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24 janvier 2010 7 24 /01 /janvier /2010 22:33

RIA Novosti

dimanche 24 janvier 2010, sélectionné par Spyworld
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La mission "Etat de droit" déployée par l’Union européenne au Kosovo (EULEX) a ouvert une enquête d’envergure sur les activités du service de renseignement de l’Armée de libération du Kosovo, soupçonné d’assassinats politiques, rapporte vendredi le quotidien kosovar Koha Ditore.

En 1998-1999, la Serbie a mené une opération militaire contre l’Armée de libération du Kosovo (UCK) qui combattait pour l’indépendance de cette région vis-à-vis de Belgrade. En 1999, après les bombardements otaniens de la Serbie, l’UCK a été dissoute, et le Kosovo - peuplé principalement d’Albanais - a été placé sous l’administration des Nations unies. Le 17 février 2008, les autorités albanaises de la région, soutenues par les Etats-Unis et certains pays membres de l’UE, ont unilatéralement proclamé l’indépendance de cette province serbe.

Déployée en décembre 2008, l’EULEX est chargée de maintenir l’ordre légal dans le nouvel Etat autoproclamé, cette mission étant autrefois assumée par l’administration de l’ONU.

Selon le Kota Ditore, l’enquête a été déclenchée par une déclaration de l’ancien agent du Service de renseignement du Kosovo (SHIK) Nazim Blaca qui avait avoué avoir commis 17 crimes commandités par le Parti démocratique du Kosovo (PDK) dirigé par Hashim Thaçi.

"La mission de l’UE a engagé une enquête d’envergure sur les activités du SHIK soupçonné d’assassinats politiques, de tortures, de menaces et d’autres crimes perpétrés dès le milieu de 1999 à l’encontre des opposants au premier ministre kosovar Hashim Thaçi", a affirmé le journal, se référant aux porte-parole de l’EULEX.

D’après le Koha Ditore, le 22 octobre dernier, M. Blaca a remis à l’EULEX une copie vidéo présentant ses crimes et contenant des informations sur leurs commanditaires. L’intéressé a fait savoir que ces activités visaient non seulement des fonctionnaires de la Ligue démocratique du Kosovo (LDK), rival du PDK, mais aussi des diplomates serbes et des témoins du Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie.

Créé au début du conflit kosovar avec le concours des services secrets albanais, le Service de renseignement du Kosovo avait pour mission de renforcer les positions de M.Thaçi et d’éliminer ses adversaires. Selon certaines informations, le SHIK aurait préparé le meurtre du fondateur de la LDK et président du Kosovo Ibrahim Rugova décédé en 2006.

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21 janvier 2010 4 21 /01 /janvier /2010 09:49
L’ONU et les Etats-Unis demandent à Israël d’envoyer des policiers en Haïti.

Adaptation : Marc Brzustowski

pour : http://lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info


 

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Le Ministère public de la Sécurité a annoncé, mercredi, qu’à la suite d’une requête des Etats-Unis et des Nations-Unies, la Police israélienne enverra des dizaines de policiers armés se joindre aux efforts de maintien de la paix en Haïti

 

In this photo taken Saturday...

Sur cette photo prise samedi et publiée par l’agence de presse chinoise Xinhua, les secouristes israéliens transportent une personne blessée hors des décombres d’un immeuble en ruine, dans la capitale haïtienne de Port-au-Prince.
Photo: AP

 

Le Ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman a demandé au Ministre de la sécurité publique d’autoriser le départ de la délégation policière, et cette requête sera approuvée, selon une source proche du Ministre de la sécurité publique.


La source ajoute que les officiers de police suivront une brève période de préparation physique et mentale avant de s’envoler vers Haïti.


Lieberman a expliqué que la mise sur pied d’une force de maintien de la paix était “l’un des besoins les plus urgents et les plus importants pour faire face au désastre à Haïti, au vu de l’effondrement des règles de gouvernement. Les Etats-Unis ont demandé à Israël d’étudier sérieusement l’envoi d’un contingent d’officiers de police, afin qu’il rejoigne la force internationale, qui sera déployée à Haïti dans un futur proche. Le contingent israélien comprendra 100 officiers de police.


Il a dit que « l’aide israélienne envers Haïti ne se contentait pas seulement d’exprimer des valeurs morales les plus hautes, mais que c’est aussi se conformer à une tradition juive et israélienne que de fournir l’occasion de démontrer l’engagement d’Israël dans les efforts internationaux afin de venir en aide aux victimes du désastre ».


La semaine passée, une première délégation de spécialistes d’investigations sur les scènes de crime la police scientifique s’est envolée avec les équipes de l’armée chargée du front intérieur et les services médicaux pour apporter leur contribution dans l’identification des dommages provoqués par le tremblement de terre.

