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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:35
Coup de froid entre Israël et la Turquie

En dépit des liens historiques, militaires et économiques, les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées lors des derniers mois.

http://www.slate.fr/story/11573/lisrael-turquie-conflit-alli%C3%A9s-militaire-manoeuvres



Les manœuvres militaires aériennes internationales qui devaient débuter lundi 12 octobre en Turquie ont été reportées car Ankara a choisi de modifier la liste des participants et d'exclure Israël.Les Etats-Unis et d'autres pays de l'Otan comme l'Italie ont annoncé qu'ils renonçaient à prendre part à l'exercice. Cette décision est un nouveu signe de la dégradation des relations entre Ankara et Jérusalem. Elle fait suite au geste de colère du Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, au forum économique de Davos en janvier 2009, qui a quitté l'assemblée après un accrochage verbal avec le président israélien Shimon Peres. Les relations entre les deux pays se sont dégradées depuis les critiques de la Turquie contre l'offensive menée dans la bande de Gaza au début de l'année. Pourtant en août 2005 Ariel Sharon avait reçu une lettre du Premier ministre turc qui saluait «le courage et la détermination du gouvernement israélien dans la mise en œuvre de sa politique d'évacuation de la bande de Gaza».

Israël a toujours soigné ses excellentes relations avec la Turquie qui a été le premier pays musulman à le reconnaître dès 1949. La visite d'Etat de Shimon Peres en novembre 2007 et son intervention au Parlement turc, en hébreu, avaient marqué un tournant historique. Jamais un chef d'Etat israélien n'avait été invité à prendre la parole à la tribune du parlement d'un pays musulman. Israël en tire d'abord des intérêts psychologiques car il s'agit du seul Etat musulman se comportant ouvertement en allié et ensuite, des intérêts stratégiques puisque l'accord de coopération et d'échange de technologie, signé en 1966, permet à l'aviation de Tsahal d'étendre son espace aérien et de s'entrainer dans des bases turques voisines de la Syrie. Cet accord n'a jamais été remis en cause malgré l'arrivée des islamistes modérés au pouvoir grâce au poids politique de l'armée turque garante des institutions.

Les relations économiques sont essentielles pour les deux parties. La Turquie profite d'un apport financier important généré par le tourisme de masse de centaines de milliers d'Israéliens s'expatriant parfois pour un simple week-end à la recherche de dépaysement. L'agressivité de la prise de position turque contre le président Shimon Pérès et contre l'opération de Gaza a été mal interprétée par les Israéliens qui, sans mot d'ordre, ont décidé de boycotter cette destination. Le tourisme ayant chuté de plus de 60%, une délégation d'hôteliers et de cadres du ministère du tourisme de Turquie s'était rendue en mai 2009 à Jérusalem afin de trouver une solution à la fuite des touristes israéliens. La Turquie fournit par ailleurs en eau un pays soumis aux aléas du climat. De leur côté, les industries militaires israéliennes développent leurs activités lucratives tout en ayant l'œil sur l'évolution militaire d'un ami tiraillé entre ses convictions islamistes et sa volonté de s'arrimer à l'Europe.

La Turquie quant à elle rêve d'entrer dans l'Europe alors que la porte lui est encore fermée, par la France en particulier. Elle compte sur les réseaux israéliens pour affiner sa position d'allié occidental et pour faire comprendre qu'un refus la pousserait irrémédiablement vers le camp islamique. Mais cette nouvelle opposition à Israël risque de l'empêcher de jouer les médiateurs entre ce pays et la Syrie dans le cadre de la réactivation du processus de paix et entre Israël et les palestiniens qui discutent de l'envoi d'observateurs à la frontière égyptienne avec Gaza.

Il n'en reste pas moins que, pour maintenir ces relations extrêmement sensibles, Israël a dû renoncer à sa liberté d'appréciation en acceptant d'ignorer officiellement le génocide de un million d'arméniens pendant la première guerre mondiale. Cette position inconfortable d'un pays qui abrite la majorité des rescapés de la Shoah est d'ailleurs critiquée par la communauté juive américaine, peu sensible à cette rhétorique israélienne. Inquiètes, les autorités turques ont mis en garde l'Etat juif contre un changement de stratégie vis-à-vis du problème arménien: «Si vous voulez vous en prendre au cœur du peuple turc, c'est la question numéro un», a prévenu l'Ambassadeur turc en Israël, Namik Tan.

Par dépit vis-à-vis de l'Europe, les turcs semblent se tourner vers d'autres horizons puisque le président turc Abdullah Gûl avait invité en août Mahmoud Ahmadinejad à effectuer une visite de deux jours en Turquie. Il semble que ce voyage n'était qu'un coup de semonce à destination des occidentaux car il a été un échec. Aucun contrat énergétique prévu n'a été signé. En fait, sensible aux critiques qui lui ont été adressées, Ankara a fait savoir qu'il ne cherchait qu'à intervenir en médiateur sur le dossier nucléaire iranien. A l'heure où une option militaire est envisagée contre l'Iran, le gouvernement israélien hésite à attiser le feu et préfère continuer à transgresser ses principes moraux dans le dossier arménien pour ne pas ulcérer outre mesure un gouvernement turc.

Jacques Benillouche

Lire également: Vers une troisième intifada?

Image de Une: Défilé militaire à Ankara Fatih Saribas / Reuters

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14 octobre 2009 3 14 /10 /octobre /2009 09:24

Marre des Vikings !

Au bal des faux-culs, Suédois et Norvégiens ne font pas tapisserie

 

http://www.causeur.fr/marre-des-vikings,3140

 


Luc Rosenzweig

Luc Rosenzweig

Ancien journaliste au "Monde", Luc Rosenzweig est l'auteur de plusieurs essais dont "Lettre à mes amis propalestiniens" (La Martinière) et "Ariel Sharon" (Perrin).

