'est vers ses fidèles qu'il se tourne en dernier ressort, dans l'intimité du Bureau ovale, pour affiner ses opinions avant de prendre ses décisions les plus délicates, comme le faisait jadis John F. Kennedy.

Dans ce tout premier cercle d'à peine cinq ou six proches se situent le chef de l'Administration présidentielle Rahm Emanuel, le principal conseiller politique d'Obama David Axelrod, son conseiller de presse Robert Gibbs, sa conseillère spéciale et amie Valerie Jarrett et le vice-président Joe Biden. Dans le monde soigneusement ordonné du 1600 Pennsylvania Avenue, ces collaborateurs sont sans doute les seuls à pouvoir pousser la porte du bureau présidentiel sans rendez-vous. Mais, alors qu'un ménage plus général se prépare à la présidence dans le sillage des élections de mi-mandat, la petite équipe est en passe de se disloquer , autant pour des raisons de stratégie politique que des motifs personnels.

Premier candidat au départ, Rahm Emmanuel , chef de l'Administration et pièce maîtresse du dispositif présidentiel, qui avait apporté dans ses bagages son énergie inépuisable, ses nombreux contacts au Congrès et son expérience passée à ce même poste sous Bill Clinton. L'annonce soudaine du maire de Chicago, Richard Daley,qu'il renoncerait à la direction de la ville en février 2011 a soudain ouvert un boulevard pour Emanuel, politicien chicagoan, qui rêve d'occuper ce poste. «Rahm ferait un maire formidable», assurait d'ailleurs récemment Obama. Certains observateurs estiment qu'Emanuel n'a pas été aussi performant qu'il l'aurait fallu à la Maison-Blanche, sa stratégie de dialogue avec les républicains ayant largement échoué. Mercredi, le porte-parole de la présidence Robert Gibbs notait toutefois que la décision de Rahm «n'était pas prise». Le Washington Post avançait pourtant déjà les noms de successeurs potentiels : le chef adjoint du Conseil de sécurité nationale Thomas Donilon, le conseiller spécial du président Peter Rouse ou son conseiller juridique Bob Bauer. Voire l'officier de liaison avec le Congrès Phil Schiliro ou l'ancien chef de la majorité démocrate au Sénat Tom Daschle, un visiteur fréquent du Bureau ovale.

 

Besoin de « sang neuf» 

 

Le fidèle David Axelrod, cerveau de la campagne de 2008 et conteur doué de la «geste Obama», serait également sur le départ. Le président souhaiterait lui permettre de retrouver sa famille restée à Chicago, et de reprendre son souffle avant la présidentielle de 2012. Robert Gibbs ou Valerie Jarrett pourraient le remplacer. Autre départ probable : celui du général James Jones, qui aurait annoncé son désir de quitter ses fonctions de conseiller à la sécurité nationale fin décembre. Là encore, le nom de son adjoint Thomas Donilon est cité.

L'équipe économique  va elle aussi changer de visage, avec le départ annoncé du principal conseiller économique d'Obama Larry Summers, qui va repartir pour l'université de Harvard à la fin de l'année. La présidente du «Conseil des conseillers économiques» Christine Rohmer a déjà quitté son poste cet été, comme le directeur du Budget Peter Orszag.

Selon le Washington Post, le président Obama n'est pas grand amateur de changements, préférant travailler avec les gens qu'il connaît. Cette préférence explique que les noms qui circulent soient pour beaucoup ceux de collaborateurs déjà à ses côtés. Mais certains observateurs démocrates jugent que le président aura besoin de «sang neuf» pour le deuxième «chapitre» de son premier mandat, surtout si les républicains prennent le contrôle du Congrès. Il va lui falloir ajuster sa politique économique pour répondre à l'anxiété populaire et au défi d'un chômage de plus de 9 %. Il devra aussi changer de méthode face à un Congrès qui s'annonce turbulent, sous la pression du mouvement anti-establishment Tea Party.

Jeudi, dans le New York Times, l'éditorialiste Matt Bai mettait en garde contre une Maison-Blanche dont tous les occupants continuaient de partager la même vision «insulaire» de la situation. Peut-être le président devrait-il aller chercher à l'extérieur le remplaçant de Rahm Emanuel, suggérait Bai, évoquant les noms de l'ancien gouverneur de Virginie Tim Kaine ou celui du gouverneur sortant de Pennsylvanie Edward Rendell. Deux hommes de terrain, confrontés aux humeurs changeantes de l'opinion.

Un haut responsable du département du Trésor américain a annoncé mercredi sa démission. Mardi, le principal conseiller économique du président Obama et chef d'orchestre du plan de relance aux Etats Unis, Lawrence Summers, a également déposé sa démission. Il quittera son poste en fin d'année.

Et de quatre ! Les départs s'accumulent dans l'équipe économique de la Maison-Blanche. Dernier en date Herbert Allison, haut responsable au département du Trésor américain, qui a annoncé mercredi dans un courriel sa démission.

«J'ai jugé que l'heure était propice à ce que je démissionne de mon poste de sous-secrétaire adjoint à la stabilité financière», écrit Herbert Allison dans ce message adressé aux fonctionnaires de son département, dont une copie a été transmise à la presse.

Ce départ intervient au lendemain de la démission de Lawrence Summers, principal conseiller économique du président américain, Barack Obama. Cet économiste de renom a déjà servi deux présidents démocrates dans des conjonctures radicalement différentes, a fait part de sa décision de quitter la Maison-Blanche en fin d'année. Il «a annoncé ses projets de retourner à son poste de professeur d'université à Harvard à la fin de l'année», précise la Maison Blanche dans un communiqué.

Lawrence Summers était le principal conseiller économique du président américain Barack Obama depuis janvier 2009. A ce titre, il a été l'auteur du plan de relance budgétaire de 787 milliards de dollars promulgué en début d'année 2009.

Durant ses années au Trésor, cet homme définira notamment la réponse des Etats-Unis à des crises financières dans les pays émergents, comme le Mexique ou la Corée du Sud. A la tête du ministère, il consacrera le retour aux excédents budgétaires.

Toutefois, Lawrence Summers a essuyé de nombreuses critiques en provenance de l'aile gauche du parti démocrate, qui lui reprochait d'être trop proche de Wall Street. Lawrence Summers passe aussi pour avoir très mal pris la décision prise par Barack Obama à l'été 2009 de reconduire Ben Bernanke à la tête de la banque centrale (FED) alors qu'il se serait bien vu à ce poste.

Une expérience qui complète un parcours professionnel déjà éloquent. Entré au Trésor en 1993 comme sous-secrétaire chargé des Affaires internationales, Lawrence Summers a grandi sous l'aile de l'un des artisans de la déréglementation financière, Robert Rubin, son prédécesseur au Trésor dont il est devenu l'adjoint en 1995. Il a ensuite lui-même favorisé l'ascension de l'actuel secrétaire au Trésor, Timothy Geithner. Il fut également l'une des grandes figures économiques de la présidence de Bill Clinton (1993-2001).

Diplômé d'un doctorat d'économie de Harvard, Lawrence Summers a été le plus jeune professeur d'université des Etats-Unis, à l'âge de 28 ans. Après avoir passé une dizaine d'années à enseigner au Massachussets Institute of Technology (MIT) et à l'université de Harvard, Lawrence Summers a été l'économiste en chef de la Banque mondiale de 1991 à 1993.

Pour l'heure, le nom de son successeur au sein de l'administration Obama n'est pas encore connu. Une chose est sure c'est qu'il sera chargé de trouver des propositions pour relancer la création d'emplois dont l'exécutif reconnaît qu'elle reste très insuffisante, plus d'un an après la fin de la récession. Le taux de chômage officiel américain est proche de 10%.

 

 

Les départs se multiplient

 

Et les défections s'accumulent au sein de l'équipe économique du président des Etats-Unis. En effet, les départs de Herbert Allison et de Lawrence Summers sont les troisième et quatrième dans l'équipe économique de la Maison-Blanche en trois mois. Le chef du bureau du budget, Peter Orszag, avait annoncé fin juin sa démission. Il est devenu chercheur au Council on foreign relations et éditorialiste au New York Times.

