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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 07:59

LES VENDEURS D'ARMES ISRAELIENS VONT BENEFICIER DE L'ACCROISSEMENT DU BUDGET D'ACHATS D'ARMES AMERICAIN. Un chiffre astronomique : $680 milliards d’achat d’armes pour les Etats-Unis


http://www.israelvalley.com/news/2009/10/31/24984/


Oct 200931

Par D.R. à Paris
Rubrique: Armes
Publié le 31 octobre 2009

Les ventes d’armes israéliennes aux Américains vont certainement s’accroître sour la Présidence Obama. Selon le blog de Libération (1) : "Les bouffeurs d’Amérique peuvent se pourlécher: le prix Nobel 2009 de la Paix, Barack Obama a signé mercredi “le plus grand plan de dépenses militaires de l’histoire du monde”.

C’est le Washington Post même qui souligne le paradoxe. Barack Obama a signé pour 680 milliards de dollars d’achat d’armes, équipements et autres frais courants de l’armée (550 milliards pour le budget de base du Pentagone et 130 milliards pour les guerres en Irak et Afghanistan), contre un total de 654 milliards l’an dernier.

Cette année encore, les lobbyistes et leurs relais au Congrès ont réussi à faire financer tout une série de projets dont les militaires eux-mêmes disent n’avoir pas besoin. De nouveaux moteurs pour l’avion de combat F-35 par exemple (560 millions de dollars y sont alloués). Ou la fabrication de 10 avions de transport C-17 dont l’US Air Force dit ne pas vouloir, mais qui sont essentiels pour ne pas fermer l’usine Boeing de Long Beach en Californie.

Selon le groupe de pression Taxpayers for Common Sense, les députés ont encore réussi à insérer dans cette loi de programmation pas moins de 1080 “earmarks”, dépenses annexes surtout bonnes pour leurs circonscriptions, qui toutes additionnées représentent 2,66 milliards de dollars cette année". —

 

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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 21:21

IL EST EN TRAIN DE DEMOLIR L'AMERIQUE

 



Thomas Sowell

Par Thomas Sowell

www.RealClearPolitics.com

http://www.realclearpolitics.com/articles/2009/10/27/dismantling_america_98883.html

http://www.realclearpolitics.com/articles/2009/10/30/dismantling_america_part_ii__98936.html

27/30 oct 2009.


Traduction & adaptation par Artus pour www.nuitdorient.com

 

Auriez-vous pensé seulement un an plus tôt, qu'un "tsar" non élu, non membre du gouvernement, non confirmé par le Sénat, simplement recruté par le Président, parmi de nombreux autres "tsars" puisse arbitrairement réduire le salaire de cadres du privé de 50%, voire de 90% ? (1)

Auriez-vous pensé qu'un autre "tsar" pourrait restreindre la liberté de parole à la radio ? Qu'il y aurait des plans pour subventionner et sauver des journaux – c'est-à-dire établir une situation telle que la survie des journaux dépendra de ce qu'ils publient ? Pouvez-vous imaginez un seul instant qu'on aurait une panoplie d'experts décidant de qui recevrait des traitements médicaux pour lui sauver la vie? C'est effrayant du point de vue médical, mais aussi du point de vue de la liberté. Si vous avez votre mère qui a besoin d'une opération du cœur ou un enfant dans une situation médicale désespérée, quelle autonomie vous auriez pour discuter avec un expert de l'administration qui a le pouvoir de vie et de mort sur les êtres qui vous sont chers ?

Est-ce que les questions posées décrivent notre Amérique ?

Que pensez-vous d'une agence fédérale qui distribue de la littérature aux écoliers pour qu'ils s'alignent sur les idées du Président ? Les obliger à chanter ses louanges ne semble pas suffisant, apparemment. Que restera-t-il de l'Amérique si le gouvernement fédéral continue dans cette voie ? Président Obama a déjà émis l'idée d'une police nationale, quelque chose dont on s'est passé avec bonheur pendant 2 siècles. Nous avons déjà des forces de police locales dans tout le pays et des forces militaires de défense, aussi bien que le FBI pour les délits fédéraux et la Garde Nationale pour les urgences locales. Quel serait le rôle d'une police nationale créée par Barack Obama, dont les chefs seraient nommés par lui ? Cela ressemblerait plutôt aux Chemises Brunes de régimes dictatoriaux et cela n'a rien d'Américain.

 

Jusqu'où ira le Président dépend évidemment de la résistance qu'il peut rencontrer. Mais la direction vers laquelle il veut nous entraîner est plus loquace que tout discours ou annonce de médias. Barack Obama n'a pas dit seulement qu'il envisageait de "changer les Etats-Unis d'Amérique", les gens qui l'entourent depuis des années et qu'il a choisis ont exprimé clairement leur hostilité aux valeurs, aux principes et à la population de ce pays.

Jeremiah Wright l'a exprimé par ces mots: "Maudite soit l'Amérique!" Bill Ayers l'a dit avec des bombes. Les activistes cinglés de certaines communautés l'ont exprimé par leur mépris des Droits des autres citoyens. Parmi les "tsars" recrutés par le président Obama, il y a des gens qui ont loué des dictateurs ennemis comme Mao Tse Toung (2), d'autres qui ont considéré les écoles publiques comme un lieu de promotion de certaines pratiques sexuelles, contraires aux valeurs de la plupart des Américains, auprès d'enfants sans défense.

Ceux qui disent que l'administration Obama aurait dû mieux enquêter avant de recruter ces "tsars" n'y sont pas du tout. Barack Obama savait parfaitement ce qu'il faisait, connaissant depuis longtemps les personnes recrutées, ses amis d'avant la présidence. Bien au contraire, sachant ce qu'il faisait, souhaitant introduire les modèles de sa vie antérieure, c'est-à-dire des gens qui rejettent les valeurs américaines, et qui ont du ressentiment contre les Américains, notamment ceux qui ont réussi, et qui sont opposés à l'influence américaine dans le monde.

D'un autre côté, il aurait fait un mauvais calcul, s'il n'avait pas pensé qu'on découvrirait qui étaient ces "tsars furtifs".

En fait, c'est grâce à la chaîne de TV Fox News qu'on a pu les découvrir et aujourd'hui cette chaîne est haute sur la liste de celles à abattre par l'Administration Obama.

 

Faire avancer avec force 2 lois de 1000 pages chacune, au Congrès, dès la 1ère année, est l'image parfaite de ce mépris des valeurs et des traditions américaines. Ces lois sont difficiles à lire et n'ont pas eu le temps d'être discutées.

Les gens commencent à se réveiller. La grande question de cette génération est de savoir s'il y aura assez de monde qui se réveillera à temps, avant que l'Amérique ne soit démolie morceau par morceau.

