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28 février 2010 7 28 /02 /février /2010 19:34









Obama ou le socialisme symbolique aveugle
Par le Pr Naphtali Weiss-Livori

Traduit de l'hébreu par Aschkel

pour aschkel.info et lessakele



 Lu par Aschkel




 

 

Dans l’isoloir, l’électeur éclairé devrait s’affranchir de deux concepts, l’utopie et le symbolisme.

Le vote pour l’utopie conduit aux dictatures, celui pour le symbolisme mène à la catastrophe.



Durant sa campagne, Obama fut l’homme des symboles, il est afro –américain, il propose aux Américains un réel changement sur des points forts comme la fermeture de Guantanamo, 
la relance de l’économie, le contrôle de la finance, des baisses d’impôt pour 98% des Américains, la réduction d’émission de gaz à effet de serre de 83% d’ici 2050, la réconciliation entre les races et les religions, la fin des guerres.

Le candidat Mc Cain a justement alerté sur le caractère magique des promesses de campagne d’Obama. Cependant, 8 ans de gouvernance républicaine, des guerres semblant s’enliser ainsi qu’une crise financière et économique ont permis l’éclatante victoire du nouveau Messie.

Hélas, quatorze mois après sa prise de fonction Obama n’a atteint aucun de ses objectifs et sa côte de confiance s’effrite  de long en long : en date du 27 février, seulement 22% des électeurs américains approuvent inconditionnellement sa politique et globalement, uniquement 43% l’approuvent au moins quelque peu (Source Rasmussen Reports).

Obama gouverne en socialiste et sa symbolique de gauche ne résiste pas à l’épreuve du réel. L’ultime exemple est l’affligeant débat télévisé au sujet de la réforme du système de santé.

Prenant  le peuple à témoin, le Président a organisé un débat télévisé de plus de six heures  sur le projet de réforme. Hélas, hélas, les représentants républicains et les démocrates présents sur le plateau ont chacun maintenu leur position et suite à ce long débat, un sondage montrait qu’une majorité de citoyens était, elle aussi, contre cette réforme (seulement 25% des électeurs américains désirent voir voter en l’état la loi proposée par les démocrates, sondage CNN). Notons en passant la méthodologie socialiste de l’entreprise, Obama a refusé de lancer la discussion sur de nouvelles bases  et a parlé 119 minutes, soutenu par les représentants démocrates durant 114 minutes, ne laissant la parole à l’opposition que 110 minutes.

La dialectique socialiste a abandonné la notion d’Etats-voyous, la remplaçant par la politique de la main tendue. Dans ce domaine encore, le symbole de la main tendue est un désastre. L’Iran poursuit son programme nucléaire militaire et annonce l’ouverture prochaine de dix nouvelles usines d’enrichissement, la Corée du Nord relance son programme nucléaire, la Syrie se moque ouvertement des Etats-Unis en se rapprochant de l’Iran, la Russie réarme et devient plus agressive, le terrorisme islamique s’accroit.

A titre d’exemples, nous constatons, ces derniers jours, que la Chine refuse de voter des sanctions plus sévères contre l’Iran, que la Corée du Nord, contre les décisions de l’ONU, livre des pièces détachées de chars d’assaut  à la République du Congo, armes dissimulées dans des containers de sacs de riz, containers chargés sur un navire dans le port chinois de Dalian. La boucle est bouclée. L’Amérique est devenue en une année la risée des Etats-voyous.

 

Nous passerons sur l’échec de la politique environnementale d’Obama, le ridicule du sommet de Copenhague, la rhétorique du changement anthropique du climat qui se délite sous le poids des non-sens scientifiques et des sens affairistes. Une étude en cours, portant déjà sur plus de mille capteurs de chaleur aux Etats-Unis démontre que 90% des emplacements de ces capteurs ne respectent pas les procédures d’installation, l’un d’entre eux étant même à proximité d’un barbecue …

Les résultats de la  politique économique du candidat magique sont eux aussi consternants, avec un déficit budgétaire de plus de 1 500 milliards de dollars, un taux de chômage s’élevant à 9, 70%, une balance commerciale qui se creuse et surtout un indice de la liberté économique en baisse de 2, 7% en 2009, un comble pour le pays du libéralisme.

 

Certains esprits étroits relèveront qu’Obama poursuit la politique guerrière de Bush et les Etats Unis n’ont en réalité pas changé.

En effet, Obama n’est bon que lorsqu’il poursuit la politique de Bush :  envoi de 30 000 hommes en Afghanistan, frappes des chefs taliban grâce aux Predator, retrait d’Irak, libération progressive des prisonniers de Guantanamo, reconduction du Patriot Act tant décrié par les démocrates sous l’ère Bush, cependant, ici encore, tout est affaire de symboles.

 

S’il désire conserver une once de crédibilité, Obama doit se comporter en commandant en chef des armées. Il reste efficace uniquement quand l’US Army est à l’œuvre, mais des indicateurs précis nous prouvent que telle n’est pas sa nature.

En effet, l’Administration Obama propose de baisser le budget de la défense de 722 milliards de dollars en 2010 à 698 milliards en 2015, ce qui est parfaitement incompatible avec le maintien de la sécurité du peuple américain et de ses alliés.

De plus, à l’heure où la Russie remet en scène le risque d’attaque nucléaire, où la Corée du Nord et l’Iran construisent la bombe, le vice président Biden s’oppose aux militaires sur la doctrine nucléaire de l’Etat, voulant en contraindre l’usage au maximum, Enfin,  les démocrates préparent un projet de loi criminalisant toute méthode d’interrogatoire « dégradant » pour les terroristes.

