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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 16:02




 

 

 

U

http://article.nationalreview.com/?q=NjgwYjE0MzBlYjFkYWNiOTEzMTZkMmFmNTAyN2NhZjE=

 

Titre original : An Unworkable Compromise

 

Un compromis introuvable

Par Elliot Abrams

Adapté par Marc Brzustowski,

pour http://lessakele.over-blog.fr et http://aschkel.over-blog.com.

Les Palestiniens sont également perdants, en cas de « gel des implantations »

Chacun sait que les exigences de l’Administration Obama d’un gel des implantations constituent un vaste problème pour la coalition du Premier Ministre Benyamin Netanyahou à Jérusalem. Mais, elles représentent également un gros problème pour l’Autorité Palestinienne à Ramallah.



Pourquoi? Parce que les Etats-Unis cherchent actuellement une forme de compromis quelconque, alors que les Palestiniens recherchent, quant à eux, un gel véritable, immédiat, non négociable et total.

 

 (L’Amérique) Ayant échoué à intimider Netanyahou pour le pousser à un gel total, on dit qu’un moratoire a été transmis au négociateur américain George Mitchell qui autoriserait l’achèvement de tous les projets déjà en cours, peut-être de l’ordre de 2500 à 3000 unités. De plus, ce moratoire est supposé concerner la Bande Occidentale (de Cisjordanie-Judée-Samarie), mais faire silence sur la construction à Jérusalem, qui serait traitée séparément. (De récentes informations nous ont indiqué que le nouvel ambassadeur israélien aux Etats-Unis, Michaël Oren, a été convoqué au Département d’Etat pour recevoir une volée de bois vert, à propos de nouvelles constructions à Jérusalem-Est. L’exigence que cela cesse a été promptement rejetée par le Premier Ministre Netanyahou, le jour suivant).

 

Désormais, pour George Mitchell, cela peut apparaître comme un compromis acceptable.  Aussi longtemps que dure le « gel », ne prend naissance aucune nouvelle unité. Si le « gel » dure suffisamment longtemps –on parle de six mois à un an- on pourra constater une réduction significative et visible de la construction israélienne en Cisjordanie-Judée-Samarie. Mitchell, qui est supposé vouloir quitter son poste de négociateur à la fin de 2009, pourrait s’en aller, alors que ce « gel » est toujours en application. Concernant Jérusalem, il pourrait simplement dire : «  trop difficile à ce stade », et faire savoir discrètement aux gouvernements arabes que les pressions américaines visant à dissuader Israël de construire à Jérusalem-Est se poursuivront.

 

La raison pour laquelle Netanyahou et son gouvernement détestent le projet Obama en globalité, est claire. Moralement, il entérine l’argument-NDLR : « Judenrein »- selon lequel les Israéliens n’ont pas le droit de vivre en Judée-Samarie (et même dans certaines zones de Jérusalem). Politiquement, se mettre d’accord sur une sorte quelconque de « Gel » revient à mettre en péril la Coalition au pouvoir. Et comment Bibi Netanyahou pourra t-il bien se sortir de cette période de « Gel » ? Quelle pourrait bien être la bonne stratégie de sortie, lorsque le temps accordé toucherait à sa fin (trois mois ?
Six ? Neuf ou douze ?) – et qu’Obama pourra toujours dire : “Je n’ai juste besoin que d’un peu plus de temps pour apporter la paix et la liberté au Proche-Orient!”



Tout ceci est bien connu – mais regardons maintenant, tout autant, vers ce que l’Administration Obama a fait à ses amis de Ramallah. Le Président de l’Autorité Palestinienne et son négociateur Saeb Erekat exigent officiellement un gel total – comprenant Jérusalem, sans limite de temps, dans toute la Cisjordanie-Judée-Samarie, quelle que soit l’implantation concernée, et sur toute sorte de bâtiments. Sans exception aucune pour aucune construction actuellement en cours, pour les jardins d’enfants, pas même (et peut-être, tout particulièrement ?) concernant les Synagogues. Où en sont-ils lorsque le Gouvernement des Etats-Unis  annonce son arrangement – autorisant la réalisation de plusieurs milliers d’unités et observant le silence à propos de Jérusalem ? Comparée avec la situation actuelle – des dénonciations quotidiennes des implantations, de la part de Washington, alors que rien n’est exigé des Palestiniens – contre toute attente, les Américains donneront le sentiment d’avoir retourné leur veste. Tout d’un coup, la construction que vous voyez se réaliser sous vos yeux, Washington lui donner sa bénédiction ; tout comme à Jérusalem, il n’y aura aucune limite qui tienne. Erekat a déclaré sur la radio « Voix de la Palestine », l’autre jour, que : « Il n’y a pas de solution médiane, à propos du problème des implantations : ou les activités de développement s’arrêtent, ou elles ne s’arrêtent pas ». Dès lors, elle apparaîtra telle aussi bien à Erekat, à son patron, Abbas ou à tout Palestinien entendant les dénonciations des radios et télés du Hamas, concernant de tels arrangements.



C’est pourquoi la position palestinienne actuelle consiste à prier pour que Mitchell échoue. S’il n’aboutit pas et qu’il n’y a pas d’accord de compromis, ils peuvent tranquillement rester sur leurs positions. Washington dénonce Jérusalem, le ressentiment entre eux se prolonge, et Obama ne demande concrètement rien aux Palestiniens. Bien entendu, la construction dans les implantations se poursuit de la même façon, mais les dirigeants palestiniens ne sont pas idiots ; ils savent pertinemment qu’il s’agit d’un faux problème. Il savent que la vie en Cisjordanie se porte mieux, que l’économie s’améliore, que les Israéliens lèvent les barrages et obstacles à la circulation – et ils savent que la construction des implantations fournit un travail cruellement nécessaire aux ouvriers palestiniens du bâtiment. Aussi, l’échec de Mitchell serait un refuge douillet pour eux, alors qu’un compromis – et bien, Erekat l’a déjà dit ! : « Mauvaises nouvelles ».



Abbas l’a déclaré des centaines de fois, durant les derniers mois, qu’il ne serait pas d’accord de reprendre les négociations avec Israël, à moins d’obtenir le gel des implantations. Les Etats-Unis appelleront un tel compromis atteint par Mitchell un "gel des implantations » et, dès lors, mettront la pression sur Abbas pour qu’il revienne à la table des négociations – le contraignant à ravaler ses paroles. Ou, lui aussi, devra appeler tout moratoire partiel comme correspondant à un gel réel, retournant à la table (de négociations) pendant que le Hamas expliquera frénétiquement qu’il a encore une fois bradé les droits des Palestiniens – ou il devra refuser de négocier, ce qui provoquera la colère d’Obama. Solution perdant-perdant.


 Aussi la manie obsessionnelle d’Obama contre les implantations s’achèvera de façon préjudiciable, non seulement pour Netanyahou, mais tout autant pour Abbas. Quel triomphe pour la diplomatie américaine !

 



Elliot Abrams, conseiller permanent et de haut niveau, au Conseil sur les Relations étrangères –Council on Foreign Relations-, était le conseiller adjoint à la Sécurité Nationale concernant le Moyen-Orient, dans l’Administration de George W. Bush.

