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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 09:26
pour aschkel.info et lessakele



freds
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textes de Frédéric 




Le «Quartette à claques» : un «Yalta» contre Israël 
Par Frédéric SROUSSI 


quartet-a-claques.jpg


Vendredi 19 mars se réunissait à Moscou, le trop fameux Quartette pour le Proche-Orient qui comprend l’ONU, les États-Unis, la Russie et l’Union Européenne.

Ces derniers se sont encore mêlés (mais c’est la fonction même de cette entité) des affaires intérieures d’Israël en osant condamner la prétendue «colonisation» israélienne, alors que l'État hébreu ne fait que bâtir dans la capitale historique du peuple juif, Jérusalem.

La construction de 1600 logements à Ramat Shlomo a été dénoncée dans le monde entier comme une agression de la part de l’État hébreu.

On croit rêver car pendant ce temps là dans le monde de graves injustices et de vrais dangers existent sans être pris avec le sérieux nécessaire : la République islamique d’Iran menace presque chaque semaine Israël de destruction tout en préparant tranquillement un arsenal nucléaire, des opposants au régime des mollahs et des Pasdarans sont pendus régulièrement dans l’indifférence générale, des résistants au régime castriste disparaissent dans les geôle cubaines, l’économie mondiale part en vrille, l’impérialisme islamique se répand presque partout dans le monde mais le sujet le plus grave, le plus chaud, le plus douloureux et le plus commenté est…la construction d’appartements en Israël.

Le monde marche de plus en plus sur la tête et ne comprend pas quelles sont les vraies menaces qui sont dirigées contre la paix et la sécurité planétaire. La haine contre Israël relève vraiment d’une pathologie mentale incurable. 


On apprenait, samedi 20 mars – par la voix de l’insipide secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-Moon – que le Quartette «soutient fermement les efforts» en vue de la création d’un État palestinien «viable et indépendant». Mais de quoi je me mêle ! La création d’un nouvel État arabe sur la terre ancestrale du peuple juif signerait la fin de l’État d’Israël.

Le Quartette cherche à créer un «Yalta» contre l’État hébreu. Des nations se rassemblent et prennent des décisions concernant une partie du Proche-Orient sans demander son avis au principal intéressé ! Les représentants de ce maudit Quartette méritent une bonne série de baffes car c’est Israël que l’on tente en fait de coloniser ! L’État juif est en grand danger, il faut que toute la diaspora (soutenant encore Israël) se mobilise et que l’État juif sorte ses griffes pour combattre par tous les moyens les agressions incessantes dont il est la victime. .
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20 mars 2010 6 20 /03 /mars /2010 20:08
La guerre d’Obama contre Israël  
 
Par Caroline B. Glick
Jerusalem Post March 19th 2010 / 4 Nissan 5770
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770  ©
 
Obama déclare avoir lancé une guerre politique contre Israël dans l’intérêt de la paix. Mais cette déclaration aussi, ne résiste pas à l’examen.
 
Pourquoi le président Obama a-t-il décidé de fomenter une crise dans les relations des USA avec Israël ?
 
Certains commentateurs ont clamé que c’est la faute d’Israël. Comme ils le disent, la nouvelle qu’Israël n’a pas interdit la construction juive à Jérusalem – après avoir de façon répétée refusé d’interdire une telle construction – a conduit Obama à un accès de rage incontrôlée dont il doit encore se calmer.
 
Bien que populaire, cette déclaration n’a pas de sens. Obama n’est pas surnommé « Obama au sang froid » pour rien. Il n’est pas crédible d’arguer que la décision du bureau de planification local de Jérusalem d’approuver la construction de 1.600 unités de logements à Ramat Schlomo ait conduit l’Obama au sang-froid dans une crise de rage contre le Premier Ministre Benyamin Netanyahou.
  
Obama déclare lui-même qu’il a lancé une guerre politique contre Israël dans l’intérêt de la promotion de la paix.
Mais cette déclaration aussi, ne résiste pas à l’examen.
 
Vendredi, Obama a donné l’ordre à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton de présenter à Netanyahou un ultimatum en quatre parties.
 
D’abord, Israël doit annuler l’approbation des unités de logements à Ramat Schlomo.

Ensuite, Israël doit interdire toute construction pour les Juifs dans les quartiers de Jérusalem construits depuis 1967. 

Troisièmement, Israël doit faire un geste envers les Palestiniens pour leur démontrer leur volonté de paix. Les USA suggèrent la libération de centaines de terroristes palestiniens des prisons israéliennes.

Quatrièmement, Israël doit donner son accord pour négocier toutes les questions essentielles, y compris la partition de Jérusalem (incluant les quartiers juifs construits depuis 1967 qui sont désormais le foyer de plus d’un demi million d’Israéliens) et l’immigration de millions d’Arabes étrangers hostiles en Israël sous la rubrique du soi-disant « droit au retour », dans le cadre des négociations indirectes avec les Palestiniens, médiées par le gouvernement Obama.
A ce jour, Israël a maintenu que des discussions essentielles ne peuvent être conduites que lors de négociations directes entre dirigeants israéliens et palestiniens.
  
Si Israël n’accepte pas toutes les quatre exigences américaines, alors le gouvernement Obama boycottera Netanyahou et ses ministres de haut rang. Dans ce cas, cela signifie que si Netanyahou vient à Washington la semaine prochaine à la conférence de l’AIPAC, aucun officiel de haut rang du gouvernement US ne le rencontrera.
 
L’ultimatum d’Obama montre clairement que la médiation de paix entre Israël et les Palestiniens n’est pas un objectif qu’il veut atteindre.
Les nouvelles exigences d’Obama suivent des mois de pression américaine qui ont finalement obligé Netanyahou à annoncer son soutien à un Etat palestinien et un gel de dix mois de la construction juive en Judée et en Samarie. Aucun gouvernement israélien ne s’était jamais auparavant vu contraint de faire cette dernière concession.
Netanyahou a été conduit à croire qu’en échange de ces concessions, Obama commencerait à se comporter comme ses prédécesseurs l’étaient : un médiateur crédible. Mais au lieu d’agir comme ses prédécesseurs, Obama a agi comme les Palestiniens. Plutôt que de récompenser Netanyahou pour avoir pris un risque pour la paix, Obama a, selon le modèle de Yasser Arafat et Mahmoud Abbas, empoché les concessions de Netanyahou et fait monter ses exigences. Ce n’est pas le comportement d’un médiateur. C’est le comportement d’un adversaire.
Alors que le président des USA traite Israël comme un ennemi, les Palestiniens n’ont aucune raison de donner leur accord pour s’asseoir et négocier. De fait, ils n’ont pas d’autre choix que de déclarer la guerre.
 
Ainsi, à la suite de l’agression d’Obama contre le droit d’Israël sur Jérusalem, l’incitation à la haine des Palestiniens contre Israël et les Juifs a monté à des niveaux jamais vus avant l’éruption de la dernière guerre terroriste en septembre 2000. Et exactement comme la nuit fait suite au jour, cette incitation a conduit à la violence. Les émeutes arabes de la semaine dernière, de Jérusalem à Jaffa, et l’offensive renouvelée de roquettes provenant de Gaza sont liées directement aux attaques malveillantes d’Obama contre Israël.