 
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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 12:43

Ce  nouveau revers s'est joué dans le fief démocrate du Massachussets, laissé par Ted Kennedy, dont le patronyme seul aurait pu apparaître comme une garantie de victoire sans difficulté pour ce parti. Il a lieu le jour même du premier anniversaire de l'investure du Président qui devait tout changer. Sur le plan intérieur, c'est un vote-sanction ou de défiance à propos des réformes qu'il entend mener. C'est surtout l'annonce d'une défaite qui se précise aux élections de novembre au Congrès, suite à quoi Obama devra diriger le pays contre l'avis d'une bonne partie des deux chambres. Politiquement, c'est l'indice de la déconvenue des Américains dans leur ensemble, quant aux promesses-marketing demeurées vagues, quel que soit le sujet. Concernant la politique exercée au Moyen-Orient, il y a fort à parier que les résultats nuls enregistrés jusqu'à présent, contre le défi nucléaire iranien, que le Président renâcle à sanctionner, alors qu'il avait clairement établi la date-butoir du 31 décembre, ou au sujet du "processus de paix", par ses pressions démesurées contre un seul protagoniste, ne plaident pas en faveur de la poursuite entêtée de ces lignes diplomatiques inconséquentes. L'Amérique sent qu'elle est affaiblie par le flou artistique qui se dégage de la "stratégie-Obama", pour autant qu'elle ait jamais existé.

 
Barack Obama perd sa majorité qualifiée au Sénat


Thomas Vampouille (lefigaro.fr), avec agences

http://www.lefigaro.fr/international/2010/01/20/01003-20100120ARTFIG00447

20/01/2010 | Mise à jour : 12:09
| Commentaires 38 |
L'implication de Barack Obama dans la dernière ligne droite de la campagne n'a pas suffi à sauver l'élection.
L'implication de Barack Obama dans la dernière ligne droite de la campagne n'a pas suffi à sauver l'élection. Crédits photo : AP

Pour la première fois depuis plus de cinquante ans, un candidat républicain a remporté mardi soir un siège de sénateur du Massachusetts, laissé vacant par la mort de Ted Kennedy. Un an jour pour jour après l'investiture du président, ce revers hypothèque l'avenir de sa réforme de la santé.

C'est un cadeau en forme de camouflet. Un an jour pour jour après son investiture à la présidence des Etats-Unis, Barack Obama a perdu mardi soir la majorité qualifiée qu'il détenait au Sénat. Pour la première fois depuis des décennies dans l'Etat du Massachusetts, un candidat républicain a remporté mardi soir un siège de sénateur. Sur près de 100% des bulletins dépouillés, Scott Brown récolte 51,8 % des voix, contre 47,2% à son adversaire démocrate Martha Coakley, qui a admis dans la soirée sa défaite. La Maison-Blanche indique que Barack Obama a félicité le vainqueur.

 

Obama en déficit de popularité

Sur le papier, l'élection semblait pourtant jouée d'avance, le Massachusetts constituant historiquement un bastion démocrate. Lors de l'élection présidentielle, Barack Obama y avait d'ailleurs devancé son adversaire John McCain de 26 points. Ted Kennedy, mort en août dernier, avait avait lui-même gagné ce siège en 1962 pour ne jamais le lâcher.


A l'échelon local, cette défaite semble sanctionner une campagne menée avec désinvolture par la candidate démocrate qui se considérait comme invincible. Le soutien de Barack Obama, dimanche à Boston, n'aura pas suffi à enrayer les sondages qui s'étaient inversés dans la dernière ligne droite. A l'échelon national, l'échec marque le déficit de popularité du président, hypothèse qui semble confirmée par le taux relativement élevé de participation.


Outre le mauvais augure que constitue cette défaite pour les élections de mi-mandat en novembre, elle fait d'ores et déjà perdre aux démocrates la majorité qualifiée de 60 voix qu'ils détenaient au Sénat. Avec 59 sièges sur 100, ils disposent toujours de la majorité absolue mais ne peuvent plus éviter certaines manoeuvres d'obstruction que ne manqueront pas de mettre en place les républicains. «Les démocrates sont désormais officiellement avertis», écrit le président du comité national du Parti républicain, Michael Steel, dans un communiqué publié mardi soir, qualifiant l'élection de Scott Brown d'«historique».


 

Dix jours pour sauver la réforme de la santé

Ce revers hypothèque en effet l'avenir des réformes voulues par le président, en premier lieu celle du système de couverture médicale. Celle-ci a été adoptée en première lecture au Sénat le 24 décembre dernier, par tout juste 60 voix. Mais le changement de donne pourrait faire capoter le projet en deuxième lecture. Car les républicains sont viscéralement opposés à cette réforme, visant notamment à fournir une couverture à plus de 30 millions d'Américains qui n'en ont pas les moyens actuellement. Le nouveau sénateur Scott Brown a déjà ouvertement affirmé qu'il serait la 41e voix dont les républicains ont besoin pour faire échouer la réforme. (Voir la vidéo CNN ci-dessous)



Le principal espoir des démocrates repose désormais sur la loi électorale. Selon Brian McNiff, un porte-parole de la plus haute autorité électorale du Massachusetts, la loi exige «au moins 10 jours» avant une validation officielle. Les démocrates du Congrès américain et le président pourraient donc accélérer les dernières étapes de la réforme de la santé afin de la faire adopter avant l'échéance. Tout pourrait être terminé sous 15 jours, avait affirmé mardi le chef de la majorité démocrate de la Chambre, Steny Hoyer. Une course contre la montre est engagée.