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 10:00
On laissera à Daniel Rouach la responsabilité de son sous-titre : "la fin de leur "amitié". Ce terme mis entre guillemets comme pour distinguer relations personnelles et diplomatiques. Les positions publiques, fréquemment insultantes de Bernard Kouchner ("colonisation", etc., langage hérité de la lecture du Quotidien du Peuple, dans ses années Mao), appuyées ou par-dessus l'épaule de N. Sarkozy, ne font, effectivement qu'envenimer les rapports qui reposent sur des idéologies distinctes.  Les positions, ensuite, prises, entre la chèvre et le chou, avec le pâle Gordon Brown, faisant preuve d'un manque de courage politique, de la part du Premier Français, au moment du rapport Goldstone et à l'instant  crucial où l'amitié ne se monnaie pas, n'ont fait que prolonger le refroidissement. Renvoyer dos à dos un Etat de Droit et une entité terroriste, voilà qui ne manque pas de sel, de la part d'une Europe fêtant sa libération du joug communiste à Berlin. Comme quoi il subsiste des murs d'autisme qui ne sont pas encore prêts de tomber dans les esprits à géométrie variable.

Cependant, comme avec Obama, on joue à l'excès du trompe-l'oeil palestinien, pour ne pas dire ce qui est en jeu, derrière l'arbre cachant bien mal la forêt. Mahmoud Abbas a négocié avec 7 gouvernements israéliens différents, sans qu'il ne soit, prioritairement, question du "gel des implantations".. Un moratoire concernant la finition de 2500  à 3000 unités a été proposé et officieusement accepté par la partie américaine. Mais, on fait comme si, plutôt que de faire pression sur Abbas pour qu'il daigne s'asseoir autour d'une table. 

Actuellement dans une impasse, face au Hamas, dont il attendait du précédent gouvernement israélien et de Tsahal qu'ils le fassent tomber à Gaza, il surjoue du rôle du mal-aimé par les Occidentaux, comme pour retarder sa mort politique en sursis. A Israël, le "sale boulot" de rattraper les erreurs stratégiques foncières de ladite Autorité, aux Palestiniens les attitudes courtisanes, l'Europe faisant assaut de compassion calculée, lorsque ceux-ci sont toujours à la limite de s'égorger mutuellement, comme en juin 2007.

Il est, en effet, "grillé" pour avoir , tel le Néron de Ramallah, exigé la mort de plus de "civils innocents " encore, du moment que ses ennemis fratricides finissent en brochette-merguez.

 Il faut : 1) régler le problème du Hamas, 2) remettre sur la table de négociation les questions susceptibles d'aboutir à une entente partielle, sans retarder et tergiverser à l'envi, et remettre à demain celles qui demeurent temporairement insolubles, parceque les conditions minimales de sécurité ne sont pas atteintes (Jérusalem, implantations). 3) Compte-tenu des deux premiers points, il devient particulièrement ridicule d'évoquer prioritairement le nain palestinien, lorsqu'un nouveau "géant" nucléaire menace toute la région, du Yémen à la Somalie, en passant par le Liban et l'Irak. Et il est impossible, sauf à avoir affaire à de parfaits inconscients obsédés par leur petit doigt, de seulement considérer les jaunisses d'Abbas sans se préoccuper des virus multi-récidivistes et endémiques en provenance de Téhéran.

Désolé si non-politiquement correct, mais il s'agirait de cesser de prendre les opinions pour "des billes"...

    

NICOLAS SARKOZY RECOIT BENYAMIN NETANYAOU A L'ELYSEE. LA FIN DE LEUR "AMITIE" ?


http://www.israelvalley.com/news/2009/11/11/25094/

200911

Par Daniel Rouach à Tel-Aviv
Rubrique: France - Israël
Publié le 11 novembre 2009

 

 

EDITORIAL – Une rencontre essentielle pour calmer les tensions récentes ? Comment donc apaiser une situation très tendue entre la France et Israël ? Une rencontre semblait s’imposer. Ce mercredi le Premier Ministre israélien est à Paris et va rencontrer le Président Français.


Pas une fois, Nicolas Sarkozy n’a manqué de dire que Bibi Netanyahou était son ami. Le resteront-ils encore longtemps ? Sur fond de manifestation anti-Israël en rafale dans Paris, le Premier Ministre israélien arrive après un voyage aux Etats-Unis marqué par un échec réel. Barack Obama le tient responsable de la colonisation rampante. A Paris, Sarkozy utilisera les mêmes mots que Barack Obama. Il s’agit donc d’une rencontre à haut risque. Un échec annonçé.


A SAVOIR
Le chef du gouvernement israélien a participé à l’assemblée annuelle des principales organisations juives d’Amérique du Nord et a rencontré à cette occasion le président américain, Barack Obama. Ce voyage est intervenu selon l’Express “sur fond d’impasse du processus de paix, après que l’administration Obama a renoncé à exiger d’Israël un gel total de la colonisation en Cisjordanie.


Dans ce contexte, le président palestinien Mahmoud Abbas, soixante-quatorze ans, a annoncé hier qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat à la tête de l’Autorité palestinienne lors des élections générales prévues le 24 janvier.”


ISRAELVALLEY PLUS
Né à Tel Aviv le 21 octobre 1949, Benjamin Netanyahou était devenu, en 1996, le plus jeune chef de gouvernement de l’histoire du pays en battant d’un rien le travailliste Shimon Pérès, aujourd’hui président en exercice de l’Etat hébreu, un poste prestigieux mais largement honorifique.

Revue de Presse – Jérôme GUILLAS dans le JDD : "Son orientation politique à droite, Netanyahou l’a héritée puis façonnée au fil de sa carrière. Fils d’un historien célèbre et engagé auprès de Vladimir Jabotinsky, le père spirituel de la droite israélienne, Netanyahou fait ses classes militaires au sein d’un commando d’élite entre 1967 et 1972, participe à la guerre appelée “guerre d’usure” et se voit nommé capitaine lors de la guerre du Kippour en 1973. Auparavant, la famille avait quitté la Terre promise pour les Etats-Unis où Benjamin Netanyahou suit des études d’architecture et d’administration des affaires au célèbre Massachussetts Institute of Technology (MIT). Il retourne aux Etats-Unis après services rendus à l’armée puis se fixe un temps à Jérusalem. Il partagera longtemps sa vie, au gré de ses différentes fonctions, entre les Etats-Unis et Israël.

Ascension fulgurante

La mort de son frère en 1976 lors du raid d’Entebbe (opération de récupération des otages d’un Airbus d’Air France détourné par des Palestiniens sur l’aéroport ougandais d’Entebbe) précipite son engagement politique qu’il débute en tant que diplomate en 1982 auprès de l’ambassade d’Israël à Washington. En 1984, il devient représentant permanent d’Israël aux Nations-unies, un poste où il s’illustre en défendant le recours à la force par Israël pour réprimer le soulèvement palestinien dans les territoires occupés. Il démissionne en 1988 en dénonçant le plan de paix pour le Proche-Orient du secrétaire d’Etat américain George Shultz qu’il considère comme un danger pour Israël.

