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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 08:00
Excellente analyse de J.P Bensimon

Le jour où Catherine Ashton franchit le mur du çon, ou pourquoi l’Union européenne n’aura pas de politique internationale

par Jean-Pierre Bensimon pour objectif-info
14/03/2010




Catherine Ashton n’est pas n’importe qui. Membre du parti travailliste anglais, elle s’est illustrée depuis longtemps dans les causes de la gauche européenne en particulier celle du désarmement nucléaire. Cette militante qui n’a jamais été élue, a connu sous l’aile de Tony Blair une rapide envolée de sa carrière. Nommée pair à vie, elle a été reconnue comme le leader de son parti à la Chambre des Lords. Et voila que Gordon Brown lui a permis d’être nommée au poste enviable de Haut représentant de l'Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité. Elle est censée représenter l’Union européenne et donner consistance à une arlésienne, la politique internationale du vieux continent.

Avant de prendre dimanche la route du Proche Orient (elle doit prononcer un discours programme au Caire), Catherine Ashton a lancé de fortes paroles, exclusivement des accusations et des injonctions adressées à Israël.

En voici quelques unes : « Nous avons besoin d’un règlement de paix négocié et il faut qu’il aboutisse rapidement, tout de suite. ». Parlant de Netanyahou elle a ajouté : « il est dans une position unique, il a une bonne cote en Israël et, ce qui n’est pas toujours le cas, il y a eu un mois de calme relatif…La possibilité d’un calme à long terme et la prospérité…cela ne peut être obtenu qu’à condition d’arriver à un règlement... Aujourd’hui, il n’est pas trop tard mais si on attend encore plus de deux ans il sera trop tard… Ma visite est le signe de l’importance que l’Union européenne attache à des relations étendues, en profondeur, avec nos partenaires méditerranéens et le monde arabe. »

Résumons. Mme Ashton veut des négociations israélo-palestiniennes maintenant. Et à qui adresse-t-elle cette demande qui est une accusation sans voile ? A Netanyahou, c’est-à-dire à Israël. Or dès sa prise de fonctions il y a 11 mois environ, Netanyahou a proposé une reprise immédiate des pourparlers. Les Palestiniens ne manifestèrent aucun empressement.

C’est alors que se déploya la première version de la politique Obama envers le monde arabe qui se traduisait par un flot de demandes humiliantes à Israël, au premier chef le gel immédiat et total de la « colonisation » en Cisjordanie et à Jérusalem Est.

Voyant cela, Mahmoud Abbas et les siens conclurent très logiquement qu’ils n’avaient qu’à se croiser les bras et laisser l’Amérique faire plier Israël pour leur compte.

Désireux d’épargner autant que possible une dégradation des relations israélo-américaines, Netanyahou fit alors deux concessions majeures. L’accord pour la création d’un état palestinien (qui n’était pas dans son programme) et un gel temporaire des constructions dans les implantations de Cisjordanie, mais pas à Jérusalem, la ville devant rester la capitale unifiée d’Israël.

L’administration américaine accueillit favorablement ces concessions, jugeant le moment venu de reprendre des négociations. Elle se heurta alors au refus de Mahmoud Abbas qui avait entretemps allongé la liste de ses exigences : gel total des constructions, accord préalable pour une partition de Jérusalem, etc. Nous sommes à la fin octobre 2009. Depuis, près de cinq mois se sont écoulés, et les Palestiniens campent sur leur position de refus de négocier, sans tout à fait rejeter l’hypothèse fragile de négociations indirectes arrachée par l’envoyé d’Obama, Georges Mitchell.

Et au lieu d’interroger Mahmoud Abbas ou la mascotte de l’Occident Salam Fayyad, Mme Ashton met en cause Israël et Netanyahou, qui sont prêts à commencer demain des négociations directes !

Comment expliquer cette inversion de la réalité ? Mme Ashton est-elle totalement ignorante du conflit proche-oriental ? Elle l’est assurément. Son épreuve de compétence devant le parlement européen a été désastreuse et elle n’a jamais travaillé sur les problèmes internationaux. Mais elle n’est pas seule. Ses déclarations ont été soigneusement préparées par son état-major et elles reflètent la politique de la majorité des états-membres de l’Union consistant à battre Israël comme plâtre pour espérer les faveurs arabes.

En tout état de cause, Mme Ashton a accusé Israël de ne pas faire ce qu’Israël essaie vainement d’entreprendre, laissant entendre que les Palestiniens sont privés de pourparlers du fait des Israéliens. Elle attribue à Israël un refus qui émane exclusivement des Palestiniens. L’état juif se trouve un peu dans la situation des Juifs allemands à l’époque nazie. Ils étaient accusés de vouloir la guerre. Mais c’étaient leurs accusateurs et non eux qui voulaient la guerre.

Le renversement des rôles entre Israéliens et Palestiniens ne se cantonne pas aux négociations. Ashton et l’Union européenne font dépendre la création d’un état palestinien de la volonté des Israéliens : les Palestiniens désirent un état pour réaliser leurs aspirations nationales et Israël le leur interdit, ouvertement ou en catimini.

Or il ne faut pas être grand clerc ni grand historien pour savoir que tout au long d’une histoire presque centenaire les Palestiniens ont toujours refusé la création d’un état palestinien assorti de la pérennité d’Israël. Les refus palestiniens les plus récents sont ceux de Camp David en juillet 2000, de Taba au début 2001 et celui opposé par Abbas à Olmert en 2008.

En juin 2009, Saëb Erekat, le responsable palestinien des négociations affirmait : “Il y a eu une érosion régulière des positions israéliennes au cours des années, au point qu’ils ont récemment offert aux Palestiniens 100% du territoire; les Palestiniens n’ont donc aucune raison de se précipiter pour accepter les offres d’Israël. » (Memri 13 juillet 2009). Cette déclaration donne l’idée la plus exacte de la volonté palestinienne d’une négociation, a fortiori d’un accord.

Presqu’au même moment, Abbas Zaki, l’ambassadeur de l’OLP au Liban, un des grands notables et penseurs de l’OLP, précise encore le point de vue palestinien. « A mon avis, avec la solution des deux États, Israël s’effondrera, parce que si on le chasse de Jérusalem qu’en sera-t-il de tous les discours sur la Terre Promise et le Peuple élu ? A quoi auront servi tous les sacrifices qu’ils ont faits ? Seulement à être contraints de partir ? Ils considèrent que Jérusalem a un statut spirituel. Les Juifs considèrent que la Judée et la Samarie est une part intégrante de leur rêve historique. Si les Juifs quittent ces endroits-là, l’idée sioniste commencera à s’effriter. Elle régressera d’elle-même. Alors nous irons de l’avant. » Déclaration télévisée du 7 mai 2009 (http://www.memritv.org/clip_transcript/en/2109.htm).