LIRE AUSSI

» DOSSIER SPÉCIAL - Barack Obama, à l'épreuve des faits

 

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 22:10
Zéro pointé pour Obama
Par REBECCA ANNA STOIL
19.01.10

 

 

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147928099&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

 

À la veille d'une visite de 4 jours aux Etats-Unis, l'impétueux député Likoud Danny Danon a critiqué sans pincettes la politique du président Barack Obama au Moyen Orient. "Je donnerais un zéro pointé à Obama pour son sérieux manque de connaissance - ou peut être de compréhension - du conflit israélo-palestinien", a-t-il déclaré au Jerusalem Post en prévision de son voyage aux Etats-Unis.

 

 

Le président des Etats-Unis, Barak Obama.
Photo: AP , JPost


Déjà critique de longue date des politiques "conciliantes" du Premier ministre Binyamin Netanyahou envers l'Autorité palestinienne, Danon a promis qu'il profiterait de sa visite aux Etats-Unis pour presser Obama d'atténuer la pression qu'il exerce sur Israël.

"Son erreur grave a été commise lors de son entrevue avec Fox News, en Chine. Sa demande de geler les constructions dans le quartier de Guilo, à Jérusalem, a unifié l'opinion publique israélienne autour de Netanyahou et a affaibli la popularité d'Obama en Israël", a expliqué Danon.

Et d'ajouter que sa popularité en Israël était d'une grande importance pour Obama. "Quiconque veut être un modérateur du conflit doit bénéficier de la confiance des deux parties. Traditionnellement les Arabes considèrent que les Américains sont pro-israéliens, aujourd'hui on constate que les Israéliens ne font pas confiance à Barack Obama. Il n'a pourtant pas non plus gagné la foi des Arabes. De ce fait, le lancement de négociations est d'autant plus difficile."

Danon aborde par ailleurs le dossier iranien. "Obama avait promis que d'ici la fin de l'année il aurait publié son avis sur l'Iran. Or, l'année s'est terminée et les seules menaces qui ont été entendues sont adressées à Israël."

Le parlementaire tient à expliquer ses positions. Il ne s'agit pas d'un anti-américanisme primaire mais bien de la conséquence d'une politique : "Nous aimons le peuple américain et nous avons avec lui une alliance de longue date, mais lorsqu'une politique n'est pas correcte, lorsqu'elle peut nuire à nos intérêts et à notre sécurité, nous devons le dire clairement."

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 13:33

ISRAËL ALLEMAGNE - LA VISITE HIER DU PREMIER MINISTRE ISRAELIEN A BERLIN A AUSSI PORTE SUR LES ARMES. La coopération militaire s'intensifie. Israël veut acquérir des armes allemandes pour un montant d'un milliard d'euros

Jan 201019

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Défense
Publié le 19 janvier 2010

S U212 gr V1

Revue de presse: Traduit du magazine Defense News (Copyrights):"L’Allemagne et Israël mènent des négociations intensives sur un contrat d’achat de matériels navals d’environ 1 milliard €, dont l’Etat hébreu espère qu’une part considérable sera financée par des aides américaines et allemandes.

Cet accord — qui a été évoqué le 18 janvier lors une réunion spéciale des gouvernements allemand et israélien — comprend un sous-marin classique Dolphin supplémentaire, des torpilles et deux bâtiments de construction allemande.

Les deux bâtiments — une version de 2.200 t du Meko A-100 — sont préférés par la marine israélienne au LCS américain qu’elle a refusé l’an dernier parce que trop coûteux. Au départ, Israël souhaitait les construire sous licence chez elle, mais son ministère des Finances a jugé trop coûteux de mettre sur pied un chantier naval.

Selon la dernière version de l’accord, Israël propose que les bâtiments soient construits en Allemagne où ils seraient équipés d’un radar et d’un système de combat complet israéliens. ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) devrait être chargé de la construction.

Cet accord, selon les Israéliens, ne dépend pas seulement d’un important financement allemand, mais aussi de l’autorisation américaine d’utiliser son assistance annuelle pour acheter des équipements.

Au total, les équipements produits aux USA pourraient atteindre 200 millions $ sur les 650 millions que coûteraient les deux navires. Un financement américain est aussi demandé pour équiper les navires de technologies israéliennes.

Israël a demandé à l’Allemagne de financer un tiers du contrat, selon des termes similaires à ceux de 2005 pour l’achat de deux sous-marins Dolphins dont la livraison est prévue en 2012.

La marine israélienne a présenté sa demande à l’automne dernier. Des représentants des deux pays discutent depuis des détails du contrat. Le fait que Berlin ait accepté de porter les discutions au niveau des Premiers ministres, montre que des progrès ont été accomplis.

“Le fait qu’ils en discutent est un bon signe. Mais nous ne savons pas à quoi nous attendre,” indique un officier de l’état-major des armées israéliennes. “Ils pourraient tout accepter, en accepter seulement une partie ou tout refuser. Nous allons attendre. Malgré les inconnues, une chose est claire : sans financement étranger, il n’y aura aucun programme.”

Une source du ministère israélien de la Défense a indiqué qu’il était “très improbable” que des décisions définitives soient prises lors de la réunion du 18 janvier.

“Lorsqu’il s’agit de discuter de problèmes politiques et financiers aussi complexes, cela prend du temps,” a indiqué la source. “A ce stade, nous espérons des clarifications, pas nécessairement des décisions.”—

Source: Defense News

Source: Defense News (Copyrights)

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 20:27
Voir également :


Netanyahou-Merkel : une rencontre chargée d'enjeux


Par AP ET JPOST.FR
18.01.10



http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1263147920266&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 


Israël a participé, lundi, à Berlin, à une rencontre spéciale avec le gouvernement allemand. Objectif : souligner les liens qui unissent les deux nations, soixante ans après la Shoah.


