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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 21:13

www.nuitdorient.com

BARACK OBAMA ET JERUSALEM

 

Par Albert Soued, htpp://soued.chez.com pour www.nuitdorient.com

Le 1er avril 2010

Voir aussi les 50 derniers articles et les archives gratuites  ou les infos sur Jérusalem   

 

Je me souviens qu'aussitôt installé à la Maison Blanche, le président Barack Obama s'est payé un chien. Or il n'avait nullement l'habitude d'en avoir, mais cela faisait bien, devant les médias, d'être accompagné par son chien, sur la pelouse, entre son bureau et l'hélicoptère qui le véhiculait. Et je me demandais à l'époque pourquoi il avait appelé ce chien "Bo". Peut-être me disais-je, un raccourci en hébreu pour dire à son chien "Viens!",  soufflé par ses nombreux conseillers juifs. J'ai appris depuis qu'Obama n'écoutait pas ces conseillers-là et que BO, c'était les initiales de son nom.

 

Manifestement Barack Obama cherche à donner la meilleure image de lui-même, étant donné ses antécédents (1). Mais alors pourquoi ce bruyant esclandre avant Pâque, à propos de Jérusalem ? Pourquoi provoquer un "allié", à propos de sa capitale ? D'autant plus que le candidat Obama avait annoncé le 3 juin 2008, devant l'auditoire de l'AIPAC, lobby américain pro-juif: "Jérusalem restera la capitale d'Israël et elle doit rester unie et non divisée", ajoutant un commentaire sur l'attaque d'une installation nucléaire syrienne par Israël "cette attaque de septembre 2007 est entièrement justifiée, car elle a mis un terme à une menace". Rappelons ici qu'une fois élu, il s'est empressé de nommer un ambassadeur à Damas, alors qu'il n'y avait aucune urgence, puisque l'affaire Hariri n'est pas encore résolue. (2) Et la menace iranienne beaucoup plus sérieuse ? Une attaque ne serait-elle pas justifiée, Mr Obama ?

 

Revenons à Jérusalem.  En Octobre 1995, le Congrès Américain a adopté une loi visant à déplacer l'Ambassade américaine de Tel Aviv vers la capitale unifiée d'Israël, Jérusalem. Cette loi a été adoptée par la Chambre des Représentants par 374 voix contre 37, et par le Sénat, par 93 voix contre 5. L'article 1 de ce texte spécifie que "Selon la loi internationale et la coutume, chaque nation souveraine peut choisir sa propre capitale". Les articles 5 à 7 précisent que Jérusalem est une ville unifiée depuis 1967, administrée par Israël, où les droits de toutes les religions sont respectés. Dans les articles 9 et 10, on cite une résolution du Congrès précisant que Jérusalem doit rester unie et non divisée. Cette loi permet au président en place de surseoir au transfert de l'ambassade, pour des raisons de sécurité nationale, ce qu'ont fait tous les présidents qui se sont succédés depuis cette date (3).

Aujourd'hui, l'administration Obama ne veut pas entendre parler d'une Jérusalem unie malgré cette loi du Congrès. Elle cherche à revenir à la situation de juin 1967, d'avant la Guerre des six jours. En novembre 2009, le sénateur Sam Brownback et 6 autres sénateurs ont présenté un texte au Congrès, demandant que le Président exécute la loi concernant le transfert de l'ambassade américaine avant fin 2012, sans invoquer des problèmes de sécurité nationale (4).

Suite au récent esclandre provoqué par l'Administration Obama à propos d'une construction à Jérusalem (5) le même sénateur s'est exclamé: "Il est difficile de concevoir que notre exécutif passe son weekend à condamner un allié à propos d'une construction dans sa propre capitale et que cela serve la cause de la paix", ajoutant

"Au lieu de lancer des attaques verbales contre notre meilleur allié au Moyen Orient, notre administration serait mieux avisée de déployer son énergie à planifier le transfert de notre ambassade à Jérusalem et à neutraliser la menace nucléaire iranienne"

 

On peut raisonnablement se demander pour qui roule Obama ?

 

Jérusalem est à l'intersection et au centre de 3 continents, au cœur du monde antique et des 3 monothéismes. L'Islam a sa capitale à la Mecque, le Christianisme à Rome, le Judaïsme retrouve son ancienne capitale, Jérusalem, après 2000 ans.  Quoi de plus juste ? (6)

Tout effort des pays arabes, de l'Europe et d'Obama pour contrecarrer une réalité du terrain -- qu'Israël a retrouvé en juin 1967 sa capitale éternelle -- sera une source de conflit et de déstabilisation dans la région et dans le monde.

 

Notes

(1) Les conditions de la candidature d'Obama sont pour le moins scabreuses, sur au moins deux sujets, le mode du financement de sa mise à l'étrier politique et son éligibilité. Un mafieux de Chicago d'origine syrienne, Tony Rezko, aujourd'hui en prison, a financé les campagnes politiques d'Obama. Celui-ci n'a jamais réussi à produire un certificat de naissance. Selon la loi américaine, n'est éligible un candidat à la présidence des Etats-Unis que s'il est né sur le territoire américain. Or de nombreux indices concourent pour accréditer l'hypothèse qu'il soit né au Kénya, territoire anglais à cette époque.

(2) G W Bush a rappelé son ambassadeur à Damas suite à l'assassinat de l'ex 1er ministre libanais Rafik Hariri, car la Syrie y était impliquée.

(3) Cliquer sur http://www.justice.gov/olc/s770.16.htm - loi du 16 mai 1995

(4) Cliquer sur proposition  http://www.zoa.org/sitedocuments/actionalert_view.asp?actionalertID=1740

(5) Ce projet ne verra pas le jour avant 3 ans, vu les délais administratifs. Par ailleurs, les Arabes sont libres de construire partout à Jérusalem. Si on les empêchait de s'installer dans les zones d'habitat juif, il y aurait des condamnations unanimes à l'Onu et dans les Cours de justice internationales. Alors pourquoi empêcher des Juifs de construire dans des zones d'habitat arabe sur un terrain qui leur appartient ?

(6) Sur le plan du droit international, un territoire acquis lors d'une guerre défensive, n'est pas un territoire "occupé" ou "une colonie", comme les médias appellent les implantations juives en Judée-Samarie. Or la Guerre des Six Jours était une guerre où Israël se défendait contre la fermeture du détroit de Tiran par l'Egypte et contre l'invasion de la Syrie et l'entrée en guerre de la Jordanie. Celle-ci occupait la Judée-Samarie et la partie orientale de Jérusalem depuis 1948, date de la création et de la première invasion d'Israël par les armées arabes, notamment les troupes jordaniennes menées par Glubb Pasha, un anglais passé à l'Islam.

© www.nuitdorient.com par le groupe boaz,copyright autorisé sous réserve de mention du site

