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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 23:48

 

 

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freds

 

 

 

Abandonner ses alliés :

une tradition de la politique étrangère américaine 

 

Par Frédéric SROUSSI

pour Aschkel.info et Lessakele

 

 

Les alliés de l'Amérique a la fin de la 2ème guerre mondiale

 


 

 

L’histoire moderne de la politique étrangère des États-Unis devrait enseigner aux dirigeants israéliens de ne jamais se fier totalement à l’Amérique. 

Tout d’abord il est bon de rappeler que les États-Unis ne sont jamais très prompts à courir au secours de leurs alliés. Pendant la guerre 14-18 , les USA ne  se décidèrent à entrer en guerre qu’en 1917 et pendant la Seconde Guerre mondiale les États-Unis attendirent 1941, après l’attaque japonaise contre Pearl Harbor, pour enfin intervenir. De 1939 à 1941, l’ami britannique des États-Unis supporta à lui-seul le fardeau de la guerre déclenchée par le monstre hitlérien. 

On pourra retrouver ce manque de loyauté des américains vis-à-vis de leurs alliés lors de la crise du canal de Suez (1956) qui se déroula seulement 11 ans après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Après l’illégale nationalisation du canal de Suez par l’Égypte nassérienne, alors que le canal, voie maritime essentielle pour le commerce, est détenue à 44% par les Français et les Britanniques, la France (en guerre contre les terroristes algériens du FLN dont le siège est au Caire) et l’Angleterre s’associent à Israël (les temps ont bien changé !) pour créer une coopération militaire afin de rouvrir le canal de Suez et de renverser Nasser. Israël pouvait considérer à juste titre comme un casus belli la fermeture du canal de Suez aux bateaux israéliens .

De plus, les Égyptiens soutenaient et encourageaient les attaques terroristes des fedayins contre le territoire de l’État hébreu, ce qui rendait la guerre contre l' Egypte absolument nécessaire. 

.S’ensuivirent donc les Accords de Sèvres (octobre 1956) signés entre la France, le Royaume-Uni et Israël dont le but était de ramener les choses à la normale du côté du canal de Suez.

Il fut donc décidé qu’une opération militaire israélo-franco-britannique aurait lieu à partir de la fin octobre 1956.

Face à l’attaque menée par ces trois pays , l’armée de Nasser fut totalement dépassée.

Mais les réactions à l’offensive ne se firent pas attendre puisque l’URSS menaça la France, le Royaume-Uni et Israël d’une attaque nucléaire afin de forcer ces trois pays à retirer leurs armées.

Que firent alors les États-Unis ?

Eh bien, ils décidèrent de lâcher leurs alliés en exigeant comme les soviétiques, le retrait des forces occidentales.

L’Amérique n’hésita pas à trahir une fois de plus son camp quitte à s’associer en pleine guerre froide à une prise de position politique initialement prise par le Kremlin.

L’abandon d’un autre allié des États-Unis s’effectua à peu près 20 ans plus tard lorsque les Américains  battus - plus politiquement que militairement - au Vietnam laissèrent tomber leurs alliés de la République du Vietnam (ou Sud-Vietnam) qui luttaient aux côtés des forces américaines contre leur ennemis communistes du Viet Cong et de l’armée populaire vietnamienne de la République démocratique du Vietnam (ou Nord-Vietnam).

La stratégie du gouvernement Nixon, connue sous le nom de «vietnamisation», avait pour but de renforcer les troupes du Sud-Vietnam tout en retirant l' armée américaine du bourbier vietnamien.

Le but affiché par Nixon était que les forces armées du Sud-Vietnam pourraient, par la suite, combattre seules ses ennemis communistes.

Mais soyons lucides, il était évident que si les Américains associés aux forces du Sud-Vietnam n’avaient pas réussi à véritablement gagner la guerre, les forces du Sud-Vietnam seules étaient condamnées par avance.

Ceci est corroboré par une note datant 2 septembre 1969 (découverte par l’historien militaire James H. Wilbanks) émanant du Général Creighton W. Abrams, commandant du US Military Assistance Command Vietnam .

Dans cet écrit , le Général C. W. Abrams met en garde le gouvernement Nixon en ces termes : «La vietnamisation pourrait ne pas permettre au Sud-Vietnam de gérer la menace combinée d’une invasion par le Nord-Vietnam et d’une insurrection dans le Sud».

Arriva ce qui devait arriver, les États-Unis retirèrent leurs troupes du Vietnam le 29 mars 1973 et à peine deux ans plus tard le Nord-Vietnam envahissait le Sud-Vietnam.

Les Américains étaient déjà loin et leurs anciens alliés du Sud-Vietnam n’allaient jamais se remettre de cette offensive. 

Nous pouvons dire qu'aujourd’hui l’Amérique utilise encore cette même doctrine au Moyen-Orient et en Asie centrale : «irakisation» et «afhganistanisation» pourraient pourtant déboucher sur de nouveaux conflits après le départ des troupes américaines.

Mais «après moi le déluge» semble être un concept-clé de la politique étrangère américaine.

Après tout, le prétendu grand ami d’Israël George W. Bush n’a t-il pas laissé le très grave problème iranien en l’état alors que de nombreux spécialistes pensaient qu’il ne partirait pas de la Maison Blanche sans avoir agi contre la menace nucléaire émanant des mollahs et des Pasdarans ? 

Aujourd’hui l’allié stratégique israélien de l’Amérique est abandonné (une fois de plus) à son sort et subit d’intolérables pressions de la part des États-Unis.

Les partenaires de l’Amérique devrait sérieusement se souvenir que l’oncle Sam est loin d’être toujours fiable. 

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 19:02

 

 

 

logo arié

Par ARIé

Les Américains ne sont pas frileux comme les Européens; quand il s’agit d’effectuer un recensement, ils n’hésitent pas à demander aux recensés s’ils se considèrent comme Indiens, Hispaniques, Blacks et même « Nègres ». Le mot « Negro » a été introduit pour la première fois pour permettre aux plus âgés de s’identifier à un vocable qui leur est familier parce que « Afro-Américain » est un concept plutôt ésotérique. Mais les Américains sont aussi subtils; ainsi ils invitent les citoyens à cocher plusieurs cases, s’ils le désirent. Ainsi Tiger Woods, fier de son sang très mêlé pourrait en cocher au moins quatre: Black, Chineese, Indien, White…

Ainsi un individu né d’une Visage pâle et d’un Africain, tel qu’Obama, devrait en toute logique cocher deux cases, voire plus, s’il le désire. Le Président a choisi, et c’est parfaitement son droit, de ne cocher qu’une seule. Le recensement n’est pas conçu comme une vérité objective mais comme un choix personnel: qui veux-je être ? Le recensement n’aborde que l ‘aspect ethnique et non la religion du sondé. C’est dommage parce que l’on additionne des torchons et des serviettes. Ainsi Juifs, Arabes, Perses, Afghans, sont tous à ranger sous la rubrique de White; la race caucasienne, quoi ? Heureusement qu’il existe une case libre qui s’intitule « some other race » qui permet de divaguer à sa guise. Ainsi, si je suis la logique de Shlomo Sand, je descendrai des Khazars et non d’Abraham, puisque le peuple juif n’existe pas. Par ailleurs il y quelque chose d’injuste dans ce sondage, puisque les « American Indian » ont eux la possibilité d’indiquer leur tribu: Apaches, Cheyennes, Sioux, Comanches, Crows, etc. Ils sont pistonnés, mais quelque part ils le méritent.

Je suggère aux têtes d’œufs qui ont conçu ce sondage de l’affiner d’avantage s’ils souhaitent en tirer des enseignements opérationnels. Sinon il ne sert à rien.

Donc, Obama a choisi de se définir comme « Black, African Am. or Negro ». On ne saura jamais auquel des trois vocables il souscrit. Quoiqu’il en soit, bien qu’il ait été élevé par une mère et des Grands- Parents blancs de chez white, il décide de faire l’impasse sur la case.

Quand on a lu attentivement son premier livre « Les rêves de mon père », on n’est pas vraiment surpris par cette réponse. Le livre est une longue digression, pas mal faite d »ailleurs, sur ce que feu Aimée Césaire, une de mes idoles, a intitulé « la Négritude ». C’est bien simple, à travers 600 pages il ne parle que de sa recherche personnelle, quasi obsessionnelle, de son identité de Noir. Le point d’orgue dans cette recherche, fort courageuse et parfois pénible, est sa rencontre de Jérémy Wright, le Pasteur qui a su lui tirer des larmes et qui l’a encré dans une Négritude faite de Jésus, de Congrégation baptiste composée à 100 % de Noirs, et d’une identité enfin assumée. Tout cela serait fort sympathique si ce Pasteur n’était pas un Anti-Blanc, un Anti-Americain et un Anti-Israël. Pour lui, un vrai Noir ne peut se concevoir que s’il s’oppose à la « Blancitude », peu importe le degré de bronzage comme dirait le sieur Berlusconi. Il est donc logique qu’Obama n’ait coché qu’une case.

Tout ceci ne porterait pas à conséquence, si ce Monsieur n’était pas devenu, comme dit Anne Sinclair, le Roi du Monde.