Binyamin Netanyahou accueilli à Berlin.
Photo: AP , JPost

Lors de cette réunion, de nombreux enjeux devaient être abordés. En tête : la pression allemande auprès du Hamas pour obtenir la libération du soldat captif Guilad Shalit et la volonté de réfréner les ambitions nucléaires de l'Iran. Les problèmes environnementaux, les questions de coopération économique et les modalités de relance du processus de paix au Moyen-Orient étaient également à l'ordre du jour. Ce voyage historique dans l'ancien cœur du régime nazi, initialement prévu en novembre dernier, avait dû être annulé au dernier moment quand le Premier ministre, Binyamin Netanyahou, s'était retrouvé victime d'une infection virale.

"Nous accordons une grande importance à nos bonnes relations avec l'Allemagne", a déclaré Netanyahou à son cabinet dimanche. "Celles-ci ont de grandes implications pour l'économie d'Israël, son combat politique dans le monde et sa sécurité."

Surmonter le poids de l'Histoire

Six millions de Juifs ont péri au cours de la Shoah orchestrée par le régime nazi. L'Etat d'Israël a été proclamé trois ans seulement après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Au fil des années, l'Allemagne a été assignée à payer 39,4 millions de dollars d'indemnisation aux survivants de la Shoah en Israël, parmi lesquels 250 000 sont encore en vie. Le poids de l'Histoire est toujours fort, et certains Israéliens refusent encore d'acheter des produits allemands ou de se rendre en Allemagne.

Cependant, depuis le rétablissement des relations diplomatiques entre les deux pays en 1965, Berlin est peu à peu devenue ce qui semble le plus fort allié d'Israël en Europe. L'Allemagne est le troisième partenaire commercial de l'Etat hébreu, après les Etats-Unis et la Chine. Sans oublier son rôle de premier plan en tant que médiateur au Moyen-Orient et dans ses efforts pour juguler les velléités nucléaires de l'Iran.

La session de lundi fait suite à une visite historique d'Angela Merkel et de plusieurs membres de son gouvernement en mars 2008, pour célébrer le soixantième anniversaire de l'indépendance d'Israël. A la Knesset, Merkel avait reçu un tonnerre d'applaudissements. Les deux nations avaient, à cette occasion, approuvé une série de projets de coopération.

Une visite "bien plus que symbolique"

"Cette visite vise à institutionnaliser notre rencontre annuelle. Elle est bien plus que symbolique", dit Shimon Stein, ambassadeur d'Israël en Allemagne entre 2000 et 2007. "Etant donné la position d'Israël dans le monde, nous avons besoin de partenaires." Bien que son influence dans le processus de paix israélo-palestinien soit, comme celle des autres pays européens, minime, l'Allemagne a versé des centaines de millions de dollars aux Palestiniens aux cours des dernières décennies. D'autre part, bien que cela ne figure pas sur l'agenda, la question d'un échange de prisonniers avec le Hamas pour libérer Guilad Shalit sera certainement discutée. Shalit est maintenu en captivité depuis plus de trois an et demi, et les négociations pour obtenir sa remise en liberté contre plus de 1 000 prisonniers palestiniens ont tour à tour échoué. Dans cette optique, la médiation allemande pourrait redonner vie aux pourparlers.

Israël compte aussi sur l'appui de l'Allemagne à propos du nucléaire iranien. Le rôle de premier plan qu'elle joue pour empêcher le pays de développer ce qui semble être une bombe atomique est précieux pour l'Etat hébreu. Son existence même se retrouverait menacée en cas de succès du projet iranien, ce qui a conduit Israël à faire des allusions à une éventuelle opération militaire, si la diplomatie internationale venait à échouer.

Netanyahou se déplace avec six membres de son gouvernement, qui rencontreront leurs homologues allemands respectifs. Le Premier ministre s'était déjà rendu en Allemagne en août pour une visite chargée d'émotion au camp de la mort d'Auschwitz. Il avait prononcé, un mois plus tard, un discours passionné à la tribune de l'ONU attaquant la volonté du président iranien Mahmoud Ahmadinejad de remettre en question la réalité de l'Holocauste.

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 15:26

Il y a peu, Bouteflika faisait ouvertement du chantage à l'Europe, lors de transactions gazières, qu'il voulait échanger contre un afflux massif de filières migratoires, un nouveau volet de l'expansion d'Eurabia.

D'autre part, il se trouve en guerre latente contre le Maroc, par la question sarahouïe, dont il se sert pour déstabiliser le Royaume chérifien. Masquant qu'il est, par ailleurs, originaire de la frontière (Oujda), ce qu'il semble détester plus que tout. Aujourd'hui, ce sont les cercles d'affaires que le FLN a, lui-même, placé, pour ainsi dire, à la tête du pays, puisque Sonatrach représente 98% des avoirs algériens, qui font flamber les prix et défraient la chronique économique. Les fuites d'argent astronomiques dont il est question correspondraient, à peu près, au coup de pouce nécessaire pour faire face aux questions du quasi-plein emploi, à condition d'un effort massif sur l'éducation et la formation des citoyens. On comprend alors mieux les tentatives de trafic d'influence sur l'Europe, et la corruption qui en est le vecteur : Gaz contre immigration massive, celle-ci permettant aux caciques du pouvoir de continuer impunément de graisser des pattes et de s'en mette plein les poches. On ne sera pas, non plus, insensible, en France, aux tentatives de subversion "spontanées", consistant, à l'occasion d'un match de football ne concernant pas l'Europe, à brûler le drapeau national, au nom de la même "fierté" algérienne de s'imposer bruyamment chez les autres, sans partager les mêmes idéaux de concorde.