Plus tard, début août, la présidente des conseillers économiques de Barack Obama, Christina Romer, a annoncé sa décision de revenir à l'enseignement. Ainsi, le secrétaire au Trésor, Timothy Geithner, est le dernier membre encore en place de l'équipe initiale de conseillers économiques.

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17 septembre 2010 5 17 /09 /septembre /2010 10:26

 

 

L'Amérique s'appauvrit sous OBAMA

 

En une année, le nombre de pauvres aux Etats-Unis a considérablement augmenté. Il est passé de 39.8 millions d'individus à 43.6 millions, de 2008 à 2009. Le taux est ainsi passé de 13.2% à 14.3% de la population globale, forte d'environ 300 millions d'habitants. En outre, le nombre de citoyens ne disposant pas d'une assurance-maladie est passé de 46.3 à 50.7 millions. Pendant la première année du mandat d'Obama, le chômage a augmenté de 10%, faisant perdre à de nombreux employés, en même temps que leur travail, leur couverture sociale.

 

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Par Reuters, publié le 16/09/2010 à 23:10

Un Américain sur sept sous le seuil de pauvreté en 2009

http://www.lexpress.fr/actualites/2/

La part des Américains vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 14,3% de la population en 2009, niveau sans précédent depuis 1994, selon le rapport annuel du Bureau du recensement publié jeudi.

 

Un Américain sur sept sous le seuil de pauvreté en 2009

 

 

La part des Américains vivant sous le seuil de pauvreté a atteint 14,3% de la population en 2009, niveau sans précédent depuis 1994, selon le rapport annuel du Bureau du recensement publié jeudi. (Reuters/Lucas Jackson)

Un Américain sur sept, soit 43,6 millions de personnes, était concerné l'an dernier. Ils étaient 39,8 millions l'année précédente. L'enquête, qui fait état de difficultés croissantes et de baisse des revenus, apporte de l'eau au moulin de l'opposition républicaine, à l'approche des élections de mi-mandat, le 2 novembre.

"Notre économie a sombré dans la récession il y a près de trois ans dans le sillage de la crise financière et d'une baisse rapide des prix immobiliers", déclare Barack Obama dans un communiqué.

"L'an dernier, nous avons vu les abymes de la récession, avec des pertes d'emplois historiques et sans précédent depuis la grande dépression", poursuit le président.

Le seuil de pauvreté a été fixé en 2009 à 21.954 dollars par an pour une famille de quatre personnes.

Le nombre d'Américains sans couverture maladie est quant à lui passé de 46,3 millions en 2008 à 50,7 millions l'année dernière. Le rapport montre en outre que les ménages aux revenus les plus modestes ont été davantage affectés par la crise.

Donna Smith, Jean-Philippe Lefief pour le service français

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 22:15

 

 

Les sept erreurs d'Obama

 

http://www.lefigaro.fr/international/2010/09/11/01003-20100911ARTFIG00003-les-sept-erreurs-d-obama.php

 

Mots clés : OtanIslamGround ZeroETATS-UNISObama Barack

Par Alexandre Adler
10/09/2010 | Mise à jour : 18:22
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(crédits photo: Pete Souza/The White House)
(crédits photo: Pete Souza/The White House)

La marée noire, l'Afghanistan, l'économie qui reste en panne en dépit de tous les efforts de relance... Sans oublier ce projet de mosquée qui déchire l'Amérique! Alors qu'approchent les élections de mi-mandat, Alexandre Adler nous explique pourquoi une majorité d'Américains ne se reconnaît plus en Obama.

Tout le monde connaît l'expression selon laquelle «une bouteille à moitié vide» n'est pas absolument l'équivalent d'une bouteille «à moitié pleine». Dans la physique quantique de la décision politique, le jugement oscille inévitablement entre la prise en compte des nécessités de l'époque, parfois impitoyables, et les erreurs personnelles, parfois criantes, de tel ou tel décideur politique.

Il arrive aussi que les préjugés idéologiques soient compensés par un esprit de décision radical et contraire à ces préjugés: Churchill est le meilleur exemple de cette capacité à prendre des décisions qu'on n'aurait pas attendues de l'homme politique conservateur qu'il était encore en 1935. Mais la volonté farouche de vaincre le nazisme le poussa beaucoup plus loin qu'il n'aurait imaginé. Jimmy Carter, entre 1976 et 1980, est un parfait exemple du cas inverse: les préjugés subjectifs s'ajoutent aux difficultés objectives et provoquent de petites catastrophes -irrésolution face à la dernière vague agressive du tiers-monde révolutionnaire, laquelle culmine avec la révolution iranienne de 1979, et grandes difficultés à secouer l'Amérique de sa dépression postvietnamienne, que tout autre aurait, de la même manière, rencontrées.

Le cas Obama n'est pas semblable. Ce jeune Président, à l'expérience gouvernementale plus que limitée, mais à l'intelligence brillante soutenue par une éloquence remarquable, ne pouvait engranger rapidement les bienfaits d'un relèvement économique qui est difficile à mettre en œuvre. La perception dans le monde islamique d'un George Bush isolé et incapable, où que ce soit, de poursuivre ses offensives, ne pouvait que le contraindre à une politique de repli élastique qui, là aussi, ne peut être bénéficiaire dans l'immédiat. Il n'en demeure pas moins que Barack Obama a dispersé sur son chemin une portion substantielle de la bonne volonté qui s'était exprimée en 2008 à son égard, et qu'il sera parvenu à polariser la vie politique américaine et aussi la vie internationale bien au-delà de ce qui était inévitable.

Encore faut-il ne pas manquer de chance. Et ici, quelle que soit l'injustice de certains reproches, il est apparent qu'Obama n'a pas su très bien gérer, en matière d'image, la catastrophe de la marée noire du golfe du Mexique. A la volonté de ne pas mettre en danger la poursuite de la prospection off shore a succédé, devant la gravité des faits et l'exaspération des riverains, une sorte de pantomime impuissante où le Président mettait en scène sa colère sans avancer de programme précis, en pointant du doigt des responsabilités britanniques qui ne sont pas évidentes. Encore, dans cette affaire, s'agit-il d'une vraie fatalité, mal gérée en termes d'image comme en termes de substance. Mais dans les autres cas que nous envisageons, c'est la responsabilité présidentielle qui est beaucoup plus nettement engagée. Tels sont les «péchés capitaux» de l'actuel hôte de la Maison-Blanche. On ne sera guère surpris de constater qu'on peut, une fois de plus, en compter sept principaux.

 

 

 

Sa politique économique

 

En apparence, les décisions en ce domaine seraient toutes régies par l'urgence, la nécessité d'empêcher un effondrement déflationniste du marché intérieur et la nécessité de maintenir une croissance à peu près normale, nécessaire à l'équilibre de tout le système économique mondial. Certes, ces nécessités existent avec force depuis deux ans, et c'est aussi la raison pour laquelle la FED de Ben Bernanke s'est prêtée, avec complaisance, à cette politique de monetary easing (facilité monétaire). Mais ces mesures à court terme n'impliquaient pas la poursuite d'une politique keynésienne à l'ancienne, reposant sur l'acceptation de déficits très importants et le refus de relancer l'économie par des mesures initialement impopulaires.