Un roi, qui, en analysant le parcours de son père, a compris une chose fondamentale, qui peut se résumer en un mot: compromis. Son père était un individu brillant, qui, comme le dit l’expression consacrée, est parti de rien pour arriver à pas grand chose, parce qu’il n’avait pas compris, admis ou voulu, composer avec le Pouvoir en place. Au Kenya il s’agissait de pouvoir tribal, aux Etats-Unis c’est un peu plus complexe, mais si on apprend les règles du jeu et si l’on est futé et patient, comme sait l’être Obama junior, on arrive forcément à ses fins.

La tentative avortée de son père de prouver dans son pays qu’il était le meilleur, l’audace d’espérer que lui a communiqué son père adoptif, le Révérend Wright, plus sans doute quelques coups de pouce de la part d’amis affluents, musulmans pour la plupart, additionné au caractère farouche de sa femme, l’ont propulsé à la Maison-Blanche.

Une fois installé, Obama continue le travail entamé en tant qu’organisateur, assistant social, dans la banlieue de Chicago, à savoir offrir la couverture sociale aux plus démunis de ses frères de couleur. Il y parvient, réalisant ainsi en partie le rêve de Négritude sociale de son père. Il ne lui reste plus qu’à s’atteler aux problèmes de la planète terre, qu’il aborde selon le même modèle. Il y-a ceux qui souffrent ou qui prétendent souffrir et il y a ceux qui les exploitent parce qu’ils sont forts, blancs, riches et éduqués. Il se trouve que souvent ils sont juifs de surcroit. « Israël is a dirty word , disait son mentor Jérémy Wright, les inspirateurs et amis de Wright, qui sont Musulmans pour la plupart, mais la frontière est extrêmement tenue entre Chrétiens et Musulmans chez les frères de couleur. Farrakhan et feu Malcolm X, évoqués dans les « Rêves de mon père » n’aiment pas les Blancs et encore moins les Juifs. Le modèle d’Obama épouse la nouvelle équation Nègre = Palestinien = opprimé / Blanc = Israélien = oppresseur = usurpateur de Jérusalem. La suite est connue et se transforme en une obsession à faire plier Israël.

Obama a choisi en toute conscience de devenir un Black ou un Nègre, comme le juif Trotski, au début du XIX e siècle a choisi de devenir communiste révolutionnaire. La naissance et la couleur de la peau ne fait rien à la chose; on choisit ce que l’on veut devenir et on coche la case où l’on s’identifie le mieux dans le questionnaire de recensement.

Le problème, c’est que les rêves de son père qu’Obama junior a pris à son compte et la haine du Pasteur Wright ont produit un président qui réfléchit comme l’opprimé-redresseur des injustices qu’il a choisi de devenir, et alors, pauvre planète, pauvre Israël et surtout pauvre Amérique.

Pour la petite histoire je vous rappelle le passage biblique développé par le Pasteur Wright qui a permis à Obama de trouver la Lumière. Je n’invente rien, c’est écrit noir sur blanc dans son premier livre et constituera le titre de son second : « L’audace d’espérer ». Il s’agit d’un passage du Livre de Samuel que les juifs lisent le premier jour de Roch Hachanah. Hannah pleure et se lamente devant Dieu, sur l’esplanade du Temple de Jérusalem( c’est à l’Est) parce qu’elle ne peut avoir d’enfant. Son appel sera entendu et elle donnera naissance à Samuel, l’un de nos grands Prophètes. Jérémy Wright brode autour de la souffrance de Hannah et la rend universelle. Passages de son sermon : « l’on devine le roulement de tambour de la guerre, dans un monde gémissant sous les conflits et la misère …. où la cupidité des Blancs dirige un monde de pauvreté, l’apartheid dans un hémisphère, l’apathie dans l’autre hémisphère …. »

Hannah, dans la Torah, se plaint de sa stérilité. Full Stop. Dans la mesure où elle prie c’est qu’elle espère que sa prière sera entendue ; il n’y a aucune audace la dedans. Mais tordre le cou à la Torah a toujours constitué l’exercice favori de certains.

Le monde est gouverné aujourd’hui par un homme qui a réappris les Relations internationales dans l’Eglise Unie du Christ du Révérend Wright. Rappelons qu’Obama a quitté officiellement cette congrégation le 30 Mai 2008 alors qu’il était toujours en concurrence contre Hillary Clinton, dans les Primaires Démocrates. Il remporte dans la foulée les deux Etats qui lui manquaient pour atteindre le quorum. Drôle de timing pour se fâcher avec un mentor quelque peu dérangeant.

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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:39

 

 

 

Exclusif Aschkel et Lessakele.

 

OBAMA AUTORISE LE FINANCEMENT DE L'OLP !


Comme le montrent ces documents exclusifs en date du 7 avril 2010 et publiés dans les registres fédéraux le 15 avril 2010, le chef de la Maison Blanche considère que la levée des restrictions au financement de l'Organisation de Libération de la Palestine, ainsi que de l'Autorité Palestinienne, relève de l'intérêt de la sécurité nationale américaine !

De quoi rassurer les caciques de Ramallah à l'heure où Shabaneh révélait le gouffre des malversations financières, escroqueries, détournements de fonds orchestrés par l'OLP...  

Document 1 :

doc1.JPG

Document 2 :

doc2.JPG

Par Aschkel 
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:35

 

 

Le plan Obama : sacrifier Israël, Michel Gurfinkiel
Le président américain a donc décidé de sacrifier Israël. Mais son opinion publique est fidèle à l'État juif. Et les Juifs américains - mieux vaux tard que jamais - se réveillent. J’ai affiché la photo sur l’écran de mon ordinateur : Barack Obama devant le Mur des Lamentations à Jérusalem. C’était pendant l’été 2008… Le sénateur de l’Illinois venait de gagner les primaires démocrates. Or, pour gagner les présidentielles de l’automne suivant, il lui fallait l’électorat juif. Paris, dit-on, vaut bien une messe…. et la Maison Blanche, un détour par les vestiges du Temple de Salomon ! Obama joua le grand jeu : kipa blanche, visage recueilli, supplique griffonnée sur une feuille de papier et glissée entre deux pierres massives. Le 4 novembre 2008, quelque 77 % des Juifs américains votèrent pour lui. (HAMODIA)
 
 
Aujourd’hui, Obama affirme que Jérusalem-Est est un '' territoire palestinien occupé '' et que les Israéliens n’ont pas le droit d’y habiter ou d’y construire. Par « Jérusalem-Est », il entend tous les quartiers et espaces qui, jusqu’au 5 juin 1967, étaient contrôlés par la Jordanie : qu’ils se situent au centre, au nord, à l’est ou au sud de la Ville sainte ! La Vieille Ville de Jérusalem en fait partie. Et le Mur des Lamentations aussi. Obama n’a donc pas hésité, afin d’être élu, à effectuer en 2008 une visite qu’il doit qualifier rétrospectivement - au regard de la politique qu’il applique aujourd’hui - d’illégale. Qu’on ne dise surtout pas que le président actuel des États-Unis n’avait pas encore saisi, voici deux ans, en tant que candidat, toutes les subtilités de la politique proche et moyen-orientale ! Ce n’est pas parce qu’il prend la plupart des Juifs américains pour des idiots - à juste titre ? - qu’il en est un lui-même.
J’ai affiché une autre photo sur mon écran : la secrétaire d’État américaine, Hillary Clinton, à la tribune du lobby juif américain, Aipac, le 23 mars dernier. Elle y condamne les appels à l’émeute et à la violence que lancèrent les Palestiniens à la suite de l’inauguration une semaine auparavant de la nouvelle Synagogue de la 'Hourva rebâtie sur l’emplacement de l’édifice original qui fut dynamité par les Jordaniens le 27 mai 1948. Mieux : elle y voit une « provocation », retournant ainsi contre les Palestiniens le mot que l’administration Obama vient d’employer contre Israël à propos d’un projet immobilier dans le quartier juif de Ramat-Chlomo, au nord de « Jérusalem-Est ». Mais la 'Hourva, comme le Mur des Lamentations, se situe dans la Vieille Ville. Donc, selon la doctrine américaine actuelle, sur un territoire non moins occupé que Ramat-Chlomo ! Qu’on ne dise surtout pas qu’Hillary Clinton ne voit pas de contradiction… Ce n’est pas parce qu’elle traite les Juifs américains en enfants qu’elle en est un elle-même.
 
