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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 21:22

Presque passé inaperçu, Binyamin Netanyahou a remporté une grande victoire, la semaine dernière, quand Barack Obama est revenu sur sa position, à propos de la signature d'une initiative politique. Cette volte-face suggère que les relations israélo-américaines ne s'orientent plus vers la catastrophe que je redoutais.

Barack Obama arbitre une rencontre entre Binyamin Netanyahou, premier ministre d'Israël ( à gauche) et Mahmoud Abbas, chef de l'autorité palestinienne.

Il y a quatre mois, la nouvelle administration américaine a dévoilé une politique qui a soudainement mis un accent particulier sur l'arrêt de la croissance, en Israël, des « colonies » (un terme que je n'aime pas mais que j'utilise ici par souci de concision.)

De manière surprenante, les responsables américains ont voulu arrêter non pas seulement la construction de logements résidentiels pour les Israéliens de la Cisjordanie mais aussi à Jérusalem-Est, un territoire qui fait juridiquement partie d'Israël depuis près de trente ans.

La secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, a lancé l'initiative le 27 mai, annonçant que le président des Etats-Unis « voulait mettre un terme aux implantations – pas quelques implantations, pas des avant-postes, pas des exceptions de croissance naturelle »- ajoutant pour faire bonne mesure :« Et nous avons l'intention d'insister sur ce point ». Le 4 juin, Obama a lourdement insisté : « Les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des colonies de peuplement israéliennes. Il est temps d'y mettre fin. »

Un jour plus tard, il a réaffirmé : « Les colonies sont un obstacle à la paix ». Le 17 juin, Hillary Clinton a répété : « Nous voulons mettre un terme aux colonies ». Et ainsi de suite inlassablement (à une cadence infernale).

Mettre l'accent sur les implantations a eu pour effet involontaire mais prévisible de faire instantanément obstacle à tout progrès diplomatique. Un Mahmoud Abbas de l'Autorité palestinienne, tout heureux, a répondu aux demandes américaines à propos d'Israël, en s'asseyant les bras croisés et en déclarant : « Les Américains sont les leaders du monde. Je vais attendre pour geler les colonies d'Israël ». Peu importe qu' Abbas ait personnellement négocié avec six premiers ministres israéliens depuis 1992, sans jamais une offre de cesser la construction de colonies. Pourquoi devrait-il maintenant demander moins qu'Obama ?

En Israël, le diktat d'Obama a suscité un élan populaire massif de rejet de ce dernier pour aller vers Netanyahou. En outre, l'offre de Netanyahou de limiter temporairement l'expansion des colonies qui se sont développées en Cisjordanie, a provoqué une rebellion au sein de son parti, le likoud, dirigé par le prometteur Danny Danon.

Affiche montrant Barack Obama portant une coiffure arabe, vu dans le centre de Jérusalem, le 14 juin 2009.

Les génies de l'administration Obama ont finalement compris que ce double durcissement de positions vouait à l'échec leur plan naïf et prétentieux pour régler le conflit israélo-arabe dans les deux ans. La réconciliation du numéro Un avec la réalité est devenue publique le 22 septembre, lors d'une réunion au « sommet » qu'il a parrainée avec Abbas et Netanyahu ( vraiment une occasion en or pour les photos).

Obama a jeté l'éponge là-bas, se vantant : « Nous avons fait des progrès pour ce qui concerne un règlement avec les colonies du conflit israélo-palestinien et donnant comme indication que les Israéliens avaient « discuté des mesures importantes pour limiter les activités de colonisation ».

Ces huit mots d'éloge discret pour des concessions minimales de Netanyahou ont des implications majeures :

  • Les implantations ne dominent plus les relations avec Israël mais elles ont repris leur irritante mais secondaire place habituelle.
  • Abbas qui continue d'insister pour qu'il y ait gel des implantations, comme si rien n'avait changé, se trouve soudain l'homme étranger devenu hors-jeu dans le triangle.
  • La faction du Centre-gauche de l'administration Obama (qui plaide pour travailler avec Jérusalem), comme le remarque mon collègue, Steven J.Rosen, a vaincu la faction d'Extrême-gauche ( qui désire faire pression sur l'Etat juif.

L'ironie de la chose, c'est que les partisans d'Obama ont généralement reconnu son échec tandis que ceux qui le critiquent ont eu tendance à ne pas le percevoir. Un éditorial du Washington Post se réfère aux « mauvais calculs » de l'administration Obama et Jonathan Freedland, éditorialiste du journal « Guardian » s'inquiète qu'il ait perdu la face dans une région où le prestige a de l'importance.

En revanche les critiques d'Obama se sont concentrées sur son annonce, un jour seulement après le pseudo-sommet, que « l'Amérique ne trouvait pas légitime de continuer les colonies de peuplement israéliennes. »- une réitération stéréotypée de la politique établie de longue date qui, en aucun cas, n'annule la concession sur les colonies de peuplement. Certains de ceux que j'admire le plus ont manqué les bonnes nouvelles : John Bolton, ancien ambassadeur aux Nations Unies, a déclaré que Obama « a placé Israël sur le billot », tandis que les critiques au sein du Likoud ont accusé Benyamin Netanyahou d'avoir « prématurément célébré » une politique américaine de changement. Ce n'est pas vrai. Les vents politiques peuvent toujours changer, mais la capitulation de la semaine dernière devant la réalité a les caractéristiques d'une correction de trajectoire durable.