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 21:05



Jewish World Review  March 26 2010
Quoi de neuf pour l’Oint ?
Par Jonathan Rosenblum
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 
Pour Pessah, nous devons nous souvenir que le président Obama n’est pas notre maître et ne déterminera pas notre destin.
L’adoption de la loi sur les soins de santé voulu par Obama (‘Obamacare’) confirme la description par Fouad Ajami du président Obama comme le premier président « cosmopolite » de l’Amérique – c.a.d. le premier à voir le modèle européen de gouvernance par des bureaucraties centralisées comme modèle d’émulation. Obamacare marque un moment de transformation dans la relation des Américains vis-à-vis de leur gouvernement. Il va élargir énormément la bureaucratie fédérale et limiter la liberté de choix de chaque acteur « privé » dans le système de soins de santé – patients, médecins, et assureurs.
L’Amérique s’est embarquée sur la voie européenne de stagnation économique et de déclin de son influence. Depuis 1945, l’Europe a dépendu de l’Amérique pour se défendre, tout en dépensant toujours de plus faibles fractions de son PIB pour la défense. Les immenses déficits budgétaires résultant d’Obamacare pousseront l’Amérique dans la même direction.
Le modèle américain le plus proche d’Obamacare, le plan de santé du Massachusetts, a presque plongé l’Etat dans la banqueroute, et conduit à l’élection du premier sénateur Républicain depuis près de 40 ans. Les gens et les emplois fuient un gouvernement obèse,  la Californie en faillite, et se précipitent vers le petit gouvernement du Texas.
Pourtant, malgré ces contes moraux, le Congrès contrôlé par les Démocrates a poussé en faveur d’Obamacare. Pourquoi ? Parce que peu importe à quel point les soins de santé deviendront plus minables pour la majorité des Américains, peu importe à quel point les impôts seront plus élevés pour la classe moyenne, peu importe à quel point la bureaucratie fédérale deviendra plus lourde pour superviser les soins de santé, peu importe le manque de médecins alors que la profession devient toujours moins attractive, et peu importe la traînée sur l’économie américaine de déficits atteignant des sommets – la prise en charge médicale sera équitablement minable pour tous.
Les Démocrates ont poussé en avant la nouvelle version la plus ambitieuse possible d’un sixième de l’économie américaine, plutôt que d’opter pour des mesures progressives destinées à des aspects spécifiques du système de santé – à savoir les non assurés, aux coûts montant en flèche – non pas en dépit de l’augmentation de la taille du gouvernement impliquée, mais à cause de celle-ci.
Chaque programme de droit gouvernemental majeur a fini par coûter plusieurs fois le coût initialement prévu, et les projections de coût des partisans d’Obamacare n’atteignent pas les niveaux minima de crédibilité. Pour la première décennie, ils sont faussés du fait que quatre années de taxes seront collectées avant que les nouveaux bénéfices majeurs ne commencent à se faire sentir. Et les coûts projetés sont prédits sur une réduction annuelle d’un demi milliard de dollars de Medicare*. Ces réductions seront soit rapidement abrogées, ou bien un large groupe de personnes âgées en colère découvrira qu’ils ne peuvent plus trouver un docteur voulant les traiter. 
La Deuxième Guerre Mondiale a coûté à la Grande Bretagne son empire, et les énormes déficits budgétaires dont Obamacare va nous accabler vont sûrement obliger l’Amérique à abandonner son rôle de policier mondial. Cela peut être bon avec Obama, dont les courbettes et les grattements devant les despotes reflètent un profond malaise avec la Pax Americana. Pourtant un retrait américain ne laissera pas un monde plus doux ni plus agréable. Un Iran nucléaire inspirera beaucoup d’imitateurs et le retrait du Grand Satan ne fera qu’aiguiser l’appétit de l’islam radical. Les Nations Unies ne nous protègeront pas de ces menaces.  
Le président Obama a promis d’aboutir sur la réforme de la santé là où tous les anciens présidents ont échoué. Qu’est ce qui pourrait encore satisfaire l’ambition démesurée du président le plus autosatisfait jamais connu, celui qui décrivit sa nomination, sans la moindre trace d’ironie, comme « le moment où le flux des océans a commencé de ralentir et notre planète a commencé de guérir » ? La Taxe Carbone, qui introduirait une autre bureaucratie massive  dans chaque domaine de l’économie américaine, répondrait à cette question. Mais un suicide politique est par définition une histoire ancienne, et il ne restera pas assez de partisans au Congrès pour adopter la Taxe Carbone.
La prochaine frontière alors sera la politique étrangère, qui ne nécessite pas de négociations pénibles avec le Congrès. La politique étrangère offre plus d’opportunités aussi pour celui qui cherche à être celui dont on se souviendra non seulement comme le président des Etats Unis mais comme le plus grand prêtre de la « religion de l’humanité ».
Obama cherche à faire naître un Etat palestinien – à ne pas confondre avec celui qui amène la paix au Moyen-Orient. C’est la signification de l’exigence faite au Premier ministre Netanyahou de s’engager pour un Etat palestinien dans les deux ans. Toute autre paix que celle du cimetière requerrait au minimum que les Palestiniens acceptent l’existence d’Israël et renoncent au « droit au retour », assurent la capacité d’Israël d’empêcher la Rive Occidentale de devenir une autre bande de Gaza à quelques kilomètres de son aéroport international et du centre le plus important de sa population, et reconnaissent qu’aucun gouvernement israélien ne peut déraciner un demi million de Juifs de maisons construites au-delà des lignes d’armistice de 1949.
Aucun de ces objectifs n’est soumis à des dates butoirs, et aucun n’est plus accessible qu’ils ne l’étaient au début du processus d’Oslo. L’autorité Palestinienne aujourd’hui refuse même de s’asseoir dans la même salle que les Israéliens. Comment peuvent-ils faire la paix ? Une autre génération d’enfants palestiniens a été élevée dans le culte du martyr et la promesse de la destruction finale d’Israël. L’Autorité Palestinienne – non pas le Hamas, comme la secrétaire d’Etat Hillary Clinton l’a déclaré par erreur la semaine dernière – célèbre l’archi-terroriste Dalal Mugrahbi, architecte d’un massacre sur une route côtière.
Le vice-président Biden déclare qu’il est difficile d’arrêter l’incitation à la haine, même dans les zones contrôlées par les media et le système scolaire de l’Autorité Palestinienne, de même qu’il est difficile pour Israël d’arrêter de construire à Jérusalem. Mais Israël n’a jamais essayé de ne pas construire à Jérusalem. Les Palestiniens cependant, ont essayé de cesser l’incitation à la haine au début des accords d’Oslo. Ils ne sont pas plus avancés sur cette promesse aujourd’hui. Si mettre fin à l’incitation à la haine est difficile pour la direction palestinienne, c’est simplement parce que la rue palestinienne n’est pas prête à la paix et n’y a jamais été préparée pas sa direction.
Mais la paix pour Israël est beaucoup moins importante pour Obama qu’un Etat pour les Palestiniens. Aucune mesure de construction de la confiance n’est jamais demandée aux Palestiniens. A chaque étape, de nouvelles exigences sont adressées à Israël pour apaiser les Palestiniens et les convaincre que les Etats-Unis ont la puissance de fournir un Etat à des conditions qu’ils ne peuvent même pas refuser.
Le gouvernement Obama a fait d’une solution finale au conflit arabo-palestinien la pièce centrale de sa politique étrangère – beaucoup plus importante que d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires. Il est clair depuis longtemps que les Etats-Unis ne prendront pas de mesures sérieuses pour empêcher un Iran nucléaire, malgré des remarques réitérées des dirigeants sunnites indiquant que stopper l’Iran sur le chemin du nucléaire est une priorité bien plus grande pour eux qu’un Etat palestinien.
Le gouvernement US n’aurait jamais investi autant d’énergie dans le conflit palestino-israélien s’il ne croyait pas à la possibilité d’un succès. Cette croyance s’appuie sur deux hypothèses. D’abord, il y a une solution au conflit, évidente pour tous les hommes « rationnels » : le retour d’Israël aux frontières de1967 avec des ajustements mineurs. L’intention des Palestiniens de vivre en paix est considérée sans importance.
Ensuite, ce règlement peut être imposé à Israël. En mai dernier, le Conseiller National à la Sécurité James Jones a fait savoir à un officiel européen de haut rang qu’une « solution de fin de partie » serait formulée par les USA, l’UE, et les Etats arabes modérés, avec Israël et les Palestiniens relégués au rôle de spectateurs. Il promit heureusement qu’Israël « ne serait pas jeté sous l’autobus ».
Pour le gouvernement Obama, la pression sur Israël est du « gagnant-gagnant ». Même si le président ne parvient pas à créer un Etat palestinien, l’hostilité évidente de son administration crée « la distance » entre les USA et Israël qu’Obama a déclarée aux dirigeants juifs en juillet dernier. Les prescriptions réalistes de Walt/Mearsheimer/Brzezinski, selon qui Israël nuit aux intérêts américains, deviennent dominantes dans la pensée du gouvernement de nos jours, notoirement selon les suggestions d’officiels de l’administration pour qui les actions d’Israël mettent en danger les soldats américains. L’approche réaliste porte le président cosmopolite en symbiose avec l’Europe, pour laquelle Israël a depuis longtemps constitué une nuisance.
L’hostilité de l’administration Obama n’a pas seulement été une affaire de ton, bien qu’il y eût sans doute une profusion de malveillance, y compris des exigences dictatoriales de la part de la secrétaire d’Etat Clinton et des rituels d’humiliation avec le Premier ministre Netanyahou abandonné pour réfléchir aux erreurs de ses choix pendant que le président soupait en famille. Clinton, imitant Obama, qualifia l’annonce de la construction de 1.600 nouveaux logements  à Ramat Schlomoh « d’insulte à l’Amérique ». Pourtant quand Assad de Syrie et Ahmadinejad d’Iran se sont rencontrés le jour suivant l’annonce par les USA de la reprise de relations diplomatiques avec la Syrie pour adresser un message de dérision aux Etats-Unis, elle ne détecta aucune insulte méritant une mention. Et elle fit en sorte de garder son sourire de glace quand le président russe Poutine convoqua une conférence de presse impromptue pour la désarçonner devant des journalistes, avec une liste de méfaits américains remontant jusqu’à l’amendement Jackson-Vanik de 1974.
Sur le registre positif, l’avantage militaire quantitatif d’Israël a été autorisé à s’atrophier : selon l’Institut Juif des Affaires de Sécurité Nationale (JINSA), chaque demande israélienne d’amélioration des systèmes d’armes depuis qu’Obama occupe son poste a été refusé, alors que les Etats arabes, en particulier l’Egypte, ont reçu de nombreux systèmes avancés à égalité avec Israël. Tout récemment, des bombes capables de forer des bunkers nécessaires à toute attaque israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran ont été écartées. Le seul accord de politique étrangère que le gouvernement actuel est parvenu à assurer a été une déclaration il y a deux semaines par le ‘Quartette’ condamnant la construction israélienne à Jérusalem. (Un traité avec la Russie pour réduire les arsenaux nucléaires, comme le président français l’a souligné de façon dédaigneuse à Obama, manque profondément de sérieux alors que les Etats voyous comme l’Iran et la Corée du Nord s’approchent toujours plus près d’une maîtrise complète du nucléaire).
Les partisans d’Israël réalisent finalement que le président n’est pas, comme ils le disent « tellement avec nous ». Ce n’est pas par hasard qu’il se soit assis confortablement pendant des décennies pour écouter les invectives antisémites et anti-Israël de Jeremiah Wright (y compris en honorant Louis Farrakhan**), ou en affectant aux postes de politique étrangère les plus élevés ceux qui ont de longs antécédents d’hostilité à Israël, ou en disant à un dîner d’adieu pour l’ancien porte-parole de l’OLP Rashid Khalid que s’il parvenait un jour à un poste élevé, il redresserait la politique étrangère américaine passée en faveur des Palestiniens. Martin Peretz, du journal ‘New Republic’, qui fit activement campagne pour Obama, admet aujourd’hui qu’« il n’aime pas particulièrement Israël ». Jackson Diehl, Rédacteur en chef adjoint de la page éditoriale du journal libéral ‘Washington Post’, le décrit comme « vindicatif et idéologue » à l’égard d’Israël.
Pessah’ célèbre la libération par D.ieu du Peuple juif de la servitude de la chair et du sang pour devenir Ses serviteurs. Le Peuple américain est le plus puissant partisan d’Israël et son plus important allié. Nous partageons avec eux les valeurs qui nous définissent et nos intérêts vitaux. Mais pour ce Pessah’, nous devons nous souvenir que le président Obama n’est pas notre maître et ne déterminera pas notre destin.  
 
