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1 décembre 2009 2 01 /12 /décembre /2009 21:17
Jérusalem-Est : La suède fait pression

http://www.aschkel.info/article-l-ue-jerusalem-capitale-de-la-palestine--40365256.html

[Mardi 01/12/2009 16:59]

 

















Le ministère israélien des Affaires Etrangères a commencé à déployer tous ses efforts afin de convaincre les amis d’Israël en Europe que le texte de résolution proposé par la Suède, et qui doit être soumis le 7 décembre prochain au vote des membres de l’UE à Bruxelles, est « inacceptable et dangereux ». Certains résultats se sont déjà fait ressentir. La représentation française à Bruxelles a fait savoir qu’elle « émettait de nombreuses réticences par rapport au projet de résolution élaboré par la présidence suédoise concernant le Proche-Orient ». Les Français ont introduit pas moins de cinquante propositions d’amendements au texte, notamment sur la question de Jérusalem et de l’intention affichée par Stockholm de faire reconnaître unilatéralement Jérusalem-Est comme « capitale de la Palestine » par l’Union Européenne. Non pas que la France ne soit pas d’accord sur le fond, précise-t-on au Quai d’Orsay, mais on estime « que le tracé des frontières doit se définir par la négociation entre les deux parties et non de manière unilatérale par des pays tiers ». Les réserves françaises se manifestent également sur le ton général du texte, que Paris estime « déséquilibré et trop négatif envers Israël ». Dans son argumentaire, le ministère israélien des Affaires Etrangères insiste sur le fait « qu’en agissant de la sorte, l’Union Européenne supprime toutes ses chances de jouer un rôle positif dans la région » et s’agissant de la Suède en particulier, Israël n’est pas tendre : au lieu de d’exiger tout d’Israël et de critiquer l’Etat juif, les Suédois feraient mieux de faire pression sur les Palestiniens pour qu’ils retournent à la table des négociations, car en attendant leur attitude aboutit au résultat strictement inverse ». A Jérusalem, on pense que les Italiens, les Allemands et les Britanniques suivront la France et pousseront la Suède a proposer un texte beaucoup plus équilibré, tout en étant conscient qu’il ne s’agit finalement que d’un texte de plus qui n’aura aucune valeur juridique ni même politique.

 

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30 novembre 2009 1 30 /11 /novembre /2009 08:42
Mercredi 11 novembre 2009
USA/ Le président de Mandchourie


http://www.michelgurfinkiel.com/uploads/Image/Gurfinkiel:Portrait%201.jpg

http://michelgurfinkiel.com/articles/255-USA-Le-president-de-Mandchourie.html

 

Comme Carter en 1976, Obama a été mis en orbite en 2008 par des puissances qui le dépassent. Comme Carter, il ne résiste pas à l’épreuve du pouvoir.



PAR Michel Gurfinkiel.

 

Depuis un demi-siècle, l’Amérique vit dans la hantise du « candidat de Mandchourie ». Derrière cette expression, il y a d’abord eu un roman de politique-fiction de Richard Condon, The Manchurian Candidate, paru en 1959. Puis deux films : par John Frankenheimer d’abord, en 1962, avec Frank Sinatra dans le rôle principal ; et par John Demme ensuite, en 2004, avec Denzel Washington.

Thème : la manipulation du système démocratique par des ennemis de la démocratie. Dans le roman de Condon et le premier film, il est question de soldats américains capturés par les Rouges pendant la guerre de Corée, robotisés à travers un « lavage de cerveau » et renvoyés aux Etats-Unis pour y participer à un coup d’Etat : l’un de ces soldats, conditionné pour être un assassin, devra tuer le président des Etats-Unis et assurer ainsi son remplacement par le vice-président, autre ancien captif des Nord-Coréens, qui a été programmé, quant à lui, pour livrer son pays, et l’ensemble du monde libre, au communisme.

Dans le second film, les événements se déroulent sur fond de guerre d’Irak. Et les manipulateurs ne sont plus les communistes, mais une société d’armement américaine, qui entend instaurer une dictature d’extrême droite.

D’une vision conservatrice, liée à la guerre froide, où l’Amérique représente le Bien, on est ainsi passé à une vision « politiquement correcte » d’extrême gauche, où elle incarne le Mal. Ce renversement date de l’assassinat de John Kennedy, en 1963. Les circonstances de ce drame se rapprochent de trop près, en effet, du roman de Condon et du film du Frankenheimer. L’assassin présumé de Kennedy, Lee Harvey Oswald, ex-Marine devenu communiste et marié à une Soviétique, semble avoir été une sorte de zombie, manipulé par des puissances qui le dépassaient. Son assassinat, quarante-huit heures après son arrestation, s’apparente à la liquidation d’un simple exécutant devenu inutile. Et l’arrivée au pouvoir du vice-président Lyndon Johnson, qui décide immédiatement d’envoyer un corps expéditionnaire au Vietnam du Sud afin de résister aux agressions du Nord communiste, peut passer comme un putsch silencieux ourdi par le « parti de la guerre ».

L’affaire du Watergate, au début des années 1970, semble confirmer un peu plus la thèse de complots permanents des « fascistes » américains contre la démocratie. Bien avant le remake de 2004, le Manchuria Candidate inspire de nombreux films et livres, notamment Les Trois Jours du Condor de Sidney Pollack, réalisé en 1975, où une police secrète procède en toute impunité à des massacres en plein Washington…

Mais alors même que la thématique du Manchuria Candidate bascule à gauche, de véritables « candidats mandchouriens » sont élus à la tête des Etats-Unis. Le premier est Jimmy Carter, président de 1977 à 1981, médiocre gouverneur d’un Etat du Sud, pris en main par un universitaire ambitieux d’origine est-européenne, Zbigniew Brzezinski, qui lui même agit pour un cartel d’hommes d’affaires et de politiques américains, européens et japonais décidés à « dépasser la guerre froide » et à conclure une sorte de Grande Alliance avec le bloc communiste : la Commission Trilatérale. Au bout de quatre ans, le bilan est si catastrophique pour l’Amérique que Ronald Reagan, le candidat de la droite pure et dure – des « bons » du livre de Condon et du film de Frankenheimer -, remplaçait Carter à la Maison Blanche.

Le second, c’est Barack Obama. Un homme politique jeune (moins de cinquante ans), sans fortune, au profil personnel ambigu (incertitudes sur les circonstances exactes de sa naissance, sur sa nationalité, sur son identité religieuse, sur son itinéraire académique), lié à l’extrême gauche, est mis en orbite dès 2004 en tant que sénateur de l’Illinois (l’un des Etats les plus corrompus des Etats-Unis). Puis lancé, avec un soutien médiatique immédiat et massif, en tant que candidat aux primaires démocrates de 2008. Puis élu, au terme de la campagne la plus chère de l’histoire américaine, à la présidence. Le fait qu’il soit Africain et musulman par son père, musulman par son père adoptif indonésien, et qu’il apparaisse donc comme Noir, semi-musulman, et fils du tiers-monde, a sans doute beaucoup joué dans la décision de ses parrains : en gros, la Trilatérale des années 1970, élargie aux dictatures national-socialistes russe et chinoise et aux régimes totalitaires ou autoritaires islamiques.

Le slogan de la campagne d’Obama en 2008 -  Yes I Can ! (« Oui, je peux le faire ! ») – a caché le programme. Mais aujourd’hui, les Américains découvrent ce dernier à travers la politique de leur président et les lois qu’il tente de faire approuver par le Congrès. Et leur soutien s’effrite. Elu voici un an avec 53 % de suffrages, Obama a perdu – ou plutôt son parti a perdu, mais cela revient au même – les élections locales du 4 novembre 2009, y compris dans des circonscriptions qui avaient été démocrates depuis cent ans. Près de 80 % des Américains lui faisaient confiance lors de son investiture, fin  janvier 2009 : une dizaine de mois plus tard, ils ne sont plus que 50 % à peine, voire 48 % selon Rasmussen, un institut classé à droite mais particulièrement fiable. Les électeurs dits indépendants – ni républicains, ni démocrates, et donc facteur déterminant en période de scrutin – ont été les premiers à faire défection.

La politique économique du président – nationalisations « provisoires » de pans entiers de l’industrie et de la banque, subventions gouvernementales, aggravation des déficits - ne convainc pas : elle s’accompagne en effet d’une montée du chômage, d’une nouvelle baisse du dollar et d’une dépendance accrue envers les puissances financières étrangeres, notamment asiatiques.

Les réformes sont mal acceptées. 60 % des Américains s’opposent au projet d’un service national de santé, qui passait pourtant l’an dernier pour être l’un des points forts du programme démocrate. Ils estiment que cette nouvelle couverture médicale serait plus coûteuse que le système actuel, qu’elle ralentirait la création d’emplois et acculerait de nombreuses PME à la faillite, qu’elle impliquerait un fichage de la population, et même qu’elle instituerait certaines formes d’euthanasie. La Chambre des Représentants a approuvé une version remaniée du projet présidentiel, en dépit des réserves de nombreux démocrates mais grâce au ralliement in extremis d’un républicain. Le Sénat sera plus difficile à convaincre.

