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6 janvier 2010 3 06 /01 /janvier /2010 09:51
Happy birthday, Mr President

Obama, premier chef d’Etat de la post-Amérique

 

 

http://www.causeur.fr/happy-birthday-mr-president,3560

 

Publié le 05 janvier 2010 à 15h00 34 réactions • 

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obama



Dans moins de deux semaines, ce sera le déferlement dans les médias des bilans concernant la première année de l’administration de Barack Obama. À moins qu’il ne se passe quelque chose de bouleversifiant dans la prochaine quinzaine, il est déjà possible de porter un jugement sur son action internationale, et de spéculer sur l’effet de celle-ci à court est moyen terme.

Comme les historiens aiment à le dire à propos de tous les sujets qui leur tombent entre les pattes, distinguons d’abord les éléments de rupture et les éléments de continuité.

L’obamania galopante et mondialisée qui avait suivi son élection était largement due à l’espoir que ce nouveau président, le premier d’une ère dite post-raciale, allait rompre radicalement avec la philosophie et la pratique de son prédécesseur voué aux gémonies par les élites politiques et journalistiques de la “vieille Europe”.

On allait retrouver, pensait-on, le vrai visage d’une Amérique souriante et aimable à la place du rictus méprisant et guerrier de George W. Bush. L’approche multilatérale des problèmes de la planète allait se substituer à l’impérialisme botté et casqué des Cheney et Rumsfeld, le droit international allait primer sur la force brutale. Bref de hard, la puissance américaine deviendrait smart, sinon soft.

Qu’en est-il en réalité ? Reconnaissons tout d’abord que, sur le plan de l’image des Etats-Unis dans le monde, et particulièrement dans les pays qui avaient manifesté la plus vive hostilité envers son prédécesseur, Barack Obama a opéré un redressement spectaculaire.

La “rue arabe” a reçu avec ravissement le fameux discours du Caire et l’abandon du concept de “guerre totale contre le terrorisme” qui fondait l’action de l’administration Bush.
Les Russes ont apprécié comme il se devait le discours de Prague, dans lequel Obama traçait la perspective d’une importante réduction des armements nucléaires. Il laissait également entendre qu’il allait renoncer au bouclier antimissile promis par George W. Bush aux nouvelles démocraties d’Europe centrale et orientale toujours méfiantes devant une Russie avide de retrouver son statut d’antan. Ce qui fut fait quelques mois plus tard, à la grande satisfaction de Poutine et Medvedev qui craignaient de se voir entraîner dans la même spirale que celle qui avait amené Gorbatchev à jeter l’éponge devant le grand bluff reaganien de la “Guerre des étoiles” dans les années 1980. Que la Pologne, la République tchèque aient modérément apprécié ce tournant est un euphémisme, mais qui se soucie aujourd’hui de leurs états d’âmes ?

Pour les Chinois, pas besoin de discours, mais on pratique un dialogue constant mené avec un souci d’apaisement du géant asiatique : Obama et Hillary Clinton ne vont pas leur chercher des poux dans la tête sur les droits de l’homme, ni sur le peu d’empressement de Pékin à se mettre au diapason des alarmistes du réchauffement climatique.

Dans le conflit israélo-arabe, une tentative pour tordre le bras de Benyamin Netanyahou sur la question des constructions dans les implantations juives de Cisjordanie et de Jérusalem-Est rompait avec les eyes wide shut de l’administration Bush sur ce problème, mais n’eut qu’un effet, disons mitigé pour être charitable. Il est peu probable que le nouveau plan de paix américain dont le journal israélien Maariv vient de révéler les grandes lignes1 ait plus de succès que ceux qui l’ont précédé : si d’aventure Mahmoud Abbas y souscrivait, le Hamas serait là pour le saboter.

Si l’on ajoute à cela la fermeture toujours annoncée, mais sans cesse retardée du centre de détention de Guantanamo, on aura a peu près fait le tour de la rupture obamienne en matière de politique internationale.

Les humoristes d’Oslo l’ayant affublé d’un prix Nobel de la paix par anticipation, il n’en est que plus à l’aise pour assumer ce qu’il ne peut pas changer dans l’immédiat, l’engagement militaire en Irak et en Afghanistan, plus exactement dans l’ensemble “Afpak”, qui englobe un Pakistan soumis à de redoutables tensions internes. En Irak, en dépit de l’annonce du retrait de la quasi-totalité des GI avant la fin 2010, la politique menée est la continuation de celle de la fin de mandat de Bush, le surge (sursaut) théorisé par le général Petraeus et mis en œuvre par Robert Gates, secrétaire d’Etat à la défense de l’administration précédente reconduit dans ses fonctions par Obama.

En Afghanistan l’envoi de 30.000 hommes supplémentaires pour éviter la reprise du pouvoir à Kaboul par les talibans ne peut être considéré comme un tournant majeur de la politique de Washington dans la région…

Enfin, le traitement du dossier nucléaire iranien, en dépit de l’offre de dialogue faite au régime islamo-fasciste d’Ahmadinejad et de Khamenei, se situe dans la continuité de celle de Bush : menaces de sanctions renforcées en cas de poursuite d’activité nucléaires militaires par Téhéran, à la notable différence qu’Obama ne laisse plus d’ambigüité sur d’éventuelles frappes militaires, exclues d’emblée.

La tentative d’encerclement diplomatique de l’Iran par l’enrôlement de la Russie et de la Chine dans le front des opposants à la nucléarisation militaire du régime de Téhéran n’a jusqu’à présent, pas produit l’effet escompté : Pékin et Moscou s’efforcent toujours de réduire la sévérité des sanctions projetées contre le régime d’Ahmadinejad lorsqu’elles sont évoquées dans les couloirs de l’ONU.

Pour le reste, on ressent une impression d’improvisation totale lors d’événements par nature imprévisibles, comme la récente tentative d’attentat dans un avion par un terroriste nigérian au service d’Al Qaïda. De sa villégiature hawaïenne, Obama minimise l’affaire en évoquant un “acte isolé”, puis se ravise après qu’il a été établi que le terroriste avait reçu une formation ad hoc au Yémen. Il ne suffit pas d’éliminer l’expression “guerre contre terrorisme” du vocabulaire officiel pour que cessent les attaques de ce genre menées par une organisation dont les objectifs n’ont pas changé malgré le changement de discours à Washington. La discrimination instaurée après cet incident par les modes de fouilles différenciés selon le passeport des voyageurs, si elle avait été mise en place par l’administration Bush, aurait déclenché une avalanche de protestation dans nos contrées, alors qu’elle est accueillie avec un silence plutôt gêné par nos commentateurs habituels.

De plus, les nouveaux amis des Etats-Unis dans la “rue arabe” commencent à s’impatienter de ne pas voir les actes suivre les paroles. En Irak comme en Afghanistan ou dans le conflit israélo-palestinien, le monde arabo-musulman ne voit rien venir qui soit à la mesure de son rêve fou de voir les Etats-Unis se retirer du Dar al Islam. Ils craignaient Bush tout en le haïssant, et leur nouvelle inclination pour Obama n’est pas loin de se transformer en déception, qui devrait être suivie du mépris pour celui qui ne parvient plus à se faire respecter.
John Bolton, ancien ambassadeur des Etats-Unis à l’ONU du temps de George W. Bush, décrit, dans la dernière livraison de Commentary, l’attitude d’Obama sur la scène mondiale comme celle d’un homme que ces questions n’intéressent pas, et qui cherche à atteindre le plus rapidement possible une situation dans laquelle les Etats-Unis délègueraient à une forme de gouvernance mondiale le soin de régler les affaires du monde. Cela s’appelle, selon Bolton, vivre dans la post-Amérique avant l’heure, en oubliant que la puissance oblige, et qu’il est dans les gènes de la démocratie américaine de se méfier vivement d’un pouvoir central trop puissant à Washington et absolument d’un pouvoir délégué à des instances internationales sur lesquelles le peuple des Etats-Unis ne peut exercer aucun contrôle direct. Comme John Bolton est affublé de l’étiquette infamante de “néo-con”, il ne sera pas entendu de ce côté-ci de l’Atlantique. Cela ne signifie pas qu’il ait totalement et définitivement tort.

  1. Ce plan donnerait un délai de deux ans aux dirigeants d’Israël et de l’Autorité palestinienne pour parvenir à un accord global et définitif. Les négociations se concentreraient tout d’abord sur la fixation des frontières entre Israël et le futur Etat palestinien, dont le tracé ne serait pas simplement le retour à la “ligne verte” d’avant 1967. Ce nouveau tracé se ferait sur la base d’échanges de territoires, et après son adoption les constructions seraient à nouveau autorisées dans les parties destinées à rester sous souveraineté israélienne.
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1 janvier 2010 5 01 /01 /janvier /2010 10:22



EDITOV

Esprit d’ouverture : 2009, une année de transition qui s’achève en trois actes tragiques pour l’Amérique.


* Dédicace furtive à l'ami Laurent Murawiec z"l, qui nous a quitté aux première lueurs d'octobre de cette année et qui aurait certainement exposé ce qui suit de façon plus crue et directe...


Marc Brzustowski, pour http.//lessakele.over-blog.fr et www.aschkel.info


Difficile de faire le point sur une année aussi mouvante que celle qui s’achève, 2009 exposant tous les signes extérieurs d’une période de transition, sans que rien de décisif ne se dessine à l’horizon bleu du globe.


Il est, néanmoins, intéressant de relever ce qui a transité ou comment bougent les lignes, durant ce laps de temps qui nous file entre les doigts, comme le contenu volatil d’un sablier.


Transition d’abord, parce que les tenants du pouvoir ont changé, au timon du premier pays du monde, les Etats-Unis. Un jeune président métis, inexpérimenté, mais bourré de bonnes intentions quasi-messianiques et le verbe haut, prend les rênes, sur la foi d’une promesse indéfectible : « change !», qui se dit encore, en anglais de Chicago :  « Yes ! We can ! ». Alors, au-delà les belles formules marketing, qu’est-ce qui a pu être fait, et de quelles potentialités exceptionnelles sont aujourd’hui, un an plus tard, dotées les Américains ? Il apparaît bien aléatoire de le dire.


D’autant qu’à l’heure où nous rédigeons, les Talibans d’Afghanistan viennent de commettre, pour la St Sylvestre, un attentat au cœur même d‘une base de la très prestigieuse CIA, dans la province de Khost, tuant sa responsable et 7 autres agents et contractants, en blessant 6 autres. Ce nouveau drame se déroule une semaine après une tentative avortée d’explosion en vol sur une ligne menant d'Amsterdam à Détroit (Michigan), dont le scénario aurait bien pu fonctionner sur le vol 447 d'Air France, de Rio à Paris ; à peine plus d’un mois et demi après la tragédie de Fort Hood (Texas), qui vit un psychiatre militaire d’origine palestinienne massacrer 13 de ses compagnons d’armes… Comme si le mal qui ronge l’Amérique se logeait au cœur de sa conception de ses rapports avec le monde.


