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26 mars 2010 5 26 /03 /mars /2010 12:15


Pour lessakele et aschkel.info 

perez
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Israël survivra à Barak Hussein Obama

 

Peu d’amis de l’état d’Israël souhaitaient, en novembre 2008, l’élection de Barak Hussein Obama à la présidence des USA. Leurs inquiétudes se révèlent aujourd’hui être de raison pour plusieurs motifs. Si l’on a vu dans l’année écoulée, entre autre actions, ce dernier enEgypte, ou recevoir à la Maison blanche le Président de l’Autorité palestinienne Abou Mazen avant tout autre dirigeant allié, Barak Obama n’a toujours pas visité le pays ami par excellence du Proche-Orient, ni reçu son représentant comme tel mais plutôt comme un valet. Leur dernière rencontre confirme la mésentente totale entre l’administration américaine et le gouvernement de Benjamin Netanyahou.

 

La question qui se pose est donc celle de savoir si Israël est une république bananière ou un état indépendant ayant des lignes rouges infranchissables. Même par ses meilleurs amis, quand bien même ce pays pâtirait de « sanctions » de leurs parts sur le plan économique, politique et/ou militaire.

 

Sur le plan économique, Israël est l’un des rares pays développés à n’avoir pas, ou peu, subi la dernière crise internationale. Il y a de forte chance qu’il devienne, cette année, membre de L’Organisation de coopération et de développement économiques(OCDE). Club regroupant en son sein les seuls pays développés, démocrates et ayant une économie de marché prospère. Ce club n’a à ce jour que 31 membres. De surcroît, de par sa trésorerie excédentaire, il est devenu depuis peu créancier du FMI.

 

Barak Obama peut donc effectivement prôner des sanctions économiques à son encontre. Si elles pourront nuire, quelque peu, à son économie, il n’en reste pas moins que le Président US devra les justifier auprès de son électorat alors qu’il peine à en prendre contre une théocratie iranienne s’apprêtant à détenir la fabrication de la bombe atomique.

 

Sur le plan militaire, Israël est le cinquième fournisseur d’armes de la planète. Ce qui ne cache pas qu’un éventuel embargo sur des pièces détachées de ses armements importés ou le refus us de participer financièrement à tel ou tel projet porteraient un coup certain à sa suprématie militaire sur la région. Outre le fait que le Président us devra, là encore, justifier son choix auprès de son opinion publique appréciant énormément l’allié le plus fiable du Proche-Orient, Israël devra alors se tourner vers d’autres partenariats aux fins d’acquérir ou de lancer la production de l’armement qui lui manque et accroître, ainsi, sa part de marché et la concurrence internationale. Aura-t-il du mal à en trouver ? Au vu de sa technologie de pointe, il est peu réaliste d’imaginer que tous refuseront de prendre la place d’une Amérique, quand bien même gouvernée par Obama. La Chine en  tête.  

 

C’est sur le plan politique et diplomatique que les sanctions nuiront le plus à la ‘’bête noire de l’Onu’’. Le Conseil des droits de l’homme non juif et l’Assemblée générale onusienne auront les coudées beaucoup plus franches pour convoquer « l’entité sioniste » à leurs grés, la juger puis la condamner sans appel. Ainsi les démocraties seront au pied du mur et devront choisir entre les valeurs universelles, ou celles des dictatures secondées par tous les autres régimes ayant une dent, voire une mâchoire, contre les pays occidentaux.

 

C’est lors des saisies du Conseil de Sécurité qu’Obama aura le plus de mal à légitimer auprès d’une opinion publique, remontée par les élus proches d’Israël, ses refus de se servir du droit de veto à sa disposition pour préserver l’allié, le pays ami. Un geste pouvant, tel un boomerang, lui causer beaucoup de tort pour un nouveau mandat qui, à coup sûr, sera nettement plus destructeur pour les relations israélo-américaines et les intérêts du refuge du peuple juif.

 

Au vu de ce qui précède, Israël aura quelque peu à souffrir de mauvaises relations diplomatiques avec l’administration us actuelle -difficilement justifiables par Obama- dans le cas d’un refus d’obtempérer aux injonctions du Président US. S’il ne fait aucun doute que des gestes de paix (réciproques) doivent être entrepris pour que d’éventuelles négociations s’engagent et aboutissent à une paix juste et durable, il n’y a aucun doute que le peuple israélien, et au-delà le peuple juif dans sa quasi-totalité, ne permettra à quiconque de franchir la ligne rouge d’une Jérusalem unie et indivisible et celle d’un « droit au retour » d’étrangers en son sein.

 

Le gouvernement israélien se doit donc d’affirmer sans complexes les droits légitimes et historiques de son pays en s’adressant directement au peuple américain ainsi qu’à ses représentants tant Démocrates que Républicains. Il ne fait de doute qu’au vu de l’attitude d’Israël jouant les électeurs américains contre sa réélection, Obama repensera sa politique. Rester pour l’histoire une réplique de Jimmy Carter chassé du pouvoir après un seul mandat ne sera pas pour lui plaire.

 

Victor PEREZ ©
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 23:46


La controverse diplomatique occulte l’aide inestimable d’Israël à l’armée américaine


Par Dore Gold, le 23 mars 2010.
Adaptation française : Marc Brzustowski
 
Titre original : Dore Gold: Diplomatic dispute obscures Israel’s invaluable help to U.S. military

http://www.washingtonexaminer.com/opinion/columns/OpEd-Contributor/Dore-Gold-Diplomatic-dispute-obscures-Israels-invaluable-help-to-US-military-88914752.html#ixzz0j7SVVOxS

 

 

Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a déclaré aux responsables américains que son pays était en droit de construire où bon lui semble dans sa propre capitale (Elizabeth Dalziel/AP file)

 

 



Le Premier Ministre Benjamin Netanyahou a eu parfaitement raison de parler des liens stratégiques américano-israéliens, au cours de son allocution devant la Conférence de l’AIPAC, mardi dernier.

Durant les récentes tensions bilatérales entre l’Administration Obama et l Gouvernement israélien, une rumeur vicieuse a commence de poindre, selon laquelle les Etats-Unis avaient le sentiment que « l’intransigeance » israélienne dans le processus de paix, mettaient en danger les troupes américaines en Irak et en Afghanistan.