Mme Ashton, son équipe d’experts et l’Union européenne dans son ensemble, ne sont ni sourds ni mal informés. Ils savent tout cela, ils savent que les Palestiniens, en tout cas ceux qui les représentent, ne veulent ni négociation ni paix. Ils savent que ce que les Palestiniens veulent c’est la fin d’un pouvoir non islamique dans ce qu’ils estiment être la terre d’islam, la fin de l’état juif.

Mais ils croient que leur influence auprès des Arabes dépend de degré d’obséquiosité qu’ils sauront manifester, et que pour flatter les Arabes il faut accabler Israël.

Malheureusement l’influence dans les affaires internationales n’a jamais été acquise par la flatterie et la simple bassesse. Elle repose sur la force de l’acteur, sur la cohérence de sa vision et sa capacité à faire valoir des solutions réalistes. Elle repose aussi sur l’identification des vrais enjeux. Or aujourd’hui, pour les états arabes comme pour Israël, le problème c’est l’Iran nucléaire. Qu’il s’agisse de la force, de la cohérence et de l’unité, qu’il s’agisse du diagnostic et des solutions, l’Union européenne est un non-acteur, une impuissance, et Mme Ashton est l’incarnation de cette impuissance.

On va l’entendre tonner et accuser cette semaine, et puis on ne l’entendra plus. Le rapport des forces se noue pour l’essentiel en dehors de l’Union européenne et de son « haut représentant ». Qu’ils gesticulent si ça leur chante !
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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 22:13
Sur aschkel.info et lessakele 

billet benillouche



BILLET D’HUMEUR : SOS LE RAFALE

Par Jacques BENILLOUCHE



Le président brésilien Lula tient entre ses mains le dernier espoir de commande de 36 avions de combat Rafale produits par les usines Dassault. Son Conseil de défense se réunit dans quelques jours pour statuer sur le projet. Le Maroc, la Corée, la Belgique, les Pays-Bas, les Emirats et le Japon n’ont pas résisté aux pressions américaines et ont dû renoncer à équiper leurs armées du fleuron français.

            Pourtant le Rafale est un excellent avion doté des dernières technologies nécessitant, à la rigueur, quelques adaptations pour se mesurer aux produits des industries militaires américaines et pour répondre précisément à des spécifications exigées par certains pays confrontés à une menace sécuritaire. Mais trois handicaps plombent la commercialisation du Rafale.

            Le Rafale français est soumis au véto des américains qui s’opposent à laisser les pays amis se doter de matériel concurrent. Ils ne peuvent abandonner Boeing qui souffre déjà de voir Airbus lui tailler des croupières dans l’aviation civile. Ouvrir une brèche dans ce type d’industrie risque de porter atteinte à toute l’aviation militaire américaine. Les israéliens avaient déjà fait la triste expérience avec le Lavi qui avait été abandonné, en plein essor, en 1987.  

            Les Etats-Unis, par ailleurs, proposent des avions de combat nettement moins chers grâce à une chaine de fabrication qui produit en masse plus de cinq mille exemplaires à comparer à la centaine des usines Dassault. Les coûts de revient ne sont plus effectivement du même ordre de grandeur.

            Enfin, troisième handicap, aucune armée étrangère ne peut servir de référence à cet avion de guerre puisqu’il n’a aucune expérience du feu. L’armée française en utilise bien quelques uns mais loin des théâtres d’opérations dangereux, de crainte de grever le budget de la défense nationale française.

            Nous pouvons cependant conseiller une solution originale à la crise du Rafale. Forts de l’expérience de la collaboration franco-israélienne des années 1970 avec le Mirage, les israéliens devraient se porter candidats pour être les agents commerciaux de la France. Une escadrille de Rafale devrait être offerte à Tsahal par les usines Dassault afin de l’envoyer bombarder les sites nucléaires iraniens. Il ne fait aucun doute qu’en cas de réussite de la mission, toutes les armées arabes insisteront pour acquérir plusieurs exemplaires de l’avion qui les aura libérés du danger iranien. La France devrait cependant profiter rapidement de l’angle de tir politique qui s’ouvre à elle après le clash entre Benjamin Netanyahou et Joe Biden, humilié durant sa visite à Jérusalem. Les israéliens ne sont plus en odeur de sainteté aux Etats-Unis et Hillary Clinton a confirmé que son pays avait été purement et simplement insulté. Dassault sait donc ce qu’il lui reste à faire.


 

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Par Aschkel - Publié dans : ANALYSES/INTERVIEW/DISCOURS - Communauté : L'Equipe J.A.G - TOP NEWS -
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 18:43

Le doute grandit dans le camp Obama (et tant mieux !)

http://www.lefigaro.fr/international/2010/03/11/01003-20100311ARTFIG00016-le-doute-grandit-dans-le-camp-obama-.php

 

Par Laure Mandeville


10/03/2010 | Figaro

De sérieuses questions se posent notamment sur la méthode diplomatique du président américain au Moyen-Orient.

 

Sa méthode du compromis à tout prix est de plus en plus critiquée.

En politique, la loi des séries noires ne pardonne pas. En pleine bataille sur le dossier de la santé, dont le succès est désormais perçu comme la seule chance pour Obama de ne pas «perdre définitivement sa présidence», le camouflet essuyé au Proche-Orient par Joe Biden tombe au plus mal. Car il vient s'ajouter aux interrogations et aux doutes d'un camp démocrate, de plus en plus divisé, qui n'avait certainement pas besoin de cela.

«Crachat au visage.» «Coup de poignard dans le dos.» Commentateurs et diplomates ne trouvaient pas de mots assez durs, ce mercredi, pour décrire la gifle diplomatique infligée mardi soir par ses hôtes au vice-président américain Joe Biden au deuxième jour de sa visite en Israël.

Pied de nez israélien

Venu réaffirmer l'importance cruciale de la relation israélo-américaine, notamment face au défi iranien, et amorcer une phase de pourparlers indirects entre Palestiniens et Israéliens pour relancer le processus de paix, ce dernier a appris le lancement officiel, le même jour, par le ministre du Logement du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, de la construction de 1 600 nouveaux logements à Ramat Shlomo, un quartier de colons habité par des juifs ultraorthodoxes à Jérusalem-Est.