Jérusalem-Est, pour parler net, n’est pas un territoire palestinien occupé. C’est un territoire disputé. Ce qui revient à dire que plusieurs parties peuvent y faire valoir leurs droits. Et qu’elles doivent parvenir, dans le cadre de la légalité internationale contemporaine, à un compromis par la négociation. Depuis 1967, les divers « processus de paix » israélo-arabes, sous l’égide des Nations Unies, des États-Unis ou de ce que l’on appelle le Quartet (Onu, États-Unis, Europe, Russie) ont toujours admis cette règle. Mais Obama passe outre. Arguant d’un « échec » des négociations en cours, il a décidé, sans s’interroger sur les causes de celui-ci - notamment la guerre civile inter palestinienne entre Fatah et Hamas - de « dicter » la paix au Proche-Orient aux dépens d’Israël.
Les premiers signes de ces choix stratégiques remontent au printemps 2009, c’est à dire aux premiers moments de l’administration Obama : qu’il s’agisse des déclarations et discours enamourés que le nouveau président prodigue alors à l’islam en général ou à l’Iran en particulier, ou des propos de certains de ses conseillers selon lesquels il faut « jeter Israël sous un autobus ».
Mais depuis quelques semaines, le rythme s’accélère… Le 21 mars, le journaliste David Ignatius, spécialiste des questions géopolitiques et du Moyen-Orient, publie dans le Washington Post un éditorial où il affirme qu’il est temps que les USA rejettent le « brouillard » où se complaisent les diplomates et d’« énoncer clairement les principes de base qui doivent encadrer ces résolutions ». Il ajoute que ceux-ci ont été « avancés par Zbigniew Brzezinski ». L’homme, désormais octogénaire, qui fut voici une trentaine d’années le mentor de Jimmy Carter pendant sa campagne électorale de 1976 puis son grand vizir de 1977 à 1981. Et qui, en tant que tel, présida aux revers les plus cinglants que l’Amérique ait connus depuis sa fondation : de la communisation de la Corne de l’Afrique à celle de l’Afghanistan, en passant par le déploiement de missiles nucléaires russes au cœur de l’Europe, la chute de l’Iran et la séquestration des diplomates américains de Téhéran. Or ce même Brzezinski ne cesse de se répandre en nouveaux '' plans '' proche-orientaux. Fin 2009, par exemple, il conseillait aux militaires américains d’abattre les avions israéliens qui tenteraient d’effectuer un raid contre l’Iran !
 
Le 7 avril dernier, Ignatius apporte dans le même journal d’importantes précisions en révélant qu' Obama a élaboré un plan de paix quasi-définitif au cours d’une réunion qui a eu lieu le 24 mars. Y ont aussi participé : le général James Jones, président du Conseil national de sécurité d’Obama, un anti-israélien convaincu ; Brent Scowcroft, dit le « papillon tête de mort », conseiller du président George Bush père, un anti-israélien glacé et résolu ; Sandy Berger, un ancien conseiller de Bill Clinton, assez pro-israélien mais d’extrême-gauche ; Colin Powell, ce militaire afro-américain d’origine jamaïcaine qui a dû toute sa carrière politique aux républicains mais qui les a trahis en 2008 pour Obama ; Frank Carlucci, un honnête dinosaure de l’époque Reagan, proche aujourd’hui de la Rand Organization, think-tank liée, entre autres, à l’Arabie Saoudite ; et Robert McFarlane, issu lui aussi de l’administration Reagan, persécuté pour son rôle dans l’affaire Iran-Contras, passé par une longue dépression et devenu depuis un Chrétien mystique.
Le 11 avril, Brzezinski révèle enfin ce plan - toujours dans le Washington Post : il s’agit de récupérer à la fois le plan Barak de l’été 2000, repris ensuite par Bill Clinton mais envoyé aux orties - de l’aveu même de Clinton – par Arafat, et le « plan de paix saoudien de 2002 », ultime resucée de plans de paix concoctés depuis la fin des années 1960 par des diplomates américains pro-pétrole. Un lecteur superficiel y verrait une tentative sincère de concilier les vues israéliennes et arabes. Mais un lecteur averti y voit immédiatement un accord de type Munich !
 
En voici le paragraphe le plus révélateur : « L’administration Obama doit faire savoir aux parties concernées que si son offre est rejetée par l’une des parties ou par les deux, les USA saisiront le Conseil de sécurité de l'ONU, déclenchant ainsi des pressions internationales sur la partie récalcitrante ».
Brzezinski qui, en dépit de ses origines polonaises, n’a pas beaucoup d’esprit, commet ici une énormité ! Car il aurait dû plutôt écrire à la fin de ce paragraphe : « (…) déclenchant ainsi des pressions internationales sur la ou les parties récalcitrantes ». L’omission du pluriel est un aveu : cela ne peut viser qu’Israël ! Car seul Israël peut être ainsi soumis à des sanctions internationales dans la mesure où la partie adverse - que Brzezinski présente sans plus de précision comme « les Palestiniens » - n’est pas membre de l’Onu ni même à ce jour sujet de droit international…
Israël est un État de type occidental (démocratique et soumis à la loi) inséré dans le système des États occidentaux. Les sanctions que décrétera Obama, et que l’Onu ne manquera pas de valider l’affecteront dans sa chair et ses os. Les Palestiniens, ou ce qu’ils sont censés être, appartiennent à un autre monde, sans démocratie ni loi. On peut gager que tous les États membres de la Conférence islamique, plus de 50 États, refuseront d’appliquer des sanctions contre eux. Et que la plupart des États ou non-États du tiers-monde et de l’ancien '' second monde '' communiste agiront de même.
 
Mais Obama et ses conseillers ont trop présumé de leurs forces ! L’opinion publique américaine, prise dans son ensemble, est favorable à l’État juif - à 63 % selon un sondage Gallup du 24 février 2010. Et l'opinion publique juive elle-même serait en train de se réveiller de ses errements. Selon un sondage McLaughlin & Associates du 14 avril, 42 % seulement des Juifs américains envisageraient de voter à nouveau pour Obama en 2012, tandis que 46 % préféreraient un autre candidat.  
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21 avril 2010 3 21 /04 /avril /2010 18:31

 

 


http://www.jewishpress.com/pageroute.do/43335 

No We Can't, President Obama


Adaptation française : Galila sur sionisme.xooit.com
 


Non, nous ne pouvons pas , Président Obama !

Lettre de Ifergan Avi, Rehovot, Israël adressée au Président Obama 
 


Monsieur le Président,

Pas plus tard que ce mois-ci, votre secrétaire d'Etat Hillary Clinton émit lors d'un échange de discussions avec des dirigeants juifs que «parfois, les amis doivent se dire des vérites mêmes pénibles . Eh bien, M. le Président, permettez-moi, au nom de mon peuple, de vous retourner la politesse. Vous avez toujours été , d’une facon rhétorique , soucieux d'Israël, mais l'incongruence de vos actions pendant la première année de votre présidence nous a laissé israéliens et juifs du monde entier, perplexes d’incompréhension . Monsieur le Président, voici la dure vérité d'un père israélien de 3 fillettes, âgées de moins de 6 ans.

Non , nous ne pouvons pas prendre de risques quand il s'agit de la sécurité physique de notre pays, de notre peuple ou de mes filles. Nous n’avons pas le droit à l’erreur . La sécurité est notre priorité principale.

Vous voyez, nous apprenons de notre histoire, et elle nous a enseigné une vérité simple: Non , nous ne pouvons pas compter sur les promesses ou sur la protection des autres nations quand notre peuple se trouve face à une menace existentielle. Le monde a assisté, sans bouger , lorsque les nazis nous exterminaient ; A chaque décade depuis l’existence d’Israel nos voisins et aussi les Palestiniens nous ont fait la guerre, et le monde a regardé dans un silence relatif . Dans les années qui suivirent le soi-disant traité de paix d'Oslo, le monde est resté silencieux alors que les Israéliens étaient confrontes a des centaines d’attentats-suicides , qu'ils etaient poignardes , cribles de balles , et kidnappés . Le monde toutefois n'hésitait pas à nous critiquer ouvertement lorsque nous avons créé des postes de contrôle et construit une barrière de sécurité pour nous protéger.

Non nous ne pouvons pas comprendre pourquoi , en 2006, lorsque plus de 4.000 missiles du Hezbollah pleuvaient sur un tiers de la population israélienne, les dirigeants du monde ont jugé important de critiquer la réaction militaire d'Israël. Nous avons pu lire aussi leurs critiques qui nous salissaient , dans les gros titres des médias du monde entier lors de l'opération «Plomb durci» à Gaza en 2008. Durant les 6 années précédentes ils restèrent silencieux alors que les roquettes Kassam lancées depuis Gaza forçaient la population du sud d 'Israël à dormir dans des abris, et recommandaient même à Israel la retenue militaire. Bien sûr, cela a changé depuis que l'armée israélienne est entrée dans la bande de Gaza pour localiser et détruire les lanceurs de roquettes du Hamas.

Non , nous ne pouvons pas croire que vous attendriez à ce que vos gouvernements réagissent de façon différente, si vous et vos enfants étaient confrontés à de telles menaces .