 

Là, je vais vous donner l'exemple d'une situation que vous avez peut-être subie vous-même. Il y a de nombreuses années dans un milieu universitaire, un programme expérimental devait être voté par la faculté pour son adoption en permanence. Je me suis levé pour dire que ceux qui devaient voter ne pouvaient pas savoir si le programme était bon ou mauvais et que l'information donnée était trop vague. Je suggérais qu'on obtienne plus d'informations avant de voter. Le responsable du programme s'est immédiatement levé pour s'indigner avec sarcasme de mon ignorance et il a reçu une ovation debout.

Après le vote, j'ai dit à un collègue que j'étais étonné et confondu par cette réponse de l'auditoire, devant ma demande d'une plus ample information. Il m'a répondu: "Tom ! Tu ne comprends pas ce qui se passe ! Ces gens-là ont besoin de croire dans cet homme qui est le directeur du programme. Ils ont investi de tels espoirs et foi en lui qu'ils ne peuvent plus se déjuger, en acceptant tes réticences"

Des années plus tard et des centaines de km plus loin, j'ai appris que mes craintes quant à ce programme étaient encore loin de la réalité, qui hélas, incluait le crime organisé.

 

Ce souvenir m'est réapparu maintes fois depuis que j'observe les agissements de l'administration Obama et les réactions agressives des inconditionnels de sa politique contre ceux qui la critiquent ou simplement posent des questions. Les réactions n'ont rien de logique, c'est l'indignation de gens qui ont tellement espéré en B H Obama que, pour eux, il est intolérable de douter du château de cartes qu'ils ont édifié. Parmi les emails et les courriers les plus pathétiques que je reçois fréquemment, on me pose ces questions: "Pourquoi n'écrivez-vous pas des choses positives sur Obama?" ou "Donnez-lui le bénéfice du doute" ou "Laissez-le allez au bout du chemin qu'il a tracé, pour voir" (3)


Personne et pas même le président des Etats-Unis ne peut être jugé positivement avant d'avoir eu des résultats positifs. Cette mentalité laxiste du "droit de faire" sans objection a tué notre croyance dans l'effort, car on ne peut gagner le respect, l'honneur ou l'acceptation que par l'effort et le résultat. On ne peut pas faire une confiance aveugle, notamment au Président des Etats-Unis, lorsque ses actions mettent en péril les droits de 300 millions d'Américains dans le pays, et la sécurité d'une nation dans la jungle internationale, alors que l'arme nucléaire risque de tomber incessamment sous peu entre les mains de fanatiques suicidaires. Faut-il attendre un nuage atomique au-dessus d'une ville américaine pour que cela soit clair ? Le 11/9 ne suffisait-il pas ?

 

Quand un Président des Etats-Unis commence à démolir son pays de l'intérieur et l'expose à ses ennemis à l'extérieur, il n'est plus temps de se préoccuper de son image publique. Le Président a ses propres agents de presse pour cela.


Sur le plan international, Mr Obama a commis toutes les erreurs faites par les démocraties dans les années 30, erreurs qui ont incité Hitler à déclencher la 2ème Guerre Mondiale qu'il a failli gagner. Au cœur de ces erreurs se trouvent les tentatives d'apaisement de vos ennemis, en leur jetant vos amis aux loups. L'administration Obama a déjà fait cela en reniant les engagements de notre pays de placer un bouclier de défense anti-missiles en Europe de l'Est et en trainant avec nonchalance  la décision d'arrêter la course à l'armement nucléaire de l'Iran. Et ceci signifie que, pour des raisons pratiques, on jette Israël aux loups. Les pays du monde qui doivent rechercher leur survie nationale avant tout ont compris qu'Obama a considérablement réduit la confiance qu'on peut avoir dans les engagements américains.


Ainsi l'Irak, par exemple, sait que l'Iran sera toujours son voisin, après le départ des Américains. De même, la Corée du Sud sait que la Corée du Nord est à sa porte en permanence, mais sait-on quand l'administration Obama aura la brillante idée de déménager ? Les pays d'Amérique latine savent qu'Hugo Chavez a lié le Vénézuela à l'Iran. Oseront-ils s'allier avec des Etats-Unis non fiables ? Ou préfèreront-ils rejoindre nos ennemis contre nous?


La question est trop sérieuse pour qu'on se réfugie dans un silence gêné.

 

Notes

(1) Selon Laurent Murawiec, le régime tsariste d’Obama se décline ainsi :
1.  Tsar pour l’Afghanistan - Richard Holbrooke
2.  Tsar pour le SIDA - Jeffrey Crowley
3.  Tsar pour la reprise automobile - Ed Montgomery
4.  Tsar pour les questions frontalières - Alan Bersin
5.  Tsar pour les questions aquifères en Californie - David J. Haye
6.  Tsar pour l’industrie automobile - Ron Bloom
7.  Tsar pour la région Moyen-Orientale/Asie occidentale - Dennis Ross
8.  Tsar sur les questions climatiques - Todd Stern
9.  Tsar sur la religion dans la société- Joshua DuBois
10. Tsar anti-drogue - Gil Kerlikowske
11. Tsar économique - Paul Volcker (un tsarévitch sans pouvoir, plutôt là pour la galerie)
12. Tsar pour l’énergie et l’environnement - Carol Browner
13. Tsar sur la Violence domestique - Lynn Rosenthal
14. Tsar sur l’efficacité de l’Etat - Jeffrey Zients
15. Tsar sur la région des Grands Lacs - Cameron Davis
16. Tsar pour les emplois verts (il a depuis dû démissionner suite à de sulfureuses révélations sur son parcours extrémiste)
17.  Tsar pour la fermeture de Guantanamo - Daniel Fried
18.  Tsar pour la santé publique * - Nancy-Ann DeParle
19.  Tsar pour les technologies de l’information - Vivek Kundra
20.  Tsar du renseignement - Dennis Blair (confirmé par le Sénat)
21.  Tsar pour le Moyen Orient - George Mitchell
22.  Tsar sur les salaires - Kenneth R. Feinberg
23.  Tsar pour la régulation - Cass R. Sunstein (confirmé par le Sénat)
24.  Tsar pour la science et la technologie - John Holdren
25.  Tsar sur les comptes de la relance- Earl Devaney
26.  Tsar pour le Soudan - J. Scott Gration
27.  Tsar pour les financements anti-faillite - Herb Allison (position à confirmer par le Sénat)
28.  Tsar pour la technologie - Aneesh Chopra
29.  Tsar anti-terroriste - John Brennan
30.  Tsar sur les questions des villes - Adolfo Carrion Jr.
31.  Tsar sur les armes nucléaires - Ashton Carter
32.  Tsar pour les armes de destruction massives - Gary Samore

(2) Obama a cherché à apaiser d'autres dictateurs au Vénézuela, au Soudan, en Iran …

(3) La dernière phrase est du traducteur qui reçoit ce même genre de réflexions. Car si on laisse filer l'expérience, on va droit à la guerre où les Etats-Unis ne sont plus sûrs de gagner.