D’autres réformes suscitent encore plus de défiance dans l’opinion. La création d’un service national de la jeunesse – les « Jeunesses Obama », a-t-on dit - paraît pour le moins incongrue dans un pays qui n’a institué le service militaire qu’en période de péril national. Un projet de loi selon lequel les médias devraient obligatoirement tenir compte de la diversité des opinions paraît difficilement compatible avec le  Ier amendement de la Constitution américaine, qui garantit une liberté d’expression absolue et le droit à la singularité. Non moins inacceptable aux yeux de nombreux Américains : la mise en place de chargés de mission présidentiels dotés de pouvoirs étendus. Ces « tsars », comme on les a surnommés, semblent constituer un gouvernement parallèle qui, à la différence du gouvernement officiel, échapperait au contrôle du Sénat.

La politique étrangère d’Obama est illisible. Il a inauguré son administration avec des ouvertures tous azimuths envers l’islam, l’Iran, les Palestiniens. Mais en même temps, il parle de renforcer l’engagement américain en Afghanistan. En renonçant unilatéralement au déploiement de missiles antimissiles en Europe de l’Est, il a porté atteinte à la confiance que les pays ex-communistes ou ex-soviétiques portaient en l’Amérique. Et relancé le débat sur le maintien de l’Otan dans sa structure actuelle. L’attribution d’un prix Nobel de la paix sur la seule teneur de quelques discours n’a pas amélioré son image auprès de l’opinion américaine, qui croit plus aux actes qu’aux mots.

Obama, en un mot, se cartérise. Même s’il y en lui des virtualités qui manquaient à Carter. Le second « président de Mandchourie » n’a peut-être jamais été dupe, à la différence du premier, des circonstances à travers lesquelles il a accédé à la Maison Blanche. Il aime peut-être trop le pouvoir pour ne pas chercher, désormais, à échapper à ses mentors. Rendez-vous dans un an – aux midterms, les élections de la « mi-mandat » - pour en juger.

© Michel Gurfinkiel, 2009
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29 novembre 2009 7 29 /11 /novembre /2009 23:09
Lettre d'Italie par Angelo Pezzana qui dirige l'excellent site :

www.informazionecorretta.com

Adaptation : Danielle Elinor Guez


http://www.rights.no/publisher/publisher.asp?id=59&tekstid=2980


Angelo Pezzana, né en 1940, est un journaliste, écrivain et activiste politique qui vit à Turin en Italie. Ses livres incluent Dentro & Fuori, une autobiographie publiée en 1995, et Quest’anno a Gerusalemme (cette année à Jérusalem), une histoire de l'immigration des Juifs d'Italie en Israël, publié en 1996. Il contribue régulièrement au journal milanais Libero et est rédacteur en chef du site informazionecorretta.com qui analyse quotidiennement les articles des médias italiens sur Israël et le Moyen-Orient. Dans l'essai suivant, écrit en exclusivité pour rights.no [une organisation norvégienne], il donne un aperçu critique de la situation actuelle de l'Italie vis-à-vis de l'islam, de l'immigration, et d'Israël. 


Je vais commencer par une bonne nouvelle : l'Italie au moins, est un pays européen dont les médias d'information (cela inclus les journaux aussi bien que les stations de télévision privées et publiques) ne sont pas entièrement hostiles à Israël. Cependant, il y a un manque généralisé de compréhension du problème de l’immigration. Les Italiens ont très peu conscience de ce qui se passe et les médias ont tendance à éviter de parler du sujet soigneusement scellé, à savoir ce qui s'est déjà produit dans d'autres pays européens où des villes entières ou des quartiers sont sous contrôle musulman. En évitant généralement cette question, les médias d'information ont allègrement réussi à laisser dans l’ignorance la majorité des Italiens qui ignore l'augmentation constante de la population immigrée, plutôt concentrée dans les quartiers périphériques. (Il est par ailleurs impossible de déterminer le nombre d'immigrés étant donné le nombre important de clandestins).


Certes, une poignée de journaux du centre-droit présentent une image relativement objective de la réalité de l'immigration. Mais ce n’est vraiment pas le cas de la majorité des médias d'information qui, dans leur orientation politique vont de la gauche modérée à l'extrême gauche. C’est également vrai pour les journaux catholiques qui abordent le problème de l'immigration et de l'immigration musulmane en particulier, exclusivement dans une perspective de développement humain et social. Ils ont la même approche pour le terrorisme musulman dont les auteurs, en Italie trouvent leur inspiration dans les mosquées. La plus célèbre de ces mosquées est Viale Jenner à Milan qui, bien qu’elle soit souvent l’objet d’enquêtes de police, continue néanmoins ses activités avec le même rythme. Pendant ce temps, le public voit généralement les revendications des musulmans en Italie à travers le prisme des droits civils et n'a donc pas d'objection à la construction de mosquées, même par des groupes dont on a prouvé les liens avec le terrorisme international. Les gens peuvent avoir appris une chose ou deux à partir d'un livre comme celui de Walter Laqueur, The Last Days of Europe, qui prédit à quoi ressemblera l'Europe dans les décennies à venir et propose des prévisions détaillées sur les changements à venir dans chaque pays en 2025 et 2050. Mais, quand le livre a été publié en traduction italienne, les journaux n'en ont pas fait écho.


En Italie, les défenseurs de l'immigration – qui ne tiennent pas compte de ses conséquences – sont non seulement les militants d'extrême gauche (qui ne sont pas très nombreux), mais aussi les organisations locales liées à l'Église catholique et qui soutiennent tout ce qui est anti-occidental et anti-israélien. Sur l’ensemble du territoire italien, les paroisses catholiques en partenariat avec des O.N.G. catholiques et d'extrême gauche accueillent régulièrement des réunions et conférences dont le seul but est de servir la propagande pro-palestinienne ; les orateurs invités lors de ces événements comprennent souvent des intellectuels israéliens, des journalistes, des professeurs, et des écrivains du genre de ceux qui parcourent le monde pour vilipender Israël. Ils sont peu nombreux, mais féroces. Qui peut mieux délégitimer Israël qu'un Israélien ?


Le Centre-droit, qui gouverne actuellement, pourrait adopter une approche raisonnable du problème de l'immigration, mais les éléments catholiques dans le gouvernement sont peu disposés à affronter ces problèmes avec une approche laïque (si l'on peut dire). Il faut reconnaître, cependant, que la politique étrangère du gouvernement Berlusconi est fortement pro-américaine et pro-Israelienne, même si le Premier ministre entretient des relations cordiales avec beaucoup de dirigeants non démocrates comme Kadhafi, Poutine et Erdogan. Dans l'ensemble, le gouvernement actuel est probablement aussi bon que nous pourrions l'espérer d’un gouvernement dans ces circonstances qui sont que l’Italie est aux prises avec une tradition non laïque qui a partagé le pouvoir politique entre deux forces, l’une catholique et l’autre communiste. Il est depuis longtemps commun de parler en fait de «deux Eglises», la blanche et la rouge.

http://blog.snafu.de/managerex/files/2009/04/don-camillo-e-peppone1.jpg


Dans les années 90, après une enquête minutieuse faite par le pouvoir judiciaire, qui, en Italie, est étroitement lié (à son plus haut niveau, en tout cas) à l'ancien Parti communiste, tous les autres partis du pays ont été décimés par une série de procès. A la fin, seul le Parti communiste était encore debout - bien qu'il ait changé de nom après la chute de l'URSS. C'est cet état de fait qui a poussé Silvio Berlusconi à entrer en politique et à créer un parti, Forza Italia, dont la victoire électorale a empêché la gauche d'arriver au pouvoir. Avant cela, M. Berlusconi avait été le chef d'entreprise qui avait brisé le monopole de la télévision d'Etat (financée par des redevances obligatoire), en fournissant des services de télévision libres et privés. Depuis, M. Berlusconi a été régulièrement accusé par le pouvoir judiciaire de tous les crimes imaginables mais il a réussi à survivre jusqu'à présent. Dans notre démocratie - qui, malgré tous ses défauts, garantit la liberté - les citoyens ont voté pour Berlusconi en 2001, mais aussi pour le Centre-gauche en 2006. En 2008 Berlusconi été ramené au pouvoir par un libre choix.

http://kamizole.blog.lemonde.fr/files/2009/05/silvio-berlusconi-veronica-lario.1241557111.jpg


En Israël, Berlusconi est considéré comme le meilleur Premier ministre que l'Italie ait jamais eu. Ce verdict est évidemment basé sur sa politique au Moyen-Orient, qui est très attentive aux intérêts nationaux de l'Etat juif et très dure contre le terrorisme. C’est à la suite d'une proposition du Ministre italien des Affaires Etrangères Franco Frattini que le Hamas a été déclaré une organisation terroriste par l'Union européenne. L'Italie a maintenu des liens commerciaux avec l'Iran, mais l'attitude du gouvernement italien à l'égard de ce pays est tout sauf amicale.