Publié le 13 octobre 2009 à 14h07 73 réactionsImprimer

obama

Il est de bon ton, chez nous, de tresser des louanges aux gouvernements et aux populations des Etats scandinaves, Suède et Norvège essentiellement, le Danemark s’étant récemment signalé défavorablement à l’attention des belles âmes françaises par l’affaire des caricatures de Mahomet.

Ces pays nous font honte, paraît-il, lorsqu’on les compare au nôtre dans le domaine des inégalités sociales, de la place faite aux femmes en politique et dans la société. Ils représentent, pour nos moralistes hexagonaux, un modèle dont il urgerait que nous nous inspirions. Comme si les recettes qui marchent dans une société ethniquement et culturellement homogène, dont les valeurs se fondent sur l’éthique luthérienne, étaient transposables dans notre France faite de bric et de broc, et suivant des préceptes moraux situés à cent lieues des injonctions réformées…

Grâce à l’inventeur de la dynamite, Suédois et Norvégiens, se sont attribués le droit de procéder à une distribution annuelle des prix récompensant les élèves les plus méritants de la classe mondiale dans les sciences, la littérature et de l’action internationale en faveur de la paix.

Jusque là rien à dire, sinon bien joué, puisque tout le monde trouve tout à fait normal, par exemple, qu’un comité composé de cinq éminentes personnalités norvégiennes bien connues dans leur famille et dans leur pays natal se sentent habilitées à désigner le héros de la paix de l’année.

Dans le passé, ils ont pu faire des choix courageux, comme celui d’Andreï Sakharov en pleine glaciation brejnévienne ou de Desmond Tutu au temps de l’apartheid, mais on doit aussi reconnaître qu’ils ont parfois attribué leur prix de manière quelque peu hâtive, comme dans le cas du Nobel de la Paix 1994 à Itzhak Rabin, Yasser Arafat et Shimon Peres.

Le comble semble avoir été atteint cette année avec l’attribution du prix à Barack Obama moins d’un an après sa prise de fonction, alors que les GI sont toujours engagés en Irak et en Afghanistan, et que dans le deuxième cas, au moins, ils ne sont pas près de rentrer à la maison. C’est un prix Nobel à crédit, où l’on prête au récipiendaire en toute confiance, tant l’on est certain d’avance que ses actes seront en accord avec ses paroles. En matière de crédit politique, il faut aussi se méfier des subprime qui font gonfler la bulle jusqu’à ce qu’elle explose…

Cette affaire de Nobel Lucky Luke (attribué plus vite que son ombre) nous remet en mémoire quelques événements récents qui donnent des pays du Nobel une image nettement moins sympathique que celle que l’on cherche à nous vendre.

Commençons par la Suède. Le 17 août 2009, le quotidien Aftonbladet, le plus fort tirage des journaux du royaume, publie une « enquête » du journaliste Donald Bostrom qui affirme que l’armée israélienne aurait pratiqué le vol d’organes sur des cadavres de victimes palestiniennes tuées lors d’affrontement avec Tsahal. Ce papier fait un amalgame hasardeux avec un trafic d’organe découvert cet été dans la région de New York où seraient impliqués des rabbins d’une communauté ultra-orthodoxe du New Jersey. Pour toute preuve de l’implication de militaires israéliens, le journaliste apporte des témoignages, la plupart indirects, de familles de prétendues victimes de ces vols d’organes, mais aucune preuve tangible d’accusations aussi graves.

Cette publication suscite une vive émotion en Israël qui proteste officiellement en convoquant des l’ambassadrice du royaume de Suède au ministère des affaires étrangères, à Jérusalem,. Celle-ci fait valoir à ses interlocuteurs que la liberté de la presse est constitutionnellement garantie dans son pays, mais qu’à titre personnel elle trouvait cet article « choquant ». L’affaire aurait pu s’arrêter là si le ministre suédois des affaires étrangères, Carl Bildt, n’avait pas désavoué son ambassadrice et fait savoir qu’il n’était pas question que le gouvernement de Stockholm et a fortiori un de ses diplomates porte le moindre jugement sur un article publié dans un journal suédois. Comme les lois sur la presse en Suède rendent quasi impossible d’obtenir une condamnation pour diffamation, ce refus de se prononcer sur un article incontestablement malveillant pour un pays en principe ami vaut approbation des assertions mensongères.

Nul n’ignore que Carl Bildt, et plus généralement la classe politique suédoise ne porte pas l’actuel gouvernement israélien dans son cœur. De plus, les Suédois sont les premiers, au sein de l’UE, à avoir fait une brèche dans le boycottage politique du Hamas. C’est tout à fait leur droit, mais cela justifie-t-il que l’on cautionne des accusations aussi monstrueuses ? On pourrait penser, au contraire, qu’une prise de distance claire et nette par rapport à ces billevesées qui rappelle les vieilles accusations de meurtre rituel ajouterait du poids aux prises de positions de la Suède dans le conflit israélo-palestinien, en lui évitant d’apparaître exagérément partiale. Le prétexte du caractère sacro-saint de la liberté de la presse au pays de Bergman et d’Ikéa peut alors masquer le comble de l’hypocrisie : laisser publier tout et n’importe quoi n’empêche personne de formuler un avis sur ce qui est imprimé.

Les Norvégiens, maintenant. Voici une monarchie pétrolière et gazière dont les souverains ne viennent pas flamber leurs pétrodollars au casino de Monte-Carlo ou dévaliser les boutiques du faubourg Saint-Honoré. Dans une grande sagesse apprise des écureuils de la forêt boréale, le gouvernement d’Oslo a constitué un fonds de garantie des retraites alimenté par les bénéfices produits par l’exploitation et la vente des hydrocarbures. Ce fonds, judicieusement placé dans des valeurs solides et performantes, servira dans les prochaines décennies à payer les pensions de vieillesse d’une population dont le faible taux de natalité ne permet pas le renouvellement des générations, et qui est rétive à ouvrir toute grandes les portes du pays à l’immigration.