La source de cette rumeur n’est pas, à l’origine, le Général David Petraeus, Commandant en chef du Central Command américain, lorsqu’il a récemment témoigné devant le Comité des services de l’armée du Sénat américain. Petraeus est trop préoccupé par le possible éclatement d’une Intifada qui serait difusée par le réseau satellitaire Al-Jazeera et provoquerait la colère de la rue arabe, quiaffaiblirait la légitimité de ses partenaires arabes et de leurs armées.

 

Cependant, l’idée qu’Israël mettait en danger les forces américaines a commence à se propager au sein des cercles de Washington. Par exemple, Jake Tapper, le correspondant d’ABC News à la Maison Blanche, a interviewé le conseiller politique du Président Obama, David Axelrod, le 14 mars et lui a demandé si les « problèmes internes » d’Israël metaient les troupes américaines en danger.

Alors qu’Axelrod refusait de répondre, Tapper a insisté et repose la question une deuxième fois. Cette idée a, de façon claire, pénétré la pensée des journalistes politiques.


L’éditorialiste Jeffrey Goldberg a écrit que le fait d’établir un lien entre les projets de construction dans le quartier de Ramat Shlomo à Jérusalem et la présence des forces au Moyen-Orient actuellement, venait des reportages de la presse israélienne sur la rencontre entre le Vice-Président Joe Biden et Netanyahou à Jérusalem. Le porte-parole  de Biden a démenti ces reportages, lorsque Goldberg s’est livré à une enquête plus approfondie (auprès de lui).

L’effet le plus évident des rumeurs de cette sorte consiste à renforcer l’image qu’Israël est plus un fardeau stratégique qu’un atout stratégique, qui ne fait qu’exacerber les tensions actuelles. Depuis des années, il existe une entreprise artisanale de forces anti-israéliennes qui tourne à plein et qui a essayé par tous les moyens de promouvoir cette vision à travers les Etats-Unis.

Cela a commence avec les Professeurs Stephen Walt d’Harvard et John Mearsheimer de l’Université de Chicago, qui ont argué, dans « Le Loby Israélien », leur livre publié en 2007, qu’Israël n’est rien d’autre « qu’une charge stratégique ». Ils ont réalisé une percée significative au sein des universités et des think-tanks, de façon à ce que la rumeur selon laquelle les projets de construction à Jérusalem menaçaient les soldats en Afghanistan trouve un terrain fertile.

Netanyahou a fait remarqué devant l’AIPAC qu’Israël aidait concrètement à sauver la vie d »Américains. Historiquement, il est absolument exact de dépeindre le partenariat stratégique d’Israël de cette façon. En août 1966, le Mossad réussit à recruter un pilote de l’armée de l’air iraquienne qui s’échappa avec son MiG-21 vers Israël.

Les informations sensibles concernant le MiG-21 furent partagées avec Washington et se seraient avérées extrêmement instructives, si on prend enconsidération le fait que le MiG-21 était le fer de lance des forces aériennes du Nord-Vietnam durant les années qui suivirent.

Israël a fourni aux Américains de nombreux autres secrets des systèmes d’armement soviétique, allant du canon de 130 mm au tank T-72. On a cité le Général George Keegan, l’ancien chef des services de renseignement de l’Armée de l’air américaine, dansun article du New York Times, du 9 mars 1986, déclarant que les informations que les Etats-Unis avaient reçu d’Israël n’auraient pas pu être obtenues, même si l’Amérique possédait « 5 services équivalant à la CIA ».

Keegan allait encore plus loin : “La capacité dont dispose l’Air Force américaine en particulier, et l’armée en général, de défendre quelque position qu’il détient au sein de l’OTAN, elle le doit bien plus à l’impulsion du renseignement israélien qu’il ne la doit à toute autre source de renseignement prise isolément ».

Même après la Guerre Froide, Israël a continué à constituer un partenaire stratégique vital pour l’Amérique. En 2007, l’Ambassadeur américin n Israël a révélé que la technologie israélienne était utilisée par les forces armées américaines en Irak pour se protéger des enginsexplosifs improvisés (IEDs) qui étaient responsables de la plupart des victimes de la guerre d’Irak.

 

En bref, Israël a contribué à sauver des vies américaines en Irak.


Le 15 mars 2007, le Commandant de l’EUCOM, le Général Bantz Craddock a declare devant le Comité de la Maison des Services de l’Armée, que “ au Moyen-Orient, Israël est le plus proche allié qui soutient de façon consistante et directement nos intérêts ».

Durant son discours devant l’AIPAC, Netanyahou a dévoilé qu’”Israël partage avec l’Amérique » tout ce qu’il sait au sujet de leurs ennemis communs, et plus particulièrement, les renseignements.

Lorsque des états tels que les Etats-Unis et Israël rencontrent des désaccords diplomatiques de grande importance, c’est souvent la nature même de leur exploitation par la presse qui cherche à en alimenter le drame. Un débat nourri sur l’application de la Quatrième Convention de Genève de 1949 à Jérusalem pourrait tout-à-fait convenir dans le cadre de la Haute Faculté de Droit de Yale, mais cela ne fait pas vendre de journaux.

 

C’est pour cette raison que l’Administration Obama a une responsabilité toute particulière à devoir contenir ses tensions envers Israël. Cela constituerait une très grave conséquence si jamais le désaccord à propos du droit d’Israël à Jérusalem déteignait sur la relation stratégique entre les deux états.

Netanyahou a tenté de contenir ce problème dans le cadre de la conference de l’AIPAC, mais les deux côtés ont besoin de s’assurer que des tensions diplomatiques superflues ne sacriferont pas leurs intérêts stratégiques de long terme qui ont assuré, jusqu’à présent, la sécurité des deux pays.

Dore Gold a été l’Ambassadeur d’Israël à l’ONU. Son site Web est : www.dore-gold.com . Il dirige le Centre des affaires publiques de Jérusalem (JCPA).


Lire d’autres articles du Washington Examiner:

http://www.washingtonexaminer.com/opinion/columns/OpEd-Contributor/Dore-Gold-Diplomatic-dispute-obscures-Israels-invaluable-help-to-US-military-88914752.html#ixzz0j7SVVOxS

 

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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 13:04

Quoi que l'on puisse penser de l'actuelle politique étrangère de l'Administration Obama à l'encontre d'Israël, les sondages s'accumulent pour démontrer que, même sa victoire intérieure sur la réforme de santé américaine, apparaît comme une victoire à la Pyrrhus. Sans faire de pronostics difficiles à projeter sur le long terme des élections de novembre au Congrès, ce Gouvernement, campé sur ses lignes actuelles, aura bien du mal à franchir le cap du test de mi-mandat.