Après avoir quitté la diplomatie, il entame une carrière politique en se faisant élire à la Knesset en 1988 et est nommé dans la foulée vice-ministre des Affaires étrangères dans un gouvernement de coalition Likoud-Travaillistes dirigé par Yitzhak Shamir. Son ascension politique au sein du Likoud est fulgurante. Brillant orateur, il ne cache pas ses ambitions et se voit en chef de gouvernement. Il y parvient en 1996 à la suite d’une vague d’attentats suicides qui plongent les accords d’Oslo, signés trois ans auparavant, aux “oubliettes”. La priorité des Israéliens n’est alors plus la paix mais la sécurité, à tout prix. Malgré son opposition au processus d’Oslo, il entreprend toutefois le retrait partiel de l’armée de la ville d’Hébron, en Cisjordanie. Battu aux élections de mai 1999 par son adversaire travailliste Ehoud Barak, il démissionne de la présidence du Likoud et connaît une retraite politique de deux ans avant de revenir en 2002 au sein du gouvernement Sharon.

Partisan d’une ligne dure, Netanyahou ne s’est jamais montré favorable à la création d’un Etat palestinien et il n’entend pas démanteler les colonies juives de Cisjordanie mais compte, au contraire, les étendre afin de répondre à la “croissance naturelle” de la population. Des promesses tenues pendant la campagne qu’il pourrait avoir du mal à tenir: tout dépendra de la coalition gouvernementale. Au sein d’un des systèmes parlementaires parmi les plus complexes de la planète, les tractations vont aller bon train et Benjamin Netanyahou va devoir composer avec les grands partis comme avec les petits. Il n’aura sans doute pas carte blanche…"—

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11 novembre 2009 3 11 /11 /novembre /2009 09:17



Sombres perspectives si Massimo D'Alema est élu au poste de chef de la diplomatie européenne.

Extraits de la presse italienne
Adapté par Danielle Elinor Guez.

pour  http://aschkel.over-blog.com  et http://lessakele.over-blog.fr/




Union européenne : David Miliband n'est plus candidat

http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=15936


Mardi 10 Novembre 2009


Le ministre britannique des Affaires étrangères, David Miliband, a fait savoir qu'il refusait le poste de chef de la diplomatie de l'Union européenne.

Les travaillistes et l'Europe ça ne marche pas ! Après l'échec de Tony Blair à conquérir la présidence de l'Union, c'est au tour de David Miliband de se retirer de la course au poste de haut représentant de l'Union européenne aux Affaires étrangères prévu par le Traité de Lisbonne qui entre en vigueur le 1er décembre prochain.

Le président du groupe socialiste au Parlement européen, Martin Schulz, qui considère ce refus comme définitif, soutient désormais l'ancien premier ministre italien, Massimo d'Alema, pour occuper cette fonction.

Extraits de la presse italienne

<B>D'Alema con il deputato Hezbollah<br>ed è subito polemica sulla foto</B>
Massimo D'Alema avec le député du Hezbollah Hussein Haji Hassan

  Non esiste un candidato peggiore di Massimo D’Alema
Il n'y a pas de pire candidat que Massimo D'Alema
http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=8&sez=120&id=31860

 

 

Il n'existe pas de pire candidat que Massimo D'Alema pour le poste de haut représentant aux Affaires Etrangères et à la Sécurité de l'Union Européenne. Le nouveau poste, prévu par le Traité de Lisbonne est une espèce de Ministère des Affaires Etrangères doté d'un corps diplomatique autonome et destiné à devenir le poste le plus important de l'Union Européenne.[...]  

D'Alema est le seul vrai chef de file de la gauche italienne. Personne ne discute de son leadership ni de sa capacité politique - en réalité plus tactique que stratégique - ni même de son extraordinaire mythomanie dont il est un porteur sain au point de laisser croire à ses nombreux adorateurs qu'il est l'auteur de la phrase « la place d'honneur c'est l'endroit où moi je siège », et non pas Don Quichotte de Cervantès. On peut répondre à d'Alema à juste titre : dans le monde occidental, la place d'honneur n'est pas là où siège le Hezbollah.

[...] A la table européenne dans le rôle de guide de la politique étrangère, il ne devrait pas y avoir de place pour quelqu'un qui se promène dans les décombres de Beyrouth, bras-dessus bras-dessous avec les ministres du Hezbollah pour dénoncer les crimes de guerre israéliens, ni pour quelqu'un qui a osé dire à propos de l'assassinat du chef militaire du parti de Dieu, Imad Mughniyeh, surnommé le Ben Laden chiite, que de l'avoir tué était un acte terroriste. Un certain génie du socialisme européen a expliqué que la candidature de Blair n'est pas bonne, parce que l'Europe a besoin d'un ami d'Obama et non pas d'un ami de Bush. [...]

 

D'Alema ministro degli esteri Ue. Perche non a Beirut ?

D'Alema ministre des affaires étrangères de l'UE. Pourquoi pas à Beyrouth ?

http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=6&sez=120&id=31971

 

Voici l'article de Marco Zatterin   « Miliband se retire. Feu vert pour le Parti Socialiste Européen ».

La nouvelle concernant le retrait de Miliband et, comme conséquence la probable victoire d'Alema, est traitée de manière différente par les journaux italiens. Les journaux suivants sont certains de la victoire D'Alema : LIBERO, Il GIORNALE, Il MANIFESTO. Pour il CORRIERE della SERA, La REPUBBLICA, La STAMPA au contraire, la partie est encore ouverte. Quant à L'UNITA, on lit en première page la nouvelle que David Miliband ne s'est pas retiré et que Gordon Brown resterait candidat contre D'Alema. 

Quant à nous, nous voyons volontiers d'Alema à l'extérieur des frontières nationales, nous lui recommandons toujours le poste de Ministre des Affaires Etrangères, non pas à Bruxelles mais plutôt à Beyrouth, où il pourrait facilement rallier le Hezbollah pour entrer au gouvernement où il a déjà tant d'amis (compte-tenu de son passé).

 

 

"Sul Medio Oriente D'Alema tenta la scissione dei Pd"

D'Alema cherche la scission du Parti Démocrate sur la Moyen Orient


D'Alema n'aime pas Israël, c'est un homme politique qui s'inspire de la vieille politique étrangère substantiellement arabophile de la Démocratie Chrétienne et du Parti Communiste italien (mais aussi de Craxi), il a été un partisan d'Arafat mais surtout ne supporte pas le rôle public de la communauté juive avec laquelle il se heurte avec une particulière acrimonie. Ce choix d'adhésion totale au camp arabe s'est nourri de gestes bruyants : de l'embrassade avec les leaders du Hezbollah quand, en tant que Ministre des Affaires Etrangères, il a visité le Liban après la guerre, de ses continuelles prises de positions en faveur de la reconnaissance unilatérale du Hamas, jusqu'au refus de sanctions envers l'Iran dont il n'a, pourtant, jamais contesté la prétention à avoir l'arme atomique. Cette politique a été définie par l'ex-premier comme une politique réaliste d'approche équilibrée envers les deux camps, mais il n'a exprimé de condamnations qu'à l'encontre d'Israël et jamais à l'encontre des organisations terroristes qui assiègent l'État juif. Sur ces bases d'Alema tente de construire ces jours-ci une large majorité politique.