J'ai maintes fois exprimé ma profonde inquiétude au sujet de la politique d'Obama envers Israël, alors quand les bonnes nouvelles se produisent ( et c'était la seconde fois dernièrement) cela mérite d'être connu et célébré. Chapeau bas pour Bibi. Puisse-t-il connaître de nouveaux succès en engageant la politique américaine dans la bonne direction.

Ordre du jour suivant : la question centrale du Moyen-Orient, à savoir l'accumulation nucléaire de l'Iran.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 09:40

Alvaro Uribe faiblit et doit passer la main pour ne pas dilapider son image de meilleur président de la Colombie


http://jacquesthomet.unblog.fr/2009/09/25/

http://web.presidencia.gov.co/fotosult/auv_oficial.jpg

 

23 septembre 2009 

 

Mes contradicteurs resteront bouche bée, mais c’est le résultat de mon analyse après sept années de régime uribiste : le président de Colombie souffre de l’usure du pouvoir et se grandirait en renonçant à la possibilité d’un 3e mandat. 

 

Alvaro Uribe restera dans l’histoire comme le meilleur président qu’ait jamais eu la Colombie, grâce au retour à la sécurité dans un pays sans foi ni loi avant son avènement en 2002. Après Cesar Gaviria, carpette de Pablo Escobar, le mafieux Ernesto Samper et le jouet des FARC Andrés Pastrana, le pays andin a recouvré une dignité internationale et sa respiration en interne. 

 

L’accumulation de ses faiblesses, contradictions et silences à la fin de son second mandat (2006-2010) ont transformé la carapace en airain d’Alvaro Uribe en une guimauve que mâchent ses ennemis avec délectation avant l’inéluctable rejet de sa prétention à rester au pouvoir via un référendum que la Cour constitutionnelle ne manquera pas de refuser. 

 

Alvaro Uribe appartient à la race de ces héros solitaires, géniaux mais livrés à leur seule conduite d’action avec l’appui d’élus décidés, eux, à se maintenir au pouvoir quel que soit le programme édicté par le parti majoritaire. 

 

Le chef de l’Etat a capoté sur des thèmes essentiels :


-        Il vient de donner le feu vert à la complice des FARC, Piedad Cordoba, son pire ennemi,  pour l’autoriser, conformément à l’exigence des terroristes, à organiser la libération du caporal Pablo Moncayo, otage de la guérilla depuis 12 ans. Cette sénatrice afro-américaine venait de déclarer que le président serait jugé un jour par la Cour pénale internationale « bien avant les chefs des FARC ».


-        Il envisage de supprimer les services secrets (DAS) après les révélations sur les écoutes téléphoniques pratiquées par cette agence de renseignement, au lieu de monter au créneau pour justifier l’existence de telles écoutes dans un pays en proie au terrorisme. La France, berceau des droits de l’Homme, a pratiqué à grande échelle les écoutes contre 3000 personnalités, dont des journalistes, sous la présidence du socialiste François Mitterrand, sans aucun dommage ni pour lui ni pour les auteurs des branchements. L’un des « écoutés » colombiens, le magistrat Ivan Velasquez, est un pion avéré des FARC au sein de la magistrature, comme mes lecteurs ont pu le vérifier sur ce blog.


 

http://tempsreel.nouvelobs.com/file/538940.jpg


-        Il reste coi devant la dictature permanente de la Cour suprême inféodée à la mafia de la drogue et aux terroristes des FARC. Les juges viennent pour la seconde fois de refuser la nomination du nouveau procureur général à partir de la liste de trois noms fournie par le chef de l’Etat, comme le stipule la Constitution. La même Cour a violé la loi en décidant de continuer à juger les Congressistes, mis en examen pour de présumés liens avec les paramilitaires, alors qu’ils avaient démissionné de leurs mandats pour passer devant la justice ordinaire.  Cette Cour n’a toujours pas poursuivi les élus coupables de liens avec les FARC, comme Piedad Cordoba.


-        Il n’a toujours pas fait le ménage dans ses ambassades. Au lieu d’être le relais du pouvoir, comme dans tous les autres pays, les ambassadeurs et autres diplomates colombiens, tous grassement payés en euros ou dollars, se distinguent par leur total silence quand il leur faudrait expliquer, ce que je fais ici gratuitement, la politique de leur gouvernement.


-        Il n’a pas ouvert la bouche pour défendre le héros Alfonso Plazas Vega, emprisonné depuis deux ans sous une fausse accusation  pour la disparition de 11 personnes, 24 ans après les faits, quand ce colonel avait mis fin à la sanglante occupation du palais de justice par les terroristes du M-19 en novembre 1985. 200 personnes dont 55 juges avaient été tuées par les guérilleros qui avaient mis le feu au palais. Les instigateurs du coup de force sont aujourd’hui amnistiés et pérorent, comme le sénateur Gustavo Petro ou le président du département de Narino, Alfonso Navarro Wolff. 