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 11:56
La Turquie, ce n'est plus un allié
par Daniel Pipes

Jerusalem Post
28 octobre 2009

http://fr.danielpipes.org/7717/la-turquie-ce-nest-plus-un-allie

Version originale anglaise: Turkey: An Ally No More
Adaptation française: Anne-Marie Delcambre de Champvert

 

Les ministres des Affaires étrangères de Turquie et de Syrie se sont rencontrés à Alep , en octobre 2009.

« Il ne fait aucun doute qu'il est notre ami » a déclaré le premier ministre de Turquie, Recep Tayyip Erdogan, à propos du président de l'Iran, Mahmoud Ahmadinejad, alors même qu'il accusait le ministre des affaires étrangères d'Israël, Avigdor Lieberman, de menacer d'utiliser des armes nucléaires contre Gaza. Ces affirmations scandaleuses montrent un changement profond dans l'orientation du gouvernement de la Turquie, depuis six décennies le meilleur allié musulman de l'Occident, puisque le parti AKP [ Parti de la Justice et du Développement] d'Erdogan est arrivé au pouvoir en 2002.

Trois évènements survenus tout au long de ce mois révèlent l'ampleur de ce changement. Le premier s'est produit le 11 octobre avec la nouvelle que l'armée turque- bastion de longue date de la laïcité et défenseur de la coopération avec Israël- a brusquement demandé aux forces israéliennes de ne pas participer à l'exercice annuel de la Force aérienne [turque]« L'aigle d'Anatolie ».

Erdogan a mentionné « les sensibilités diplomatiques » pour justifier l'annulation et le ministre des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a parlé de « sensibilité à propos de Gaza, Jérusalem-Est et la mosquée d'Al-Aqsa ». Les Turcs ont explicitement rejeté les avions israéliens qui pourraient avoir attaqué le Hamas ( une organisation islamiste), lors de l'opération de l'hiver dernier dans la bande de Gaza. Alors que Damas approuvait la suspension de l'invitation, elle a incité les gouvernements américain et italien à retirer leurs forces de « l'Aigle d'Anatolie », ce qui du coup signifiait l'annulation de l'exercice international.

Quant aux Israéliens, ce changement « soudain et inattendu » a ébranlé jusqu'au plus profond leur alignement militaire avec la Turquie, en vigueur depuis 1996. L'ancien chef des forces aériennes, Eytan Ben-Eliahu, par exemple, a qualifié l'annulation d' " évolution profondément inquiétante ». Jérusalem a immédiatement réagi en révisant la pratique qu'avait Israël de fournir à la Turquie des armes de pointe, comme la vente récente, pour 40 millions de dollars à la Force aérienne turque, de missiles. Une idée a surgi, celle d'arrêter d'aider les Turcs à faire échouer les résolutions sur le génocide arménien qui régulièrement sont présentées devant le Congrès américain.

 

Les ministres des gouvernements turc et syrien se sont rencontrés, le 13 octobre, dans la ville frontalière de öncüpinar et symboliquement ils ont soulevé une barre séparant ainsi leurs deux pays.

Barry Rubin, du Centre Interdisciplinaire de Herzliya, non seulement soutient l'idée que « l'alliance israélo-turque est terminée » mais il conclut que les forces armées de la Turquie ne défendent plus la république laïque et ne peuvent plus intervenir lorsque le gouvernement devient trop islamiste.

Le deuxième évènement a eu lieu deux jours plus tard, le 13 octobre, lorsque le ministre des Affaires étrangères de Syrie, Walid al-Moallem, a annoncé que les Forces turques et syriennes venaient juste « d'effectuer des manœuvres près d'Ankara ». Moallem a appelé à juste titre ceci une évolution importante « car il réfute l'information sur les mauvaises relations entre les institutions militaires et politiques en Turquie, à propos des relations stratégiques avec la Syrie ». Traduction : les forces armées de la Turquie sont perdantes face aux politiciens.

Le troisième évènement , dix ministres turcs, dirigés par Davutoglu, ont rejoint leurs homologues syriens , le 13 octobre, pour des pourparlers sous l'égide du nouveau « Haut Conseil de Coopération stratégique Turquie-Syrie ». Les ministres ont annoncé qu'ils avaient signé près de 40 accords, à mettre en œuvre dans les 10 jours ; que seraient réalisés des exercices militaires terrestres conjoints, plus complets et plus approfondis que le premier qui s'était produit en avril et que les dirigeants des deux pays allaient signer un accord stratégique en novembre.

 

La couverture du livre d'Ahmet Davutoglu « Profondeur stratégique: la position internationale de la Turquie. »

En conclusion le Conseil a publié une déclaration conjointe annonçant la formation d'un « partenariat stratégique durable » « entre les deux parties » pour soutenir et élargir leur coopération dans un large éventail de questions d'intérêt mutuel et pour renforcer les liens culturels et la solidarité entre leurs peuples . « L'esprit du conseil » a expliqué Davutoglu « est un destin, une histoire et un avenir communs ; nous allons construire ensemble l'avenir » ; tandis que Moallem a appelé la réunion un « festival pour célébrer » les deux peuples.

Les relations bilatérales ont en effet subi un revirement spectaculaire depuis la décennie précédente, quand Ankara a été dangereusement près d'entrer en guerre avec la Syrie. Mais l'amélioration des relations avec Damas ne sont qu'une partie d'un effort beaucoup plus important d'Ankara pour renforcer les relations avec les Etats régionaux et musulmans, une stratégie énoncée par Davutoglu dans son livre influent paru en 2000 « Stratejik derinlik : türkiye'nin uluslararasi konumu ( Profondeur stratégique : la position internationale de la Turquie »

En bref, Davutoglu prévoit de réduire les conflits avec les voisins , la Turquie émergeant comme une puissance régionale, une sorte d'empire ottoman modernisé. Dans cette stratégie est implicite la distanciation de la Turquie, de l'Occident en général et d'Israël en particulier. Même si ce n'est pas présenté en termes islamistes « la profondeur stratégique » correspond étroitement à la vision du monde du parti islamiste AKP.