D'Alema, Israele e la Serbia L'éditorial de Peppino Caldarola dans le journal Il RIFORMISTA http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=20&sez=120&id=27589
 

Il est bon de ne pas se mêler des querelles d'autrui. C'est pourquoi nous ne nous sommes pas mêlés de la polémique qui a commencé entre Andrea Marcenaro dans le journal « Foglio » et Massimo d'Alema avec, ensuite, l'intervention de Pigi Battista dans le journal « Corriere della Sera » et encore d'Alema. D'Alema, qui attaque Israël sur sa réaction disproportionnée aux missiles du Hamas, s'est vu rappeler par les deux journaux, la guerre contre la Serbie co-dirigée par le dirigeant du post PCI, dans laquelle 500 Serbes ont été tués dans un bombardement de l'OTAN n'ayant touché aucun soldat de l'alliance. D'Alema s'est énervé et a dit que sa guerre était une guerre juste et que celle d'Israël ne l'était pas. Et non. C'est une opinion qui devrait se présenter comme une opinion. Mais d'Alema n'a pas d'opinion, les opinions appartiennent aux communs des mortels, lui est porteur de vérité absolue. Toutefois le fait est incontestable. Les avions de d'Alema ont fait 500 morts presque exclusivement des civils innocents. Giordano, ancien chef de Rifondazione aujourd'hui si indulgent avec le d'Alema anti-israélien devrait se rappeler combien nous sommes choqués par une gauche dont le patron a contribué à faire tuer des innocents. J'insisterai jusqu'à la fin de ma vie pour dire que le mal obscur dont souffre la gauche est le double standard moral. Si c'est moi qui tue, je le fais pour la paix, si c'est toi qui tue, tu es un délinquant. Quand on porte le poids de tant de morts sur ses épaules parce qu'on était le commandant en chef des avions bombardiers, on devrait se taire à jamais sans donner de leçons. Voilà ce qui serait moral.


Adapté par Danielle Elinor Guez pour http://aschkel.over-blog.com
 
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9 novembre 2009 1 09 /11 /novembre /2009 08:50


Visite de travail du Chef d'Etat-Major Indien en Israël


http://dover.idf.il/IDF/News_Channels/today/09/11/0801.htm


Traduction : Aschkel, pour aschkel.over-blog.com et http://lessakele.over-blog.fr

Le chef d'état major des armées indiennes se rend en visite de travail en Israël :  Dipaq Kapour est arrivé hier samedi, pour une visite de 4 jours. Après l'hommage militaire qui lui a été rendu, il a rencontrera successivement le Ministre de la Défense, E.Barak, ainsi que le chef d'état major et d'autres généraux supérieurs de l'armée.

Cette rencontre a pour but de renforcer la collaboration sécuritaire entre les 2 pays et de continuer à développer leur coopération stratégique.

Il est également prévu que les hauts responsables de la Sécurité Civile, notamment ceux du Sud, participeront à cette réunion  de travail.

Le chef d'état-major de indien se rendra ensuite à Yad Vachem afin d'honorer la mémoire des victimes de la Shoah

Photos :

צבא ההגנה לישראל © כל הזכויות שמורות 2009




http://dover.idf.il/NR/rdonlyres/F042851F-9728-4329-B644-80A975D61C2B/0/indiaramatcal2_small_cropped_big.jpg









http://dover.idf.il/NR/rdonlyres/8B0B13CA-9E1D-4D97-A473-B57B3437B67B/0/s%D7%A8%D7%9E%D7%98%D7%9B%D7%9C%D7%94%D7%95%D7%93%D7%95%D7%93%D7%99%D7%A4%D7%A7%D7%A7%D7%90%D7%A4%D7%95%D7%A8_cropped_big.jpg
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 19:00


Cartoline da Eurabia, di Ugo Volli

" Ecco gli stati del mondo, impariamo a conoscerli "
http://www.informazionecorretta.it/main.php?mediaId=115&sez=120&id=31933


Carte postale d’Eurabia, Ugo Volli

Adapté par Danielle Elinor Guez

Voici les Etats du monde, apprenons à les connaître


La carte postale d'aujourd'hui est composée de quatre listes d'États. Ce sont tous les États du monde, divisés en quatre groupes. Regardez-les avec attention : 

Groupe A

Afghanistan, Albanie, Algérie, Angola, Antigua-et-Barbuda, Argentine, Arménie, Azerbaïdjan, Bahamas, Bahreïn, Bangladesh, Barbades, Biélorussie, Belize, Bénin, Bolivie, Bosnie-Herzégovine, Botswana, Brésil, Brunei Darussalam, Cambodge, République centrafricaine, Tchad, Chili, Chine, Comores, Congo, Cuba, Chypre, République populaire démocratique de Corée, République démocratique du Congo, Djibouti, Dominique, République dominicaine, Équateur, Égypte, El Salvador, Érythrée, Gabon, Gambie, Ghana, Grenade , Guatemala, Guinée, Guinée-Bissau, Guyane, Haïti, Inde, Indonésie, Iran, Iraq, Irlande, Jamaïque, Jordanie, Kazakhstan, Koweït, République démocratique du Laos, Lesotho, Liban, Libye, Malawi, Malaisie, Maldives, Mali, Malte, Maurice, Mauritanie, Mexique, Mongolie, Maroc, Mozambique, Myanmar, Namibie, Népal, Nicaragua, Niger, Nigeria, Oman, Pakistan, Paraguay, Pérou, Philippines, Portugal, Qatar, Sainte-Lucie, Saint Vincent et les Grenadines, l'Arabie Saoudite, Sénégal, Serbie, Sierra Leone, Singapour, Slovénie, Îles Salomon, Somalie, Afrique du Sud, Sri Lanka, Soudan, Surinam, Suisse, Syrie, Tadjikistan, Thaïlande, Timor oriental, Trinité-et-Tobago, Tunisie, Turquie, Emirats Arabes Unis, Tanzanie, Ouzbékistan, Venezuela, Vietnam, Yémen, Zambie, Zimbabwe. 

Groupe B

Australie, Canada, Tchéquie, Allemagne, Hongrie, Israël, Italie, Malaisie, Îles Marshall, Micronésie (États fédérés de), Nauru, Pays Bas, Palaos, Panama, Pologne, Slovaquie, ex-République yougoslave de Macédoine, Ukraine, États-Unis. 

Groupe C

Andorre, Autriche, Belgique, Bulgarie, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Colombie, Costa Rica, Croatie, Danemark, Estonie, Éthiopie, Fidji, Finlande, France, Géorgie, Grèce, Islande, Japon, Kenya, Lettonie, Libéria, Liechtenstein, Lituanie, Luxembourg, Monaco, Monténégro, Nouvelle-Zélande, Norvège, Papouasie-Nouvelle-Guinée, République de Corée, République de Moldavie, Roumanie, Russie, Samoa, San Marino, Espagne, Swaziland, Suède, Tonga, Ouganda, Royaume-Uni, Uruguay. 

Groupe D

Bhoutan, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Guinée équatoriale, Honduras, Kiribati, Kirghizistan, Madagascar, Rwanda, Saint Kitts et Nevis, Sao Tomé-et-Principe, Seychelles, Togo, Turkménistan, Tuvalu, Vanuatu.
 
Ne vous inquiétez pas, ce n’est pas un test de géographie, c’est un portrait de la situation politique internationale actuelle. Il s’agit du vote des Etats du monde à propos de la motion arabe décidant de transmettre le rapport Goldstone au Conseil de Sécurité de l’ONU, pour sanctionner Israël. Le dernier groupe rassemble 17 pays membres absents lors du vote. Disons qu’ils ne comptent pas et que cette décision ne les intéresse pas, des absentéistes plutôt insignifiants.