Notes du traducteur
*Medicare : système de soins déjà existant aux USA, pour les personnes âgées.
**Louis Farrakhan : leader noir aux USA, converti à l’islam, prêchant un antisémitisme incendiaire.    
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 18:44


Jewish World Review March 29, 2010 / 14 Nissan 5770
Nouveau Record du Monde de Chutzpah* :
Le Seder d’Obama
Par Jonathan Tobin
 
Adaptation française de Sentinelle 5770
  
Il y a 19 ans, le président Bush père a gagné l’inimitié des Juifs américains avec son éclat affirmant être le « seul gars » se tenant contre la horde des activistes de l’AIPAC exerçant leur droit constitutionnel de pétition au Congrès. La déclaration de Bush symbolisait l’intolérance et l’inimitié que ce gouvernement ressentait à l’égard d’Israël et de ses amis américains. Mais il faut dire une chose sur ce Bush père et son secrétaire d’Etat, James ‘Niq.. les Juifs’ Baker : au moins, ils n’ont jamais fait semblant d’être autre chose que ce qu’ils étaient, des Républicains de l’Establishment du Country Club, pas à l’aise avec Israël ou les symboles juifs. Il n’en n’est pas ainsi de Barack Hussein Obama.
Après une semaine passée à taper sur Israël, à gonfler une gaffe mineure en un incident international, à soumettre le Premier ministre d’Israël à des insultes sans précédent qu’Obama n’aurait jamais osées même sur le plus humble dirigeant du Tiers Monde, et à établir le principe que la présence juive à Jérusalem Est – même dans les quartiers juifs existant – est illégale et un affront aux intérêts américains – après tout cela, Obama prévoit de passer cette soirée à débiter quelques lignes de la Haggadah de Pessah lors d’un Seder à la Maison Blanche.
Selon le ‘New York Times’, Obama prendra part à un Seder dans la salle à manger ‘Old Family’ avec une clique de Juifs de Cour comme David Axelrod. Le Seder, comme le note le journal, se terminera suivant la tradition, par la déclaration ‘l’an prochain à Jérusalem’. (Oubliez le coup de froid actuel dans la relation du gouvernement avec Israël).
Il y aura, sans aucun doute, beaucoup de Juifs américains tellement peu assurés de leur place dans la société américaine qu’ils se sentiront flattés de ce que même un président qui a prouvé qu’il est le plus hostile chef de l’exécutif en une génération envers Israël, se prétendra en faveur du judaïsme à sa manière. Sans aucun doute, la narration de cette histoire sympathique sur la ‘Une’ du ‘New York Times’ est-elle calculée pour adoucir le coup de sa politique envers Jérusalem et de dédain pour Israël aux yeux de beaucoup de partisans juifs loyaux à Obama. 
La grande majorité des Juifs américains ne sont pas seulement libéraux ; il sont, comme ils le disent au Texas, des « chiens jaunes Démocrates », signifiant par là qu’ils voteraient pour un chien jaune s’il figurait sur le ticket Démocrate. Mais certainement, un article flagorneur comme celui du Times doit taper sur les nerfs de leur sensibilité. Un juif avec un brin de respect de soi ou d’affection pour Israël peut-il penser qu’avoir un président affirmant « l’an prochain à Jérusalem !» en étant assis à table avec des matzot et des macarons, comble une politique qui traite les 200.000 Juifs vivant dans les quartiers juifs postérieurs à 1967 de leur propre capitale antique, comme des colons illégaux sur une terre volée ?
Peut-être Obama et sa coterie de conseillers juifs pensent-ils qu’ils sont habilités à exproprier les symboles du judaïsme pour conférer une légitimité à leur politique anti-Israël. Bien sûr, si Obama avait la moindre sympathie pour le Peuple d’Israël ou le Peuple juif, il pourrait plutôt consacrer la soirée de lundi à réévaluer une politique qui semble concéder des armes nucléaires aux haïsseurs de Juifs enragés dans l’Iran islamiste, et renforce l’intransigeance de l’Autorité Palestinienne supposée modérée et de ses alliés à travers le monde musulman.
Cette semaine, Alan Dershowitz, qui se compte toujours lui-même parmi les partisans d’Obama, a prévenu le président que s’il échoue sur l’Iran, son héritage politique ne pourrait se différencier de celui de Neville Chamberlain, qui passa compromis avec Hitler. Il a raison, mais Chamberlain semble devenir le modèle d’Obama parce que, en plus de l’utilisation de stratégies de compromis, le diktat du président sur Jérusalem et la Rive Occidentale est une faible réminiscence du « Livre Blanc » britannique de 1939, qui interdisait l’entrée de davantage d’immigrants juifs en Palestine alors que l’Holocauste menaçait, et cherchait à restreindre la présence juive dans la majorité du pays.  
Mais comme George Bush père, au moins Neville Chamberlain avait le bon goût de ne pas tenter de se grimer en ami des Juifs en tenant un Seder de Pessah au N°10 de Downing Street** tout en poursuivant dans le même temps une telle politique.
 
Notes du traducteur :
* Chutzpah : Insolence en Yiddish et en Hébreu, avec une note d’humour.  
** 10 Downing Street : résidence du Premier ministre britannique
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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 13:56


Obama joue la diaspora contre Israël

Mais l’Etat juif se rebiffe

http://www.causeur.fr/obama-joue-la-diaspora-contre-israel,6040

L'AUTEUR
Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig est journaliste.

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Publié le 29 mars 2010 à 06h30 • 24 réactions • Imprimer

Mots-clés :  ·  · 

Barack Obama

Cette fois-ci, il est inutile de se voiler la face ou même de relativiser la crise qui s’est tout récemment envenimée entre l’administration de Barack Obama et le gouvernement israélien. À l’humiliation du vice-président Jo Biden, cueilli au plexus par l’annonce de la construction de 1600 logements juifs à Jérusalem-est lors de sa visite en Israël, a répondu la maltraitance calculée de Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche, où il avait été convoqué mardi 23 mars par le président américain et ses conseillers.