Non , nous ne pouvons pas supporter un président iranien , finançant le Hezbollah et le Hamas dont la pensée est négationniste et qui dans un même souffle déclare ouvertement que ses intentions sont de parvenir à la capacité nucléaire de l'Iran , et à la destruction de l '«entité sioniste».
Non nous ne pouvons pas imaginer que vous allez faire quelque chose de plus sinon de proposer des sanctions plus sévères contre l’Iran - et comment vous appelez cela , du - «confinement»? C'est pour ainsi dire qu’il finira bien par obtenir l'arme nucléaire qu’il recherche , non?
Non nous ne pouvons pas accepter la division de Jérusalem. Jérusalem est la capitale éternelle d'Israël, et du peuple juif. Elle n'est pas «la troisième ville sainte», comme elle l’est pour les musulmans. Elle est la seule et unique ville sainte du peuple juif. Il en a été ainsi depuis plus de 2.000 ans. Depuis qu’elle est passée sous souveraineté israélienne toutes les confessions religieuses peuvent s’y rendre et être pratiquées ouvertement et librement . Oh - et vous devez savoir que le «Waqf», ces Palestiniens qui contrôlent le Mont du Temple à Jérusalem, ne permettent à aucune autre religion , Juive ou chrétienne , de venir prier la-bas . J'ai même entendu dire que le balancement ou le mouvement silencieux des lèvres est interdit .
Aussi , non , nous ne pouvons pas avoir des amis qui nous dictent, la où nous pouvons ou ne pouvons pas construire à Jérusalem - ou qui ont le sentiment d’avoir été insulté lorsque nous faisons ce qu’il nous plait dans notre propre pays.

Non , nous ne pouvons pas croire que donner au peuple palestinien une terre qui leur soit propre , relève d’une si haute priorité dans votre programme de politique étrangère. En considerant leurs droits civils et leur bilan terroriste, et l’influence grimpante du Hamas en tant que parti dominant . Monsieur le Président, savez-vous que lorsque l'Autorité palestinienne est arrivée au pouvoir en 1994, son premier texte de loi fut de requerir la peine de mort pour les palestiniens, qui vendraient des terres aux Juifs. Plus de 100 Palestiniens ont été condamnés sans aucun jugement à la peine de mort, pour de telles ventes au cours des 15 dernières années. Est-ce la «solution à deux Etats» que vous préconisez ?

Non , nous ne pouvons pas comprendre pourquoi vous avez passer la première année de votre présidence, à étreindre , à vous courber et à saluer ces brillants« champions » de la liberté et de la démocratie de Chavez au Venezuela , du roi Abdallah d'Arabie saoudite, ou de Moubarak d’ Egypte . Je vous sais avisé de la brutalité et du manque de liberté dans ces pays non démocratiques -de la décapitation, de l'interdiction d'une femme à témoigner devant les tribunaux , ou tout simplement de conduire , de l’intolérance quand il s'agit de gens qui sont différents - que ce soit dans la culture, la religion ou l'orientation sexuelle.

Et nous ne pouvons pas comprendre pourquoi, en Israël, le paradoxe est vérité , où les Arabes bénéficient plus de libertés que dans n'importe quel autre pays arabe dans le monde - libertés de parole et d'expression , liberté de presse, de religion , de tolérance à la communauté gaie et lesbienne, d'égalité des sexes, vous avez choisi de faire une grosse affaire au sujet des constructions juives dans leur ville la plus sainte - Jérusalem? Nous sommes une cible facile, nous le savons, mais s'il vous plaît, et si vous proposiez un sujet plus substantiel à soulever , un sujet sur une non-démocratie , par exemple ?

Non , nous ne pouvons pas comprendre pourquoi diable , nous Israeliens , n’avons rien obtenu de vous jusque là . Nous, Israéliens, par l’entremise de nos gouvernements , avons à maintes reprises démontré un engagement indéfectible à la paix, et la volonté de payer le prix fort pour cela. En 1947, nous avons accepté la Résolution de l'Assemblée générale de l'ONU proposant la partition de la Palestine en deux États , bien que nous n'aurions eu aucun contrôle sur Jérusalem ou les quartiers environnants . Les Arabes la rejetèrent, et à la place de cela 6 Nations arabes déclarèrent la guerre à notre jeune Etat. En 1979, nous abandonnèrent un morceau de territoire supérieur à la superficie de l'État d'Israël, le Sinaï, en échange de la paix avec les Egyptiens. En 1999, nous nous sommes retirés unilatéralement du Sud-Liban, ce qui permit au Hezbollah d’y installer ses bases à notre place. Un an plus tard, le ministre israélien Ehud Barak offrit aux Palestiniens le «contrat du siècle" - 97% de la Cisjordanie, 100% de la bande de Gaza, le démantèlement de 63 colonies de peuplement et en acceptant que les quartiers de Jérusalem-Est deviennent la capitale de leur nouvel état. Cela aussi, a été rejeté par les Palestiniens. En 2005, le Premier ministre d'Israël, Sharon , sans même négocier , ni exiger des concessions, lança son plan de désengagement unilateral qui mena au démantèlement de 21 colonies de la bande de Gaza et de 4 en Cisjordanie.
Non nous ne pouvons pas vous faire confiance .... pour le moment. La confiance se mérite . Vous voyez, Monsieur le Président, j’enseigne à mes filles à prêter peu d'attention aux mots et une attention particulière aux actes. Mon peuple a démontré par l’ acte que nous sommes prêts à payer un prix élevé pour la paix et la sécurité. Plus d'une fois vous avez dit que vous étiez engagé à la sécurité d’ Israël et que vous ne toléreriez pas une capacité nucléaire de l'Iran. Maintenant c'est à votre tour d’assortir vos paroles par des actes. Une solution à deux Etats avec le peuple palestinien relève de si peu d'intérêt si l'Iran atteint ses objectifs nucléaires.





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18 avril 2010 7 18 /04 /avril /2010 14:42

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=18163

 

 

États-Unis, avril 2010 : des ténors interpellent l’administration Obama

Hélène Keller-Lind

dimanche 18 avril 2010


Il y a les lettres ouvertes de Ron Lauder, Président du World Jewish Congress, et d’Elie Wiesel, Prix Nobel de la Paix, publiées dans le Wahsington Post. Il y a la lettre à Hillary Clinton signée par 76 Sénateurs américains, dont 38 Démocrates, et plus de 300 membres (367) de la Chambre des Représentants, les mises en garde d’Eric Cantor, membre du Congrès, ou celles du Britannique David Pryce-Jones, spécialiste du Moyen-Orient.


A contrario il y a eu les déclarations de Barack Obama . Reprises par le Président Sarkozy ou d’une Hillary Clinton qui se contredit

Ron Lauder et le Congrès Juif Mondial préoccupés

C’est en tant que « Américain fier de l’être et Juif fier de l’être » que Ron Lauder s’est adressé au Président Obama dans une lettre ouverte pour lui dire l’inquiétude des Juifs dans le monde. Par rapport à l’Iran et « ses intentions génocidaires vis-à-vis d’Israël » et de voir « l’État juif isolé et délégitimisé. » Mais aussi inquiétude face « à la détérioration dramatique des relations diplomatiques entre les États-Unis et Israël. »

Il précise que l’annonce de constructions à Jérusalem n’était qu’un « faux pas diplomatique et ne concernait que la quatrième étape sur sept d’un processus dans un permis de construire ; pour un projet de construction de maisons dans des années dans un quartier juif de Jérusalem qui restera une partie intégrante d’Israël dans un accord de paix, quel qu’il soit. »

Il se pose des « questions préoccupantes : pourquoi l’idée centrale du discours de cette Administration à propos du Moyen-Orient semble faire porter la responsabilité à Israël du manque de progrès dans les négociations de paix. Après tout, ce sont les Palestiniens et pas Israël qui refusent de négocier. »

Rappelant qu’Israël « a fait des concessions sans précédent, » il ajoute que « Israël a mis en place le plus important moratoire de son histoire sur les constructions en Judée Samarie »

« La source du conflit, » écrit-il, « a toujours été le refus palestinien d’accepter Israël en tant qu’État- nation du peuple juif. Chaque Président américain qui a tenté de négocier un accord de paix s’est heurté tôt ou ou tard à l’intransigeance palestinienne. » Il faut se souvenir, ajoute-t-il, « de l’angoisse du Président Clinton lorsque ses propositions de paix furent rejetées sans ménagement par les Palestiniens en 2000. Les implantations n’étaient pas la question clef alors. Par plus qu’elles ne le sont aujourd’hui. »

Autre question : « quelle est la position de l’Administration quant aux frontières d’Israël dans un accord final ? « Il note que « l’ambiguïté à ce sujet a provoqué une vague de rumeurs et d’angoisse » et redoute que « l’Amérique ne soit plus engagée pour s’assurer qu’Israël ait des frontières qui puissent être défendues.....et ait des frontières comme celles d’avant 1967 qui provoquèrent l’invasion du pays. »

Et « quelle serait la réponse des États-Unis si les Palestiniens voulaient ces frontières-là en déclarant unilatéralement leur indépendance ? Ce qui serait irresponsable. »

Ron Lauder s’interroge ensuite sur « les ambitions stratégiques de l’Amérique au Moyen-Orient au sens large. Son désir bien connu de vouloir améliorer les relations avec le monde musulman [se fera-t-il au prix ] de frictions avec Israël ? Pense-t-on que la détérioration des relations avec Israël pourront améliorer les relations avec les musulmans ? » Il conclut que « l’Histoire est claire sur ce point : l’apaisement ne marche pas. Et peut aboutir au contraire de ce que l’on recherche. »

Quant à l’Iran, « l’acteur le plus dangereux de la région, » c’est sur cette « énorme menace...d’un Iran doté de l’arme nucléaire » que les États-Unis devraient se concentrer, dit-il. En se souvenant que « Israël est l’allié le plus proche de l’Amérique au Moyen-Orient... » et que, « ce grand pays et le minuscule Israël partagent depuis longtemps les valeurs essentielles que sont la liberté et la démocratie. Un lien très précieux pour le peuple juif. »