Rappelons-nous : il fallait à Obama, inverser la tendance de l’impopularité de l’Amérique dans le monde arabo-musulman. Et, là où son prédécesseur, parvenu aux plus hautes fonctions la veille d’un 11 septembre, promettait des larmes et du sang, son successeur s’était juré de tendre la main de la concorde universelle, même à ses pires ennemis. Alors, il y eut le discours inaugural du Caire qui débutait par ses mots : Salam Aleykoum !


Sinon que pour un coup d'essai, le jeune dirigeant démocrate a semblé ne pas bien décrypter, sur le prompteur, le monde auquel il s’adressait. Fort de l’histoire unifiée des 50 états qu’il représente, il voulait comme parler d’un seul tenant à une mythique civilisation « arabo-musulmane » marchant d’un seul et même pas, celui de la Oumma. Il s’exprimait, en fait, face à un puzzle de nations, d’ethnies, de clans dominants se défiant des stratagèmes de leurs voisins et rivaux immédiats. Le discours fut pris pour ce qu’il était, un effet d’annonce, une note de bonnes intentions, sans conséquences ni objectifs concrets. Pire, les pays arabes, aux  régimes aussi autoritaires que vascillants, se mettaient à redouter clairement que les mains tendues d’Obama, même embrassant celle du Roi d’Arabie, servent surtout à renforcer la puissance des ennemis, tout en affaiblissant la sécurité des alliés des Etats-Unis.


Désormais, cette conception semble étaler au grand jour les failles de cette bonhommie, par les négligences répétées auxquelles conduit une attitude naïve ou timorée, mettant en danger la vie même des représentants sécuritaires de l’Oncle Sam : on apprend que l’islamikaze d'hier, à la frontière pakistanaise, avait été invité et pas même fouillé par ses hôtes. Un "ami de l'Amérique", même doté d'une ceinture d'explosifs, reste un ami et cela ne se discute pas. De même qu’aucune mesure, qui aurait pu être perçue comme « discriminatoire », n’a jamais été prise, malgré des informations inquiétantes de contact avec al Qaeda, contre Nidal Hassan. Ainsi, aussi, s'explique que Farouk Abdulmuttallab ait, tranquillement, pu voyager jusqu’à tenter de mettre sa mission à exécution, stoppé net par l’action salvatrice d’un passager néerlandais, à qui la CIA doit bien un bouquet de tulipes.


A l’épicentre de la mosaïque moyen-orientale, Obama faisait comme s’il se permettait de remettre à demain l’urgence de la question nucléaire iranienne, à qui était proposé l’apaisement du temps de la "négociation », c’est-à-dire de la poursuite en toute impunité de son programme. Inversant les priorités, il se focalisait sur le centre d’attention de ceux qu’il comptait séduire par ses paroles affables : Israël et ses quelques centaines de m2 supplémentaires d’implantation, alias croissance naturelle. La nouvelle administration, comme pour se donner des accents tranchant avec l’ancienne alliance indestructible entre les Etats-Unis et Israël -à une sorte de paroxysme historique, lors de la présidence de GW Bush et de la guerre conjointe contre la terreur-, fustigeait tant et plus un autre pouvoir en émergence : celui de la coalition autour de Benjamin Netanyahou, sensiblement plus ferme sur les questions essentielles que son prédécesseur Olmert, qui eut pu être malléable à souhait.


Là encore, il n’en fut rien. Netanyahou pliait sur quelques concessions programmatiques (reconnaissance d’un futur état palestinien démilitarisé, en échange d’une même reconnaissance de l’état juif et de la souveraineté israélienne sur Jérusalem, gel de 10 mois du développement des implantations…)  dans le sens des souhaits de son homologue de Washington, mais ne cédait rien sur l’essentiel. De fait, la balle retournait dans le camp de Mahmoud Abbas, réfugié dans la position sécurisante, mais quelque peu embryonnaire, du refus de tout pas en avant. Washington assouplissait progressivement sa position, en regrettant quelques décisions de Jérusalem ou exigeant des « éclaircissements » sur tel ou tel point, opération ou construction. Mais le spectre d’une confrontation diplomatique directe entre les deux administrations s’éloignait. En 2009, le Shin Beth peut présenter le bilan sécuritaire de l'opération "Plomb Durci" et des autres mesures discrètes prises, par une absence d'attentat en Israël et dans l'ensemble de ses représentations à travers le monde, malgré la douzaine de tentatives avortées du Hezbollah pour venger Mughniyeh. 


Un second volet de l’écart entre les discours, tels que celui du Caire et les réalités concrètes de terrain concernait la stratégie qu’allait finalement adopter Obama, face au défi afghano-pakistanais, dont il avait fait, durant sa campagne un enjeu bien plus vaste que celui de l’Irak pour GW Bush ; façon de marquer sa différence en tant que futur Commander in Chief. Et sur ce plan, il lui restait à faire ses preuves. Le monde resta longtemps suspendu à l’indécision, apparaissant vite chronique, du nouveau venu dans l’arène des conflits centrasiatiques et moyen-orientaux. Le Général Mc Cristal insistait longtemps sur le besoin de renfort sur le front, évalué à un minimum de 40 000 "boys". On dit même que les couloirs du Pentagone bruissaient de ces discordes entre l'Etat-Major et l'Administration Centrale.


Le problème afghan est complexe. D’abord, d’anciens chefs de guerre corrompus tiennent les rênes du pays, autour d’Amid Karzaï dont la fiabilité est plus que sujette à caution. La solution ne peut donc être purement militaire, puisque la nature du pouvoir, quoi que moins sanglante et oppressive, n’a pas grand-chose à envier aux barbares talibans, avec ses mêmes trafics d’influence et d’opium auxquels il se livre, sans apporter concrètement de développement aux Afghans, touchant le fond de la pauvreté, du dénuement et du désespoir. Ensuite, le problème posé par l'Afghanistan n’est rien sans une révision de fond en comble des rapports avec « l’allié pakistanais », qui joue de l’influence talibane pour faire diversion dans son rapport de force permanent avec la puissance indienne dans la région. Les attentats complexes de Mumbaï en 2008, qui posent un scénario difficilement maîtrisable à l'ensemble des services de sécurité à travers le monde, furent la démonstration tragique des conséquences de ce double-jeu.


Il fallait donc à Obama conditionner l’envoi de troupes à un effort quelconque de transparence de la part du captateur du pouvoir à Kaboul, appuyé à un « surge » autant civil que militaire, visant à renforcer, de concert, les infrastructures afghanes et la formation des troupes suffisamment encadrées et épaulées par la fraîcheur des bataillons de choc occidentaux repassant à l'offensive. D’autre part, il devait faire pression sur les dirigeants du Pakistan, toujours trop près de renouer avec les Talibans, et les inciter à un renforcement de la lutte menée contre les groupes insurrectionnels, liés à al Qaeda ; tout en accentuant, côté US, le rythme et l’intensité des raids aériens et des éliminations par voie de drones "Predator" dans les zones tribales et parfois, en territoire même du Pakistan souverain.


Les décisions qu’il s’est finalement résolu à prendre, à la fin de cette année, après une longue réflexion, qui n’était pas tout-à-fait tissée que de tergiversations, modifient quelque peu le profil du nouveau dirigeant et contribue à le faire prendre un peu plus au sérieux par ses détracteurs. Mais, d’autre part, elles transposent directement sa propre image conciliatrice sur la ligne de front, comme le lui rappellent amèrement les trois évènements du 5 novembre au Texas, du jour de Noël, avec l’infiltration d’un terroriste nigérian au-dessus de Détroit, et du jour de l’An, par la mort de 7 des agents de la CIA, depuis une base d’où ils n’ont rien vu venir, mais au contraire, incité pacifiquement à les rejoindre pour "discuter".


Moins enclin à stigmatiser Israël de façon unilatérale, s’appuyant sur la médiation égyptienne à l’adresse de Mahmoud Abbas, plus régulier sur les comptes qu’il demande à ceux, au Pakistan ou en Afghanistan, qu’il aide directement, à condition qu’ils soient également prêts à « mettre le paquet », à moins que les Etats-Unis ne prennent sur eux d’accélérer le mouvement,  là où il ne saurait être question de victoire-éclair, le Barack Hussein Obama de la fin décembre n’est plus tout-à-fait celui qui discourait au Caire au joli mois de mai. Il n’est plus du tout, non plus, cette sorte d’égérie des anti-guerre, aux Etats-Unis, qui alimentait les urnes de ses critiques de l’interventionnisme de Bush en Irak. Au contraire, il se trouve directement défié et victime politique des inclinations imprudentes et dangereuses de ses propres services et conseils.


Autre conséquence indirecte de cette gouvernance flottante, le climat en Europe semble, par contrecoup, se durcir à l’encontre des pratiques de « Chari’a graduelle », « d’islamisme légal » ou « islamisme 2.0 », comme les désignent Daniel Pipes. Le vote suisse contre les minarets a été suivi d’une série de sondages de défiance contre l’islamisation rampante, dans toute l’Europe. En France, le débat sur « l’identité nationale » n’a pas réussi, malgré toutes ses précautions sémantiques, à faire l’impasse sur les questions de remplacement de population et de modification des comportements socioculturels qu’impose un « Islam en France » toujours plus revendicatif, se singularisant par sa visibilité, parfois outrancière (burqah, conquête de quartiers, comme le XVIIIè, convertis à la prière publique, encadrée de services d'ordre salafistes). Les questions frémissent, faisant le départ entre des élites frileuses et attachées aux a priori de l’antiracisme et de la discrimination positive que contourne et dont se sert, précisément, l’islamisme, et les murmures de mécontentement populaire, voyant ses propres symboles foulés au pied (drapeaux et voitures qui flambent, émeutes sous la Tour Eiffel, conspuassions régulières de la Marseillaise, rejet du « vivre-ensemble » par des manipulations identitaires ostentatoires, malgré la loi sur la laïcité…). Les manœuvres dilatoires visant à ostraciser le débat se multiplient, de la part d'intellectuels, comme Alain Badiou, devenu tardivement le petit père des "Damnés" et autres "Indigènes de la République", eux-mêmes promoteurs du Hezbollah au sein de l'Université française, ou de politiques (Montebourg, De Villepin, Cambadélis...) brandissant régulièrement le spectre de "Vichy" contre toute mesure conservatoire d'une cohérence quelconque et d'une continuité historique française.