Ni photographes, ni conférence de presse commune, ni même de communiqué final de la rencontre, il fallait que le monde entier sache que le premier ministre d’Israël était là pour se faire sévèrement remonter les bretelles, sinon plus.

En même temps, le président américain faisait passer un message sans équivoque à l’AIPAC, le puissant lobby pro-israélien de Washington, qui venait d’ovationner Netanyahou et de lui signifier son plein soutien sur la question de Jérusalem, capitale indivisible de l’Etat juif. On peut résumer ce message à un bras d’honneur symbolique, indiquant qu’il n’était plus à l’ordre du jour de suivre les consignes de l’AIPAC en matière de politique proche-orientale des Etats-Unis d’Amérique.

Netanyahou est revenu à Jérusalem nanti d’une liste d’exigences formulées par Obama et ses conseillers sur laquelle il est en train de se concerter avec son cabinet restreint, et auxquelles il devrait donner réponse après les fêtes de Pessah. On peut deviner ce que veut la Maison Blanche : cessation totale des constructions au-delà des frontières de 1967, reprise immédiate des pourparlers avec Mahmoud Abbas englobant les questions qui fâchent : frontières, Jérusalem, droit au retour des réfugiés palestiniens, levée du blocus de Gaza.

Pourquoi ce durcissement ? Barack Obama avait très mal commencé son approche du conflit israélo-arabe en exigeant d’emblée le gel de toute construction dans les implantations juives en Cisjordanie sans pouvoir l’imposer dans les faits.

Il avait donc le choix entre deux attitudes : soit remettre les choses à plat en réfléchissant aux raisons de l’échec des tentatives de ses prédécesseurs de mettre un terme à ce conflit interminable, soit persévérer dans sa ligne consistant à accentuer les pressions sur Israël jusqu’à ce que l’Etat juif vienne à résipiscence et passe sous les fourches caudines de Washington.

Il a apparemment choisi la seconde, en faisant une analyse de la situation essentiellement fondée sur son intérêt en politique intérieure.

Contrairement à ce qui avait été affirmé au moment de son élection, Barack Obama n’est pas un centriste pragmatique du genre de Bill Clinton. C’est un véritable et sincère liberal au sens anglo-saxon du terme qui tient à faire passer les thèses de cette mouvance dans la réalité sociale américaine, quel qu’en soit le prix électoral payé par ses amis démocrates, comme on a pu le voir avec le débat sur l’assurance-maladie. Contrairement à ses prédécesseurs, il ne craint pas ce lobby juif qu’il exècre. En cela, il n’a pas fondamentalement tort puisque la sociologie électorale américaine révèle un vote juif indécrottablement ancré chez les démocrates, et la sociologie tout court une prise de distance croissante de la jeune génération de juifs américains des Etats-Unis avec Israël.

Même s’il en allait autrement, on ne comprend rien à l’attitude d’Obama en pensant qu’il est obnubilé par sa réélection en 2014. Il veut remplir le maximum des objectifs qu’il s’est fixé au cours de l’actuel mandat pour rendre irréversible le nouveau cours imprimé par lui à la puissance américaine dans le monde, et accessoirement assurer sa place dans l’Histoire. Il s’agit de la réconciliation avec le monde arabo-musulman, de la reprise d’un dialogue stratégique avec la Russie, des accommodements avec la Chine, de la prise de distance avec l’Europe. On murmure, mais ce ne sont là peut-être que supputations et calomnies, que Barack Obama aurait déjà pris son parti d’un Iran pourvu d’armes nucléaires, faute de pouvoir engager l’ensemble du Conseil de sécurité de l’ONU dans des sanctions efficaces contre le régime de Téhéran. On n’aura pas longtemps à attendre pour savoir ce qu’il en est vraiment.

On comprend alors qu’il n’est plus question de tergiverser avec le peuple à la nuque raide qui persiste à vouloir rester ce qu’il est sur une minuscule portion du territoire proche-oriental. S’il ne suit pas à la ligne près le diktat de Washington, ce peuple est menacé du pire : arrêt de l’aide militaire, fin du veto systématique aux résolutions anti-israéliennes de l’ONU et autres punitions propre à faire monter les ovations de la rue arabe et pro-arabe en faveur de l’hôte de la Maison Blanche.

L’isolement diplomatique et moral d’Israël dans le contexte international actuel (rapport Goldstone, Mossad à Dubaï) est te que la politique israélienne d’Obama ne devrait pas susciter, en dehors des communautés juives à travers le monde, de levées de bouclier.

On pourrait alors en conclure que la suite des événements est écrite d’avance : ne pouvant se couper d’un allié stratégique indispensable, Nétanyahou va céder sur tout, au risque de fâcher ses alliés ultranationalistes et ultrareligieux, se débarrasser d’Avigdor Lieberman et faire entrer Tzipi Livni au gouvernement. Cela n’est pas si sûr. Il est un élément qu’Obama ne peut pas maîtriser, le temps, qui comme chacun, sait ne se comporte pas de la même manière en Orient et en Occident. Obama veut aller vite, très vite : que toute l’affaire soit réglée en moins de deux ans. Israël, et là il ne s’agit pas seulement de son gouvernement mais également de sa société, ne ressent aucune hâte à sortir du statu quo actuel. Depuis la fin de la seconde Intifada, la situation sécuritaire du pays a rarement été aussi bonne (mise à part la menace nucléaire iranienne, mais celle-ci est largement indépendante du règlement du contentieux avec les Palestiniens). Les Européens regardent avec envie les taux de croissances de l’économie israélienne qui est déjà en sortie de crise. Les menaces au nord (Hezbollah) et au sud (Hamas) sont observées avec attention, mais les intéressés savent qu’ils seront l’objet de représailles impitoyables s’ils s’avisent de reprendre leur harcèlement sur les populations israéliennes. L’avantage d’une image internationale profondément dégradée, c’est qu’elle permet de se défendre avec les moyens appropriés sans crainte de la réprobation mondiale, qui persistera de toute façon. Alors pourquoi se presser ? Il y aura un après-Obama dans lequel les cartes ont toutes les chances d’être rebattues.

Pour que Netanyahou se retrouve vraiment en difficulté, il faudrait que le troisième larron, Mahmoud Abbas, mette rapidement Israël au pied du mur en venant à la table des négociations avec un plan qui montre vraiment son désir d’avoir au plus vite un Etat, et qui ne soit pas le simple ressassement des exigences exprimées par Yasser Arafat, qui ont bloqué jusque là toute solution dite à deux Etats pour deux peuples. Il faudrait pour cela que monsieur Obama le leur demande poliment.

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 20:12

Jewish World Review  26 mars 2010 / 11 Nissan, 5770
Israël peut-il survivre à de tels amis ?
Par Wesley Pruden
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770 
 