 

Qu’on m’entende bien : je n’ignore absolument pas les obstacles rencontrés par le chef de l’Etat dans un pays éminemment respectueux de sa démocratie. Mais une nation décimée par le terrorisme, « royaume » des mines antipersonnel (plus de 100.000, record mondial), et antre de la cocaïne, ne peut survivre sans un équilibre des pouvoirs, aujourd’hui enfreint par la dictature de la Cour suprême. 

 

Un sang neuf est nécessaire en Colombie afin de poursuivre et achever la mission d’Alvaro Uribe. Les candidats de valeur ne manquent pas.

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27 septembre 2009 7 27 /09 /septembre /2009 08:44
sep26

Par IsraëlValley Actualité
Rubrique: Actualité
Publié le 26 septembre 2009 à 08:07

 


http://1conservativemomma.files.wordpress.com/2009/08/rahm_emanuel1.jpg

Au "Parrain" : "Parles plou bas carl on pourrait bien nous entendre"



Le chef de cabinet de la Maison Blanche : « Le président Obama pense que Netanyahu prendra des risques pour la paix » / Akiva Eldar – Haaretz

« Le président a lancé publiquement un défi aux dirigeants. Ils doivent maintenant rentrer chez eux, faire face à ceux qu’ils représentent et leur parler des chances de paix face aux dangers de l’inaction ».

C’est ce qu’a déclaré le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emanuel, dans une interview à la télévision publique américaine PBS. M. Emanuel a rejeté les affirmations selon lesquelles le sommet de New York n’a été qu’une séance photo et a souligné que les Etats-Unis ne peuvent vouloir la paix plus que les protagonistes du conflit eux-mêmes. « Je crois qu’ils la veulent », a-t-il ajouté.

A propos du Premier ministre Netanyahu, Rahm Emanuel a déclaré : « Le président Obama estime que Netanyahu est quelqu’un de pragmatique et il pense que le Premier ministre est prêt à prendre des risques pour la paix, comme il l’a prouvé lors du sommet de Wye Plantation en 1998 »./.
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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 15:04
Mardi 22 septembre 2009
USA/ De Bilderberg à Téhéran

Zbigniew Brzezinski, qui inventa Jimmy Carter, mena l’Amérique au bord du gouffre, et tomba amoureux d’un Iran qui l’avait humilié…

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/243-USA-De-Bilderberg-a-Teheran.html



PAR Michel Gurfinkiel.

En décembre 1976, le journaliste et écrivain israélien Shmuel Katz se rendit à Washington pour y rencontrer Zbigniew Brzezinski, le conseiller pour les affaires internationales d’un Jimmy Carter qui, élu président le 4 novembre précédent, allait prendre ses fonctions le 21 janvier suivant.

A l’aller, il fit escale à Paris. Nous déjeunâmes chez Sabrina, sur les Grands Boulevards, qui était alors l’un des rares restaurants kasher de la capitale. Katz me confia, avec son humour habituel :  « On m’a dit que Brzezinski, d’origine polonaise catholique, comme son nom l’indique, est antisémite. Cela ne me gêne pas. Je lui dirai : Monsieur, vous êtes peut-être antisémite, mais vous savez considérer vos intérêts : or Israël est, face à l’URSS, le principal atout stratégique de l’Amérique et du monde libre au Moyen-Orient. » Quinze jours plus tard, Katz fit à nouveau escale à Paris, en sens inverse. Je lui demandai comment s’était passé l’entretien avec Brzezinski :

- Je lui ai pas dit qu’il était antisémite , avoua Katz. Mes amis américains me l’ont déconseillé.

- Et quelle impression vous a-t-il fait ?

- D’être réellement un antisémite.

Né à Varsovie en 1928, Brzezinski est le fils d’un important diplomate polonais. En 1939, quand éclate la Seconde Guerre mondiale, ce dernier est consul général à Ottawa : l’effondrement de son pays le contraint à demeurer sur place. Le jeune Zbigniew fait donc ses études secondaires puis supérieures au Canada. Il les complète par un doctorat de soviétologie à Harvard. Devenu citoyen américain en 1958, il enseigne à Columbia. Mais ce qui l’attire véritablement, c’est la politique. Le voici dans tous les réseaux d’influence, notamment ceux qui préconisent une sorte de super-gouvernement mondial, dirigé par les élites financières et techniciennes : le Council on Foreign Relations (CFR), le groupe de Bilderberg, la Commission Trilatérale, enfin, dont il est l’un des cofondateurs en 1973. Il prône la détente avec le bloc soviétique à travers des relations économiques plus étroites et la coopération avec les pays du tiers monde. L’antithèse de la stratégie américaine « bipartisane » (soutenue à la fois par les démocrates et les républicains) de la guerre froide.