 

Ainsi va l’Amérique des symboles, celle qui se tait devant les crimes des Pasradan contre le peuple perse et celle qui ne souhaite pas voir le terroriste dégradé.

Ainsi va l’Amérique des symboles, celle qui propose de voter le 4 mars prochain une résolution sur le génocide arménien et celle où Keith Ellison, le premier musulman membre du Congrès dans l’histoire des Etats-Unis se demande sans rire si cette « résolution va améliorer le bien-être des personnes en Arménie ou en Turquie ou ailleurs ? ».

Ainsi va l’hyper puissance qui dans son cœur n’oublie pas la grandeur de ses pères fondateurs, cette Amérique qui souhaite tout haut l’élection d’un nouveau Ronald Reagan, cette Amérique qui, prise dans la tourmente socialiste, se rapproche encore d’Israël ; à ce jour et pour la première fois depuis 1991, plus de six américains sur 10, soit 63%, soutiennent Israël, dont un bond de 23% chez les Républicains, 85% d’entre eux soutiennent Israël pour un taux de 60% chez les Indépendants et 48 % chez les Démocrates. (Source Gallup).

Par Aschkel
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 19:38
Quand la rhétorique fait la loi
Par Caroline B. Glick
Jerusalem Post   26 février 2010
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770
 
Il y a quelque chose de pathétique dans ce qui se passe en politique étrangère ces jours-ci. Tout simplement, plus souvent que jamais, les positions concertées des nations membres de l’UE n’ont rien à voir avec leur intérêt national.
Prenez par exemple la réponse initiale de l’UE au meurtre du maître terroriste Mahmoud al-Mabhouh à Dubaï le 20 janvier. Un terroriste expérimenté, engagé dans l’achat illégal en Iran d’armes illicites destinées à Gaza contrôlé par le Hamas, est tué dans sa chambre d’hôtel. Les mêmes autorités de Dubaï qui n’avaient aucun problème à héberger un terroriste international recherché, se sont  déchaînées frénétiquement pour condamner son meurtre. Et bien sûr, bien que nombre de gouvernements (Egypte et Jordanie viennent à l’esprit), et des organisations terroristes rivales, (Fatah, une autre ?) aient eu d’amples raisons de souhaiter la mort de Mabhouh, le chef de la police de Dubaï, le Lt. Gen. Dahi Khalfan Tamim l’a reprochée à Israël.
Non seulement il l’a reprochée à Israël, mais pour soutenir ses déclarations, Tamim a publié ce qu’il a prétendu être un reportage vidéo des agents présumés du Mossad entrés à Dubaï avec des passeports européens et australiens.
Ne se fiant qu’aux allégations de Tamim – les dirigeants européens se sont montrés furieux. Ignorant la nature de l’opération, l’absence fondamentale de crédibilité de la source d’information, et les intérêts mêmes de l’Europe à vaincre le terrorisme jihadiste au Moyen Orient et dans le monde, les chancelleries d’Europe gloussèrent d’indignation et menacèrent de couper toute coopération dans le renseignement avec Israël.
En Grande Bretagne par exemple, des sources du ministère des affaires étrangères déclarèrent au ‘Daily Telegraph’ : « Si les Israéliens sont responsables de l’assassinat à Dubaï, ils gâchent sérieusement un important accord d’échange de renseignements qui existe actuellement entre la Grande Bretagne et Israël ». 
Il aura fallu l’intervention des échelons les plus élevés des agences du renseignement d’Europe pour que les politiciens et diplomates hystériques cessent de blâmer et de menacer Israël. Après avoir été réprimandés lundi, les ministres des affaires étrangères douchés se sont abstenus de mentionner le nom d’Israël dans leur condamnation conjointe de l’utilisation présumée de passeports européens par des agents présumés qui auraient tué le terroriste Mabhouh.
Et heureusement qu’ils ont tenu leur langue. Parce que mardi, Tamim a prétendu qu’après le coup, au moins deux des présumés membres de l’équipe présumée pour l’assassinat sont partis de Dubaï en Iran. Il est difficile d’imaginer des officiers du Mossad se sentir plus en sécurité en Iran plutôt qu’à Dubaï à quelque moment et il est sûrement difficile de comprendre pourquoi ils fuiraient en Iran après avoir tué un terroriste parrainé par l’Iran.
Ce que la réaction européenne initiale aux allégations de Tamim montre est que blâmer Israël est devenu la politique étrangère de l’Europe par défaut. Il n’est apparemment jamais venu à l’esprit des Européens qu’Israël pourrait ne pas être responsable du coup. Et il ne leur est certainement jamais apparu que cesser les liaisons du renseignement avec Israël leur nuira davantage qu’à Israël.
Ils n’ont pas songé à ce dernier point bien sûr parce que l’Europe n’a aucune idée de ce que sont ses intérêts. Tout ce qu’elle sait faire, c’est rebattre les oreilles avec autoritarisme.
Cela n’a pas toujours été le cas. C’est après tout l’Europe qui apporta au monde l’art de la gestion rationnelle des affaires publiques. Autrefois, les dirigeants européens comprenaient que la politique étrangère d’une nation était supposée se fonder sur ses intérêts nationaux. Pour faire progresser ses intérêts nationaux, les gouvernements adoptaient certaines stratégies politiques. Et pour faciliter le succès de ces stratégies, ils développaient des arguments rhétoriques pour les expliquer et les défendre.
La gestion des affaires publique contemporaine de ce modèle traditionnel de politique étrangère fonctionne la tête à l’envers. Aujourd’hui, c’est la rhétorique qui fait la loi. Si vraiment des mesures sont prises, elles sont adoptées au service de la rhétorique. Pour les intérêts nationaux, eh bien le Traité de Lisbonne, qui empêche effectivement les Etats membres de l’UE d’adopter des politiques étrangères indépendantes, en prend soin.
Avec les intérêts nationaux subordonnés aux caprices des bureaucrates à Bruxelles, l’Europe compte pour peu de chose dans l’arène internationale. Comme sa rhétorique, les menaces précipitées de l’UE contre Israël pour avoir soi-disant tué un terroriste démontrent qu’elle est lâche, inefficace et autodestructrice.
Si le Mossad a vraiment tué Mahbouh, alors l’opération est un exemple dans lequel Israël s’est illustré contre ses détracteurs européens en agissant plutôt qu’en se pomponnant.
Malheureusement, de tels exemples sont de plus en plus l’exception plutôt que la règle. Au cours des six dernières années environ, Israël est largement descendu dans l’abysse européen de la gestion des affaires publiques. Plutôt que d’utiliser la rhétorique pour expliquer les politiques adoptées pour l’avancement des ses intérêts nationaux, les gouvernements israéliens successifs ont adopté des politiques préparées pour renforcer leur rhétorique qui se tient elle-même en opposition avec les intérêts nationaux d’Israël.
Prenez les positions d’Israël sur l’Iran et les Palestiniens par exemple. Concernant les Iraniens, l’intérêt national d’Israël est d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Aujourd’hui la seule voie pour assurer cet intérêt est d’utiliser la force pour détruire les installations nucléaires de l’Iran.
Suivant l’engagement absolu des dirigeants iraniens dans le développement des armes nucléaires, aucune sanction, aussi « paralysante » soit-elle – ne les convaincra de réduire leurs efforts de construction et de déploiement de leur arsenal nucléaire.