 

  Ce qui revient à dire que la clique au pouvoir à Alger dilapide à tout-va les bénéfices économiques de façon à maintenir le peuple algérien dans la misère ; Celle-ci déclenche épisodiquement des rebellions sociales qui ont quelque point commun avec une "intifada économique", en Kabylie ou ailleurs. L'agitation diasporique sert alors à masquer les insuffisances chroniques et sciemment organisées au profit du plus petit nombre, proche du pouvoir. Cette corruption, qui n'est pas sans rappeler, avec de moindre bénéfices, celle qui gouverne à Ramallah, peut aussi servir d'argument-massue pour un retour en scène de groupements islamiques tapis dans l'ombre, qui n'attendent que de tirer profit du mécontentement général et de la gestion népotique du gouvernement en place. Il y a fort à parier que Bouteflika aura du mal à survivre politiquement à la crise qui s'annonce. Mais ce n'est pas pour autant qu'il faut s'attendre à voir surgir un dirigeant éclairé à Alger, tant que la manne pétrolière et gazière restera l'étalon à partir duquel se mesure la liberté ou l'asservissement des citoyens de toutes les provinces d'Algérie...


 

Sonatrach, une affaire de corruption au sommet de l'Etat ?

Le PDG et plusieurs cadres importants de cet immense groupe pétrolier algérien, qui assure 98 % des recettes en devises du pays, ont démissionné après avoir été inculpés, mercredi 13 janvier, dans une affaire de malversations présumées. Des soupçons pèsent maintenant sur l'entourage proche du président Bouteflika.

15.01.2010 | Khaled R. | Le Matin

http://www.elmoudjahid.com/accueil/thumbnail.php?file=Mohamed_Meziane_527300092.jpg&size=article_medium

Le président de la Sonatrach, Mohamed Meziane, en visite à Paris en 2008, pour le Sommet International du Pétrole

 

http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/15/

 

 

Les affaires de corruption commencent à émerger. La Sonatrach, la chasse gardée du clan présidentiel et mamelle de l’Algérie, qui dépense sans compter [elle est la plus importante société algérienne, emploie 125 000 personnes et a réalisé en 2008 un bénéfice net de près de 9,2 milliards de dollars], est dans le collimateur. Les révélations sur des affaires de corruption de tous genres (sur- et sous-facturations, contrats de gré à gré, évasion fiscale, négociations bâclées...) apparaissent enfin au grand jour. Pourquoi maintenant ? Que se passe-t-il au sommet de l’Etat qui permettrait ce déballage ? Le clan Bouteflika en aurait-il trop fait, au point d’avoir indisposé ses concurrents ? La bataille pour la succession est-elle commencée ?

La série de scandales dévoilés par la presse jette le trouble. Particulièrement ceux qui entourent le dossier de l’autoroute Est-Ouest et certains contrats attribués par la Sonatrach. Comment, avec tant d’institutions chargées du contrôle des deniers publics, sous-facturations, surfacturations, transferts illicites massifs de devises ont-ils pu être opérés avec autant de facilité ? Des responsables eux-mêmes l’avouent, des complicités au plus haut niveau de l’administration consacrent l’impunité en matière de corruption, de détournement de deniers publics et de mouvements illégaux de devises. Pendant que des affaires de malversation éclatent au grand jour [Mohamed Meziane, à la tête de la Sonatrach depuis 2003, a quitté ses fonctions après avoir comparu devant un juge qui lui a signifié son inculpation dans le cadre d'une enquête sur différents marchés et l'a placé sous contrôle judiciaire], les pouvoirs publics répondent par un silence éloquent. Résultat, les présomptions de corruption finissent par ancrer, au sein de la communauté internationale, l'impression que le pays est gravement gangrené. L’absence de transparence, la multiplication des marchés de gré à gré, l’incapacité à suivre et à contrôler les projets ont encouragé la dilapidation de l’argent public.

Les affaires rapportées par la presse ne constituent en fait que la face émergée de l’iceberg. Les pertes causées au Trésor sont beaucoup plus importantes. Ce sont des rivières, et non des ruisseaux, qui se sont évaporées. Largement de quoi gagner la bataille du plein-emploi en Algérie. A la source du cancer, une raison politique. La volonté d’éradiquer le fléau semble absente chez nos gouvernants, du moins guère prouvée sur le terrain. Or c’est sur cette faille que jouent ceux qui, introduits au sein des centres de décision, empêchent les auteurs de crimes économiques de payer à la place des lampistes. Pendant ce temps, l’IGF, la Cour des comptes, la Banque d’Algérie et d’autres institutions de contrôle semblent impuissantes à juguler le fléau. On n’y prend pas garde : l’ampleur de la corruption en Algérie assombrit l’avenir de la nation et des générations futures. Il est temps aujourd’hui de freiner, voire d’extirper la métastase.