Vient ensuite le Vatican, qui partage avec l'islam une profonde opposition à la modernité. En décembre dernier, à l'ONU, le Vatican a rejoint les pays musulmans en votant contre une résolution voulant interdire la peine capitale pour les homosexuels – ce qui est, bien sûr, en vigueur dans de nombreux pays arabes. En effet, l'Eglise - qui s'oppose à l'avortement, interdit toute forme de contrôle des naissances, condamne les homosexuels considérés comme des pécheurs et interdit l'usage de préservatifs à titre préventif contre le SIDA - s'entend plutôt bien avec les Etats théocratiques du monde musulman et a la nostalgie de l'époque où elle aussi exerçait un pouvoir temporel.


L'Italie est, en bref, un pays riche en ressources et en possibilités. Mais elle reste sous l'influence des deux courants catholique et communiste, qui ont toujours empêché le développement d'une société plus laïque et plus ouverte et ont restreint Berlusconi et ses partisans dans leur capacité à traiter plus efficacement les défis de l'immigration, de l'islam et de la haine d'Israël.



 


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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 19:32
Convaincre la Chine du danger du nucléaire iranien


Par JPOST.FR
26.11.09
P

 

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1259010989037&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

 

 

Des émissaires américains sont actuellement en voyage à Pékin. Leur objectif : mettre en garde la Chine sur le danger que représente le nucléaire iranien.

Le président américain Barack Obama serre la main du président chinois Hu Jintao.
Photo: AP , JPost

Deux hauts responsables de la Maison Blanche, Dennis Ross et Jeffrey Bader, sont en voyage en Chine pour mener une "mission spéciale". Ils souhaitent recueillir le soutien de Pékin face au programme nucléaire iranien. Les fonctionnaires se sont rendus en Chine deux semaines avant que le président américain Barack Obama s'y rende.

Les émissaires américains affirment que, si la Chine ne soutient pas les Etats-Unis sur la question du nucléaire, Israël serait susceptible de bombarder les installations nucléaires iraniennes. Le Washington Post rapporte les propos des responsables : Israël considérerait le problème comme "une question existentielle" et "les pays qui ont un problème existentiel n'écoutent pas les autres pays".

Les Etats-Unis mettent en garde les responsables chinois : si Israël bombarde l'Iran, les conséquences pour la région seront très graves. Selon les responsables de la Maison Blanche, les efforts américains portent leurs fruits. Alors que Chine et Russie étaient toujours restées sourdes aux appels occidentaux pour mettre en place des mesures plus fermes contre l'Iran, les Six élaborent cette semaine une résolution critique sur le programme nucléaire iranien.

Le Conseil de sécurité avait adopté une résolution de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) défavorable à Téhéran en 2006, et ce, avec l'appui de ces six grandes puissances. Néanmoins les tentatives de l'Occident pour obtenir le soutien des nations du Conseil ont jusqu'à présent échoué sur la résistance de la Russie et la Chine.

Bien que toute résolution du Conseil de l'AIEA soit surtout symbolique, elle ne peut passer qu'après avoir été rapportée au Conseil de sécurité des Nations unies. Une action unifiée à Vienne - siège de l'AIEA - pourrait être le signe que la Russie et la Chine sont plus favorables à une série de sanctions du Conseil de sécurité sur l'Iran qu'ils ne l'ont été au cours de ces dernières années.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 13:57
Suivi de : Lindenstrauss : J.Pollard n'a pas bénéficié d'un procès équitable".

J'éprouve d'autant moins de réticences à mettre en ligne ce texte dur de la part des époux Pollard, dont on entend parfaitement le ressentiment, qu'il y a peu, le Contrôleur de l'Etat, Micha Lindenstrauss, publiait un rapport afin de tenter de faire la part du feu, dans les actes de chacun des gouvernements israéliens, ainsi que sur l'orientation du procès Pollard
et la Mitsvah que lui doit tout gouvernement aux affaires. On devra donc prendre connaissance des deux points de vue pour soupeser les accusations portées contre Israël et son Peuple, sous le coup d'une situation qui apparaît désespérée. Le seul "crime" des différentes démarches entreprises est qu'elles n'ont pas abouti. Mais c'est bien tout ce qu'on peut en dire. Là encore, le parallèle avec le kidnapping de Shalit n'est peut-être pas celui qui saute aux yeux dans une affaire d'espionnage entre deux pays alliés...


Refuser de garder le silence face au mal
 
25 nov 2009

Jonathan et Esther Pollard , THE JERUSALEM POST
 
 
Adaptation française de Sentinelle 5770
 
Pourquoi la vie d’un Israélien captif est-elle estimée si précieuse pour que les dirigeants d’Israël veuillent se dispenser de toute logique et de toute moralité pour le racheter ? Pourquoi la vie d’un autre Israélien captif est-elle méprisée comme si elle était sans valeur ?
 
Pourquoi la vie d’un captif est-elle une telle urgence prioritaire nationale pour que la sûreté et la sécurité de chaque citoyen
israélien doivent être mises en danger ? Pourquoi la vie d’un autre captif est-elle si dénuée d’importance – après des décennies de captivité – que des négociations pour sa libération n’aient jamais été entreprises ?
 
Le Peuple d’Israël est-il si incompétent, si dénué de volonté, de talent, d’imagination et de foi en D.ieu, pour croire vraiment que la seule manière d’assurer la libération de l’ancien captif est à un prix si exorbitant qu’il défie l’imagination ? Croyons-nous vraiment que la libération en masse de terroristes et de meurtriers est une réponse rationnelle ? Le Peuple d’Israël est-il si privé de vision pour que nous ne puissions saisir qu’enterrer vivant un captif tout en priant pour la libération de l’autre éloigne de nous  la bénédiction et nous apporte à tous honte et déshonneur ?
 
Le Peuple d’Israël a-t-il subi un tel lavage politique du cerveau, que nous ne puissions voir, dans les deux cas, un simple opportunisme régner par-dessus tout dans un gouvernement en plein naufrage moral ? Ce n’est pas l’accomplissement de la ‘mitzva de pidyon shvuyim’ !*
 
Aussi longtemps que les dirigeants israéliens montreront une volonté unanime d’exploiter la valeur du secours à un captif parce que cela correspond à leurs objectifs politiques, tout en ignorant un autre captif, il ne peut y avoir d’honneur, ni de respect national. Il n’y a qu’opportunisme politique, à son seul service.
 
Ceux qui veulent fermer les yeux sur la vérité et suivre les traces des « dirigeants » d’Israël pour soutenir ce plan excessif et libérer ces forces du mal en permettant aux architectes de meurtres de masse de se déverser hors des prisons israéliennes, mettent nos propres vies en danger ainsi que la vie de ceux qui nous sont chers.
 
Ceux qui n’osent pas se prononcer et protester contre une politique de secours sélective, irrationnelle et immorale – condamnant un captif tout en sauvant l’autre, en mettant en péril dans le même temps la vie de tous les citoyens – doivent savoir qu’ils sont complices de cet acte criminel.
 
Il est douloureusement évident que les principaux media d’Israël ont contrecarré tout débat rationnel sur cette question, exactement comme ils l’ont fait, pour les mêmes motifs intéressés, prêtant leur soutien au lâche abandon par le gouvernement du deuxième captif.
 
Néanmoins, la conscience morale ne nous permet pas de garder le silence.
 
Si nos paroles ne sont pas entendues aujourd’hui, qu’il en soit ainsi. Un temps viendra où elles seront entendues. Nous espérons que d’ici là, il ne sera pas trop tard.
 
Jonathan Pollard est un citoyen israélien né américain, emprisonné depuis  25 ans aux USA après  sa condamnation à perpétuité. Esther Pollard est son épouse.
Notes du traducteur : La mitzva du ‘pidyon shvuyim’ est l’obligation religieuse juive du rachat des captifs
L'affaire Pollard "n'est pas résolue"
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Retour sur l'affaire Pollard. Selon un nouveau rapport du Contrôleur d'Etat, Misha Lindenstrauss, le dossier du prisonnier israélo-américain, Jonathan Pollard, n'aurait été négligé par aucun des gouvernements consécutifs. Lindenstrauss réfute, par là, les nombreuses accusations de la famille du prisonnier, selon lesquelles Israël n'aurait pas fourni suffisamment d'efforts pour assurer sa remise en liberté.


Jonathan Pollard.
Photo: AP , JPost


Une grande partie du document de Lindenstrauss reste confidentielle. Quelques extraits seulement ont été transmis aux médias jeudi après-midi.

Accusé d'espionnage pour le compte d'Israël, Pollard a été condamné par les Etats-Unis où il est incarcéré depuis novembre 1985. Né Américain, il a reçu la citoyenneté israélienne en 1995. C'est seulement en mai 1998 que l'Etat hébreu a officiellement reconnu ses fonctions d'agent secret.