Elie Wiesel dit le cœur de Jérusalem

Dans le Washington Post le Prix Nobel de la Paix Elie Wiesel publie une lettre ouverte dans laquelle il évoque Jérusalem. Déplorant que la ville « soit à nouveau au centre des débats politiques et des tempêtes internationales. Détruite dix-sept fois, reconstruite dix-sept fois, elle se retrouve à nouveau au centre de confrontations politiques qui pourraient déboucher sur un conflit armé. »

Et il poursuit : « pour moi, le Juif que je suis, Jérusalem se situe au-dessus de la politique. Elle est mentionnée plus de six cents fois dans les Écritures et pas une seule fois dans le Coran. Sa présence dans l’histoire juive est dominante. Il n’y a pas de prière plus émouvante dans l’histoire juive que celle qui exprime notre ardent désir de retourner à Jérusalem. » Et il fait part d’un souvenir d’enfance : « la première chanson que j’ai entendue était une berceuse chantée par ma mère sur Jérusalem et pour Jérusalem. Sa tristesse et sa joie font partie de notre mémoire collective. »

Il rappelle que « depuis que le roi David a fait de Jérusalem sa ville les Juifs ont vécu à l’intérieur de ses murs avec deux interruptions seulement ; lorsque des envahisseurs romains lui en ont interdit l’entrée puis lorsque, sous l’occupation jordanienne l’entrée fut refusée aux Juifs dans le vieux quartier juif qui, quelle que soit leur nationalité, ne pouvaient aller méditer et prier au Mur, dernier vestige du Temple de Salomon. Il est important de se souvenir que si la Jordanie n’avait pas rejoint l’Égypte et la Syrie en 1967 pour entrer en guerre contre Israël la vielle ville de Jérusalem serait encore arabe. Il est clair que si les Juifs étaient prêts à mourir pour Jérusalem ils n’étaient pas prêts à tuer pour Jérusalem. »

Il souligne que « pour la première fois dans l’histoire Juifs, chrétiens et musulmans peuvent prier librement dans leurs lieux saints. Et, contrairement à ce que disent certains médias, ils peuvent construire dans la ville. L’angoisse ressentie à propos de Jérusalem n’a rien à voir avec de l’immobilier mais avec le souvenir. »

« Les pressions ne produiront pas de solution, » poursuit-il. Et, plutôt que « de s’attaquer au problème le plus complexe et délicat prématurément, » il préconise de « prendre d’abord des mesures permettant aux communautés israélienne et palestinienne de trouver le moyen de vivre ensemble dans une ambiance de sécurité. » Se référant au rabbin hassidique Nahman de Bratislav, il conclut que « Jérusalem est le cœur de notre cœur, l’âme de notre âme. »

On peut imaginer le désarroi qui doit être celui d’Elie Wiesel qui, il y a un an environ, disait à Genève qu’il n’aurait jamais pu imaginer entendre un jour le flot de haine antisémite que venait de déverser Mahmoud Ahmadinejad depuis la tribune du Conseil des Droits de l’Homme des Nations unies. Discours applaudi par une grande partie de ce Conseil. Mais Elie Wiesel, qui venait d’être violemment pris à partie par un Iranien hystérique ajoutait pourtant alors qu’il fallait poursuivre le combat, quoi qu’il en coûte.

Lettre à Hillary Clinton signée par les trois-quarts du Sénat américain et plus de trois cents membres de la Chambre des Représentants

C’est au Secrétaire d’État Hillary Clinton que s’adressait la lettre signée par 76 Sénateurs américains dont 38 Démocrates et près de 340 membres de la Chambre des Représentants. Ils y enjoignent le Secrétaire d’État de « ne rien faire qui puisse porter atteinte aux relations entre les États-Unis et Israël » préconisant des « négociations directes qui sont dans l’intérêt de tous ceux qui sont concernés, États-Unis y compris.

Ils soulignent également que « en dépit de tous vos efforts, cela fait plus d’un an que des négociations israélo-palestiniennes sont gelées, un renversement par rapport à une politique menée pendant 16 ans. » Ils attribuent clairement la responsabilité de ce blocage aux Palestiniens qui « mettent en avant une liste de plus en plus fournie de préconditions sans précédent. Alors que le Premier ministre d’Israël a affirmé catégoriquement qu’il veut entamer sans conditions des négociations de paix avec les Palestiniens. »

Et il faut, disent-ils, « réaffirmer qu’il y a entre les États-Unis et Israël des liens sacrés ....et empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. » Et ne pas perdre de vue « les menaces d’agression et de terrorisme » qui existent dans une région où « Israël est la seule véritable démocratie et un facteur de stabilité. »

Enfin, ils mettent l’Administration actuelle en garde, rappelant que « c’est la force même de notre relation qui a rendu possibles les accords de paix arabo-israéliens à la fois parce que cela a convaincu ceux qui qui voulaient détruire Israël de renoncer à cet espoir et parce que cela a donné aux gouvernements israéliens successifs la confiance nécessaire pour prendre des risques calculés. Comme l’a dit le Vice-Président lors de sa visite récente en Israël : « il y a progrès au Moyen-Orient lorsque tout le monde sait qu’il n’y a aucune divergence entre les États-Unis et Israël. » C’est un soutien américain inébranlable qui a contribué à ce que des traités de paix puissent être signés avec l’Égypte et la Jordanie. »

Quant aux désaccords portant sur des points précis, « mieux vaut les résoudre à l’amiable et d’une manière qui convient entre deux alliés stratégiques de longue date. »

Une Hillary Clinton qui se contredit

Hillary Clinton, lorsqu’elle était Sénatrice, savait que l’incitation à la violence et la haine antisémite chez les Palestiniens rendaient impossible tout espoir de paix et le disait en recevant Palestinian Media Watch au Sénat. Mais cette même Hillary Clinton, aujourd’hui Secrétaire d’État s’empêtre dans des déclarations contradictoires

Ainsi dit-elle que « l’OLP est devenu un partenaire de paix crédible. Elle a rejeté la violence, amélioré la sécurité et progressé dans sa lutte contre l’incitation [ à la haine et la violence ] et accepté le droit qu’a Israël d’exister. » Mais, dans ce même discours elle dit aussi : « il reste un travail considérable à fournir. L’Autorité palestinienne doit redoubler d’efforts pour en finir avec l’incitation et la violence, la corruption et installer une culture de la paix et de la tolérance chez les Palestiniens. Les dirigeants devraient éviter d’utiliser des organisations internationales, notamment les Nations unies, comme tribunes pour des discours incendiaires. »Pourtant les dirigeants palestiniens continuent à faire l’éloge du terrorisme ...

Eric Cantor appelle un chat un chat après les dernières déclarations de Barack Obama

« Israël est une démocratie qui a toujours fait les sacrifices nécessaires pour parvenir à la paix en dépit des menaces constantes remettant en cause son existence même, » a rappelé également Eric Cantor, Sénateur républicain chargé de la discipline dans son parti.

« Le seul véritable obstacle empêchant de mettre un terme au conflit au Moyen-Orient est le refus palestinien d’accepter de vivre aux côtés d’Israël en tant qu’État juif. Tandis qu’Israël continue à chercher un partenaire fiable pour parvenir à la paix, on célèbre toujours le terrorisme en Cisjordanie et à Gaza. En dépit de cette réalité et depuis le premier jour la Maison Blanche applique un double standard grave en refusant de tenir les Palestiniens pour responsables de leurs nombreuses provocations. On en arrive à se demander où sont les adultes responsables dans cette Administration. »

S’il s’agit « de se faire bien voir de certains dans le monde arabe, » dit-il, « cela ne fera en rien avancer la cause de la paix au Moyen-Orient. Quelle sorte de message est envoyé au monde quand notre pays semble tourner le dos à des alliés stratégiques de premier plan qui partagent nos valeurs ? »

Il précise que « la liste des griefs qui sont censés alimenter la haine des terroristes islamiques est sans fin et elle évolue. Avant qu’Al Qaida utilise contre nous notre soutien à Israël, le grief majeur de Ben Laden était la présence de troupes américaines en Arabie Saoudite et les sanctions contre l’Irak de Saddam Hussein – griefs qui n’existent plus. Suggérer que les terroristes en Irak et en Afghanistan déposeront leurs armes si nous prenons nos distances avec Israël relève d’un aveuglement naïf. Nous le savons parce que cela a déjà été essayé. Lorsque, par exemple, la Russie a pris le parti des ennemis arabes d’Israël depuis l’époque de la Guerre Froide et, aujourd’hui, en condamnant Israël aux Nations unies, en vendant des armes aux ennemis jurés d’Israël que sont la Syrie et l’Iran et en tentant de bloquer des sanctions internationales qui aient un sens contre le programme nucléaire iranien. Est-ce que cela a empêché des bombes humaines terroristes d’assassiner 38 personnes dans une attaque perpétrée dans deux stations de métro moscovites le mois dernier ? »