Mais si la campagne contre Israël n’était pas motivée par une crise de mauvaise humeur présidentielle, et n’a pas pour but de promouvoir la paix, qu’est-ce qui l’explique ?
A quoi veut en venir Obama ?
 
Il y a cinq explications au comportement d’Obama. Et elles ne s’excluent pas mutuellement.

D’abord, l’attaque d’Obama contre Israël est certainement liée à l’échec de sa politique avec l’Iran. Au cours de la semaine passée, les officiels de haut rang de l’administration US, dont le Général David Petraeus, ont lancé des déclarations malveillantes et diffamatoires contre Israël, insinuant que la construction de foyers pour les Juifs à Jérusalem est une cause primordiale du mauvais comportement iranien et de ses vassaux en Irak, en Afghanistan, au Liban, en Syrie et à Gaza. Suivant ce mode de pensée, si Israël revenait simplement aux lignes indéfendables d’armistice de1949, les centrifugeuses iraniennes cesseraient de tourner, et la Syrie, al Qaïda, les Taliban, le Hezbollah, le Hamas et les Gardes de la Révolution d’Iran transformeraient tous leurs glaives en socs de charrues.
 
Ensuite, encore plus important que son utilité comme outil pour faire diversion à l’attention du public sur l’échec de sa politique envers l’Iran, l’attaque d’Obama contre Israël pourrait bien avoir pour but la poursuite de cette politique de défaite. En particulier, il pourrait attaquer Israël pour tenter d’obliger Netanyahou à accorder à Obama un droit de veto sur toute frappe israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran. A savoir que la campagne anti-Israël peut être un moyen d’obliger Israël à attendre alors pendant qu’Obama autorise l’Iran à se construire un arsenal nucléaire.
 
Au cours de mois écoulés, une succession sans fin de dirigeants de haut rang de l’administration américaine est venue à Jérusalem dans l’objectif déclaré de convaincre Netanyahou d’abandonner le droit d’Israël à frapper indépendamment les installations nucléaires de l’Iran. Tous ces officiels sont revenus à Washington les mains vides. Peut-être Obama a-t-il décidé que puisqu’une simple pression avait échoué à apaiser Netanyahou, il etait temps de lancer une attaque frontale contre lui.
 
Cela nous amène à la troisième explication des motifs d’Obama de mener la guerre contre le gouvernement israélien démocratiquement élu. Les conseillers d’Obama ont déclaré aimablement à des journalistes qu’Obama veut faire tomber le gouvernement Netanyahou. Par des exigences que Netanyahou et ses partenaires de la coalition  ne peuvent pas accepter, Obama espère soit faire tomber le gouvernement et remplacer Netanyahou et le Likoud par Tzipi Livni [désormais] d’extrême Gauche et son Parti ‘Kadima’, ou bien obliger les Partis ‘Israël Beteïnou’ et ‘Shas’ à lâcher la coalition et conduire Netanyahou à accepter Tzipi Livni comme Premier ministre adjoint. Livni, bien sûr, a gagné le cœur d’Obama quand en 2008, elle a opté pour une élection plutôt que d’accepter l’exigence du ‘Shas’ qu’elle assure la protection de Jérusalem unifiée.
 
La quatrième explication du comportement d’Obama est qu’il cherche à réaligner la politique étrangère des USA loin d’Israël. Les tentatives constantes d’Obama de cultiver des relations avec le président non élu de l’Iran Mahmoud Ahmadinejad, le laquais arabe d’Ahmadinejad, le dictateur syrien Bashar Assad, et le Premier ministre islamiste turc Recep Tayip Erdogan, démontrent qu’il considère le développement des relations américaines avec ces régimes anti-américains comme un but prioritaire de sa politique étrangère.

Etant donné que tous ces dirigeants ont exigé qu’en échange de meilleures relations, Obama abandonne Israël comme allié des USA, et à la lumière des positions anti-Israël professées par plusieurs de ses conseillers de haut rang pour la politique étrangère, il est possible qu’Obama cherche à abaisser les relations américaines avec Israël. Sa critique sévère et constante d’Israël qui serait obstructionniste et arrogant a conduit à clamer dans certaines enquêtes qu’au cours de l’année passée, le soutien populaire d’Israël aux USA est tombé de 77 à 58 %. 
 
Plus Obama remplit les titres des journaux d’allégations prétendant qu’Israël est responsable de tout, depuis les morts des combattants américains en Irak et en Afghanistan, jusqu’au programme nucléaire de l’Iran, moins on peut s’attendre à ce que ces nombres baissent. Et plus le soutien populaire américain pour Israël tombe, plus il sera facile pour Obama d’ourdir une brèche ouverte avec l’Etat juif.
 
L’explication finale du comportement d’Obama est qu’il instrumentalise cette crise fabriquée pour justifier l’adoption d’une position ouvertement anti-israélienne vis-à-vis des Palestiniens. Jeudi, le journal ‘The New York Times’ a rapporté que les officiels de l’administration prévoient qu’Obama présentera son propre “plan de paix”. Suivant le déni de l’administration du droit d’Israël sur Jérusalem, un “plan Obama” exigera sans aucun doute le retrait d’Israël aux lignes d’armistice indéfendables de1949, et l’expulsion de quelques 700.000 Juifs de leurs foyers.

De même, la crise fabriquée par Obama avec Israël pourrait lui ouvrir la voie vers la reconnaissance d’un Etat palestinien si les Palestiniens poursuivent leur menace de déclaration unilatérale d’un Etat l’an prochain, sans tenir compte du statut des négociations avec Israël. Une telle décision américaine pourrait à son tour conduire au déploiement de forces américaines en Judée et en Samarie pour « protéger » l’Etat palestinien déclaré unilatéralement sans Israël.

Aussi bien le comportement d’Obama que les objectifs politiques qu’il indique, démontrent clairement que la politique actuelle de Netanyahou tentant d’apaiser Obama par des concessions concrètes n’est plus justifiée. Obama n’est pas intéressé à être convaincu. La question qui se pose est : que devrait faire Netanyahou ?

L’un des fronts dans la guerre ouverte par Obama est intérieur. Netanyahou doit s’assurer qu’il maintient un soutien populaire intérieur pour son gouvernement pour faire échouer le plan d’Obama de renverser son gouvernement. Jusqu’à présent, en grande partie du fait de la méchanceté sans précédent d’Obama, le soutien intérieur à Netanyahou est resté stable. Un sondage réalisé pour le journal IMRA cette semaine par Maagar Mohot montre qu’un total de 75 % d’Israéliens pensent que le comportement d’Obama à l’égard d’Israël n’est pas justifié. De même pour  Netanyahou, 71 % des Juifs israéliens pensent que son refus d’accepter l’exigence d’Obama d’interdire la construction juive à Jérusalem prouve que c’est un dirigeant fort. De même, un sondage de Shvakiml Panorama pour Radio Israël montre que le soutien public à ‘Kadima’ est tombé de plus de 30 % depuis la dernière élection l’an passé.
 