Dans le cadre de ses recherches sur le dossier, Lindenstrauss a rencontré les avocats de Pollard ainsi que plusieurs anciens Premiers ministres et fonctionnaires d'Etat israéliens qui ont personnellement œuvré pour la libération du prisonnier.

Le Contrôleur d'Etat a également ordonné un avis juridique sur la question. Selon les conclusions du professeur Kenneth Mann, expert en droit privé américain, Pollard n'a pas bénéficié de certains droits constitutionnels fondamentaux, dont celui à un procès équitable.

Le dossier Pollard est "fermé mais pas résolu", précise Lindenstrauss. "Le Premier ministre et son gouvernement doivent faire tout ce qui est en leur pouvoir pour libérer Pollard… L'Etat d'Israël lui doit cette mitzvah (bonne action). Mieux vaut tard que jamais", conclut-il
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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 08:05

Une affaire de manipulation des médias et des émissaires de l'Etat, par une organisation terroriste, le FPLP, sur la liste noire de l'Union Européenne, qui se déroule deux ans avant, mais n'est déclenchée en France qu'après 2007, pour ternir l'image de la justice souveraine israélienne et oser un parallèle sans commune mesure avec le kidnapping de Guilad Shalit par une autre organisation terroriste, le Hamas, cette fois.

mercredi 25 novembre 2009

France 2 n’établit pas toute la vérité sur le terroriste Salah Hamouri

http://veroniquechemla.blogspot.com/2009/11/france-2-netablit-pas-toute-la-verite.html
Le 8 novembre 2009, lors du magazine d’informations 13 h 15 de France 2, l’acteur François Cluzet avait allégué à tort que Salah Hamouri, franco-palestinien, avait été emprisonné pour « délit d’opinion » en Israël. Le 9 novembre, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme (BNVCA) saisissait le CSA (Conseil supérieur de l’audiovisuel) pour « désinformation et incitation à la haine » car Salah Hamouri avait été légalement condamné par Israël à sept ans de prison pour son rôle leader au sein d’une branche du FPLP (Front populaire de libération de la Palestine), organisation terroriste, et pour avoir tenté d’assassiner Ovadia Yossef, grand rabbin israélien et chef du parti Shass. Le 22 novembre 2009, ce magazine diffusait un reportage partial, lacunaire et déséquilibré en occultant une partie de la vérité sur ce terroriste.
Il a fallu deux semaines à ce « magazine de la rédaction de France 2 au ton dynamique et décalé sur l’actualité, l’air du temps et la politique » pour revenir sur les faussetés de François Cluzet sur Salah Hamouri !

C’est long, mais c’est quand même mieux que le CSA toujours silencieux,  et embarrassé notamment par la polémique sur la « mise en disponibilité » par France 2 de deux de ses membres, Rachid Arhab, co-responsable avec Michèle Reiser du Groupe de travail Déontologie des contenus audiovisuels, et Françoise Laborde.

Des faits reconnus par Salah et certains de ses soutiens

Rappelons les faits . En mars 2005, trois jeunes membres du FPLP, dont Salah Hamouri sont arrêtés par le Shin Bet (Service de sécurité intérieure) et la police israélienne. Titulaires de cartes d’identification israéliennes, ils préparaient l’assassinat du révéré et âgé Ovadia Yossef. Un mois plus tard, les quotidiens israéliens font état du degré avancé du complot : repérages des lieux, surveillance des habitudes du rabbin, etc. The Jerusalem Post décrit leur plan : « Salah Hamouri devait abattre le rabbin Yossef à son entrée à son domicile avec son M-16. Ses complices se ruaient alors dans la maison pour tuer, avec leurs Kalashnikov et grenades, les gardes et toute personne aux alentours ». Un massacre prémédité. « Peu après la libération de prison d’Hamouri en raison de son activité terroriste en 2004, tous trois ont reconstruit l’infrastructure du FPLP parmi la communauté Arabe vivant au Nord de Jérusalem » précise Arutz Sheva. De son propre aveu, Salah Hamouri projetait, avec ses complices, d’autres attentats. Selon les services de sécurité, cette cellule du FPLP avait aussi reçu d’un responsable du FPLP à Jérusalem argent,  « armes et munitions à utiliser lors d’attentats terroristes contre des cibles juives de la capitale ». Selon Haaretz, les assassins du ministre israélien du Tourisme Rehavam Zeevi, emprisonnés à Jéricho selon un accord avec l’Autorité palestinienne (AP), ont apparemment donné à cette cellule leur accord/bénédiction pour tuer ce rabbin. Depuis 2001, le FPLP « fomentait les meurtres de figures publiques israéliennes, en recrutant principalement parmi les Arabes israéliens qui ont un libre accès partout dans le pays ».

L’appartenance de Salah Hamouri au FPLP est reconnue par des sources françaises. La newsletter de l’ambassade de France en Israël le présente comme membre du FPLP. Tout comme Dominique Lagarde, rédacteur en chef adjoint de l’hebdomadaire L’Express (23 avril 2009) dans un articleAssociation France-Palestine Solidarité. Cet article évoque aussi la tentative d’assassinat.
repris par l’

Même Me Leah Tsemel, avocate de Salah Hamouri, reconnaît ce complot, mais nie toute preuve attestant une décision de passer à l’acte.


Buzz et soutien politique

Après les allégations désinformantes de François Cluzet, des soutiens à ce terroriste ont tenté de faire monter le buzz sur Internet en enjoignant de visionner la vidéo de l’intervention de François Cluzet, afin d’atteindre un seuil critique de clics et d’avoir des retombées médiatiques.

Cet acteur a reçu le soutien du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) – le NPA qui accueillait un leader du FPLP à son congrès en 2009 - et du syndicat des journalistes SNJ-CGT. D’aucuns alléguaient une tentative de brimer la liberté d’expression, en occultant le droit à l’information, le devoir d’un media d’informer honnêtement et la responsabilité d’un acteur-citoyen. Une étrange conception de la responsabilité. Une démocratie définie comme une addition de droits et émondée de devoirs, de contrôles et de sanctions.

De nombreux Internautes réagissaient avec une rare violence verbale contre le BNVCA et son président Sammy Ghozlan. Un BNVCA sans soutien d’autres organisations juives, alors que celles-ci se sont élevé lorsque la Mairie de Vitry-sur-Seine (banlieue au Sud de Paris, Val-de-Marne) a attribué en juin 2009 le titre de citoyen d’honneur au terroriste Marwan Barghouti, créateur des Brigades des martyrs al-Aqsa liées au Fatah.


Un traitement biaisé et déséquilibré

« Voici notre reportage sur ce Franco-palestinien actuellement emprisonné en Israël. Il a été condamné à sept ans de prison par un tribunal militaire », annonce le journaliste Laurent Delahousse ce 22 novembre 2009. Pourquoi ne pas dire « terroriste » ? Pourquoi n’avoir pas rappelé les chefs d’inculpation et et les motifs de la condamnation ?

Et de poursuive : « Nous avons voulu équilibrer ce débat et entendre toutes les parties dans cette affaire ». Mais il n’y a aucun débat. Les faits sont têtus et établis. France 2 met sur un pied d’égalité les faits et la propagande sur ce terroriste.

Après cette introduction (17 secondes), France 2 diffuse donc un reportage de Marie-Pierre Farkas et Charles Enderlin, correspondant de France 2 à Jérusalem, intitulé 7 ans de prison. Un titre glaçant. Comme si la peine d’emprisonnement était irréelle, sans lien avec les griefs de terrorisme et de complot pour tuer un grand rabbin. Pourquoi pas ce titre : 7 ans de prison pour un terroriste français ? En effet, la condamnation est devenue définitive, car ce terroriste a refusé d’interjeter appel.

Quelques précisions de « terminologie ». Le site du Comité de soutien à ce terroriste s’appelle http://www.salah-hamouri.fr/. Tout comme ce reportage, il montre son passeportrevue de presse d’UNISPAL (Système d’information des Nations unies sur la question de Palestine), évoque l’arrestation en 2004 d’un « Palestinien Salah Al-Hamouri » en compagnie de Ghassan Abu Kharan, soupçonné d’être, « selon des sources palestiniennes, un responsable du FPLP ». Quant à la mère de Salah Hamouri, France 2 l’appelle Denise Hamouri. Celle-ci signe ses lettres à des officiels français Annick-Denise Guidoux-Hamouri. Etrange…

français (2005) où le nom est orthographié « Hammouri ». Une
Dans ce reportage, sont interrogées Denise Hamouri, la mère - note humaine -, ledit comité de soutien – note altruiste –, et l’ambassadeur d’Israël en France Daniel Shek – note étatique.

Charles Enderlin a interrogé Denise Hamouri,  mais curieusement, il n’a interviewé aucun officiel du gouvernement et des services de renseignements israéliens, ni le grand rabbin visé par la tentative d’assassinat. Pourquoi ?

La caméra s’attarde sur le passeport français du terroriste, mais ne montre pas et ne cite pas le jugement condamnant ses complices et lui. Pourquoi ?