 

La reprise économique se fait attendre et les chômeurs s'impatientent ou manifestent, alors que persistent les mauvais chiffres de l'emploi.
La reprise économique se fait attendre et les chômeurs s'impatientent ou manifestent, alors que persistent les mauvais chiffres de l'emploi. Crédits photo : REUTERS

 

La baisse de l'endettement, surtout si elle s'accompagne d'une remontée raisonnable des taux d'intérêt, actuellement maintenus à 0%, aura tout d'abord des effets sévères sur l'économie. Mais à terme, c'est le seul moyen de retrouver des capacités de financement autonomes, et de rendre aux banques les moyens pour financer l'activité industrielle. Faute de ces mesures, la facilité aura engendré deux effets pervers. Elle aura tari le financement bancaire de l'industrie, conduisant les principales entreprises à la recherche fébrile de marges d'autofinancement, ce qui produit, en ce moment même, un retour incontestable à la croissance, mais sans la moindre création d'emplois; quant aux banques, elles ont cherché frénétiquement à refaire leurcroissance en se remettant à spéculer, même si certains excès semblent avoir été quelque peu limités.

En résumé, la recherche de la facilité néo-keynésienne aura, par contrecoup, encouragé les facilités autrement redoutables de la croissance sans emploiet de la poursuite des gesticulations financières. Si l'on admet ce raisonnement, on peut même se demander si l'incontestable succès de la grande réforme de ce mandat, l'extension spectaculaire de la Sécurité sociale, pour nécessaire qu'elle ait été, n'a pas été arrachée sans égard pour le contexte économique global. Le sentiment de la classe moyenne centriste est qu'elle devra financer la couverture médicale des plus pauvres et des plus précaires (principalement des jeunes Noirs ou des immigrants mexicains récents), sans grande contrepartie. Les déficits ont en effet été alourdis d'un coup, sans que des mesures sérieuses soient prises en faveur des PME et des épargnants, ces catégories qui nourrissent la radicalisation de droite des Tea Party. Dans l'état actuel, l'opinion, sans partager l'extrémisme idéologique des amis de Sarah Palin, tient néanmoins Obama pour partiellement responsable de cette dynamique.

 

 

Sa stratégie pacifiste

 

Le retrait rapide du contingent américain en Irak a été rendu possible par la victoire militaire, à l'arraché, de George Bush et du général Petraeus en 2007-2008, et pourtant, la nouvelle Administration s'est avérée incapable d'imposer au moins une ligne d'unité politique et de concessions à la minorité sunnite et aux principaux partis chiites irakiens. La situation s'est plutôt dégradée à Bagdad par rapport à 2008, et la faiblesse politique américaine aura plutôt encouragé les provocations de l'Iran, lequel ne veut sans doute pas du maintien de l'actuelle intégrité territoriale de l'Irak. En Afghanistan, l'effet pervers est beaucoup plus fort et plus immédiat: Obama a fait mine d'apaiser les chefs militaires en y augmentant le contingent américain. Mais cette décision, assortie d'une date de retrait très rapide, ne pouvait avoir aucun effet durable sur des talibans retranchés dans leurs montagnes en attendant des jours meilleurs, et surtout sur une armée pakistanaise qui continue à les piloter de loin et attend, de la débâcle annoncée, non seulement le rétablissement d'un pouvoir islamiste à Kaboul, mais aussi et surtout le renversement déjà à moitié obtenu de ce qui reste du régime civil pakistanais. Ajoutons, pour mémoire, les velléités croissantes de retrait rapide de plusieurs contingents alliés de l'Otan. Tout en tenant le langage d'une certaine fermeté, Obama aura appliqué, en réalité, toute la logique de pacifisme unilatéral qui sous-tendait initialement sa campagne électorale, dirigée d'abord contre le réalisme prudent d'une Hillary Clinton.

 

 

 

Son dédain pour les alliés

 

Ici, il s'agit d'un étonnant paradoxe: la poursuite des pulsions de Bush et de Rumsfeld, au nom de l'idéologie apparemment opposée. Certes, c'est au nom d'un populisme du Middle West qu'Obama a dédaigné, d'emblée, une Angleterre qui incarne à ses yeux les préjugés conservateurs du vieux patricien wasp de la côte Est. Mais le même manque d'intérêt a pu se constater vis-à-vis des Allemands, snobés, des Français, écartés, des Espagnols, humiliés, et même des Japonais, ignorés. Les brassées d'éloges auront été réservées à la Turquie,

 

Une critique récurrente: Barack Obama n'est pas toujours très attentif aux remarques ou aux soucis de ses alliés dont Nicolas Sarkozy et Angela Merkel.
Une critique récurrente: Barack Obama n'est pas toujours très attentif aux remarques ou aux soucis de ses alliés dont Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Crédits photo : AFP

 

présentée comme la vitrine de la modernisation de l'islam, et, dans un autre domaine, au Brésil, qui serait l'exemple même de la réussite d'une gauche réaliste. On sait que Brasilia et Ankara ont, depuis lors, décidé d'infliger aux Américains une humiliation sans précédent en négociant complaisamment avec l'Iran d'Ahmadinejad un pseudo-compromis qui ne visait qu'à saboter les mesures de sanctions, elles-mêmes très faibles, arrachées par la diplomatie américaine à Moscou comme à Pékin.

 

 

 

Sa main tendue à l'islam

 

Conséquence imparable des erreurs de gestion précédentes, la grande politique de main tendue à l'islam en général, et à l'Iran en particulier, a elle aussi fait long feu. Ici, tout n'est, certes, pas faux. Le discours prononcé en début de mandat à l'université du Caire avait par exemple des moments de grâce, qui n'ont bien sûr pas nui à l'image des Etats-Unis. A l'inverse, le silence assourdissant observé par la Maison-Blanche lors du coup d'Etat semi-légal d'Ahmadinejad en Iran, a permis d'empêcher que Moussavi et ses partisans libéraux n'apparaissent comme les pions des Etats-Unis. Mais ces effets incontestablement bénéfiques, au moins initialement, commencent à se retourner assez vite. A force d'écarter toute pression sérieuse sur l'Iran, c'est au passage au nucléaire de Téhéran que l'on aboutit, tandis que le refus de toute distance sérieuse avec les Frères musulmans, notamment égyptiens, affaiblit inutilement une zone fragile.

.

 

 

 

Sa défiance envers Israël

 

Ces politiques de faiblesse envers des adversaires résolus ne seraient pas nécessairement incompatibles avec une politique de paix énergique sur le théâtre israélo-palestinien. Or, sur ce point aussi, malgré les récents espoirs d'entente, on observera tout de même que la situation s'est dégradée inutilement. En combinant une attitude idéologiquement hostile au gouvernement Netanyahu et l'absence de pressions sérieuses sur le gouvernement de Jérusalem (pressions qu'il vaut mieux confier à la diplomatie discrète), Obama aura nourri l'intransigeance israélienne sans renforcer les modérés palestiniens. Tel est, là aussi, le prix d'une idéologie implicitement antisioniste et d'une vulnérabilité que tout le monde constate envers le lobby pro-israélien, au Congrès. Sans prétendre que la solution soit facile, on pourra regretter l'absence de tout discours de main tendue vers le peuple israélien (qui serait bienvenu en symétrique de la main tendue à l'islam), laquelle a provoqué une défiance sans précédent envers le président américain de la part d'une opinion israélienne qui n'est pas toute à droite. En laissant la Turquie, alliée de l'Otan, faire campagne au côté du Hamas (situation aggravée par le soutien pétulant apporté à cette campagne par le Premier ministre britannique David Cameron), Washington apparaît à nouveau comme faible. Ce serait pourtant le bon sens même que de multiplier les égards formels envers Israël, auquel on demande par ailleurs les concessions les plus importantes. Là encore, le poids de l'idéologie est sûrement en cause.

 

 

 

La mosquée de Ground Zero

 

C'est ici qu'intervient la malheureuse affaire de la mosquée de Ground Zero. Le maire de New York, Michael Bloomberg, s'est acquis le respect général en défendant les droits inaliénables de la communauté musulmane.

 

La presse anglo-saxonne fait ouvertement part de son scepticisme quant aux choix stratégiques d'Obama.
La presse anglo-saxonne fait ouvertement part de son scepticisme quant aux choix stratégiques d'Obama.