Citant la lettre ouverte de Ron Lauder, il note que de plus en plus d’Américains « sont de plus en plus inquiets de voir que les relations entre les États-Unis et Israël se détériorent, » ajoutant que « le peuple américain comprend qu’Israël est un allié stratégique au Moyen-Orient, aux côtés de qui nous devrions nous tenir dans notre combat mutuel pour empêcher que l’islamisme et un Iran nucléaire progressent. »

Eric Cantor menacé

Les positions d’Eric Cantor restent inébranlables en dépit des menaces de mort proférées à son encontre et celle de sa famille sur You Tube fin mars. Menaces verbales émanant d’un dénommé Norman Leboon qui lui ont valu d’être inculpé et arrêté après une enquête menée par le FBI de Philadelphie. 
Quelques jours plus tôt des individus avaient tiré contre les bureaux du Sénateur américain qui reçoit régulièrement 
des menaces de mort

David Pryce-Jones dénonce quatre « erreurs présidentielles, » épinglant des déclarations de Barack Obama

En réaction à des déclarations de Barack Obama lors d’unerécente conférence de presse l’analyste David Pryce-Jones énumère les erreurs de taille faites par le Président américain. Celui-ci, en effet, déclarait notamment que des conflits comme celui du Moyen-Orient « nous coûtent chers en termes de sang versé et de trésors dépensés. » Déclaration reprise par le New York Times qui y voit, à juste titre sans doute, un changement dans la politique américaine. Il y va, disait le Président américain de « l’intérêt vital de la sécurité des États-Unis » de résoudre ce type de conflit.

En réalité, affirme l’analyste, « c’est Israël qui tient la ligne de front contre l’Iran dont le pouvoir s’étend dans la région via la Syrie, le Hezbollah et le Hamas. Si Israël ne tenait pas ce front les États-Unis seraient confrontés à un choix difficile : soit s’attaquer de front à l’Iran soit concéder que la Pax Americana n’a pas marché et se retirer du Moyen-Orient de la manière la moins honteuse possible. »

La seconde erreur est de croire que « la paix entre Israël et les Palestiniens sera la clef de la stabilité au Moyen-Orient....s’il y avait la paix demain et un État palestinien, cela ne changerait en rien la division entre Sunnites et Chiites, les ambitions d’Ossama Ben Laden ou de Mahmoud Ahmadinejad ou la guerre civile au Yémen, les conflits confessionnels au Liban, les despotes indéboulonnables en Égypte et en Syrie, etc. »

La troisième erreur est, selon lui, purement et simplement de croire en cet État de Palestine car « les Palestiniens sont irrémédiablement divisés entre le Fatah et le Hamas et [ la création de ] un État déclencherait une guerre civile pour déterminer quelle faction en est le propriétaire. »

Et, dit-il, « embourbé dans ces idées fausses et cette ignorance, Obama envisage d’utiliser sa présidence pour imposer une certaine solution à Israël, » ce qui est « une quatrième erreur, » car « aucune solution de ce type n’existe. Tenter d’imposer quelque chose à Israël l’obligerait à considérer que son existence même est devenue un problème aigu d’auto-défense et de survie. Les conséquences que cela pourrait entraîner défient l’imagination. »

Et de conclure : « à la Maison Blanche il semble que quelqu’un aime jouer avec le feu. »

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17 avril 2010 6 17 /04 /avril /2010 22:25

 

 

Sur le site du Congrès juif mondial, en date du 15 avril 2010



Traduction : Objectif-info


La decision sans précédent du Congrès juif mondial de rendre publiques ses interrogations sur l'administration Obama démontre que les frictions croissantes entre cette administration et Israël sont une cause de grande inquiétude au sein de la communauté juive. Un sondage réalisé par McLaughlin a montré que seuls 42% des juifs qui avaient voté Obama voteraient à nouveau pour lui.
De nombreuses spéculations des média, en Amérique et en Israël, portent sur les effets de ces tensions sur la politique intérieure israélienne. La lettre de M. Lauder et du Congrès juif mondial suggère que le président Obama sera face à des tensions politiques intérieures s'il poursuit sa querelle publique avec Israël.

Cher Président Obama

Je vous écris aujourd'hui en tant qu'Américain, fier de l'être, et en tant que juif, fier de l'être aussi.

Les Juifs du monde entier se posent aujourd'hui des questions inquiètes. Nous sommes préoccupés par les ambitions nucléaires d'un régime iranien qui se vante de ses intentions génocidaires contreà l'endroit d'Israël. Nous sommes préocuppés de voir que l'état juif est isolé et délégitimé.

M. le président, nous sommes préoccupés par la détérioration dramatique des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et Israël.

La bureaucratie israélienne du logement a fait une annonce malencontreuse, et votre administration l'a qualifiée d' "insulte." Ce faux-pas diplomatique se situait à la quatrième étape d'un processus d'autorisation qui en compte sept, pour un plan de construction d'habitations à l'échéance de plusieurs années, dans un secteur juif de Jérusalem qui reviendra intéralement à Israël dans n'importe quel accord de paix.

Notre préoccupation se transforme en alarme quand nous abordons quelques questions redoutables. Que signifie la brusque poussée de rhétorique de cette administration sur le Moyen-Orient, qui semble imputer à Israël le blocage des négociations de paix? Après tout, ce sont les Palestiniens et non Israël qui refusent de négocier.

Israël a fait des concessions sans précédent. Il a décrété un moratoire sur les implantations le plus important de l'histoire israélienne.

Israël a confirmé publiquement son soutien à une solution à deux-état. En regard, de nombreux Palestiniens sont ancrés dans leur refus de reconnaître ne fut-ce que le droit d'Israël d'exister.

La cause profonde du conflit a toujours été le refus palestinien d'accepter Israël en tant qu'état-nation du peuple juif. Tous les présidents américains qui ont voulu aboutir à un accord de paix se sont heurtés tôt ou tard à cette intransigence palestinienne. Souvenons-nous de la détresse du président Clinton quand ses propositions de paix ont été rejetées sans ménagement par les Palestiniens en 2000. Les implantations n'étaient pas la question centrale à l'époque.

Elles ne sont pas non plus la question centrale aujourd'hui.

La nouvelle question importante est celle-ci : quelle est la position de l'admiistration sur les frontières d'Israël qui seraient définies dans un accord sur le statut final ? L'ambiguïté à cet égard a provoqué une vague de rumeur et de bruits inquiétants. Est-il vrai que l'Amérique n'est plus garante de l'attribution à Israël de frontières défendables en cas d'accord sur le statut final ? A-t-on planifié une révision de ses positions qui laisserait à Israël les frontières non défendables qui étaient une invitation à l'invasion avant 1967 ? Il y a du coté palestinien, une tentative réelle de faire de ces frontières non défendables la base d'une déclaration d'indépendance unilatérale à venir. Comment les Etats-Unis répondraient-ils à ce genre d'initiative irresponsable ?

Et quelles sont les ambitions stratégiques de l'Amérique dans le grand Moyen-Orient ? Le désir de l'administration d'améliorer ses relations avec le monde musulman est bien connu. Mais les frictions avec Israël font-elles partie de cette stratégie ? A-t-on fait l'hypothèse que la détérioration des relations avec Israël est susceptible d'améliorer les relations avec les musulmans ? Sur cette question, l'histoire a clairement tranché : l'apaisement ne fonctionne pas. Il aboutit à l'opposé de l'objectif prévu.

Et qu'en est-il de l'acteur le plus dangeureux de la région ? Les Etats-Unis ne doivent-ils pas se focaliser sur ce qui est l'unique gande menace qui défie le monde aujourd'hui ? Cette menace est un Iran en possession d'armes nucléaires. Israël n'est pas seulement l'allié le plus proche de l'Amérique au Moyen-Orient. Il est aussi celui qui s'est engagé avec le plus de fermeté à servir l'objectif déclaré de l'administration : s'assurer que l'Iran ne possèdera pas d'armes nucléaires.

M. le président, nous saluons votre sincérité dans la recherche d'une paix durable. Mais nous vous demandons avec insistance de prendre en considération les préoccupations que nous avons exprimées ici. Notre grand pays et le minuscule état d'Israël partagent depuis longtemps les valeurs centrales de liberté et de démocratie. C'est un lien très apprécié par le peuple juif. Dans cet esprit, je vous suggère, avec le plus grand respect, qu'il est temps de mettre un terme à notre querelle publique avec Israël et d'affronter les véritables défis que nous devons relever ensemble.

Bien à vous,

Ronald S. Lauder

Président du Congrès juif mondial

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16 avril 2010 5 16 /04 /avril /2010 08:34

 

http://www.france-israel.org/articles.ahd?idart=228

Sortir de l’expectative et prendre position, Isi Leibler

 

Texte original anglais : "Down from the fence", 14/04/2010


Traduction française : Menahem Macina, pour France-Israël
 


Il faut applaudir Ronald Lauder, Président du Congrès Juif Mondial, pour son appel à ce que l'Administration Obama mette fin à l'antagonisme et à la pression à sens unique qu'elle exerce à l’encontre d’Israël.