De plus, et de façon bien moins importante, les Russes et les Chinois refuseront d’exécuter des sanctions « paralysantes » contre l’Iran.
Suivant ces faits, il est effrayant que les dirigeants d’Israël aient fait de la mise au point d’une coalition internationale de soutien à des sanctions « paralysantes » contre l’Iran leur principal objectif. Et ce n’est pas une figure de style rhétorique. Au cours des semaines et mois passés, Les dirigeants au sommet d’Israël se sont consacrés à faire du lobbying auprès de gouvernements étrangers pour le soutien à des sanctions contre l’Iran. La semaine dernière, le Premier Ministre Benyamin Netanyahou est allé à Moscou pour obtenir le soutien à des sanctions du gouvernement russe. Cette semaine, le ministre de la défense Ehud Barak a voyagé à l’ONU et au Département d’Etat des USA, et le ministre des affaires stratégiques Moshe Yaalon a voyagé à Pékin uniquement pour défendre auprès d’officiels de haut rang le soutien à des sanctions.
Ce n’est pas seulement que cette attitude ne contribue en rien à la capacité de destruction par Israël des installations nucléaires de l’Iran. Elle nuit à la capacité d’Israël de le faire en empêchant nos dirigeants de se concentrer là où il le faudrait : préparer Tsahal à frapper et préparer le pays à résister aux effets de tout ce qui suivrait une telle frappe. De plus, en appelant à des sanctions, Israël contribue à l’illusion que des sanctions sont suffisantes pour bloquer la course de l’Iran vers la ligne d’arrivée nucléaire.
De même sur la question palestinienne, il est joliment claire qu’au minimum, l’intérêt d’Israël est de s’assurer le contrôle sur les régions de Judée et de Samarie dont il a besoin pour protéger son patrimoine juif et sa sécurité nationale. Mais il est difficile de penser que le gouvernement ait rien fait avancer lors de son année en fonction vers cet intérêt basique.
On met en avant que l’intérêt d’Israël à maintenir de bonnes relations avec le gouvernement des USA dépasse son intérêt par rapport à son renforcement du contrôle sur les zones de Judée et Samarie qu’il considère vitales. Le problème avec cet argument est qu’il tient pour acquis qu’Israël peut déterminer le statut de ses relations avec le gouvernement des USA. Dans le cas de l’administration Obama, il est abondamment prouvé que ce n’est pas le cas.
Le président Barack Obama et ses principaux conseillers ont démontré de façon répétée qu’ils veulent affaiblir – et pas renforcer – l’alliance des USA avec Israël. La semaine passée, cette administration a condamné Israël pour avoir retenu le Tombeau des Patriarches à Hébron et la Tombe de Rachel à Bethlehem comme sites du patrimoine national. Le fait qu’ils soient des sites du patrimoine national est si évident que même le Président Shimon Pérès a défendu cette décision.
De plus, le chef d’Etat Major général US, Michael Mullen a répété pour la millionième fois cette semaine qu’il s’oppose à des frappes militaires sur les installations nucléaires de l’Iran. C'est-à-dire, pour la millionième fois, que l’officier général le plus important aux USA a déclaré qu’il préfère un Iran doté de l’arme nucléaire à une frappe israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran.
Dans ‘intérêt du renforcement des liens d’Israël avec une administration hostile, le gouvernement Netanyahou a adopté une rhétorique sur la question palestinienne nuisible aux intérêts nationaux d’Israël. Il a déclaré son soutien à un Etat palestinien bien qu’un tel Etat se définira par sa dédication à la destruction d’Israël.
Il a mis hors la loi la construction juive en Judée et Samarie malgré le fait que cette décision légitime tout simplement l’exigence intolérante des Palestiniens d’interdire aux Juifs d’y vivre. 
Et il s’est fait l’avocat des chefs palestiniens comme Mahmoud Abbas et Salam Fayed qui refusent le droit d’Israël à l’existence.
En effet, si Israël devait rejeter le modèle européen et concevoir une politique étrangère favorable à ses intérêts nationaux, l’un de ses premiers actes serait de souligner que le premier ministre palestinien non élu Salam Fayed n’est pas un homme de paix.
Cette semaine, Fayed a menacé de répondre par une guerre religieuse au classement par Israël du Caveau des Patriarches à Hébron et de la Tombe de Rachel à Bethlehem comme sites du patrimoine national. Vendredi dernier, il a rejoint les émeutiers à Bi’ilin s’attaquant à la barrière de sécurité d’Israël. Fayed a pris la direction de la campagne de boycott international des produits israéliens. Depuis deux ans, il a cherché à prendre le contrôle des forces de sécurité de l’AP non pas pour combattre le terrorisme, mais pour empêcher Israël de le combattre. Enfin, depuis la victoire du Hamas aux élections législatives de l’AP en 2006, il a supervisé le transfert de centaines de millions de dollars au Hamas.
En bref, Fayed, ancien employé de la Banque Mondiale, n’est pas un « modéré », comme ses partisans aux USA et en Europe le clament. C’est un financier et un parrain fiscalement solide du terrorisme, menant une guerre active contre Israël.
Des rapports récents montrent que le chef d’Etat Major Général de Tsahal, le Lt-Général Gabi Ashkenazi – qui a étonnamment reçu une chouette médaille des mains de Mullen il y a deux ans – est le principal opposant à une frappe militaire israélienne contre les installations nucléaires de l’Iran. Si c’est vrai, alors Ashkenazi doit soit être contraint à changer de poste ou bien à le perdre. La menace iranienne est trop grande pour placer parmi les cercles décisionnaires d’Israël, entre les mains d’un commandant en chef, les opinions alléguées aux USA de son « ami ».
De même pour les Palestiniens, on ne remédiera pas à la situation simplement en renvoyant quelques responsables incompétents. Depuis 16 ans, pour améliorer les liens du pays avec l’Europe, et à un moindre degré avec les USA, les gouvernements israéliens successifs ont ignoré l’intérêt national vital d’Israël de maintenir son contrôle sur la Judée et la Samarie. De fait, ils ont préféré une rhétorique ‘euro compatible’, et ‘israélo septique’ à la poursuite saine de l’intérêt national d’Israël.
Pourtant comme la réponse immédiate de l’Europe à l’opération de Dubaï le démontre, l’Europe elle-même a abandonné la poursuite saine de ses propres intérêts pour une rhétorique lâche, irresponsable, autodestructrice. Bien entendu, l’Europe devrait favoriser Israël plutôt qu’un Hamas terroriste. Mais dans son état actuel de crétinisme stratégique, aucun dirigeant européen ne peut reconnaître ce fait fondamental. Par conséquent, l’Europe pourrait bien être condamnée.
Pour éviter le destin d’invasion de l’Europe, Israël doit abandonner sa démarche actuelle. L’objectif de la rhétorique est de soutenir une stratégie politique dans la recherche des intérêts d’une nation. Et Israël a des intérêts nécessitant une progression urgente.
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25 février 2010 4 25 /02 /février /2010 18:15