Sur le plan diplomatique, la crise orchestrée, autant sur les décisions prioritaires concernant le nucléaire iranien, que l'adoption in extenso des revendications palestiniennes par Hilary Clinton, peut bien se prolonger jusqu'à cette échéance. Il n'est pas dit que le remaniement ministériel que vise Obama à Jérusalem ne s'impose pas à lui, à Washington, avant qu'il n'ait eu le temps d'imposer ses vues d'Empereur César sur le Moyen-Orient. 



Une majorité d'Américains contre la politique d'Obama


Après un peu plus d'un an de mandat, la cote de popularité de Barack Obama a sérieusement dégringolé. Selon un sondage CNN, le président américain totalise, pour la première fois, 51% de mécontents. Même si l'adoption de la très controversée loi sur l'assurance-maladie est une victoire majeure pour le président américain, les dix mois d'âpres négociations qui l'ont précédée ont écorné sa popularité. L'évolution est symptomatique d'un certain malaise : le sondage de CNN fait apparaître que 46% des Américains interrogés soutiennent la politique de Barack Obama, alors qu'ils étaient 54% en décembre et 76% en février 2009, peu après sa prise de fonction.

http://www.guysen.com/news_
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25 mars 2010 4 25 /03 /mars /2010 11:40


CRISE USA ISRAËL - BARACK OBAMA HAUSSE LE TON. LA DEFIANCE ENTRE LES AMERICAINS ET ISRAELIENS EST DEVENUE UNE REALITE. LA DELEGATION ISRAELIENNE A EU PEUR D'ETRE MISE SUR ECOUTE LORS DE SON DEBRIEFING !




http://www.israelvalley.com/news/2010/03/25/26864/
Mar 201025

Par Mati Ben-Avraham à Jérusalem
Rubrique: Actualité
Publié le 25 mars 2010

USA ISRAEL

 

[Précaution de la rédaction de Lessakele : les prises de position de Mati Ben-Avraham paraissent rejeter,  au moins en partie, la faute sur le Gouvernement Netanyahou soupçonné de radicalité ou de jusqu'auboutisme. Ce vote résulte, au contraire, des précédents piétinements et du refus palestinien d'entrer dans la danse des négociations directes, bien avant l'élection de Bibi. Puisqu'il le dit lui-même, les Palestiniens ont refusé intégralement les offres généreuses d'Olmert qu'il savait politiquement "mort". Actuellement, n'existent que deux versions de la Cause palestinienne : l'espérance dans un "état binational" qui noierait Israël dans la poussée démographique/La proclamation unilatérale d'un Etat, sur le modèle "Kosovar". En poussant à la Crise, il n'est pas impossible que les Etats-Unis aient déjà pris une option sur cette dernière version, comme ils ont su le faire en Europe du Sud. Il suffirait aux Palestiniens de se contenter de jouer la montre en déclarant irrecevable par avance toute proposition de dialogue. Et c'est bien ce qu'ils font, avec la bénédiction de Mme Clinton et de Barack Hussein Obama, chargés "indirectement"de donner corps à leurs revendications...]



S’il fallait une preuve supplémentaire de la défiance caractérisant les relations entre le président américain et le premier ministre israélien, il suffit de savoir que, en sortie de la Maison blanche, Binyamin et ses conseillers sont allés s’entretenir et définir la marche à suivre dans la chambre sécurisée de l’Ambassade d’Israël, et non pas dans la suite du premier ministre à l’hôtel Mayflower. La crainte était que les murs de la suite soient truffés de micros…

De fait, Barak Obama a haussé le ton, sommant son interlocuteur israélien de satisfaire aux exigences américaines et par ricochet palestiniennes, pour sortir les négociations de l’impasse. Il y a du vrai dans l’attitude américaine. En particulier en ce qui concerne le gel de toutes nouvelles constructions aussi bien à Jérusalem que dans les territoires sous administration israélienne.

En effet (et le raisonnement est aussi celui des Européens) pourquoi cette obsession à vouloir poursuivre cette politique d’occupation des sols alors que aussi bien Ehud Barak, Ariel Sharon, Ehud Olmert que Binyamin Netanyahou lui-même ont accepté le principe de deux Etats pour deux peuples? Principe contenu déjà dans le plan Bill Clinton de fin 2000, défini clairement par le président Bush en 2003 et repris par l’administration Obama. Ce comportement, et cela a été dit, est suspect. Tout se passe comme si Israël faisait machine arrière.

Peut-être. Mais la question est aussi de savoir si, en mettant la pression sur Israël, et sur Israël seulement, les Etats-Unis ne sont pas à côté de la plaque. Il ne faut pas oublier qu’Ehud Olmert a proposé à Mahmoud Abbas – fin 2008 – 97% de la Cisjordanie, 3% de compensation du côté du Neguev, et des arrangements quant à Jérusalem. Mahmoud Abbas a décliné l’offre, au motif que son partenaire était sur siège éjectable…

Un refus qui, pourtant, mérite attention. Selon des lèvres qui bruissent du côté de Ramallah et d’Abu-Diss, en dehors de la volonté affiché par le Hamas d’instaurer une république islamiste sur l’ensemble de la Palestine mandataire, deux tendances se dégagent au sein du Fatah et de l’OLP. L’une, défendue par Sari Nusseibeh, le président de l’université Al-Kuds, prône la dissolution de l’Autorité palestinienne, l’annexion des territoires par Israël et ainsi, en s’appuyant sur la démocratie israélienne, parvenir à un Etat binational et puis…qui sait!

La seconde serait l’apanage du duo Mahmoud Abbas-Salam Fayyad qui vise à la mise en place de toutes les infrastructures propres à la bonne marche d’un Etat, en fixer les frontières et sa capitale, proclamer ensuite cet Etat, et obtenir la reconnaissance de l’ONU. Et tout cela, sans avoir besoin de négocier directement avec les israéliens. Si non è vero…


OBAMA

Dans ce contexte, Américains et Européens seraient bien inspirés de ne pas se contenter de clouer Binyamin Netanyahou au pilori, mais d’amener les palestiniens à témoigner également d’audace politique, de prendre leur destin en mains et quitter ces habits de pleureuses revêtus depuis 1948.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 20:42
Le Quai d’Orsay désinformé, Le Département d’État aussi.