La richesse, dans l’éthique protestante est indissolublement liée à une conduite morale : elle récompense le travail et le talent, mais elle oblige aussi, comme la noblesse de notre Ancien régime. Les gouvernants norvégiens veulent, certes, que leurs picaillons fassent des petits, mais ils souhaitent également produire de la plus-value éthique en excluant de leur portefeuille les méchants fauteurs de guerre ou exploiteurs d’enfants. Jusque-là on peut considérer cette attitude respectable. Ainsi la ministre des finances norvégienne vient d’annoncer que le fonds souverain norvégien venait de se défaire des actions d’Elbit, le géant israélien de l’informatique, en raison de sa participation à la construction de la clôture de sécurité qui sépare Israël de la Cisjordanie. Pourquoi pas ? Même si l’on estime que cette clôture a permis une diminution drastique des attentats terroristes sur le territoire israélien, on est en droit d’en estimer le tracé illégal, ou de déplorer les inconvénients qu’elle implique pour une partie de la population palestinienne. On retrouvera tout de même la Norvège dans le club des faux-culs : pendant que la ministre des finances joue les vertueuse, son collègue de la défense fait l’acquisition de chasseurs bombardiers américains F35, dont l’avionique est fournie par…Elbit.

Jadis, les Vikings étaient brutaux et barbares. Avec le temps, ils se sont mis au pli de l’hypocrisie doucereuse, bien plus rémunératrice, en contrats d’exportation, que la razzia côtière à coup de massue.

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 22:53
Leçon française à Obama

Par CHARLES KRAUTHAMMER 

13.10.09


http://fr.jpost.com/


La vision mondiale d'Obama, tout droit sortie d'un livre pour enfants, commence à agacer le pragmatique Sarkozy.


Le couple Obama rencontre le couple Sarkozy, à Paris. 
PHOTO: AP , JPOST

Lorsque la France, patrie autoproclamée des droits de l'Homme, critique votre penchant colombe, c'est que vous touchez le fond. Pour s'en convaincre, il suffit de voir la satisfaction de Barack Obama après la réunion avec le président russe Dimitri Medvedev en marge de l'Assemblée générale de l'ONU. Soutien de Téhéran, le Kremlin a fait des concessions au président américain : "Les sanctions sont rarement productives. Mais quelquefois, elles sont inévitables." Vous voyez ? La magie Obama a encore opéré. Le dialogue paie.


La Russie est désormais à bord. Sauf que le quotidien américain Washington Post calme l'autosatisfaction et pointe du doigt quelques incohérences. Le président russe Medvedev avait déjà infléchi sa position une semaine avec sa rencontre avec Obama. Par ailleurs, le véritable homme fort de la Russie, le Premier ministre Vladimir Poutine, reste lui opposé à des sanctions supplémentaires contre Téhéran. Pour bien comprendre, il faut remonter à l'épisode des tests de missiles iraniens. Malgré l'indignation internationale, la Russie n'avait pas semblé choquée par cette manœuvre militaire. Mieux encore, cette énième provocation n'avait pas infléchi d'un pouce le soutien officiel du Kremlin.


Faites les comptes. Les Etats-Unis ont mis un terme à leurs arrangements sécuritaires avec la Pologne et la République tchèque pour faire plaisir à Moscou. Qu'ont-ils obtenu en échange ? Une promesse brumeuse d'un possible soutien pour de vagues sanctions. Offertes à contrecœur par un président sans réel pouvoir,les concessions russes ne mènent, de toute façon, nulle part. Face à Téhéran, un pays fait toujours obstacle : la Chine. L'Empire du milieu reste fermement opposé à une politique de sanctions de l'ONU. La fin n'est pas à la hauteur des moyens. L'administration Obama réussit vaguement à montrer le visage de l'unité internationale face à l'Iran. Alors que son véritable objectif reste bien de stopper la course au nucléaire du Régime. L'importance grossière accordée à la posture n'est pas seulement inutile. Elle est dangereuse. Tout ce temps passé à parler et à se montrer réduit le précieux délai avant que l'Iran ne possède sa bombe.


"Nous vivons dans la réalité, pas dans un monde virtuel"


Je ne suis pas l'auteur de ces conclusions alarmistes. Elles viennent de Nicolas Sarkozy. Le président français parvient difficilement à masquer son étonnement face à la naïveté affichée d'Obama. Le 24 septembre dernier, Obama préside le Conseil de sécurité de l'ONU. Avec 14 chefs d'Etat à sa table sous les projecteurs du monde entier, le président américain a une occasion unique, celle de révéler une information explosive encore inconnue : l'existence d'un second site d'enrichissement d'uranium près de la ville de Qom. La France et la Grande-Bretagne le poussent à frapper fort. Obama refuse. Non seulement, il n'évoque pas le sujet, mais selon le quotidien Le Monde, Nicolas Sarkozy est même forcé de supprimer de son discours le chapitre Qom. Obama garde l'information secrète. Il ne la révèle que le lendemain, lors de la réunion du G-20 à Pittsburgh. Face à une brochette de leaders mondiaux à l'ONU, la charmante bourgade de Washington DC ne fait pas le poids.


Pourquoi Obama a laissé passer cette chance ? Parce qu'il voulait que le conseil de sécurité véhicule son rêve enfantin : celui d'un monde sans arme nucléaire. La presse américaine s'interroge. Au New York Times, la Maison Blanche donne une justification douteuse : "Le président ne voulait pas brader son discours sur le désarmement en faisant une digression sur l'Iran. Depuis quand ce dossier constitue une digression ? Il s'agit de la plus grande menace à la sécurité mondiale. Et une digression par rapport à quoi ? Une résolution sur le désarmement qui va tomber de toute façon dans l'oubli ? Oui, l'étoile Obama se veut visionnaire. Selon le Wall Street Journal, l'administration américaine a fait taire Sarkozy pour qu'il "n'égratigne pas le succès d'Obama à la tribune de l'ONU". Un succès ? Le président français a eu bien du mal à se contenir.