Michel Sleiman et Dmitri Medvedev
Michel Sleiman et Dmitri Medvedev
16:19 25/02/2010
© RIA Novosti.
MOSCOU, 25 février - RIA Novosti

La Russie et le Liban discutent de l'élaboration d'un accord de coopération militaire et technique, a annoncé jeudi le président libanais Michel Sleiman lors d'une conférence de presse au terme d'une rencontre avec son homologue russe Dmitri Medvedev.

"Au cours de notre rencontre, nous avons évoqué la préparation d'un accord de coopération militaire et technique bilatéral", a-t-il indiqué.

Le président libanais a ajouté que les deux parties tâchaient à ce que le partenariat dans ce domaine se poursuive le plus longtemps possible.

Michel Sleiman a en outre déclaré s'attendre à ce que Moscou continue de contribuer au déminage du Liban ainsi qu'au nettoyage de son territoire d'armes à sous-munitions  qui s'y trouvent encore.


 
Le président russe Dmitri Medvedevavec son homologue libanais Michel Sleimane,
Le président russe Dmitri Medvedevavec son homologue libanais Michel Sleimane,
15:37 25/02/2010
© POOL
MOSCOU, 25 février - RIA Novosti

La Russie qualifie d'inadmissibles les tentatives d'ingérence dans la politique intérieure libanaise, a déclaré le président russe Dmitri Medvedev jeudi lors d'une conférence de presse au terme de l'entretien avec son homologue libanais Michel Sleimane, en visite officielle en Russie. 

"La Russie a toujours prôné et prônera le soutien de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République libanaise. Nous qualifions d'inadmissible toute tentative d'ingérence dans sa politique intérieure. Tous les problèmes de cet Etat multiconfessionnel doivent être résolus par les libanais conformément à la constitution en vigueur. Bien sûr tout doit se passer sur la base du dialogue et d'accord de toutes les forces politiques", a indiqué Dmitri Medvedev.( VOUS AVEZ COMPRIS ?)

"La Russie prône le respect intégral de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l'ONU (qui a mis fin au conflit israélo-libanais de 2006, ndlr) et la réalisation du mandat de la Force intérimaire des Nations Unies au Liban, a souligné le président russe.