En 1974-1975, après le scandale du Watergate et la débâcle américaine au Vietnam, Brzezinski est chargé par ses amis, le banquier David Rockefeller, alors président du CFR, et la fondation Carnegie, d’imaginer une relève aux Etats-Unis. Il choisit un candidat improbable, l’obscur sénateur georgien Jimmy Carter, et le fait élire président en 1976. Ce dernier le nomme président du Conseil national de sécurité, le poste dont un autre Américain d’origine étrangère, Henry Kissinger, avait fait sous Richard Nixon l’un des rouages les plus importants de l’administration américaine. De facto, Brzezinski sera une sorte de président bis : le maître du golem Carter.

Cela mène l’Amérique à son nadir historique : régression économique, montée du chômage, inflation et effondrement du dollar, recul stratégique général, incapacité de réagir aux agressions soviétiques dans les Caraïbes, en Afrique australe, dans la Corne de l’Afrique, impéritie extrême en Iran, qui entraîne la chute d’une monarchie pro-occidentale, et l’humiliation de la séquestration de quatre cents diplomates américains à Téhéran pendant quatre cents jours, paralysie enfin face à la communisation et à la soviétisation de l’Afghanistan. Brzezinski ne commence à réagir que lorsque les Russes « normalisent » la Pologne. C’est trop tard. En novembre 1980, l’Amérique préfère Ronald Reagan, nationaliste à la John Wayne, vrai croyant de la guerre froide, et – osons le dire – meilleur acteur, à Jimmy Golem Carter.

Au milieu de cette Berezina, un épisode que l’administration Carter a tenté de s’approprier : la rencontre Sadate-Begin et la paix israélo-égyptienne. Restons-en aux faits. Aussitôt élu, le tandem Carter-Brzezinski veut « imposer » sa paix au Proche-Orient, à travers une « médiation américano-soviétique ». C’est évidemment un coup de poignard dans le dos pour Israël, où Menahem Begin vient d’arriver au pouvoir. Mais aussi pour l’Egyptien Anouar al-Sadate, qui a basé toute sa politique sur une rupture avec l’URSS et un rapprochement avec les Etats-Unis. A l’automne 1977, Sadate et Begin décident de faire front ensemble. Carter et Brzezinski, suffoqués, n’ont d’autre choix que d’ « arbitrer » leur rapprochement. En soutenant, autant qu’ils le peuvent, Sadate contre Begin. Et en suscitant en Israël, par l’entremise et l’entregent de leurs amis – ou patrons – « mondialistes », l’apparition du mouvement Shalom Ahshav, La Paix Maintenant.

En 1981, Brzezinski est au chômage. Il se recycle. En bon Polonais, il se rappelle – le Polonais Jean Paul II ayant été élu pape en 1978 - de son Eglise. Voici l’homme de la détente métaphorphosé en tâcheron d’un lobby catholique intégriste qui ne reflète sans doute pas les pensées profondes du pontife. Il prône soudain la résistance sans concessions au communisme. Celui-ci étant tombé, le démembrement de l’URSS, au profit de la Pologne catholique, de la Lituanie catholique, d’une Biélorussie qu’il qualifie, avec quelque exagération, de catholique, ou d’une Ukraine qu’il croit catholique, mais ne l’est qu’à 30 ou 40 % seulement, dans ses provinces les plus occidentales.

L’ancien Brzezinski était regardé avec une juste méfiance par les vieux conservateurs américains. Le nouveau fait illusion. Rebaptisé « réaliste » (alors que toute sa carrière a été menée sous le double signe de l’utopie et de l’idéologie), Brzezinski s’acoquine avec James Baker, le secrétaire d’Etat de George Bush père, pour pourfendre la politique étrangère de George Bush fils. Il prône sans cesse un rapprochement avec cet Iran khomeiniste qui lui avait infligé la pire des déculottées. Il multiplie ses attaques contre Israël. Il croit avoir trouvé son messie en Barack Obama, avant de l’accuser de « faiblesse » envers l’Etat juif.

Obama faible ? Bien sûr, puisqu’il n’a pas encore dirigé contre Tsahal les forces armées des Etats-Unis, stupidement engagées en Irak ou en Afghanistan. C’est ce que Brzezinski, dans une interview récente au blog The Daily Beast (La Bête Sauvage Quotidienne – ce titre ne s’invente pas), propose explicitement : si des appareils israéliens survolent l’espace aérien irakien dans le cadre d’un raid contre l’Iran, les Américains devraient les abattre.

Katz avait raison. Brzezinski est réellement un antisémite. Il n’est pas le seul. Ni aux Etats-Unis. Ni en Pologne. Ni ailleurs.

© Michel Gurfinkiel, 2009

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25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 11:37

www.michelgurfinkiel.com

 

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/244-Moyen-Orient-Le-Loup-et-lAgneau.html

 

Moyen-Orient/ Le Loup et l’Agneau

 

La résolution 194 de l’Onu passe pour fonder le « droit au retour » des Palestiniens. Surprise : en fait, elle dit exactement le contraire. Mais l’Onu ne relit plus ses textes.