D’autre part, sur le plan international, plus Obama tempère les mesures qu’il convient de prendre à l’encontre de l’Iran, plus certains leaders européens, moins versés dans le diplomatiquement correct, s’inquiètent de sa désinvolture. Ainsi, souvent, la France de Sarkozy se saisit-elle des menaces de durcissement. Elle est d’autant plus impliquée dans la question des droits de l’homme en Iran que de nombreux Occidentaux, comme Clotilde Reiss, sont l'otage de la répression des Mollahs contre toute critique interne ou externe.


Il faut encore ajouter au carburant de l’Obama nouveau -contraint et forcé-, l’appel à l’aide qui lui vient du Yémen, confronté à une insurrection chi’ite commanditée directement de Téhéran, à laquelle s’adjoignent les réseaux d’al Qaeda résurgents d’autres théâtres d’opération, que ce soit d’Irak ou d’Afghanistan. Mais le profil de bien des têtes de réseaux réapparaissant sur cette nouvelle scène de guerre jihadiste lui revient, une fois encore, en boomerang, quant à ses promesses inconsidérées de campagne. En effet, un grand nombre d’entre elles semble sortir frais et moulus de l’école de Guantanamo qu’il s’était promis de fermer. Les sorties précoces n’ont pas tardé à porter leurs « fruits », mais là encore, le décompte est saumâtre. Beaucoup ont brigué des postes de leaders des cellules les plus actives et métastasiques contre les pouvoirs en place.


Par l’ouverture du front du Yémen, ce sont ses alliés arabes qui se trouvent, de plus en plus, engagés dans une guerre par procuration avec l’Iran. Comme si les incertitudes sur la stabilité en Irak, liées à la multiplication des actes terroristes, après les retrait des villes des troupes américaines ne pouvaient suffire. Le même scénario se joue vraisemblablement, par l’approvisionnement direct ou indirect des Taliban par Téhéran, ainsi que l’alliance objective que l’on peut lire entre groupes insurrectionnels chi’ites et al Qaeda, au Yémen, vers la Somalie ou ailleurs, plus à l'Ouest vers le Maghreb et l'Afrique subsaharienne (Nigéria, Mali, Mauritanie...).


Il s’agit, probablement, des premiers indices de la guerre à outrance, mais non-déclarée, menée par les Pasdaran, contre ceux qu’ils considèrent comme responsables des déboires du pouvoir mollachique, depuis les fameuses élections truquées de juillet 2009 à Téhéran.


Et c’est là que se rappelle à Barack Obama, le dossier entrouvert, mais sur lequel aucune décision ferme n’a été prise à cette heure et qui augure de l’avenir incertain de toute la région, en Asie Centrale comme au Moyen-Orient.


Là, en effet, où l’on pouvait s’attendre à un renforcement des sanctions, l’Amérique tapant du poing sur la table d’une négociation à laquelle l’Iran n’a jamais consenti, Obama est demeuré évasif et excessivement prudent. Au point d’en perdre l’esprit d’initiative ? Qui mène la danse, de son désir « d’engagement » vis-à-vis de la puissance iranienne montante, mais contestée jusque dans ses ruelles sombres et ses salles de viol et de torture systématisées ?


Récemment, aussi bien le Congrès que le Sénat américain votaient massivement l’accentuation des sanctions économiques contre le programme nucléaire des Mollahs, par des mesures contre l’exportation d’essence raffinée à l’Iran. Mais, l’Administration Obama faisait savoir qu’elle envisageait des « sanctions plus ciblées », par crainte de pénaliser, du même coup, l’opposition en révolte, susceptible de mettre à mal le pouvoir en place. Cela dit, à force de ménager un adversaire hostile et rusé, il est également possible, par là, de prolonger son maintien au pouvoir, sans jamais permettre, au contraire, la moindre libéralisation en faveur de la société prétendument épargnée par le relâchement du régime de sanctions. Elle aurait plutôt besoin qu’on l’en débarrasse, vite et fort. Au contraire, c'est peut-être osciller dans le sens de la prise en otage du peuple iranien tout entier : "si l'Occident nous sanctionne, nous serrons la vis, lentement...". Et la répression se renforce, le projet nucléaire est en passe d'aboutir, "pour 2011" disent les experts. Allez, encore un petit sursis...


Si, d'autre part, l’on crédite d’une certaine plausibilité le jeu d’alliances terroristes en Orient et en Asie, hésiter à frapper le régime islamiste au cœur, c’est lui offrir la marge de manœuvre suffisante pour le lancement de sa guerre jihadiste préventive, lui laissant l’initiative, au risque de subir ses coups, là où il n'aura que l'embarras du choix de ses cibles. Avoir tout loisir de frapper les intérêts occidentaux et martyriser son propre peuple, le régime sadique des Mollahs est aux anges.


2010 s’entrouvre par deux avertissements particulièrement sévères pour les services de renseignement américains (si l'on veut encore excepter l'auto-aveuglement de Fort Hood). Obama, achevant à peine son précédent discours de colère et de promesse de poursuivre les « extrémistes » partout où ils se trouvent, se voit aussitôt renvoyé dans ses cordes. Le Jihad lui démontre, de sa signature sanglante au paraphe de toute "négociation", qu’il n’a pas forcément les moyens de sa politique et de ses menaces de rétorsion. Le pacifiste du Caire est devenu le belliqueux menaçant, mais empêtré dans ses propres contradictions de cette fin d’année. Il lui faudra monter un cran plus haut pour se mettre au niveau  des enjeux et des défis que lui adressent ceux à qui il tend encore la main pour mieux qu’ils la mordent… L'absence de volonté politique explicite et de cadre pour la faire appliquer est le meilleur terreau pour la perpétuation du "grand jeu"...
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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 14:19

Un texte assez nuancé sur l'apaisement en cours des tensions de début d'investiture de Barack Obama à l'encontre d'Israël. Ceci augure de la relative solidité de la posture de Benyamin Netanyahou vis-à-vis des premières options de cette administration qui constate, depuis un moment, le peu de résultats de sa stratégie d'ouverture et de mains tendues, notamment à l'endroit de la Mollachie, qui subit un syndrome d'implosion à mesure quelle se tend vers son objectif exclusif : l'obtention de la bombe modifant les rapports de forces régionaux.

Barack Obama sur les traces de Bush

[Mercredi 30/12/2009 10:00]

 




Les derniers développements semblent annoncer un infléchissement de la politique américaine vis-à-vis d’Israël. Au début du mandat de Barack Obama, la situation s’était dramatiquement tendue avec Benjamin Netanyahou au point qu’aucun observateur politique n’était en mesure d’évaluer les conséquences du bras de fer entre les deux dirigeants. Le consul israélien à Boston avait tenu à alerter son gouvernement avec des termes dramatiques dans une lettre ouverte publiée dans les médias américains.

Les officiels israéliens s’étaient parés d’une désinvolture feinte pour masquer leur réelle préoccupation à l’image de l’ancien ambassadeur à Washington, le professeur Itamar Rabinovitch, qui nous confiait que « les pressions américaines se feront plus précises mais qu’il était optimiste ». Il ne croyait pas à un clash, tout au plus à des frictions, car l’amitié avec Israël était basée sur des fondements solides mais il estimait en revanche qu’un changement notable de cap de la politique internationale était engagé. Les israéliens s’étaient sentis exclus du dispositif mis en place au Proche-Orient par la nouvelle administration américaine.

Diaboliser l’intégrisme

Le président américain avait décidé d’éviter une diabolisation de l’intégrisme islamique par une approche  plus pragmatique des pays musulmans dont la majorité voyait dans les Etats-Unis un allié indispensable. Mais Israël n’avait pas suivi Obama dans sa volonté d’accorder une attention particulière à certains pays arabes qualifiés de« modérés », même s’il s’agissait de l’application stricte de la doctrine consistant à diviser pour régner, à scinder le monde arabe en deux entités antagonistes. Barack Obama n’avait surpris personne puisque son plan figurait dans son discours d’investiture : « Au monde musulman : nous voulons trouver une nouvelle approche, fondée sur l’intérêt et le respect mutuels. À ceux parmi les dirigeants du monde qui cherchent à semer la guerre, ou faire reposer la faute des maux de leur société sur l’Occident, sachez que vos peuples vous jugeront sur ce que vous pouvez construire, pas détruire. » La présentation de son programme du haut de la tribune égyptienne n’était pas fortuite mais elle avait entrainé de sérieuses frictions avec l’Etat juif au point de susciter un début de rupture.

Obama a patiemment tracé son sillon quand, se voulant moins dogmatique que son prédécesseur, il avait accordé sa première interview à la chaine Al-Arabia durant laquelle il avait distillé des signes d’apaisement : « Mon travail avec le monde musulman, c’est de lui faire savoir que les Américains ne sont pas votre ennemi. » Il voulait que les Etats-Unis cessent d’être les gendarmes du monde avec une stratégie d’intervention tout azimut d’où le choix d’une politique axée sur la dissuasion économique et commerciale : la politique du « soft power » chère à Joseph Nye qui avait proposé « d’influencer indirectement le comportement de certains acteurs internationaux à travers des moyens non coercitifs, structurels, économiques, culturels ou idéologiques ».

Adapter la thérapie

Tout au long de sa première année de mandat, il avait recommandé à sa nouvelle administration de bannir la méthode forte comme thérapie pour résoudre les conflits. Il avait insisté pour abandonner l’usage permanent du bâton, symbole de la politique de la canonnière et significatif de l’échec de la pensée, au profit d’une politique de modération plus efficace pour reconstruire l’image dégradée des Etats-Unis dans le monde. Il était convaincu que seul le développement de la démocratie, et non la force, pouvait abattre les régimes corrompus ou dictatoriaux. Il avait constaté un frémissement lors de la crise iranienne dans un pays déstabilisé par des étudiants qui voulaient se débarrasser ouvertement de leurs mollahs. Il avait donc exigé des israéliens qu’ils jouent la carte temps avant de cautionner une éventuelle attaque contre l’Iran. Les options négociées étant épuisées sans que la situation n’ait évolué ou que l’Iran n’ait fait preuve de coopération, il semble arrivé à la conclusion que sa stratégie diplomatique ait montré ses limites et que Benjamin Netanyahou ait eu raison de  n’accepter aucun compromis touchant à la sécurité d’Israël.

Sur les traces de  Bush

Il a donc intégré le postulat que la mise au pas de l’Iran, et de son émanation El Qu’aida, reste une condition non négociable pour réactiver le processus de paix car toute solution, qui ne mettrait pas l’extrémisme islamique hors d’état de nuire, n’aurait aucune chance de trouver grâce auprès des israéliens. Le vice-président américain Joe Biden avait d’ailleurs déclaré ouvertement « qu’Israël a un droit souverain de décider ce qui est de son intérêt face aux ambitions nucléaires de l’Iran, que les Etats-Unis soient ou non d’accord ».