Hélène Keller-Lind

 


http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=17774


mercredi 24 mars 2010


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C’est qu’il se trompe le Quai d’Orsay...il est mal informé et cela au détriment du seul Israël. Histoire connue. Souvenez-vous, la France a voté fin février en faveur du Rapport Goldstone. Ce Rapport mal ficelé dont l’auteur admettait qu’il n’avait pas de valeur juridique et que CONTROVERSES démonte point par point (resiliencetv et controverses.fr . C’est que le Quai avale tels quels les mensonges de la propagande palestinienne. Corruption et incitation à la haine auraient « très largement disparu, » selon son Ambassadeur pour les Droits de l’Homme qui, par ailleurs, désespère des Israéliens...

François Zimeray y croit aux Droits de l’Homme. Véritablement. Il court le monde pour les défendre au nom de la France. Bec et ongles, comme, lorsqu’il était eurodéputé, il s’était battu pour qu’il y ait examen sérieux de l’utilisation des fonds généreux versés par l’Europe à une Autorité palestinienne corrompue qui, de surcroît, utilisait une partie de ces fonds pour financer le terrorisme. Combat mené avec courage et détermination dans l’intérêt bien compris des Israéliens mais aussi des Palestiniens, bien évidemment. Et qui lui avait valu l’ire du PS qui l’avait sanctionné en ne le représentant pas pour la députation européenne. Nombreux avaient été alors ceux qui l’avaient soutenu.

Appartenant aujourd’hui au Quai d’Orsay, s’exprimant à propos du conflit qui oppose les Palestiniens à Israël il rejette, à juste titre, « l’appropriation de ce conflit à des fins idéologiques. » Et estime qu’il n’y a qu’une sorte de « pro » qui tienne, les « pro paix » en quelque sorte. A juste titre aussi. C’est ce qu’il déclarait, entre autres, le dimanche 21 mars dans « Le Grand Entretien, » sur les ondes de RCJ.

Mais là où le bat blesse, là où l’on voit clairement que le Quai d’Orsay est désinformé, avec toutes les conséquences désastreuses que cela peut avoir, c’est lorsque cet Ambassadeur, au cœur du dispositif diplomatique français, affirme que les maux qui entachaient les activités de l’Autorité palestinienne ont « en grande partie disparu. » ce qu’il explique ainsi : « l’aide européenne, » est « mieux contrôlée, » et ce contrôle est relayé très efficacement par le Premier ministre palestinien, qui fait, de ce point de vue là un travail remarquable. » Il nuance ainsi, sans préciser toutefois : ceci n’est sans doute pas « le seul facteur. »

Ces maux qu’il dit pratiquement disparus il les détaille d’ailleurs : « une partie de l’aide détournée vers la corruption, des salaires payés en liquide... » - il ne mentionne pas l’utilisation de ces fonds à des fins terroristes, ce qu’il reprochait avec raison à l’Autorité palestinienne lorsqu’il était député européen – et d’autre part « un système éducatif qui empoisonne l’âme des enfants, suscite le martyre et la haine de l’autre. »

Or, hélas, ces maux qui nuisent aux Palestiniens au premier chef, mais aux Israéliens aussi, sont encore bien plus d’actualité qu’il ne le dit. Ainsi, la corruption, reste bien présente au sein de l’Autorité palestinienne, organisation toujours de type féodal, comme en témoigne cette affaire Fahmi Shabaneh...Parce que le peuple en avait assez de la corruption et de la mauvaise gouvernance du Fatah.. [ ndlr. mouvement de Yasser Arafat et de Mahmoud Abbas ] » .Un membre de l’appareil palestinien, chargé justement de combattre la corruption avait été démis lorsqu’il avait voulu s’attaquer à un membre de la famille Husseini, l’un des clans au pouvoir depuis des lustres. Il a alors communiqué une vidéo compromettante pour cet Husseini à une chaîne israélienne qui l’a diffusée. Un mandat d’arrêt palestinien a été lancé contre lui au motif, entre autres, qu’il aurait vendu des terres à des étrangers. Il est actuellement hors d’atteinte à Jérusalem Est. Si Fahmi Shabaneh considère que Salam Fayyad, ce Premier ministre est, en effet digne de respect, il dit pourtant que « les gens corrompus qui entourent Abbas font tout leur possible pour le contrecarrer... » Et il lance un avertissement de poids que les diplomates étrangers feraient bien d’entendre : cette corruption aura pour résultat la victoire du Hamas en Judée Samarie, car, explique-t-il, « pourquoi croyez-vous que le Hamas nous a jeté hors de la Bande de Gaza ?

Voilà qui dément l’optimisme affiché par le Quai d’Orsay, par la voix de son Ambassadeur qui n’hésite pas à affirmer que « sur le plan financier c’est le leadership le plus vertueux que l’on puisse avoir.... » Les services du Quai d’Orsay ignoreraient-ils donc toute cette réalité qu’ils n’évoquent pas dans leurs télégrammes diplomatiques, semble-t-il...Comme ils semblent ignorer que le second volet des maux dénoncés par l’Ambassadeur est toujours d’actualité, hélas. A savoir l’incitation au « martyre » des jeunes Palestiniens, l’incitation à la haine des Juifs ou la délégitimation d’Israël, incitation diffusée par la télévision officielle de Mahmoud Abbas, dans les manuels scolaires ou les médias de l’Autorité Palestinienne. Sans oublier le fait que des terroristes sont donnés comme modèles à suivre, comme cela était récemment le cas avec le choix fait par l’Autorité palestinienne de donner à une place de Ramallah, siège du gouvernement palestinien, le nom d’une terroriste qui, à la tête de 11 autres terroristes, assassina 38 civils israéliens, en blessant 71.

Leur première victime fut une photographe américaine travaillant sur une plage. Puis tirant sur tout ce qui était à leur portée dans une équipée sauvage d’une quarantaine de kilomètres, ces terroristes menés par une femme firent morts et blessés sur leur route avant de terroriser puis assassiner les personnes regroupés dans un bus qu’ils avaient détournés et auquel ils mirent le feu. Il y avait 13 enfants parmi les victimes. Cette inauguration devait avoir lieu pendant la visite dans la région du Vice-Président américain, Joseph Biden. Dénoncée par [Palestinian Media Watch->http://www.palwatch.org], elle ne fut que reportée par mesure cosmétique, l’Autorité palestinienne estimant avoir le droit de donner cette femme comme exemple aux Palestiniens.