Annoncé, en pleine visite américaine, ce plan de poursuite de la colonisation israélienne apparaît comme un pied de nez aux efforts de l'Administration américaine, qui plaide depuis son arrivée aux affaires pour l'arrêt de nouvelles implantations. Derrière la question des raisons de cet affront se profilent de sérieuses questions sur la méthode diplomatique Obama au Moyen-Orient ; et de manière plus générale sur le leadership dont il dispose encore dans un monde qui semble se jouer de ses ouvertures et de la faiblesse croissante de sa position intérieure.

Les Israéliens se seraient-ils permis d'agir ainsi il y a un an, quand le président américain était au faîte de sa popularité et paraissait capable de renverser des montagnes ? Ont-ils senti qu'ils pouvaient se permettre de déstabiliser leur meilleur allié au moment où celui-ci semble pris d'un vertige de faiblesse, voire d'impuissance ? Un nombre croissant d'analystes en viennent à se demander si ce regain de condescendance, qui fait écho à d'autres camouflets récents de politique étrangère essuyés par Washington, n'est pas le résultat de l'échec de la méthode de compromis à tout prix, qui caractérise l'approche Obama à la fois à l'intérieur et à l'extérieur. «C'est une vraie question. Il y a incontestablement toujours un lien entre la capacité à agir à l'extérieur et la position d'une équipe au plan intérieur», notait ce mercredi le chercheur Justin Vaïsse, de la Brookings Institution.

Les embrassades de la Syrie avec l'Iran en pleine réconciliation avec Washington, les rebuffades de la Chine, le jeu provocateur de l'Iran, mais aussi la manière désinvolte dont la Russie semble ralentir l'aboutissement des négociations Start, sont cités par les experts comme autant d'exemples de l'incapacité de l'Administration à arracher des succès au plan extérieur. Dans l'entourage de Poutine, certains responsables auraient récemment ironisé sur le peu d'importance de parvenir à un accord avec les Américains, au motif que d'ici à trois ans, le président Obama pourrait bien «ne plus être là».

Les Russes sont loin d'être les seuls à vouloir tirer parti de l'affaiblissement très net de la position de l'Administration actuelle, incapable d'avancer sur tous les grands dossiers de son agenda, et traversée de débats et de doutes. Dans le camp Obama, nombre d'activistes et d'observateurs estiment que le président, obsédé par l'idée d'un compromis avec les Républicains, a fini par paralyser les projets phares de son mandat. Le plan climat semble être passé aux oubliettes. Sous la pression, il est vrai, énorme du camp conservateur, le président pourrait être aussi tenté de renoncer à son projet initial de juger les terroristes devant des cours civiles.

Après avoir demandé la levée de la loi qui obligeait les homosexuels à cacher leur orientation dans l'armée, son Administration paraît, selon l'activiste blogueur John Aravosis, également «peu pressée de dépenser son capital politique au Congrès» dans une bataille à l'issue incertaine, préférant se concentrer sur la santé. Le pronostic le plus fréquemment avancé dans les think-tanks est que seul un passage de la réforme de l'Assurance-maladie est encore susceptible de redonner l'initiative à Obama, à six mois des élections de mi-mandat.

«Ici, les choses se retournent vite, cela s'est passé pour Clinton en 1995. Il a suffi d'un succès en Bosnie et de quelques réformes internes destinées à faire oublier son échec sur la santé», rappelle Justin Vaïsse. Mais à mi-voix, les ex-fervents partisans d'Obama commencent à parler d'un problème de fond et à s'interroger sur le ressort profond de la personnalité politique du président, cet homme qui, à l'intérieur comme en politique étrangère, semble toujours plus pressé de convaincre ses adversaires - (républicains, iraniens ou chinois) que de satisfaire ses propres alliés (démocrates ou européens).

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 18:35
Un crime contre l’humanité au cœur de l’Europe
 
Par Simon Frajdenrajch, analyste
 

Pour paraphraser le grand Jacques Brel :

« Nazis pendant les guerres et catholiques entre elles », les Slovaques s’apprêtent suivant la décision de leur Premier ministre Robert Fico et son gouvernement à 
 
« enlever des enfants roms à leurs familles »
 
La dépêche est publiée par l’AFP le 10 mars et n’a ému personne au Parlement Européen qui a décidé de consacrer son temps à condamner Israël en approuvant le « Rapport Goldstone ».
 
Il y a 70 ans, ce sont les mêmes Européens qui non seulement n’ont pas levé le petit doigt mais ont trempé les deux mains dans la déportation des centaines de milliers de Tziganes, manouches, Roms et Gitans vers les camps d’extermination pour y subir le même sort que les six millions et demi de Juifs dont l’Europe a voulu se débarrasser.
 
Aujourd’hui, le Parlement Européen n’a pas émis de protestation contre ce crime prémédité. Il n’a rien trouvé de plus pressant que d’adopter une résolution soutenant le « Rapport Goldstone » condamnant Israël pour l’opération « Plomb durci » à Gaza ; il charge Catherine Ashton, notre fantomatique « ministre des affaires étrangères de l’UE », d’exiger une enquête  sur les soi-disant « crimes de guerre » commis par Israël.
 
Il y a 70, l’Europe sous la botte nazie montrait son jour le plus sombre.
Mais les vieux démons ressurgissent partout :

En Lettonie et en Lituanie, en Moldavie, d’anciens dirigeants pronazis sont glorifiés.

En Autriche jamais dénazifiée, une mère de dix enfants candidate aux présidentielles chante la gloire de l’époque nazie.

En Espagne, des enseignants encouragent des enfants de CM2 à adresser des cartes postales navrantes et injurieuses à l’ambassadeur d’Israël.

Le gouvernement anglais réfléchit à  une loi pour permettre aux dirigeants israéliens de se rendre chez eux sans risquer une arrestation, alors que le criminel proclamé Mahmoud Ahmadinejad peut aller parader de New York à Kaboul sans crainte.

En Grande Bretagne, en Irlande, les autorités s’empourprent de rage après l’élimination de l’archi-terroriste Mahbouh à Dubaï, sans mesurer le bénéfice de l’opération.

En France, au moment où sort le film « la Rafle » pour rappeler à tous de « ne pas oublier que l’irréparable a été commis par les Autorités de l’Etat et sa police, notre ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, après avoir fait voter l’abstention à l’ONU sur le rapport Goldstone, le fait adopter à l’UE.