Cet appel figure dans une lettre ouverte au Président Barack Obama, publiée [le 14 juin] sous forme d’une page achetée dans le  Wall Street Journal, le Washington Post et le Jerusalem Post. Par cet action, Lauder brise le silence que s’est imposé la majeure partie de l’establishment juif américain, depuis l’exploitation par Obama d’une annonce faite à un moment inopportun par un fonctionnaire municipal israélien de rang inférieur concernant la construction dans un quartier exclusivement juif de Jérusalem, et dont le président américain a pris prétexte pour lancer une féroce attaque contre Israël.

L’autre exception notable est celle du responsable de l’ADL [Anti-Defamation League], Abe Foxman, qui, enfant, a survécu à l’Holocauste, et s’est affirmé dès le début comme la seule voix du courant juif majoritaire à protester contre ce traitement partial et brutal. Il a même proposé récemment une marche de protestation sur Washington.

La réaction générale des autres organisations juives a consisté en un silence décevant et semblait motivée par l’illusion que les relations entre les Etats-Unis et Israël s’amélioreraient d’elles-mêmes, par la force des choses.

En ouvrant la conférence de l’AIPAC, son nouveau président, Lee Rosenberg, a exprimé sa préoccupation et demandé instamment que ces divergences ne soient pas rendues publiques. Mais il y avait une certaine réticence à s’opposer ouvertement au comportement discriminatoire de l'administration Obama.

La Conférence des Présidents des Principales Organisations américaines, spécifiquement créée pour faire entendre la voix des Juifs américains à propos d'Israël, a été extraordinairement passive, bien que le vice-président de son conseil d’administration, Malcolm Hoenlein, n’ait rien d’une colombe.

Pour ce qui est des dirigeants d’organisations n’appartenant pas à l’establishment, il y eut, bien sûr, de bruyantes récriminations de personnalités juives indépendantes, y compris de  défenseurs notoires du parti démocrate, qui avaient voté pour Obama, croyant, à tort, qu'il honorerait ses promesses électorales. C’est ainsi que Alan Dershowitz a publié une mise garde explicite contre le danger qu’il y aurait, pour les Etats-Unis, à suivre la voie des erreurs désastreuses de Munich, qui visaient à amadouer [Hitler] ; Marty Peretz, éditorialiste de la New Republic a violemment réprimandé Obama.

Le démocrate en vue et ancien maire de New York, Ed Koch, n'a pas mâché ses mots. Il a accusé Obama d’humilier et de calomnier Israël et de vouloir pousser l'Etat juif sous un autobus, afin de mener à bien son ordre du jour pro-arabe. Il a confessé qu’il regrettait amèrement d’avoir voté pour un président disposé à trahir et à abandonner Israël.

Et il va sans dire qu’il y a eu des protestations de la droite politique – l'Organisation Sioniste d'Amérique et la Coalition Juive Républicaine. Il y a eu aussi des appels angoissés de nombreux Juifs de la base.

Il y a toujours eu des juifs engagés pour constituer l’avant-garde de l'action politique dans de telles situations.

Dans ce contexte, bien que tardive, la critique publique émise par Lauder est importante. Elle déclenchera sûrement une violente tempête de reproches, mais, il est à espérer qu’elle attirera l'attention sur la gravité de la situation, à laquelle beaucoup de défenseurs d’Israël étaient jusqu'ici peu disposés à faire face, et qu’elle obligera des organisations et des organismes juifs qui se tenaient à l’écart, à prendre position.

Si le récent sondage de l’American Jewish Committee constitue un indicateur, beaucoup de Juifs américains sont mystifiés par les affirmations répétées « d’alliance inébranlable », et ignorent tout bonnement l'ampleur du désaccord croissant entre Israël et l'Administration Obama. On en a un exemple dans la contradiction suivante : alors que 75 pour cent des sondés affirment que l’objectif principal des Arabes est la destruction d'Israël plutôt que le retour des territoires, beaucoup continuent à soutenir l'administration Obama.

Il faut donc espérer que l'appel de Lauder permettra à une part croissante des 78% de juifs qui ont voté pour Obama de se rendre compte à quel point il a trahi ses promesses électorales et est apparemment disposé à sacrifier la sécurité de d'Israël pour se concilier les Arabes.

Lauder a été auparavant étroitement associé à Binyamin Netanyahu, et il est certain que ses critiques l'accuseront d'agir comme son instrument. Je sais que c’est factuellement faux. Il a agi en fier Américain et dirigeant du monde juif.

Lauder est un prodigieux homme d'affaires de stature mondiale, qui a considérablement investi en Israël, et c’est un très grand philanthrope. Il a été nommé ambassadeur en Autriche par le Président Ronald Reagan, et est bien connu pour la Fondation Ronald Lauder, qu’il a créée et qui finance la renaissance du judaïsme et de la culture en Europe centrale et orientale depuis la fin de la Guerre Froide. Avant d'être élu président du Congrès Juif Mondial, Lauder avait également assuré la présidence de la Conférence des Présidents.

Avec Lauder à la barre, le Congrès Juif Mondial avait été jusqu'ici majoritairement inerte. Mais en prenant cette initiative nouvelle il a mis l’ensemble des juifs du monde sous les projecteurs et pris une position qui peut s'avérer d'importance sur le long terme, non seulement pour les rapports américano-israéliens, mais également pour l'image de la communauté juive américaine elle-même.

Une telle prise de position équilibrera les échecs de politique de certains de ses prédécesseurs, dont Rabbi Stephen Wise, qui dirigea le Congrès Juif Mondial durant la Seconde Guerre mondiale et compromit un passé de leadership impressionnant en se laissant intimider par le Président Franklin Roosevelt jusqu’à garder le silence sur l’inaction des Alliés pour tenter d'arrêter l’Holocauste.

En dépit de ses importantes contributions au bien du peuple juif, Edgar Bronfman, prédécesseur de Lauder, a commis l'erreur cruciale de prétendre savoir mieux que les Israéliens ce qui était bon pour eux. En août 2003, il a déchaîné une grande tempête – à propos de laquelle je suis personnellement intervenu – en appelant le Président George W. Bush à faire pression sur le Premier ministre Ariel Sharon. De cette manière, Bronfman a anticipé l’émergence de J Street.

Si Lauder reste sur ses positions, il se profilera comme un dirigeant juif prêt à s’opposer de manière marquante au comportement misérable de son président envers l'Etat juif. Certains défenseurs d'Obama pousseront les hauts cris, et on assistera à une intensification des tentatives d'intimider les Juifs américains. Les détracteurs d'Israël accuseront Lauder de double allégeance et de faire passer les intérêts d’Israël avant ceux des Etats-Unis. Les manigances ignobles consistant à insinuer qu'Israël met en danger les soldats américains seront réitérées. Les Arabes, les ennemis d'Israël et tous les antisémites uniront leurs efforts pour miner et calomnier tous les Américains qui soutiennent l'Etat juif.

Cependant, Lauder peut trouver un encouragement dans le soutien considérable d'Israël qui existe au sein du peuple américain. Nous en avons un exemple avec la résolution favorable à Israël, votée par l’un et l’autre partis politiques majeurs à plus des trois quarts de la Chambre et par le sénat, il y a seulement quelques jours, avec une majorité semblable.

C'est une époque historique. De véritables dangers menacent l'Etat juif, et le rôle des Etats-Unis sera crucial pour notre bien.

Par elle-même, une lettre ouverte ne constitue nullement une alternative à la puissance d’un peuple pour inverser le processus actuel de conciliation de l'administration Obama. Mais elle peut constituer un cri de ralliement qui stimulera les Juifs et les amis américains d’Israël à élever la voix et à rappeler à leur président que violer ses engagements électoraux concernant Israël n'est pas seulement honteux et immoral, mais ébranle aussi les intérêts mondiaux américains dans cette région explosive, où Israël est seul à incarner la liberté démocratique.


Isi Leibler


© The Jerusalem Post

                                                       

Mis en ligne le 16 avril 2010, par Menahem Macina, sur le site France-Israël.org

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 12:40

 

 

http://jewishworldreview.com/0410/koch041310.php3 

A Dangerous Silence

Adaptation française : Galila sur sionisme.xooit.com

Un dangereux silence !

Par Ed Koch

Je pleure en tant que témoin des monstrueuses attaques verbales contre Israël. Ce qui rend ces agressions verbales et ces distorsions d'autant plus pénibles, c'est qu'elles sont orchestrées par le président Obama.Pour moi, la situation actuelle rappelle ce qui s'est passé quand l'empereur romain Vespasien a lancé une campagne militaire contre le peuple juif et son antique capitale de Jérusalem. En fin de compte, Masada, un plateau rocheux dans le désert de Judée est devenu le dernier refuge du peuple juif contre les assauts romains. Je suis allé à Jérusalem et à Massada. Du haut de Masada, vous pouvez encore voir les vestiges des fortifications romaines et des garnisons, la rampe de pierres et de terre utilisée pour parvenir à Masada lors du siège romain. Les Juifs de Massada se suicidèrent plutôt que de se laisser prendre en captivité par les Romains.

A Rome même, j'ai vu l'Arc de Titus avec la sculpture montrant les juifs réduits à l’esclavage et les trésors du Temple juif de Salomon dont la Menorah, symbole de l'Etat juif, transportée au loin comme un butin lors du pillage de Jérusalem.