France 2 n’a pas questionné Sammy Ghozlan, président du BNVCA, auteur du communiqué alertant sur une « désinformation caractérisée et une incitation à la haine ». Pourquoi ?

Examinons les temps de parole de ce reportage de 5 minutes et 18 secondes (générique compris) : ceux qui soutiennent Salah Hamouri se sont exprimé pendant 116 secondes, soit plus d’un tiers du reportage. France 2 n’a accordé à Israël, représenté par son seul ambassadeur en France, Daniel Shek, que 48 secondes, soit deux fois moins de temps et moins d’un septième du reportage.

Quant au commentaire en voix off du reportage, il est loin d’être neutre. Il exprime souvent la voix des proches de Salah Hamouri : « Son fils est passé deux ou trois fois devant la maison d’un rabbin. Ce n’est pas un crime. Il va être libéré ». Ou « Sur les conseils de son avocate, Salah Hamouri accepte de plaider coupableaccord intégré dans le droit de démocraties, notamment la France (loi Perben II du 9 mars 2004), et permettant une « décision rapide de la justice », ce que réclamait la France, tandis que les Hamouri se plaignaient de l’absence de jugement.
». C’est-à-dire un

Ce commentaire ternit également l’image d’Israël présenté comme Etat pratiquant l’arrestation arbitraire et la détention injustifiée : « Son jugement est reporté faute de preuve ». Non, la justice militaire tributaire a été lente en ce dossier visant plusieurs terroristes, et en raison de contraintes internes : nombre limité d’heures judiciaires, de chambres, etc. Rappelons que la France a été condamnée à maintes reprises par la Cour européenne des droits de l'homme pour la lenteur de son institution judiciaire.

Cette voix off présente dès le début une version édulcorée, soft, de la vie de Salah Hamouri : « Une vie sans histoire jusqu’au 13 mars 2005 ». Or, sur le site de son Comité de soutien, sa biographie
s’apparente au casier judiciaire d’un multirécidiviste. Jugez plutôt : 24 ans, trois arrestations et trois détentions en lien avec le terrorisme : 2001, 2004 et 2005. Lourd passif avec escalade vers l’assassinat terroriste. Graves antécédents que les journalistes de France 2 ont du lire sur ledit site dont ils montrent des images.

Bilan. L’ambassadeur d’Israël qui s’en tient aux faits : 48 secondes. La version des soutiens de Salah Hamouri : entre quatre et cinq minutes. Quant aux images tournées en Israël, elles représentent une durée d’une minute et 33 secondes, soit moins de 30% du reportage, alors que tous les faits sur lesquels il aurait fallu enquêter – complot, arrestation, emprisonnement, jugement - se sont produits en Israël. C’est l’équilibre, l’enquête, la déontologie professionnelle selon France 2.

Les faits initiaux sont présentés par la seule Denise Hamouri, interviewée dans son appartement bourgeois, dont on voit les photos de famille encadrées. Donc, dès la première minute, ce reportage joue sur le subjectif, l’affectif, l’empathie du téléspectateur à l’égard d’une mère. Il omet de montrer l’être humain visé par le complot terroriste fomenté par Hamouri et ses complices du FPLP. Il dissimule que le FPLP est une organisation listée comme terroriste notamment par l’Union européenne et a notamment assassiné Rehavam Zeevi, le 17 octobre 2001.

Combien d’enfants ? Selon ce reportage - voix off et photo familiale - Denise Hamouri « a rencontré l’amour lors d’un voyage en Terre sainte. Elle a épousée Hassan. Elle a eu deux enfants, Salah et Caroline, tous deux, élevés dans des établissements privés catholiques de Jérusalem ». Or, Denise Hamouri a écrit fin 2007 à la mère de Guilad Shalit : « Je suis française mais je vis à Jérusalem Est depuis plus de 20 ans car mon mari est palestinien. Je suis enseignante , nous avons 3 enfants qui ont la nationalité française » .

Que s’est-il passé ce 13 mars 2005 ? Voici la version de Jean-Claude Lefort, ancien député communiste et « coordinateur de son Comité national de soutien », le 20 février 2008, d’après le récit que lui a fait Salah Hamouri le 18 février 2008 : « Ce jour-là, 13 mars 2005, [Salah Hamouri] allait en voiture avec des copains à Ramallah. Arrivés au « chekpoint » de Qalqiliya il présente ses papiers. Les soldats consultent, le font descendre du véhicule et l’arrête sans aucune explication. Il est conduit aussitôt en prison ». Ce qui diffère quelque peu de la version de Denise Hamouri ce 22 novembre 2009 à France 2 - une version déjà énoncée en avril 2009 : « On a été prévenu par un de ses amis qui l’a vu, par hasard, les yeux bandés, les mains menottées monter dans une jeep ». Comment et où un de ses amis a-t-il pu le voir « par hasard, les yeux bandés, les mains menottées monter dans une jeep », alors que Salah Hamouri a été « arrêté et conduit aussitôt en prison »« yeux bandés, [ni] les mains menottées », et ce, sous les yeux de ses « copains » selon ses propres dires relatés par Jean-Claude Lefort ? Si vraiment ce terroriste avait eu « les yeux bandés et les mains menottées », il l’aurait dit à Jean-Claude Lefort, d’autant qu’il lui dit être amené menotté à ses audiences. Nul doute que Jean-Claude Lefort et que le site Internet dudit Comité de soutien l’auraient mentionné. Or, ils ne l’ont pas fait.
sans les

Denise Hamouri aurait « appris par la presse pourquoi il a été arrêté » un mois après son arrestation et, selon France 2, elle aurait tardé à « appeler la France à l’aide » car elle aurait minoré le problème. C’est invraisemblable. A chacune des trois interpellations et détentions de son fils, elle n’a saisi aucun media - alors qu’Israël concentre la plus grande densité de médias au monde -, aucun consul ou ambassadeur de France, aucune association de droits de l’homme, aucune association française pro-palestinienne !? Israël est une démocratie, pas une dictature.

Les soutiens du terroriste ? Ils sont filmés souvent en plan moyen, mobiles, insérés dans un décor intimiste ou républicain (Elysée, Assemblée nationale). Alors que Daniel Shek est filmé en très gros plan, statique, sur un fond beige, neutre, sans les symboles colorés reconnaissables de l’Etat juif : menora ou drapeau bleu et blanc frappé de l’étoile de David. En fait, les soutiens du terroriste sont filmés en action, en marche – comme la vérité ?! -, en nombre. Et Daniel Shek semble leur opposer l’immobilisme d’un Etat. Là où les uns parlent « humain », le diplomate se situe sur le registre des institutions, du juridisme.

Parmi ces soutiens, Michel Voisin, député UMP de l’Ain, allègue : «  Il n’y a rien dans le dossier. Ça a été prouvé par ses avocats » (sic). La journaliste de France 2 ne lui cite même pas les motivations, les attendus du jugement condamnant ce terroriste qui a reconnu les faits. Donc, l’Etat d’Israël ne respecterait pas le droit, pratiquerait l’arbitraire et condamnerait sans preuve ! Non. Les faits sont têtus : « Les preuves présentées par le procureur militaire démontraient son implication dans les crimes dont il est accusé », précise Nina Ben-Ami, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France . Et de préciser : « Hamouri a été jugé devant un tribunal militaire parce qu'une partie des crimes dont il est accusé a été commis dans les territoires palestiniens, et non en Israël. En outre, ses deux complices résident dans les territoires palestiniens. Selon le code de procédure militaire, ces crimes relèvent de la compétence du tribunal militaire et non de la justice civilejustice militaire, à la procédure similaire à celle des tribunaux civils, garantit les droits des prévenus, etc.
». Cette

Ce parlementaire ajoute : Salah Hamouri  « mérite pas d’être sous les verrous…. S’il est transféré en France, je pense que compte tenu de son dossier, il aura pas beaucoup de problème à être remis en liberté ». C’est la journaliste qui lui a suggéré ce transfert. Ce qui n’a été demandé par aucun de ses soutiens. Même pas par sa mère !