A la table du conseil de sécurité, Sarkozy a tenté de faire redescendre le leader américain sur terre : "Nous vivons dans la réalité, pas dans un monde virtuel », lui a-t-il expliqué. Lorsque Barack Obama a prononcé sa phrase magique : "Je rêve d'un monde sans armes nucléaires", Sarkozy avait une réplique sur le bout de la langue : "Sacrebleu ! Il est assis sur Qom ! » Mais ce dernier ne peut s'étonner devant cet étalage de bons sentiments. Après tout, la veille de l'Assemblée générale de l'ONU, Obama avait déclaré : "Aucune nation ne peut... dominer une autre." Un slogan adolescent suivi par un autre lieu commun : "Le schéma international ancré dans l'atmosphère de la Guerre froide ne peut s'appliquer dans un monde interconnecté." L'ONU, l'alliance avec le Japon, la Corée du Sud et Taiwan n'auraient donc aucun sens ? Ce sont nos alliés qui vont être contents.

Le leader allemand Bismarck aurait déclaré un jour : "La providence protège les idiots, les soûlards, les enfants et les Etats-Unis d'Amérique." Bismarck n'a pas rencontré Obama. Sarkozy l'a fait.

 

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13 octobre 2009 2 13 /10 /octobre /2009 08:21

MAROC ISRAËL - DECRISPATION ? LE ROI DU MAROC ATTRIBUE A JASON ISAACSON DE AJC AMERICAN JEWISH COMMITTEE LE TITRE DE CHEVALIER DE L'ORDRE DU TRÔNE DU ROYAUME



http://www.israelvalley.com/news/2009/10/12/24708/

Oct 200912

Par IsraelValley Desk
Rubrique: Actualité
Publié le 12 octobre 2009

Le site web du Comité Juif Américain (AJC) rapporte que le souverain marocain a accordé, le 29 septembre, le titre de chevalier de l’Ordre du trône du royaume du Maroc à Jason Isaacson, directeur de gouvernement et d’affaires internationales du Comité américano-juif (AJC).

Selon un site militant anti-israélien : “Isaacson est un fervent supporter et donateur à l’Etat d’Israël. Le site de l’AJC signale qu’Isaacson gère le vaste travail social de proximité diplomatique de l’AJC dans le monde entier et a joué un rôle clé dans le développement des relations coopératives de ce comité avec le Maroc et un certain nombre de Pays arabes dans le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord”.

Quelques jours plus tard, l’agence marocaine MAP rapportait que l’homme d’affaires espagnol, président de la Fondation espagnole Centre Peres pour la paix et de l’assemblée universelle Séfarade, Isaac Siboni, était décoré le 8 octobre à Madrid, du Wissam Al Arch d’ordre d’Officier qui lui a été décerné par le Roi Mohammed VI.

La distinction Royale a été remise à M. Siboni, par M. Serge Berdugo, un juif marocain Ambassadeur itinérant du Roi Mohammed VI, au cours d’une réception à la résidence de l’ambassadeur du Maroc à Madrid.

Natif de Tanger, Isaac Siboni est connu, selon la même source, pour ses actions pour le rapprochement entre Palestiniens et Israéliens, parrainant plusieurs initiatives en vue de favoriser la paix au Proche Orient comme la construction d’écoles en Palestine et l’organisation de matchs de football entre Palestiniens et Israéliens.—

Source: IsraelValley et JSS

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12 octobre 2009 1 12 /10 /octobre /2009 14:31

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE

 

Albert Soued et www.nuitdorient.com – le 12/10/09

 

 

Le net

 

Voici ce qu'on lit aujourd'hui au hasard sur le net:

- L'Iran menace d'enrichir ses ressources nucléaires à 20 % si les négociations échouent.

- L'exercice militaire joint " Anatolian Eagle" a été annulé par les Etats-Unis, après la déception américaine quant à l'attitude turque refusant de se joindre du fait de la présence d'Israël.

- Les dirigeants palestiniens reviennent sur le rapport Goldstone et veulent convoquer  une session de l'Onu pour condamner Israël

- Mitchell poursuit les rencontres dans la région, sans véritables résultats.

- Le Fatah interdit toute présence juive sur le mont du Temple.

- Ben-Eliezer: les Arabes israéliens commencent à se rapprocher du Hamas

 

Sans compter le nombre toujours grandissant de morts et de blessés suite aux attentats et tueries intra musulmanes devenues quotidiennes en Irak, Pakistan et Afghanistan et ailleurs en Asie et en Afrique, notamment au Soudan.

 

Décidément, la politique d'apaisement et de dialogue au Moyen Orient du nouveau président américain, qui a pris le contre-pied de son prédécesseur G W Bush, fait long feu et entraîne une situation inverse de celle attendue, en tout cas plus explosive et plus dangereuse pour le monde.

Par le prix Nobel de la paix, les élites scandinaves encouragent le président américain à poursuivre dans cette voie. Exactement comme pour Arafat. On sait comment cela s'est terminé, … des milliers de morts.

 

Nous restons persuadés qu'Obama n'est pas un imbécile, ignare des mentalités qui prévalent au Moyen Orient et que ses prêches correspondent à un dessein, en tout cas un projet d'affaiblissement des Etats-Unis qui mènera au déclin. Or ce n'est l'intérêt de personne. Car le monde n'est pas encore mûr pour ne pas avoir de gendarme. D'autant que le nombre des états voyous augmente chaque année au lieu de diminuer. En attendant la Fédération des Etats-Unis d'Europe, veut-on que cela soit la Russie, l'Iran, le Vénézuela, la Corée, la Chine ou l'Onu qui régissent la planète ?