Comme le note Barry Rubin, « le gouvernement turc est plus proche politiquement de l'Iran et de la Syrie que des Etats-Unis et d'Israël ». Caroline Glick, éditorialiste du Jerusalem Post, va plus loin : Ankara a déjà « quitté l'alliance occidentale et est devenue un membre à part entière de l'axe iranien. » Mais les milieux officiels en Occident semblent presque inconscients de ce changement capital dans la loyauté (l'allégeance) de la Turquie et de [l'importance de] ses implications.

Le coût de leur erreur deviendra bientôt évident.

Thèmes connexes:  Turquie

 

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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 08:11

Dialogue stratégique franco-israélien (28 octobre 2009)



http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/pays-zones-geo_833/israel-territoires-palestiniens_413/france-israel_1160/relations-politiques_4636/dialogue-strategique-franco-israelien-28.10.09_77517.html

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La deuxième session du dialogue stratégique franco-israélien s’est tenue le 28 octobre 2009 à Paris, sous la coprésidence de Pierre Sellal, Secrétaire général du Ministère des Affaires étrangères et européennes, et de Yosi Gal, Directeur général du Ministère israélien des Affaires étrangères.

Ces consultations permettent de faire le point sur les relations bilatérales, sur la relation entre l’Union européenne et Israël, ainsi que sur plusieurs dossiers multilatéraux. Le processus de paix israélo-palestinien, la situation au Proche Orient et l’Iran sont naturellement au cœur des échanges entre les deux délégations.

Ce dialogue stratégique, organisé sur une base annuelle, permet à la France et à Israël d’examiner des thèmes d’intérêt commun. Il témoigne de la densité et de la confiance qui caractérisent les relations entre nos deux pays.

La prochaine session aura lieu en Israël, en 2010.

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26 octobre 2009 1 26 /10 /octobre /2009 08:56
Mener la guerre diplomatique

 

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=15626

 

Caroline Glick , THE JERUSALEM POST | Adaptation française de Sentinelle 5769


dimanche 25 octobre 2009


Si, pour paraphraser Carl Von Clausewitz, la diplomatie est la guerre par d’autres moyens, alors de même que l’on demande aux armées de concentrer leurs efforts et leurs ressources là où elles peuvent le faire au mieux pour leur cause, les gouvernements doivent pareillement utiliser leurs ressources diplomatiques – qu’elles soient abondantes ou rares – pour faire avancer leurs intérêts nationaux les plus importants.

Les Palestiniens et les Iraniens disposent de ressources diplomatiques formidables. Ainsi, les Palestiniens et l’Iran peuvent s’attendre à recevoir le soutien de majorités automatiques à l’ONU pour tout ce qu’ils font. Et aujourd’hui, la plus grande part de la diplomatie internationale est conduite sous l’égide de l’ONU ou de ses organismes affiliés. Comprenant leur force, les Palestiniens et les Iraniens utilisent l’ONU et ses filiales pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Dans le cas des Palestiniens, leur diplomatie onusienne est utilisée pour délégitimer Israël. Dans le cas de l’Iran, leur diplomatie à l’ONU est utilisée pour faciliter l’acquisition d’armes nucléaires par la mollacratie. Au cours de la semaine passée, aussi bien les Palestiniens et les Iraniens ont bénéficié de victoires stratégiques dans leurs campagnes diplomatiques.

Vendredi dernier, le Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU (UNHRC) a adopté une résolution condamnant Israël de toutes les manières possibles pour l’affirmation de sa souveraineté sur sa capitale, et pour la défense de ses citoyens contre un terrorisme illégal, non provoqué, massif et délibéré par voie aérienne en provenance de Gaza contrôlé par le Hamas. La résolution a constitué un résultat énorme pour les palestiniens. Elle renvoie Israël devant le Conseil de Sécurité en recommandant le jugement des dirigeants d’Israël comme criminels de guerre devant des tribunaux internationaux. C’est-à-dire que la résolution de l’UNHRC a effectivement délégitimé le droit d’Israël à l’existence en lui déniant le droit à la défense de son territoire et de son peuple contre une agression illégale conduite par une organisation terroriste illégale.

Puis mercredi, Mohamed El Baradeï, le Directeur de l’Agence Internationale de l’Energie Atomique de l’ONU (AIEA), anti-israélien virulent, a annoncé qu’un accord a été obtenu entre l’Iran et la USA, la Russie et la France concernant le programme nucléaire de l’Iran. L’accord – que les parties ont entamé à Genève après seulement trois jours de pourparlers – légitime le programme d’armements nucléaires de l’Iran et transforme effectivement les USA, l’UE et la Russie en facilitateurs plutôt qu’en opposants à ce programme.

Selon de nouvelles informations sur l’accord, les USA ont donné leur accord pour envoyer du personnel américain en Iran pour améliorer un réacteur de recherche fourni au Shah dans les années 1960. La Russie a donné son accord pour augmenter le taux d’enrichissement de l’uranium iranien de leur taux actuel de 3.5 % à 19.5 %, et la France a accepté de transformer l’uranium le plus enrichi en combustible nucléaire métallique.

Jusqu’à mercredi, suivant trois résolutions contraignantes du Conseil de Sécurité, les USA, la Russie et l’UE refusaient d’accepter la légitimité des activités d’enrichissement nucléaire de l’Iran. Leur refus provenait de ce que en enrichissant l’uranium, l’Iran transgresse ses engagements dans le cadre de Traité de Non Prolifération Nucléaire (TNP). L’accord de mercredi ignore ce fait incommode, et blanchit ainsi l’Iran de sa conduite illégale, en acceptant effectivement le droit de l’Iran à enrichir l’uranium.

Et ce n’est pas tout. Selon David Ignatius, éditorialiste au ‘Washington Post’, en donnant leur accord pour enrichir l’uranium de 3.5 % à 19.5 %, les USA, la Russie et la France ont apporté à l’Iran la solution à ses incapacités techniques. Citant un rapport du journal d’échange commercial ‘Nucleonics Week’, Ignatius a écrit la semaine dernière que l’Iran a été apparemment incapable d’enrichir l’uranium au-delà de 3.5 % et ses réserves actuelles d’uranium faiblement enrichi… semblent avoir certaines ‘impuretés ‘ qui pourraient provoquer la défaillance des centrifugeuses si les Iraniens essayaient de l’élever au niveau militaire ».

Jack Wakeland, ingénieur employé dans l’industrie électrique nucléaire, a élargi la révélation d’Ignatius sur le site Internet « The Intellectual Activist ». Wakeland a expliqué que le combustible métallique que l’Iran recevra selon cet accord « peut être transformé très facilement en hexafluorure d’uranium hautement purifié ». C’est à dire que l’accord permet à l’Iran de surmonter les obstacles scientifiques auxquels il serait maintenant confronté, ouvrant aux mollahs la voie pour acquérir de l’uranium de qualité militaire.