Le groupe B rassemble 18 Etats qui ont voté contre: Israël, bien sûr, les États-Unis, heureusement, l’Italie (merci au ministre Frattini, imaginez qu’à sa place il y ait eu D'Alema !), l’Allemagne, le Canada, l’Australie, la Hongrie, la Pologne, les Pays Bas, les Tchèques et les Slovaques: un très petit groupe, en réalité, moins de 10% de la population mondiale. Ceux qui en ce moment se sentent responsables de l'existence de l'État d'Israël et comprennent que la guerre contre le terrorisme est en cours.

Le groupe C rassemble 44 pays qui se sont abstenus, qui ne soutiennent pas complètement « la lutte de libération des peuples » et l’Organisation de la Conférence Islamique, en clair, qui ne veulent pas non plus se déclarer ouvertement contre : la majorité des pays d’Europe (Grande-Bretagne, France, Grèce, Suède, Norvège, Autriche, Belgique, Espagne, Géorgie, etc.) plus quelques états qui ont décidé de s’y associer. L'exemple le plus frappant est la Russie, mais aussi l'Uruguay, le Japon et la Nouvelle-Zélande.

Dans le groupe A, on trouve les 114 pays qui ont approuvé la motion, de loin la majorité absolue de l’Assemblée mais aussi de la population mondiale : tous les pays arabes et musulmans, tous les pays communistes et assimilés, mais aussi l'Inde et la Chine, le Brésil et le Chili, le Mexique et le Pérou, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, pour une fois unis, certains pays européens comme la Suisse, l'Irlande, le Portugal, Malte et Chypre.

Si c’est une coalition – et malheureusement c’en est bien une – la carte stratégique qui en résulte est terrifiante. Face au désir d’infliger une humiliation à Israël, des états en guerre les uns avec les autres s’allient (par exemple, l'Inde se range avec le Pakistan et la Chine, l'Arménie avec la Turquie et l'Azerbaïdjan, Chypre aussi avec la Turquie). Imaginez une carte du monde, en bleu voici l’occident depuis l'Amérique du Nord jusqu'à la frontière du Mexique, le continent australien et quelques taches bleues en Europe ; en vert les musulmans et leurs amis, presque toute l'Asie, l'Afrique, l'Amérique du Sud et quelques taches vertes en Europe ; en blanc pour les abstentionnistes, il y a une grande partie de l'Europe, y compris la Russie avec quelques taches ici et là. Le monde est déjà dominé sur la carte par une coalition communiste - tiers-mondiste – musulmane. Résister sera dur, très dur, et malheureusement dans cette navette spatiale à bord de dans laquelle nous voyageons tous, on a oublié d’indiquer les issues de secours.

Adapté par Danielle Elinor Guez
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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 10:06
La victoire dans la défaite
Par JPOST.FR 
06.11.09
http://fr.jpost.com/ 

Un dénouement couru d'avance mais des résultats moins négatifs que prévu. Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman s'est déclaré "satisfait" du vote Goldstone car Israël a obtenu une "majorité morale".

Avigdor Lieberman. 
PHOTO: ARIEL JEROZOLIMSKI , JPOST

Pourtant sur le papier, le document a été approuvé par l'Assemblée générale de l'ONU : 114 pays ont voté pour et 18 contre. Mais 44 Etats ont choisi l'abstention.

'Ceux qui ont voté en sa faveur, dont l'Arabie Saoudite et la Somalie, n'ont aucune leçon à donner en matière de droits de l'Homme", a souligné Lieberman.

Pour les autorités israéliennes, l'objectif principal est donc passé : montrer que le rapport Goldstone était totalement biaisé. Parmi les pays les plus convaincus dominent les Etats-Unis.

Jugeant le document "injuste", Washington a souligné, par ailleurs, qu'il ne faisait que heurter les démarches de paix dans la région.

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 09:57
DISSIPER LE DOUTE SUR LA RESOLUTION 242
03/11/2009
Dore Gold, Yehouda Blum, Ruth Lapidoth  |  Général

http://www.jcpa-lecape.org/ViewArticle.aspx?ArticleId=245

Les enjeux de la résolution 242
Dore Gold

Ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU et Président du Centre de Jérusalem pour les affaires publiques


La Résolution 242 des Nations-Unies adoptée au mois de novembre 1967 est dans le contexte du conflit Israélo-arabe, la résolution la plus importante pour instaurer la paix au Proche-Orient. Bien qu'elle ait été adoptée  il y déjà plus de quatre décennies, au lendemain de la guerre des Six jours de 1967, elle demeure une base solide pour tous les efforts de paix –depuis le traité de paix israélo-égyptien aux accords d'Oslo en passant par la conférence de paix de Madrid.


Chaque débutant en sciences politiques qui étudie sur le Proche-Orient sait parfaitement que cette résolution n’a jamais établi l’étendue du retrait israélien des territoires conquis pendant la guerre des Six jours en échange de la paix avec ses voisins arabes.


Néanmoins, au cours des dix dernières années, plusieurs observateurs ont faussement caractérisé les résolutions des Nations Unies comme exigeant d’Israël de se retirer totalement de la Cisjordanie et de la bande de Gaza.


Depuis la présidence de Carter, les responsables américains ont pris soin de protéger les droits d’Israël et ont donné un vrai sens à la Résolution 242. L’exemple le plus récent est celui de la lettre du Président George W. Bush au Premier ministre Ariel Sharon du 14 avril 2004. Elle affirme que dans le cadre d’un règlement de paix définitif, Israël doit se doter de frontières sûres et reconnues, qui devraient émerger des négociations entre les parties, conformément aux Résolutions 242 et 338 et à la lumière de nouvelles réalités sur le terrain. Cela comprend les principaux centres d'agglomérations israéliens déjà existants. Selon cette missive, il ne serait pas réaliste que le statut final exige un retour complet aux lignes d’armistice de 1949.


Nul ne le doute, la missive du président Bush a contribué à rectifier les interprétations erronées de la Résolution 242. De manière significative, cette lettre a été également approuvée en juin 2004 par le Sénat américain et par la Chambre des représentants. Néanmoins, la nécessité d’expliquer le sens de la Résolution 242 est une tache inachevée. Pour cette raison, les articles parus dans une brochure sont d’une importance capitale pour le monde universitaire, diplomatique et journalistique et pour tous ceux  qui suivent avec passion les enjeux au Proche-Orient.

                      ______________________________________

 

Le point de vue du professeur émérite Ruth Lapidoth, spécialiste du droit international, Université hébraïque de Jérusalem.

 

Pratiquement, aucune résolution de l’ONU n’est citée et référée autant que la Résolution 242. Elle demeure la pierre angulaire pour toutes les étapes dans le règlement du conflit israélo-arabe. Elle figure dans les traités de paix signés entre Israël et l’Egypte (1979) avec la Jordanie (1994), ainsi que les accords avec les Palestiniens en 1993 et  en 1995.


L'adoption de la Résolution 242 à l’unanimité et l'acceptation du texte par  les parties du conflit renforcent son impact. Toutefois, cette résolution a fait l’objet de divergences et de certaines interprétations. 