 

 

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

« Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront noir ou blanc… », disait La Fontaine dans Le Loup et l’Agneau. C’est vrai, aujourd’hui comme hier, des tribunaux civils ou criminels. Et des assemblées qui prétendent arbitrer entre les nations.

 

La résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies, adoptée le 11 décembre 1948, passe pour fonder le « droit inaliénable du peuple palestinien au retour dans sa patrie ». Or il suffit de lire cette résolution – et plus précisément le paragraphe 11, le seul qui traite, en fait,  de la question des réfugiés – pour constater qu’elle dit le contraire. Voici le texte authentique, tel qu’on peut le consulter dans n’importe quel ouvrage spécialisé – ou sur internet : « L’Assemblée générale résout que les réfugiés qui désireraient retourner dans leurs foyers et vivre en paix avec leurs voisins puissent être autorisés à le faire dès que possible, et que ceux qui choisiraient de ne pas rentrer puissent être indemnisés pour la perte ou la détérioration de leurs biens par les gouvernements ou autorités responsables, conformément aux principes de la loi internationale et en équité. »

 

Première observation : l’Assemblée générale ne fait qu’exprimer un souhait. Elle obéit, ce faisant, à la Charte des Nations Unies, qui distingue entre les résolutions de l’Assemblée, non contraignantes, et celles du Conseil de Sécurité, qui le sont. A supposer que le paragraphe 11 ait effectivement préconisé le retour sans condition des Arabes palestiniens ou de leurs descendants dans leurs foyers d’avant 1948 – ce qui n’est pas le cas -, Israël aurait donc parfaitement pu de ne pas en tenir compte.

 

Deuxième observation : l’Assemblée ne précise pas si les réfugiés sont juifs ou arabes. Elle sait en effet, au moment où elle passe la résolution 194, que des déplacements de population se produisent dans les deux communautés de Palestine, que certains pays arabes ou islamiques sont en train d’expulser leurs populations juives, et que selon toute vraisemblance des expulsions analogues se produiront dans d’autres pays arabes ou islamiques à brève échéance (Selon les estimations communément admises, près de 700 000 Arabes palestiniens auraient été déplacés pendant le conflit de 1947-1948. En regard, plus de 1,5 million de Juifs auraient été déplacés en Palestine même ou expulsés du monde arabe et islamique des années 1920 aux années 1980.)

 

Troisième observation : l’Assemblée lie tout retour de réfugiés, arabes ou juifs, au désir de « vivre en paix avec les voisins ». Ce qui exclut ceux qui, parmi les personnes déplacées, prétendraient rentrer dans leurs anciens foyers afin de poursuivre la guerre ou toute autre activité hostile ou subversive. Remarque de pure forme ? Non, précision importante. Les pays arabes ont en effet affirmé, dès l’été 1948, que le retour éventuel des réfugiés arabes ne serait qu’un moyen d’annuler la victoire militaire d’Israël, et de détruire cet Etat. Le ministre égyptien des Affaires étrangères, Muhamad Salah al-Din, a présenté cette stratégie avec une remarquable clarté dans une interview au quotidien Al-Misri, le 11 octobre 1949, onze mois après l’adoption de la résolution 194 et huit mois environ après la signature des armistices israélo-égyptiens de Rhodes : « Chacun sait et comprend que les Arabes, quand ils exigent le retour des réfugiés en Palestine, veulent que ces derniers rentrent chez eux en maîtres du pays et non en esclaves. Pour être tout à fait clair, ce retour signifie la liquidation de l’Etat d’Israël ».

 

Quatrième observation : la résolution 194 ne parle pas d’un droit au retour collectif mais de droits individuels. Et pour cause : le retour global de populations déplacées au cours de conflits ou d’autres crises n’est pas un droit au regard de la loi internationale, c’est à dire un principe à la fois absolu, dont la violation constituerait un crime, et universel, s’appliquant à n’importe quelle population. Parce qu’il serait inapplicable. La question a été définitivement réglée, en termes théoriques, par la Convention internationale sur les Droits civils et politiques, adoptée en 1966. Ce texte réaffirme, à la suite la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948, que « nul ne peut être arbitrairement privé de son droit de rentrer dans son pays ». Mais Stig Jagerskiold, l’un des commentateurs faisant autorité, note, dans une étude parue en 1987 : « Ce droit ne s’applique qu’à des individus faisant valoir leurs droits individuels. Il n’y a jamais eu ici aucune intention de répondre aux demandes des masses humaines qui ont été déplacées par suite d’une guerre ou d’un transfert politique de territoire ou de population, tels que la transplantation de populations ethniquement allemandes d’Europe de l’Est pendant et après la Seconde Guerre mondiale, la fuite des Palestiniens de ce qui allait devenir Israël, où l’exode des Juifs des pays arabes. Quels que soient les mérites de diverses revendications ‘irrédentistes’, ou ceux des masses de réfugiés qui désirent retourner dans les pays où ils ont vécu originellement, la Convention ne traite pas de ces problèmes, et ne peut être invoquée pour asseoir un ‘droit au retour’. ».