De leur côté, les Iraniens n’ont pas perdu leur temps pour pousser leur avantage diplomatique encore davantage. Comme les Américains, les Français et les Russes leur en offraient plus qu’ils n’auraient jamais pu y croire – y compris la perspective de personnel US servant de boucliers humains contre une possible frappe aérienne israélienne sur les installations nucléaires de l’Iran – de retour à Téhéran, ils ont rehaussé leurs exigences.

Mardi, Abdolfazl Zohrehvand, conseiller de Saeed Jalili, négociateur en chef de l’Iran à Genève, a déclaré à l’agence de presse iranienne IRNA : « des circonstances peuvent se produire selon lesquelles l’Iran demandera de l’Uranium enrichi à 63 % ».

Puis jeudi, l’Iran a déclaré ne pas vouloir d’un accord prenant tout son uranium enrichi hors du pays. Il ne s’agit pas d’une rupture de l’accord puisque celui avec les USA, la France et la Russie initié mercredi ne prévoit que le retrait de 80 % des réserves connues d’uranium enrichi de l’Iran vers la Russie. Tout de même, cela signale que les Iraniens n’ont fait que commencé à arracher des concessions des Américains et de leurs partenaires.

Et les Américains voudront sans aucun doute en céder davantage. Après tout, le président Barack Obama peut désormais se vanter d’un accord historique avec l’Iran, digne d’un Prix Nobel de la Paix. On ne peut s’attendre à ce qu’il l’abandonne juste parce que les Iraniens s’en servent comme d’une nouvelle voie pour fabriquer leurs bombes nucléaires.

Jusqu’à mercredi, Israël s’est abstenu d’attaquer publiquement la décision des USA sur l’accord avec l’Iran. Cela est sensé. Israël n’a pas intérêt à être perçu comme préjugeant du résultat d’un processus sur lequel le gouvernement Obama a joué son prestige. Mais maintenant qu’il a donné son accord qui transforme effectivement l’Amérique en un facilitateur du programme d’armement nucléaire de l’Iran, le temps est venu pour Israël de faire connaître ses objections à voix haute.

A l’opposé des Palestiniens et des Iraniens, Israël ne dispose pas de grandes ressources diplomatiques. Il peut présumer qu’il sera toujours condamné par l’ONU.

On ne peut attendre de la part de UE, avec son équipe anti-juive au sein des nations membres, une minorité musulmane croissante et radicalisée, et une addiction au pétrole arabe, de se tenir aux côtés d’Israël.

Les ONG occidentales sont largement financées par des gouvernements anti-Israël et des philanthropes gauchistes, et elles utilisent leurs ressources pour faire progresser la cause des ennemis d’Israël.

Avec le gouvernement Obama, les USA s’inscrivent dans un cours diplomatique qui le place directement dans le camp anti-Israël. De fait, alors que les USA ont voté contre la résolution de l’UNHRC contre Israël la semaine dernière, ils n’ont fait aucun effort significatif pour convaincre d’autres pays de suivre leur exemple, et n’ont pas eu de problème avec la décision de la Grande-Bretagne et de la France de s’abstenir malgré le dangereux précédent que le rapport Goldstone et la résolution de l’UNHRC a mis en place pour les forces des USA combattant des ennemis terroristes en Irak, en Afghanistan, et à travers le monde. Pire encore, les USA ont refusé d’annoncer s’ils vont utiliser leur droit de veto au Conseil de Sécurité pour bloquer l’incrimination de dirigeants militaires et politiques israéliens devant une Cour Criminelle Internationale.

Dans le climat actuel, les ressources diplomatiques d’Israël sont limitées à l’opinion populaire aux USA, et aux intérêts partagés sur des questions spécifiques avec nombre de gouvernements à travers le monde. A la lumière de ces ressources, le ministre des affaires étrangères, Avigdor Lieberman, qui a voyagé à travers le monde au cours des mois récents pour cultiver les liens bilatéraux avec les pays d’Amérique du Sud, d’Afrique, d’Asie centrale, et d’Europe centrale, doit être félicité pour ses efforts.

Sur le front de la diplomatie publique, le premier ministre Benyamin Netanyahou, les ministres de sont cabinet et le ministre des affaires étrangères doivent utiliser toutes les opportunités pour discréditer le dernier accord avec l’Iran. Ils doivent souligner ses dangers et appeler à mettre fin à cette catastrophe diplomatique avant qu’un plus grand dommage ne soit causé pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Une telle campagne échouera probablement à faire capoter les pourparlers actuels. Mais si elle est couronnée de succès, elle empêchera l’accord d’être utilisé comme moyen de délégitimer le droit d’Israël à une frappe militaire contre les installations nucléaires de l’Iran.

De même, sur le triomphe diplomatique des Palestiniens avec le risible rapport Goldstone et la résolution associée de l’UNHRC, la réponse d’Israël à ce jour a été malavisée et autodestructrice. Cette semaine, le gouvernement a commencé d’envisager de former une commission d’enquête sur le comportement de Tsahal pendant l’opération ‘Plomb Durci’.

Le juge Richard Goldstone a déclaré que si Israël conduisait une enquête sur ses allégations concernant des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité de nos soldats, Israël pourrait éviter des poursuites du personnel de Tsahal devant la Cour Criminelle Internationale. Des juristes comme l’avocat général Menahem Mazuz se sont emparés des déclarations de Goldstone, et les media bourdonnent de rumeurs selon lesquelles Netanyahou pourrait accepter de former une telle commission.

Ce serait une mauvaise décision pour plusieurs raisons. D’abord, Goldstone n’est pas en position de négocier. Quand il a soumis son rapport diffamatoire à l’UNHRC, la réputation d’autorité de Goldstone était affaire du passé. Même s’il veut maintenant tirer Israël du mauvais pas où il l’a placé, il n’a pas le pouvoir de le faire. Et les officiels de l’UNHRC qui ont confié à Goldstone la mission de proclamer que Tsahal avait commis des crimes contre l’humanité n’ont pas plus intérêt à créditer une commission d’enquête israélienne interne ou de mettre fin à la chasse de l’organisation contre l’Etat juif.

Au-delà de cela, toute enquête qu’Israël pourrait lancer sur la conduite de Tsahal dans l’opération ‘Plomb Durci’ serait perçue internationalement comme une reconnaissance de culpabilité. Si cette commission devait conclure en vérité que Tsahal a conduit ses opérations en plein respect de la loi internationale, ses conclusions seraient rejetées d’une chiquenaude.