L'importance de cette résolution est dans le fait qu'elle impose aux parties de négocier de bonne foi afin de parvenir à un accord sur la base d’un retrait des forces israéliennes, l’établissement par commun accord de frontières sûres et reconnues, la cessation de tout état de belligérance et la reconnaissance par toutes les parties de l’indépendance de l’autre et de sa souveraineté. Lors de l'évacuation de certains territoires par les forces israéliennes, il n'est pas nécessairement obligé de les remplacer par des forces arabes puisque les parties peuvent convenir sur la démilitarisation de certaines régions. La résolution exige également de toutes les parties de négocier sur la garantie de la liberté de navigation dans les eaux internationales de la région, sur la recherche d’un règlement juste du problème des réfugiés, et sur l’adoption de mesures visant à garantir les limites à fixer par accord. Ces lignes directrices peuvent servir de canevas et de titres de chapitres pour élaborer les traités de paix.


La Résolution 242 est un tout indivisible, un ensemble de principes dont la mise en œuvre simultanée est recommandée aux parties afin  qu’ils mettent un terme à leur conflit par le canal d’accords internationaux.


Toutefois, dans leurs négociations futures, les parties ne sont pas limitées ou restreintes par les lignes directrices énoncées dans cette résolution, qui a été adoptée depuis quarante et un ans. La donne a changé et en 2009, il est normal que les parties traitent de questions non mentionnées dans la résolution telles que la coopération dans la lutte contre le terrorisme et les problèmes de l’environnement. Aujourd'hui, des idées créatives peuvent contribuer à faire avancer le processus de paix. La juxtaposition " territoires contre la paix" ne doit pas être une question de savoir où tracer les lignes, mais la manière de répartir les responsabilités.


Une autre controverse juridique concerne la question des réfugiés. Plusieurs traités internationaux relatifs aux droits portent sur la liberté de mouvement, y compris le droit au retour. La disposition la plus universelle se trouve dans le Pacte international de 1966 sur les droits civils et politiques qui stipule que « nul ne peut être arbitrairement privé du droit d’entrer dans son propre pays. » Bien entendu cette disposition soulève à son tour la question de savoir qui a le droit de retour, ou plutôt, quel genre de relation doit exister entre l’Etat et la personne qui souhaite y revenir. Une comparaison des différents textes et une analyse des discussions qui ont eu lieu avant leur adoption conduisent à la conclusion que le droit de retour est probablement réservé aux seuls ressortissants de l’Etat concerné, et peut-être aussi pour les « résidents permanents et légaux ». Même le droit des ressortissants n’est pas absolu, mais peut être limité à la condition que les raisons du refus ou de limitation ne sont pas arbitraires.


Très significative à cet égard est la résolution 242 du Conseil de sécurité. Dans son deuxième paragraphe, le Conseil de sécurité « réaffirme en outre la nécessité…(b) pour réaliser un juste règlement du problème des réfugiés ». Le Conseil de sécurité n’a pas proposé une solution spécifique pas plus qu’il ne limite la fourniture aux réfugiés arabes. Il n’existe aucune base pour la revendication arabe que la résolution 242 intègre la solution préconisée par la résolution 194 de 1948. Le Conseil de sécurité a simplement recommandé la réalisation d’un « juste règlement », sans préciser exactement ce que cela comprend et sans se référer à aucune résolution de l’ONU. Il a été considéré comme une question qui doit être réglée par négociation entre les parties. En outre, la résolution parle en termes généraux de « problème de réfugiés », cela ne se limite pas au problème palestinien. Le règlement réel négocié doit également prendre en compte les droits des Juifs qui ont fui les pays arabes et ont droit à une indemnisation.


La solution peut inclure un droit au retour dans le nouvel Etat palestinien après sa création. L’établissement et l’intégration dans plusieurs autres Etats (arabe et non arabe) et un éventuel retour en Israël d’un petit nombre, si des raisons humanitaires impérieuses sont impliquées, tel que le regroupement familial.


Le problème juridique tiers concernant les réfugiés est la question du droit

à des réparations des biens perdus ou confisqués et d’une subvention pour la réhabilitation et intégration. Le droit international général reconnaît l’obligation de verser des indemnités en cas de confiscation de biens appartenant à des étrangers. Il y a cependant, le désaccord sur le montant qui devrait être payé. Deux experts ont suggéré une norme de « compensation adéquate » en tenant compte de la valeur de la propriété et des besoins des réfugiés spécifiques.


Rappelons qu'Israël n’a pas déclaré la guerre en 1947, mais a été attaqué par ses voisins, et donc il n’était pas responsable de la création du problème des réfugiés, d’où il n’a aucune obligation de recruter les sommes nécessaires. Il est préférable qu'un fonds international auquel plusieurs pays, et notamment Israël contribueront au financement. La difficulté demeure sur les montants impliqués.


Il serait peut être judicieux de recourir à un arrangement forfaitaire qui rétablirait toutes les créances financières entre les parties et empêcherait toute autre prétention. Une commission internationale pourrait être chargée d’enregistrer toutes les revendications et la distribution des sommes appropriées. De même, il serait essentiel de lier non seulement Israël et l’Autorité palestinienne, mais aussi les réfugiés à cet arrangement. On pourrait envisager une disposition selon laquelle l’Autorité palestinienne remplacerait Israël à l’égard de toute revendication qui pourrait être soumise au-delà de la mise en œuvre de l’accord.


En conclusion, il est souhaitable que les parties impliquées dans le problème des réfugiés se mettent d’accord sur une définition raisonnable de réfugiés palestiniens, et n’adoptent pas automatiquement celle utilisée par l’UNRWA.


Les réfugiés n’ont pas le droit de retourner en Israël, ni sous le droit général ou le droit international spécial. Au contraire la solution adéquate semble être soit le retour à l’Etat palestinien une fois établi, la réinstallation et l’absorption dans d’autres pays (de préférence en fonction des désirs de chacun des réfugiés) et le retour d’un petit nombre en Israël pour des raisons humanitaires. Une solution rapide et adéquate impliquera le paiement et l’indemnisation pour les biens perdus et une subvention pour la réhabilitation. Ces propositions sont conformes à la résolution 242 qui ont affirmé la nécessité de réaliser un juste règlement au problème des réfugiés.

 
 
                   -----------------------------------------------------
 

Le point de vue de Yehouda Blum, ancien ambassadeur d’Israël à l’ONU. Professeur émérite du droit international à l’université hébraïque de Jérusalem.

 

L’argument central des adversaires d’Israël et de leurs partisans a été que la Résolution 242 appelle à la formule simpliste « terre contre paix »- voire un retrait total d’Israël des territoires conquis en juin 1967, en échange de la paix. Cette approche est une mauvaise interprétation du texte et de son contexte juridique.


Nulle part dans la résolution n'indique l’expression « terre contre paix ». En outre, aucun élément dans la résolution ne stipule, comme cela a été affirmé à tort, un retrait israélien complet des territoires en échange d’une paix définitif. Il est évident que ce ne seront pas les mérites des arguments juridiques qui détermineront le règlement définitif du conflit israélo-arabe ou d’aucun autre conflit international, car le droit international n'a qu'un impact assez limité sur le cours des négociations diplomatiques. Néanmoins, l’interprétation déformée de la résolution 242 ne doit pas persister.


La résolution a trois composantes territoriales : Premièrement, le droit de chaque Etat dans la région à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues, deuxièmement, le retrait des forces armées israéliennes des territoires conquis pendant la guerre de 1967, et troisièmement   l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force des armes. Il est certes inacceptable d’un point de vue logique que juridique, d’isoler l’une de ces trois dispositions et de se concentrer sur l'une seule, tout en négligeant les deux autres.