 
Voici le moment attendu par une certaine partie d’une certaine génération de Démocrates. Le dernier accès de sentiments négatifs entre Barack Obama et Benjamin Netanyahou peut être l’alibi qu’ils recherchent pour remettre finalement les Juifs à leur place.  
Tout d’abord, le président est allé au Moyen-Orient pour s’excuser auprès des Musulmans que l’Amérique soit l’Amérique, et il ne parvint pas à trouver le temps de faire un arrêt en Israël, seul véritable ami de l’Amérique dans la région. Puis il envoya Joe Biden, le vice-président qui déclare qu’il est un « sioniste ardent » à Jérusalem pour tenter d’apaiser les Israéliens avec une rengaine sentimentale bon marché et des paroles que personne ne croit. Sa mission a vite volé en éclat quand le VP utilisa l’occasion pour sermonner les Israéliens sur la construction de 1.600 nouveaux appartements destinés à des Juifs à Jérusalem Est, que les lanceurs de bombes palestiniens et leurs apologistes américains qualifient avec insistance de « colonies ». Hillary Clinton, la secrétaire d’Etat, a poursuivi avec quelques méchantes remarques.
Puis est arrivée la visite à Washington programmée de longue date par M. Netanyahou, et les choses sont passées de préoccupantes à mauvaises, puis à très mauvaises. Le Premier ministre israélien, en s’adressant au ‘Comité des Affaires Publiques Amérique Israël » (AIPAC) rappela à chacun que « Jérusalem n’est pas une colonie, c’est notre capitale ». Les ennemis d’Israël sont bien réels : « Le rassemblement du Peuple juif en Israël n’a pas dissuadé ces fanatiques. En vérité, il n’a fait que stimuler leur appétit. Les dirigeants de l’Iran déclarent ‘Israël est un pays où une bombe suffit’. Le chef du Hezbollah déclare : ‘Si tous les Juifs se rassemblent en Israël, cela nous épargnera la peine de leur courir après à travers le monde’… L’avenir de l’Etat juif ne pourra jamais dépendre de la bonne volonté même des plus grands hommes. Israël doit toujours se réserver le droit de se défendre lui-même ».
Qui peut mettre cela en cause ?  Mais pour cette déclaration d’un fait patent, M. Netanyahou est qualifié d’« arrogant », et accusé d’essayer d’introduire un coin entre M. Obama, qui souhaite que les Israéliens ne soient pas aussi rosses avec les Palestiniens, et le Congrès, qui peut parfois faire le bon choix quand il est soutenu par des électeurs en colère.
Les Démocrates étaient autrefois considérés comme les meilleurs amis d’Israël – Harry S. Truman, président Démocrate et Baptiste du Sud, fut le premier chef d’Etat à reconnaître Israël – mais aujourd’hui, ce sont les Républicains qui apportent un soutien tenace à l’Etat juif. Le Représentant d’Indiana, le Républicain Mike Pence, président de la conférences des Républicains au Congrès, a déclaré : « Je n’avais jamais imaginé que je vivrais le jour où un gouvernement américain dénoncerait la reconstruction de Jérusalem par l’Etat juif d’Israël ».
Certains Démocrates se réconfortent eux-mêmes à l’idée, compréhensible à la lumière de l’histoire, que les Juifs américains continueront de voter Démocrate quoique M. Obama et son parti fassent pour saper l’Etat juif. Les Israéliens, en état de siège permanent et sous bombardements occasionnels, ne se laissent pas si facilement piéger. Le beau-frère de Benjamin Netanyahou a été amplement rappelé à l’ordre après avoir dit à son interlocuteur sur une radio israélienne qu’il pense que M. Obama est « un antisémite ». Le Premier ministre a pris ses distances quant à cette opinion.
Ces accusations d’antisémitisme contre le président sont outrancières, comme les accusations de racisme contre celui qui critique de façon acérée M. Obama, mais il est certainement vrai que M. Obama a bénéficié de la compagnie d’antisémites dans le passé – un « milieu » selon les termes du magazine ‘New Yorker’, « présumé composé de prêcheurs incendiaires, de nationalistes noirs, de présentateurs météo sur le déclin et … d’intellectuels palestiniens ». (des Milieux à la mode dans ‘l’Upper East Side’ et dans le Sud de Chicago). M. Obama a expliqué que quand il soumettait effectivement sa famille à la guidance morale du révérend Jeremiah Wright et qu’il assistait tous les dimanches matin pendant 20 ans aux harangues sur les Juifs perfides et autres méchants blancs, il n’entendit jamais de divagations antisémites, établissant ainsi un sommet digne du ‘Livre Guiness des Records’ pour endormissement pendant plus d’un millier de sermons incendiaires.
Benjamin Netanyahou empoisonne les Démocrates, qui ne souhaitent que son départ (ou bien qu’il soit emporté). C’est parce qu’il comprend les enjeux au Moyen-Orient, et ne perd pas de temps en conversations à collet monté autour de tasses de thé diplomatiques. « A travers l’histoire, dit-il, les calomnies contre le Peuple juif ont toujours précédé les agressions physiques et elles furent utilisées pour justifier ces agressions ».
Voilà le type de rhétorique qui renforce la résolution chez les hommes prudents et de bon sens, conscients de la menace de leur propre extinction, mais qui provoque des aigreurs d’estomac chez certains Démocrates bien assurés derrière la protection d’hommes meilleurs qu’eux. Cela leur fait grincer les dents. Mieux vaut songer à des petits lapins, profiter de la musique de petites fées et aux fleurs précoces du printemps, et peut-être le trouble s’éloignera-t-il. Barack Obama affirme qu’il est un ami d’Israël. Un type d’ami. Israël ne survivra pas longtemps s’il doit dépendre d’amis comme lui.
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 15:26

Il est encore difficile de faire des pronostics électoraux, mais la côte de popularité de Barack Obama est continuellement en baisse actuellement (de l'ordre de 51 à 54% d'avis défavorables, via CNN). Récemment, plus de 63% de personnes interrogées (via Gallup) aux Etats-Unis se déclaraient proches des positions israéliennes en matière de processus de paix. Même s'il y a des points de désaccord, parmi les membres notamment démocrates du Congrès, cette assemblée bipartisane se veut résolument solidaire d'Israël. La gestion de la crise, de la part de l'Administration Obama, semble être perçue comme traduisant un parti-pris autoritariste néfaste aux bonnes relations traditionnelles. 75% de parlementaires réclamant qu'on mette fin à cette situation, c'est énorme, et un véritable désavoeu de la diplomatie suivie. Cela pourrait, à terme, devenir houleux, et mettre en péril la bonne gouvernance intérieure. Obama et Clinton auront donc la sagesse de ne pas pousser le bouchon trop loin, à moins qu'ils se moquent d'avoir ou non une base populaire, pour mener à bien le destin de ce grand pays... Si l'on ajoute à cela que ni l'Egypte ni l'Arabie Saoudite n'entendent s'aligner sur l'Iran ni même négocier avec Téhéran, cela laisse une marge restreinte à cette politique étrangère, pour poursuivre dans la direction qu'elle s'est donnée.



75% des membres du Congrès américain demandent la fin des tensions avec Israël



Dans une lettre adressée à la Secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, plus de 75 pour cent des membres du Congrès expriment leur appui à Israël et demandent la fin des tensions, très médiatisées, avec Israël.

http://www.guysen.com/news_
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 13:23



http://www.actu.co.il/2010/03/


Israël semble avoir un allié de taille en Australie, en la personne du chef de l’opposition Tony Abbott. Ce dernier a en effet appelé son gouvernement à ne pas suivre l’exemple des Britanniques qui ont expulsé la semaine dernière un diplomate israélien suite à l’affaire des passeports liée à l’élimination du terroriste Mabhouh à Dubaï.

Abbott a adressé en fin de semaine un appel à ce sujet à son gouvernement, qui attend les résultats de l’enquête pour décider des mesures à prendre et envisager peut-être des sanctions contre Israël s’il est mis en cause.

Dans une interview accordée à un journal australien, le Weekend Australian, Abbott, leader du parti libéral, a demandé au Premier ministre Kevin Rudd d’ignorer les mesures prises par les Britanniques à l’encontre d’un diplomate israélien (sans doute le responsable de la cellule locale du Mossad).

Il a précisé: « Nous ne devons jamais oublier qu’Israël est un pays dont l’existence est constamment menacée, ce que les Australiens ont du mal à comprendre ». Il en a profité pour rappeler également que l’Etat juif était « la seule démocratie pluraliste de tout le Proche-Orient ».

Visiblement très conscient des difficultés que rencontre quotidiennement Israël, Abbott a encore tenu à ajouter: « Nous devons comprendre qu’Israël est parfois contraint de faire certaines choses dont les autres pays comprennent heureusement la nécessité. Cela m’incite donc à penser qu’il serait exagéré d’expulser pour cela un diplomate israélien ».

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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:38


28-03-2010

http://a33.idata.over-blog.com/0/36/50/34/divers3/Israel-Gaza-03072006.jpg

Il y avait très peu d’amis véritables de l’état d’Israël à souhaiter, en novembre 2008, l’élection de Barak Hussein Obama à la présidence des USA. Leurs inquiétudes se révèlent aujourd’hui être justifiées pour plusieurs motifs. Si l’on a vu dans sa première année de mandat, entre autre actions, ce dernier en Egypte discourir en faveur de la communauté musulmane, ou encore recevoir à la Maison blanche le Président de l’Autorité palestinienne Abou Mazen avant tout autre dirigeant allié, Barak Obama n’a toujours pas visité le pays ami par excellence du Proche-Orient, à savoir Israël, ni....

Par : Victor Perez

reçu son représentant comme tel et dignement mais plutôt comme un valet. Leur dernière rencontre à la Maison blanche, confirme la mésentente totale entre l’administration américaine et le gouvernement de Benjamin Netanyahou.