Quant à la paix dans la région, François Zimeray estime que « on ne voit pas comment on peut vouloir la paix sans être ami d’Israël, » ajoutant que « il faudrait que tous les amis d’Israël soient également soucieux des droits des Palestiniens, » son « amitié pour Israël n’étant pas exclusive d’une très grande empathie pour les souffrances des Palestiniens. » Il est là dans le droit fil de ce que disent la grande majorité des Israéliens. Et le Premier ministre israélien, dans son discours prononcé le 22 mars dernier devant l’AIPAC aux Etats-Unis, réitérait ses déclarations faites à maintes reprises concernant les Palestiniens.

D’une part il rappelait que « dès le premier jour nous avons demandé à l’Autorité palestinienne d’entreprendre des négociations de paix sans attendre. » Demandes restées vaines, on le sait, même après que le Premier ministre israélien ait déclaré un gel des constructions en Judée Samarie. Quant aux Palestiniens, il déclare : « nous ne voulons pas les gouverner. Nous ne voulons pas les gérer. Nous voulons qu’ils soient des voisins vivant dans la sécurité, la dignité et la paix. Mon gouvernement a montré constamment, en paroles et en actes, qu’il veut la paix. »

Et il rappelait-il que son « gouvernement a supprimé des centaines de barrages routiers, de barrières et de postes de contrôle, facilitant ainsi les déplacements des Palestiniens. Ce qui a produit une expansion fantastique de l’ économie palestinienne ( cafés, restaurants, commerces et même salles de cinéma multiplex ) » Une amélioration économique indiscutable que l’Ambassadeur de France des Droits de l’Homme n’attribue pratiquement qu’à une meilleure utilisation de l’aide financière, notamment européenne, sans mentionner ces gestes israéliens pourtant significatifs. Ce qui laisse penser le Quai d’Orsay ne doit donc pas être informé par ses sources de ces mesures israéliennes et de leurs effets bénéfiques.

Par ailleurs, François Zimeray s’interroge sur l’attitude d’Israël qui devrait « arrêter de se comporter comme si la diplomatie n’existait pas. Israël qui ne doit pas son existence uniquement à la sueur et au sang des Israéliens mais aussi à une résolution des Nations unies... » Il n’évoque pas l’attachement historique du peuple juif sur cette terre, ce qui semble un peu étrange. Or, le lendemain Benyamin Netanyhaou évoquait pour sa part devant l’AIPAC « la renaissance de l’État juif » avec « un peuple juif souverain qui, pour la première fois après deux milles ans pouvait de défendre contre les attaques...la création d’Israël ne mit pas un terme aux attaques contre les Juifs. Cela donna seulement aux Juifs la possibilité de se défendre contre elles. » Et il évoquait cet enracinement en ces termes : « il y a dans mon bureau une chevalière prêtée par le Service des Antiquités israélien, trouvée près du Mur des Lamentations, datant de quelque 2.800 ans, deux cents ans après que le roi David ait fait de Jérusalem notre capitale. Celle-ci est le sceau d’un fonctionnaire juif et son nom y est inscrit en Hébreu : Ce qui est mon propre nom. Mon prénom, Benyamin, date de 1.000 ans plus tôt. C’est celui du fils de Jacob. L’un des frères de Benyamin s’appelait Shimon, Shimon qui se trouve être le prénom de mon ami Shimon Peres, Président d’Israël. Il y a près e 4.000 ans Benyamin, Shimon et leurs dix frères parcouraient les collines de Judée. »

Autre reproche fait par l’Ambassadeur à Israël qui, dit-il, « se comporte comme s’il n’y avait aucun ami à écouter... » Parmi ces amis offensés il cite « les Américains, les Turcs, » ajoutant « est-ce que nous les Français, ont réellement été entendus, suivis pendant la guerre de Gaza ? » Il est, dit-il, « déconcerté parfois par Israël qui se fâche, offense un certain nombre de ses amis les plus proches, stratégiques à un moment critique, il fallait le faire... »

Toute crispation ne serait donc que le seul fait d’Israël.

Quant à l’effort de l’Ambassadeur pour « chercher à comprendre ce qui se passe dans la société palestinienne, à compatir aussi, » surtout après ses « deux visites cette année à Gaza, » cela l’aura empêché de voir le sort des populations civiles israéliennes soumises à des tirs de roquettes et autres armements qui ont d’ailleurs repris ces jours-ci car il n’en parle tout simplement pas. Peut-être est-ce type de carence qui fit que le gouvernement israélien de l’époque, celui d’Ehoud Olmert, n’écouta pas les conseils amicaux de la France concernant la Bande de Gaza...

Cette accusation souvent entendue, le Premier ministre israélien y répondait en quelque sorte en affirmant que si Israël accepte les critiques, étant un champion de l’auto-critique comme on peut le constater lors des débats de la Knesset, il n’en reste pas moins que « Israël doit être jugé selon les mêmes critères que ceux qui sont appliqués à toutes les nations et les allégations faites contre Israël doivent être fondés sur ce principe. »

A propos de la fâcherie américaine actuelle, provoquée par l’annonce faite par un ministère israélien de la construction de logements dans une partie de Jérusalem considérée par l’administration américaine ou la France comme « en territoire occupé, » Benyamin Netanyahou apportait ces précisions : « Le peuple juif construisait à Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit à Jérusalem aujourd’hui. Jérusalem n’est pas une implantation, c’est notre capitale. A Jérusalem mon gouvernement poursuit les politiques menées par tous les gouvernements israéliens depuis 1967, y compris ceux qui furent dirigés par Golda Meir, Golda Meir, Menachem Begin and Yitzhak Rabin. Aujourd’hui près de 500.000 Juifs, soit près de la moitié de la population juive de la ville vivent dans des quartiers qui se trouvent juste au-delà des lignes d’armistice de 1949. Quartiers qui sont tous à cinq minutes de route de la Knesset. Ils sont partie intégrale et inextricable de la Jérusalem moderne. Chacun sait que ces quartiers feront partie d’Israël dans tout accord de paix. Y construire ne remet donc en rien en cause la possibilité d’avoir deux États » Et, rappel de taille de Benyamin Netanyhaou : « ce n’est que sous souveraineté israélienne que le liberté de pratiquer sa religion quelle qu’elle soit a été garantie à Jérusalem. »

Évoquant Iran et Hezbollah, dans le même discours Benyamin Netanyhaou rappelle que « ne pas voir un danger à temps est ce qui menace le plus tout organisme vivant ou toute nation. Il y a soixante-quinze ans nombre de dirigeants dans le monde se sont mis la tête dans le sable. Des millions de personnes ont péri dans la guerre qui a suivi. Finalement deux des plus grands dirigeants de l’histoire ont contribué à renverser la vapeur. Franklin Delano Roosevelt et Winston Churchill ont aidé à sauver le monde. Mais ils n’ont pu sauver six millions de personnes appartenant à mon propre peuple. L’avenir de l’État juif ne pourra jamais dépendre de la bonne volonté de même les plus grands hommes. Israël doit toujours se réserver le droit de se défendre. »

Le Quai d’Orsay devrait revoir ses sources.