Que fait ce terroriste qui « a le moral » en prison ? « Il enseigne le français à ses camarades de cellule », déclare Denise Hamouri. Précisons : Salah Hamouri a « donné des cours » de français à un terroristeattentats contre des civils israéliens, Marwan Barghouti, quand il purgeait sa peine à « la prison de Rimonim, au Nord de Tel-Aviv » .
condamné à la prison à perpétuité pour

Marie-Pierre Farkas cite Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères, insistant sur Europe 1 sur les efforts déployés « à toutes les rencontres » pour faire libérer « le Franco-palestinien ». Or, Daniel Shek rappelle clairement : « Il a été condamné par un tribunal, et c’est la justice qui doit le libérer, ce n’est pas la politique ». Et pourtant, cette journaliste poursuit : « Sans un coup de pouce diplomatique, Salah Hamouri, étudiant français [Nda : donc inoffensif], ne sera pas libéré avant novembre 2011Salah Hamouri, terroriste français qui n’a jamais exprimé de regret demeure en prison ». Bref, le reportage laisse croire en des pressions diplomatiques illégales : le professeur David Ruzié rappelle le « droit reconnu à un Etat d’intervenir pour veiller, précisément, à ce que ses ressortissants, en dehors de son territoire, soient traités suivant les normes du droit international, mais toute immixtion dans le fonctionnement de la justice d’un autre Etat est interdite ». Indignés par la demande de la France visant la libération de Salah Hamouri, des médias israéliens ont souligné qu’Israël n’est pas une autocratie et qu’Israël a le droit de protéger ses citoyens.
», au lieu de «

Le reportage s’achève sur des images de l’exposition du CICR (Comité International de la Croix-Rouge) « L’Humanité en Guerre ou 150 ans de photos du front » devant l’Hôtel de Ville de Paris. La caméra s’immobilise sur l’article 1 de la Déclaration universelle des droits de l’homme « Tous les hommes naissent libres et égaux en dignité et en droits… », puis s’élève vers une statue de cet édifice.

L’égalité ! Elle résonne en écho à la revendication d’égalité de traitement exprimée par Jean-Claude Lefort. Sous-entendu comme le franco-israélien Guilad Shalit.

Cette fin lie aussi le cas de Salah Hamouri à un principe juridique universel, et non au terrorisme, et l’ancre dans l’histoire de France, et non dans l’histoire du Proche-Orient. Mais elle fait sourire quand on dresse le bilan déséquilibré du temps de parole d’un « débat équilibré » selon France 2. Alors, oui, pour l’égalité de traitement de Salah Hamouri avec les terroristes. Et oui, pour l’égalité de traitement par l’examen de ce reportage à l’aune de la déontologie professionnelle, des « exigences d’honnêteté de l’information et de rigueur dans sa présentation et son traitement », termes du CSA.

Que vont retenir les téléspectateurs ? La vérité – Salah Hamouri est un terroriste légalement condamné et emprisonné – ou le narratif le présentant comme une victime d’une injustice ?

Quant à Sammy Ghozlan, président du BNVCA, il a exprimé son indignation face à un reportage si déséquilibré.


Une manipulation politique franco-française

Les communiqués les plus anciens favorables à Salah Hamouri remontent à octobre 2007 Pourquoi des associations pro-palestiniennes n’ont-elles pas parlé de son cas avant ?

Lors d’une interview radiophonique en 2008, Denise Hamouri explique avoir écrit « au quai d’Orsay, au consulat », mais « au début, on ne se bougeait pas trop... Au moment où le soldat Shalit a été enlevé, et que la France s’est mis à dire qu’il fallait le libérer parce qu’il était français, je me suis dit qu’après tout nous étions aussi dans un cas un petit peu pareil à Guilad Shalit. Mon fils pour moi a été enlevé. Ce n’est pas une arrestation, pour moi c’est un enlèvement. Il est otage puisqu’il est depuis trois ans sans jugement… [Nda : elle nie l’existence de l’Etat d’Israël et les lenteurs de la justice] Et c’est là que j’ai commencé à écrire un peu partout en réclamant qu’on me considère un peu pareil. Cela a pris du temps, jusqu’au jour où j’ai écrit aux parents de Guilad Shalit ... La lettre a été publiée. Des associations ont été un petit peu au courant et elles se sont mises à m’aider un petit peu à travailler ».

Parmi les associations de défense des droits de l’homme - israéliennes (Acri, Adalah, B’Tselem, Yesh Din) et palestiniennes (Centre palestinien pour les droits de l’homme (PCHR), le Groupe de surveillance des droits de l’homme palestinien (PHRMG) - si promptes par ailleurs à stigmatiser Israël, laquelle défend Salah Hamouri ? Aucune.

De même, on ne trouve aucune occurrence « Hamouri » sur les sites Internet, en français et en anglais, d’ONG internationales, ayant pourtant tancé maintes fois et à tort l’Etat juif : Human Rights Watch (HRW) et Amnesty International.


Par contre, sur quel site palestinien trouve-t-on des communiqués en français et en anglais sur Salah Hamouri ? Celui du FPLP.

Quel texte incontesté décrit Salah Hamouri comme membre du FPLP ayant été lié à des actions terroristes, et ceci en se fondant notamment sur les déclarations de ses complices ? C’est l’arrêt de la Cour suprême israélienne (§ 8) d’août 2005 correspondant à un appel de complices. Sans réaction offusquée de Salah Hamouri qui a préféré une peine d’emprisonnement de sept ans au risque d’une condamnation plus lourde en appel.

Enfin, Charles Enderlin et les membres de sa rédaction auraient ignoré cette injustice cruelle frappant un jeune compatriote emprisonné pour rien et n’auraient réalisé, durant toutes ces années, aucun reportage sur lui ? Voyons, voyons, ce n’est pas crédible.

La mobilisation autour de ce terroriste est une affaire franco-française. Et même une manipulation politique franco-française, visant à ternir l’image d’Israël, à exercer des pressions sur l’Etat juif. Et qui alimente une tension entre la France et Israël.

Par un actif travail de réseautage, des groupes très actifs ont sensibilisé la France profonde et des VIP, en s’appuyant sur un front « Rouge/Vert »,  similaire à celui de manifestations de la « rue Arabe » en France lors de l’Opération Plomb durci, et en présentant un narratif loin de la réalité. Ainsi, lors d’une interview radiophonique en 2008, Denise Hamouri occulte la vérité : elle allègue qu’on reproche à son fils son appartenance aux Jeunesses du « Front populaire », tout en dissimulant la moitié si significative du sigle FPLP : Front populaire pour la libération de la Palestine. Un mouvement au logo éloquent.


Faiblesses de la démocratie

En attirant l’attention sur Salah Hamouri, François Cluzet a mis France 2 dans une situation délicate.

D’une part, la chaîne publique avait été mise en demeure le 13 janvier 2009 par le CSA, saisi le 9 janvier 2009 par le CRIF (Conseil représentatif des institutions juives de France),  pour avoir présenté le 5 janvier 2009 comme reportage sur les dégâts de l’Opération Plomb durci des images sur l’explosion d’un dépôt de munitions du Hamas datant de 2005.

D’autre part, aucun journaliste n’apprécie d’avoir été instrumentalisé, et aucun média ne goûte d’être visé par une (nouvelle) saisine du CSA. Les magazines d’informations réfléchiront vraisemblablement à deux fois avant d’inviter cet acteur, qui sera cependant toujours bienvenu dans les émissions prisant les diatribes anti-israéliennes.

De plus, le parallèle infondé entre Guilad Shalit, otage du Hamas, et Salah Hamouri aura du mal à être avalisé par des ministres ou élus. Ceux-ci vont hésiter à afficher ostensiblement leur soutien à ce terroriste qui n’a jamais présenté de regret. Notons les piques du comité de son comité de soutien contre Bernard Kouchner qui a annulé son rendez-vous avec Annick-Denise Guidoux-Hamouri prévu le 18 novembre 2009. Un dommage collatéral de l’affaire Cluzet/Hamouri ? Cependant, Jean-Claude Lefort et Monique Cerisien ben Guiga, sénatrice socialiste des Français du monde, ont été reçus à l’Elysée le 10 novembre 2009 par Nicolas Galey, conseiller à la présidence de la cellule diplomatique en charge du Proche-Orient .

Cette affaire Hamouri révèle une grave confusion des esprits, similaire à celle remarquée lors d’affaires concernant les extraditions de Cesare Battisti ou Marina Petrella, anciens membres des Brigades rouges et condamnés en Italie pour crimes : soutenir un terroriste visant la destruction de l’Etat juif, démocratie, c’est sidérant !

Cette crédulité ou cette appétence à l’égard de ce qui diffame Israël est grave, pour l’Etat d’Israël et plus généralement pour tous les pays visés aussi par l’islamisme.

En janvier 2010, l’avocat de ce terroriste devrait présenter une nouvelle demande, qui sera appuyée par son Comité de soutien. Et par la France ? Un officiel français dira-t-il enfin que Salah Hamouri est un terroriste du FPLP, organisation figurant sur la liste des organisations terroristes de l’Union européenne ?


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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 18:22

www.michelgurfinkiel.com

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/256-USA-La-religion-de-Sarah-Palin.html

 

 

USA/ La religion de Sarah Palin

 

L’ex-colistière de John McCain en 2008  s’oppose au « gel des implantations » réclamé par l’administration Obama. Ce n’est pas l’électorat juif, trop marqué à gauche, qu’elle entend séduire, mais l’électorat « évangélique ». Soit 20 à 25 % de l’opinion américaine.