 

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17 janvier 2010 7 17 /01 /janvier /2010 10:33
Il serait question de drones qu'Israël renâcle à fournir à un pays étant clairement en train de changer d'axe stratégique. Tant que l'AKP restera au pouvoir, il en ira ainsi et même pire et Erdogan, comme Chavez, Ahmadinedjad, Assad, Nasrallah, Haniyeh, ses comparses préférés et tant de dictateurs, a tout du Président à vie...
Turquie : Barak tente la réconciliation
Par YAAKOV KATZ
17.01.10




Dans un contexte de tensions entre Israël et la Turquie, le ministre de la Défense Ehoud Barak est attendu dimanche à Ankara pour tenter de calmer le jeu.

Ehoud Barak.
Photo: Ariel Hermoni / ministère de la Défense , JPost

Barak et son homologue turc, Vecdi Gonul, devraient vraisemblablement conclure un accord longtemps retardé sur la livraison en Turquie de 10 véhicules aériens automatiques. Soit un contrat de plusieurs millions de dollars. La semaine dernière, Oudi Shani, le nouveau directeur général du ministère de la Défense, a envoyé une délégation en Turquie pour discuter de la vente.

Des responsables turcs se seraient quant à eux rendus en Israël ce week-end pour évaluer les appareils, qui, s'ils sont jugés opérationnels, seront livrés en milieu d'année. Barak sera le plus haut responsable israélien à se rendre en Turquie depuis l'opération Plomb durci. Depuis janvier dernier, les relations entre Israël et le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan se sont nettement détériorées.

Les relations au plus mal

Les responsables de la Défense turc et israéliens devraient examiner un large éventail de questions, notamment le processus de paix palestinien, la question irano-syrienne, ainsi que les moyens de renouer les liens militaires entre les deux pays. Avant l'opération Plomb durci, l'armée israélienne s'entraînait régulièrement en Turquie.

En prévision de la visite de Barak, l'Organisation islamique des droits de l'Homme a réalisé une pétition visant à engager des poursuites judiciaires contre le ministre de la Défense pour "les crimes commis contre les Palestiniens". Les autorités turques n'ont pas réagi. Les relations bilatérales ont néanmoins atteint leur plus bas niveau, la semaine dernière, en raison des agissements du vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, envers l'ambassadeur Oguz Celikkol. Ayalon a finalement été forcé à s'excuser sous la menace d'un rappel de l'ambassadeur.

Selon un représentant israélien, les responsables feraient tout leur possible pour remettre les relations "sur les rails".

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 08:34



Sur suggestion de Lestat, je mets en ligne cet article en complément de "l'Ouverture d'Israël à la Chine" de Caroline Glick, qui date d'août dernier, mais reflète bien la complexité de ces jeux d'influence en Asie, d'autant que les Américians y sont fortement impliqués, mais également que l'Inde, qui est l'un des plus gros partenaires d'Israël, et la Chine se regardent en chiens de Faïence de Shangaï (ou de porcelaine de Limoges). Un troisième suivra, à propos des sanctions contre l'Iran, que la Chine risque fortement de ne pas approuver, non seulement, pour des raisons économiques et commerciales, mais de stabilité et de politique intérieures.

LES RELATIONS ENTRE LA CHINE ET ISRAËL SOUS LE SCEAU DE LA DISSIMULATION ET DU SECRET. La modernisation des forces armées chinoises bénéficie aux industries de défense d'Israël


http://www.israelvalley.com/news/2009/08/30/24093/
Aug 200930

Par Daniel Rouach à Tel-Aviv
Rubrique: Défense & aéronautique
Publié le 30 août 2009

Pour le stratège Sun Zi, “le succès se construit selon trois notions : la surprise, la dissimulation et le secret”. Cette déclaration s’applique parfaitement aux relations militaires entre les Chinois et Israéliens. Ainsi, pour connaître réellement ce qui se passe entre les deux pays il faut être un ex-Ministre où faire partie du plus haut niveau de défense d’Israël.

Tout ce qui touche à la Chine est assez confidentiel et la censure y veille. Les israéliens ne veulent pas que leurs alliés américains en sachent trop sur les contrats en cours de négociation.

Les Américains ne veulent pas que les industriels israéliens transmettenbt des technologies sans une autorisation formelle.

Le budget militaire Chinois a pratiquement doublé depuis 2006 et la concurrence est très rude entre les fournisseurs de la Chine. Les Américains et israéliens se sont dans de nombreux cas, retrouvés concurrents pour obtenir des méga-contrats chinois. Mieux vaut donc rester discret.

De temps à autre un “flash” apparaît sur cette coopération “anonyme” : une nouvelle ligne régulière de EL-AL qui ouvre entre les deux pays car les visites entre les deux pays s’accélèrent; un séjour de militaires Chinois à Jérusalem qui sourient aux photographes israéliens mais qui ne disent pas grand chose de précis lors d’une conférence de presse; une déclaration anodine de l’Ambassadeur Chinois en poste à Tel-Aviv dans un magazine du Technion; une mission officielle de Généraux Israéliens à Pékin…

La Chine et Israël réalisent ensemble un courant d’affaires de 4,5 milliards de dollars. En 1992 le montant des échanges n’était que de 50 millions de dollars. La Chine est devenue en quelques années un des marchés clés d’Israël. Le marché de ventes d’armes est essentiel pour Israël : la Chine est l’un des trois principaux acheteurs d’Israël.