Hier, sur France Inter, nous apprenons avec bonheur qu’en 1981, « Israël a débarrassé le monde de la menace d’un Irak nucléaire ».  La responsabilité de l’assistance de la France, ou plutôt de Chirac, de Giscard et de Raymond Barre dans la construction de cette centrale n’est pas évoquée.

L’émission, brève, avait pour thème « Israël face à l’Iran nucléaire », comme s’il était entendu que c’est seul contre tous, encore une fois, qu’Israël devra débarrasser le monde d’une menace qui nous concerne tous.
 
La grenouille européenne veut absolument se faire aussi grosse qu’un boeuf en se gonflant d’orgueil diplomatique.

Sera-t-elle comme l’empire babylonien, victime de son arrogance ?

Comme dans le Livre du prophète Daniel, devra-t-on déchiffrer les mots que le roi Belchitsar, successeur de Nabuchodonozor, vit s’inscrire sur le mur lors d’un festin où il buvait dans les coupes d’or volées au Temple de Jérusalem, et que Daniel lui interpréta :
 
« Mené, Mené, Téquel, Farsîn »
 
Tu as été pesé, Tes jours sont comptés,
Ton royaume sera dispersé entre les Mèdes et les Perses
 
L’Union Européenne, cet espace de libre échange ouvert aux quatre vents, qui veut absolument se donner une importance politique en nommant à sa tête un Van Rumpye et une Lady Aston  - les plus passe murailles de la classe politique, risque en effet, au sens propre, d’être dispersée entre les Mèdes – les Arabes – et les Perses, si elle continue la politique insensée qui est la sienne, sans nous représenter ; mais pour laquelle nous payons de lourdes contributions alimentant le terrorisme du Fatah et du Hamas.
 
Doit-on rappeler que les Français, les Hollandais et les Irlandais avaient repoussé à une très large majorité le référendum sur la « constitution européenne », ce qui avait dispensé les Britanniques de se prononcer.
Mais la sanction électorale fut méprisée par les tricheries des dirigeants politiques.
 
Dans cet océan d’ironie amère, nous n’oublierons pas les mérites de chacun.
 
 
Dépêche AFP du 10 mars 2010
 
 
Le 8 mars 2010, le Premier ministre slovaque, Robert Fico, a annoncé que son gouvernement proposait un système dans lequel les enfants roms vivant dans des campements seraient placés dans des internats. Amnesty International estime que « le fait de créer des internats pour les enfants roms et de les détacher progressivement de leur mode de vie actuel dans les campements serait discriminatoire et constituerait une atteinte flagrante au mode de vie des Roms », dans un communiqué publié le même jour.
 
« L’idée que les enfants roms doivent être enlevés de leur famille et placés dans des internats, alors qu’ils pourraient être scolarisés dans des écoles classiques près de leur domicile, est de toute évidence contraire au principe de l’intérêt supérieur de l’enfant. C’est une atteinte à leur identité de les déraciner de leur environnement et de les enlever à leur famille », a déclaré Halya Gowan, directrice du programme Europe et Asie centrale d’Amnesty International.
 
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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 16:11
Biden : "Les Etats-Unis n'ont pas de meilleur ami qu'Israël"

En tant qu'ami d'Israël, Joe Biden peut se permettre de "dire la vérité, même lorsque c'est difficile". C'est ainsi que le vice-président américain justifie sa condamnation de l'annonce de la construction de 1 600 nouveaux logements à Ramat Shlomo. Avant d'ajouter que les clarifications reçues à ce propos par le Premier ministre Binyamin Netanyahou sont "très appréciables".

 

 

Joe Biden.
Photo: AP , JPost

Dans un discours prononcé jeudi, à l'université de Tel-Aviv, Biden a réaffirmé que "les Etats-Unis n'ont pas de meilleur ami qu'Israël". Tout en reconnaissant que les constructions à Jérusalem-Est restent un sujet très sensible, la décision doit être "immédiatement condamnée", selon lui. Car elle "sape la confiance nécessaire à la conduite de négociations entre Israël et l'Autorité palestinienne (AP)".

Netanyahou a clarifié la situation en expliquant que les constructions prendraient plusieurs années, et n'entraveraient donc pas les négociations d'autres sujets clés. Biden, lui, répond que "les Etats-Unis tiendront les deux parties responsables pour chaque déclaration ou action qui porterait préjudice aux pourparlers". Selon le bureau du Premier ministre, Netanyahou aurait sermonné le ministre de l'Intérieur Eli Yishaï pour avoir fait l'annonce de la poursuite du plan de construction à Jérusalem précisément au moment de la visite du vice-président américain.

La paix dans l'intérêt d'Israël

Par ailleurs, Biden s'est, à nouveau, prononcé en faveur d'une solution à deux Etats, arguant que la paix avec les Palestiniens reste "profondément" dans l'intérêt d'Israël, et donc, des Etats-Unis. "Il n'y a pas de place pour les désaccords entre les Etats-Unis et Israël quand il s'agit de sécurité, et le reste du monde doit le savoir", a-t-il poursuivi.

Le statu quo n'est pas viable, du fait de la croissance démographique arabe rapide qui menace Israël de ne plus être un Etat juif, a continué Biden. Il faut donc arriver à une solution de paix avec des partenaires fiables tels que le chef de l'AP Mahmoud Abbas et son Premier ministre Salam Fayyad.

Biden a assuré l'Etat hébreu, à plusieurs reprises, de "l'engagement américain" à combattre le terrorisme et le programme nucléaire iranien. Et de conclure que la République islamique a gagné en dangerosité depuis les dernières années, notamment par le biais du Hamas et du Hezbollah qu'elle finance, et en "intimidant aussi bien ses voisins que son propre peuple".

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11 mars 2010 4 11 /03 /mars /2010 08:32


Pour 
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BILLET D’HUMEUR :

SOS MINISTRES DES AFFAIRES ETRANGERES

Par Jacques BENILLOUCHE



Photo : Frédéric de La Mure / MAEE2009 

 Une race en danger a besoin de toute notre attention : la race des ministres des affaires étrangères. Il est vrai que le poste est souvent octroyé à un méritant, non pas pour ses capacités relationnelles ou intellectuelles, mais pour ses courageuses prises de position ; une sorte de récompense pour service rendu, non pas au pays, mais à un parti politique. Il est souvent attribué à une prise de guerre comme un pilier de l’opposition ou un symbole d’une communauté délaissée. On se rappelle la nomination de David Levy à ce poste alors qu’il ne parlait ni le français, ni l’anglais et ni le Yiddish mais il personnifiait la réussite des sépharades à un poste prestigieux. Il n’a pas marqué d’une pierre mémorable son passage au ministère sinon d’avoir été à l’origine de la carrière internationale du maire de la petite ville de Shlomi, Yéhouda Lancry.

