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Embarras de la presse turque qui tente tant bien que mal de passer l’incident sous silence. A l’issue des trois jours de réunion à Istanbul du sommet de la Coopération en Europe du Sud-Est (SEECP), la déclaration finale relative à l’affaire de la flottille ne condamne pas mais déplore l’incident (extrait : “We deplore the loss of life and injuries during the incident in the international waters of the Eastern Mediterranean”).

Ainsi dans son article de synthèse sur le sommet, l’agence de presse turque Today’s Zaman pourtant prolixe et  habituellement perspicace, se réfugie dans l’ellipse: “The declaration failed to use the word “condemnation” and used instead the word “deplore” following a consensus among members to that effect. Turkish officials declined to comment when asked by Today’s Zaman whether there was clear objection from any member against use of the word “condemnation.”

Selon Today’s Zaman, les officiels turcs n’ont donc pas souhaité faire de commentaires quant à l’objection de l’un des membres, sur l’utilisation du terme “condamnation”. Circulez, il n’y a rien à voir.

Le quotidien turc Hürriyet avait pourtant susurré la veille  dans son édition en anglais “ One of the countries involved refused to use the term “condemn” in drafting the declaration, according to diplomatic sources”.  Ouverture des vannes en revanche dans l’édition en turc d’Hürriyet hier: c’est bien la Roumanie qui a refusé. Une Roumanie au passage montrée du doigt par le quotidien qui rappelle que Bucarest s’apprête à ouvrir son espace aérien aux militaires israéliens.  Today’s Zaman gagnerait à lire la presse populaire. On y apprend souvent des choses intéressantes.

DB.

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(*) Le Processus de Coopération en Europe du Sud-Est (SEECP) est une organisation régionale fondée en 1996 qui inclut Turquie, Albanie, Bosnie- Herzégovine, Bulgarie, Croatie, Grèce, Monténégro, Macédoine, Moldavie, Roumanie, Serbie et Slovénie. La Turquie en assure la présidence actuelle.