 

Venant d'un homme politique juif affirmé, cette position de principe aurait dû dispenser le président Obama d'une nouvelle louche, inutile et incertaine. Dans une affaire qui ne concerne pas l'Etat fédéral, son rôle aurait dû être de provoquer une rencontre des deux parties et de ménager, y compris financièrement, un compromis acceptable qui sauve la face des uns et des autres. Ici, une fois de plus, Obama apparaît comme le défenseur unilatéral et maladroit de la communauté musulmane.

 

 

 

La polarisation du débat politique

 

On peut résumer d'un mot le style Obama et les raisons pour lesquelles il porte à incandescence la colère de tous ceux qui ne sont pas ses partisans inconditionnels. Le Président fait en effet alterner une rhétorique conciliante et un discours apparemment unificateur avec une inflexibilité idéologique qui irrite d'autant plus ceux qui ne la partagent pas qu'elle n'est jamais présentée comme un choix personnel, mais plutôt comme une nécessité indiscutable. Cette mauvaise foi souriante et melliflue finit par agacer, après avoir initialement permis de convaincre. A quoi sert un discours modéré pour défendre une relance keynésienne extrême en matière économique, une politique d'apaisement généralisée envers toutes les formes d'islam, le raisonnement implicite selon lequel le démantèlement de la puissance militaire du pays (y compris avec la Nasa) serait la prémisse indispensable d'une politique sociale plus juste ? Refuser l'inévitable débat et noyer le poisson, ce n'est pas non plus faire avancer la cause de la démocratie en Amérique.

LIRE AUSSI :

» Obama affronte une rentrée lourde de défis

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 21:59

 

 

Par Shraga Blum

 

En marge des pourparlers entre Israéliens et Palestiniens, sous la pesante et sélective supervision américaine, l’Administration Obama a sans doute découvert comme tous les Américains le tout dernier sondage qui vient de paraître aux Etats-Unis, concernant les intentions de vote des Américains aux prochaines élections à mi-mandat au Congrès américain, où seront renouvelés la totalité des 435 sièges de la Chambre des Représentants, et 37 sièges de sénateurs sur 100.
Réalisé par le très sérieux Institut « Gallup », ce sondage traduit aujourd’hui en chiffres la déception croissante de la population américaine envers « la star » qu’elle a portée au pouvoir il y a bientôt deux ans. Selon cette étude, les intentions de votes se répartissent de la manière suivante : 48% en faveur des Républicains contre 43% en faveur des Démocrates. Cet écart de 5 points n’est certes pas énorme, mais il est, à de rares exceptions près, régulier depuis le début du mois de juillet, et surtout, c’est l’un des premiers à avoir été réalisés après le départ des troupes US d’Irak, espoir du Président américain de remonter dans les sondages. Si cette configuration se confirme, cela équivaudrait tout simplement à un renversement de majorité à la Chambre des Représentants, et à une quasi-égalité au Sénat, donc en résumé, à un affaiblissement considérable de l’hôte de la Maison-Blanche.
Il faut dire que la mobilisation est plus importante dans le camp républicain et chez les « déçus » d’Obama qui voit dans les élections de novembre une occasion unique de freiner ce qu’ils considèrent comme « une dégringolade » des Etats-Unis sur le plan intérieur et international. Un découpage interne du sondage montre que les Républicains dépassent les Démocrates dans tous les domaines à l’exception de l’Ecologie.
La parution de ce sondage pourrait aussi avoir des répercussions sur les pourparlers israélo-palestiniens, lors des prochaines rencontres bimensuelles, au fur et à mesure que l’on se rapprochera de la date des élections. L’Administration américaine, qui ne cesse d’exercer de très lourdes pressions sur Israël, pourrait être tentée de « lever un peu le pied » afin de ne pas irriter les grandes organisations juives et perdre encore davantage d’électeurs juifs. Et par effet de miroir, il est à espérer que le Premier ministre israélien, rompu aux ficelles de la politique, tienne bon face à Washington, conscient que l’Administration Obama n’est pas dans sa phase la plus commode pour eux de pressuriser Israël, et le sera probablement encore moins si les Chambres sont dominées par les Républicains pour les deux années à venir.

 

 

 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 19:35

 

 

La France, un "artisan de la paix" ?

Par LESLIE REZZOUG 
12.09.10
http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull&cid=1282804780185


La France entretient depuis longtemps des relations ambiguës avec Israël. Et le conflit israélo-palestinien a rendu son rôle encore plus flou. Entre pourparlers diplomatiques et crispations communautaires, la France tente de s'imposer comme un médiateur incontournable dans la région, sans y parvenir vraiment.


PHOTO: AP , JPOST

En 1947, la France vote pour la création d'Israël aux Nations unies. Dès lors, elle ne remettra plus jamais en question l'existence ni la souveraineté de l'Etat hébreu. Elle soutient le pays et compte œuvrer pour son existence. Mais le conflit avec les Palestiniens et les autres pays arabes de la région, notamment le Liban, rend la position de Paris de plus en plus compliquée. Si son implication militaire reste limitée, elle s'efforce d'acquérir de plus en plus d'influence diplomatique.

Participation aux résolutions de l'ONU

•Après la guerre des Six jours, le Conseil de sécurité de l'ONU adopte la résolution 242 le 22 novembre 1967. Cette résolution stipule le retrait des forces armées israéliennes "des territoires occupés".

•En 2004, la France et les Etats-Unis prennent conjointement l'initiative de la résolution 1559. Adoptée dans l'urgence, elle appelle au respect de l'indépendance politique du Liban, au retrait de toutes les troupes étrangères de son sol, notamment israélienne, et à une élection présidentielle libre et équitable.

•La résolution 1701 du Conseil de sécurité des Nations unies est adoptée le 11 août 2006 à l'unanimité. Elle vise à stopper le conflit israélo-libanais. Le gouvernement libanais, qui comprend deux membres du Hezbollah, approuve la résolution le 12 août 2006 à l'unanimité.

Spécificité de la position française

On peut s'en étonner mais le conflit israélo palestinien passionne les Français. De l'homme de la rue aux plus hautes sphères de la diplomatie, tout le monde a son avis à donner sur le sujet. Peut-être que cet intérêt repose en partie sur l'exacerbation du sentiment communautaire : Juifs et Musulmans de France se sentent partie prenante de cette histoire en pleine mutation.

•Actes antisémites. Régulièrement, des synagogues et des cimetières juifs sont vandalisés, des personnes sont parfois même agressées, au nom de la cause palestinienne. Le cycle de tensions atteint son paroxysme en juillet 2004 lors des déclarations du Premier ministre Ariel Sharon appelant les Juifs de France à émigrer d'urgence en Israël.

•Ces faits divers tragiques conduisent à une division profonde de l'opinion en France. Institutions juives et associations de défense des droits de l'Homme s'indignent de ces comportements qui se nourrissent d'une vision souvent fantasmée du conflit israélo-palestinien. Au niveau politique, la fracture est profonde entre les partis qui soutiennent Israël et ceux qui critiquent son action à l'égard des Palestiniens. Ces divisions au sein même de la classe politique compliquent encore plus les relations franco-israéliennes.

•En 2002, la France met en place des projets de coopération bilatérale qui concernent l'ensemble des acteurs économiques et culturels français et israéliens. Un groupe de haut niveau a été chargé de réfléchir à la relance des relations bilatérales (politique et économique notamment). Cette réflexion a plus particulièrement porté, pour ce qui concerne les questions régionales, sur le dossier du nucléaire iranien et la mise en œuvre des résolutions 1559 et 1701, mais elle a également concerné le dialogue des cultures.

Relations avec les leaders israéliens et palestiniens

Les hommes d'Etat français ont à cœur de défendre leur position sur le conflit en recevant successivement des dignitaires des deux camps. Ces rencontres ont souvent été massivement relayées par les médias français. De la même façon, les hommes politiques français se sont parfois rendus en Israël. Ces discussions ont été l'occasion de défendre une vision française du conflit israélo-palestinien.