            Aujourd’hui, deux ministres sont en difficulté existentielle. Avigdor Lieberman est persona non grata en Europe et aux Etats-Unis car certains s’inquiètent d’avoir à lui serrer la main. Seuls quelques subalternes sont mandatés pour se substituer à ses homologues. Le vice-président Joe Biden, en visite officielle en Israël, a prévenu bien avant son arrivée qu’il n’aurait aucun entretien avec ce ministre car il l’estimait étranger aux affaires. Une sorte de gale politique contagieuse empêchait tout contact. Israël subit ainsi les foudres de ses pays amis qui estiment devoir mettre le nez dans les nominations au ministère le plus important de l’Etat. Le ministre n’existe donc pas, entrainant une politique étrangère israélienne absente sur la scène politique internationale.

            Avigdor Lieberman devrait constituer une sorte d’association de protection des ministres des affaires étrangères avec Bernard Kouchner. Le français constituait une prise de guerre puisqu’il émargeait auparavant au parti socialiste mais il vient de tomber en disgrâce parce qu’il s’occupait des affaires qui ne lui était pas étrangères. Le 21 février il se montrait favorable à « la reconnaissance immédiate d’un Etat palestinien ». Deux jours plus tard, lors de la visite de Mahmoud Abbas à Paris, Nicolas Sarkozy prononçait un désaveu public et direct à son ministre : « Dans la déclaration de Bernard, il y avait de la prospective. Or, il faut un Etat palestinien viable, réel, pas simplement une idée. Que voudrait dire un Etat qui n’a pas de frontières, pas de continuité territoriale et pas de possibilité de fonctionner ? ». Il semble que Kouchner soit à présent sur un siège éjectable car ses rapports avec le président sont devenus exécrables. Nicolas Sarkozy a estimé devant ses ministres que « son interview n’a été visée ni par l’Elysée et ni par Matignon. Il a fait comme d’habitude des déclarations à l’emporte-pièce, uniquement par souci d’exister. Ca ne peut plus durer comme cela ».

            Il ressort de ces deux cas dramatiques que le ministère des affaires étrangères devrait être purement et simplement supprimé et que ses attributions devraient être transférées au premier ministre. Il sera ainsi certain d’être d’accord avec lui-même. Mais en souvenir de ces dernières personnalités marquantes, il faudrait ériger un mémorial en hommage à cette espèce en voie de disparition.  

 

 

Par Aschkel
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8 mars 2010 1 08 /03 /mars /2010 06:48
En tirant à boulets rouges contre un Etat de Droit, aux côtés des pires dictatures de la planète, sur la base d'un rapport qu'on savait biaisé, la Diplomatie Kouchner a donné toute la dimension de son incompétence, dans ses prêches anti-humanistes en faveur de la version Hamas du conflit et de la proclamation d'un Etat palestinien non-négocié, en opposition même aux démarches de la Ligue arabe, actuellement. Une attitude de République bananière qui discrédite toute prétention à être un partenaire honnête dans toute future résolution sur une base équilibrée.

La France fait volte face et vote une résolution onusienne…

 


fondée sur un rapport totalement bâclé….le rapport Goldstone

Votée le 26 février 2010 par l'Assemblée générale de l'ONU, par 99 voix en faveur du texte présenté, 7 contre et 30 abstentions,  la résolution 64/254 « demande de nouveau à Israël et à la partie palestinienne de procéder à des investigations « indépendantes, crédibles et conformes aux normes internationales » sur les graves violations signalées par la Mission d’établissement des faits de l’Organisation des Nations Unies sur le conflit de Gaza. » Membre du Conseil de Sécurité, la France a donc voté pour une résolution fondée sur un rapport qui n'a rien établi, a bafoué les règles les plus élémentaires du droit, est truffé d'erreurs… Ce que démontre la critique rigoureuse de ce rapport effectuée par CONTROVERSES.

 

 

Et on y chercherait en vain une quelconque objectivité, ce qui, en matière d'établissement de faits, serait la moindre des choses. L'un des rapporteurs avait en effet accusé Israël de tous les maux avant même le début de la mission. Quant aux autres, leur CV, détaillé ici, est éloquent… Ils auraient été disqualifiés dans toute cour de justice digne de ce nom. Le juge, lui-même, reconnaît que ce qui y est établi ne tiendrait pas dans un tribunal !


Parmi les inepties incroyables relevées par les experts qui ont travaillé avec Shmuel Trigano à l'examen exhaustif du rapport, il y a, pour ne prendre qu'un seul exemple, le recueil des « témoignages » palestiniens dans la Bande de Gaza par cette « mission ». Il s'agissait, en effet, de témoignages publics et..télévisés… se devant donc d'être consensuels et dans la ligne du Hamas, organisation terroriste, ne l'oublions pas… Et nous n'ignorons pas que les contradicteurs du Hamas risquent leur vie, comme on a pu le constater avec les assassinats de membres du Fatah perpétrés par le Hamas… Que penser de tels témoignages ? Ce seul fait suffit à discréditer totalement le rapport Goldstone. Mais on en trouve des quantités d'exemples dans l'analyse de CONTROVERSES…


Par ailleurs, certains pourraient voir dans les termes de cette résolution un certain équilibre puisqu'il est enjoint non seulement à Israël, mais aussi à la « partie palestinienne de procéder à des investigations « indépendantes, crédibles, etc. » Ce serait cocasse si, encore une fois, cela n'était potentiellement dramatique. Comment quiconque de bonne foi pourrait imaginer un seul instant que de telles investigations peuvent être menées dans la Bande de Gaza !


Il convient ici de citer les pays ayant voté contre cette résolution scélérate et ne se sont donc pas totalement décrédibilisés : le Canada, Israël, la Micronésie, Nauru, Panama, l’ex-République yougoslave de Macédoine et les États-Unis.