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 10:03
24-02-2010

http://ibnkafkasobiterdicta.files.wordpress.com/2009/01/1231267211000_20090106-081_2349375m.jpg(Inspiré de l’analyse intitulée « L’Europe, partenaire obligée ?). Bernard Kouchner et Miguel Angel Moratinos, ont joint leur talent de scribe dans la page opinion du quotidien Le Monde afin d’appeler à un sursaut diplomatique de l’Europe et résoudre le conflit proche-oriental. Leur tribune, intitulée « A quand l’état palestinien ? », est en quelque sorte un appel à un réveil politique car il en va, selon eux, de la sécurité européenne.

Par:Victor perez

 

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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 08:33
Tournée américaine
Par YAAKOV LAPPIN
24.02.10




 

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631182651&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Le ministre de la Défense, Ehoud Barak, était attendu aux Etats-Unis mardi. Au programme : rencontres avec plusieurs hauts représentants américains, dont notamment le Secrétaire à la Défense Robert Gates et la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton, autour de la question iranienne.

 

 

Ehoud Barak.
Photo: Ariel Jerozolimski , JPost

Pendant sa visite de cinq jours, Barak a l'intention de plaider en faveur d'un durcissement des sanctions à l'encontre du régime islamique. Et ses espoirs ont de bonnes chances de se concrétiser dès le mois de mars si Téhéran n'accepte pas officiellement l'offre de l'AIEA (Agence internationale de l'Energie atomique). Celle-ci suppose de sous-traiter l'enrichissement d'une partie de l'uranium iranien à l'étranger. Proposition soutenue, pour l'heure, par les Etats-Unis, la Russie et la France.

L'Iran prend son temps

Si les efforts occidentaux tendent à empêcher, en priorité, l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, une étude récemment publiée par l'Institut d'Etudes de Sécurité nationale de Tel-Aviv prétend que la production d'une telle arme pourrait ne pas avoir lieu avant au moins un an. Le rapport est co-rédigé par le directeur adjoint de l'Institut, Ephraïm Kam, et Ephraïm Asculai, ancien membre de la Commission israélienne de l'énergie atomique.

"Deux éléments sont révélés dans cette étude", explique Kam. "Techniquement, et dans des conditions optimales, l'Iran pourrait fabriquer une arme nucléaire d'ici un peu plus d'un an. En revanche, d'un point de vue politique, il peut très bien choisir d'en reporter la production." D'ailleurs, plusieurs rapports des services de renseignements israéliens et américains présentent la même analyse : "L'Iran ne se précipite pas et décidera du moment opportun pour passer à la fabrication d'une arme nucléaire", poursuit Kam.

Pendant sa tournée américaine, Barak rencontrera le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, à New York, avant de s'envoler pour Washington, mercredi. Il s'entretiendra aussi avec George Mitchell, envoyé spécial des Etats-Unis au Proche-Orient, afin d'aborder les manières de relancer le processus de paix israélo-palestinien.

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 16:21

Comment, sur un simple claquement de doigts d'un policier obscur émirati, l'Europe se met à genoux et fait fi de tous ses principes juridiques, tels que la présomption d'innocence?

Des diplomates boycottent un congrès à la Knesset

[Mardi 23/02/2010 12:57]

 

 

http://www.actu.co.il/2010/02/

 

Tout porte à croire, à ce stade de l’enquête sur l’élimination à Dubaï du chef terroriste Al Mabhouh, qu’Israël n’est pas impliqué dans cette affaire. Cela n’a pas empêché les ambassadeurs de certains pays européens de boycotter un congrès organisé mardi à la Knesset, sur le thème de « la lutte démocratique », parce que les passeports de plusieurs de leurs ressortissants semblent avoir été utilisés par les auteurs de l’opération.

L’Irlande, l’un des pays qui ont refusé d’être présents à cette réunion, a annoncé sa défection en soulignant qu’aucun de ses délégués ne se déplacerait pour la conférence. La France s’est montrée un peu plus « souple » en acceptant d’y envoyer son premier secrétaire et l’Allemagne a demandé à son attaché politique de la représenter.

La Grande Bretagne, pour sa part, n’a pas participé au boycott et si elle a envoyé l’adjoint de son ambassadeur, une décision prise avant l’affaire de Dubaï, c’est parce que ce dernier avait d’autres engagements et n’avait pas pu se libérer.  

D’autres pays, comme l’Espagne, la Pologne, l’Autriche, la Grèce, la Slovaquie, la Bosnie Herzégovine, la Bulgarie, l’Italie, la Roumanie et la Croatie, ont décidé quant à eux d’envoyer leurs diplomates sans émettre la moindre réserve. L’Union européenne n’a pas non plus boycotté l’événement. Quant à la Turquie, dont les relations avec Israël se sont quelque peu détériorées ces derniers temps, elle a annoncé qu’elle n’enverrait aucun représentant.  La Jordanie a dépêché son second secrétaire et l’Egypte le troisième secrétaire de son ambassade.

A la fin du congrès, le président de la Knesset Ruby Rivline a déclaré dans son discours de clôture que le terrorisme devenait encore plus menaçant à cause du manque de solidarité entre les Etats démocratiques. Evoquant ensuite le rapport Goldstone, Rivline a estimé qu’il fallait tout mettre en œuvre pour que le nouveau message de Goldstone ne puisse pas être pris en considération par les tribunaux internationaux. Il a ajouté qu’Israël payait le prix du langage ambigu du juge Goldstone « qui ne fait aucune distinction entre la victime et son agresseur ni entre le terrorisme et la légitime défense ».