L’autre front de la guerre d’Obama est le public américain. En reprochant à Israël l’état du Moyen-Orient et en lançant des piques personnelles contre Netanyahou, Obama cherche à faire tomber le soutien populaire américain pour Israël. En construisant une stratégie pour contrer les décisions d’Obama, Netanyahou doit garder deux questions en tête.
 
D’abord, aucun dirigeant étranger ne peut gagner un concours de popularité contre un président des USA en fonction. De là, Netanyahou doit continuer d’éviter toute attaque personnelle contre Obama. Il doit limiter sa contre-offensive à la défense des intérêts d’Israël et à la politique de son gouvernement.
 
Ensuite, Netanyahou doit se souvenir que l’hostilité d’Obama envers Israël n’est pas partagée par la majorité des Américains. L’objectif de Netanyahou doit être de renforcer et d’augmenter la majorité des Américains qui soutiennent Israël. A cette fin, Netanyahou doit aller à Washington la semaine prochaine et parler à la conférence annuelle de l’AIPAC comme prévu, malgré la menace de boycott de l’administration. 
 
A Washington, Netanyahou doit rencontrer tous les membres du Congrès et du Sénat qui souhaitent le voir ainsi que tous les membres de l’administration qui veulent le contacter. De plus, il doit donner le plus possible d’entretiens à des réseaux de télévision, de journaux, et de programmes de radio de grande diffusion de façon à faire passer directement son message au Peuple américain.

Obama a montré clairement qu’il n’est pas l’allié d’Israël. Et pour le reste de son mandat, il fera tout son possible pour dégrader les relations des USA avec Israël en maintenant ses génuflexions constantes à l’égard de l’Iran, de la Syrie, des Palestiniens, et de la Turquie.
 
Mais comme Israël, les USA sont un pays libre. Et aussi longtemps que le soutien populaire pour Israël se maintiendra, les options d’Obama seront limitées. La tâche de Netanyahou est de maintenir ce soutien face à l’hostilité du gouvernement US, tout en accomplissant la stratégie politique à l’égard de l’Iran ainsi que des Arabes nécessaires pour assurer la survie et la prospérité d’Israël à long terme.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 18:05
Comment Obama a créé l’incident Biden
 
Par Charles Krauthammer
19 mars 2010 ; Washington Post
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770  ©
 
Pourquoi le Président Obama a-t-il choisi de transformer une gaffe en une crise des relations américano-israéliennes ?
Et c’était bien une gaffe : l’annonce par un bureaucrate du ministre de l’intérieur d’Israël d’une extension des logements dans un quartier juif du Nord de Jérusalem. L’agenda ne pouvait pas être pire : le vice-président Biden était en visite, Jérusalem est un sujet sensible, et vous ne soulevez pas des sujets sensibles qui puissent embarrasser un hôte de marque.
 
Mais ce n’était pas plus qu’une gaffe. Ce n’était sûrement pas un changement de politique, sans parler de trahison. Le quartier se situe dans Jérusalem, et l’accord de 2009 entre Netanyahou et Obama était un gel de 10 mois des implantations sur la Rive Occidentale, en excluant Jérusalem.
 
L’offense n’était pas intentionnelle. Le Premier Ministre Benyamin Netanyahou ne connaissait pas cette décision – quatrième mesure d’un processus d’approbation de sept mesures de construction qui, au mieux, ne commencera que dans deux ou trois ans.
 
Néanmoins , le premier ministre est responsable. Il s’est excusé auprès de Biden pour l’embarras. Quand Biden a quitte Israël le 11 mars, les excuses semblaient acceptées et la question résolue.
 
Le jour suivant, cependant, le gouvernement US est devenu explosif. Après avoir discuté avec le président le langage à utiliser, la secrétaire d’Etat  Hillary Clinton a appelé Netanyahou pour lui délivrer un message de 45 minutes hostile et très agressif sur l’incident Biden à l’origine d’une crise sans précédent dans les relations américano-israéliennes.
 
Le porte-(parole de Clinton a alors annoncé publiquement qu’il était demandé à Israël de démontrer par le verbe et l’action son sérieux pour la paix.
 
Israël ? Les Israéliens ont recherché la paix – mourant littéralement du désir de paix – depuis 1947, quand ils ont accepté la partition de la Palestine par l’ONU en un Etat juif et un Etat arabe. (Les Arabes ont refusé et déclaré la guerre. Ils l’ont perdue).
 
Israël a fait des offres de paix en 1967, 1978 et lors des accords d’Oslo de 1993 que Yasser Arafat a déchiré sept ans après pour lancer une guerre terroriste qui causa la mort d’un millier d’Israéliens. Pourquoi, le mari de Clinton lui-même témoigne-t-il de l’offre de paix remarquablement courageuse et visionnaire faite en sa présence par Ehud Barak (actuel ministre de la défense de Netanyahou) lors des pourparlers de Camp David en 2000.
 
Arafat la rejeta. En 2008, le Premier Ministre Ehud Olmert offrit également des modalités généreuses au dirigeant palestinien Mahmoud Abbas. Il refusa encore.
 
Au cours de ces 63 années longues et sanglantes, les Palestiniens n’ont pas une seule fois accepté une offre israélienne de paix permanente, ni jamais proposé rien d’autre que la destruction d’Israël. Ils insistent plutôt sur un « processus de paix » - aujourd’hui dans sa 17ème année après Oslo, en n’offrant toujours aucune promesse palestinienne crédible de coexistence finale avec l’Etat juif – dont l’objectif est d’arracher des concessions israéliennes préalables, telles que l’interdiction de constructions juives dans des parties de Jérusalem conquises par la Jordanie en 1948, avant que des négociations pour une paix réelle aient même commencé.
 
Sous la pression d’Obama, Netanyahou a accepté d’engager sa coalition de centre-droit dans l’acceptation d’un Etat palestinien ; il a fait retirer des dizaines de barrages routiers et de points de contrôle antiterroristes pour faciliter la vie des Palestiniens ; il a aidé au développement économique de la Rive Occidentale au point où son PIB s’accroît au rythme étonnant de 7 % par an ; et donné son accord au moratoire sur la construction sur la Rive Occidentale, concession que la Secrétaire Clinton a qualifiée de « sans précédent ».  
 
Quel geste réciproque, sans parler de concession, Abbas a-t-il fait pendant la présidence Obama ? Aucun.
 
En fait, bien avant l’incident Biden, Abbas a même refusé de reprendre les négociations directes avec Israël. C’est pourquoi le gouvernement Obama doit recourir à des « discussions de proximité » - procédure qui nous ramène 35 ans en arrière, avant le tremblement de terre de la visite d’Anouar Sadate à Jérusalem.
Et Clinton exige qu’Israël montre son sérieux pour la paix ?
 
Il s’agit là d’une insulte.
 