En réponse à la résolution de l’UNHRC et au rapport Goldstone lui-même, le gouvernement a annoncé cette semaine qu’il proposera des changements à la loi internationale pour renforcer la capacité des démocraties à combattre le terrorisme. Cette décision est aussi profondément malavisée. Le fond de l’affaire est qu’Israël n’a pas transgressé la loi internationale dans l’opération ‘Plomb Durci’. Il n’est que la victime de l’usage cynique par ses ennemis de la rhétorique de la loi internationale intégrée dans leur guerre diplomatique contre Israël. Cela veut dire que le problème ce n’est pas la loi. C’est la distorsion de la loi pour des objectifs politiques par les ennemis d’Israël, puissants sur le plan diplomatique. En annonçant qu’il prévoit de travailler à changer la loi, le gouvernement a manqué la cible.

De plus, en ignorant le fait que le problème n’est pas la loi elle-même mais bien la distorsion de la loi par des acteurs hostiles pour un gain politique, le gouvernement a échoué à mesurer que même s’il parvient à changer la loi, selon toute probabilité la nouvelle loi sera pareillement détournée par ses ennemis pour faire avancer leur guerre politique contre Israël.

De ce fait, ses ennemis se saisiront de l’annonce même faite par le gouvernement qu’il souhaite modifier la loi internationale comme preuve de sa transgression de la loi.

Les ennemis d’Israël font un usage expert de leur vaste puissance diplomatique pour faire progresser leurs objectifs les plus importants. Israël doit utiliser son maigre potentiel diplomatique pour faire de même à travers une diplomatie publique offensive contre la criminalisation d’Israël et contre la capitulation de la communauté internationale devant l’Iran. Une première bonne mesure dans cette direction serait de cesser d’utiliser nos pouvoirs limités d’une façon qui augmente les avantages de nos ennemis sur nous.


http://www.jpost.com/servlet/Satell...

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25 octobre 2009 7 25 /10 /octobre /2009 14:11

Les armées française et israélienne échangent leurs informations sur le nucléaire iranien


http://fr.news.yahoo.com/3/20091022/twl-france-iran-israel-morin-951b410.html Les armées française et israélienne échangent leurs informations sur le nucléaire iranien, a déclaré jeudi matin le ministre français de la Défense Hervé Morin.


"Nous avons une coopération avec l'armée israélienne régulière, nous discutons. Et notamment pour faire en sorte que les Iraniens cessent ce programme militaire, il nous faut savoir un peu ce qui se passe. Donc on échange nos informations", a-t-il dit sur RTL.


Hervé Morin était interrogé sur un article paru lundi dans "Le Figaro" et selon lequel "il y a quinze jours, une réunion dont rien n'a filtré s'est tenue à Paris entre les chefs d'états majors des armées américaine, israélienne et française".


"Que nous ayons des consultations permanentes avec nos partenaires, heureusement", a conclu le ministre français de la Défense. AP

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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 13:36
Israël /France : regards croisés sur la justice antiterroriste

http://www.guysen.com/articles.php?sid=10946

Par Cécile Cailliez et Maxime Hugeux pour Guysen International News
Mercredi 21 octobre 2009 à 22:06
Une première entre la France et Israël. Une délégation de magistrats et d’avocats français s’est rendue en Terre Sainte, cette semaine. Le but de ce voyage, initié par le Comité français de l’Association internationale des juristes juifs (AIJJ) : mieux faire connaître Israël à la corporation. Son histoire, ses enjeux politiques et sociaux, le fonctionnement de ses institutions politiques et juridiques… Avec, en toile de fond, une réflexion sur la justice antiterroriste.

"Bien souvent, les juges (français) ne connaissent pas Israël. (…). Ils en ont l’image véhiculée par la presse et les médias. Il faut qu’ils se rendent compteque ce sont aussi des juges, des êtres humains et non pas des barbares". Par cette phrase, Joseph Roubache, le président du Comité français de l’AIJJ, résume l’intention du voyage, très symbolique, d’une délégation de hauts magistrats et d’avocats français. Porté par le premier Président de la Cour d’appel de Paris Jean-Claude Magendie (photo), ce séminaire a été marqué par des rencontres importantes afin de mieux appréhender la justice israélienne. Au programme de ces quatre jours : visite de la Knesset, de la Cour Suprême et du Tribunal de Grande Instance de Jérusalem.

Cette rencontre se déroule dans un climat assez particulier. De nombreux procès ont en effet suscité l’émoi de la communauté juive ces derniers temps. Le Conseil Représentatif des Institutions Juive de France (CRIF) s’est souvent élevé contre des décisions jugées trop clémentes lors de procès aux relents antisémites. On se souvient notamment des affaires Dieudonné ou plus récemment du procès Fofana.   

Pour sa part, Israël, hôte de cette conférence, est en proie à de vives interrogations. Le pays doit répondre aux critiques de la communauté internationale. Le rapport Goldstone met en cause les agissements de Tsahal pendant l’opération « plomb durci ». Les israéliens, sûrs de leur fait et de leur droit à l’autodéfense, prônent plutôt une refonte du droit international, plutôt que l’application de lois qu’ils estiment désuètes.  
 
 
"Réformer le droit international"

Cette problématique brûlante a été au cœurd’une conférence qui s’est tenue mercredi 21 octobre à l’université de Bar Ilan, à Tel Aviv. Pendant deux heures, les magistrats français ont écouté les interventions d’universitaires israéliens, spécialistes de la justice antiterroriste. Sur fond de rapport Goldstone, les intervenants ont défendu la politique militaire d’Israël. "Les normes du droit international sont aujourd’hui dépassées" a ainsi déclaré Yaffa Zilbershats, professeur de droit à l’université. En effet, elles ont été mises en place lors de guerres régulières, Etat contre Etat, alors qu’aujourd’hui Israël doit affronter " une guerre urbaine, où il est difficile de distinguer les civils des terroristes". C’est pourquoi ces chercheurs proposent l’adoption de nouveaux codes éthiques pour faire face à ces nouveaux conflits.
Israël, pays en guerre et sans cesse menacé, réclame à la Communauté internationale le droit de se défendre. Le pays, selon les normes actuelles, est automatiquement condamné par l’ONU en cas d’intervention armée. Le changement qu’ils appellent de leurs vœux les laisserait dans la légalité. Ils pourraient ainsi mener des campagnes militaires face aux " terroristes qui utilisent des civils". La guerre de l’hiver dernier serait, selon eux, une guerre juste et proportionnée.

La Cour Suprême israélienne a déclaré que l’Intifada était un conflit armé international, ce qui autorisait l’Etat hébreu à utiliser la force. Cette vision n’est pas partagée par tout le monde. Le Tribunal Pénal International (TPI) de La Haye considère que, lorsqu’Israël est attaqué par un territoire qu’il contrôle, ce n’est pas un cas de légitime défense et donc la réaction militaire serait illégale. 
 