•La relation entre le président socialiste François Mitterrand et le chef historique de l'Organisation de libération de la Palestine, Yasser Arafat, a été particulièrement médiatisée. Le passé de résistant de François Mitterrand lui donne un attachement particulier à Israël. Cependant, il devient progressivement sensible à la cause palestinienne. Il le rencontre Arafat à plusieurs reprises, notamment en 1972, 1974 et 1993. Il prononce également un discours remarqué à la Knesset en 1982, soulignant l'importance d'établir deux Etats avec les mêmes droits.

•Durant la cohabitation Jacques Chirac-Lionel Jospin (1997-2002), le Premier ministre s'écarte de la position du gouvernement en soutenant fermement Israël. En 2000, il condamne "les attaques terroristes du Hezbollah contre des soldats israéliens". Il salue, par ailleurs, la retenue observée par Tsahal : "Epargner les populations civiles est une contrainte que s'efforce de respecter Israël." Cela lui vaudra des jets de cailloux lors de sa visite à l'université de Bir Zeit, haut lieu du nationalisme palestinien.

•Aujourd'hui le président Nicolas Sarkozy se présente comme un allié essentiel d'Israël et de son gouvernement. Il soutient l'Etat hébreu et considère ses actions militaires comme "légitimes". Il fustige le Hamas, responsable selon lui des souffrances de la population de Gaza. En se rendant au Proche-Orient, Sarkozy tente de peser dans les négociations et de s'imposer en "artisan de la paix".

Positions actuelles

•A l'approche de la conférence de Washington, prévue le 2 septembre sous l'égide des Etats-Unis, la France a fait entendre sa voix et souhaite peser dans les négociations. Elle a notamment réclamé que l'Union européenne dispose d'un siège lors des pourparlers afin de faire pression sur les Israéliens concernant le gel des constructions israéliennes en Judée-Samarie. Sa demande a néanmoins été refusée. Encore une fois, la France reste sur le banc de touche.

•Enfin, le dossier sur lequel la France s'illustre par sa virulence et son implication concerne le soldat de Tsahal, Guilad Shalit. Ce jeune homme de 24 ans a été fait prisonnier il y a quatre ans. Disposant de la nationalité française, il est devenu un symbole important pour le pays. Le 27 juillet dernier, le Premier ministre François Fillon rappelle que "quatre Français sont encore détenus", en incorporant Shalit à la liste de noms cités.

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 22:51

 

 

USA ISRAËL POLITIQUE - RAHM EMANUEL EST DONNÉ PARTANT. VISITANT ISRAËL IL AURAIT LANCÉ UNE BORDÉE DE JURONS À UN CONSEILLER DU PREMIER MINISTRE : « DON’T FUCK WITH ME ! »

SEP 201011

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 11 septembre 2010

 

NETANYAHOUWeb Review – "A deux mois d’élections très périlleuses, le secrétaire général de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, est (une nouvelle fois) donné bientôt partant, par le buzz de Washington. En avril dernier, Rahm Emanuel avait expliqué qu’il « aimerait bien un jour se présenter à la mairie de Chicago », si le maire actuel, le démocrate Richard Daley, ne se représentait pas. « Cela a toujours été mon aspiration » avait déclaré Rahm Emanuel. Depuis ce mardi, cette condition est remplie: le maire sortant a annoncé qu’il ne se représentera pas aux prochaines élections municipales, prévues le 22 février prochain (et 5 avril 2011 si aucun candidat ne dépasse les 50% de voix au premier tour, comme probable). Ce calendrier laisse assez peu de temps à Rahm Emanuel pour annoncer ses intentions : d’ici au 22 novembre, chaque candidat à la mairie de Chicago devra avoir réuni 12 500 signatures de soutien.

Annoncer un départ de la Maison Blanche juste avant les midterms (les élections de mi-mandat, le 2 novembre) n’arrangerait pas vraiment les choses pour l’équipe Obama, qui donne déjà l’impression de tanguer. S’il veut vraiment tenter l’aventure de Chicago et s’il réussit à attendre jusqu’au lendemain des midterms, en revanche, le départ de Rahm Emanuel pourrait assez bien « coïncider avec les appels au sang (frais) après un mauvais cycle », observe Ben Smith de Politico. Selon Smith, Rahm aurait même déjà révélé à ses confidents de Chicago le nom de son possible successeur à la Maison Blanche: Valerie Jarrett, une très proche de la famille Obama… qui fait d’ailleurs aussi partie du gang de Chicago. Mais d’autres noms ont été évoqués. Ben Smith énumère ceux de Peter Orszag, Jim Messina, Tom Daschle ou encore John Podesta. Ce dernier a l’air déjà presque en campagne pour le job, qu’il a déjà occupé pourtant sous Bill Clinton. « Après l’élection, il n’y a pas de doute que l’opinion publique demandera une conversation autour des tables de cuisine et des conseils de direction sur la façon dont le pays peut se rassembler pour avancer » a-t-il lancé mardi sur MSNBC. « Vous verrez des changements dans la façon dont il (Obama) parle aux Américains et dont il communique en particulier avec la communauté des affaires » a déjà promis John Podesta pour le lendemain des midterms.

Même avant que le poste de Chicago ne se libère, la rumeur à Washington depuis des mois donnait Rahm Emanuel sur le départ: on le dit encore plus irascible qu’à l’ordinaire, se plaignant de manquer de temps pour ses trois jeunes enfants, regrettant Chicago… Son tempérament explosif lui valent depuis longtemps les surnoms de Rahmbo ou de Rahm Dead Fish (Rahm Poisson Mort)… pour avoir, il y a très longtemps, envoyé un poisson mort à un sondeur qui l’avait irrité….

Mais ces derniers temps, la dégringolade de Barack Obama dans les sondages et les spéculations sur tout ce que la Maison Blanche a raté ces deux premières années l’auraient rendu particulièrement furieux.

En mai dernier, visitant Israël pour la Bar Mitzvah de son fils, il aurait aussi lancé une belle bordée de jurons à un conseiller du Premier ministre israélien, Ron Dermer, a rapporté Ben Caspit de Maariv. « Don’t fuck with me ! » aurait notamment crié Rahmbo. Sa crainte en l’occurrence serait que le Premier ministre israélien cherche surtout à gagner du temps jusqu’aux prochaines élections américaines de mi-mandat… dans l’idée qu’Obama en ressortira affaibli et sera un partenaire plus accommodant par la suite… De la part de Rahm Emanuel, ce « fuck » ou “don’t fuck” n’avait d’ailleurs rien de très surprenant, rappelle Ben Caspit, l’expression revenant« dans une phrase sur deux qu’il prononce ».

Source: http://washington.blogs.liberation.fr/great_america/2010/09/obama-risque-aussi-de-perdre-son-rahmbo.html

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6 septembre 2010 1 06 /09 /septembre /2010 19:05

 

 

Ouverture du dialogue stratégique Israël – UE

Le Vice-ministre des Affaires étrangères Ayalon a exprimé son appréciation de la direction européenne des sanctions contre l’Iran, et a souligné l’importance de la mise en œuvre et l’application des sanctions existantes.
Le Vice-ministre des Affaires étrangères Danny Ayalon a ouvert aujourd’hui (lundi 6 Septembre 2010) le dialogue stratégique entre Israël et l’Union européenne sur le contrôle des armes et la non-prolifération des armes de destruction massive.

La délégation européenne est dirigée par Annalisa Giannella, Représentante spéciale de l’UE pour la non-prolifération des armes de destruction massive. Au cours du dialogue, les deux délégations ont discuté de la question de la nucléarisation de l’Iran, la Conférence d’examen du TNP et d’autres questions de contrôle des armements.