Le rapport Goldstone, dans le droit fil de la mission anti-israélienne qui lui a été confiée, est inacceptable. Comment la France, après s'être abstenue dans un vote précédent, a-t-elle pu finir par l'accepter ? Ce vote intervient quelques jours après que le ministre des Affaires étrangères français ait estimé dans les colonnes du JJD que « on peut envisager la proclamation rapide d'un État palestinien, et sa reconnaissance immédiate par la communauté internationale, avant même la négociation sur les frontières » Idée stupéfiante qui équivaudrait à ignorer les intérêts d'un pays démocratique qu'est Israël pour donner à l'Autorité Palestinienne un statut d'État, sans compter une prime et une stature de véritables chefs d'État aux dirigeants palestiniens qui continuent à enseigner la haine d'Israël et des Juifs dans leurs médias et se refusent à reprendre toute négociation avec Israël. Ou à être partie prenante par le biais d'associations amies dans des campagnes de boycott pourtant illégale contre Israël menées dans les pays occidentaux

CONTROVERSES, mars 2010. Pour le tiré à part sur le rapport de Gaza : controverses@gmail.com

 


 

 


Hélène Keller-Lind 4/3/2010
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 16:10
Quand Obama Finance Gaza ou les entreprises qui commercent avec l'Iran

3005160116_c258ef836b 

Sur 
Daily Rules, Proposed Rules, and Notices of the Federal Government
thefederalregister.com

Published by the Office of the Federal Register, National Archives and Records Administration (NARA), the Federal Register is the official daily publication for rules, proposed rules, and notices of Federal agencies and organizations, as well as executive orders and other presidential documents.

Ce qui est choquant, et plus que choquant c'est cette phrase 

including by contributions to international, governmental,
> and nongovernmental organizations

Les entreprises terroristes de Gaza, doivent se frotter les mains de recevoir quelques dollars officiels !



Traduction par Dominique Bloch
pour aschkel.info et lessakele

       Actes presidentiels

  
> Immigration US pour mise a exécution

       >notification : Partie II

 

       >DOCID 04 fevrier 09 - 106

>Resumé du document:

 

> [[Page 6115]]
> Resolution Presidentielle no 2009-15 du 27  janvier 2009

      -Soutiens imprévus aux  réfugiés et pour l`immigration, relatifs a  Gaza.

      -Note au Secretaire d`Etat

     -Par l`autorité que me confèrent les lois de la Constitution des Etats-Unis, y compris -l`article 2( c ) (1) relatif à  l`assistance aux réfugiés et a l`immigration .

     -Loi de 1962 (la « Loi »), selon l`amendement  (22 U.S.C. 2601), j`etablis par la présente --conformement a l`article 2 ( c ) (1 )de la Loi, qu`il est important pour l`intérêt national de --fournir une assistance conformément à la Loi d`un montant ne pouvant pas excéder  20.3 millions de $, de la part du Fond des Etats Unis, à l`aide d`urgence aux réfugiés et à l` immigration afin de répondre aux besoins imprévus des réfugiés et à l`immigration, y compris par des contributions à des organisations internationales gouvernementales et non gouvernementales et par des paiements de dépenses administratives par les services fédéraux américains responsables des affaires démographiques, des réfugiés et à l`immigration du Département d`Etat, relatifs aux besoins humanitaires des réfugiés palestiniens et de victimes du conflit de Gaza.

      Vous êtes autorisés et vous avez l`ordre de publier cette note dans le Registre Fédéral



> Date: Sat, 6 Mar 2010 12:21:42 +0100

http://www.thefederalregister.com/d.p/2009-02-04-E9-2488 

> Presidential Documents
> U.S. Immigration and Customs Enforcement 
> NOTICE: Part II
> DOCID: fr04fe09-106
> DOCUMENT SUMMARY: 
> [[Page 6115]]
> Presidential Determination No. 2009-15 of January 27, 2009

> Unexpected Urgent Refugee and Migration Needs Related To Gaza
> Memorandum for the Secretary of State
> By the authority vested in me by the Constitution and the laws of the United
> States, including section 2(c)(1) of the Migration and Refugee Assistance
> Act of 1962 (the ``Act''), as amended (22 U.S.C. 2601), I hereby determine,
> pursuant to section 2(c)(1) of the Act, that it is important to the national
> interest to furnish assistance under the Act in an amount not to exceed
> $20.3 million from the United States Emergency Refugee and Migration
> Assistance Fund for the purpose of meeting unexpected and urgent refugee and
> migration needs, including by contributions to international, governmental,
> and nongovernmental organizations and payment of administrative expenses of
> Bureau of Population, Refugees, and Migration of the Department of State,
> related to humanitarian needs of Palestinian refugees and conflict victims
> in Gaza.
> You are authorized and directed to publish this memorandum in the Federal
> Register.


> (Presidential Sig.)
> THE WHITE HOUSE,
> Washington, January 27, 2009
> [FR Doc. E9-2488
> Filed 2-3-09; 8:45 am]
> Billing code 4710-10-P


Les Etats-Unis auraient fourni des millions de dollars a des entreprises commerçant avec l'Iran

Selon un rapport rendu public samedi, le gouvernement fédéral des Etats-Unis aurait octroyé plus de 107 milliards de dollars en paiements de contrats, subventions et autres avantages au cours des dix dernières années à des entreprises étrangères et multinationales américaines alors qu'elles faisaient des affaires avec l'Iran......


L'analyse du New York Times des documents fédéraux, des rapports de société et d'autres documents montre que les administrations Bush et Obama ont toutes deux envoyé des messages contradictoires concernant les directives à suivre pour les entreprises faisant affaires avec l'Iran.

 

 
Par Aschkel
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7 mars 2010 7 07 /03 /mars /2010 14:10

Le nouveau ventre mou de l'Alliance Atlantique : la Turquie

 

Par Aldo-Michel Mungo

Analyste en géostratégie

Directeur de la rédaction du magazine militaire Carnets de Vol

 

Bien que non arabe, la Turquie était jusqu'en 1923 le siège du Califat mondial sunnite, dans le cadre de l'empire ottoman. Après son effondrement à l'issue de la 1ère guerre mondiale, ce centre a donné naissance à une république laïque et démocratique sous l'impulsion de Kémal Ataturk.

 

Depuis cette époque la Turquie était un modèle d'islam tolérant développant la tradition soufie dont les confréries se développaient harmonieusement dans tout le Moyen Orient. Depuis près d'un demi-siècle, l'islam radical a supplanté cette vision, et les soufis sont persécutés, voire interdits en Arabie et en Iran. En Turquie un mouvement "opaque" appelé "Gulen" est en train de faire tache d'huile, à grande allure, sous la houlette d'un érudit : Gulen Fethullah ; sans que l'on sache s'il s'agit d'une confrérie authentique ou d'une création de l'AKP d'Erdogan pour absorber les laïcs en son sein et transformer plus aisément la Turquie en pays islamiste.