 

Peut-on être plus clair ? Pourtant, l’idée que la résolution 194 a reconnu le « droit au retour » des réfugiés arabes palestiniens s’est imposée dans les esprits. Pour de simples raisons numériques : à l’Onu, les Etats islamiques et ceux qui les soutiennent automatiquement sont majoritaires depuis la fin des années 1960 ; dans l’économie mondiale, le poids des pétrodollars arabes ou iraniens n’a cessé de croître ; démographiquement, le monde islamique et le tiers-monde l’emportent sur le monde dit occidental ; au sein même d’un Occident en régression, les minorités issues du tiers-monde ne cessent de se renforcer. Que pèse Israël, face à de tels arguments ? Et que vaut encore le droit ? La Fontaine avait bien raison : « Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vont rendront noir ou blanc ».

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

 

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24 septembre 2009 4 24 /09 /septembre /2009 08:50
Sur : http://aschkel.over-blog.com/ et http://lessakele.over-blog.fr/

http://www.actu.co.il/




Dans cette allocution d’une longueur exceptionnelle,  Obama livre de manière approfondie sa vision politique et les lignes maîtresses de son action. D’ores et déjà, il est nécessaire de soulever certaines critiques et remarques qui seront en ligne prochainement sur le site et sur Le Lien en cours d’impression

Monsieur le président, Monsieur le Secrétaire général, distingués délégués, Mesdames et Messieurs : c’est pour moi un honneur de m’adresser à vous pour la première fois en qualité de 44e président des États-Unis. Je me présente devant vous en toute humilité, conscient de la responsabilité que les Américains m’ont donnée et de l’énormité des défis de notre époque. Mais je suis résolu à agir audacieusement et collectivement au nom de la justice et de la prospérité dans mon pays et à l’étranger.


J’ai pris mes fonctions il y a seulement neuf mois, mais il me semble parfois que cela fait plus longtemps. Je suis très conscient de l’espoir qu’a soulevé mon élection dans le monde. Mais il ne s’agit pas de moi. Ces attentes – j’en suis convaincu – proviennent du mécontentement engendré par un statu quo qui nous a permis de nous définir de plus en plus par nos différences et a été dépassé par nos problèmes. Mais elles sont également enracinées dans l’espoir – l’espoir que le réel changement est possible, et que l’Amérique sera une puissance qui engendrera ce changement.

J’ai pris mes fonctions à un moment où de nombreuses personnes, dans le monde entier, avaient commencé à considérer l’Amérique avec scepticisme et méfiance. Cela s’explique en partie par certaines images et informations fausses au sujet de mon pays. Mais cela s’explique également par une opposition à certaines politiques, et par une conviction que sur certains dossiers clés, l’Amérique a agi unilatéralement, sans se préoccuper des intérêts des autres. Cela a alimenté un réflexe antiaméricain qui, trop souvent, a servi d’excuse à l’inaction collective.

Certes, tout comme vous, ma responsabilité est d’agir dans l’intérêt de mon pays et de mon peuple, et je ne m’excuserai jamais de défendre ces intérêts. Mais je suis profondément convaincu qu’en cette année 2009 – plus que jamais dans l’histoire de l’humanité – les peuples et les nations ont des intérêts communs. Les convictions religieuses que nous chérissons dans nos cours peuvent forger de nouveaux liens entre les peuples ou elles peuvent nous amener à nous déchirer. La technologie que nous maîtrisons peut éclairer la voie de la paix ou la plonger à jamais dans l’obscurité. L’énergie que nous utilisons peut soutenir notre planète ou la détruire. L’espoir d’un enfant – où qu’il soit – peut enrichir notre monde ou l’appauvrir.

Si, dans cet hémicycle, nous venons tous d’endroits différents, nous avons un avenir commun. Nous n’avons plus le luxe de nous étendre sur nos différences au détriment du travail que nous devons accomplir ensemble. J’ai porté ce message de Londres à Ankara ; de Port d’Espagne à Moscou ; d’Accra au Caire ; et c’est ce dont je vais parler aujourd’hui, parce que le temps est venu pour le monde de s’orienter vers une nouvelle direction. Nous devons ouvrir une nouvelle ère de coopération fondée sur des intérêts et le respect mutuels, et notre ouvre doit commencer maintenant.

Nous savons que l’avenir sera forgé par des actes et non par des mots. Les discours ne suffiront pas à résoudre nos problèmes – il faudra pour cela une action persistante. À ceux qui doutent du caractère de mon pays et de la cause qu’il défend, je demande d’examiner les actions concrètes que nous avons accomplies en seulement neuf mois.

Le premier jour de ma prise de fonction, j’ai interdit – sans exception ni ambiguïté – le recours à la torture par les États-Unis d’Amérique. J’ai ordonné la fermeture de la prison de Guantanamo Bay, et nous nous sommes attelés à la lourde tâche de la conception d’un cadre de lutte contre l’extrémisme dans les limites de la règle de droit. Chaque nation doit le savoir : l’Amérique agira selon ses valeurs, et elle dirigera par l’exemple.