« Ce message équivoque, a-t-il encore souligné, crée un nouvel état-d’esprit au sein de la civilisation occidentale, permettant aux dictatures de verser le sang du monde libre. Le rapport Goldstone aurait placé Churchill sur le banc des accusés aux côtés du nazi Goering ».

par Claire Dana-Picard
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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:33

DOSSIER IRANIEN : LE JOCKER D'ISRAËL EN CHINE ? LE GOUVERNEUR STANLEY FISHER SERA EN CHINE POUR TENTER DE RASSURER LES MILIEUX POLITIQUES SUR LES INTENTIONS D'ISRAËL

Feb 201023

http://www.israelvalley.com/news/2010/02/23/26488/

 

 

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 23 février 2010

chine asie L’ambassade d’Israël à Beijing a confirmé le 22 février qu’Israël enverrait une délégation de haut niveau en Chine, une initiative que les médias israéliens interprètent comme une tentative de convaincre la Chine de soutenir des sanctions contre l’Iran.

Cependant, les experts chinois disent que cette visite ne changera pas la position de la Chine sur l’affaire. Des médias israéliens avaient rapporté le 22 février qu’une délégation israélienne de haut niveau viendrait à Beijing à la fin du mois pour discuter avec des hauts fonctionnaires chinois.

« En effet, une délégation israélienne de haut niveau se rendra en visite en Chine afin d’échanger des points de vue sur un certain nombre de problèmes d’intérêt mutuel, et parmi eux celui de l’Iran », a déclaré Guy Kivetz, porte-parole de l’ambassade d’Israël.

Israel National News (INN) a rapporté que c’est le gouverneur de la Banque d’Israël, Stanley Fischer, qui conduira la délégation : « Fischer est une personne repectée en Chine. Il a traité avec la Chine dans le passé quand il était à la Banque Mondiale et au Fonds Monétaire International ». A ses côtés figurera le ministre israélien des menaces stratégiques Moshe Ya’alon, qui sera « chargé des aspects de renseignements militaires de la visite », d’après INN.

Cette annonce est venue le 22 février à la suite de l’appel de Benjamin Nethaniahou pour un embargo immédiat sur le secteur de l’énergie iranien, disant que faute d’accord du Conseil de Sécurité des Nations Unies sur cette proposition, celui-ci pourrait être contourné.

Le Premier Ministre israélien a déclaré que si le monde « est décidé à arrêter l’Iran, alors ce qu’il faut, ce ne sont pas des sanctions édulcorées, des sanctions modérées … mais des sanctions efficaces, incisives, qui entravent les importations et exportations de pétrole en Iran ».

« Voilà ce qu’il faut faire maintenant. Cela ne suffira peut-être pas, mais rien d’autre ne peut convenir, et au moins nous pourrons dire que nous avons essayé. Et si ces mesures ne reçoivent pas l’aval du Conseil de Sécurité, alors elles devront être appliquées sans son accord, mais immédiatement ».

Parmi les cinq membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies qui ont le droit de veto, la Chine et la Russie se sont opposées à des sanctions contre l’Iran. Mais la Russie, ces derniers temps, a commencé à se montrer critique envers Téhéran.

Et en dépit de fortes pressions occidentales pour qu’elle en fasse de même, la Chine est restée sur sa ligne, celle du dialogue avec Téhéran. Un peu plus tôt ce mois, le porte-parole du Ministère des Affaires Etrangères, Ma Zhaoxu, avait en effet appelé à « plus d’efforts diplomatiques » pour résoudre la crise.

Ye Hailin, professeur en relations internationales à l’Académie Chinoise des Sciences Sociales, pense que la délégation israélienne aura bien du mal à faire changer la position de la Chine.

Car, dit-il, « De fait, jamais dans son histoire la Chine n’a imposé la moindre sanction à aucun pays ».

Et, s’agissant de l’Iran, dit-il, des sanctions, qui sont une méthode pour punir une partie en lui infligeant des pertes commerciales, n’ont aucun sens, car « Développer l’énergie nucléaire est une décision de l’Etat iranien, et cela n’est pas quantifiable en argent ».

« C’est aussi un problème de dignité nationale, d’intérêts nationaux, et d’honneur national, sujets sur lesquels l’Iran ne transigera pas », dit le professeur Ye. L’Iran n’a jamais déclaré posséder des armes nucléaires, et la communauté internationale n’a aucune preuve concrète qu’il en a, a-t-il ajouté. « Et bien que la façon dont Téhéran ignore les inquiétudes de la communauté internationale irrite beaucoup de gens, cela n’est pas pour autant une excuse pour imposer des sanctions », dit-il.

Et, a-t-il ajouté, des sanctions ne vont pas dans le sens des intérêts de la Chine. « Car en ce cas, je doute fort que les Etats-Unis en seraient reconnaissants à la Chine. Mais l’Iran détesterait alors la Chine et les pays en développement penseraient que la Chine n’a pas de principes ».

Le professeur Ye pense également qu’en dépit du récent changement de ton de Moscou sur l’affaire, il est encore trop tôt pour dire si la Russie approuvera ou non des sanctions.

Yin Gang, expert en études moyen-orientales à l’Académie chinoise des Sciences sociales, pense quant à lui que les Etats-Unis ne souffriraient guère de sanctions imposées à l’Iran, du fait de liens commerciaux faibles, « Mais pour la Chine, ce serait comme se tirer une balle dans le pied ».—

Source: Source: le Quotidien du Peuple en ligne

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:21

B. Kouchner semble se livrer avec délectation au sabordage d'une tentative de rapprochement esquissée depuis 2007.

FRANCE ISRAËL : DUO-DUEL - EHOUD BARAK NE SERA PAS A PARIS CE JOUR COMME PREVU - CRISE DE FAIBLE INTENSITE ?