Après une période d’observation stérile, Barack Obama semble à présent vouloir s’inspirer de la politique de Bush en ce qui concerne Israël. L’Etat juif respire aujourd’hui puisque le président américain a signé le 18 décembre une aide budgétaire militaire de 2,775 milliards de dollars décidée pour l’année 2010. Les israéliens craignaient d’éventuelles pressions économiques après les réserves qu’ils ont émises, à l’égard des implantations en particulier. Le souvenir de la décision de Bush père, suspendant son aide pour faire revenir à la raison le premier ministre Yitzhak Shamir, reste encore vif dans les esprits. L’engagement de Georges W. Bush de fournir une aide de 30 milliards pendant une décennie risquait d’être remis en cause.

Obama vient de confirmer cette aide en décidant de la coupler avec une subvention conditionnelle de 500 millions de dollars destinée à Mahmoud Abbas. Cependant, les palestiniens ne la recevront qu’après avoir accepté les conditions du Quartet (Etats-Unis, Nations Unis, Russie et Union européenne) qui leur imposent la reconnaissance officielle d’Israël, la renonciation au terrorisme et la confirmation de tout accord antérieurement signé. Nous en sommes encore loin. Il a par ailleurs concédé aux israéliens l’augmentation du volet sécuritaire qui s’élevait à l’origine à deux milliards de dollars tout en réduisant le volet « civil » estimé à un milliard. Il a ainsi abondé dans le sens de Benjamin Netanyahou qui l’a convaincu de la nécessité de développer de nouveaux dispositifs militaires dont les Etats-Unis pourraient d’ailleurs bénéficier. Les américains sont effectivement intéressés à profiter des fleurons des industries aéronautiques israéliennes qui axent leur recherche sur la défense anti-missile comprenant les missiles Arrow-2 et Arrow-3 développés conjointement avec Boeing, et sur l’accroissement de la portée du missile de croisière Délilah qui atteint actuellement les 300kms.

Certains observateurs insinuent que le gonflement de cette aide militaire n’était pas fortuit car il permet en fait de contrer les réactions des élus et des industriels américains mécontents du budget américain de 636 milliards de dollars, adopté par le Sénat le 19 décembre, en hausse d’à peine 4% par rapport à l’année précédente. Israël serait chargé en effet de réinjecter sur le marché américain une grande partie de cette aide, en particulier dans le projet de bouclier anti-missile qui a subi une forte diminution dans le budget américain.

Le problème entier de l’Iran

En ce qui concerne l’Iran, le président Obama s’aligne à présent sur les positions d’Israël. Lors de son déplacement à Pékin, il a prévenu le président Hu Jintao qu’il n’était plus en mesure de convaincre les israéliens de ne pas attaquer les installations nucléaires iraniennes, donnant ainsi une autorisation implicite d’agir aux forces de Tsahal. Le président américain n’a cependant pas renoncé à user de méthodes diplomatiques pour faire revenir à la raison des iraniens entêtés. Il a demandé le soutien des grandes puissances et de certains pays arabes pour empêcher la déflagration au Moyen-Orient. Les chinois ont été conviés à s’associer au programme de sanctions contre l’Iran pour éviter une guerre. Il a suggéré l’offre saoudienne de fourniture à la Chine de toutes les quantités de pétrole dont elle a besoin en échange du soutien à des sanctions. Cette proposition n’enchante cependant pas Hu Jintao car il souhaite garder sa neutralité à la veille de prendre la présidence du Conseil de Sécurité de l’ONU en janvier.

Enfin le rapprochement inédit du président libanais Hariri avec la Syrie, où il s’est rendu en vassal, n’enchante pas les américains qui attendaient des gestes forts du président Assad avant de le réintégrer au sein de « l’axe du bien ». La déclaration du premier ministre Saad Hariri constitue un alignement sur l’allié principal de l’Iran au Proche-Orient : « Les relations particulières entre la Syrie et le Liban renforcent les positions des deux Etats et améliorent la position libanaise et arabe contre l’Etat d’Israël qui continue à porter atteinte aux droits des Arabes. » Le fait que Saad Hariri recherche l’imprimatur du pire ennemi du Liban dénote, selon les israéliens, qu’Obama a perdu sa capacité de persuasion et qu’il a échoué dans sa tentative d’isoler la Syrie.

Benjamin Netanyahou semble être sorti vainqueur de son bras de fer avec les Etats-Unis qu’il a convaincus de la justesse de sa stratégie puisque, sans modifier un iota de sa position, il a réussi à réactiver des liens délités depuis l’avènement de la nouvelle administration. Il avait besoin de redorer son blason vis-à-vis de nationalistes toujours aussi actifs. Il entrevoit à présent une brèche dans l’isolement diplomatique qui s’est encore renforcé depuis la nouvelle déconvenue de la part de la nouvelle « ministre des affaires étrangères » de l’Europe, Catherine Ashton.  Les dirigeants israéliens n’ont pas apprécié que, pour son discours inaugural au parlement de Strasbourg, elle ait pris Israël pour cible en critiquant «  l’occupation israélienne » et en considérant que« Jérusalem-Est est un territoire occupé au même titre que la Cisjordanie ».

Netanyahou, conforté par les finances américaines et l’appui implicite d’Obama, aura à présent à gérer, seul, la crise avec l’Iran dont la date butoir était fixée au début de l’année 2010. Mais il aura des contreparties à donner sur le problème palestinien et Yossi Beilin, figure de la gauche israélienne, a déjà éventé le prix à payer. Benyamin Netanyahou aurait accepté les propositions de l’administration Obama concernant les négociations avec l’Autorité palestinienne. Les deux parties prendront le temps de discuter pendant deux ans sur les thèmes de la revendication palestinienne d’un retour aux frontières de 1967 et des exigences sécuritaires israéliennes. Ces deux années nous rapprocheront alors de la campagne électorale américaine de 2012 qui risque de réserver d’autres surprises aux israéliens.

par Jacques BENILLOUCHE
http://www.actu.co.il/ 

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29 décembre 2009 2 29 /12 /décembre /2009 09:47

Ce rapprochement sécuritaire s'inscrit dans le rejet de toute médiation turque entre la Syrie et Israël, rappelée par Avigdor Lieberman, "tant qu'il serait membre de ce gouvernement". Plusieurs exercices militaires récents ont mobilisé les armées grecque et israélienne, dont des simulations de survols de l'Iran ou la neutralisation de S-300 russes, dont ne dispose pas encore l'Iran. Pendant ce temps, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a multiplié les partis-pris pro-Hamas, accusant implicitement aussi bien Israël que l'Egypte, qui poursuit la construction de son mur d'acier sous les attaques répétées des snipers du Hamas, avec l'aide des Etats-Unis et de la France, de faire de Gaza une "prison à ciel ouvert". 

ISRAEL GRECE - Visite en Israël du Commandant de la marine grecque, l’Amiral en second George Karamalikis, hôte de son homologue israélien, Eli Marom.



Dec 200929

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Armes
Publié le 29 décembre 2009

rafel vedettes Le mois de décembre a vu la visite en Israël du Commandant de la marine grecque, l’Amiral en second George Karamalikis, hôte de son homologue israélien, Eli Marom.

Il a pu rencontrer divers responsables militaires et politiques. Il a visité le sous-marin israélien « Dolphin 800 IKL», qui est une arme de dissuasion et qui peut être chargé de missiles balistiques nucléaires, ainsi que le torpilleur « Eilat » qui a effectué des missions en été dernier en mer Rouge.

Karamalikis a pu également assister à des exercices de tir. Lui ont ete presentes des bâtiments de guerre ayant participé depuis deux ans aux diverses opérations visant à mettre en garde l’Iran.

En juin 2008 les armées de l’air ainsi que les flottes israélienne et grecque avaient effectué un grand exercice conjoint, lors duquel une centaine d’appareils bombardiers israéliens avaient fait la route vers la Grèce, qui se trouve à équidistance d’Israël que l’Iran !

Cet exercice visait aussi à mettre Téhéran en garde, et que les appareils israéliens sont tout à fait capables d’exécuter des missions sur le territoire iranien et retourner ensuite en Israël. Selon des sources militaires occidentales, des avions israéliens ont également simulé en Grèce des attaques au sol contre des batteries de missiles sol-air S-300 de fabrication russe, que possède l’armée grecque.

Jusqu’à présent, les relations entre les deux pays n’ont jamais été très chaleureuses. Les ambassades entre Israël et la Grèce n’ont été ouvertes qu’en 1990.

Plusieurs raisons à cela : un anti-américanisme encore assez présent dans la culture politique grecque, dû au souvenir encore présent de la sinistre époque des « Colonels », une traditionnelle compréhension pour la cause palestinienne et enfin, une animosité envers Israël qui avait choisi l’alliance stratégique avec l’ennemi juré, la Turquie.

par Shraga Blum

Source: Aroutz 7

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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 00:44

FRANCE ISRAËL - INTERVIEW DE FREDDY EYTAN : La politique française dans notre région n'a pas changé fondamentalement mais elle a rompu avec celle du double jeu de Jacques Chirac qui justifiait sa "politique arabe".



http://www.israelvalley.com/news/2009/12/20/25671/

Dec 200920

Par Mati Ben Avraham à Jérusalem
Rubrique: France - Israël
Publié le 20 décembre 2009

freddy eytan Ancien diplomate – il fut en poste à Bruxelles et ambassadeur d’Israël en Mauritanie, ancien correspondant de Kol Israël à Paris – Freddy Eytan est intégré aujourd’hui dans le staff du JCPA à Jérusalem, présidé par l’ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU Dori Gold. Il a publié de nombreux ouvrages qui sont autant de facettes des relations politiques franco-israélienne. Le dernier en date : Sarkozy, le monde juif et Israël" publié aux Editions Alphée-Jean Paul Bertrand.

Mati Ben-Avraham : Si je vous suis bien, Nicolas Sarkozy marque une rupture par rapport à Chirac quant à Israël. Mais en quoi ? Dans le ton, à la manière de Mitterrand ? Car dans le fond, le président français s’inscrit dans une continuité bien française, même si la rue “arabe” au Quai d’Orsay est moins bruyante aujourd’hui qu’autrefois?

Freddy Eytan : Nicolas Sarkozy est un président atypique et très différent de ses prédécesseurs, et dans la gestion des affaires et dans le style. Contrairement à Chirac, Mitterrand ou Giscard, il dit tout haut ce qu’il pense et ne pratique ni langue de bois ni double jeu.