 

Le mouvement islamiste turc Nurcu ou Gülen, du nom de son richissime gourou, ouvre à la propagation de la foi via une action éducative et caritative. Il finance entre autres un important réseau international d'institutions diverses. Le mouvement Gülen peut être comparé, dans la sphère turque, aux Frères musulmans dans la sphère arabe et à l'Opus Dei dans le monde catholique. La plus connue de ses missionnaires est la députée belge CDH Mahinur Özdemir, célèbre pour siéger couverte de son voile islamique.

 

L'arrestation et l'inculpation, la semaine dernière, de hauts responsables de l'armée ont virtuellement précipité le pays dans sa crise la plus grave depuis la fondation de la république. Les semaines qui viennent indiqueront probablement si le pays poursuivra sa dérive vers l'islamisme ou s'il retournera à sa laïcité traditionnelle. Le dénouement aura des implications majeures pour les musulmans du monde entier.

 

Sous prétexte de complot, les récentes arrestations d'officiers de haut rang, certains en activité, mais la plupart retraités, montre un début de faiblesse du régime, du fait qu'il n'est plus assuré d'avoir un parlement homogène aux prochaines élections de 2011.

 

La crise économique, la question kurde, la dérive islamiste de l'AKP ont érodé l'influence de celui-ci et sa popularité est tombée à 29%.

 

La procédure de 2008 qui a failli mener à la dissolution de l'AKP a entaché l'image du régime. Une confrontation avec l'armée est peu probable, car en 8 ans, cette force laïque s'est beaucoup islamisée du fait des nouvelles recrues.

 

Pendant longtemps, l'armée turque a été à la fois l'institution la plus fiable et le garant de l'héritage d'Atatürk, particulièrement de la laïcité. La dévotion au fondateur n'est pas une simple vue de l'esprit mais bien un élément concret et central de la vie de tout officier turc : comme l'a montré, documents à l'appui, le journaliste Mehmet Ali Birand, les élèves officiers ne passent pas une heure sans entendre l'invocation du nom d'Atatürk.

 

À quatre reprises, entre 1960 et 1997, l'armée est intervenue pour rétablir le cours normal de la vie politique. La dernière fois, elle a forcé le gouvernement islamiste de Necmettin Erbakan à démissionner. Échaudés par cette expérience, certains membres de l'équipe d'Erbakan ont eux-mêmes réorganisé un parti, plus prudent : le Parti de la Justice et du Développement (AKP). Lors des élections déterminantes de 2002, ils sont arrivés en tête, devant les partis du centre discrédités et divisés, avec une majorité simple de 34 pour cent des suffrages.

La loi électorale a transformé cette majorité simple en une majorité absolue de 66 pour cent des sièges au parlement et en un cas rare de gouvernement homogène. Non seulement l'AKP a tiré habilement profit de cette situation avantageuse pour poser les fondations d'un ordre islamique mais en plus, aucun autre parti ou leader n'a émergé pour le contrecarrer. En conséquence, l'AKP a augmenté sa part de suffrages aux élections de 2007 pour atteindre un retentissant 47 % et obtenir le contrôle de 62 % des sièges au parlement.

Les succès électoraux répétés de l'AKP l'ont encouragé à abandonner sa prudence initiale pour hâter l'avancée du pays vers son rêve d'une République islamique de Turquie. Le parti a placé des partisans à la présidence et au sein du pouvoir judiciaire pendant qu'il prenait un contrôle grandissant sur l'éducation, l'économie, les médias et d'autres institutions importantes. Il a même défié la mainmise laïque sur ce que les Turcs appellent « l'État profond » - les institutions non électives comme les agences de renseignement, les services de sécurité et le pouvoir judiciaire. Seule l'armée, arbitre suprême dans l'orientation du pays, est restée hors du contrôle de l'AKP.

 

Plusieurs facteurs ont alors poussé l'AKP à affronter l'armée : le contrôle de l'armée par le civil, exigé pour entrer dans l'Union Européenne ; une procédure en 2008 qui a failli conduire à la dissolution de l'AKP ; l'importance grandissante de son allié islamiste, le Mouvement Gülen. L'érosion de la popularité de l'AKP (de 47 pour cent en 2007 à 29 pour cent actuellement) n'a fait que précipiter cette confrontation car cela laisse supposer la fin du gouvernement homogène de l'AKP aux prochaines élections.

 

En 2007, l'AKP a imaginé une théorie du complot, qu'il a appelée Ergenekon, dans le but d'arrêter environ 200 opposants au parti, parmi lesquels des officiers de l'armée, sous l'accusation de complot visant à renverser le gouvernement élu. L'armée a réagi passivement si bien que l'AKP a élevé les enjeux le 22 janvier dernier en échafaudant une seconde théorie du complot, appelée Balyoz (« massue ») et dirigée exclusivement contre l'armée.

L'armée a nié toute activité illégale et le chef d'état-major, le général Ilker Basbug, a déclaré sous forme d'avertissement : « notre patience a des limites ». Cependant, le gouvernement a procédé, à partir du 22 février, à l'arrestation de 67 officiers en exercice et à la retraite, dont les anciens chefs des forces aérienne et navale. Jusqu'à présent, 35 officiers ont été inculpés.

L'AKP a donc jeté le gant, laissant le commandement militaire face à deux options peu attrayantes : continuer bon gré mal gré à accepter l'AKP dans l'espoir que des élections régulières en 2011 mettront fin à cette situation ou organiser un coup d'État en risquant un retour de manivelle dans les urnes et le renforcement du poids électoral des islamistes.

 

L'enjeu est de savoir si les offensives que sont Ergenekon et Balyoz vont réussir à transformer l'armée kémaliste en institution güleniste, ou si le coup monté flagrant de l'AKP et sa supercherie vont piquer les laïques au vif et leur faire retrouver de la voix et de l'assurance. En fin de compte, la question est de savoir si la charia (la loi islamique) va gouverner la Turquie ou si le pays va retourner à la laïcité.

L'importance de la Turquie sur le plan islamique laisse supposer que l'issue de la crise aura des conséquences pour les musulmans du monde entier. La domination de l'AKP sur l'armée signifiera que les islamistes contrôleront l'institution laïque la plus puissante de l'oumma (la communauté musulmane), prouvant par-là que, pour l'instant, rien ne peut les arrêter. Mais si l'armée conserve son indépendance, la ligne tracée par Atatürk subsistera en Turquie et offrira au monde musulman une alternative au rouleau compresseur islamiste.