Nous nous sommes fixé un objectif clair et précis : coopérer avec tous les membres de cette instance afin de perturber, de démanteler et de vaincre Al-Qaïda et ses alliés extrémistes – une nébuleuse qui a tué des millions de gens de toutes confessions dans de nombreux pays, et qui a comploté l’explosion du bâtiment où nous nous trouvons en ce moment. En Afghanistan et au Pakistan, les États-Unis et d’autres pays aident les gouvernements à se doter de la capacité de prendre la direction de cet effort, tout en s’attachant à promouvoir des débouchés et la sécurité pour leurs peuples.

En Irak, nous sommes en train de mettre fin à une guerre de façon responsable. Nous avons retiré des villes irakiennes les brigades américaines de combat et fixé une date butoir, en août prochain, pour le retrait de toutes nos troupes de combat du territoire irakien. Et j’ai clairement signifié que nous aiderions les Irakiens dans cette transition vers l’entière responsabilité de leur avenir, et que nous tiendrions notre promesse de retirer toutes les troupes américaines du pays d’ici à la fin 2011.

J’ai donné les grandes lignes d’un ordre du jour global visant à débarrasser le monde des armes nucléaires. À Moscou, les États-Unis et la Russie ont annoncé qu’ils allaient chercher à effectuer des réductions considérables de leurs ogives stratégiques et de leurs vecteurs. Lors de la Conférence sur le désarmement, nous nous sommes entendus sur un plan relatif à la cessation de la production de matières fissiles destinées aux armes nucléaires. Et cette semaine, ma secrétaire d’État sera la première haute responsable du gouvernement des États-Unis à nous représenter à la conférence annuelle des parties au Traité d’interdiction complète des essais nucléaires.

Dès mon arrivée à la présidence, j’ai nommé un envoyé spécial pour la paix au Proche-Orient, et l’Amérique a agi avec constance et énergie afin de promouvoir la cause de la coexistence de deux États – Israël et la Palestine – qui permettra à la paix et à la sécurité de prendre racine et aux droits des Israéliens et des Palestiniens d’être respectés.

Afin de parer au changement climatique, nous avons investi 80 milliards de dollars dans le secteur de l’énergie propre. Nous avons considérablement amélioré nos normes en matière de consommation de carburants. Nous avons offert de nouvelles incitations à l’économie d’énergie, lancé un partenariat pour l’énergie sur l’ensemble du continent américain et, concernant les négociations sur le climat, nous sommes passés d’un rôle d’observateur à celui de chef de file.

Afin de surmonter la crise économique qui n’épargne aucune région du monde, nous avons coopéré avec les pays membres du G20 pour concevoir une réaction internationale coordonnée sous forme d’un plan de stimulation économique de plus de deux mille milliards de dollars. Nous avons mobilisé des ressources qui ont aidé à empêcher la crise de se propager encore plus vers les pays en développement. Et nous nous sommes associés à d’autres pays pour lancer une initiative de vingt milliards de dollars pour la sécurité alimentaire dans le monde qui permettra de tendre la main à ceux qui en ont le plus besoin, notamment en les aidant à reconstruire leurs propres capacités.

Nous nous sommes également réengagés auprès des Nations unies. Nous avons réglé nos factures. Nous sommes devenus membres du Conseil des droits de l’homme. Nous avons signé la Convention relative aux droits des personnes handicapées. Nous avons adopté complètement les Objectifs du millénaire pour le développement. Et nous sommes en train de nous atteler à nos priorités ici, au sein de cette institution – par exemple par le truchement de la réunion du Conseil de sécurité que je présiderai demain au sujet de la non-prolifération et du désarmement, et en nous attaquant aux dossiers que je vais évoquer aujourd’hui.

Voilà ce que nous avons déjà fait, mais ce n’est qu’un début. Certaines de nos mesures ont déjà donné des résultats. Certaines ont posé les fondements de progrès futurs. Toutefois, ne vous y trompez pas : cela ne peut être uniquement l’ouvre des États-Unis. Ceux qui avaient l’habitude de critiquer les États-Unis pour leur action unilatérale dans le monde ne peuvent pas maintenant rester sans rien faire et attendre que les États-Unis résolvent à eux seuls les problèmes du monde. Nous avons cherché, tant en paroles qu’en actes, une nouvelle période d’engagement avec le monde. Il est temps maintenant que nous tous assumions notre part de responsabilité pour une action mondiale face à des problèmes mondiaux.

Si nous sommes honnêtes avec nous-mêmes, il nous faut admettre que nous ne nous acquittons pas de cette responsabilité. Considérez la voie sur laquelle nous sommes si nous ne nous attaquons pas au statu quo : des extrémistes qui sèment la terreur dans des régions du monde ; de longs conflits qui persistent ; des génocides ; des atrocités de grande ampleur ; un plus grand nombre de pays qui sont dotés d’armes nucléaires ; des calottes glaciaires qui fondent et des populations qui subissent des ravages ; une pauvreté persistante et des pandémies. Je le dis non pas pour inspirer la peur, mais pour énoncer un fait : notre action est encore loin de faire face à l’ampleur de nos problèmes.