Sa politique étrangère est tracée, cohérente, et claire: un retour par des petits pas, à l’Atlantisme et au Levant. .. Pour le faire, il bouscule les méthodes de la diplomatie classique. Homme d’action, il est toujours sur le terrain et prône toujours le dialogue. Pour la première fois dans l’histoire de la République, il s’est déplacé, à deux reprises, à Jérusalem, pour mettre un terme à l’opération “Plomb durci” et pour aboutir à un règlement pacifique avec les Palestiniens. Certes, la politique française dans notre région n’a pas changé fondamentalement mais elle a rompu avec celle du double jeu de Jacques Chirac qui justifiait sa “politique arabe”.

Aujourd’hui, Sarkozy peut dire “je suis un ami d’Israël” sans aucune crainte de voir imposer un embargo ou de rompre ses bonnes relations avec le monde arabe. La preuve, les contrats signés avec les pays arabes sont plus importants que ceux signés dans la même période qu’avec ses prédécesseurs. Ils n’ont pas été signés au détriment d’Israël.

En choisissant sagement de séparer le bilatéral de la solution du conflit avec les Palestiniens, la France de Sarkozy marque des points à Jérusalem et dans les capitales arabes. Cette politique favorise l’équilibre et le bon arbitrage. Demain, la France pourra jouer le rôle d’intermédiaire pour une négociation de paix avec les Syriens…et Israël applaudira.

MBA : Peut-on conclure, en vous lisant, que Jacques Chirac est marqué par l’histoire du peuple juif, tandis que Nicolas Sarkozy est lui, sinon fasciné, du moins impressionné par le culot israélien qui permet de faire front à toute menace existentielle, tout en développant une société ouverte sur la science, la haute technologie, la démocratie, le monde…?

Freddy Eytan : Longtemps maire de Paris, Chirac est un fin connaisseur de la communauté juive et rappelons que c’est bien lui et non De Gaulle ou Mitterrand qui a reconnu la responsabilité de l’Etat français durant la période sombre de Vichy.

Sarkozy est né après la guerre et a été bouleversé par la Shoah, lors de sa visite à Yad Vashem. Maire de Neuilly et proche de la communauté, il comprend parfaitement “la double allégeance” des Juifs de France. On peut aimer à la fois sa mère et son père…

Fils d’émigré et bercé par les valeurs d’un grand-père né juif, Il a toujours été fasciné par la vitalité de la société israélienne, des prouesses d’un petit peuple, d’une jeune nation qui a été forgée par des nouveaux immigrants. Dans ce sens, la démocratie israélienne, son économie, sa haute technologie et ses prix Nobel sont à imiter.

Israel qui combat pour sa survie est sans doute un modèle à suivre.

MBA : Vous consacrez un chapitre au comportement des médias étrangers en général et français en particulier, dont vous dites qu’il bafoue l’éthique du métier, son honneur même. Mais encore ?

Freddy Eytan : Je m’interroge sur la transmission des images, sur la désinformation et la manipulation idéologique et surtout sur le rôle difficile et ingrat du correspondant sur le terrain, face à une rédaction perplexe et se trouvant à des milliers de kilomètres du champ de bataille.

J’ai enquêté sur le rôle de la presse dans un pays démocratique devant le fléau du terrorisme. Le rapport Goldstone et les “enquêtes” de la presse suédoise sont des exemples éloquents. Une certaine presse européenne est devenue plus idéologique et plus militante, elle est en fait, influée par des ONG financées par des chancelleries. Elle a brisé l’éthique et a bafoué la déontologie et l’honneur du métier du journaliste.

MBA : Un dernier point : votre sentiment profond, en dehors de toute analyse des faits, des discours?

Freddy Eytan : J’ose espérer que ce livre contribuera à une meilleure compréhension de notre situation et approfondira les relations entre les deux peuples. La France de Sarkozy a un rôle légitime à jouer dans notre région. Nous, qui sommes francophones et francophiles, espérons de tout cœur que le président français poursuit sa politique sincère et amicale à l’égard de l’Etat juif et nous prions pour qu’il ne nous déçoive pas comme ses prédécesseurs.—

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19 décembre 2009 6 19 /12 /décembre /2009 18:22

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

 

Albert Soued et www.nuitdorient.com – N°7 - le 18/12/09

 

Israël

 

Sondages

Un sondage auprès d'un échantillon de 500 citoyens, réalisé par Geocartography Knowledge Group de Tel Aviv pour le Centre de la Loi et des "mass médias" de l'Université d'Ariel en Samarie a montré que:

- 80%des interviewés pensent que les médias israéliens cherchent à influencer leur auditoire au lieu de refléter son point de vue

- 53% des interviewés pensent que les médias cherchent à imposer le point de vue de la gauche (73% chez les religieux et 60% chez les 18-34 ans), contre 14% qui pensent que l'influence est en faveur de la droite et le reste, soit 33% considèrent que les médias sont neutres.

- 45% pensent que les médias et la Cour Suprême s'influencent mutuellement contre 19% qui ne le pensent pas

- 43% pensent que les décisions de la Cour Suprême favorisent la gauche, alors que 5% pensent qu'elle favorise la droite

--

Un sondage réalisé en novembre par New Wave Research pour le Jerusalem Report et portant sur 500 personnes pose la question: le gouvernement Israélien avance-t-il trop lentement dans le processus de négociation, risquant d'affaiblir les dirigeants palestiniens modérés et devrait-il se dépêcher pour la solution à 2 états ?

- 50% contre 37% répondent "non" (surtout les jeunes 15-34 ans, les vieux de plus de 55 ans, les religieux, et les résidents de Jérusalem) alors que pour les laïcs (48% contre 43%) et les habitants de Tel Aviv (48% contre 37%), les résultats sont inverses & 13% sans réponse.

 

Jérusalem

Lors de l'occupation de la Judée Samarie par la Jordanie entre 1948 et 1967, cette région et Jérusalem étaient Judenrein, un nettoyage ethnique ayant été réalisé par le régime hashémite, analogue à celui en vigueur en Arabie saoudite. 58 synagogues du quartier juif ont été détruites ou profanées, utilisées comme étables, écuries ou latrines publiques. Le cimetière du Mont des Oliviers a été désacralisé, les pierres tombales enlevées et utilisées comme pavés ou éléments de murs de baraquements, selon un plan précis, pour ôter toute trace de judéité dans la ville.

Depuis 1967 ce cimetière a été restauré, mais il continue à subir le vandalisme des Palestiniens des environs, ainsi que leurs jets de pierres. Si la sécurité ou l'entretien n'y sont pas assurés d'une manière rigoureuse, c'est que plusieurs ministères en sont responsables et aucun ne veut assumer cette responsabilité, du fait de ce partage, malgré des sommes importantes allouées chaque année et non utilisées (un million $). Ce manque de sécurité et d'entretien explique le faible engouement actuel pour se faire enterrer au pied du prestigieux Hôtel Intercontinental, lui-même construit par les Jordaniens au-dessus des tombes juives. Aux dernières nouvelles, le ministère du Logement et de la Construction aurait accepté d'assumer seul la responsabilité des lieux.

Aujourd'hui 200 personnes/an s'y font inhumer, chiffre modeste eu égard aux 75 000 tombes existantes, non par manque de place, mais du fait de la crainte du danger et de la saleté pour les visiteurs.

 

Chateaubriand : "Itinéraire de Paris à Jérusalem", 1811

"Tandis que la nouvelle Jérusalem sort ainsi du  désert, brillante de clarté, jetez les yeux entre la montagne de Sion et le temple; voyez cet autre petit peuple qui vit séparé du reste des habitants de la cité. Épris, il baisse la tête sans se plaindre; il souffre toutes les avanies sans demander justice; il se laisse accabler de coups sans  soupirer; on lui demande sa tête: il la présente au cimeterre. Si quelque  membre de cette société proscrite vient à mourir, son compagnon ira, pendant la nuit, l'enterrer furtivement dans la vallée de Josaphat, à l'ombre du temple de Salomon.
Pénétrez dans la demeure de ce peuple, vous le trouverez dans une affreuse misère, faisant lire un livre mystérieux à des enfants  qui, à leur tour, le feront lire à leurs enfants. Ce qu'ils faisaient il y  a 5000 ans, Ce peuple le fait encore.
Il a assisté dix-sept fois à la ruine de Jérusalem, et rien ne peut le décourager; rien ne peut l'empêcher de  tourner ses regards vers Sion.
Quand on voit les Juifs dispersés sur la terre, selon la  parole de Dieu, on est surpris sans doute; il faut voir ces légitimes maîtres de la Judée esclaves et étrangers dans leur propre pays; il faut les  voir attendant, sous toutes les oppressions, un roi qui doit les délivrer  Les Perses, les Grecs, les Romains ont disparu de la terre:  et un petit  peuple, dont l'origine précéda celle de ces grands  peuples, existe encore sans mélange dans les décombres de sa patrie. Si quelque chose, parmi les nations, porte le caractère du miracle, nous pensons que ce caractère est ici"

Hamas

 

En moins de 11 mois, le Hamas a réussi à infiltrer à Gaza, à travers des centaines de tunnels creusés sous le corridor Philadelphi, des armes très sophistiquées venant d'Iran: des Katiouchas de 122 mm de diamètre, des missiles de longue portée (40/80 km) pouvant atteindre Tel Aviv, des missiles anti-aériens et anti-chars (9M113 de 4 km de portée)

Les issues sont dans les résidences des chefs terroristes et dans les centres de commandement, sous des immeubles. Les missiles sont stockés dans les mosquées contrôlées à 80% par le Hamas.

Des tunnels "offensifs" ont été aussi creusés près de la frontière avec Israël pour s'y infiltrer et continuer à enlever des soldats.

 

Autorité Palestinienne

 

Stratégie dévoilée

L'ambassadeur de l'Olp à Beyrouth, Mr Abbas Zaki, a dit en 2008: "Laissez-moi vous expliquer une chose, lorsque l'idéologie des Israéliens va s'effondrer, nous prendrons au moins Jérusalem. Car cette idéologie va s'effondrer dans sa totalité et nous commencerons à progresser avec notre propre idéologie, inchallah et nous les chasserons de toute la Palestine". Il ajouta en 2009: "Selon mon opinion, la solution à 2 états verra s'effondrer l'état d'Israël. Car s'ils quittent Jérusalem, tous les espoirs mis dans la Terre Promise et le Peuple Elu vont s'évaporer. Et que deviendront tous les sacrifices consentis depuis tant d'années, si on leur dit de s'en aller ? Pour eux Jérusalem est un symbole spirituel, la Judée et la Samarie représentent un rêve historique. Si les Juifs quittent ces places, l'idéal sioniste s'effondrera de lui-même. Et là nous pourrons avancer".