Feb 201023

 

http://www.israelvalley.com/news/2010/02/23/26487/

 

Par IsraelValley Desk
Rubrique: France - Israël
Publié le 23 février 2010

BARAK Revue de Presse – Le Monde: "Le ministre de la Défense israélien, Ehoud Barak, a annulé une visite prévue mardi 23 février à Paris lors d’un voyage entre Israël et les Etats-Unis, officiellement pour raisons d’agenda, a-t-on appris lundi auprès de l’ambassade israélienne en France. Ehoud Barak devait notamment s’entretenir mardi matin avec le ministre des Affaires étrangères, Bernard Kouchner. “S’il n’y a pas de discussions, conférence ou pas, nous prenons le risque, je veux le dire à la communauté internationale, d’une troisième Intifada”, a déclaré Nicolas Sarkozy, lors d’une conférence de presse à Paris avec le président palestinien, Mahmoud Abbas.

Cette annulation survient deux jours après que Bernard Kouchner eut évoqué l’idée d’une proclamation et d’une reconnaissance d’un Etat palestinien avant même un règlement de la question des frontières avec Israël. Cette idée a été rejetée par Israël.

La semaine dernière, le ministère des Affaires étrangères avait d’autre part invité l’ambassade d’Israël en France à s’expliquer sur l’utilisation d’un faux passeport français dans le cadre de l’affaire Mahmoud Abdel Raouf al-Mabhouh, ce chef du mouvement islamiste palestinien Hamas assassiné récemment à Dubaï. L’implication des services israéliens d’espionnage du Mossad a été évoquée dans ce dossier par la police de Dubaï."—

 

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23 février 2010 2 23 /02 /février /2010 13:15
Israël, pour le meilleur et pour le pire



 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1265631181537&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Michaël Oren, l'ambassadeur israélien aux Etats-Unis, a appelé les Juifs américains à soutenir Israël, en dépit de leurs réserves ou de leurs désaccords éventuels, vis-à-vis de sa politique.

 

 

Michael Oren.
Photo: AP , JPost

"En dépit des différences qui parfois divisent. En dépit des désaccords que vous pouvez avoir avec nos décisions, vous devez les respecter. Elles ont été prises par la majorité des Israéliens, dans le cadre d'une des démocraties les plus résistante au monde", a-t-il déclaré dimanche soir lors du congrès annuel du "Conseil juif pour les Affaires publiques" qui se tenait à Dallas (Texas).

Il a prié les Juifs américains de soutenir Israël dans cette période cruciale du processus de paix.
"Il faut aussi nous soutenir si nous décidons que la paix offerte n'est pas réelle et ne justifie pas ces sacrifices et ces risques. Rejoignez-nous dans notre combat pour le droit d'Israël à se défendre, pour le droit d'Israël à exister."
Ces déclarations semblaient s'adresser à l'administration américaine, frustrée de la stagnation du processus de paix.

L'ambassadeur a ouvert son discours en évoquant un incident survenu le 8 février dernier, lors d'une conférence à l'Université de Californie, Irvine. Onze étudiants avaient alors tenté de perturber son discours. "Leur but était de nuire à la liberté d'expression et de délégitimer l'Etat juif", a-t-il affirmé.

Autre sujet abordé : les problèmes de longue date qui existent entre Juifs américains et israéliens. "Alors que les Israéliens ont virés centre ou droite, les Juifs américains se sont tournés vers une autre direction, donnant 80 % de leurs voix à Barack Obama."

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22 février 2010 1 22 /02 /février /2010 23:58

L\'opposition nigérienne dénonce «le coup d\'État»

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Le président nigérien Mamadou Tandja.

Photo Martin Tremblay, La Presse


Le coup d'Etat du Niger, avertissement aux "tripatouilleurs" de la Loi fondamentale ?

Par Dany Olam,

pour http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info

 Depuis le 18 février, le Niger vit son quatrième coup d'Etat, mené par Salou Djibo, l'homme fort du conseil suprême pour la restauration de la démocratie (CSRD), l'organe qui exerce désormais le pouvoir d'Etat.
 
Ce putsch intervient après des mois de tensions consécutives au refus d'un homme de se plier aux lois de son pays : Mamadou Tandja . Celui-là même que ses compatriotes appelaient le « militaire civilisé » a été élu en novembre 1999, puis réélu en décembre 2004, refusait de quitter le pouvoir.
 
Il avait pourtant promis à Nicolas Sarkozy, le 22 mars 2009, de ne pas rempiler au terme de son mandat (décembre 2009). Ce qui rappelle une autre promesse, celle faite par le Togolais Eyadema à Chirac en 2003. Rappelons, que c'est le Togo, petit pays de l'Afrique de l'Ouest, jadis considéré comme la Suisse de l'Afrique qui le 13 janvier 1963 ouvre le bal des coup d'Etat avec assassinat de Sylvanus Olympio, ami d'Israël. L'un des membres de le junte de ce putsch fut le sergent Etienne G. Eyadema qui a passé plus de quarante ans au pouvoir.

A Niamey, le pouvoir déchu était hors-jeu au regard de la légalité. Pour avoir dissout le parlement dans le but de prolonger son mandat présidentiel, le président nigérien fut débarqué par un pusch militaire. Après dix ans de pouvoir, Monsieur Tandja, 71 ans, a obtenu lors d'un référendum constitutionnel en août 2009, une rallonge de son mandat qui expirait initialement  le 22 décembre 2009. Cette Constitution controversée, boycottée par l'opposition et critiquée par la Communauté internationale ouvre la voie. A cela s'ajoute la tenue des élections législatives également boycottées, entrainant la suspension du Niger par la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO) et la suspension de l'aide au développement par l'Union européenne. Dès lors, le Niger fut plongé dans une crise institutionnelle grave.
 