 

 

L'islamisation rampante de la Turquie

 

Depuis 2007, suite aux élections où l'AKP a amélioré son score, Abdallah Gul, un islamiste est devenu président de la République, malgré les réticences de l'armée. Sous des prétextes fallacieux de complot de nombreux cadres laïcs de cette armée ont été jugés et jetés en prison. Des dizaines de milliers de diplômés d'écoles coraniques sont nommés en tant que juges, destinés de plus en plus à servir de futurs instruments de la loi religieuse ou shariah. L'AKP a nommé des fonctionnaires religieux à des postes importants dans le Ministère de l'éducation. Il a réussi à obtenir la levée de l'interdiction du port du foulard dans les écoles, les universités, les ministères. Une nouvelle poupée Elif a supplanté la poupée Barbie, elle s'agenouille et fait la prière islamique et, quand on appuie sur ses mains, ses pieds ou sa poitrine, elle récite des sourates du Coran en arabe. "Mein Kampf" et "les Protocoles des Sages de Sion" sont distribués partout à des centaines de milliers d'exemplaires par différents éditeurs.

 

La montée en puissance politique de l'AKP est le résultat des changements socio-économiques du pays. Pour encourager la modernité et le développement, Ataturk avait créé un état centralisé. Et le centre a souvent oublié la périphérie anatolienne, y compris les petites et moyennes entreprises souvent dirigées par de pieux musulmans. Durant les années 80, la réforme économique relative au libre échange et à la privatisation a bénéficié à ce groupe qui soutient le régime actuel. L'immigration massive des villages vers les villes ont renforcé le parti d'Erdogan. D'autres facteurs ont contribué à la venue de partis islamiques au pouvoir, la récession, la corruption, l'incompétence, les divisions entre les chefs de partis laïcs et une nouvelle génération de politiciens islamiques qui savent se montrer à la fois modernes et honnêtes.

 

En 2008, la Cour Constitutionnelle turque n'a pas réussi à interdire le parti AKP pour violation "des principes de démocratie et de laïcité de la république". En peu de temps, l'AKP a réussi à placer la religion au dessus de la loi et Erdogan a consolidé un pouvoir à la Poutine. Grâce à des recrutements "de copinage", le 1er ministre a transformé certains corps technocratiques en rouages du parti, comme le Fonds d'épargne, d'assurance et de dépôt (TMSF), qui a tout pouvoir financier sur les affaires privées et les médias. Le TMSF est aujourd'hui presque entièrement géré par des hommes transférés d'institutions installées en Arabie saoudite. Les recrutements dans les ministères et dans les postes du gouvernement dépendent de la réussite à certains examens. Erdogan y a ajouté un processus d'interview qui lui permet de choisir des éléments loyaux politiquement. La pratique s'est étendue aux industries d'état..

 

 

Le nouvel axe Turquie-Syrie-Iran

 

Erdogan a amorcé un retour massif vers l'Islam, voire l'islamisme. Aujourd'hui il cherche à ancrer ses relations au sein du Moyen Orient, plutôt qu'avec l'Occident, notamment auprès de 2 voisins, l'Iran et la Syrie.  L'Iran est perse et shiite, la classe dirigeante syrienne appartient à une secte minoritaire du shiisme, appelée alawite. De fréquentes consultations à différents niveaux ont pris place entre la Turquie, la Syrie et l'Iran, au point que certains commentateurs parlent d'un nouvel axe d'influence.

Leurs intérêts convergent dès lors qu'il s'agit de s'opposer au nationalisme kurde et à la puissance américaine. Il y a là assurément deux velléités hégémoniques non arabes qui s'entrecroisent en Syrie, porte entrouverte vers les pays arabes.

 

En tout cas, c'est dans ce sens qu'il faut comprendre le "coup de gueule" d'Erdogan contre Israël, à propos d'une des chasses gardées de l'Iran, la bande de Gaza du Hamas.

 

Lors de l'intervention d'Israël à Gaza, Erdogan a qualifié l'opération de "crime contre l'humanité" et a demandé le retrait immédiat des troupes israéliennes, un cessez-le feu sans condition et l'exclusion d'Israël de l'enceinte des Nations Unies, pas moins! Une équipe sportive Bnei Hasharon a failli être lynchée par la foule en Turquie et a dû quitter le terrain sans jouer, des drapeaux israéliens brûlés.

 

Comment expliquer cette attitude extrême d'un pays dit laïc, faisant partie de l'Otan, participant à des exercices militaires en commun avec Israël, échangeant des renseignements de défense avec lui et profitant de sa technologie pour ses armements ?

 

En réalité la Turquie, sous l'impulsion de Recep Tayip Erdogan, est en train de changer d'alliances. Un véritable problème pour l'Alliance Atlantique et sa structure militaire.

 

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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 18:41
 
 
 
Michel DARMON                                                                                           
Ingénieur général du Génie maritime (cr)                                                          Président d'honneur de France-Israël
---------------------------------------------





COMMUNIQUÉ DU 4 MARS 2010


                RAPPORT  GOLDSTONE :
      LA  FRANCE  VOTE  CONTRE  ISRAËL







        Le rapport Goldstone sur l’opération israélienne à Gaza qui a pris fin le 18 janvier 2009 se fonde sur des témoignages « recueillis en public et télévisés en direct, sous la surveillance d’une des parties du conflit, le Hamas ». Cette précision stupéfiante a été révélée dans l’analyse-clef publiée par la revue Controverses dans son numéro 13 de mars 2010. À elle seule, elle enlève toute crédibilité au rapport.

        Cela n’a pas empêché l’Assemblée générale de l’Onu de voter le 26 février 2010 une résolution demandant à nouveau à Israël et à la partie palestinienne (laquelle ?) de procéder à des investigations sur les graves violations signalées par le rapport Goldstone, c’est-à-dire sur de prétendues violations imputées unilatéralement à Israël.

        La meute des États totalitaires ou fascisants, rejointe par le camp des lâches, des complaisants et des corrompus, cette meute qui a colonisé l’Onu l’a emporté par 99 voix contre 7 et 30 abstentions.

        Honneur au Canada, à la Micronésie, au Nauru, au Panama, à la Macédoine et aux États-Unis qui ont voté avec Israël.

        Mais la France du Quai d’Orsay, de M. Kouchner et de M. Sarkozy a, en notre nom, voté avec la meute.


° ° °
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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