Aussi pourquoi ce stupéfiant unilatéralisme ? Parce qu’Obama aime apaiser les ennemis tout en frappant sur les alliés – ainsi Israël ne devrait pas s’en offusquer (selon Robert Kagan) ? Parce qu’Obama veut faire tomber la coalition gouvernementale israélienne actuelle (selon Jeffrey Goldberg) ?
 
Ou bien est-ce parce qu’Obama s’imagine en rédempteur historique dont le charisme irrésistible guérira le fossé entre la chrétienté et l’islam ou, si vous voulez, entre l’Occident post-impérialiste et le monde musulman – et dispose de peu de patience pour ce satané Etat juif qui insiste sans vergogne sur son droit à l’existence, et de façon encore plus insolente, sur le droit des Juifs à vivre dans leur capitale antique et historique, désormais restaurée de nos jours ?
 
Qui sait ? Peut-être devrions-nous interroger ces acolytes d’Obama qui ont constitué 63 % des Américains qui soutiennent Israël – au moins 97 % de ces partisans, pensez-y, ne sont pas juifs – au sujet de l’engagement durable du candidat Obama en faveur d’Israël.
 
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 11:11
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Qui a pris l’initiative de publier le 9 mars, alors que le vice-président américain Joe Biden effectuait une visite en Israël, un « communiqué » sur un projet d’extension du quartier de Ramat-Chlomo à Jérusalem ? Et surtout, qui a fait en sorte que les médias le reçoivent dans les meilleurs délais, alors que ce projet n’en était qu’au niveau de discussions préliminaires ? Le texte émane du ministère de l’Intérieur. À priori, c’est donc le ministre, Elie Ichaï, l’un des dirigeants du parti orthodoxe Shas, qui est responsable. Mais un ministre ne suit pas les travaux de ses subordonnés au jour le jour, ni ne contresigne tous les communiqués de presse. Quelqu’un d’autre a pu intervenir, s’immiscer dans le processus de décision, hâter les choses. En vertu de tel ou de tel autre calcul. 




Ce qui est clair, c’est que « l’affaire Ramat-Chlomo » a été exploitée par l’Administration américaine avec une évidente volonté de nuire à Israël. Des « affaires », des « incidents », des « impairs », il s’en produit sans cesse entre les pays et les gouvernements, même amis, même alliés. Mais les intéressés peuvent alors choisir de les minimiser, ou de les monter en épingle. C’est à cela même qu’on voit si l’alliance tient toujours et si l’amitié est réelle. 

Quand le président français Jacques Chirac, à l’automne 1995, transforme en affaire d’Etat un malentendu avec la police israélienne chargée d’assurer sa protection dans la Vieille Ville de Jérusalem, il révèle ce que sera pendant sa politique proche-orientale pendant les douze années à venir. De même aujourd’hui avec le vice-président américain Joe Biden, la secrétaire d’État Hillary Clinton, et bien sûr, derrière eux, le président Barack Obama. Ces derniers auraient pu se contenter de hausser les sourcils. Ils auraient pu s’en tenir aux explications – et aux « excuses », nullement nécessaires en soi - que le premier ministre israélien leur a immédiatement présentées. Ils ont passé outre. Et par là ne laissent plus le moindre doute sur leurs intentions à court, moyen et long terme.

Rappelons les faits. Joe Biden arrive en Israël le 8 mars au soir. L’atmosphère est confiante, détendue. Personne, ni du côté israélien, ni du côté américain, ne manque de rappeler que Biden, avant d’être élu vice-président aux côtés d’Obama en 2008, avait été l’un des sénateurs démocrates les plus fidèles à l’amitié israélo-américaine.

L’idylle se poursuit pendant la journée du 9. Le soir, le couple Nétanyaou doit recevoir le couple Biden à dîner. Mais entre-temps, à 18 heures, les médias israéliens diffusent un scoop selon lequel Israël s’apprêterait à faire construire 1600 logements supplémentaires à Ramat-Chlomo, au nord de Jérusalem. Dans ce que l’administration Obama, à la différence de toutes les administrations américaines précédentes, a décidé de considérer comme « Jérusalem-Est », c’est à dire comme un « territoire palestinien occupé ». Biden fait part de sa « colère » à un Nétanyaou stupéfait, qui fait immédiatement part de ses regrets. Le dîner est retardé.

En réalité, ce scoop est un faux. Le gouvernement israélien n’a pris aucune décision de ce type, ni à Ramat-Chlomo, ni ailleurs à « Jérusalem-Est ». Il ne s’agit que d’un projet parmi d’autres, soumis à une commission de planification régionale du ministère de l’Intérieur. La procédure, en Israël, consiste à débattre de tous les projets. Quitte à en rejeter la plupart, pour des raisons techniques, environnementales, financières ou, last but not least, politiques. Lara Friedmann le reconnaît dans une analyse publiée dès le 10 mars par les Amis américains du Mouvement La Paix Maintenant : « Il ne s’agit pas d’une décision définitive, mais de l’ouverture d’une discussion publique : une étape importante, mais pas irréversible, en vue de la véritable décision… Le gouvernement est en mesure de retirer ce plan à n’importe quel moment, s’il le désire. En fait, c’est exactement ce que le gouvernement Rabin avait fait, dans des circonstances analogues, en 1995. » Friedmann ajoute : « On a présenté cette mesure comme une provocation délibérée du gouvernement Netanyaou à l’égard de Biden. Rien n’est moins sûr. D’après les éléments dont nous disposons maintenant, il est à peu près certain que Netanyaou ne savait rien de ce projet et n’avait pas été prévenu d’un tel communiqué… Si la coïncidence avec la visite de Biden était voulue, c’est plutôt le ministre Ichaï qui est en cause, ou un fonctionnaire d’extrême-droite de son ministère. En fait, Netanyaou avait formellement demandé à Ichaï de s’abstenir de toute déclaration pendant la visite de Biden. »

L’hypothèse Ichaï n’est pas absurde en soi. Ramat-Chlomo est en effet un quartier orthodoxe (haredi), où la natalité est forte et les moyens financiers limités. Construire de nouveaux immeubles, ou annoncer qu’on va en construire, peut entrer dans le jeu électoral d’un parti se réclamant de l’orthodoxie. Pas plus absurde, la seconde hypothèse de Lara Friedmann : un fonctionnaire appartenant à l’aile « dure » de la droite « dure » israélienne. Acquis à la politique du pire, ce milieu a pu chercher à déstabiliser Netanyaou : ne l’a-t-il pas déjà fait tomber en 1999 ? 