Le colonel Tandja qui avait pris le pouvoir à la faveur d'un coup d'Etat se parjurera par un référendum le 4 août 2009 et commettra d'autres forfaitures pour s'accrocher au trône. En mettant fin à cette ambition de présidence à vie, le commandant Salou Djibo et ses compagnons d'armes ont fait œuvre de "salubrité politique".
 
Au lendemain de ce pronunciamiento, le CSRD jouit d'un préjugé favorable et bénéficie d'un délai de grâce de la part des Nigériens excédés par les foucades politiques de l'enfant terrible de Difa. En témoignent les marches de soutien des populations dès le lendemain de l'avènement de la junte.
 
http://www.jeuneafrique.com/photos/2009102008103730.jpg 

Certes, l'Union africaine, la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) et la communauté internationale ont condamné ce contre-coup d'Etat, mais c'est plus par principe que par onviction. Le pouvoir déchu était hors-jeu au regard de la légalité. 
 
D'ailleurs, diplomates et analystes politiques estiment que cette transition militaire pourrait ouvrir rapidement la voie à des élections, reportées par l'impopulaire réforme constitutionnelle de Tandja. En tout cas, les putschistes l'ont promis deux jours après leur arrivée au pouvoir.
 
« Nos Etats sont jeunes et nos démocraties encore fragiles… »
 
Donnons-leur un peu de temps, tout en égrenant une petite liste, non exhaustive, des pays qui ont reprofilé leur constitution au gré de la volonté de leur dirigeant : 
 
• Gabon, Togo, Tchad. Les défunts Bongo, Eyadéma et le président Idriss Déby ont promis plusieurs fois de s'effacer. Seule la grande faucheuse a arrêté les deux premiers et le troisième est toujours aux commandes du Tchad.
 
• Côte d'Ivoire. Robert Guei, « sauveur de Noël » en 1999, a fini de balayer la maison ivoirienne et a voulu s'y installer définitivement
• Guinée. Dadis Camara, après moult promesses de ne pas s'éterniser au camp Alpha-Yaya, a finalement été frappé d'amnésie, et n'eût été la balle de son aide de camp, il se serait incrusté au pouvoir ad vitam aeternam
• Burkina Faso. Blaise Compaoré aurait dû quitter son fauteuil en 2005, au terme d'un double septennat. Mais voilà qu'en 1997, la limitation à deux mandats a été effacée de l'article 37… 
 
Trois ans après, le même article a été de nouveau remodelé, et désormais le président du Faso a été élu pour cinq ans et rééligible une fois. L'enfant terrible de Ziniaré peut donc prolonger son bail à Kosyam jusqu'en 2015. 
Et après ? Normalement, il ne le peut plus après cette date. A moins que… On entend déjà de nombreux zélateurs prêts à charcuter à la hache ou au scalpel notre loi fondamentale sous le prétexte que nos « Etats sont jeunes et nos démocraties encore fragiles… ».
 
Celui qui est considéré historiquement comme l'ancêtre des constitutionnalistes, à savoir le philosophe de l'antiquité grecque Solon, à qui des citoyens demandèrent un jour : « Dites-nous quelle est la meilleure constitution ? », répondit : « Dites-moi pour quel peuple et à quelle époque. » 
Plus tard, Aristote disait : 
 
« Les gouvernants doivent se donner une Loi pour ne pas tyranniser les gouvernés, car ils sont appelés, eux aussi, à… obéir un jour. »
 
Une population « ras-le-bolisée » peut passer de l'urne au fusil.
 
Plus proche de nous, Monsieur Maurice Glélé, professeur de droit à Paris I Panthéon Sorbonne et président de la commission constitutionnelle du Bénin, lors d'une conférence à Cotonou sur le thème « Une constitution pourquoi faire ? », a souligné le peu de respect qu'ont les dirigeants africains pour ces textes, et les conséquences qui en découlaient.
 
Cet énième coup d'Etat sonne donc comme un avis de grosse tempête sur les tripatouilleurs professionnels. 
 
Lorsqu'une population est « ras-le-bolisée » par l'impéritie et les pirouettes politiques des dirigeants, lorsque les opposants et les syndicats battent le macadam jusqu'à user leurs semelles et même jusqu'à avoir des cors aux pieds sans être entendus, seuls les bruits de bottes peuvent sortir ces dirigeants de leur surdité. 
 
Hélas, le fusil étant plus bruyant et dissuasif que l'urne en Afrique.
 
Une Constitution qui circonscrit toute destinée présidentielle à deux ou trois mandats doit être absolument respectée quand bien même on aurait mille chantiers à terminer, car on sait que, passé un certain temps au pouvoir, la sclérose s'installe. Mais comme l'histoire n'a jamais servi de leçon aux hommes…
 
Au Burkina Faso : Blaise Compaoré aurait dû quitter son fauteuil en 2005, au terme d'un double septennat. Mais voilà qu'en 1997, la limitation à deux mandats a été effacée de l'article 37…
 
Rappelons toutefois que Monsieur Amadou Toumani Touré, président du Mali avait renversé en 1991 son prédécesseur, Moussa Traoré qui avait fait tirer sur la population malienne, tuant femmes et enfants lors d'une manifestation pacifique. Contrairement à ses paires, Amadou Toumami Touré, ATT pour la rue africaine remet un an plus tard le pouvoir aux civils avant d'être démocratiquement élu en 2002. Son prestige est grand sur tout le continent africain.

Dany Olam
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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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