Le Vice-ministre des Affaires étrangères Ayalon a exprimé sa gratitude à Mme Giannella à la direction européenne des sanctions contre l’Iran, et a souligné l’importance de la mise en œuvre et de l’application des sanctions existantes. Le Vice-ministre des Affaires étrangères Ayalon a déclaré : « Nous sommes conscients que les négociations entre la communauté internationale et l’Iran peuvent être renouvelées après la fin du Ramadan. Nous pensons qu’il est extrêmement important que les négociations se concentrent sur les éléments essentiels de la question nucléaire: la suspension complète et immédiate de l’enrichissement d’uranium, permettre le libre accès aux inspecteurs de l’Agence Internationale pour l’Energie Atomique (IAEA) et les réponses complètes aux questions de l’AIEA en ce qui concerne la recherche militaire. »

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 21:38

 

 

Alors qu'Obama a adressé ses voeux de "bonne année" aux dirigeants iraniens, souvenons-nous du discours de Bush à la Knesset et souhaitons que l'actuel Président en conserve une copie sur le Bureau ovale.

 

 

George W., reviens, ils sont devenus fous !

Traduction de Gilles Raphel

Pour aschkel.info et lessakele.

Texte préparatoire à l’allocution du Président Bush prononcée le 15 mai 2008 devant la Knesset lors du 60ème anniversaire d’Israël.

(Source : Maison Blanche, Bureau du Secrétaire de presse)

 

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Shalom,


Laura et moi sommes ravis d'être de retour en Israël. Nous avons été profondément émus par les célébrations de ces deux derniers jours. Et cet après-midi, j'ai l'honneur de paraître debout devant l’une des plus grandes  assemblées démocratiques du monde et d’exprimer la volonté du peuple américain.


C'est un rare privilège pour un président américain de faire face à la Knesset. Bien que le Premier ministre m'a dit qu'il existait quelque chose d'encore plus rare – le fait d'avoir une seule personne parlant à la fois dans cette enceinte. Mon seul regret est que l'un des plus grands dirigeants d'Israël ne soit pas là pour partager ce moment. Il est un soldat de légende, un homme de paix, et un ami cher. Les prières de tous les Américains vont à Ariel Sharon.

Nous sommes réunis pour marquer un évènement mémorable. Il y a soixante ans à Tel-Aviv, David Ben - Gourion proclamait l'indépendance d'Israël  fondée sur le "droit naturel du peuple juif à être maître de son propre destin ". Ce qui s’ensuivit fut plus que la mise en place d'un nouveau pays. Ce fut le rachat d'une ancienne promesse faite à Abraham, Moïse et David - une patrie pour le peuple élu en Eretz Israël.


Onze minutes plus tard, sur ordre du Président Harry Truman, les États-Unis ont été fiers d'être le premier pays à reconnaître l'indépendance d'Israël. Et à l’occasion de cet anniversaire historique, l'Amérique est fière d'être le plus proche allié d'Israël et son meilleur ami dans le monde.


L'alliance entre nos gouvernements est inaltérable, mais la source de notre amitié est plus profonde que n’importe quel traité. Elle repose sur la volonté commune de nos peuples, les liens du Livre, les liens de l'âme. Lorsque William Bradford est descendu du Mayflower en 1620, il a cité les paroles de Jérémie : « Que soit accomplie à Sion la Parole de Dieu. » Les fondateurs de mon pays y ont vu une nouvelle terre promise et ont donné à leurs villes des noms tels que Bethléem et Nouvelle Canaan. Et depuis lors, de nombreux Américains sont devenus les défenseurs passionnés de l’Etat Juif.


Des siècles de souffrances et de sacrifices devaient s'écouler avant que ce rêve ne soit accompli. Le peuple Juif a enduré les meurtres des pogroms, la tragédie de la Grande Guerre, et l'horreur de l'Holocauste - ce que Elie Wiesel a appelé « le royaume de la nuit. » Des hommes sans conscience ont emporté des vies et ont détruit des familles. Pourtant, ils n’ont pas pu détruire l'esprit du peuple Juif et ils n'ont pas pu briser la promesse de Dieu. Quand la nouvelle d’un Israël libre est enfin arrivée, Golda Meir, une femme courageuse qui a grandi dans le Wisconsin, n’a pu retenir ses larmes. Plus tard, elle a déclaré : « Depuis deux mille ans, nous avons attendu notre délivrance. Maintenant qu'elle est arrivée, l’évènement est si grand et si merveilleux qu’il dépasse la parole des hommes. »


La joie de l'indépendance a été amoindrie par le déclenchement de la guerre, une lutte qui se poursuit depuis six décennies. Pourtant, en dépit de la violence, au mépris des menaces, Israël a construit une démocratie prospère au cœur de la Terre Sainte. Vous avez accueilli des immigrants venus des quatre coins du monde. Vous avez forgé une société libre et moderne fondée sur un amour de la liberté, une passion pour la justice et le respect de la dignité humaine. Vous avez travaillé sans relâche pour la paix. Et vous avez combattu vaillamment pour la liberté.


L'admiration de mon pays pour Israël ne s'arrête pas là. Quand nous, les Américains, regardons Israël, nous y voyons un esprit de pionnier qui a permis un miracle agricole et mène maintenant une révolution high-tech. Nous y voyons des universités de classe mondiale et un chef de file international dans le monde des affaires, de l'innovation et des arts. Et enfin, nous y voyons une ressource plus précieuse que le pétrole ou l'or - le talent et la détermination d'un peuple libre qui refuse de se laisser arrêter par tout obstacle dressé sur la voie de son destin.


J'ai eu la chance d’observer le caractère d'Israël de près. J'ai touché le Mur Occidental, vu le soleil se refléter sur la mer de Galilée, et ai prié à Yad Vashem. Plus tôt aujourd'hui, j'ai visité Massada, un monument qui évoque le courage et le sacrifice. Sur ce site historique, les soldats israéliens prêtent serment : « Massada ne tombera pas une nouvelle fois. » [NDLT :  מצדה לא תיפול שוב Matzada lo tipol shouv]. Peuple d'Israël : Massada ne tombera pas une nouvelle fois, et l'Amérique sera toujours avec vous.


Cet anniversaire est l'occasion de réfléchir sur le passé. Il est aussi l’occasion de regarder vers l'avenir. Progressant ensemble, notre alliance sera guidée par des principes clairs - convictions partagées, ancrées dans la clarté morale et non influencées par des sondages de popularité ou l’évolution des opinions des élites internationales.


Nous croyons en la valeur incomparable de chaque homme, femme et enfant. Ainsi, nous insistons pour que le peuple d'Israël ait le droit à une vie décente, normale et paisible, tout comme les citoyens de toutes les autres nations.


Nous pensons que la démocratie est le seul moyen de garantir les droits de l'homme. Donc, nous considérons qu'il est honteux que l’Organisation des Nations Unies vote plus souvent des résolutions sur les droits de l’homme contre la démocratie la plus libre du Moyen-Orient que contre toute autre nation dans le monde.


Nous croyons que la liberté religieuse est fondamentale pour une société civilisée. Donc, nous condamnons l'antisémitisme sous toutes ses formes - qu'il s'agisse de ceux qui mettent ouvertement en question le droit d'Israël à exister, ou de ceux qui, discrètement, les excusent.


Nous estimons que les peuples libres devraient lutter et se consacrer à la paix. Aussi, nous saluons les choix que les courageux dirigeants d'Israël ont faits. Nous croyons également que les nations ont le droit de se défendre et qu'aucune nation ne devrait jamais être forcée à négocier avec les tueurs qui œuvrent à sa destruction.


Nous estimons que le fait de prendre des vies innocentes pour atteindre des objectifs politiques est inacceptable, toujours et partout. Donc, nous sommes unis contre le terrorisme et l'extrémisme, aussi, nous ne baisserons la garde ni n’abandonnerons notre détermination.


La lutte contre le terrorisme et l'extrémisme est le plus grand défi de notre époque. C’est plus qu'un choc des armes. Il s'agit d'un choc des visions, d’une vaste lutte idéologique. D'un côté, ceux qui défendent les idéaux de justice et de dignité avec la puissance de la raison et la vérité. De l'autre côté sont ceux qui poursuivent une vision étroite de la cruauté et de la domination en assassinant, en répandant la peur, et en propageant des mensonges.