Israël attire aussi de plus en plus de firmes multinationales chinoises spécialisées dans le domaine de la construction et des infrastructures.

Les exportations israéliennes vers les pays asiatiques ont gagné 30 % en moins de dix ans, et l’Asie est devenue un partenaire presque aussi important que les États-Unis.

Pour résumer cette tendance, rappelons simplement la récente déclaration d’Edouard Cukierman :

“Le marché chinois est friand de technologies qui ne sont pas nécessairement des technologies américaines. Les Chinois s’intéressent beaucoup aux technologies israéliennes. De nombreuses sociétés israéliennes développent des produits à la fois en Chine et en Inde. En général, celles-ci conservent la partie R&D en Israël puis transfèrent la production en Chine et en Inde”.

La coopération bi-nationale dans la R&D civile est réelle et publique. Le gouvernement de la province chinoise Jiangxi avait signé en 2008 un accord de coopération en R&D de 200 millions de dollars avec Israël.

C’était le premier accord de ce type entre une province chinoise et Israël, mais c’étatit surtout un espoir de futures collaborations de ce type.

Jackie Eldan, le Consul israélien à Shangaï, avait expliqué lors de la signbature de l’accord que le gouvernement israélien et le gouvernement de la province du Jiangxi “devront mettre chacun 10 millions de dollars par an dans des projets conjoints de R&D”.

Il avait également ajouté lors d’une interview au quotidien économique Globes que "les Chinois avaient les capacités financières pour commencer ce financement dès maintenant. La région du Jiangxi possède 50 millions d’habitants, et représente 75% de la production mondiale de cellules photovoltaïques et 60% de la production chinoise d’écrans plats.

Cette coopération intervient dans un contexte de fort réchauffement des relations économiques israélo-chinoises.

L’article ci-dessous que nous avons selectionné pour les lecteurs d’IsraelValley a beaucoup de valeur car il donne un chiffre éloquent : l’armée Chinoise a sous les drapeaux 2,3 millions d’hommes qu’il faut bien équiper de la manière la plus moderne qui soit.

Les israéliens connaissent ce chiffre qui se traduit de manière commerciale par un nombre d’offres record de firmes de l’Etat Hébreu qui veulent vendre aux Chinois des armes et des matériels qui ont fait leur preuves sur le terrain. Les Chinois ont à présent tous les moyens financiers pour acheter le matériel de Défense qui leur paraît utile.

ISRAELVALLEY PLUS
Zone Militaire : "Et comme le fait remarquer l’ancien directeur du renseignement militaire (DRM), le général Michel Masson, au cours d’un entretien publié par le dernier numéro de Monde chinois (éditions Choiseul), « c’est avec un souci constant de la confidentialité et une très forte propension au secret que les Chinois ont toujours développé leur outil de défense ».

Ce manque de transparence, qui est souvent reproché à Pékin, permet « de cacher ses intentions et ses forces mais surtout ses lacunes et ses faiblesses », affirme encore le général Masson. Forte de plus 2,3 millions de soldats, l’armée chinoise fait peur, non seulement à ses voisins, mais aussi aux autres puissances ayant des intérêts en Asie, comme par exemple les Etats-Unis ou encore l’Australie.

Et la modernisation des forces armées chinoises n’est pas faite pour calmer les inquiétudes. Cette dernière doit permettre à la Chine d’affirmer son rang de grande puissance et d’adapter l’outil militaire à la situation internationale actuelle. Cela passe par une augmentation continue des dépenses liées à la défense. Le budget militaire chinois a pratiquement doublé depuis 2006, ce qui alimente davantage les craintes quant aux ambitions réelles de Pékin.

Les objectifs de l’armée populaire de libération (APL) ont été défini en janvier dernier à l’occasion de la publication d’un livre blanc. Si la Chine assure que ses intentions ne sont que défensives « par nature », le document reste cependant flou au sujet de certains concepts développés, comme par exemple celui évoquant la « défense des intérêts liés au développement ».

Cela étant, le ministère chinois de la Défense a tient à réagir devant les critiques concernant son manque de transparence. L’an passé, l’APL avait convié des journalistes étrangers à visiter une de ses bases situées au nord de Pékin. Cette fois, elle s’adresse au plus grand nombre avec l’ouverture d’un site Internet officiel, le 20 août, disponible en versions chinoise et anglaise.

Selon un communiqué de presse, ce site Internet « publie principalement des informations officielles sur la défense nationale de la Chine et l’édification de ses forces ». Il a pour oibjectif de « permettre au monde extérieur d’avoir une meilleure connaissance de la politique militaire chinoise et de renforcer les échanges et la coopération à l’étranger ».

Et comme pour toutes les armées qui disposent d’un tel outil, ce site Internet devra également une « bonne image » de l’APL. L’actualité de la défense chinoise, des documents, des données ainsi que des rubriques spéciales (photos, vidéos) constituent le contenu mis en ligne. Il sera possible, pour la version anglaise, de consulter une catégorie intitulée « opinions ». Il s’agit ainsi de faire « plus de place aux informations sur la défense nationale chinoise qui intéressent les internautes étrangers ».