La question qui se pose au vu de cette mésentente, est donc celle de savoir si Israël est une république bananière ou un état indépendant ayant des lignes rouges infranchissables. Même par ses meilleurs amis, quand bien même il pâtirait de « sanctions » de leurs parts sur le plan économique, politique et militaire.

Sur le plan économique, Israël est l’un des rares pays développés à n’avoir pas, ou peu, subi la dernière crise internationale. Il y a de forte chance qu’il devienne, cette année, membre de L’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Un club regroupant en son sein les seuls pays développés, démocrates et ayant une économie de marché prospère. Ce club n’a à ce jour que 31 membres. De surcroît, de par sa trésorerie excédentaire, Israël est devenu depuis peu créancier du FMI.

Ce qui démontre ses capacités. Barak Obama peut donc indubitablement prôner ou prendre des sanctions économiques à son encontre. Si elles nuiront, quelque peu, à l’économie israélienne, il n’en reste pas moins que le Président américain devra les justifier auprès de son électorat alors qu’il peine tant à en prendre contre une théocratie iranienne s’apprêtant à détenir les recettes de la fabrication de la bombe atomique. Sur le plan militaire, Israël est devenu le cinquième fournisseur d’armes de la planète.

Ce qui ne cache pas qu’un éventuel embargo sur des pièces détachées de ses armements importés ou le refus us de participer financièrement à tel ou tel projet porteraient un coup certain à sa suprématie militaire sur la région.

]Outre le fait que le Président us devra, là encore, justifier son choix auprès d’une opinion publique appréciant à 63% selon le dernier sondage l’allié le plus fiable du Proche-Orient, Israël devra alors se tourner vers d’autres partenariats aux fins d’acquérir ou de lancer la production de l’armement qui lui manque et accroître, de ce fait, sa part de marché et la concurrence internationale. Aura-t-il du mal à en trouver ?

Au vu de sa technologie de pointe, il est peu réaliste d’imaginer que tous refuseront de prendre la place d’une Amérique, quand bien même gouvernée par Obama.

La Chine en tête. C’est sur le plan politique et diplomatique que les sanctions nuiront le plus à la ‘’bête noire de l’Onu’’. Le Conseil des droits de l’homme de l’Onu, devenu depuis des décennies le Conseil des droits de l’homme non juif ainsi que l’Assemblée générale onusienne auront les coudées beaucoup plus franches pour convoquer « l’entité sioniste » à leurs grés, la juger puis la condamner sans appel.

A ce stade, les démocraties seront au pied du mur et devront se prononcer et choisir entre les valeurs universelles, ou celles des dictatures secondées par tous les autres régimes ayant une dent, voire toute une mâchoire, contre les pays occidentaux. Cependant, c’est lors des saisies du Conseil de Sécurité qu’Obama aura le plus de mal à légitimer auprès d’une opinion publique, remontée par les élus proches d’Israël, ses refus de se servir du droit de veto à sa disposition pour préserver l’allié, le pays ami.

Un geste pouvant, tel un boomerang, lui causer beaucoup de tort pour un nouveau mandat qui, à coup sûr, sera nettement plus destructeur pour les relations israélo-américaines mais surtout les intérêts du refuge du peuple juif.

Au vu de cette analyse, Israël aura quelque peu à souffrir de mauvaises relations diplomatiques avec l’administration américaine actuelle dans le cas d’un refus d’obtempérer aux injonctions du Président US.

S’il ne fait aucun doute que des gestes de paix doivent être entrepris pour que d’éventuelles négociations s’engagent et aboutissent à une paix juste et durable pour la région, il n’y a aucun doute que le peuple israélien, et au-delà le peuple juif dans sa quasi-totalité, ne permettra à quiconque de franchir la ligne rouge d’une Jérusalem unie et indivisible et celle d’un « droit au retour » d’étrangers en son sein, héritiers du titre de réfugiés de père en fils.

Le gouvernement israélien se doit donc d’affirmer sans complexes les droits légitimes et historiques de son pays en s’adressant directement au peuple américain ainsi qu’à ses représentants tant Démocrates que Républicains.

Il ne fait de doute qu’au vu de l’attitude d’Israël jouant les électeurs américains contre sa réélection, Obama repensera sa politique. Rester pour l’histoire une simple réplique de Jimmy Carter chassé du pouvoir après un seul mandat ne sera pas pour lui plaire.

 Victor PEREZ © 
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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 12:26



 
Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires Etrangères, s'est réveillé soudain à l'Assemblée nationale. Seul destinataire de sa hargne et de sa colère, Israël. Primo, irrespectueux au possible, se permet de risquer quelques hypothèses. 
 