 

Tactiques nouvelles

L'AP a changé de tactiques pour se débarrasser de l'état d'Israël: en s'appuyant sur des amis arabes, la majorité pro-arabe à l'Onu, les antisémites notoires d'Occident, les instances internationales et les tribunaux d'Occident, faire déconsidérer ce pays en l'accusant et en le "mettant en jugement" sur divers sujets, même inventés de toutes pièces (dans le domaine de la propagande, il suffit de dénigrer, de diffamer et de calomnier sans preuve pour salir l'autre). La méthode BDS n'a pas encore porté des fruits mûrs: Boycott, Désinvestissement, Sanctions diverses peuvent faire mal un moment, mais ils sont voués à un échec patent. Mais Abou Mazen ou ses émules trouveront autre chose.

 

Etats-Unis

 

FBI

Les statistiques du FBI concernant l'évolution des crimes de haine raciste montrent que ceux dirigés contre les Juifs stagnent entre 64/69%, soit environ les 2/3, de 2004 à 2008, alors que les crimes anti-islamiques ont diminué de 13% à 7,7%!

 

Le syndrome de Stockholm (ou même Oslo)

Selon le psychiatre Kenneth Levin, ce syndrome est commun dans les communautés sous siège, les minorités entourées par une majorité hostile ou les petits états attaqués par un puissant ennemi. Inévitablement, des éléments du groupe assiégé vont accepter les accusations ou les demandes des assiégeants, aussi absurdes soient-elles. Ceci dans l'espoir de desserrer l'étau et se démarquer du sort désespéré du reste du groupe.

Certains vont simplement abandonner leur communauté et rechercher une identité nouvelle pour s'y immerger.

Dans les communautés juives sous siège, certains se convertiront à la religion dominante, d'autres prendront leur distance du groupe juif, crachant leur venin contre leurs anciens congénères, allant même plus loin que les us et coutumes du groupe dominant.

Certains le font pour obtenir un avantage matériel, comme les universitaires israéliens, qui cherchent à obtenir des chaires ou des situations intéressantes à l'étranger, ou simplement des honneurs. On connaît même certains qui, pendant des années, n'ont pas cessé de critiquer, de condamner, de vilipender leur pays pour obtenir une vulgaire "décoration", perdant du coup leur honneur. Car plus ils sont virulents contre leur patrie, plus ils ont une chance d'obtenir la reconnaissance convoitée du pays puissant ou dominant.

Devant la menace nucléaire ou le refus arabe de reconnaître l'état d'Israël et sa spécificité juive, de nombreux Juifs d'Israël ou de la diaspora se battront pour les confronter, les vaincre et en venir à bout. Mais certains, atteints du syndrome, vont adopter la rhétorique de l'ennemi, la justifiant, la "rationalisant", prônant l'apaisement et l'autocritique. La paix vite et à tout prix, même sans partenaire déclaré. Sans aucun doute, ceux-ci vont contribuer à intensifier les menaces et précipiter leur réalisation.

 

Iran - Occident

 

Côte à côte ces 2 nouvelles

- Dans un récent article du Wall Street Journal, Olivier Debouzy, conseiller militaire proche de Nicolas Sarkosy dit que le temps de la diplomatie avec l'Iran est terminé et qu'il est urgent que les Etats-Unis, la Grande Bretagne et la France, -- ensemble avec Israël si possible et avec discrétion – se rassemblent pour trouver un moyen commun de mettre fin au programme nucléaire de l'Iran, par la force militaire. (pj en anglais)

- Par ailleurs dans une conférence à Bahrein, le général Petraeus a dit que l'Union des Emirats Arabes (UEA) avait la capacité d'éliminer les forces aériennes de l'Iran, grâce à ses 70 Block 60 F-16, plus performants que les F-16 américains.

Les tensions entre les Etats-Unis et l'Iran sont montées d'un cran quand ce dernier a lancé sa dernière version du missile à longue portée Sajjil-2 pouvant atteindre l'Europe.

Continuant à fabriquer et à installer des milliers de nouvelles centrifugeuses, l'Iran nargue l'Occident et son président Ahmedinejad continue à accuser les Etats-Unis d'être des fauteurs de guerre, assoiffés de pétrole… (pj en anglais)

 

Puis ces deux autres nouvelles côte à côte

- Les causes de l'accident du vol AF447, qui a fait 228 morts entre Rio et Paris le 1er juin dernier, restent à ce jour inconnues, selon le nouveau rapport du Bureau d'enquêtes et d'analyses.

- Téhéran donne ses directives: d’après un journal koweïtien, Téhéran aurait convoqué d’urgence le vice-président syrien Farouk A-Shara ou son ministre des Affaires étrangères Walid Al Mouallem ainsi que le chef du Hezbollah afin de leur donner des directives, à suivre au cas où une guerre éclaterait et que les sites nucléaires de l’Iran seraient attaqués. Citant un diplomate d’un des pays du Golfe persique, le journal indique que le leader du Hezbollah Nasrallah est attendu à Téhéran ces prochains jours afin de recevoir directement les directives du régime iranien. Des membres de l’opposition iranienne, en exil à Paris, ont révélé que les services de Renseignements iraniens avaient déjà désigné leurs futures cibles en cas d’offensive : parmi elles figurent le Premier ministre israélien Netanyahou, le ministre de la Défense Barak et des dirigeants de Grande Bretagne, de France, du Koweït et d’Arabie Saoudite.

 

Pas besoin d'être parano pour comprendre ce qui s'est passé après l'inauguration de la base navale française à Abou Dhabi.

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 21:02



Bernard Kouchner, cette fois, bat tous les records de cynisme et dénature toute notion de "droits de l'homme", en accrochant le wagon de ses propres revendications à la locomotive
du "deal" déjà foireux, consistant à voir des terroristes sortir des prisons d'une démocratie contre la vie d'un jeune soldat contre lequel ne pèse que la charge d'être un soldat juif. Au lieu de poursuivre sa négociation d'état démocratique à état démocratique, sans se préoccuper de ce qu'exige le Hamas, finalement, il préfère devoir à un groupe terroriste pratiquant le kidnapping, la libération précoce de l'un de ses ressortissants accusé de la préparation des mêmes méfaits. Cet acte de prostitution avoué déshonore totalement la fonction qu'il occupe. Netanyahou n'en fera rien, soyons-en sûrs.

La France veut la libération de Salah Hamouri

 

[Jeudi 17/12/2009 19:52]

 

Le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner, a déclaré que la France continuerait à faire pression sur Israël pour que Salah Hamouri, un terroriste palestinien ayant également la nationalité française, soit libéré dans le cadre de la transaction devant permettre le retour de Guilad Shalit. Hamouri purge une peine de prison depuis 2005 après avoir comploté pour assassiner le mentor de Shass le Rav Ovadia Yossef. Kouchner a déclaré qu’après avoir purgé quatre ans sur les six ans de prison qui lui ont été assignés, Hamouri devrait être libéré. Il y a quelques temps, le Premier ministre Binyamin Netanyahou a précisé que Hamouri n’était pas inclus dans la transaction.

par Yael Ancri
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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 11:10

La Palme de la Lâcheté  

 

Par

 

Thérèse ZRIHEN-DVIR

pour : http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com

 

Pourquoi s'étonner de la mise au pilori de Mme Tzipi Livni, accusée de crimes contre l'humanité par les Anglais? En se penchant sur la politique actuelle de l'Angleterre qui soutient sans ambiguïté le boycott des produits israéliens, le boycott académique de ses universités et le désinvestissement, nous sommes inéluctablement tenté à faire un petit saut dans l'histoire de l'Angleterre, son implication dans le conflit israélo-palestinien  et ses promesses faites tant aux arabes qu'aux sionistes.

L'histoire nous apprend que l'Angleterre ne cesse, malheureusement, de jouer le double jeu vis-à-vis des deux peuples, dans le seul but de sauvegarder ses intérêts dans la région.

Lors du partage de l'empire ottoman, des conversations diplomatiques et secrètes aboutirent à la signature d'un traité notoire sous le nom de "traité Sykes-Picot" en 1916. Ce document prévoyait le partage de la péninsule arabe entre la Grande-Bretagne et la France. Inutile de disséquer le contenu du traité, et concentrons-nous plutôt sur la partie méridionale de la Syrie qui devait être constituée en territoire distinct, soumis au contrôle commun de la Grande-Bretagne, de la France et de la Russie. Ainsi fut crée la Palestine.

En somme, en suivant attentivement les méandres des négociations tenues avant ce traité, nous aboutissons à une conclusion stupéfiante. Il semblerait que les territoires de la Palestine avaient été promis aux arabes et aux sionistes. Du côté sioniste, ils n'avaient cessé d'affirmer que la Palestine avait été exclue par Mc Mahon des limites du futur état arabe, pendant que les arabes de leur côté, étaient convaincus que ce traité leur octroyait, entre autres, les régions méridionales syriennes qui seraient comprises dans le futur état arabe. Ce traité secret fut publié en 1918 par les bolcheviks,  après la révolution russe de Février 1917 et la prise de pouvoir, mettant fin à la dynastie tsariste, ainsi qu’à la suite de la déclaration de Balfour qui contenait la promesse du gouvernement  britannique de contribuer à la création d'un foyer national juif en Palestine.  Or, le terme Foyer National qui fut utilisé (à la place « d’Etat Juif ») dans la déclaration reste équivoque et ouvert à des interprétations variables. C'est dans ce même ordre d’idées, que le représentant britannique Lord Hankey, déclarera en 1939, qu'il s'agissait là d'une formule très générale, très souple. Elle ne contient pas un mot sur le comment elle doit être mise à exécution.

Les sionistes qui ignoraient tout des promesses britanniques faites aux Arabes, et ne pouvaient prévoir les interprétations divergentes du mandat et le clivage des deux-tiers de la Palestine sous le nom de Transjordanie, avaient nourri l'espoir pas totalement absurde que cette déclaration préconisait la création d'un état juif en Palestine. Rien de surprenant, cette promesse renforçant l’élan naturellement antinazi des Juifs du Yishouv, à ce que les sionistes s'engagent en grand nombre et volontairement dans les rangs de l'armée britannique durant la seconde guerre mondiale.

Aujourd'hui ce jeu ignoble ne cesse de se perpétuer. Les Anglais cherchent prioritairement à maintenir leurs relations avec le monde arabe, peu importe si c'est Israël qui doit en subir les conséquences.