Cette guerre est menée avec la technologie du 21ème siècle, mais à sa base, il s’agit du combat antique entre le bien et le mal. Les tueurs revendiquent l’esprit de l'Islam mais ils ne sont pas croyants. Celui qui prie le Dieu d'Abraham ne pourrait attacher une ceinture d'explosifs à un enfant innocent, ou massacrer des convives innocents lors d’un Seder de Pessa’h, ou lancer des avions dans des immeubles de bureaux remplis de travailleurs sans méfiance. En vérité, les hommes qui accomplissent ces actes barbares n’ont pas d’autres d'objectifs que leur propre désir de pouvoir. Ils n’acceptent aucun Dieu supérieur à eux-mêmes. Et ils nourrissent une haine particulière à l’endroit des plus ardents défenseurs de la liberté que sont les Américains et les Israéliens.


C'est pourquoi la charte fondatrice du Hamas appelle à l'élimination d'Israël. C'est pourquoi les adeptes du Hezbollah chantent « Mort à Israël ! Mort à l'Amérique ! » C'est pourquoi Oussama ben Laden enseigne que «l'assassinat des Juifs et des Américains est l'un des plus grands devoirs. » Et c'est pourquoi le président de l'Iran rêve de ramener le Moyen-Orient au Moyen-âge et appelle à ce qu'Israël soit rayé de la carte.


Il y a des gens bons et honnêtes qui ne prennent pas la mesure des ténèbres de ces hommes et tentent de justifier leurs paroles. Ceci est naturel mais leur attitude est totalement erronée. En tant que témoins du mal des temps passés, nous portons la solennelle responsabilité de prendre ces paroles au sérieux. Juifs et Américains ont connu les conséquences de négliger les déclarations des dirigeants qui répandent la haine. Et c'est une erreur que le monde ne doit pas répéter au 21èmesiècle.


Certains semblent penser que nous devrions négocier avec les terroristes et les radicaux, comme si quelque argument ingénieux parviendrait à les persuader qu'ils ont tort depuis le début. Nous avons déjà entendu cette folie auparavant. Pendant que les chars nazis entraient en Pologne en 1939, un sénateur américain a déclaré : « Seigneur, si seulement j'avais pu parler à Hitler, tout cela aurait pu être évité. » Nous avons l'obligation de dire à quoi cela correspond : au faux confort de l'apaisement, qui a été maintes fois discrédité par l'histoire.


Certaines personnes suggèrent que si les Etats-Unis rompaient les liens avec Israël, tous nos problèmes au Moyen-Orient s'en iraient. Cet argument usé est pris dans la propagande de nos ennemis, et l'Amérique le rejette absolument. La population d'Israël s’élève peut-être à un peu plus de 7 millions de personnes. Mais quand vous devez faire face à la terreur et au mal, vous êtes 307 millions de fois plus forts  car l'Amérique est à vos côtés.


L'Amérique est à vos côtés pour briser les réseaux terroristes et éliminer les sanctuaires des extrémistes. Et l'Amérique est avec vous fermement opposée aux ambitions nucléaires de l’Iran. Permettre au principal commanditaire de la terreur dans le monde de posséder l'arme la plus mortelle de la planète serait une trahison impardonnable à l’encontre des générations futures. Dans un souci de paix, le monde ne doit pas permettre à l'Iran de posséder l’arme nucléaire.


En fin de compte, pour l'emporter dans cette lutte, nous devons offrir une alternative à l'idéologie des extrémistes en élargissant notre vision de justice et de tolérance, de liberté et d'espoir. Ces valeurs représentent le droit évident de tous les peuples, de toutes les religions, dans le monde entier parce qu'elles sont un don de Dieu Tout-Puissant. Garantir ces droits est aussi le plus sûr moyen de garantir la paix. Les dirigeants qui sont responsables devant leur peuple ne recherchent pas l'affrontement sans fin ni les effusions de sang. Les jeunes qui possèdent une place dans leur société et qui peuvent s’exprimer sur leur avenir sont moins susceptibles de rechercher un sens dans le radicalisme. Et les sociétés où les citoyens peuvent exprimer leur conscience et leur culte, et prier leur Dieu, ne recourront pas à  la violence, elles seront des partenaires pour la paix.


La leçon fondamentale du 20ème siècle est que la liberté apporte la paix. Désormais, notre tâche consiste à appliquer cela pour le 21ème siècle. Nulle part cette entreprise est plus urgente qu'ici au Moyen-Orient. Nous devons être avec les réformateurs qui œuvrent à briser les vieux schémas de la tyrannie et du désespoir. Nous devons donner une voix aux millions de gens ordinaires qui rêvent d'une vie meilleure dans la liberté. Nous devons affronter le relativisme moral qui considère que toutes les formes de gouvernement sont toutes aussi acceptables et qui, de ce fait,  condamne des sociétés entières à l'esclavage. Surtout, nous devons avoir foi en nos valeurs et en nous-mêmes et conserver toute confiance afin de poursuivre l'expansion de la liberté qui ouvre la voie à un avenir pacifique.


Cet avenir transformera spectaculairement le Moyen-Orient d'aujourd'hui. Alors que nous célébrons les 60 ans de la fondation d'Israël, nous imaginons déjà la région dans 60 ans. Cette vision ne réalisera pas facilement ni en une nuit, et elle rencontrera une violente résistance de la part de nos ennemis. Mais si nous-mêmes, les futurs Présidents et les futurs élus de la Knesset poursuivent notre détermination et notre foi en nos idéaux, voici le Moyen-Orient tel que nous pourrons le voir :


Israël célébrera son 120ème anniversaire en tant que l'une des grandes démocraties du monde, une patrie sûre et prospère pour le peuple juif. Le peuple palestinien aura la patrie dont il a longtemps rêvé et méritée - un Etat démocratique régi par la loi, respectant les droits de l'homme et rejette le terrorisme. Du Caire à Riyad et de Bagdad à Beyrouth, les gens vivront dans des sociétés libres et ouvertes, où un désir de paix sera renforcé par des liens de la diplomatie, du tourisme et du commerce. L'Iran et la Syrie seront des nations pacifiques, où l'oppression d'aujourd'hui n’est plus qu'un lointain souvenir et les gens y seront libres de s'exprimer et de développer leurs talents. Et Al-Qaïda, le Hezbollah et le Hamas seront vaincus, les musulmans de la région ayant reconnu la vacuité de la vision des terroristes et l'injustice de leur cause.


Globalement, le Moyen-Orient sera caractérisé par une nouvelle période d'intégration et de tolérance. Cela ne signifie pas qu'Israël et ses voisins seront les meilleurs amis du monde. Mais lorsque les dirigeants de la région répondront aux désirs de leur peuple, ils  concentreront leurs énergies sur le développement des écoles et de l’emploi, non pas sur les attaques à la roquette ou les attentats suicides. Dans cette évolution, Israël ouvrira un chapitre nouveau de son histoire avec l’espoir que son peuple puisse vivre une vie normale, et que le rêve de Herzl et des fondateurs de 1948 puisse être pleinement et finalement réalisé.


Il s'agit d'une vision audacieuse, et certains diront qu'elle ne se concrétisera jamais. Mais pensez à ce que nous avons déjà vécu. Quand l'Europe a été elle-même détruite par la guerre totale et le génocide il était difficile d'imaginer que le continent, six ans plus tard, serait libre et en paix. Lorsque les pilotes Japonais lançaient des missions suicides contre les cuirassés américains, il semblait impossible que six décennies plus tard le Japon soit une démocratie, une clé de voûte de la sécurité en Asie, et l'un des plus proches amis de l'Amérique. Et quand les vagues de réfugiés sont arrivées ici dans le désert, démunies, encerclées par des armées hostiles, il était presque inimaginable qu’Israël puisse devenir l’une des nations les plus libres et plus prospères du monde.