En ce qui concerne la première de ces composantes – à savoir le droit de chaque Etat de la région à vivre en paix dans des frontières sûres et reconnues- il est clair que les lignes d’armistice d’Israël d’avant 1967 n’ont jamais répondu à ces spécifications, elles ne sont ni « sûres » ni « reconnues » et ne peuvent être caractérisées comme des  "frontières".


Abba Eban, ancien ministre israélien des Affaires étrangères a qualifié le tracé comme « frontières d’Auschwitz". En effet dans la région de Netanya, la ligne d’armistice avec la Jordanie n'est que d'une largeur de 15 kms environ. La superficie du « corridor de Jérusalem » qui reliait la capitale avec le pays jusqu’en 1967 n'était que de moins 4000 kilomètres carrés…Les terrains d'aviation égyptiens dans le Sinaï ont été  installés à cinq minutes de vol de Tel-Aviv... Lorsque le Conseil de Sécurité a adopté à l’unanimité la Résolution 242, ces considérations pour la sécurité de l'Etat d'Israël ont été sans doute soulevées dans la rédaction du texte.


En dépit du fait qu'Israël à souhaité convertir ces lignes en frontières internationales reconnues, les Arabes se sont opposés et ont voulu en 1949 signer des conventions d’armistice en leur donnant une signification purement militaire et ainsi pouvoir écarter toute signature de traité de paix. Lors de la signature des accords d'armistice, tous les dirigeants des délégations arabes portaient l'uniforme militaire. Les Arabes ont été dictés exclusivement par des considérations militaires et lorsque le régime d’armistice s’est effondré avec le déclenchement de la guerre de Six Jours, les lignes d’armistice ont été remplacées par des lignes de cessez-le- feu.


Suite aux traités de paix signés avec la Jordanie et l'Egypte, les frontières d’Israël avec la Syrie et le Golan ainsi qu’avec le Liban sont toujours considérées comme des lignes de cessez-le-feu.


En ce qui concerne les revendications sur un retrait total d’Israël de tous les territoires conquis en juin 1967. En réalité, l’article 1(i) de la résolution exige le retrait « des forces armées israéliennes des territoires occupés lors du récent conflit ». L’article a été rédigé avec soin en anglais par ses auteurs britanniques en consultation avec la délégation américaine. Il a été délibérément omis. Le terme utilisé est « le retrait des territoires » plutôt que « le retrait de territoires ». En raison du caractère multilingue des documents de l’ONU, l’absence de l’article défini dans le texte original anglais a soulevé quelques questions. Elles sont dues principalement à la version française (« retrait…des territoires ») de la résolution. Pourtant, toutes les négociations qui ont abouti à l’adoption de la résolution 242 étaient basées sur le projet en anglais et n'ont été menées qu'en anglais. C’est une règle bien établie du droit international que les textes multilingues ayant une autorité égale dans les différentes langues devraient être interprétés sur la "langue de base". En tout état de cause alors que le français est certes une langue de travail du Conseil de sécurité et sur le fait que la version française est ambiguë sur ce point, la version anglaise originale doit être considérée comme la « langue de base » de la résolution.


La dernière composante territoriale soulignée par certains des adversaires d’Israël est la disposition relative à « l’inadmissibilité de l’acquisition de territoires par la force des armes. » Cette phrase se trouve dans le préambule, et d’un point de vue juridique, elle est encore moins contraignante que les paragraphes du dispositif de la résolution, car la résolution 242 est, de l’avis de la grande majorité des commentateurs, dans la nature d’une résolution recommandée et adoptée en vertu du chapitre VI de la Charte des Nations-Unies.


Au cours des quatre dernières décennies, de nombreuses distorsions se sont accumulées à l’égard de l’interprétation des dispositions territoriales de la résolution 242. Seule une compréhension claire de la résolution comme un texte uni et intégré peut nous permettre de comprendre son véritable sens et ses intentions. La résolution crée un plan pour la paix au Proche-Orient, cette paix doit reposer sur un retrait partiel israélien de territoires conquis en 1967 vers des frontières sûres et reconnues et par l'acceptation des   Arabes de reconnaître le droit du peuple juif à rétablir en Israël sa patrie historique.  

 

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8 novembre 2009 7 08 /11 /novembre /2009 09:30

Barkat veut transférer l’ambassade des USA à Jérusalem

 

 

De nombreuses tractations ont été entreprises dans le passé dans le but de faire transférer l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, mais elles n’ont jamais abouti.

Aujourd’hui, le maire de Jérusalem, Nir Barkat, tente de renouveler les efforts dans cet objectif. En effet, lors de son séjour en Amérique, il a été reçu par la commission des affaires étrangères du Parlement et a rencontré un nombre important de membres du Parti démocrate.

Pendant la rencontre, des membres de la Commission ont présenté un projet de loi concernant la position des Etats-Unis qui fait prévaloir Jérusalem en tant que «Capitale indivisible de l’Etat d’Israël, le transfert de l’ambassade à Jérusalem, et des sanctions financières importantes pour le Département d’Etat, jusqu’à ce qu’il fasse passer  concrètement l’ambassade ».

Lors de ses discussions avec les sénateurs Joe Liebermann et John McCain, qui se sont entretenus avec lui de ce projet de loi à la rédaction duquel ont participé cinq autres sénateurs, il a évoqué la volonté américaine d’officialiser et de légaliser l’unicité de Jérusalem dans un décret comportant le transfert de l’ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem, et d’une clause empêchant le président des Etats-Unis de s’y opposer.

Les sénateurs, aussi bien démocrates que républicains, ont félicité Barkat pour sa position de visionnaire et ses programmes concernant la capitale israélienne qu’ils reconnaissent comme telle.

« Jérusalem a de nombreux supporters à Washington, autant démocrates que républicains, de toute la surface des Etats-Unis, qui soutiennent la reconnaissance de Jérusalem comme capitale indivisible de l’Etat d’Israël.

Nous agirons ensemble pour que l’ambassade des Etats-Unis soit déplacée à Jérusalem. J’ai bon espoir que cette démarche  ouvrira la voie à d’autres ambassades et que Jérusalem sera respectée comme cela est le cas pour les capitales des autres pays », a déclaré le maire de Jérusalem.

Il s’est fait accompagner de Mickaël Oren, ambassadeur d’Israël aux Etats-Unis, et a été acclamé par ses hôtes. Il a rencontré des responsables législatifs du Sénat et du Parlement qui se sont adressés au Département d’Etat pour qu’il prenne des dispositions en ce sens.

par Yéochoua Sultan
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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 21:56

L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles. Un accord sur la mise en place d’un cadre pour la certification des produits pharmaceutiques est annoncé



http://www.israelvalley.com/news/2009/11/04/25021/


Nov 200904

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Europe
Publié le 4 novembre 2009

L’UE et Israël ont achevé leurs négociations sur la libéralisation du commerce des produits agricoles, avec une ou deux restrictions. Les détails ne sont pas donnés à ce stade mais une source communautaire révèle que cet accord entre les 27 Etats membres a été acquis le 20 octobre et devrait être signé dans un avenir proche.