 
En avant, de Charette
En 1803, les habitants de l’ile de Saint-Domingue (actuelle Haïti et Saint-Domingue) se soulevèrent contre la colonisation française et conquirent leur liberté. La monarchie française ne reconnut sa défaite que 22 ans plus tard.
Le roi Charles X exigea alors que les anciens esclaves indemnisent leurs maîtres du « préjudice » que constituerait leur affranchissement. La somme réclamée par le bon roi représentait environ 21 milliards d’euros actuels.
Cela illustre parfaitement, pour ces grandes familles françaises, le refus systématique de toute idée d’autonomie ou d'indépendance, voire de souveraineté.
Un homme aux fidélités successives
Selon les aléas de l’histoire, ils furent « collabos » quand ils le pouvaient, résistants quand il le fallait, mais toujours friands de "grand empire". Un descendant de ce bon roi se trouve être Hervé Marie-Joseph de Charette de la Contrie.
Plus exactement, il descend du roi Charles X par le duc de Berry. Mais comme il a su cultiver une simplicité de bon aloi, il se fait appeler Hervé de Charette.
Vendéen pure souche, il sait ce que liberté veut dire, même vis-à-vis de ses camarades.
Il appartint un temps à la défunte UDF. Profitant des travaux de ce groupe fondateur, il a déposé en son nom le sigle à l’Institut National de la Propriété Intellectuelle (INPI).
Le procédé est facile. Une simple enveloppe bleue (appelée « enveloppe Soleau ») dans laquelle vous glissez votre idée sur une feuille blanche et c’est la preuve, en cas de litige, que vous êtes le premier à avoir pensé à ce concept.
Il ferait beau voir que d’autres manants de l’ancien parti centriste puissent utiliser le sigle UDF sans en référer au gardien de l’institution. Hervé de Charrette fut ministre des affaires étrangères, l’apogée de sa vie « politique ».
Il a rejoint l'UMP, puis l'a quitté pour refonder un parti centriste qui n'a pas encore vu le jour.
Il fait toujours partie de ces caciques qui, à vouloir demeurer incontournables, castrent toute initiative au sein des partis politiques, à gauche comme à droite.
"Je vous en supplie, entendez l'appel de la Palestine qui, depuis des années, subit l'injustice de l'histoire", voilà ce que lance le baron à Bernard Kouchner en pleine séance de l’Assemblée Nationale.
Même si l'on éprouve de l’empathie pour les Palestiniens qui ont eu leur lot de drames, les termes utilisés par l’ancien ministre ne sont pas anodins.
Il vise à affirmer haut et fort un souhait, peut-être, mais non une réalité.
A bien relire le Charette dans le texte, l’ancien ministre des Affaires étrangères parle de « Palestine », comme si ce pays existait vraiment.
Là aussi, ses convictions varient selon qu'il est en charge ou pas. Charette est inconstant. En 2001, il critiquait sévèrement son successeur Hubert Védrine en lui reprochant exactement ce dont il s'est rendu coupable alors qu'il était aux affaires.
Le 8 décembre 2001, il affirmait sans honte : "la diplomatie française retarde d'un métro...je pense que Yasser Arafat a fait son temps, qu'il n'est plus capable d'assurer des responsabilités dans les territoires palestiniens". A noter qu'à cette époque, l'ancien ministre parlait encore de "territoires", non de Palestine. "Je regrette que la diplomatie française (sous-entendu Védrine) investisse encore sur quelqu'un qui ne pèse plus".
Mais qui avait massivement investi sur Arafat, sinon Charette lui-même ?
Aujourd'hui, ce grand distrait ignore sans doute que ce pays n’a jamais existé, sauf sous le nom de “Royaume d’Israël” pendant un petit millier d’années et que sous l’occupation romaine, le nom d’Israël fut remplacé par celui de ”Palestine” pour, précisément en faire oublier les Juifs au profit des Philistins.
Pour mémoire, le plus célèbre des Philistins et le seul resté dans l’Histoire se nommait Goliath. Parler de Palestine dans le contexte de l'Assemblée nationale, est une faute politique et un aveu d'ignorance.
Abrégé d'Histoire à l'attention des nobliaux
C’est curieux comme un baron nostalgique de l’empire peut faire l’impasse sur le royaume : en l’occurrence, il fait semblant d’ignorer que l’autre nom des “Territoires disputés” (appellation juridiquement exacte), est Judée Samarie. “Judée”, c’est-à-dire “juif”. Une appellation qui a, elle, 3000 ans.
Qu’Israël accepte, à tort ou à raison, d’en concéder une partie à un prétendu « peuple palestinien » venu lors d’un exode organisé par l’empire ottoman au XIXe siècle et d’une immigration vers des terres rendues fertiles par les pionniers juifs au début du XXe, ne peut absoudre les anciens et cacochymes ministres des Affaires étrangères du crime de méconnaissance historique.
Car le “peuple” palestinien ne s’est constitué en tant que tel qu’après qu’Israël ait conquis sur la Jordanie et l’Egypte des territoires dont les populations ne se considéraient jusqu’alors en aucune façon distinctes du reste du Moyen-Orient.
D’après un recensement effectué en 1931 par les Britanniques, 23 langues différentes étaient parlées par les Arabes musulmans vivant en Palestine, et 28 autres par les Arabes chrétiens.
Quant aux lieux de naissance des Arabes de Palestine, ils se situaient, selon le même recensement, dans 25 pays autres que la Palestine, la Syrie ou la Transjordanie, parmi lesquels l’Égypte, Chypre, l’Irak, le Yémen, l’Iran, la Turquie, l’Inde, l’Algérie, le Maroc, la Libye, la Tunisie...
En 1937, un chef arabe local, Auni Bey Abdul-Hadi, avait déclaré à la commission Peel (celle qui suggéra ultérieurement la partition de la Palestine) : “Il n’existe aucun pays [tel que Palestine] ! La ‘Palestine’ est un terme inventé par les sionistes ! Il n’y a aucune Palestine dans la Bible. Notre pays a formé pendant des siècles une partie de la Syrie.”
Le représentant du Haut Comité arabe aux Nations unies avait, quant à lui, soumis, en mai 1947, une déclaration à l’Assemblée générale selon laquelle "la Palestine faisait partie de la province de Syrie" et précisait que "politiquement, les Arabes de Palestine n’étaient pas indépendants dans ce sens qu’ils ne constituaient pas une entité politique distincte".
Hervé de Charrette, vieille survivance du giscardisme, démontre en pleine séance de l'Assemblée nationale, une notoire incompétence.
Il refuse de reconnaitre que, si les Palestiniens n'ont pas encore de patrie, c'est parce que leurs “représentants” ont refusé celui que leur proposait l’ONU en 1948, c'est parce que leurs dirigeants corrompus ont toujours refusé, depuis, toute idée de paix avec Israël.
Si la paix n'existe pas encore dans cette partie du globe, c'est que, pour certains dirigeants palestiniens et plus généralement Arabes, la guerre est plus lucrative, tant sur le plan financier que de l'ordre intérieur. Charette ne le sait pas, ne l'a pas vu, ne l'a pas compris.
Son bilan à la tête du Quai d’Orsay a été l’un des plus calamiteux qui soient. Et pourtant, entre Cheysson, Hubert Védrine et Galouzeau de Villepin, on ne peut pas dire que le pays des Droits de l’homme ait été particulièrement gâté.
Tous sirupeux à l’égard des dictatures africaines ou orientales, ils ont comme point commun une franche détestation d’Israël, seul pays, à les en croire, à ne pas respecter les Droits de l’homme.
Du coup, aucune raison de ne pas commercer avec les dictateurs birmans.
Le Tartarin de Vendée
Si l’on cherchait à démontrer une ignorance abyssale chez ce baron vendéen, il faudrait, certes, analyser son élocution besogneuse et ses discours creux, mais également lire ses fanfaronnades.
Ainsi, en 1996, alors ministre d’Affaires qui lui restaient étrangères, Charrette déclarait pompeusement : “Celui qui penserait pouvoir éliminer la France du Proche-Orient se tromperait !
Claire explication du fait que l’avenir d’Israël et des Palestiniens n’importait guère et que seule comptait la place de la France. Depuis, elle a été écartée des débats. C'est d'ailleurs au nom de la grandeur de la France qu'il a accepté dernièrement le poste de Président de l'Institut Français de Finance Islamique (voir). Puisqu'il vous le dit !
Rencontrant à Damas le ministre iranien des Affaires étrangères, Ali Akbar Velayati, Charrette annonçait triomphalement : « Si l'Iran souhaite améliorer ses relations avec la France et l'Union européenne, il est indispensable que ce pays use de son influence auprès du Hezbollah pour parvenir à une solution politique durable. Mon interlocuteur m'a laissé espérer qu'il en serait ainsi. Nous jugerons sur pièces ». (Interview L'Express, 24 avril 1996)
C’est tout jugé, monsieur le baron ! Les propos datent de 1996. 10 ans après, le Hezbollah enlevait des soldats israéliens sur le sol israélien et déclenchait ainsi la guerre de 2006. Et l'Iran parvient à son rêve, l'apocalypse nucléaire. Quelle clairvoyance, quelle lucidité, quel esprit de prospective !
Au journaliste qui lui demandait si sa “mission (était) la première du genre”, le descendant de Charles X répondait, contre toute évidence : “Oui. Je resterai aussi longtemps qu'il le faudra pour contribuer à un accord de paix. En son temps, Henry Kissinger avait dû séjourner trente-neuf jours dans les capitales du Proche-Orient. J'espère ne pas être obligé de battre ce record...
Non seulement, il ne l’a pas battu, mais il dut vite renoncer à ses velléités de construire la paix, ses interlocuteurs israéliens et arabes ayant trouvé son discours un tantinet rabâché et empreint d’une méconnaissance chronique de leur région.
Juppé, son Premier ministre de l’époque, dut vite lui trouver une saine occupation en Europe pour le détourner de ses hautes ambitions « pacifiques ».
Charette est partisan d’un dialogue avec le Hamas, opposé à toute sanction contre l’Iran. Le pieux Charette vit au paradis, non avec 72 vierges, bien inutiles dans son cas, mais un paradis dans lequel tout pays entendrait et respecterait la voix d’une France qui serait encore grande, respectable et immortelle.
Homme du passé mais pas très historique
Le Baron croit encore dur comme fer à la diplomatie à l’ancienne, celle qui faisait vibrer les cœurs dans les sous-préfectures, à l’heure des champagnes tièdes et des propos glacés (J.Brel). Il n'a jamais entendu les éclats de rires qu'il suscitait sur son passage parmi les puissants de ce monde, et parfois même , jusque dans les officines du Ministère qu'il croyait régenter.
Il a toujours conduit, dans ses dernières fonctions, la politique étrangère de la France comme on le faisait au XIX° siècle, voire au début du XX°.
Avec ce petit et lassant mélange d'onctuosité, d’antisémitisme d’inspiration catholique et de pantalons baissés qui font maintenant de notre pays la serpillère des dictatures les plus criminelles.
Mis à l’écart des grandes messes télévisuelles, il se contente de livrer à la populace ses avis éclairés d’ancien diplomate sur son blog personnel humblement intitulé « Convention démocrate ».
A le lire, on comprend que la diplomatie française n’ait jamais rien engendré de bien lumineux depuis le siècle des Lumières. Mais on constate également une trouble fascination pour les pays arabes, même s'ils figurent parmi les régimes les plus autoritaires du globe.
Pour ceux qui ont quelques heures à perdre, on peut puiser dans les éditoriaux pour voir à quel point des analyses peuvent être erronées, même chez un politique.
Mais cela n’empêche pas de persister dans des erreurs et de continuer d’ânonner des contre vérités, un tic partagé par nombre de locataires du Quai d’Orsay.
Le mimétisme, sans aucun doute ! Il serait inconvenant d’évoquer le manque de personnalité et de conviction.
Mais personne n’ose encore lui dire qu’il ne sert plus à rien, qu’il sent le renfermé dans ses certitudes apprises.
Personne n’ose lui dire que, s’il y a 52 % d’abstention lors des grands suffrages qui pourtant engagent l’avenir de la France et de l’Europe, c’est à des gens comme lui qu’on le doit.
Suffisants, dédaigneux, ignorants, incompétents au-delà de l’imaginable, ils sont l’arrière garde d’un système qui refuse d’évoluer et qui écarte sans pitié les jeunes, les désespérant de pouvoir un jour s’engager au service du bien public.
A cause d’eux, et aussi par la faute des médias qui font leur beurre de l’ignorance, les électeurs ont aujourd'hui le choix entre des autocrates qui crachent sur la démocratie ou des populistes. Parfois, ils (elles) sont les deux à la fois.
Quel rapport, direz-vous ?
Aucun, sinon un simple dégoût, teinté d'un brin de fatalisme !
En décembre 2001, Hervé de Charette affirmait, à propos du Proche Orient : "Il faut une nouvelle génération. La paix ne se fera pas avec des vieux. Elle se fera avec des nouveaux venus".
C'est un peu la même chose en France, Monsieur le Baron !
 