Mais il y a une troisième hypothèse : la provocation a peut être été ourdie par la gauche extrême qui, à la différence de la plupart des sympathisants de La Paix Maintenant, rejette le sionisme lui-même et le caractère juif d’Israël. Certains de ses membres, même sous un gouvernement de droite, occupent des fonctions officielles. Il ne leur est pas difficile de se procurer les « documents de travail » des divers ministères, d’encourager des décisions malheureuses et de les exploiter. De nombreux précédents pourraient être évoqués à cet égard. Dans le cas précis de Ramat-Chlomo, on peut noter que toutes les organisations se réclamant de l’extrême-gauche, du parti Meretz à l’ONG Ir Amim, dénoncent une « provocation » au moment même où le communiqué est publié. Comme s’ils en avaient connu la teneur à l’avance…

On peut même envisager une quatrième hypothèse selon laquelle les services diplomatiques ou les services secrets américains, agissant sur ordre du président Obama ou de ses collaborateurs les plus proches, ont monté un complot contre Netayaou en manipulant et instrumentalisant aussi bien des nationalistes israéliens que des gauchistes. Philippe de Macédoine, le père d’Alexandre le Grand, disait qu’ « aucune ville ne résistait à un âne chargé d’or ». Les grandes puissances modernes savent manier toutes les formes de séduction ou de corruption : l’argent, mais aussi la gloriole, notamment médiatique et universitaire, ou, dans le cas des États-Unis, un visa et une carte verte… 

Ce qui renforce le soupçon d’un coup monté américain dans l’affaire actuelle, c’est le « post-scriptum » Oren. Alors que Netanyaou, en vrai homme d’État, et en vrai Israélien et Juif indifférent aux faux honneurs, s’était « excusé » auprès de Biden – comme il s’était « excusé », en 1995, auprès d’un Chirac qui venait d’accumuler les grossièretés diplomatiques - , Hillary Clinton, sans doute sur l’ordre exprès du président, a convoqué l’ambassadeur d’Israël aux États-Unis, Michael Oren, pour lui faire de nouvelles remontrances. Oren est un intellectuel de tout premier plan, historien de la guerre des Six Jours, historien des relations entre les États-Unis et le Proche-Orient, auteur de plusieurs best-sellers : le meilleur avocat qu’Israël puisse avoir, dans les circonstances actuelles, auprès de l’opinion américaine. Donc, du point de vue d’Obama et de son entourage, l’homme à abattre.

Regardons le calendrier. La secrétaire d’État Hillary Clinton doit participer à la conférence annuelle de l’Aipac – le lobby pro-israélien américain – , qui va se tenir du 21 au 23 mars prochain à Washington. Les Juifs américains qui, cédant à de vieux réflexes, à de vieux tropismes, à la panique de la crise financière, aux mauvais conseils de quelques courtisans, ont voté Obama à 77 % en 2008, sont en train de revenir de leurs erreurs. Leur défection entraînerait à coup sûr la défaite des démocrates, déjà en perte de vitesse, aux élections de l’automne prochain et par voie de conséquence la « cartérisation » de l’administration actuelle. D’où, vraisemblablement, la tentative actuelle de créer, de toutes pièces, une « crise » entre l’Amérique et Israël, à propos de logements qui n’existent pas et que le gouvernement israélien n’a même pas envisagé de construire. Et de terroriser moralement une communauté dont le « mantra », l’ultime confession de foi, est qu’il ne saurait y avoir de contradiction entre être un Juif américain, et soutenir l’État juif.

Qui terrorise moralement les Juifs les terrorisera d’une autre façon. Mais le D.ieu d’Israël et de tous les vrais croyants voit, entend, inscrit dans Son Livre, jugera, et exécutera Son jugement.
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 08:22
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grumberg

obama

Jamais l’autorité palestinienne n’avait posé, comme condition à la reprise des discussions de paix, l’arrêt des constructions en Judée et Samarie.

Jamais… jusqu’à ce que le président Obama, dans son discours du Caire en juin 2009, demande à Israël le gel de ces constructions.

Il eut été difficile pour Abbas d’être moins palestinien que le président américain, et de ne pas réclamer la même chose.

Fin de semaine dernière, lors de la visite du vice président américain Joe Biden en Israël, le ministre de l’intérieur Eli Yishai a commis une grosse gaffe : il a annoncé le projet de construction de 1600 logements dans un quartier religieux de Jérusalem situé au-delà de la ligne verte, et dont les Etats Unis contestent la légitimité (c’est pour cela que l’ambassade des Etats Unis se trouve à Tel Aviv)

 

clinton

Netanyahu s’est excusé platement de ce mauvais timing, au point que Joe Biden, bien que très agacé sur le moment, a déclaré au reporter de Reuters dans l’avion qui le ramenait à Washington, que l’incident était clos, et qu’il pensait réellement que Netanyahu était sincèrement en faveur de la paix.

L’administration américaine en a décidé autrement.

Au lieu de minimiser l’incident, elle en a fait tout un fromage.

Cet incident révèle plusieurs choses.

Tout d’abord, à lire les nombreuses critiques qui s’élèvent partout en Amérique, et pas seulement dans la communauté juive, le gouvernement Obama donne l’impression d’avoir sauté sur l’occasion pour « allumer » Netanyahu, et s’être immiscé un peu de trop près dans les affaires intérieures d’Israël.

Ensuite, l’opinion publique américaine soutient Israël, car une majorité d’américains considère que ni Hamas, ni Fatah, ni l’autorité palestinienne (dirigée en ce moment par des politiciens du parti Fatah) ne sont dignes de confiance pour signer la paix, et sont les vrais agresseurs d’Israël. La majorité du congrès penche aussi du coté d’Israël. Ce soutien détruit la stratégie d’Obama de dureté vis-à-vis d’Israël, et de main tendue aux arabes.

La classe politique américaine n’a d’ailleurs pas manqué de dénoncer encore cette semaine que sa politique de rapprochement pour s’attirer les bonnes grâces du monde arabe, montre aussi  un empressement troublant à saper l’allié et ami israélien.

Même si c’est peut être excessif, on peut se demander aussi si un Obama n’en cache pas un autre.

Mais ce qui est le plus intéressant dans cette histoire, c’est qu’elle révèle une perception identique du président des Etats Unis (à ne pas amalgamer avec les Etats Unis), que ce soit du coté israélien ou du coté arabe.

Quand le beau frère de Netanyahu vient d’accuser Obama d’antisémitisme (Netanyahu s’est désolidarisé de cette accusation), que des voix se font entendre dans le monde pour questionner les bonnes intentions d’Obama vis-à-vis de son ami historique Israël, les musulmans se plaignent, et de la même chose !

Au Koweit, Yacoub Hussein (c’est le Sheikh qui, lors d’un discours sur la chaîne de télé Al-Rahma le 17 janvier 2009, a appelé les musulmans du monde entier à s’unir pour faire disparaitre les juifs de la surface du globe) exprime leur frustration. “Lors de son discours du Caire, Obama nous a promis un nouveau départ. Nous étions optimistes. Mais il ne s’est rien passé. Le test clef aurait été la reprise des négociations de paix avec Israël que Obama a mis en marche il y a un an, ajoute t-il, et là encore, regardez ou nous en sommes ? Au point que beaucoup de musulmans trouvent Obama trop gentil avec Israël tandis qu’il met la pression sur Abbas pour remettre en marche le processus de paix.”

Ca ne vous évoque pas étrangement les mêmes propos que ceux des israéliens, comme reflétés dans un miroir ?

Quoi qu’il en soit, Abbas n’a plus le choix : maintenant que les Etats Unis ont demandé l’arrêt des constructions à Jérusalem, il ne peut pas faire moins que réclamer la même chose. Et il me semble que cela ne va pas faciliter le débat.