Le Département d’État aussi. En effet, Palestinian Media Watch, Observatoire des Médias Palestiniens, relève la bourde commise par Hilary Clinton dans son discours prononcé devant l’AIPAC. Elle y condamnait sans ambages le fait qu’un square soit renommé en lui donnant « le nom d’une terroriste qui assassina des Israéliens innocents. » - voir plus haut -

Seul problème, tout aussi mal informés que le Quai d’Orsay, ses services lui ont fait reprocher cette glorification du terrorisme au...Hamas, alors qu’elle faisait les louanges de Mahmoud Abbas...Ce Premier ministre palestinien qui, souligne PMW avec maintes précisions, ayant en réalité bel et bien voulu, avec l’Autorité palestinienne, que soit ainsi glorifiée cette terroriste. Décision revendiquée par ailleurs.

Il faut noter qu’Hilary Clinton, alors sénatrice avait déploré l’enseignement de la haine dispensé par l’Autorité palestinienne, celui-ci rendant toute paix impossible, déclarait-elle. Il ne semble pas qu’elle en fasse grand cas à ce jour car elle se bornait à demander « la fin de l’incitation et de la violence »sans plus de précisions. Ce qui pourtant considérablement mieux que ce que dit le Quai d’Orsay...

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 19:08
Netanyahou : "Israël sauve des vies américaines"
Par HERB KEINON
24.03.10





La coopération des services de renseignement américano-israéliens est "importante pour Israël et aide à sauver des vies américaines", affirmait, lundi soir, Binyamin Netanyahou à la fin de son discours devant le Comité des Affaires publiques américano-israéliennes (AIPAC).

 

 

Binyamin Netanyahou.
Photo: AP , JPost

 

Les médias ont mis l'accent sur les commentaires selon lesquels Jérusalem est la capitale d'Israël, et non une implantation. Position qui n'est en rien nouvelle et Netanyahou l'a déjà exprimée à maintes reprises dans le passé. Elle a simplement pris une grande dimension médiatique dans le contexte de l'actuel désaccord avec les Etats-Unis.

La partie la plus importante du discours, cependant, a été évincée de beaucoup de reportages. Elle concerne le fait qu'Israël sauve des vies américaines. L'argument pernicieux, selon lequel les actions israéliennes mettent en danger la vie des soldats américains, a été purement et simplement rejetée par Netanyahou.

"Comme le vice-président Joe Biden l'a dit, les Etats-Unis n'ont pas de meilleur ami qu'Israël", déclare Netanyahou. Et de citer, à titre d'exemple, le rôle de "rempart" que jouait Israël contre "l'expansionnisme soviétique", durant la Guerre froide, ainsi que l'aide actuelle dans la lutte pour enrayer la montée du terrorisme islamique. Bibi est revenu également sur la coopération "dans le domaine des renseignements" pour combattre "un ennemi de type nouveau".

Un commentaire lourd de sens

A l'exception de ces quelques paragraphes, rien de ce qu'a prononcé Netanyahou à l'AIPAC n'est nouveau. Que ce soit la volonté de faire évoluer l'image du peuple juif vers celle d'un peuple capable de se défendre, la réaffirmation qu'Israël veut la paix ou même la découverte d'un sceau vieux de 2800 ans, découvert non loin du Kotel. Tous ces éléments ont été déjà prononcés à plusieurs reprises par le Premier ministre.

En revanche, les affirmations destinées à pourfendre les accusations portées par certaines franges de l'opinion américaine sont nouvelles dans la bouche de Netanyahou. Il s'agit d'une réponse à la déclaration de Biden, furieux d'apprendre l'annonce de constructions à Ramat Shlomo : "Cela commence à être dangereux pour nous, et cela met en péril la paix régionale !" Malgré les précisions de l'équipe du vice-président, ces commentaires ont d'ores et déjà pénétré l'esprit du public américain.

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 17:15

Ashton a Gaza : Quand les « experts » ne savent  rien de rien

http://elderofziyon.blogspot.com/2010/03/ashton-in-gaza-when-experts-are.html


Adaptation française : Dominique Bloch

pour : http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info




ane-et-charrette.1180691504.jpg

L`une des choses les plus consternantes dans l`observation du Moyen-Orient  c`est de constater que les personnes qui devraient avoir acquis un minimum de connaissance, qui se présentent eux-mêmes comme des experts et qui préconisent des actions basées sur leur supposée expérience, ne savent rien de rien.

Lady Ashton est la haute représentante des Affaires Etrangères et de la politique sécuritaire de l`Union Europeenne ainsi que la  Vice-Présidente de la Commission Européenne. Elle a visité Gaza la semaine dernière et  forte des  dernières informations de terrain, a écrit un éditorial en Une New York Times censé decrire fidèlement ce qui devait être fait pour transformer le Moyen-Orient en une région baignant a nouveau  dans le bonheur.


Voici le premier paragraphe :

"C`est la procédure pour entrer dans la bande de Gaza qui vous frappent le plus. Au check-point d'Erez, vous entrez dans ce qui ressemble a un terminal d`aéroport moderne. En le quittant, vous marcher, cette fois, dans un dédale tortueux de barrières et de murs pour émerger comme un voyageur du  temps transmuté vers le passé, sur un chemin désaffecté. C`etait l`endroit ou se situait, auparavant,  le centre industriel de Gaza, avant le bombardement, il y a juste un peu plus d`un an. Maintenant des gens montés sur des anes et des charrettes transportent des cailloux extraits des décombres."


Ashton déclare comme un fait établi que les Israéliens sans coeur et  sans  raison perceptible ont réduit la zone d'Erez en un amas de  deéombres durant l`operation Plomb Durci et qu`ils ont bombardé la zone industrielle auparavant prospère, la ramenant à l`âge de pierre.