Pourtant, chacune de ces transformations ont eu lieu. Et cette transformation future est aussi possible au Moyen-Orient, aussi longtemps que la nouvelle génération de dirigeants conservera le courage de vaincre les ennemis de la liberté,  fera les difficiles choix nécessaires à la paix et restera ferme sur le roc inébranlable des valeurs universelles.


Il y a soixante ans, à la veille de l'indépendance d'Israël, les derniers soldats britanniques sur le départ se sont arrêtés à Jérusalem devant un bâtiment dans le quartier juif de la Vieille Ville. Un officier a frappé à la porte afin de rencontrer le Grand Rabbin. L'officier lui a présenté une courte tige de fer - la clé de la porte de Sion - et a dit que c'était la première fois en 18 siècles que la clé de la porte de Jérusalem appartenait à un Juif. Les mains tremblantes, le rabbin a offert une prière d'action de grâce à Dieu, «  Qui nous avait accordé la vie et nous a permis d’atteindre ce jour. » Puis il s’est tourné vers l'officier, et a prononcé des mots que les Juifs n’avaient attendu depuis si longtemps : «J'accepte cette clé au nom de mon Peuple. »


Tout au long de ces six dernières décennies, le peuple Juif a créé un Etat qui rendrait fier l’humble rabbin. Vous avez développé une société moderne sur la Terre Promise, une lumière pour les nations qui préserve l'héritage d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Et vous avez construit une démocratie puissante qui durera à jamais et qui pourra toujours compter sur l'Amérique à ses côtés.

Que Dieu bénisse Israël.

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3 septembre 2010 5 03 /09 /septembre /2010 18:23

 

 

Vers un accord-cadre ?



 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1282804786767&pagename=JFrench/JPArticle/ShowFull

WASHINGTON - Première étape vers la conclusion d'un traité de paix final. Les pourparlers directs entamés jeudi à Washington ont accouché d'un premier succès. Israéliens et Palestiniens ont convenu de travailler sur un accord-cadre, dans les prochains mois, a annoncé jeudi George Mitchell, envoyé spécial des Etats-Unis au Proche-Orient.


PHOTO: AP , JPOST

L'idée, selon des sources proches de Binyamin Netanyahou, est de parvenir à un accord de principe sur les questions fondamentales.

Si Mitchell a refusé de communiquer davantage de détails sur les sujets évoqués, les questions du statut final, dont les frontières d'un Etat palestinien, la sécurité, les réfugiés et Jérusalem, auraient été abordées.

Le médiateur américain a souligné que l'accord-cadre ne serait pas un "accord intérimaire".

"Le but d'un accord-cadre sera d'établir les compromis fondamentaux nécessaires pour leur permettre d'étoffer et de parvenir à un traité global qui mettra fin au conflit et instaurera une paix durable entre Israël et les Palestiniens", a t-il déclaré.

Selon Mitchell, les relations entre Netanyahou et le chef de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas sont "cordiales". Il note une atmosphère très "positive et constructive".

Les deux parties ont également convenu de tenir une autre série de pourparlers les 14 et 15 septembre dans la région.

Le président égyptien Hosni Moubarak et le roi Abdallah de Jordanie, tous deux présents à Washington, ont apporté leur soutien au processus de paix naissant. Moubarak s'est dit disposé à accueillir les parties pour la prochaine série de pourparlers.

La station balnéaire de Charm el-Cheikh, en Egypte, accueillera très probablement les deux parties.

La secrétaire d'État américaine, Hillary Clinton, et George Mitchell accompagneront ces négociations, signe du rôle central des Etats-Unis dans le processus de paix.

Jeudi, Israéliens et Palestiniens auraient confirmé qu'il était possible de parvenir à un accord sur tous les sujets en un an. Au cours d'un dîner, le dirigeant israélien a de nouveau tendu la main au chef de l'Autorité palestinienne. "Je comprends le désir de votre peuple pour la souveraineté, il est possible de réconcilier ce désir avec le besoin de sécurité d'Israël", a déclaré Netanyahou.

Et de concéder : "Pour avoir un compromis durable, chaque partie devra faire des concessions mutuelles douloureuses."

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2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 18:17

 

 

Conférence de presse conjointe du Président Obama et du Premier ministre Netanyahu, Washington, D.C. -1er septembre 2010-

ambisrael.

 

 

Président Obama : Bonjour à tous. Le Premier ministre Netanyahu et moi-même venont d’avoir une discussion très productive au sujet de nos efforts communs pour faire avancer la cause de la paix entre Israéliens et Palestiniens et dans tout le Moyen-Orient.
J’en dirai plus sur les réunions du jour, non seulement avec le Premier ministre Netanyahu, mais aussi avec les autres participants aux pourparlers ici dans la roseraie cet après-midi. Mais je voulais précisément prendre le temps de parler aux peuples d'Israël et de la région du massacre insensé qui a eu lieu hier, près d'Hébron.

Il y a des extrémistes et des partisans du refus qui, plutôt que de rechercher la paix, vont chercher la destruction. Et la tragédie que nous avons vu hier dans laquelle des gens ont été abattus sur une route par des terroristes qui cherchent délibérément à saper ces négociations est un exemple de ce que nous combattons. Mais je veux que chacun soit très clair: Les Etats-Unis vont être inébranlables dans leur appui à la sécurité d'Israël et nous allons faire reculer ce genre d'actes terroristes.

Et le message qui devrait être entendu par le Hamas et tous ceux  qui s’attribuent le mérite de ces actes de haine est que cela ne nous empêchera non seulement pas d’assurer la sécurité d’Israël mais aussi de garantir une paix durable dans laquelle les gens de la région pourront suivre une autre trajectoire.

Je tiens également à exprimer les sincères condoléances du peuple américain aux familles de ceux qui ont été abattus. Et je tiens à remercier le Premier ministre Netanyahu, au cours d'une période très difficile pour son pays, d’être toujours si attaché à la cause de la paix alors qu'il est ici avec nous aujourd'hui.

Premier ministre Benyamin Nétanyahou: Je vous remercie, Monsieur le Président, d’exprimer ce que je pense être le sentiment des honnêtes gens partout, face à cette sauvagerie et cette brutalité.

Quatre personnes innocentes ont été abattues et il y a aujourd’hui sept orphelins de plus à cause de gens qui n'ont aucun respect pour la vie humaine, piétinent les droits de l'homme dans la poussière et massacrent ceux auxquels ils s’opposent.

Je pense que la déclaration du Président est une expression de notre volonté de lutter contre cette terreur. Et les discussions que nous avons eues ont été, en effet, ouvertes, productives, sérieuses dans la quête de la paix et ont également porté sur la nécessité d'obtenir des règlements de sécurité qui sont en mesure de faire reculer ce type de terrorisme et d’autres menaces à la sécurité d'Israël. C'est un élément fondamental, une fondation importante de la paix que nous cherchons et à laquelle nous travaillons. Et j’apprécie, Monsieur le Président, vos efforts pour faire avancer cette paix pour nous et pour nos voisins, pour notre région, et je pense que nous pouvons le dire : pour le monde.

Merci.

Président Obama : Je vous remercie. Et laissez-moi vous dire que je vais rencontrer le président Abbas cet après-midi. Il a également  condamné cette attaque scandaleuse. J'ai la plus grande confiance en lui et sa croyance en une solution à deux Etats dans lesquels le peuple d'Israël et les Palestiniens vivraient côte à côte dans la paix et la sécurité. Et je lui suis également reconnaissant pour sa présence ici aujourd'hui.

Nous avons beaucoup de travail à faire. Il y'en aura  qui vont faire tout leur possible pour porter atteinte à ces pourparlers, mais nous allons rester forts.

Donc,  je suis très reconnaissant au Premier ministre Netanyahu et au président Abbas, ainsi qu'au président Moubarak et au roi Abdallah de Jordanie pour leur participation. J'aurai une plus longue discussion à ce sujet cet après-midi après mes réunions bilatérales.

Merci

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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