Israël, dans un sursaut de lucidité médiatique, va peut être enfin demander aux arabes, lors d’une tribune publique, que préalablement à toute nouvelle discussion de paix, ils répondent clairement à cette question : si nous arrivons à signer une paix, reconnaitrez vous Israël comme l’état juif légitime en Palestine, ou voudrez-vous toujours sa disparition ?
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19 mars 2010 5 19 /03 /mars /2010 08:16
Adaptation Aschkel

Gallup Daily: Obama approbation

Chaque résultat est basé sur une durée de trois jours la moyenne mobile

Gallup pistes quotidien le pourcentage d'Américains qui approuvent ou désapprouvent la politique de Barack Obama  comme Président.

 

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 19:13




Lors d'une rencontre, jeudi matin, avec la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton, le président Shimon Peres a rappelé l'une des positions-clés de l'Etat hébreu en termes de constructions : les projets de développement à Jérusalem existent depuis 40 ans. Et le gouvernement n'a pas l'intention de changer sa politique dans la capitale.

Shimon Peres et Catherine Ashton.
Photo: AP , JPost

"Le principe consiste à construire dans les banlieues à base juive et non arabe. Et nous devons poursuivre cette politique", a-t-il annoncé. Et de préciser que ces constructions n'ont jamais nuit aux négociations de paix, dans le passé. Ce principe est même accepté de tous, y compris des Palestiniens, ajoute-t-il.

Le Hamas est responsable de la population de Gaza

Quant aux inquiétudes de Catherine Ashton concernant la population de Gaza, Peres a souligné l'absence totale d'hostilité des gouvernements israéliens successifs à l'égard des Gazaouïs. Il est impossible, en revanche, de cautionner le leadership du Hamas, pour lui. Leadership qui soutient et s'implique dans des activités terroristes contre l'Etat hébreu. Israël n'a aucun intérêt à faire souffrir les Palestiniens de Gaza, insiste Peres.

Enfin, le président a fait savoir que l'Etat est prêt à payer le prix fort pour garantir la libération du soldat Guilad Shalit. Malheureusement, le Hamas continue de refuser les propositions israéliennes à ce sujet, regrette-t-il

Ashton s'est dite, elle, heureuse d'être de retour en Israël. Son objectif est double : soutenir le processus de paix, d'une part, et renforcer les relations bilatérales entre Israël et l'Union européenne (UE), de l'autre. Notamment en termes économiques. La diplomate souhaite également s'assurer du rôle prépondérant que joue l'UE au Proche-Orient, en particulier par le biais de projets conjoints avec l'Autorité palestinienne.

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 11:40



Et bien voilà! Il suffisait de l'expliquer gentiment! Confidences pour confidences, celles-ci devraient coûter à Jeffrey les prochaines de son ami Obama. C'est un peu un secret de Polichinelle. Mais la brusque manoeuvre avec risque de "3è Intifada", les exigences d'explications de la part d'H. Clinton, puis ensuite, venir coucher des avoeux de manipulation grosse ficelle dans un journal réputé, ce n'est quand même pas du dernier tact. Cela ressemble même à de la maladresse ou au nez de Pinocchio qui s'allonge, à mesure de sa bonne fée Kadima lui chuchotte à l'oreille... Le mythe du 51è état de l'Union aurait-il vécu? C'était le meilleur moyen d'attirer l'attention sur les motivations  transnationales de l'égérie de Kadima, quitte à se demander si elle peut vraiment entrer dans une coalition "nationale" et défendre la souveraineté d'un Etat. Mal joué, surjoué...



Goldberg : "Obama veut Livni dans la coalition !"

18.03.10

L'administration Obama exerce de nouvelles pressions sur le gouvernement de Binyamin Netanyahou. Il souhaite que le Premier ministre de l'Etat hébreu ajoute Kadima à sa coalition, plutôt que les partis Israël Beiteinou ou Shas.

Jeffrey Goldberg.
Photo: courtesy , JPost

Dans le magazine Atlantic, Jeffrey Goldberg, influent commentateur américain, donne sa vision des objectifs américains. D'après lui, le président souhaite provoquer une rupture au sein de la coalition de Netanyahou. "Obama ne cherche pas à détruire les relations avec Israël. Il essaie d'organiser la campagne de Tzipi Livni, pour le poste de Premier ministre, ou, tout du moins, pour son inclusion dans un gouvernement largement centriste." Et d'ajouter : "Il est clair pour tout le monde qu'aucun progrès ne pourra être fait avec Avigdor Lieberman, dirigeant d'extrême-droite, ou Eli Yishaï, fondamentaliste du parti Shas, dans la coalition merveilleusement fragile de Netanyahou."

Le porte-parole de Livni a refusé de commenter les propos. Le député Shlomo Mollah, proche allié de la dirigeante de l'opposition, s'est toutefois montré défavorable à l'intrusion américaine dans la politique intérieure de l'Etat hébreu. "Nous n'avons pas besoin de l'aide d'Obama," a-t-il déclaré. "Mais nous convenons que la coalition actuelle est mauvaise pour Israël et pour les relations américano-israéliennes.Si Livni travaillait avec Obama, la Maison-Blanche aurait nettement plus confiance."

Le président de la coalition, Zeev Elkin (Likoud) a remis les pendules à l'heure. "Israël est une démocratie. Seuls ses citoyens décident de ce que notre coalition rassemble !"

Des représentants des partis de la coalition de Netanyahou ont, quant à eux, pris ombrage des propos tenus par Goldberg. Le commentateur les a en effet désignés comme "des gangsters" (Israël Beiteinou), "des messianistes" (Habayit Hayeoudi) et "des médiévistes" (Shas et Judaïsme unifié). Le député David Rotem (Israël Beiteinou) a, pour sa part, conseillé à Obama de vérifier "combien de gangsters il a dans son propre gouvernement".


  


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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:41

Que penser du rôle et de la place exacts des influences de "jeunesse" d'Obama, durant ses années de formation? Arrivant au pouvoir, n'est-il pas tombé sous l'influence d'autres conseillers, tout aussi opposés aux intérêts israéliens, comme Brzezinski, Scowcroft, mais bien plus froids et calculateurs dans leurs optiques stratégiques de long terme?

On a dit d'Obama que, même depuis le bureau ovale, il continuait de s'entretenir cordialement avec d'anciens mentors, tels que Louis Farakhan, de Nation of Islam, à qui il a emprunté jusqu'à la cantilation religieuse, le style prédicateur et annonceur de miracles, pour l'adapter aux besoins de communication de sa carrière politique de représentant communautaire, au sein des milieux affairistes de Chicago. Il a dû prendre ses distances durant la campagne avec son maître spirituel, luttant à longueur de discours contre les intérêts même de l'Amérique, Jeremiah Wright (self-hate) et, bien entendu, exorcisant le "démon" juif, responsable de tous les maux...