Néanmoins, personne ne doit ignorer que le carrousel de la vie ne cesse de tourner, et si dans le passé, les grandes puissances, comme l'Angleterre, la France et la Russie s'évertuaient à diviser le monde à leur guise, aujourd'hui, c'est l'Islam qui projette de les remplacer. La politique britannique tout comme celle de l'Europe entière est largement sujette à des transformations permanentes et profondes, dues à l'influence active et souvent imposée par leurs communautés musulmanes qui ne cessent de croître en leur sein.

Qui donc avait suggéré que la reine d'Angleterre devait sérieusement considérer sa conversation à l'Islam? Quoi qu’il en soit, le Foreign Office lui interdit toujours de se rendre en visite en Israël…

 

 

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 08:36
Une vérité qui gêne [l'attitude anti-israélienne irrédentiste de la Grande-Bretagne], Andrew Roberts
"Hier soir [10 décembre], l’historien Andrew Roberts a prononcé un remarquable discours lors du dîner annuel de l'Anglo-Israel Association, AIA). Je le reproduis ici sans commentaire." (Melanie Phillips).

17/12/09

Texte anglais original : "An inconvenient truth", 11 décembre 2009 (Discours repris du blogue de Melanie Phillips sur le site du Spectator).

Traduction française : Jean Szlamowicz, pour upjf.org

Note à l’attention des responsables de sites et blogues : Cet article peut être librement reproduit, sous réserve de la mention - explicite et obligatoire - de son lien : http://www.upjf.org/contributeurs-specialises/article-17622-145-7-verite-gene-attitude-anti-israelienne-irredentiste-grande-bretagne-andrec-roberts.html

 

 

Honorables Lords, Mesdames et Messieurs,


C’est un grand honneur que d’avoir été invité à m’adresser à vous, spécialement en ce 60
e anniversaire de l’AIA, et j’aimerais profiter de cette occasion pour parler des relations entre la Grande-Bretagne et Israël, et tenter de les débarrasser de quelques-uns des mythes dont elle est affublée.

Parce qu’il me semble que, sans nier l’indéniable teneur étatique de la déclaration d’Arthur Balfour (novembre 1917), qui promettait « un foyer national pour le peuple juif », il ne faudrait pas en déduire que la Grande-Bretagne ait jamais été plus qu’un compagnon des beaux jours en ce qui concerne les aspirations nationales juives. La fameuse déclaration avait, au moins, en partie pour but de conserver l’appui des Juifs d’Europe de l’Est et de Russie à la Grande Guerre après la Révolution bolchevique, et la formule d’« Etat Juif », qui avait la préférence de Chaim Weizmann (« un Etat juif ») fut rejetée par le Foreign Office. David Ben-Gourion écrivit à l’époque : « la Grande-Bretagne a fait un geste magnifique […]. Mais seuls les membres du peuple hébreu peuvent transformer ce droit en un fait tangible. C’est à eux seuls, avec leur corps et leur âme, leur force et leurs ressources, qu’il incombe de construire leur foyer national et de réaliser leur renaissance nationale ».

Comme prévu, lors de la Conférence de Versailles et des assemblées secondaires qui suivirent jusqu’en 1922, alors même que la Grande-Bretagne s’était vu confier le Mandat de la Ligue des Nations pour la Palestine, le foyer national juif ne fut pas établi. Durant la période du Mandat britannique, on a pu observer des tensions entre le Commonwealth Office, responsable de l’administration de la Palestine, qui voulait le réaliser dans la ligne de la Déclaration Balfour (malgré ses propres contradictions), et le Foreign Office, qui craignait que la création de facto d’un Etat juif suscite l’opposition des Arabes. En 1937, la commission Peel avait recommandé de mettre fin au Mandat et de partager la Palestine entre un Etat arabe et un Etat juif, incluant des transferts de 225 000 habitants arabes en provenance de Galilée, ce que Ben-Gourion avait salué en remarquant que cela « pourrait nous offrir quelque chose que nous n’avons jamais eu, même quand nous étions indépendants à l’époque du Premier et du Second temple ». Malgré cela, les Arabes et le 20e Congrès Sioniste rejetèrent les recommandations de la commission Peel, au grand soulagement du Foreign Office, dont l’opposition se focalisait sur le fait que la chose était estimée irréalisable.
 

Au lieu d’un Etat juif, il y eut le célèbre Livre Blanc de 1939, qui limita sérieusement l’immigration juive en Palestine précisément au moment où les Juifs en avaient le plus besoin, à l’heure de la Solution Finale. Un plafond maximal de 75 000 Juifs fut fixé pour la période fatale de 1940-1944 - et ce chiffre devait aussi inclure les réfugiés d’urgence. Le Livre Blanc fut publié le 9 novembre 1938, le jour même où se produisaient les horreurs de la Nuit de Cristal en Allemagne. Il fut approuvé par le parlement en mai 1939, deux mois pleins après l’occupation de la Tchécoslovaquie par Hitler. Le Guardian de Manchester a décrit ce vote comme « la condamnation à mort de dizaines de milliers de Juifs d’Europe Centrale », sur le simple plan numérique, ce chiffre était probablement sous-estimé. Malgré le vote du Parti Travailliste visant à abroger le Livre Blanc en 1945, le secrétaire d’Etat travailliste aux Affaires étrangères, Ernest Bevin, ennemi acharné d’Israël, le reconduisit, et il ne fut jamais abrogé jusqu’à la proclamation de l’Etat d’Israël.
 

Fin avril 1948, Bevin ordonna que les positions arabes de Jaffa soient protégées contre les Juifs, « à tout prix », et quand l’indépendance israélienne fut effective, le mois suivant, les forces britanniques qui quittaient le pays remirent parfois des positions militaires fortifiées et stratégiques de première importance aux cinq armées arabes qui envahissaient alors Israël, la plus efficace d’entre elles étant d’ailleurs commandée par un Britannique, Sir John Glubb. Ensuite, la veille du Nouvel An de 1948, le gouvernement britannique promulgua un ultimatum menaçant Israël de guerre s’il ne cessait pas ses contre-attaques des forces égyptiennes dans la bande de Gaza et le désert du Sinaï. La Grande-Bretagne fut le seul pays de l’ONU à venir en aide à l’Egypte, dans cette affaire.
 

On comprendra donc aisément la nécessité de la création de l’Anglo-Israel Association par le brigadier général Sir Wyndham Deedes, quelques semaines seulement après que la Grande-Bretagne eut enfin reconnu Israël, en 1949, des mois après l’Amérique, la Russie et d’autres Etats. Il y avait encore un énorme ressentiment contre la Guerre d’Indépendance. Au mieux, Israël ne pouvait guère être considéré que comme un casse-tête par le Foreign Office ; et pire encore, contrairement à ses voisins, Israël n’avait pas de pétrole. Sept ans plus tard, la crise de Suez n’avait rien arrangé. La manière dont Israël avait étroitement collaboré aux plans britanniques pour écraser Nasser aurait dû le rendre cher au Foreign Office, mais, bien sûr, cela n’a pas été le cas.
 

Quand, en mai 1967, Nasser annonça le blocus du Détroit de Tiran, fermant ainsi l’accès, vital pour Israël, vers l’Orient, ceux qui étaient censés garantir l’accès à ces eaux internationales, et notamment les Britanniques, n’eurent pas de réaction rapide ni décisive. Et bien que Harold Wilson fût fier de ses positions pro-israéliennes, son secrétaire d’Etat, George Brown, et le Foreign Office ne s’y conformaient pas. En plus de sa tiédeur durant la Guerre des Six-Jours, la Grande-Bretagne aggrava son attitude en soutenant la résolution 242 qui, au final, demandait à Israël de se retirer « de territoires occupés » — la résolution étant si mal formulée par le Foreign Office, qu’Arabes et Israéliens continuent encore aujourd’hui de se disputer à propos de son interprétation.
 

La Guerre de Kippour en octobre 1973 permit de constater un positionnement encore plus partisan du Foreign Office en faveur des Arabes et contre les Juifs. En décrétant un embargo sur les armes à l’encontre des deux belligérants, le gouvernement Heath a, en fait, empêché Israël de se procurer des pièces de rechange pour les chars Centurion de Tsahal, tout en permettant que la Jordanie en achète, sous prétexte qu’elle n’était pas — officiellement du moins — partie prenante au conflit. Les pilotes d’hélicoptères égyptiens ont même continué de s’entraîner en Grande-Bretagne, le secrétaire d’Etat aux affaires étrangères, Sir Alec Douglas-Home, se contentant d’expliquer laborieusement à l’ambassadeur israélien qu’il valait mieux qu’ils s’entraînent en Grande-Bretagne plutôt que de se battre sur le front. Heath refusa même aux cargos américains apportant des équipements à Israël d’atterrir et de faire le plein de carburant dans nos bases de Chypre.
 

Dans les années 1980, Margaret Thatcher a paru apporter une chaleur retrouvée aux relations anglo-israéliennes. Députée de Finchley [circonscription qui compte une importante communauté juive, NdT], son éducation méthodiste était en consonance avec les valeurs juives et elle fut la plus philosémite des parlementaires britanniques depuis Churchill. Pourtant, elle fut elle-même entravée par le Foreign Office, en particulier en matière de coopération pour le renseignement avec le Mossad. John Major a certes envoyé une unité SAS [Special Air Service, forces aériennes d’interventions spéciales britanniques, NdT] pour localiser et détruire les batteries irakiennes de missiles Scud, qui avaient pris Israël pour cible durant la première Guerre du Golfe, mais il s’agissait, avant tout, d’empêcher Israël de répliquer, ce qui risquait de causer le délitement de la coalition arabe contre Saddam.
 

Après le 11-Septembre, Tony Blair a semblé apprécier la manière dont Israël menait, en première ligne, la guerre contre le terrorisme, et c’est ainsi qu’il a courageusement refusé de condamner l’intervention israélienne au Liban. Mais depuis, les interventions britanniques dans le cadre des négociations européennes avec l’Iran concernant ses ambitions nucléaires se sont montrées franchement pitoyables.
 

Le domaine politique où, traditionnellement, le Foreign Office possède une marge de manœuvre importante est la question des visites royales. Ce n’est donc pas une coïncidence si Sa Majesté la Reine a fait 250 visites officielles dans 129 pays différents durant son règne et que ni elle ni aucun membre de la famille royale n’ont jamais mis les pieds en Israël pour une visite officielle. La Princesse Alice de Grèce, mère du Prince Philip, a été reconnue comme Juste parmi les nations, pour avoir recueilli une famille juive chez elle, à Athènes, lors de la Shoah, et elle a été enterrée sur le Mont des Oliviers. Pourtant, le Duc d’Edinburgh n’a été autorisé à se rendre sur sa tombe qu’en 1994, et seulement dans le cadre d’une visite privée.