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

Le monde entier, à commencer par les Etats-Unis de Barack Obama et la France de Nicolas Sarkozy, prétend interdire aujourd’hui à Israël de construire de nouvelles unités d’habitations au-delà de la « ligne verte » : la ligne de démarcation des années 1949-1967. Même à Jérusalem, où cela est allé de soi pendant plus de quarante ans. Même dans le quartier de Gilo, érigé sur un ancien no man’s land. Le monde entier ? Non. Il y a au moins une exception cinglante : Sarah Palin, qui a été le 11e gouverneur de l’Alaska de décembre 2006 à juillet 2009. Et qui a été la colistière du républicain John McCain aux élections présidentielles américaines de 2008.

 

Le 17 novembre, Sarah Palin était interviewée par Barbara Walters sur la chaîne de télévision ABC. D’un air pincé, Walters lui demande ce qu’elle pense du « gel » des nouvelles localités israéliennes, souhaité par l’administration Obama : « Je ne suis pas d’accord avec l’administration sur ce point », répond Palin. « Je pense que les nouvelles localités doivent continuer à se développer, parce que la population d’Israël va continuer à croître. De plus en plus de Juifs vont affluer en Israël dans les jours, les semaines et les mois qui viennent. Je ne pense pas que l’administration Obama ait le moindre droit de dire à Israël que les nouvelles localités juives ne peuvent pas s’étendre ». Walters insiste : « Même les localités situées en territoire palestinien ? » Palin : « Je suis contre le gel des nouvelles localités juives ».

 

Ce n’est un secret pour personne, l’ex-gouverneur de l’Alaska compte se présenter à l’investiture républicaine en 2012, face à un Obama qui briguerait un second mandat. Faut-il croire, pour autant, qu’elle tient de tels propos dans l’espoir de se concilier l’électorat juif ? Non point. Les Juifs américains sont de tradition démocrate. 77 % d’entre eux ont voté Obama en 2008. Il est peu vraisemblable qu’ils changent d’idées en moins de trois ans.

 

Mais Palin a un autre électorat en tête. Celui dont elle est issue et sur lequel elle va s’appuyer dans sa longue marche vers la Maison Blanche. Un électorat protestant conservateur, passionnément attaché à la Bible. C’est à lui que Palin s’adressait sur ABC, par-dessus Barbara Walters. En martelant des thèmes à la fois politiques et théologiques qui lui sont familiers.

 

Le christianisme est fondé sur un paradoxe. D’une part, il se réclame du peuple d’Israël et de la tradition biblique. D’autre part, il se démarque de ce peuple, et superpose une Seconde Bible, rédigée en grec - le Nouveau Testament -,  aux Ecritures hébraïques. Dès les origines de l’Eglise, beaucoup de chrétiens ont été tentés par une simplification radicale consistant à rejeter l’Ancien Testament pour ne garder que le Nouveau. Marcion, un prédicateur d’Asie mineure, préconisait cette solution dès le IIe siècle. Mais les grandes chrétientés historiques, qu’il s’agisse de l’orthodoxie, du catholicisme ou du protestantisme, ont refusé d’en aller jusque là. Elles ont préféré assumer leur relation paradoxale avec le judaïsme, en se fondant sur un texte de saint Paul, L’Epître aux Romains. « Les Juifs n’ont jamais été rejetés par Dieu », y est-il affirmé. Leur effacement actuel n’est que provisoire, et n’a d’autre but que de faciliter la conversion des nations à la foi chrétienne. A la fin des temps, ils « reviendront à Dieu », et retrouveront le rang « suprêmement élevé » qui est le leur. En attendant, les chrétiens doivent savoir que ce sont les Juifs qui les « soutiennent », comme les racines soutiennent un arbre.

 

Dans la pratique, cette doctrine a été interprétée et appliquée de multiples manières depuis vingt siècles, face à des retours incessants du refoulé marcionite. Elle justifie tantôt une certaine tolérance vis à vis des Juifs, et tantôt des campagnes en vue de les convertir. La Réforme protestante, qui met la lecture de la Bible hébraïque au cœur de la vie religieuse chrétienne, lui redonne une grande acuité à partir du XVIIe siècle : notamment en Hollande et dans les pays anglo-saxons. Au début du XIXe siècle, un mouvement protestant conservateur né en Irlande et en Angleterre, les Frères de Plymouth, affirme à la fois que l’Election d’Israël est un fait religieux en soi, distinct du christianisme, et que la restauration nationale d’Israël est la condition préalable à l’instauration du Royaume de Dieu sur toute la terre. La mission des chrétiens, dès lors, est d’aider les Juifs à pratiquer leur religion et à reprendre possession de leur terre.

 

Les Frères de Plymouth sont les ancêtres directs des « chrétiens sionistes », tels qu’Arthur Balfour, Orde Wingate ou Harry Truman, qui ont contribué à la création d’Israël. Mais aussi des « évangéliques », le mouvement populiste chrétien qui toucherait actuellement, à travers ses églises, ses télévisions, ses sites internet, de 20 à 25 % de l’électorat américain. Pour cette mouvance, la guerre des Six Jours, en 1967, marque le début de la Fin des Temps : Dieu est intervenu directement dans l’histoire en rendant toute la Terre sainte, y compris Jérusalem, à Son peuple, puis en accélérant le retour des Juifs, y compris ceux de l’ex-Union soviétique ou d’Ethiopie. Plus les Juifs s’installent dans la Terre d’Israël, plus la Rédemption est proche. C’est à cela que Sarah Palin fait allusion quand elle dit que « de plus en plus de Juifs vont bientôt affluer en Israël ». Et quand elle s’oppose à tout « gel » des nouvelles localités.

 

Le livre autobiographique que vient de publier l’ex-gouverneur de l’Alaska caracole en tête des ventes dans les librairies américaines : ce qui explique l’interview sur ABC. L’Amérique, qui reste une nation chrétienne dans son immense majorité, a été troublée par les propos promusulmans que Barack Obama a cru devoir tenir pendant les six premiers mois de sa présidence. Elle se tourne donc, au moins par curiosité, vers une chrétienne militante comme Sarah Palin. Et n’est pas insensible à son sionisme, non moins militant.

 

© Michel Gurfinkiel, 2009
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25 novembre 2009 3 25 /11 /novembre /2009 12:42

Une nouvelle information qui, si, malheureusement, elle s'avérait exacte, démontrerait à nouveau le cynisme total de l'Administration Obama, face à l'enjeu d'une vie juive,  préférant continuer de s'obnubiler face à une tête de mule telle que Abbas et ses refus perpétuels nés de son idéologie moribonde, plutôt que de permettre qu'un jeune soldat recouvre la liberté et la chaleur de ses proches. L'Amérique fait payer ses propres râtés et ses erreurs psychologiques approximatives depuis les élections palestiniennes de 2006. L'Empereur Néron Obama préfère le long calvaire de Guilad à tout aveu de la faiblesse de ses inductions maladives sur la bonne volonté de "l'Autorité Palestinienne" à avancer vers un accord quelconque...

Les Américains contre la transaction pour Guilad Shalit ?

Les Etats-Unis s’opposeraient par principe à la transaction en cours pour la libération de Guilad Shalit, séquestré depuis plus de trois ans par des terroristes du Hamas. C’est en tout cas ce qu’a affirmé un diplomate israélien sur les ondes de Galei Tsahal, la radio de l’armée. Il a expliqué que pour la Maison Blanche, une libération massive de « détenus » à l’heure actuelle porterait atteinte au chef actuel de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas (Abou Mazen) et pourrait être considérée comme une victoire morale du Hamas.  

par Claire Dana-Picard
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23 novembre 2009 1 23 /11 /novembre /2009 20:52
Leçons non apprises

 

 

Barry Rubin , THE JERUSALEM POST - Adaptation française de Sentinelle 5770

lundi 23 novembre 2009

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=16034

 


Le gouvernement Obama continue de faire de grosses erreurs qui ont un effet dévastateur sur ses propres intérêts et objectifs. Le plus étonnant est à quel point les implications de ses actions ne sont tout simplement pas comprises. Déjà, la politique actuelle des USA a détruit toute chance non seulement de progrès sur le front israélo-palestinien, mais même de tenir des pourparlers.

Voyons la situation.

Israël a annoncé en 1993, au moment des Accords d’Oslo avec l’OLP, qu’il considérait la construction dans les implantations existantes comme parfaitement en ligne avec l’accord. Les Palestiniens, pendant les 16 années suivantes, n’ont jamais fait de cela un grand problème. Le gouvernement des USA, pendant qu’il pouvait s’y déclarer opposé, était parfaitement calme à ce sujet et n’a jamais rien fait.


Puis le président Barack Obama est arrivé à son poste et a fait de la question de la construction la pièce centrale de sa politique au Moyen-Orient ; parfois, elle est apparue comme la clé de voûte de toute sa politique étrangère. Cela peut sembler exagéré mais c’est souvent comme si le gouvernement croyait que si Israël arrêtait seulement de construire 3.000 appartements, tous les problèmes de la région s’évanouiraient.