 

Turquie

Le couple Erdogan-Gul sont en train d'entraîner petit à petit leur pays loin de l'Occident à l'inverse du chemin parcouru par Kemal Ataturk. Récemment décédé, Ertugrul Osman était l'héritier du trône ottoman et successeur du dernier calife. Cet homme vivait à New York en occidental affirmé adorant le whisky et le mode de vie américain. Et voilà que des islamistes barbus en caftan se rassemblent à Istamboul pour l'enterrer à grande pompe, le transformant en symbole de leur programme anti-occidental, anti-laïc, anti-libéral. Une récupération choquante d'un califat ottoman qui n'avait rien de fanatique ni d'islamiste vers la fin de son règne.

 

Israël

Caroline Glick, rédactrice en chef adjointe du Jerusalem Post, se pose des questions sur les raisons qui ont incité le Fatah à provoquer des quasi émeutes à Jérusalem, répétition pour elle, de celles de 1996 et 2000 sous Arafat et qui s'étaient transformées en "intifada". Elle cite:

- les dirigeants du Fatah se préparent à se soumettre au Hamas, gagnant assuré de futures élections

- l'appel au jihad prépare la population palestinienne à un échec des négociations avec le Hamas

- les désordres sont provoqués pour convaincre Mr Obama de faire pression sur Israël pour de nouvelles concessions

- à l'origine des émeutes, Raed Salah roule pour lui au sein du Fatah

- les désordres sont provoqués par l'Iran pour occuper le gouvernement Israélien, l'éloignant d'une attaque de ses installations nucléaires.

 

Et si ce n'était que le prétexte trouvé par M Abbas pour revenir sur le sursis donné à l'exécution par l'Onu du rapport Goldstone, sursis pas très populaire ?

D'après certains commentateurs, c'est le discours d'Obama à l'Assemblée générale de l'Onu à New York qui aurait engendré, deux semaines plus tard, ces émeutes. Les Palestiniens y ont vu l'autorisation de la violence.  Obama a dit "j'appelle à la création d'un état palestinien viable, indépendant et dont le territoire est contigu pour mettre fin à l'occupation qui dure depuis 1967". Or c'était la 1ère fois qu'un président américain parlait d'occupation.

 

Etats-Unis

Le lobby juif J-Street a été créé il y a un an et demi par des cercles juifs de la gauche américaine, dans le but de faire contrepoids à la puissante AIPAC, considérée comme trop proche des idées de la droite israélienne. Mais l’activisme de cette organisation n’est pas du goût de l’Ambassade d’Israël à Washington, qui lui reproche "d’aller parfois à l’encontre des intérêts d’Israël".

Le porte-parole de l’Ambassade, Yoni Peled a fait parvenir un document à l’organisation, présentant la ligne officielle suivie par le gouvernement israélien concernant le processus de paix ou d’autres enjeux internationaux. Dans son communiqué, Peled informe J-Street que s’il reconnaît la nécessité d’une débat libre sur toutes les questions politiques, il est cependant important de faire attention à ce qui pourrait nuire aux intérêts de l’Etat d’Israël. J-Street à l’instar des partis et organisations juives de gauche, en Israël comme à l’étranger, a à plusieurs reprises adopté des positions qui affaiblissent le gouvernement israélien, réduisent sa marge de manœuvre, ou même salissent l’image de l’Etat d’Israël.

- -

On a recensé 200 discours d'Obama pendant les 177 premiers jours de son mandat.

 

 

Palestine

Le plan Fayad de création d'un état palestinien unilatéralement dans les 2 ans annoncé en août 2009 a pris le contrepied de la position habituelle et permanente du Fatah, "la lutte armée pour libérer la Palestine". Il pose donc problème au sein de l'Autorité Palestinienne.

Ce plan pose aussi problème avec Israël, car il remet en question les accords d'Oslo de 1993, où la zone C de Cisjordanie était contrôlée civilement et militairement par Israël. Faiblement peuplée de Palestiniens, cette zone est "contestée" et non "occupée", car revendiquée par les 2 parties. En tout cas, elle est revendiquée par Israël qui demande à avoir des frontières défendables, selon la résolution de l'Onu 242, suite à la guerre des 6 jours (nov 1967).

A travers son plan, Fayad cherche à créer des faits sur le terrain. Il demande aux Palestiniens de "développer" la zone C en y allant massivement. Par ailleurs, le lieutenant-général américain Keith Dayton entraîne la nombreuse police palestinienne selon des méthodes d'avant-garde et ces hommes pourraient se retourner aisément contre Israël. Fayad a reçu des Etats-Unis plusieurs centaines de millions $ pour réaliser son plan, applaudi par l'Europe et les Etats-Unis.

En dehors de tout consensus intra-palestinien et d'accord négocié avec Israël, ce plan porte en lui les germes de gros risques.

POT POURRI POLITIQUE sans PERIODICITE ni PRIORITE
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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 15:03

http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3da85ad37c-59d6-4ce5-819e-3d3a8d5e31bc.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

Obama, le prix Nobel de la paix, Le Monde et Der Stürmer

par Jean-Pierre Bensimon, pour Objectif-info, le 11 octobre 2009

 

Savez-vous qu’il existe un prix IG Nobel, une dérision du Nobel, qui récompense de façon irrévérencieuse des travaux de recherche qu'«il aurait mieux valu ne pas mener». Il a été décerné pour 2009, par de vrais lauréats du Nobel, lors d’une cérémonie officielle dans les locaux de l’université de Harvard. Cette année par exemple, le prix IG Nobel de la recherche vétérinaire a été attribué à des chercheurs anglais, Catherine Douglas et Peter Rowlinson, de l’université d’agronomie de Newcastle (Royaume Uni), qui ont démontré de façon tout à fait rigoureuse que les vaches à qui on a donné un prénom produisent plus de lait que les autres. Le prix IG Nobel de la Paix est allé à Stephan Bolliger, Steffen Ross, Lars Oesterhelweg, Michael Thali et Beat Kneubuehl de l’université de Berne (Suisse), qui ont démontré qu’une bouteille de bière vide était plus dangereuse qu’une bouteille pleine en cas de bagarre dans un café.