La zone industrielle d`Erez était un projet israélo-arabe qui a débute en 1970, à peine 3 ans après qu`Israel ait conquis Gaza, lors de la guerre des 6 jours. Il est antérieur à  toutes les négociations. Il est né  alors que l`OLP était universellement  reconnue comme une organisation purement et simplement terroriste. En d`autres termes, c`était  un produit de l`optimisme israélien triomphant, représentant un premier succès du travail en commun  avec  la population arabe palestinienne sous contrôle israélien. Cela avait généré des milliers d`emplois pour les Gazaouis, du travail qui n`existait pas lorsqu`ils vivaient sous contrôle egyptien. C`était un projet économique gagnant-gagnant.

Entre 2001 et 2004, il y avait 187 entreprises à Erez, des magasins pour le bois, des usines de textile, des entreprises pour travailler le métal et des garages, employant 5000 Arabes qui pouvaient ainsi pourvoir dignement au besoin de leur famille. 


Puis est arrivée l`Intifada.


Entre 2001 et 2004 au moins 11 Israéliens ont été tués à Erez, dans des attentats terroristes. Le Hamas et le Jihad Islamique se sont particulièrement focalisés sur ce symbole de réussite, de coopeéation et de paix. Les entreprises qui se trouvaient là ont trouvé de plus en plus difficile de garder leurs locaux ouverts en offrant un minimum de sécurité à leur personnel. Des millions de dollars ont été perdus, du fait de ces attaques terroristes.  

Finalement, en 2004, le gouvernement israélien a annoncé qu`il ne pouvait conserver plus longtemps ouverte la zone industrielle et toutes les compagnies israéliennes se sont retirées. La terreur du Hamas était victorieuse et, dans les annees qui ont suivi, la zone industrielle d'Erez est tombée en désuétude. Quelques 500 obus de mortiers et roquettes ont tirés dans et vers cette zone. Un camion-suicide bourré d'explosifs a causé des millions de dollars de dégâts.  


Bien entendu, Gaza aurait pu continuer à se developper économiquement, même après le retrait israélien de ses citoyens. Lisez cet éditorial optimiste de Ma`an [journal palestinien] de 2005 : "Rien ne peut s'opposer à la volonté puissante en provenance de voix toujours plus nombreuses. L`occupation de Gaza est presque terminée, elle [ Gaza] sera aussi libre qu`un cheval arabe ,libre dans tout juste deux semaines!


Théoriquement, Gaza va recevoir une assistance de 3 milliards de dollars de la part de pays donateurs. Si cette somme d`argent, ces “3 milliards de dollars”, est utilisée comme investissement national, d`une facon honnête et décente, par des mains expertes, ce sera suffisant pour transformer de facon remarquable  la situation économique de Gaza.


Gaza est capable de produire des produits agricoles en quantité suffisante pour Gaza même et pour la totalité de la rive ouest [Judée-Samarie/Cisjordanie]. Pour preuve, alors qu`Israël exporte 1500 tonnes de fraises, Gaza en exporte 7500 tonnes. D`après les chiffres, les serres de Gaza ont presque la même capacité de production que celles d`Israël, la Syrie et la Jordanie confondus.                        


 

Donc logiquement, Gaza disposera des zones industrielles d`Erez et de Karni, qui permettront la création de milliers d`emplois, en plus de ceux qui seront créés par les métiers de la mer de Gaza et les aéroports.


Théoriquement, la Palestine va être soutenue par les nations arabes du Golfe et  partout dans le Moyen-Orient, en plus du soutien d`un certain nombre de pays européens. On pense que de nombreuses personnes ont le désir d`assister à la reconstruction de Gaza.


Les dirigeants officiels vont recevoir en pleine propriété une merveilleuse région dans laquelle investir et les  Palestiniens sont des travailleurs acharnés, avec leur petite population, qui est similaire en nombre à celle du Koweit.

 

En pratique, nous allons assister et nous serons témoins de la condamnation par l`histoire de tous ceux qui mettront des obstacles au développement de Gaza et (du fait) que celle-ci écrira en lettre d`or le nom de ceux qui  construiront l'avenir de Gaza."


Malheureusement, la zone industrielle de Gaza n`est jamais devenue un exemple-type du modèle d`entreprenariat et d`autonomie gazaouie. En fait, très peu de temps  après le retrait d`Israel de Gaza, elle a totalement cessé d`être une réserve potentielle d`emplois.


Les mêmes forces qui ont détruit Erez contrôlent, désormais, Gaza. 

Cependant, le chef de la politique étrangère de l`UE ne connait pas ces faits élémentaires et blâme Israel pour les problèmes économiques des Gazaouis.


 La suite de l'éditorial trahit le même genre d`ignorance et de naïveté qu`on peut lire dans le premier paragraphe. Des diplomates imbus d'eux-mêmes et arrogants recommandent  la solution que « tout le monde connait » comme la seule possible, sans avoir la moindre idée de l`histoire de la région, alors  que cette solution  a été l'unique responsable des précédents échecs. C`est une stupéfiante combinaison d`orgueil démesuré et d`aveuglement volontaire qui est trop commune chez  les diplomates dont le desir de « paix » l`emporte sur la capacité  à regarder les faits simples tels qu'ils sont. 



                    

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 13:20

 

Plus tôt dans la journée, un responsable du Likoud, proche de B.Netanyahou, a clairement accusé Kadima d'être à l'origine de la "fuite" concernant le plan en discussion de 1.600 logements à Ramat Shlomo, au moment de l'arrivée de Biden. L'objectif majeur de ces stratégèmes de coulisse est de conduire à l'implosion de la coalition et de voir Netanyahou geler la construction à Jérusalem. Le Premier Ministre israélien a réitéré ses engagements à ce sujet devant l'AIPAC et le Congrès. Au-delà, il a probablement présenté des "arrangements" au Président Obama, permettant de donner une chance de relance au "dialogue indirect" avec la partie palestinienne, bien ancrée dans ses refus successifs, ses exigences intenables et qui, finalement, attend tout de cette présidence et ne se sent pas en devoir de répondre à tant de sollicitude, autrement que par de nouvelles réclamations. 

 

 



 



Malgré les nombreux démentis, la presse israélienne parle encore de la crise, plus ou moins dissipée, entre les Etats-Unis et Israël, déclenchée par l’annonce d’un nouveau projet immobilier dans un quartier nord-est de Jérusalem, Ramat Shlomo, au moment de la visite dans le pays du vice-président américain Joe Biden. C’est dans ce contexte qu’elle relate, mercredi matin, la rencontre entre le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou et le président des Etats-Unis Barack Obama.