Jusqu’à présent, le gouvernement a perdu près de dix mois en poursuivant ce but. D’abord, il a admonesté Israël – comme si c’était un domestique – de le faire vite sinon... Puis quand Israël ne s’est pas exécuté, le gouvernement a réalisé que peut-être Israël devait obtenir quelque chose en échange de cette concession. Alors il s’adressa aux pays arabes pour demander – présumant, à tort, qu’ils sont affamés d’un accord de paix – quelque compromis mais il n’obtint rien.

De fait, le gouvernement Obama a détruit sa propre stratégie politique parce que, en conséquence, l’Autorité Palestinienne (AP) a refusé de négocier jusqu’à obtenir un gel complet de la construction. Comment pouvait-elle s’en tenir à une ligne moins dure que le Président ?


Mais il y avait une solution ; ‘une forme de’. Israël donna son accord pour arrêter toute construction après que les appartements en cours soient terminés, excepté à Jérusalem.

Les Etats-Unis acceptèrent l’accord, avec la secrétaire d’Etat Hillary Clinton exultant au sujet de l’énorme concession que Israël faisait. Le gouvernement des USA connaissait le gros risque que le Premier Ministre Benyamin Netanyahou prenait avec sa coalition.

Alors qu’arriva-t-il ? L’AP ne pouvait pas supporter de voir Israël félicité, et ne veut, de toute façon, pas négocier la paix. Alors elle piqua une crise de mauvaise humeur : des émeutes à Jérusalem, des menaces de démission du chef de l ’AP Mahmoud Abbas, le refus de négociations avec Israël, et une clameur pour une déclaration unilatérale d’indépendance.

Le brouhaha sur une déclaration unilatérale d’indépendance était décrit presque universellement dans les media comme le surgissement de la frustration palestinienne. Pas du tout.

Elle est fondée sur le cœur de leur stratégie : pourquoi faire une paix de compromis avec Israël quand vous pouvez réclamer tout ce que vous voulez, et assurer que la porte reste ouverte à une bataille future pour effacer totalement Israël de la carte ?

Que fit le gouvernement des USA ? Il céda sur tout sauf sur l’enchère de l’indépendance ! Ayant passé un accord avec Israël, et obtenu que Netanyahou prenne un risque énorme, il lui retira le tapis sous les pieds. Il dit maintenant : bon, peut-être que ce n’était pas un si bon accord, après tout.

Ceux qui défendent toujours des concessions de la part d’Israël comme la solution devraient le noter : une fois de plus, nous avons vu qu’une concession ne conduit pas à une concession de l’autre partie ni ne conduit à un progrès. Elle ne fait que produire l’exigence de nouvelles concessions sans donner de vrai crédit à la précédente.

Le dernier acte dans le drame est qu’après l’annonce d’un plan pour construire des appartements dans le quartier Gilo de Jérusalem – qui se trouve tout à fait dans le cadre de l’accord USA - Israël – le gouvernement des USA s’est plaint amèrement, montrant non seulement qu’il ne respecterait pas un accord que d’autres avaient passé avec ses prédécesseurs, mais qu’il ne respecterait même pas les accords qu’il a lui-même passés.

Obama s’est plaint de ce que la construction à Gilo compliquait les efforts du gouvernement pour relancer les pourparlers de paix, rendait plus difficile l’accession à la paix et aigrissait les Palestiniens.

C’est drôle, il n’a jamais déclaré ceci à ce sujet : l’incitation de l’AP au terrorisme ; la défaillance à punir les terroristes ; des négociations avec le Hamas malgré ses positions intransigeantes, ses objectifs génocidaires, ses opinions antisémites ; son refus de revenir à des pourparlers en dépit de la demande expresse d’Obama de le faire ; la rupture de sa promesse de ne pas utiliser le rapport Goldstone pour punir Israël ; et d’autres actions semblables. Chacune d’elle prise individuellement est plus dangereuse que la construction à Gilo.

De plus, ayant saboté les négociations en mettant en lumière la question de la construction dans les implantations, le gouvernement des USA a escaladé encore plus haut : pas de construction à Jérusalem est l’exigence minimum.

Bien sûr, les Etats arabes et l’AP feront écho à cela, refusant tout pourparler à moins que cela ne se produise. Et puisque Israël n’arrêtera pas de construire à Jérusalem et que la partie arabe – à l’opposé de l’administration des USA – ne cèdera pas, Obama a tout simplement garanti la mort du processus de paix pour la totalité de son mandat à son poste. En fait, il est probablement assuré qu’aucune négociation élargie ne pourra se tenir.

Ici il y a un autre problème : en reprochant à Israël de façon répétée tous les échecs, le gouvernement des USA ne signale pas seulement à l’AP et aux Etats arabes qu’ils peuvent tout faire et ne rien payer, mais il les encourage aussi involontairement à saboter tout progrès. Pourquoi ? Parce que plus mal et plus lentement les choses évoluent, plus ils peuvent blâmer Israël et attendre des USA et de l’Europe qu’ils en fassent autant.

Le gouvernement des USA rend son propre échec encore bien plus probable. Si les USA deviennent plus en colère contre Israël à chaque fois que les Etats arabes et les Palestiniens sabotent les négociations, pourquoi ne le feraient-ils pas ?

Un point final : la même perte de crédibilité et de responsabilité des USA qui affecte Israël touche aussi les Etats arabes modérés dans les échanges du gouvernement américain avec eux.

Sans aucun doute, nous entendrons bientôt que si Israël àvait cessé de construire des appartements à Gilo, il y aurait une paix arabo-israélienne, pas de terrorisme, l’Iran abandonnerait la mise au point d’armes nucléaires, et Obama obtiendrait le Prix Noble de la Paix.

Oops, ce dernier évènement est déjà arrivé. Que pensez-vous de lui attribuer le Prix Nobel de la Paix Ratée ?


http://www.jpost.com /servlet/Satellite ?cid=1258705164232&pagename=JPArticle%2FShowFull

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 20:53

MARINE FRANCE ISRAËL - LE CHIFFRE DU JOUR : 223 MARINS DONT 22 OFFICIERS DE LA MARINE FRANCAISE SONT A HAÏFA. ILS ONT VISITE LES INSTALLATIONS DE TSAHAL



http://www.israelvalley.com/news/2009/11/22/25256/

Nov 200922

Par IsraelValley Desk et D.R.
Rubrique: Actualité
Publié le 22 novembre 2009

us navy La frégate de lutte anti-aérienne « Cassard » fera escale du 18 au 22 novembre 2009 à Haïfa, dans le cadre d’une escale de routine. C’est la deuxième fois cette année qu’une frégate française passe quelques jours dans un port israélien, la dernière ayant fait escale en juin dernier.

Le mercredi 18 novembre, le commandant du bâtiment, le capitaine de vaisseau Thierry Meillour, a rencontré l’adjointe au maire de Haïfa, Madame Hevda ALMOG, et le commandant de la base navale de Haïfa, le contre-amiral Ram Rutberg. Il a reçu ensuite à déjeuner à bord le commandant en second de la base navale ainsi que le consul général de France à Haïfa et le conseiller pour la francophonie auprès de la municipalité de Haïfa.

En soirée, le commandant de la frégate a organisé une réception à bord. Ont été notamment invités le chef d’état-major de la marine israélienne, le vice-amiral Eliezer Marum, des autorités militaires israéliennes et des autorités civiles locales. Par ailleurs, deux officiers israéliens qui ont été formés à l’Ecole Navale de Brest entre 1950 et 1953 seront de nouveau à l’honneur, et pourront à cette occasion rencontrer les membres d’équipage et le personnel de l’ambassade. Il s’agit des premiers officiers de la marine israélienne à avoir été formés en France.

Le lendemain, la marine israélienne effectuera une visite du bâtiment à quai. Les membres d’équipage de la frégate participeront réciproquement à des visites d’installations des forces de défense israéliennes. La visite du bord par des élèves de primaire et de collège, des tournois sportifs et sorties culturelles et touristiques sont également programmés au cours de ces quatre jours d’escale.

La frégate anti-aérienne « Cassard »
Ce bâtiment est le dixième navire de la Marine française à porter le nom de ce célèbre corsaire Jacques Cassard, né en Nantes en 1679, qui s’est particulièrement illustré durant la guerre de succession d’Espagne face aux Anglais.

D’une longueur de 140 mètres et d’un poids à pleine charge de 5000 tonnes, la frégate « Cassard » accueille à son bord un équipage de 223 marins, dont 22 officiers.
Il est capable d’assurer la maîtrise d’une bulle de protection aérienne de 100 km de rayon autour d’une unité sensible (porte-avions ou bâtiment amphibie par exemple), ou au-dessus d’une zone géographique, dans un environnement complexe et hostile. Polyvalent, il dispose aussi des équipements et des compétences pour assurer des missions très diverses, telles que le contrôle d’embargo, la lutte anti-sous-marine, le sauvetage en mer, l’évacuation de ressortissants,…. Il a participé en Adriatique, au Kosovo, dans le Golfe arabo-persique et au large de l’Afghanistan à la majorité des déploiements de la Marine Nationale française.—

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

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Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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