Source: Zone Militaire

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11 janvier 2010 1 11 /01 /janvier /2010 23:01

www.michelgurfinkiel.com

Le paradigme d’après 1945 – la démocratie est la garantie des droits de l’homme et réciproquement – prend eau des deux côtés. Deux cas révélateurs : l’entrée éventuelle de la Turquie dans l’Union européenne ; l’affaire des minarets en Suisse.

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

Rien n’est plus révélateur qu’un débat au sein d’une même famille. J’ai assisté récemment à une rencontre d’intellectuels américains et européens. A priori, rien n’aurait du séparer les participants. Les premiers se réclamaient en effet du néoconservatisme, les seconds de l’atlantisme. Les uns et les autres croyaient à la liberté, aux droits de l’homme, et à la nécessité de les défendre. Les uns et les autres avaient soutenu, depuis 2001, les opérations militaires en Irak et en Afghanistan ; et encouru, de ce fait, le rejet d’une partie de leurs opinions publiques respectives.

 

Pourtant, quelques divergences sont apparues au cours des discussions. Notamment sur la Turquie. Les néoconservateurs américains, dans l’ensemble, pensaient que la meilleure façon de protéger ce pays contre l’islamisme était de l’intégrer à l’Union européenne. Les atlantistes européens, dans l’ensemble, estimaient que c’était trop tard, que la Turquie était déjà gouvernée par un parti acquis à l’islam militant, et que l’Europe devait désormais assurer sa propre survie en refusant définitivement une telle adhésion. Un intervenant français devait même dire : « Pour nous, le problème n’est plus l’entrée éventuelle de la Turquie au sein de l’Union européenne, mais le danger que peut représenter, à terme, son maintien au sein de l’Otan ».

 

Mais au-delà d’une différence d’idées ou d’analyse, il y avait surtout une différence de ton. Les Américains invoquaient des principes, des certitudes, une philosophie de l’histoire. Les Européens s’en tenaient aux faits, à la situation sur le terrain, à une réalité qu’aucune théorie ne décrivait encore, mais qui n’en était pas moins pressante. Les Américains tentaient de ramener le cas turc au paradigme de la guerre froide et de son heureux dénouement. Les Européens se comportaient comme si ce paradigme était dépassé, et qu’il fallait, de toute urgence, en trouver un autre.

 

L’affaire des minarets suisses met en évidence des décalages analogues. Cette fois, le débat se déroule entre Européens seulement. Mais il s’étend à tous les pays de l’Union et à toutes les écoles de pensée.

 

Pour les élites, le référendum d’initiative populaire par lequel les citoyens suisses ont interdit la construction de monuments propres à une religion spécifique – les minarets –constitue un affront aux droits de l’homme et plus particulièrement à la liberté religieuse. Mais comment récuser une telle consultation, quand près de 60 % des votants approuvent cette mesure, et quand, d’après de multiples sondages, la même majorité semble prête à l’approuver dans les autres pays du continent, si des référendums analogues y sont organisés ? Ou plutôt, comment concilier le principe de la souveraineté populaire (« le pouvoir du peuple, par le peuple et pour le peuple ») avec une telle récusation ?

 

Israël et les amis d’Israël sont particulièrement désemparés devant le débat sur la Turquie. Ils ont soutenu depuis des décennies, avec une conviction croissante, une adhésion de ce pays à l’Europe. Ils se sont réjouis du développement d’une coopération économique, technologique et militaire bilatérale entre Jérusalem et Ankara. Il leur est difficile de croire que la Turquie n’éprouve plus, sous le gouvernement Erdogan, la moindre reconnaissance à leur égard, et s’apprête à démanteler des liens avec l’Etat hébreu qui lui étaient pourtant hautement bénéfiques. Yossi Lévy, le porte parole du ministère israélien des Affaires étrangères, avouait jeudi dernier, avec une amertume évidente : « Nous ne pouvons pas ne pas considérer les déclarations hostiles répétées du premier ministre turc à l’égard d’Israël comme le signe d’une décision stratégique ».

 

Les Juifs sont particulièrement désemparés devant le débat sur les minarets. La première réaction de leurs dirigeants – rabbins ou laïcs – a été de condamner sans réserve, eux aussi, le référendum suisse et ses résultats. Personne ne peut en effet être plus attaché en Europe au paradigme d’après 1945 que les rescapés d’une Shoah perpétrée en Europe, et au nom d’une certaine Europe. Mais d’un autre côté, les fondamentalistes musulmans que les électeurs suisses ont voulu sanctionner, professent, en toute bonne conscience, et avec l’acharnement que l’on sait, une haine du judaïsme et d’Israël qui menace le même paradigme.

 

Entre la  Turquie et l’affaire des minarets, il y a un lien direct. En 1998, Erdogan a expliqué, dans un poème célèbre, comment il concevait lui-même les minarets (que la stricte loi religieuse musulmane n’a jamais tenus pour obligatoires) : « Les mosquées sont nos casernes. Leurs coupoles sont nos casques. Leurs minarets sont nos épées. Et les fidèles qui y prient sont nos soldats. » Cette citation était l’argument central du référendum suisse. Elle mérite quelque réflexion vraie, au-delà des idées toutes faites, au-delà de paradigmes passés et à venir.

 

          © Michel Gurfinkiel, 2009
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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