Netanyahou, arrivé en début de semaine à Washington pour participer au congrès annuel de l’AIPAC, lobby pro-israélien, a déjà eu le temps, avant son discours, de s’entretenir avec plusieurs officiels américains et surtout avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton. Et dans la soirée de mardi, comme prévu, il a été reçu à la Maison Blanche pour un entretien strictement privé avec Obama.

La rencontre s’est déroulée en tête-à-tête et la presse n’a pas été autorisée, à la sortie des deux hommes, de les filmer ou de leur poser la moindre question. Quant à la teneur des conversations, elle est tenue secrète pour l’instant.  Le cabinet du Premier ministre s’est contenté de publier un communiqué assez bref dans lequel il indiquait: « Le président et le Premier ministre se sont entretenus pendant une heure et demie dans une atmosphère cordiale. Ensuite, leurs conseillers respectifs se sont retrouvés pour débattre, de façon approfondie, des questions évoquées au cours de cette rencontre. Les discussions se poursuivront demain ».

Quelques heures à peine avant cette « rencontre au sommet », les médias ont annoncé que la mairie de Jérusalem venait de délivrer un permis de construire pour un projet immobilier dans l’hôtel Sheperd à Sheikh Jerah’, quartier est de la capitale. D’après les plans du promoteur Irwin Moskowitz, millionnaire juif américain, il est question d’y bâtir au total 20 unités de logement pour des familles juives.

L’un des conseillers municipaux de Jérusalem, Yaïr Gabaï, n’a pas apprécié les commentaires de la presse qui parle déjà d’une nouvelle crise: « Cette démarche n’a rien de politique, c’est une décision technique prise pour autoriser des travaux décidés en juillet 2009″. Gabaï, dénonçant le bruit fait autour de ce nouveau projet, plutôt modeste, a estimé qu’il s’agissait « d’une nouvelle manipulation de l’extrême gauche visant à torpiller la visite du Premier ministre aux Etats-Unis ».

Le ministre de l’Environnement Guilad Erdan, du Likoud, a lui aussi affirmé que l’annonce de ce projet, juste avant la rencontre Netanyahou-Obama, était une manipulation de la gauche. Ce qu’il n’apprécie pas, c’est que pour parvenir à leurs fins, ces militants « sont prêts à mettre en danger les relations entre Israël et les USA ».

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24 mars 2010 3 24 /03 /mars /2010 08:04
24-03-2010

Benjamin Nethanyahu et Barack Obama, pour leur première rencontre, le 18 mai 2009 à Washington

Loin des caméras, personne ne sait ce que les deux hommes se sont dit. Mais quelques heures plus tôt, le Premier ministre israélien avait planté le décor de sa rencontre avec Barack Obama. «Si les Américains soutiennent les demandes déraisonnables présentées par les Palestiniens concernant un gel de la construction à Jérusalem, le processus politique risque d'être bloqué pendant un an», a lancé Benjamin Netanyahu à des journalistes.....

Il n'a pas quitté la résidence présidentielle immédiatement après l'entretien, qui a duré 90 minutes selon un responsable américain, et était totalement fermé à la presse.

Mais au moment-même où se déroulait la rencontre, plusieurs médias israéliens ont annoncé que la municipalité israélienne de Jérusalem avait donné son feu vert final à la construction de 20 logements à l'emplacement d'un hôtel palestinien à Jérusalem,Avant de se rendre à Washington, Netanyahu avait offert des gestes de bonne volonté, mais refusé de discuter de Jérusalem.

«Le peuple juif a construit Jérusalem il y a 3.000 ans et le peuple juif construit Jérusalem aujourd'hui», a-t-il réitéré lundi soir devant l'AIPAC, le principal groupe d'influence américain pro-Israël réuni en congrès à Washington.

L'Autorité palestinienne a jugé mardi que ces propos menaçaient les efforts américains pour relancer le processus de paix.

Les Palestiniens veulent faire de cette partie de la Ville Sainte leur future capitale.

La position de Netanyahu, habituelle de la part du chef de gouvernement israélien, prend un sens différent dans le contexte de la forte tension entre Israël et les Etats-Unis. Son discours «creuse le fossé entre l'administration Obama et le gouvernement israélien à propos de Jérusalem et des négociations», estime Haim Malka, du Centre d'études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington.

 20minutes.fr

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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 20:28

En apparence, le fait que l'administration Obama ait décidé un beau jour de provoquer une dispute avec le gouvernement d'Israël semble un désastre total pour l'Etat juif. Qu'est-ce qui pourrait être pire que de voir son allié le plus important provoquer la pire crise (selon l'ambassadeur israélien à Washington) depuis 1975 ?

Un examen plus attentif, cependant, montre que cette petite prise de bec injustifiée pourrait s'avérer meilleure pour Jérusalem que pour la Maison Blanche.

(1) Cela ne concerne pas une question de vie et de mort, tels que la menace de prolifération d'armes nucléaires de l'Iran ou le droit d'Israël à se défendre contre les agressions du Hamas, mais la futilité d'une question de calendrier pour la décision de construire de nouvelles unités de logement dans la capitale d'Israël. Les plus sages insistent pour dire que les amateurs de la Maison Blanche pourraient mettre fin à cette tempête dans un verre d'eau et revenir à des relations normales.

(2) Si Obama et d'autres ont l'espoir de faire tomber le gouvernement du Premier ministre Binyamin Neyanyahou, ils ne peuvent pas compter sur les sièges de la Knesset . Si le parti travailliste sortait de la coalition du gouvernement, il se verrait remplacé par les partis de droite.

(3) Il existe un consensus israélien pour maintenir la souveraineté sur Jérusalem-Est. C'est pourquoi provoquer une crise sur cette question renforce Netanyahou.

(4) En revanche, le comportement fait de gesticulations des Etats-Unis, fait que Mahmoud Abbas de l'Autorité palestinienne est plus réticent à engager des mégociations productives avec Washington.

(5) Un récent sondage des électeurs américains montre une étonnante marge de 8 à 1 de sympathie pour Israël, dans le conflit avec les Palestiniens. Donc un conflit avec Israël nuit à Obama au plan politique. C'est précisément ce dont le Président -qui baisse dans les sondages et qui tente de transformer un sixième de l'économie [les soins de santé]- n'a [vraiment] pas besoin.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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