 
"Ne pas sacrifier au droit fondamental"

La France se rapproche de cette vision. Le Premier Président de la Cour d’appel de Paris, Jean-Claude Magendie, a exposé la conception française et européenne du rôle du juge antiterroriste. "Son rôle est de défendre les droits de l’Homme. Au nom de la lutte antiterroriste, beaucoup de libertés civiles ont été atteintes et limitées". Partisan de la primauté de la justice, il légitime le modèle européen face au modèle américain. Les procès des terroristes ont symboliquement lieu dans les mêmes tribunaux que toute autre affaire criminelle : il n’y pas de justice d’exception, de privation de droit de la défense comme on le trouve à Guantanamo.
 
Cette approche doit tout de même s’adapter aux faits, M. Magendie concède que, " face au fanatisme, on ne peut juste poser en opposition la déclaration des Droits de l’Homme"."même si la repousse militaire peut être nécessaire a fait le choix de l’action de la justice".
 
Un modèle qui diffère du modèle israélien. Yaffa Zilbershats a conclut par ces termes : "cet exemple français est tout à fait fascinant et montre que l’on peut agir différemment en termes de terrorisme". C’est cependant par le respect de la dignité qu’il voit la meilleure réponse et la meilleure opposition au terrorisme. Ce modèle est critiqué pour sa faiblesse et son inaction, mais il est assumé par la France qui "même si la repousse militaire peut être nécessaire a fait le choix de l’action de la justice".
 
Un modèle qui diffère du modèle israélien. Yaffa Zilbershats a conclut par ces termes : "cet exemple français est tout à fait fascinant et montre que l’on peut agir différemment en termes de terrorisme".
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22 octobre 2009 4 22 /10 /octobre /2009 09:13
Volte-face pour la Chine
Par JPOST.FR
21.10.09




http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1256037274999&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull


Pékin ne discutera pas du rapport de la commission Goldstone au Conseil de sécurité de l'ONU et n'acceptera pas que le document serve de base à des poursuites juridiques contre Israël à la Cour pénale internationale à La Haye. C'est ce que les députés chinois ont déclaré lors d'une visite à la Knesset mercredi.

Le Président chinois, Hu Jintao.
Photo: AP , JPost

Le rapport Goldstone dans lequel il est fait mention de "crimes de guerre" commis par Israël pendant l'opération "Plomb durci", jette un voile sombre de critiques sur Israël.

La déclaration chinoise intervient après que le député Tsahi Hanegbi, membre de Kadima, a réagi avec déception suite au vote de la Chine en faveur du rapport Goldstone au Conseil des droits de l'Homme vendredi dernier.

La résolution avait été acceptée à 25 voix contre 6, 11 pays s'abstenant et cinq déclinant le vote. La Russie, l'Inde et la Chine avait tous trois voté contre Israël à la réunion de vendredi dernier, permettant ainsi au rapport d'être renvoyé en Assemblée générale de l'ONU.

Les députés chinois ont souhaité mettre l'accent sur le fait que le Conseil des droits de l'Homme des Nations unies détient les moyens nécessaires pour inspecter les différentes données du rapport sans impliquer d'autres instances internationales.
S'exprimant sur les votes russe et chinois, Danny Ayalon, le vice-ministre des Affaires étrangères, a déclaré que cette réaction était "très décevante". "Nous allons tenter de vérifier cela de façon diplomatique avec les pays concernés.

"Nous respectons et apprécions profondément la Russie et la Chine, c'est pour cela que nous ne comprenons pas la signification de leur vote, qui s'avère aller à l'encontre de leurs propres intérêts".

Un Officiel de l'ONU à New York a annoncé lundi que l'Assemblée générale de l'ONU tiendrait une session spéciale Goldstone avant la fin 2009, la date exacte reste à débattre.

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20 octobre 2009 2 20 /10 /octobre /2009 10:51
Victoire diplomatique pour Israël : l’UIP (l’Union interparlementaire) ne débattra pas de l’offensive à Gaza

Roni Sofer - ynetnews | adaptation française de desinfos.com

 

http://www.desinfos.com/spip.php?page=article&id_article=15548


mardi 20 octobre 2009

La délégation des blocs arabes à la conférence de Genève voulait débattre de la conduite de l’armée Israélienne au cours de l’offensive à Gaza en Décembre-Janvier. Le Ministre Shalom a déclaré : le monde est malade et fatigué de la mise en cause unilatérale d’Israël. Israël a réussi à faire échouer lundi une autre proposition arabe sur l’opération plomb durci à la Conférence interparlementaire de l’Union à Genève.

La proposition d’Israël sur la question a reçu en sa faveur 1197 votes, et une proposition avancée par l’Iran et le monde arabe a reçu 538 voix d’appui.

Le Vice-premier ministre Silvan Shalom, qui dirigait la délégation israélienne, a déclaré après le vote : « Nous n’avons pas perdu espoir."

Les pays qui ont soutenu la proposition présentée par Oman incluent la Turquie, la Russie, la Chine et l’Inde. La proposition avait demandé un débat de l’UIP sur le Rapport Goldstone, qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre pendant la guerre de Gaza.

Le rejet de la proposition arabe est venues trois jours après que le rapport controversé ait été adopté par le Conseil de droits de l’homme des Nations Unies.

Le Ministre Shalom a déclaré dans son discours devant l’Union interparlementaire, « La semaine dernière il y a eu un débat ici sur Israël, une session pourrait également avoir lieu à New York. Non seulement Israël, mais le monde entier est malade et fatigué de cette discussion continue et unilatérale sur Israël. Le monde est fatigué des tentatives de l’Iran et du bloc arabe de soulever la question israélienne maintes et maintes fois.

"Assez de ces tentatives d’utiliser la scène internationale pour des attaques contre Israël", a dit Shalom.

En avril dernier, une délégation israélienne à la précédente conférence de l’UIP, qui avait eu lieu en Éthiopie, avait également fait échouer une proposition de l’Iran et d’Oman de conduire un débat sur l’armée israélienne à Gaza. Au cours de la conférence, les membres de la délégation iranienne ont qualifié le Ministre Shalom "d’assassin" en agitant des photos de la destruction de Gaza après l’offensive d’Israël de Décembre-Janvier.

Shalom avait quitté la conférence en Ethiopie, avant la conclusion en protestation de la participation de personnalités du Hamas, qui assistaient aux réunions dans le cadre de la délégation palestinienne.