Paul Lémand
* Le "de" ne s'utilise que si le nom est précédé d'un titre, d'un prénom, de monsieur (ou autre civilité), de la mention d'un lien de parenté. Quoiqu'il en soit, «Il est toujours avantageux de porter un titre nobiliaire. Être de quelque chose, ça pose un homme, comme être de garenne, ça pose un lapin.» Alphonse ALLAIS, Le chat noir, 25 janvier 1890


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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 12:23
Pour lessakele et aschkel.info 


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grumberg


A toute chose malheur est bon

netanyahu-congres

J’adore les proverbes français. Ils sont très imagés et souvent d’une grande sagesse. Avec le sens de l’harmonie esthétique, le romantisme, le savoir vivre et la cuisine, ils font partie de mon héritage préféré des années que j’ai passé en France.

Un membre du gouvernement israélien a fait l’annonce maladroite d’un projet de construction de 1600 logements, en plein milieu de la visite du vice président américain. Il était spécialement venu pour faire redémarrer le dialogue pour la paix.

L’administration Obama a très mal pris la chose.

Les Etats Unis et l’ensemble des pays occidentaux sont opposés au vœu d’Israël de conserver une Jérusalem indivise, mais ils avaient eu le bon goût, jusqu’à présent, de laisser ce sujet au cœur des négociations entre les arabes et Israël.

La signature d’une paix, c’est une discussion longue ou chacun tente de donner le moins possible et de gagner le maximum. Le plus fort et le plus prévoyant gagne. Les occasions manquées, les erreurs fatales, les mauvaises négociations, l’histoire en est remplie. Cette paix là ne sera pas différente.

Mettons nous à la place du gouvernement israélien. Quel avantage a-t-il, avant même de commencer à négocier, à renoncer à l’une de ses demandes ?

Les pourparlers étaient déjà bloqués depuis un an par la faute d’Obama. Il a fait germer dans le cerveau de Abbas l’idée qu’il pouvait compter sur l’Amérique pour la Judée et la Samarie, et qu’il pouvait demander l’arrêt des constructions – avant même toute négociation. Résultat, panne des pourparlers, et Israël a continué à construire. Vous m’arrêtez si je me trompe, Israël a conquis ce territoire des mains de la Jordanie, et son sort reste a déterminer. Ce n’est pas comme s’il appartenait de facto aux arabes et qu’Israël devait le leur rendre. Uzi Landau rappelle d’ailleurs que 20% d’arabes vivent en Israël, et qu’il ne voit pas pourquoi, si la Judée et Samarie leur est attribuée, il n’y aurait pas 10% de juifs qui habite l’état palestinien.

Non content de cette erreur, Obama remet ça, et suggère maintenant que les arabes peuvent compter sur lui pour Jérusalem. Il réclame à Israël, en punition de la maladresse de l'annonce des 1600 logements, l’engagement d’arrêter de construire.

Le début du mandat d’Obama a été l’occasion pour les commentateurs de prédire que les relations avec Netanyahu seraient électriques. Elles s’étaient jusqu’alors passées à peu près normalement. Obama vient de faire un bras de fer avec Israël et il a perdu. Pourquoi ? Parce que son opinion publique s’est rangée du coté d’Israël, en s’étonnant de la démesure de la réaction du président américain.

De visite à Washington cette semaine, Netanyahu a fait preuve d’un courage politique exemplaire. Il a non seulement tenu tête à Obama et à la première puissance mondiale, mais il a surtout pris le risque d’indisposer son pays ami le plus ardent, qui le défend contre vents et marrées et se range à ses coté partout ou Israël est mis en cause.

Je me rappelle les mots récents de Bernard Henri Levy, sur son blog, quand il critiquait le manque de courage des socialistes au sujet de Georges Frêche, et qu’il leur reprochait de jouer la boutique contre l’éthique. Avec les 3 milliards d’aide annuelle des USA à Israël, Netanyahu n’a pas hésité à jouer l’éthique contre la boutique – et quelle boutique : 3 milliards de dollars !

Entre son idéal sioniste et le portefeuille, Netanyahu a choisi l’éthique, et il mérite notre admiration. Vous m’accorderez que la profession de politicien n’est pas spécialement un modèle de courage, c’est le moins qu’on puisse dire.

Et Obama n’est pas le premier venu.

Qu’à cela ne tienne, Netanyahu a fait preuve d’une intégrité absolue.

 

En réaffirmant que les juifs construisent à Jérusalem depuis des centaines d’années, et qu’il n’entend pas s’arrêter là, que Jérusalem a été par le passé divisée, et qu’il n’est pas décidé à ce que ça se reproduise, et finalement que la demande des arabes pour faire de Jérusalem leur capitale n’est ni raisonnable, ni logique, il n’a pas hésité à mettre Obama dans l’embarras, à affirmer que le peuple israélien entend rester maître de son destin, et que le monde peut bien le désapprouver, il n’a pas apporté la preuve d’être digne de confiance, car il ne s’est pas rangé derrière les juifs pendant la seconde guerre mondiale, et il ne s’élève pas plus, de nos jours, contre la barbarie des terroristes financés par l’Iran pour les exterminer.

Enfin un langage clair, cohérent et ferme. Enfin un premier ministre israélien qui exprime haut et fort ce que veut la majorité de sa population, au lieu de cacher honteusement ses souhaits. Quitte à être vilipendé pour nos actions et nos choix, autant les affirmer tout haut, et qu’ils soient ambitieux.

Clinton a critiqué les propos de Benjamin Netanyahu : "la décision de construire ne facilite pas notre tâche de médiateur ni la reprise des négociations de paix" affirme t-elle. J’aurais aimé entendre Clinton et Obama attaquer Mahmoud Abbas et lui reprocher que les tirs de rockets sur Israël mettent en péril la reprise des négociations. L’administration Obama est un bien curieux ami, ces temps-ci.

Après tout, nous avons reconquis cette ville en 1967. Israël a gagné alors le droit exclusif d’évaluer où se situent les frontières qui assurent sa sécurité, qu’il les garde ou les rendent aux arabes dans le futur.  Les arabes nous ont attaqué et ont déclenché la guerre des 6 jours. Ils ont « joué » et ils ont « perdu ». A eux d’en assumer les conséquences. On appelle ça la loi du plus fort, et elle règle les rapports humains depuis la nuit des temps jusqu’à la semaine dernière. Et sauf erreur, personne ne reproche à l’Amérique et aux pays européens de se conduire selon cette loi en Afghanistan.

De plus, à ce que je sache, le sort de Jérusalem ne remet en cause ni la situation humanitaire des arabes, ni leur économie, ni leur culte. Je l’ai maintes fois rappelé, Jérusalem a commencé à faire l’objet de leur convoitise pour la première fois de l’histoire à partir de 1967, précisément quand les juifs l’ont reprise.

Le congrès américain a acclamé le courage de Netanyahu. Nancy Pelosi, son porte parole, a affirmé que « le congrès ne parle que d’une voix quand il s’agit d’Israël » (même lorsque le président des Etats Unis se montre hostile, notons le), et « nous, au congrès, sommes du coté d’Israël ».  « Jamais je n’aurais pensé voir, de mon vivant, l’administration américaine reprocher à Israël de reconstruire Jérusalem !  » s’est acclamé le républicain de l’Indiana Mike Pence. « Nous n’avons pas de plus solide allié qu’Israël dans le monde entier », a conclu le représentant des républicains, John Boehner.

A se demander qui, de Netanyahu ou du congrès, a infligé à Obama le plus gros camouflet !

A toute chose malheur est bon !
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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