« Les visites officielles se font sur le conseil du Foreign Office et du Commonwealth office », a expliqué un attaché de presse de la famille royale lors de la récente visite privée du Prince Edward en Israël. Un porte-parole du Foreign Office a souligné qu’en ce qui concerne l’absence de visite officielle de la Reine, « Israël n’est pas un cas unique. Il en va de même pour de nombreux pays ». C’est sans doute vrai pour le Burkina Faso ou le Tchad, mais le Foreign Office a tout de même réussi à trouver du temps, au fil des années, pour envoyer la Reine en Libye, en Iran, au Soudan, au Koweït, à Bahreïn, au Qatar, aux Emirats Arabes Unis, dans le sultanat d’Oman, en Arabie Saoudite, en Tunisie, en Algérie, au Maroc, en Jordanie et en Turquie. On ne peut donc pas dire qu’elle ne s’est pas trouvée dans la région.

Il est également possible que Sa Majesté n’ait pas été sur le trône depuis assez longtemps pour qu’en 57 ans, le Foreign Office n’ait pu se résoudre à lui permettre de rendre visite à l’une des seules démocraties du Moyen-Orient. Au moins serait-elle certaine de recevoir un accueil chaleureux en Israël, contrairement au Maroc, où le roi l’a fait attendre trois heures par une chaleur de plus de 30 degrés, sans parler de l’avant-dernier Sommet des Chefs de Gouvernement du Commonwealth, qui avait lieu en Ouganda, où l’on n’avait même pas fini d’aménager l’hôtel où elle devait séjourner.

La véritable raison, bien sûr, est que le Foreign Office proscrit toute visite royale en Israël, et cette interdiction est d’autant plus stricte qu’elle n’est ni écrite, ni reconnue. En tant qu’acte de délégitimation d’Israël, ce boycott de fait est aussi grave que d’autres actes, tel le boycott universitaire, et est directement imputable aux fonctionnaires pro-arabes du Foreign Office. Ce qui nous amène à M. Oliver Miles.

L’une des raisons pour lesquelles je suis fier d’être historien est que je partage l’exercice de cette profession avec des savants intègres et érudits tels que Sir Martin Gilbert et Sir Lawrence Freedman. Si des individus aussi intelligents, savants et incorruptibles ont choisi d’être historiens, c’est qu’il doit s’agir d’une profession honorable. Permettez-moi donc de citer, mot pour mot, ce que l’ancien ambassadeur britannique en Libye et en Grèce, M. Oliver Miles, a écrit dans The Independent, il y a moins de quinze jours, en commentant la composition de la Commission d’enquête Chilcot sur la guerre en Irak :

« Gilbert et Freedman sont tous deux juifs et il est pour le moins patent que Gilbert a soutenu activement le sionisme. Ce n’est généralement pas mentionné dans la grande presse américaine ou britannique. […] Les cinq membres de la commission ont tous une réputation et une carrière remarquables, mais il est dommage que si l’on accuse cette commission de parti pris, de tels arguments soient si facilement à la disposition des critiques. Il ne doit pas seulement régner un équilibre réel dans une telle commission, il faut aussi que cet équilibre soit manifeste ».

Mesdames et Messieurs, si telle est la manière dont les membres pro-arabes du Foreign Office sont prêts à s’exprimer en public, imaginez un peu ce qu’ils disent en privé de gens comme les professeurs Gilbert et Freedman ! L’équilibre dont parle monsieur Miles est ici visiblement un équilibre racial et, selon lui, il aurait fallu établir un strict quota de Juifs pour participer à cette commission.

Il y a, bien entendu, une raison pour laquelle « de tels faits ne sont  généralement pas mentionnés dans la grande presse » [comme le dit M. Miles], à savoir, que c’est une conception honteuse et répugnante, et que mentionner les origines ethniques d’aussi remarquables serviteurs de l’Etat est scandaleux, outre que personne n’aurait pensé à faire une telle réflexion si Monsieur Miles ne l’avait pas émise.

Etant donné qu’il y a 22 ambassadeurs britanniques dans les pays arabes et un seul en Israël, il est peut-être naturel que le Foreign Office soit plus spontanément pro-arabe que pro-israélien. Il y a parfois eu d’excellents ambassadeurs britanniques en Israël. Cela a été le cas de votre président, Sir Andrew Burns, qui occupait ce poste au début des années quatre-vingt-dix. Et il y a également eu d’excellents ambassadeurs israéliens en Grande-Bretagne, c’est même le cas actuellement avec Ron Prosor. Reste que de telles personnalités luttent contre le courant, car le Foreign Office part du principe que les relations de la Grande-Bretagne et d’Israël devraient être constamment subordonnées aux relations avec les autres Etats du Moyen-Orient, en particulier ceux qui sont riches en pétrole, même s’ils ont un comportement des plus abominables en matière de droits de l’homme, de persécution des chrétiens, d’oppression des femmes, de châtiments corporels moyenâgeux, et ainsi de suite.

Il me semble qu’il s’agit là d’une forme sous-jacente de racisme. La pensée du Foreign Office est que les Juifs sont censés se conduire correctement parce qu’ils sont comme nous. Et il ne faudrait rien reprocher aux Arabes, parce que eux ne sont pas comme nous. C’est ainsi que dans le domaine militaire, on attend toujours d’Israël qu’il se comporte beaucoup mieux que ses voisins, et qu’on le critique très durement, avec une hypocrisie consommée, quand dans le feu du combat pour la survie de la nation, il lui arrive de ne pas y parvenir. Le problème occupe tous les partis politiques aujourd’hui, et il en a toujours été ainsi. William Hague a demandé à Israël d’adopter une réaction proportionnée face au Hezbollah au Liban en 2006, comme si une réplique proportionnée avait jamais permis de remporter la moindre victoire contre des fascistes. Lors de la Seconde Guerre Mondiale, la Luftwaffe a tué 50 000 Britanniques lors du Blitz. La réplique alliée fut de tuer 600 000 Allemands, soit douze fois plus, ce qui est légèrement disproportionné, mais c’est précisément cela qui a puissamment contribué à la victoire. Qui sommes-nous donc pour faire la leçon aux Israéliens sur la proportionnalité à laquelle devraient satisfaire leurs répliques ?

Face au parti-pris anti-israélien massif qui est celui de nos médias si progressistes et de la BBC, il est fréquent, en Grande-Bretagne, d’oublier de se demander ce que nous ferions si nous devions affronter une telle situation. La population du Royaume-Uni est de 63 millions d’habitants, soit 9 fois la population d’Israël. En juillet 2006, pour prendre un exemple au hasard, le Hezbollah a franchi la frontière du Liban, pénétré en Israël, tué 8 soldats en patrouille et kidnappé 2 autres. Cet été-là, le Hezbollah a tiré 4 000 roquettes Katiouchas sur Israël, causant la mort de 43 civils. Pour donner une idée proportionnelle à l’ordre de grandeur britannique, en multipliant par 9, imaginons quelle serait notre réaction si une organisation terroriste basée à Calais envoyait 36 000 roquettes vers le Sussex et le Kent, tuait 387 civils britanniques, après le meurtre dans une embuscade de 72 soldats britanniques et le kidnapping de 18 autres ? J’imagine que le gouvernement remuerait ciel et terre pour protéger les sujets britanniques dans de telles circonstances, et ce ne serait que normal. Pourquoi Israël devrait-il se conduire différemment ?

Depuis que le brigadier général Deedes a fondé l’AIA en 1949, il ne s’est pratiquement pas écoulé une année où l’orateur n’ait pas dit qu’Israël traversait une crise. Et parfois, il s’agissait de crises qui concernaient l’existence même d’Israël, comme en 1956, 1967, 1973 et, comme aujourd’hui, face à la menace nucléaire iranienne. Et à présent, alors que Barack Obama semble être le président américain le moins pro-israélien depuis Eisenhower, les dangers sont encore plus évidents. Car il ne fait aucun doute qu’Obama ne fera rien pour empêcher Ahmadinejad - sans doute le plus virulent et le plus dangereux ennemi des Juifs depuis la mort d’Adolf Hitler - d’acquérir l’arme nucléaire.

Aucun d’entre nous ne peut prétendre savoir ce qui attend Israël, mais si Israël décide de lancer une frappe préventive contre cette menace - de la même manière que Nelson avait préventivement coulé la flotte danoise à Copenhague, ou que Churchill avait préventivement coulé la flotte de Vichy à Oran -, l’Etat juif ne peut s’attendre qu’à une condamnation de la part du Foreign Office. Il devra néanmoins ignorer de telles critiques parce que, malgré tout le travail accompli par l’AIA depuis 60 ans, travail qui est d’une nécessité encore plus importante aujourd’hui, la Grande-Bretagne n’a jamais été davantage qu’un ami des beaux jours pour Israël.

Même si l’histoire ne se répète pas, elle donne parfois une impression de déjà-vu et si le témoignage de l’Histoire a la moindre valeur, c’est de témoigner de  ceci :
 

Pour éviter la menace d’un second Holocauste, on ne peut compter que sur Israël pour agir de manière décisive dans le meilleur intérêt des Juifs.


Andrew Roberts


© The Spectator and Melanie Phillips

 

Mis en ligne le 17 décembre 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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17 décembre 2009 4 17 /12 /décembre /2009 08:02
Contacts secrets en vue d’une visite d’Ehud Barak en Turquie / Itamar Eichner – Yediot Aharonot

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16292
 

mercredi 16 décembre 2009

Israël et la Turquie mènent des contacts discrets afin d’organiser une visite en Turquie du ministre de la Défense, Ehud Barak. Ceci dans le cadre des efforts pour rétablir des relations normales entre les deux pays. La date de la visite n’a pas encore été fixée mais en Israël on espère qu’elle aura lieu dans les prochaines semaines et symbolisera un retour à la normale.

Le ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Emploi, Binyamin Ben-Eliezer, a effectué il y a deux semaines une visite très réussie en Turquie et a convenu avec ses interlocuteurs turcs d’un cadre pour le rétablissement des relations. Il a été notamment convenu que le niveau des visites bilatérales serait progressivement rehaussé. Les Turcs souhaitent eux organiser une visite en Israël de leur ministre du Tourisme et de la Culture.

Par ailleurs, des responsables israéliens ont appris que lors de la visite aux Etats-Unis du Premier ministre turc, Recep Tayyip Erdogan, le président Obama lui a dit que ses propos vis-à-vis d’Israël empêchent la Turquie de prendre la tête de processus diplomatiques dans la région, comme c’était le cas auparavant. M. Obama a pressé le Premier ministre Erdogan de rétablir les relations avec Israël./.

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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