Un autre accord sur la mise en place d’un cadre pour la certification des produits pharmaceutiques est annoncé et devrait être finalisé très prochainement. On peut donc voir à Bruxelles un réchauffement des relations avec Israël malgré une apparente distance politique et bien que le ministre israélien des Affaires étrangères ait déclaré fin septembre n’être pas content de l’avancée des relations bilatérales. Il ressentait un manque de “réponse” de l’UE et affirmait qu’il ne doit pas y avoir de " conditionnalité".

La décision prise il y a plus d’un an par les Etats membres de rehausser les relations UE-Israël est toujours d’actualité, a déclaré à Jérusalem le Vice- président de la Commission Günter Verheugen, lors d’un discours à l’intention des dirigeants économiques, des politiques et des médias à l’occasion d’une conférence sur “Israël et l’élargissement de l’UE” organisée le 15 octobre par la délégation de la Commission en Israël.

L’UE accorde la priorité à ses relations avec Israël, son "partenaire naturel ", a déclaré Verheugen. Même dans le "cercle des amis " (càd les pays qui sont inclus dans la politique de voisinage), c’est un pays “atypique” qui mérite un statut spécial car il est proche de l’UE en ce qui concerne le développement économique et la stabilité de sa démocratie et de ses institutions, a-t-il poursuivi. Les relations à développer seront peaufinées afin quelles soient aussi proches et semblables que possible des relations avec la Norvège et l’Islande qui sont membres de la zone économique européenne, a-t-il affirmé . Verheugen a appelé à un "calendrier positif ", dans le cadre de l’accord d’association, à des perspectives nouvelles intéressantes pour le développement à venir des relations UE-Israël, puisque l’UE et Israël travaillent déjà ensemble sur un grand nombre de sujets. Il a mentionné l’environnement, l’énergie, les connections internet à haut débit, la science et la technologie, Galiléo, la lutte contre le blanchiment de l’argent et le financement du terrorisme. Verheugen a quand même fait allusion à la situation politique, affirmant qu’il fallait espérer qu’avec le temps le Moyen-Orient connaîtrait la même paix et la même stabilité que celles que l’Europe avait acquises.—

Source: Services Européens UE

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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 17:51

Point de vue de Khaled Asmar - Beyrouth


Les critiques peu diplomatiques d’un diplomate arabe : la France rase les murs

Habitué à avaler les couleuvres, Paris s’apprête à recevoir le président syrien


mercredi 4 novembre 2009 - 12h13, par Khaled Asmar - Beyrouth

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A dix jours de son arrivée à Paris, Bachar Al-Assad poursuit ses manœuvres. La nuit dernière, au large de Chypre, la marine israélienne a intercepté un cargo destiné à la Syrie. Son équipage n’a opposé aucune résistance au commando israélien qui a découvert d’importantes quantités d’armes et de munitions, qui seraient envoyées par l’Iran à la Syrie ou au Hezbollah. Le navire a été dérouté et est attendu au port d’Ashdod, au sud d’Israël. Cet événement suscite les interrogations sur les véritables intentions de Damas, selon un diplomate arabe en poste à Beyrouth.


Les Israéliens ignorent pour le moment la destination finale de ces armes. Mais selon toute logique, le navire ne pouvait décharger sa cargaison que dans un port syrien. Car théoriquement, la marine de la FINUL, déployée au large du Liban, doit empêcher tout trafic illégal d’armes vers le pays du Cèdre conformément aux résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies. De ce fait, la responsabilité de la Syrie est engagée dans la poursuite de l’armement du Hezbollah, bien que le parti de Hassan Nasrallah doute de plus en plus de la politique de Bachar Al-Assad et le soupçonne de prendre ses distances avec l’Iran. La Syrie cherche en effet à quitter le navire iranien avant son naufrage, et saisit la main tendue saoudienne et surtout française. La visite du roi Abdallah d’Arabie à Damas, début octobre, a contribué à la réhabilitation du régime syrien et à son sauvetage, après l’ouverture française sur la Syrie entamée en 2008 par Nicolas Sarkozy. Dans une dizaine de jours, le président syrien est attendu à Paris, et la presse française se félicite déjà du « retour de la Syrie au cœur du jeu moyen-oriental ». Or, la nouvelle saisie d’armes destinées à la Syrie, ou au Hezbollah avec la complicité de Damas, devrait alerter la France sur les véritables intentions syriennes, sur ses capacités de nuisances restées intactes, et sur ses manœuvres.


En effet, les Saoudiens restent vigilants dans leur approche syrienne, et refusent d’accorder leur confiance au régime de Damas avant que ce dernier ne fasse preuve d’un réel changement et n’abandonne son bellicisme et ses manœuvres, tant en Irak où il est accusé par Bagdad d’implications dans les attentats terroristes des derniers mois (19 août et 25 octobre notamment), qu’au Liban et dans le dossier palestinien. Là aussi, l’aide syro-iranienne au Hamas aurait permis au mouvement islamiste de développer des missiles capables d’atteindre Tel-Aviv, depuis Gaza, selon les Israéliens. A l’inverse des Saoudiens, « les Français accélèrent leur ouverture vers la Syrie sans prendre les précautions qui s’imposent », constate pour « Mediarabe.info » un diplomate arabe en poste à Beyrouth. Il ajoute, avec amertume, que « la France fait preuve d’une grande naïveté dans son approche syrienne », rappelant « le nombre impressionnant de couleuvres syriennes que la France a eu à avaler sans broncher depuis les années 1980, notamment au Liban ». Notre interlocuteur évoque à cet égard l’épisode des otages français au Liban, l’assassinat de l’ambassadeur de France à Beyrouth, Louis Delamarre, ainsi que la menace terroriste exercée par Damas sur Paris, y compris sur le territoire français, tout au long des dernières décennies.


Le diplomate regrette que « la France n’ait pas changé ses habitudes et qu’elle se laisse avoir ». Et d’expliquer que « Paris peut espérer un succès diplomatique en Syrie qui reste hypothétique et stérile. Car, du côté politique, Damas cherche à exploiter la France pour séduire les Etats-Unis, et du point de vue économique, le faible potentiel syrien ne mérite pas les concessions françaises. De plus, ce que les entreprises tricolores peuvent gagner en Syrie le perdront sur les autres marchés, bien plus conséquents, comme ceux du Golfe notamment ». Le diplomate arabe s’insurge contre ce qu’il appelle « la France qui rase les murs et qui vend son âme », et rappelle à cet égard que « Paris a dû remplacer son ambassadeur à Beyrouth à la demande de la Syrie et du Hezbollah qui reprochaient à André Parant d’être proche de la majorité parlementaire et souverainiste du 14 Mars ».


En conclusion, notre interlocuteur se dit « conscient de prêcher dans le désert » et prévient que « le président Sarkozy, qui avait recueilli le soutien des Français d’origine libanaise grâce à son discours de campagne, très ferme à l’égard du Hezbollah et de la Syrie, et à son soutien au Tribunal international, déçoit ses électeurs, et surtout ceux d’origine libanaise ou amis du Liban. Il pourrait payer lourdement ses choix politiques ». [Lire à cet égard notre éditorial du 4 juin 2008 ].


Khaled Asmar


© Nos informations, analyses et articles sont à la disposition des lecteurs. Pour toute utilisation, merci de toujours mentionner la source « MediArabe.info »

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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Magie de la langue hébraïque


A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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