 

Le prix Nobel qui a récompensé Barack Obama n’est pas aussi dérisoire mais il s’en approche un peu. Le nouveau président du Comité norvégien, Thorbjoern Jagland, aurait mis tout son poids dans la balance pour cette attribution, au point que Siv Jensen, la dirigeante du parti d’opposition a demandé sa démission. Le second parti conservateur a surenchéri. En Suède, pays natal de Nobel, la presse a exprimé du dépit : le « quotidien de référence », Dagens Nyheter, a parlé de « mauvais service rendu à Obama » tandis qu’ Aftonbladet criait à la honte et au ridicule. Le prix Nobel de la paix, déjà assez déprécié pour compter parmi ses lauréats Yasser Arafat, le plus rusé des terroristes modernes, a encore perdu de sa crédibilité, fatalement entamée pour au moins une génération, selon le Wall Street Journal.

 

Allons au fait. Qu’attend le Comité norvégien de cette nomination ? D’abord confirmer encore une fois son rejet de Georges Bush et de ce qu’il représente. De ce point de vue, il ne manque pas de cohérence, ayant déjà attribué des prix anti-Bush à Jimmy Carter en 2002 et à Al Gore en 2007. Certains pensent que le Comité a aussi voulu donner à Obama un coup de main au moment où il rencontre les pires difficultés pour faire adopter par le Congrès sa réforme du système de santé. Si c’est le cas, il faut croire que le Comité Nobel connaît bien mal le dossier. Le Congrès fonde son refus sur un vaste consensus du peuple américain, globalement satisfait du système actuel et farouchement décidé à le défendre, qui éprouve une répulsion véritable à l’idée de confier la santé à une bureaucratie « à la française ».

 

Autre motivation, plus sérieuse, la volonté de contraindre le président américain à renoncer à toute option militaire en Iran. Comment imaginer ce président annonçant lors de la remise du prix en décembre, le déclenchement d’une opération aéronavale contre les mollahs ? Ce prix va mettre Obama face à un dilemme lors de toute décision politique assortie d’un volet militaire : l’opinion ne va-t-elle pas accuser le lauréat, devenu le drapeau du pacifisme international, de trahir ses convictions et ceux qui lui ont fait confiance ? Le prix lie à l’évidence les mains du président, et les état-major philanthropes de la Corée du Nord, de l’Iran, du Soudan, de la Syrie, de la Russie, etc. gagnent autant de liberté pour mener leurs opérations de déstabilisation que le président américain n’en perd pour les contrecarrer, étant fait roi et otage du pouvoir « doux ».

 

Obama avait un moyen de sortir du piège, et de recouvrer liberté d’action et pouvoir de dissuasion sur les régimes bellicistes du globe : tout simplement, il pouvait refuser le prix, au prétexte qu’il est prématuré, que les résultats ne sont pas encore là, une autre récompense pouvant être votée un peu plus tard au vu des accomplissements bientôt indiscutables de sa politique de dialogue tous azimuts. Assez inexplicablement, démontrant une fois encore qu’il n’a pas l’envergure d’un homme d’état, il a accepté le prix et bredouillé des remerciements embarrassés et alambiqués. Et ainsi va la nave….

 

Mais un des enseignements les plus significatifs de cet épisode vient de France, plus particulièrement du journal Le Monde. Ses commentaires ont été banals et prévisibles, sans intérêt aucun. Mais le journal parisien a exprimé le fond de lui-même dans un dessin en première page de son principal caricaturiste. Le voici:

 

 

L’étoile de David, le symbole immémorial du judaïsme, et l’accusation non moins immémoriale de meurtre des enfants, introduits dans cette affaire de prix Nobel où Israël, patrie immémoriale des Juifs, n’a absolument rien à voir, est un modèle, un exemple-type, d’incitation à la haine antisémite. Ce 11 octobre 2009, Le Monde, c’est Der Stürmer.

 

 

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11 octobre 2009 7 11 /10 /octobre /2009 09:51
Interview par Arte en français, de Laurent Murawiec,
historien & stratège politique, franco-américain,
décédé, il y a une semaine, à 58 ans.
L'interview a eu lieu le jour des dernières élections américaines.
Saluons sa mémoire, mais cliquez cela vaut le détour

http://www.dailymotion.com/video/x7ded2_laurent-murawiec-obama-est-une-feui_news

albert soued
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8 octobre 2009 4 08 /10 /octobre /2009 23:31

Syria : yes, Israël : no !

 

 

http://www.actu.co.il/2009/10/syria-yes-israel-no/

 


Grosse déception et colère difficilement contenue au ministère israélien des Affaires étrangères après l’information diffusée par l’AFP selon laquelle l’Union européenne va prochainement signer un accord sur la reprise de la coopération avec la Syrie, après des années d’interruption. Un tel accord avait déjà failli être signé en 2004, mais les Pays-Bas y avaient mis leur veto.

 Cette fois-ci, les Pays-Bas, pour retirer leur veto, ont exigé une promesse de la part de Bachar El-Assad d’améliorer la situation des Droits de l’Homme en Syrie. Mais au mois de septembre, le ministre syrien des Affaires étrangères, Walid Mouallem, avait déclaré « que son pays n’accepterait pas un accord assorti de conditions politiques ». A ce moment, la Présidence suédoise de l’Union, toujours soucieuse de ménager les pays arabes, a trouvé une formule de compromis : « L’accord sera signé, mais l’Union européenne se réserve le droit de suspendre l’accord en cas d’atteinte aux Droit de l’Homme en Syrie »….