Lire le texte original en anglais directement sur www.ynetnews.com
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15 octobre 2009 4 15 /10 /octobre /2009 08:51

www.michelgurfinkiel.com

 

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/249-Oslo-Decryptage-dun-Nobel.html

 

 

 

Le comité Nobel norvégien a toujours fait passer l'idéologie avant les faits. Et il est dirigé par un ancien "contact" soviétique. Deux raisons de couronner Obama.

 

Oslo/ Décryptage d’un Nobel

 

 

 

Le comité Nobel noervégien a toujours fait passer l'idéologie avant les faits.  Et il est dirigé par un ancien « contact » du KGB. Deux raisons de couronner Obama.

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

« En distinguant le président américain sur la foi de ses discours, le jury d’Oslo rompt avec sa tradition ». C’est ainsi que le Le Monde, le 9 octobre, commente l’attribution du prix Nobel de la paix à Barack Obama. Jusqu’à présent, le prix avait toujours récompensé des actes, plutôt que de simples intentions. Désormais, les intentions priment les actes. Obama, installé à la Maison Blanche depuis neuf mois seulement, s’est hâté d’associer à ses honneurs une lauréate plus ancienne, la militante démocrate birmane Aung San Suu Kyi. Pour échapper, au moins en partie, au ridicule de la situation : « C’est un terrible avantage de n’avoir rien fait, mais il ne faut pas en abuser », disait Antoine de Rivarol.

 

Mais le jury d’Oslo a-il réellement rompu avec une « tradition », comme l’affirme le Monde ? Voire. Il avait pris l’habitude d’attribuer le Nobel de la paix en fonction d’une idéologie plutôt que de faits. De là à couronner l’idéologie elle-même, il n’y avait qu’un pas.

 

La liste des lauréats sur les trente-cinq dernières années, de 1973 à 2008, est révélatrice. Au total, cinquante-deux personnalités ou organisations ont reçu le prix pendant cette période. Vingt-neuf sont liées à des pays du tiers-monde ; seize à des ONG de gauche ou d’extrême-gauche ; six à l’Onu ; six à des Etats ou organisations totalitaires ; quatre à des pays musulmans ; quatre à des organisations terroristes ; trois à des militants ou organisations écologistes. En regard, dix-sept lauréats seulement, toutes origines confondues, ont été explicitement honorés pour avoir défendu les valeurs d’une société démocratique et humaniste de type occidental. Encore faudrait-il en retrancher cinq (Henry Kissinger, Eisaku Sato, Menahem Begin, Shimon Peres, Yitzhak Rabin), qui servent de faire-valoir à des colauréats « mieux-disants » (Le Duc Tho, Sean McBride, Anouar el-Sadate, Yasser Arafat). Ce qui ramène les lauréats occidentaux ou pro-occidentaux honorés en tant que tels à douze seulement (Andréi Sakharov, Mère Thérésa, Lech Walesa, Elie Wiesel, le Dalai-Lama, John Hume, David Trimble, Kim Dae Jung, Carlos Felipe Ximenes Belo, Jose Ramos-Horta, Muhamad Yunus, Marrti Ahtissari).

 

Derrière de tels choix, on retrouve sans cesse l’illusion de l’ « arbitrage », que partageait assurément Alfred Nobel, selon lequel la paix est une affaire de bons sentiments, le produit d’une « conversion des cœurs », plutôt que le résultat d’un rapport de forces ; mais aussi le sophisme infiniment plus pervers des « pacifistes » qui, avant 1939, se proposaient de coexister avec le IIIe Reich, et qui plus tard, pendant la guerre froide, ne se souciaient de désarmer l’Ouest, selon le mot de François Mitterrand, que pour mieux armer l’Est ;  et surtout le fantasme antinomiste – dont un Alain Badiou, en France, est le pyrotechnicien quasi-officiel - selon laquelle le Mal serait porteur de Bien, le Bien un Mal déguisé, la liberté un leurre, la tyrannie une liberté, le droit une imposture, la progression du niveau de vie une paupérisation, la civilisation une barbarie et les Barbares de vrais civilisés.

 

Ces rêves ou ces délires se nourrissent de leur inassouvissement. Là encore, il convient de relire la liste des lauréats. L’Américain Ralph Bunche obtint le Nobel de la paix, en 1950, pour sa médiation dans le conflit israélo-palestinien et israélo-arabe. Sadate et Begin, en 1978, Arafat, Rabin et Peres, en 1994, Obama en 2009, l’ont obtenu pour les mêmes raisons. Mais la guerre continue : ce qui signifie, au minimum, que cinq prix sur six n’ont servi à rien. Kissinger et Le Duc Tho ont été couronnés en 1973 pour leurs accords de paix en Indochine : deux ans plus tard, la guerre reprenait, et le communisme massacrait ou expulsait des millions d’êtres humains au Vietnam et au Cambodge. Kofi Annan et l’Onu ont été honorés en 2001 : au moment où les médias commençaient à évoquer le scandale « Pétrole contre nourriture ». L’Agence internationale de l’Energie atomique, dirigée par l’Egyptien Mohamed El-Baradei, a été distinguée en 2005 pour sa lutte contre la prolifération des armes nucléaires : elle n’avait pourtant rien fait pour empêcher l’accession de l’Inde et du Pakistan, en 1998, à ce type d’armements ; et ne fera rien pour freiner la Corée du Nord, puissance déclarée en 2008, ou l’Iran.

 

Tous les jurés d’Oslo n’ont pas perdu le sens commun. Tous ne sont pas restés passifs devant un tel bilan. Kaare Kristiansen démissionna du Comité Nobel en 1994 plutôt que de cautionner la remise du prix de la paix à Arafat. Mais ce ne sont là que des exceptions qui confirment la règle. Pourquoi ?

 

Quand Alfred Nobel créa ses prix, à la fin du XIXe siècle, la Suède et la Norvège étaient confédérés sous un seul et même monarque. L’inventeur de la dynamite, Suédois, voulut confier aux Norvégiens l’une de ses distinctions. Ce fut le prix de la paix. Mais Oslo n’ayant pas d’Académie prestigieuse, analogue à l’Institut Karolinska de Stockholm, le choix des lauréats fut confié à un comité de cinq membres élu par le parlement local. A parlement de gauche, comité de gauche, et inversement : il en va ainsi depuis plus d’un siècle. Et le Nobel de la paix s’en ressent.

 

Le comité actuel est dirigé par Thorbjorn Jagland, ancien premier ministre socialiste et ancien ministre des Affaires étrangères, dont les passages au pouvoir ont tous été entachés de scandales, de gaffes diverses et de prises de position anti-américaines ou anti-israéliennes. On sait également aujourd’hui qu’il était considéré par le KGB, tout au long des années 1970 et 1980, comme un « contact confidentiel ». Voilà qui explique beaucoup de choses, on en conviendra.

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

 

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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