Il paraît, en tout cas, difficile de penser qu'une élection suffit à changer un homme, malgré la pluri-ethnicité de son entourage (les Juifs libéraux-démocrates Rahm Emmanuel, David Axelrod). Il a, vraisemblablement, copiloté, si ce n'est ordonné, les indignations téléphonées, d'Hillary Clinton, de D. Axelord et d'autres, jusqu'à ce que Crowley, le porte-parole de la Maison-Blanche, ne mette quelque bémol dans cette crise surfaite...

Cependant, une "crise diplomatique" ne peut uniquement être orchestrée par de simples motifs idéologiques, voire un pur ressentiment bileux. Elle laisse entrevoir une stratégie, la tentative de "marquer des points" : au-delà de la volonté de David Petraeus d'apparaître comme le "gentil cowboy qui ne massacre plus les Indiens, mais les respecte", il y a la tentative (énième?) de provoquer un schisme dans la coalition Netanyahou qui se solderait par le départ des "durs" pour voir apparaître des "contorsionnistes" à la place. D'après un chroniqueur de The Atlantic, Jeffrey Goldberg, qui se trouve être, à la fois Juif (version light) et proche d'Obama, celui-ci souhaite le départ d'Israël Beitenou, de Lieberman, d'Eli Yishaï qu'il a d'ailleurs montré du doigt, comme le vrai responsable de la crise. A la place, il voudrait que Kadima prenne les rênes aussi bien de la politique étrangère israélienne (Tsipi Livni), que, vraisemblablement des dossiers liés à la construction et aux affaires intérieures. Ressortir le vieux dossier des "amitiés occultes" ne démontre rien quant à l'évolution de ces relations sur le moyen et long terme.   




Le docteur Hagui Ben Artzi, dont la sœur est mariée avec le Premier ministre, a vivement critiqué le président Obama, en raison des positions de ce dernier contre la liberté des Juifs de construire à Jérusalem. Le spécialiste de l’histoire juive et de la géographie d’Israël n’y est pas allé par quatre chemins. En effet, un seul mot lui a suffit pour expliquer l’attitude du président américain envers Israël: il l’a qualifié d’« antisémite ».

Pour lui, le locataire de la Maison Blanche n’aime pas les Juifs: « Cet antisémitisme transparait à de multiples occasions. Il faut le définir clairement: il y a un président antisémite en Amérique, à notre grand regret. Quand il n’était qu’un simple politicien en campagne électorale, il était obligé de le cacher. Mais il ne peut pas s’empêcher de le révéler. Ça suinte de l’intérieur. Cette réalité suscite une situation difficile pour Israël. Mais nous n’allons pas envisager de renoncer à nos aspirations les plus profondes ni à nos intérêts stratégiques. »

Interrogé à la radio de Tsahal, Galé Tsahal, il a tout de suite tenu à préciser qu’il ne fallait pas chercher là une révélation fracassante, annonçant sans ambigüité que ses opinions ne présentent aucun secret pour son beau-frère.

Le bureau du Premier ministre s’est en effet empressé de publier une réaction officielle:
« Le Premier ministre ne partage absolument pas les propos de Ben Artzi et les désapprouve même. Ce n’est pas la première fois que le Premier ministre réfute les propos de Ben Artzi, quand une partie d’entre eux ont plus d’une fois été dirigés contre le Premier ministre en personne ».

A son tour, ‘Hagui s’est montré compréhensif, son beau-frère étant soumis aux contraintes diplomatiques inhérentes à son rôle: « Je ne suis pas un diplomate et je n’ai aucun rôle officiel. Le système politique est contraint de suivre une ligne de conduite. Mais quand il s’agit de Jérusalem, les limites ont été franchies, et il convient alors de dire la vérité ».

Il a ajouté: «  Je ne veux pas dire qu’Obama n’est pas un personnage avenant pour Bibi. Il ne l’est pas pour le peuple d’Israël. Nous devons y voir une  épreuve. Nous sommes un peuple ancien, avec 4000 ans d’histoire et d’aspirations religieuses, politiques et nationales. Ce président disparaitra de la scène d’ici un ou deux ans. Qui s’en souviendra ? Mais Jérusalem est éternelle. »

Ben Artzi soutient toutefois Netanyahou qui, selon lui, sera fidèle à la politique de l’ensemble de ses prédécesseurs qui ont toujours su résister pour Jérusalem: « Je peux comprendre que le gel de la construction dans les localités juives est un effet de la politique américaine. Toutefois, les anciens présidents des États-Unis ne l’ont jamais exigé explicitement. Les journalistes, quant à eux, sont dans l’erreur quand ils avancent que la crise est le résultat de la relation personnelle de Netanyahou et du président américain, prétendant que le Premier ministre aurait manqué de tact. Le changement est réel et provient uniquement de la position américaine ».

 

Pour Ben Artzi, le président américain doit sa conduite au curé antisioniste et antisémite chez qui il a  été éduqué: «  Cet homme a subi pendant 20 ans l’influence du pasteur Jeremiah Wright, il n’y a donc pas de quoi s’étonner ». Il a également souligné le fait qu’Israël ne pourrait compter que sur lui-même pour se défendre contre l’Iran.

Pour finir, il a encouragé son beau-frère: «  Regarde un peu la force des symboles: ton fils a gagné le concours biblique, qui est la source de notre lien inéluctable avec Jérusalem, notre capitale éternelle, et toi, tu es soumis à dure épreuve, quand tu dois prouver la force du lien qui relie Israël à Jérusalem ».

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18 mars 2010 4 18 /03 /mars /2010 09:23
Netanyahou a les moyens de tenir tête à Washington

Jérusalem peut se passer aujourd'hui facilement de l'aide économique et militaire américaine.

Mercredi 17 Mars 2010


slate.fr

Ces états de service expliquent que le Premier ministre israélien ait accepté le risque d'une rupture avec les Américains pour s'affranchir de leur tutelle politique. L'annonce de la construction des 1.600 logements à Jérusalem-Est ne semble pas fortuite. Il veut dessiner sa carte du Proche-Orient et contraindre les Palestiniens à négocier à ses conditions. Jusqu'alors la diplomatie israélienne n'avait aucune autonomie puisqu'elle était sujette aux aides financières américaines. L'épisode de 1990 est encore présent dans les mémoires lorsque le Premier ministre Yitzhak Shamir avait réclamé, auprès de George Bush père, une garantie pour un prêt de dix milliards de dollars pour aider à l'installation des juifs qui arrivaient en masse d'URSS. Le président américain avait exigé, en contrepartie, qu'aucun juif russe ne puisse s'installer en Cisjordanie. Shamir refusa ce diktat en espérant que le lobby ferait son travail habituel auprès du Congrès. Mais à la surprise générale, les lobbyistes n'ont pas réussi à convaincre la majorité de l'opinion américaine qui avait appuyé Bush à 85%. Le prêt ne fut pas consenti, mais les conséquences ont été payées plus tard puisque George Bush manqua sa réélection en 1992 et que Shamir perdit les élections durant la même année.