Oh, vous pourriez dire, que c’est de très loin une analogie rapportée . Alors , ecoutez donc !

Le pillage le plus récent de la vieille ville de Jérusalem – son quartier juif - a eu lieu sous les Jordaniens en 1948 lors de la première guerre entre Juifs et Arabes, dont au moins cinq Etats musulmans - Egypte, Jordanie, Liban, Syrie et l'Irak – qui cherchèrent à détruire l'Etat juif. A cette époque, la Jordanie conquit Jérusalem-Est et la Cisjordanie et expulsa tout Juif vivant dans le quartier juif de la vieille ville, détruisant tous les bâtiments, y compris les synagogues du vieux quartier et chassant de toute part de la Judée et de la Samarie chaque Juif y vivant, ceci pour la première fois depuis des milliers d'années, rendant la vieille ville fortifiée de Jérusalem et la Cisjordanie adjacente "Judenrein" - un terme utilisé par les nazis pour désigner le déplacement forcé ou l’extermination des Juifs.

Les juifs vécurent pendant des siècles à Hébron, la ville où Abraham, le premier juif, implanta sa tente et où l’on suppose par ailleurs qu’il y est enterré, avec son épouse, Sarah, ainsi que d'autres des anciens patriarches et des matriarches juifs . J'ai visité ce tombeau et à un moment j’ai demandé à un soldat israélien qui le gardait – il est ouvert aujourd’hui à tous les pèlerins, chrétiens, musulmans et juifs - "Où se trouvait donc la septième étape conduisant à la tombe d'Abraham et de Sarah, et qui était alors l’entrée la plus éloignée pour les Juifs quand les autorités musulmanes contrôlaient ce lieu saint? Il répondit: "Quand nous avons repris et réuni toute la ville de Jérusalem et conquis la Cisjordanie en 1967, nous avons supprimé les étapes, maintenant tout le monde peut entrer", alors que lorsque les musulmans contrôlaient le tombeau , aucun Juif ne pouvait y entrer. C’est ce que je fis.

Je ne suis pas une personne religieuse. Je me sens à l'aise dans une synagogue ou en général, je m’y rends seulement deux fois dans l’année au moment des grandes fêtes. Lorsque je suis entré dans le tombeau d'Abraham et de Sarah, si je me souviens, j’ai ressenti un lien avec mon passé et les traditions de mon peuple. On est juif par la naissance d'abord, puis par la religion. Ceux des juifs qui quittent leur religion, le restent toujours en vertu de leur naissance. S’ils ne le croient pas, qu'ils demandent à leurs voisins, qui seront toujours là pour le leur rappeler. Je me rappelle les mots de l'éditorialiste Robert Novak, qui fut presque tout au long de sa vie hostile à l'Etat juif d'Israël, lors d’une interview donne à un journaliste, il déclara que, bien que converti au catholicisme, il était encore un Juif par sa culture. "Je reste avec fierté un Juif à la fois par la religion et la culture."

Mon soutien à l'Etat juif est de longue date et constant. Jamais je n'ai pensé que je pourrais quitter le pays pour aller vivre en Israël. Ma loyauté et mon amour sont d'abord pour les États-Unis qui ont tellement donné à ce fils d'immigrants juifs polonais que je suis. Mais, je suis depuis longtemps conscient du fait que tous les soirs alors que je m’endors dans la paix et la sécurité, il y a des communautés juives dans le monde entier en danger. Et, qu’il existe un seul pays, Israël, prêt à leur donner un asile et à envoyer ses soldats se battre pour eux et les délivrer du mal, tout comme Israël l'a fait à Entebbe en 1976.

Je pleure aujourd'hui parce que mon président, Barack Obama, a , en quelques semaines , transformé les relations entre les États-Unis et Israël , de celles de plus proches alliés, à celles dans lesquelles il y a une absence de confiance des deux côtés. Le contraste dans la façon dont le président et son administration traite Israël et la façon dont il a décidé de traiter avec l'administration Karzaï en Afghanistan est frappante.

L'administration Karzaï, qui fonctionne comme un état de corruption et de producteur d'opium, refuse de changer ses méthodes déliquescentes - le propre frère du président est considéré par beaucoup comme meneur du traffic de drogues qui se déroule en Afghanistan - et bien que manifestant le plus grand mépris pour les États-Unis, est salué par l'administration Obama comme un allié et est traité publiquement avec dignité. Karzai a même récemment menacé de rejoindre les talibans, si nous n'arrêtions pas de lui formuler des exigences. Néanmoins, Karzaï a reçu une gracieuse lettre de remerciement du président Obama. Le New York Times du 10 avril annonçait que "... que M. Obama avait envoyé à M. Karzai un billet de remerciement exprimant au leader afghan toute sa gratitude pour le dîner à Kaboul ." C'était une lettre respectueuse ", a déclaré le général Jones."
D’un autre côte, notre allié le plus proche - celui qui a les meilleures relations avec les États-Unis, a été humilié et calomnié, tenu pour responsable par l'administration de nos problèmes en Afghanistan et en Irak et ailleurs au Moyen-Orient. Le dessein que je soupçonne est, d’ainsi affaiblir les résolutions de l'Etat juif et de ses dirigeants auxquels il sera beaucoup plus facile d'imposer un plan américain pour résoudre le conflit israélo-palestinien, tout en laissant vaciller les besoins de sécurité d'Israël et ses frontières défendables.

Je crois que la politique du président Obama est de créer une relation nouvelle avec les Etats arabes de l'Arabie saoudite , avec la Jordanie et l'Egypte et l'Irak comme pion à l'encontre de l'Iran - Le Tyrannosaure Rex du monde musulman que nous sommes prépares à voir en possession de l’arme nucléaire. S’il s’avère presque nécessaire de jeter Israël sous le bus pour parvenir à cette alliance , ainsi le sera-t-il !
Je suis choqué par le manque d'indignation de la part des plus ardents partisans d'Israël. Les membres de l'AIPAC, à la direction du lobby pro-israélien à Washington, se sont levés pour applaudir la secrétaire d'État Hillary Clinton qui n’a fait que transmettre les directives du Président Obama et, qui lors d’un appel téléphonique de 43 minutes, a sermonné le Premier ministre Benjamin Netanyahu .

Les membres du Congrès à la Chambre et au Sénat ont fait des déclarations d’une faiblesse pitoyable contre la maltraitance d’Israël par Obama, comme s’ils n’en avaient pas fait . Les membres démocratiques, en particulier, sont faibles. Ils ont tout simplement, peur de critiquer le président Obama.

Ce qui me dérange le plus, c'est le silence honteux et l'absence d'action des dirigeants de la communauté - les Juifs et les chrétiens. Où sont-ils? S'il s'agissait d'une question de droits civiques, les Juifs seraient dans les rues de Washington protestant avec et au nom de nos concitoyens américains. J'ai demandé à un éminent dirigeant juif pourquoi on ne préparerait pas une manifestation à Washington semblable à celle de 1963, laquelle j’y étais et où fut prononcé le mémorable discours de Martin Luther King? Sa réponse a été : "Cinquante personnes pourraient venir." Rappelez-vous les années 1930? Peu se levèrent. Ils se turent. Rappelez-vous la déclaration la plus perspicace de l'un de nos plus grands maîtres, Rabbi Hillel: "Si je ne suis pas pour moi, qui est pour moi? Et si je ne suis que pour moi, qui suis-je? Et si pas maintenant, quand?"

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15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 10:03

 

 

Petraeus : “Israël est un allié stratégique essentiel”

14 Avril 2010 - Juif.org

 

 

http://www.juif.org/

 

Le chef d’état major américain, David Petraeus, a déclaré mardi que « Israël est – a été, est et sera – un important allié stratégique des Etats-Unis. »

 
Lors d’une conférence au « Woodrow Wilson Center » de Washington, Petraeus, commandant du commandement central américain, a déclaré que les informations disant qu’il cherchait à déplacer Israël et les territoires palestiniens du commandement européen à son commandement central ne sont « pas correctes ».
 
Petraeus a causé une agitation en Israël le mois dernier quand il a accusé le conflit israélo-arabe de faire du mal à la possibilité américaine de promouvoir ses intérêts dans le région, développant un sentiment anti-américain et limitant les partenariats stratégiques de l’Amérique avec les gouvernements arabes.
 
Il a aussi téléphoné au chef d’état major israélien, le lieutenant général Gabi Ashkenazi, pour rassurer Israël sur des commentaires, lui étant attribués, sur la prétendue intransigeance israélienne, des commentaires qui auraient été « retirés de leur contexte » selon lui.
 
Petraeus a mis en évidence différentes sources à l’instabilité du Proche et Moyen Orient, y compris « les mouvements de militants islamistes ; la proliférations d’armes de destructions massives ; des espaces pauvrement gouvernés ; des progrès insuffisants pour un processus de paix au Proche Orient complet ; d’importantes sources de financement du terrorisme et les facilités qui sont accordées aux terroristes ; les actes de piraterie ; les rivalités ethniques et tribales ; les activités criminelles comme les trafics d’armes, de drogues et d’humains ; des développements économiques inégaux et le manque de possibilités d’emploi ; et le manque d’intégration économique au niveau régional et global ».
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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