Cet accord de coopération, qui doit être signé le 26 octobre au Luxembourg, prévoit de nombreux avantages accordés à la Syrie sur le plan des relations commerciales avec les pays de l’Union européenne, ainsi que la signature de nombreux projets de coopération. Jusqu’à présent, seules la Libye et la Syrie ne disposaient pas d’accords d’association avec l’UE parmi tous les pays du pourtour méditerranéen.

Damas doit notamment cette énorme faveur au gouvernement français, qui a exercé de lourdes pressions sur ses homologues européens, Paris voulant remercier Damas du rôle joué par la Syrie dans la libération de Clotilde Reiss, qui avait été arrêtée et incarcérée à Téhéran au mois d’août pour « espionnage ».

En Israël, on réagit avec consternation : « Comment l’Union européenne peut-elle à ce point faire semblant d’ignorer ce qui se passe en Syrie, et quel jeu joue ce pays sur le plan international ? Il s’agit d’une manifestation de plus du double langage européen ! », déclare un responsable au ministère des Affaires étrangères. Israël a adressé plusieurs réclamations à l’Union européenne au sujet de cet accord en préparation, mais dès le mois de juillet, lorsqu’il s’est avéré que les choses étaient fixées, Israël a abandonné la partie. L’incompréhension en Israël est d’autant plus grande que ce rapprochement de l’Union européenne avec un pays comme la Syrie, considérée il y a peu encore comme un Etat-terroriste, va de pair avec un refroidissement des relations avec d’Israël. Depuis plusieurs mois, des responsables européens menacent Israël de geler voire remettre en cause les accords de coopération entre l’UE et Israël ainsi que les clauses commerciales privilégiées, si Israël n’obéit pas aux injonctions européennes concernant le processus de ‘paix’ avec les Palestiniens.

L’annonce de cette faveur accordée à un pays tel que la Syrie sonne d’autant plus mal que l’Union européenne a annoncé ce même jour, par la voix de sa présidence suédoise, que le Rapport Goldstone, qui accuse Israël d’avoir commis des crimes de guerre, « est honnête et digne d’intérêt ».

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7 octobre 2009 3 07 /10 /octobre /2009 12:54

Au-delà de l'idéologie gauchiste prêtée à Obama par certains néoconservateurs, ou de l'excuse de l'inexpérience et de la méconnaissance des problèmes traités ou du rêve-utopie comme certains l'ont proposé, on pourrait émettre une autre hypothèse, celle qui dirait qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par l'évolution démographique attendue en Europe, à moyen et long terme. Elle est également étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et par son comportement vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.


A aucun moment, on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.

Obama a suscité 3 épées de Damoclès qui menacent sérieusement le gouvernement de Benyamin Netanyahou pour le 1er trimestre 2010: le rapport Goldstone, le vote du 20/01/10 du Conseil de Sécurité sur le contrôle de l'armement nucléaire (voir ci-dessous) et la reprise des pourparlers avec l'Autorité Palestinienne qui supposeraient des concessions sur les nouvelles implantations en Judée-Samarie et même à Jérusalem.


Sans parler des négociations dilatoires avec un Iran imperturbablement lancé dans la recherche d'hégémonie régionale, par la voie nucléaire.  www.nuitdorient.com

 

COMMENT OBAMA A DESARME ISRAEL

Analyse politique dans la perspective du 20/01/10

 

Par Bret Stephens

Wall Street Journal du 5/10/09

 

Traduit pat Albert Soued, http://soued.chez.com/conf.htm pour www.nuitdorient.com

 

Quand les diplomates américains se sont assis pour le 1er d'une série de pourparlers face à leurs homologues iraniens, à Genève, en octobre dernier, peu de gens s'attendaient à ce que des négociations sur le programme nucléaire de Téhéran se transformeraient en une étonnante demande par le Conseil de Sécurité qu'Israël renonce à ses armes nucléaires.


C'est exactement ce que l'Onu a fait ce matin, dans une résolution inimaginable dans son contenu comme dans la manière dont elle a été votée. Tous les 10 membres non permanents l'ont votée, avec 4 membres permanents sur 5, les Etats-Unis s'étant abstenus. Selon les règles de l'Onu, la résolution est donc passée.


L'abstention américaine a soulevé des vagues dans la communauté internationale qui avait l'habitude d'un veto américain, protégeant l'état hébreu contre un vote au Conseil. Cette abstention américaine renverse des décennies d'entente entre Washington et Tel Aviv, les Etats-Unis acceptant l'arsenal nucléaire israélien, dans la mesure où celui-ci n'était pas déclaré. On croit savoir qu'Israël détient 200 ogives.


Téhéran a réagi positivement à cette abstention. "Pendant longtemps, nous avons dit à Mr Obama que nous voyions des changements, mais pas de progrès. Maintenant nous pouvons dire qu'il y a progrès! " dit en substance le ministre iranien des Affaires Etrangères, Manouchehr Mottaki.


La résolution demande que le Moyen Orient soit une région dénucléarisée. Mais elle demande aussi qu'Israël signe le traité de non prolifération nucléaire de 1970 (TNP) et soumette ses installations à l'inspection internationale de l'AIEA (agence internationale pour l'énergie atomique). Cette dernière avait déjà approuvé 2 résolutions similaires à Vienne en septembre, mais elles ne sont pas contraignantes. A cette date, les Etats-Unis se sont opposés à une résolution focalisée sur Israël, mais se sont abstenus dans une motion plus générale appelant au désarmement régional. "Nous sommes très satisfaits de la nouvelle approche" a dit Glyn Davies, ambassadeur américain auprès de l'AIEA.


Bien que les relations entre l'administration Obama et le gouvernement Netanyahou n'ont jamais été pleines de chaleur, elles se sont sérieusement rafraichies depuis cette date. Suite à une attaque aérienne le 13/11/08 sur un dépôt de munitions à Gaza, où 12 enfants ont perdu la vie, l'administration Obama avait accusé Israël d'utiliser des "moyens disproportionnés".