L'histoire peut-elle bégayer ainsi au point que Benjamin Netanyahou s'en serve comme soutien à sa nouvelle politique? Nous avons consulté les experts économiques et militaires pour savoir si l'Etat d'Israël était en mesure de s'affranchir de l'aide et du soutien américain. L'envoyé spécial George Mitchell pourrait en effet suggérer des représailles économiques si aucun progrès n'était obtenu dans le processus de paix et si les constructions dans les territoires n'étaient pas stoppées. Les chiffres officiels qui nous ont été communiqués parlent d'eux-mêmes.

Réussite économique

Le gouverneur de la Banque d'Israël surveille l'économie israélienne sans indulgence. Le budget était équilibré en 2007, et en raison de la crise, il a subi un léger déficit de 1,6% en 2008 et de 6% en 2009. L'américain Stanley Fisher favorise la stabilité du dollar face à la devise israélienne. Il achète 100 millions de dollars par jour pour gonfler les réserves de devises de l'Etat d'Israël et pour éviter une baisse plus rapide du billet vert dont le change est passé de 4,2 Shekel à 3,71 malgré ce soutien. Le FMI (Fonds monétaire international) table sur une croissance du PIB israélien de 3,5% pour l'année 2010. Ces résultats encourageants poussent à Israël à demander son adhésion parmi les pays riches de l'OCDE et Israël est considéré comme un bon risque sur les marchés financiers. Le pays est en mesure d'obtenir à des taux faibles des prêts pour couvrir son déficit budgétaire, sans avoir à demander de caution américaine.

Le ministre des Finances israélien a annoncé en octobre, lors de la réunion du FMI à Istanbul, que l'Etat juif est devenu créancier du FMI en mettant à sa disposition une ligne de crédit de 1,7 milliard de dollars puisque les réserves de la Banque d'Israël ne cessent de grandir avec des liquidités de l'ordre de 60 milliards de dollars. C'est pourquoi l'aide américaine ne revêt plus l'urgence des années de crise économique et elle ne peut plus servir de moyen de pression politique contre le gouvernement israélien. Benjamin Netanyahou en a parfaitement conscience.

«Aumône»

En 1985, l'aide américaine civile et militaire s'élevait à 3,4 milliards de dollars, soit 14% du PIB israélien évalué alors à 24,1 milliards de dollars. En 1996, l'aide avait été ramenée à 3,1 milliards de dollars et représentait alors 3% du PIB qui se montait à 105 milliards. En 2008 et en 2009, le PIB a atteint 199 milliards de dollars pour des subventions américaines réduites à 2,4 milliards soit 1,2% du PIB. L'aide américaine n'est certes pas négligeable, mais ces chiffres démontrent qu'elle n'est plus d'une importance vitale pour Israël d'autant plus que sa composition a varié. L'aide économique civile est tombée à seulement 120 millions de dollars, qualifiée «d'aumône» par les économistes.

Le reste de l'aide, militaire, est selon les experts intégralement reversé aux industries américaines qui bénéficient ainsi de subventions indirectes de leur propre gouvernement. La loi américaine exige que 74% du financement militaire à Israël (FMF foreign military financing) soit dépensé en produits militaires américains. Cette aide prend ainsi la forme d'assistance au développement de systèmes de missiles anti-missiles Arrow qui intéressent en premier lieu l'armée américaine. Ce FMF génère par ailleurs des bénéfices et des emplois aux Etats-Unis. Pas moins de 1.000 entreprises dans 47 Etats américains en profitent pour signer des contrats de plusieurs milliards de dollars. Enfin, ces subventions sont utilisées par le gouvernement américain pour masquer la réalité de ses dépenses militaires qui devaient baisser selon le programme du candidat Obama.

Armement

Autre évolution majeure, les Etats-Unis ne sont plus les principaux pourvoyeurs d'armement de Tsahal car la situation a évolué depuis qu'Israël a décidé de gagner son autonomie. Les navires de guerre, les tanks, les armes légères et les armes lourdes, les radars, les missiles et les appareils de surveillance sont maintenant de fabrication israélienne. Tous les secteurs de l'armement sont occupés par les industries militaires israéliennes à l'exception d'un seul: l'aviation. Israël détient pourtant la technologie en ce domaine puisqu'il avait développé son prototype, le Lavi, qui avait pris l'air et qui devait être construit à 300 exemplaires. Mais le veto américain de l'époque a interrompu sa fabrication en 1987, Washington refusant que l'aide américaine serve à financer un concurrent du F-16. Il semble que les recherches n'ont jamais cessé sur ce type de matériel et que le Lavi, aux performances améliorées, renait sous d'autres noms comme avion de reconnaissance déjà vendu à Singapour.  Israël ne craint pas un éventuel embargo. Il est le 5e exportateur d'armement mondial... juste derrière la France.

Enfin, pour contourner le veto américain sur la fabrication de ces propres avions de chasse, l'armée israélienne a aussi changé de stratégie dans le domaine aéronautique en développant les drones et en devenant un des leaders dans ce domaine. Israël vient ainsi de développer l'Eitan, drone à long rayon d'action et le plus grand de tout l'arsenal israélien. Son envergure de 26m lui donne la taille d'un Boeing 737, embarquant une tonne de fret à une altitude de plus 12 kilomètres et pouvant voler durant vingt heures consécutives en mettant l'Iran à sa portée.

Enfin, Tsahal n'a pas apprécié les difficultés faites pour l'obtention des nouveaux avions F22-Raptor, uniquement réservés à l'armée américaine, ou des F-35 dont le contrat d'achat n'est pas encore signé et qui ne pourront pas être disponibles avant 2014.

Moyens consolidés

Netanyahou considère aujourd'hui qu'il n'est pas contraint de ménager un président américain faisant preuve, selon lui, de faiblesse vis-à-vis de l'Iran tandis que ses généraux piaffent d'impatience pour attaquer les installations nucléaires du régime des mollahs. La situation n'est plus celle des années antérieures. Contrairement à 1990, il est appuyé par l'AIPAC(American Israel Public Affairs), le lobby pro-israélien, qui vient de conseiller à Barack Obama de «prendre des mesures immédiates pour apaiser la tension avec l'Etat hébreu» et de mettre fin à «l'escalade rhétorique de ces derniers jours qui détourne des problèmes urgents que sont la volonté de l'Iran de se doter d'armes nucléaires».

Il détient à présent les outils économiques et militaires pour garantir son autonomie de décision et il espère que les électeurs américains réagiront, comme en 1992, en refusant la réélection d'un président qui a montré ses limites et en choisissant un candidat plus volontaire. Il sait que, malgré la crise et le blocage diplomatique, Israël risque peu car il restera malgré tout un partenaire stratégique incontournable dans la région des puissances occidentales. Le porte-parole du Département d'Etat américain, Philip Caroli, vient de confirmer qu'Israël est «un partenaire stratégique des Etats-Unis et le restera». Netanyahou profite de l'opportunité qui lui est offerte pour bien démontrer sa nouvelle puissance face à Obama. Il ne craint aucune répercussion économique et militaire et il semble persuadé que sa stratégie n'affectera pas les liens historiques entre Israël et le peuple américain.

Jacques Benillouche



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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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