De même, Mr Netanyahou a provoqué la colère de l'administration américaine quand il a été surpris en train de traiter Mr Obama de "pire que Chamberlain", sur un micro ouvert par inadvertance. Ce commentaire faisait suite à une rencontre au sommet le 21/12/08 à Genève avec Mahmoud Ahmedinejad, 1ère rencontre entre les dirigeants des 2 pays depuis l'époque Carter.


Mais les raisons qui ont amené l'administration Obama à s'abstenir dans le vote de ce matin sont plus stratégiques que personnelles. Les négociateurs occidentaux cherchaient à obtenir de l'Iran une confirmation de son acceptation de recevoir de l'uranium enrichi d'un pays tiers, pour ses besoins civils. En contre partie l'Iran voulait impérativement un désarmement international.


Un officiel américain a précisé que les Iraniens marquaient un point, car l'Amérique ne pouvait pas pratiquer éternellement une politique de "2 poids et 2 mesures" en faveur d'Israël, alors qu'on demandait à l'Iran de se conformer strictement au Traité TNP.


Le président Obama avait mis cette question du désarmement nucléaire au centre de son programme de relations extérieures et sa crédibilité au sein du monde musulman était en jeu. "Comment peut-on demander à l'Iran de mettre fin à son programme d'armes nucléaires, sans demander la même chose à nos amis israéliens ?" dit-il.

 

S'ajoutent à cela les rumeurs concernant une attaque imminente des installations nucléaires iraniennes par Israël. Le Secrétaire d'Etat à la Défense Robert Gates, qui a rencontré son homologue Ehoud Barak à Paris la semaine dernière, n'a pas mâché ses mots contre cette attaque. Selon le Jerusalem Post, il aurait averti Barak que les Etats-Unis "s'opposeraient activement contre toute attaque".


Un officiel de haut niveau du Pentagone a dit "Le vote de l'Onu de ce matin est un coup de semonce aux Israéliens. S'ils veulent attaquer l'Iran, ils ne doivent pas compter sur nous pour les appuyer à l'Onu!"

 

Un diplomate israélien remarque avec amertume que le 20/01/10 est le 68ème anniversaire de la Conférence de Wannsee, là où les historiens pensent que la solution finale a été échafaudée par l'Allemagne nazie. "La date fixée pour le vote est une pune coïncidence" dit un porte parole de l'Administration américaine.

 

 

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6 octobre 2009 2 06 /10 /octobre /2009 23:01

SOUS LE SCEAU DU SECRET DEFENSE: LE GENERAL GEORGELIN ET LE CHEF D'ETAT MAJOR ISRAELIEN GABY ASHKENAZI DISCUTENT A PARIS

 

 

Par Daniel Rouach à Paris
Rubrique: France - Israël
Publié le 6 octobre 2009

Fin septembre 2009, le Général Gaby Ashkenazi avait déclaré à la radio israélienne : “Je refuse d’écarter l’option militaire face à l’Iran, mais je prefère la carte diplomatique. Le meilleur moyen de faire pression sur Téhéran, ce sont des sanctions internationales. Si le régime iranien est radical, il n’est pas irrationnel. Toutefois, en cas d’échec de la politique de sanctions, Israël se réserve le droit de se défendre et toutes les options sont sur la table. Notre hypothèse de départ est que nous devons nous préparer à ce cas de figure. C’est précisément ce que nous faisons”.

Ce sont certainement les mêmes mots qui ont été prononçés à Paris ce dernier week-end par Ashkenazy en personne. Le Chef d’Etat-Major d’Israël était pour quelques heures en France dimance dernier. Officiellement les deux généraux Ashkenazi et Georgelin se sont entretenus à propos “de la coopération militaire franco-israélienne et de la situation libanaise”.

Cette rencontre montre sans aucun doute que des tractations concernant l’Iran se déroulent au plus haut niveau militaire entre les deux pays. Une alliance dont on ignore publiquement la profondeur entre la FRANCE et ISRAËL est bien réelle comme l’a pu le constater le Rédacteur en Chef d’IsraelValley lors de discussions informelles avec des militaires à Paris.

Aucune information publique n’a circulé sur cette rencontre. Il est clair que les israéliens veulent savoir si leurs alliés Français sont sur la même longueur d’ondes qu’eux. Selon des sources en France, le nom de Guilad Shalit a certainement été prononçé plus d’une fois lors des rencontres.

ISRAELVALLEY PLUS
Selon la presse internationale et repris par Le Monde et AFP : "Le chef d’état-major israélien, Gaby Ashkenazi, a rencontré, dimanche, en France ses homologues américain et français, respectivement l’amiral Michael Mullen et le général Jean-Louis Georgelin. Le général Ashkenazi, qui a regagné Israël dimanche soir, les a rencontrés séparément lors d’un voyage de douze heures qui n’avait pas été annoncé. Les discussions ont “porté sur la situation au Proche-Orient et sur d’autres questions”, a dit un porte-parole de l’armée israélienne, sans autres précisions. Israël considère le programme nucléaire de l’Iran, couplé à la construction de missiles à longue portée, comme une menace majeure. Selon le quotidien israélien de langue anglaise Jerusalem Post, les entretiens se sont focalisés sur l’Iran et sur le prochain exercice militaire “Juniper Cobra” de défense antimissile, prévu à la fin du mois d’octobre. Selon le journal, ces manœuvres israélo-américaines auront lieu en Israël et doivent permettre de tester les systèmes antimissiles Hetz (Arrow), Thaad (haute altitude), PAC3 et le dispositif Aegis, qui repose sur la marine. D’autres manœuvres “Juniper Cobra” ont eu lieu ces cinq dernières années, mais celles-ci devraient être plus complexes et impliquer pour la première fois le lancement de missiles intercepteurs".

Source: http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/10/05/face-a-la-menace-iranienne-israel-prepare-sa-defense-antimissile_1249310_3218.html

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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