Notre organisation a pour fondation la conviction que les pays du monde peuvent résoudre ensemble leurs problèmes. Franklin Roosevelt, qui est mort avant de pouvoir voir sa conception de cette institution se concrétiser, a déclaré : « La structure de la paix mondiale ne peut être l’ouvre d’un seul homme, d’un seul parti ou d’un seul pays (…) On ne peut pas avoir une paix de grands pays, ou de petits pays. Ce doit être une paix qui repose sur la coopération du monde entier. »

La coopération du monde entier. Ces mots sonnent encore plus justes de nos jours, alors que ce n’est pas seulement la paix, mais notre santé et notre prospérité mêmes que nous avons en commun. Nous savons aussi que notre organisation se compose d’États souverains. Il est regrettable, mais non pas surprenant, qu’elle soit souvent devenue un forum où l’on sème la discorde au lieu de trouver un terrain d’entente, un lieu où l’on pratique la politicaillerie et où l’on exploite les griefs au lieu de résoudre les problèmes. Après tout, il est facile de monter sur cette tribune, de montrer du doigt et de renforcer les divisions. Rien n’est plus facile que de jeter le blâme sur d’autres pour nos difficultés et de nous dégager de toute responsabilité pour nos choix et notre action. Tout le monde peut le faire. La responsabilité et l’exercice de l’autorité au XXIe siècle exigent plus que cela.

À une période où notre destin est commun, le pouvoir n’est plus un jeu à somme nulle. Aucun pays ne peut ni ne doit tenter de dominer un autre. Aucun ordre mondial qui place un pays ou un groupe de pays au-dessus d’un autre ne réussira. Aucun équilibre du pouvoir entre les pays ne tiendra. Les divisions traditionnelles entre les pays du Sud et ceux du Nord n’ont aucun sens dans un monde interconnecté, tout comme les alignements d’États fondés sur les divisions d’une guerre froide révolue depuis longtemps.

Il est temps de prendre conscience du fait que les anciennes habitudes, les anciens arguments n’ont guère de rapport avec les problèmes auxquels se heurtent nos peuples. Ils poussent les pays à agir contrairement aux buts mêmes qu’ils prétendent poursuivre et à voter, souvent au sein de la présente organisation, contrairement aux intérêts de leur population. Ils érigent des barrières entre nous et l’avenir auquel nos peuples aspirent, et il est temps d’abattre ces barrières. Il nous faut former ensemble de nouvelles coalitions qui aplanissent les anciennes divisions, des coalitions de religions et de convictions différentes, du Nord et du Sud, de l’Est et de l’Ouest, de Noirs, de Blancs et de Bruns de peau.

C’est à nous de décider. On pourra se souvenir de nous comme d’une génération qui a choisi de remettre sur le tapis au XXIe siècle des arguments du XXe siècle, qui a différé des choix difficiles, qui a refusé de penser à l’avenir, qui a été dépassée par les événements parce que nous nous définissions par ce à quoi nous étions opposés et non ce à quoi nous étions favorables. Ou bien nous pouvons être une génération qui choisit de voir la côte au-delà des eaux agitées, qui s’unit dans l’intérêt de tous les êtres humains et finalement qui donne un sens à la promesse enchâssée dans le nom donné à notre institution : les Nations unies.

C’est là l’avenir que les États-Unis souhaitent, un avenir de paix et de prospérité que nous ne pourrons connaître que si nous reconnaissons que tous les pays ont des droits, mais aussi des obligations. C’est là le compromis qui permet d’obtenir des résultats et qui doit être le principe directeur de la coopération internationale.

Aujourd’hui, je tiens à faire état des quatre piliers qui sont, à mon avis, fondamentaux pour l’avenir que nous souhaitons pour nos enfants : la non-prolifération et le désarmement ; la promotion de la paix et de la sécurité ; la protection de notre planète ; enfin, une économie mondiale qui offre des possibilités à tous.

Tout d’abord, il nous faut mettre fin à la propagation des armes nucléaires et chercher à réaliser l’objectif consistant en un monde dénucléarisé.

Notre institution a été créée au début de l’âge atomique, en partie parce qu’il fallait limiter la capacité de l’homme à tuer. Pendant des décennies, nous avons évité le désastre, même dans l’ombre de l’impasse entre les superpuissances. Aujourd’hui cependant, la menace que constitue la prolifération prend de l’ampleur et devient plus complexe. Si nous n’agissons pas, nous susciterons des courses aux armements nucléaires dans toutes les parties du monde et la possibilité de guerres et d’actes de terrorisme d’une ampleur difficilement imaginable.

Un consensus fragile fait obstacle à cette issue effrayante, et c’est là le compromis à la base du Traité de non-prolifération nucléaire, en vertu duquel tous les pays ont le droit d’avoir recours à l’énergie nucléaire à des fins pacifiques, les pays disposant d’armes nucléaires ont l’obligation de s’orienter vers le désarmement et ceux sans armes nucléaires ont l’obligation de renoncer à en obtenir. Les douze prochains mois pourraient être déterminants pour savoir si l’on renforcera cet accord ou s’il disparaîtra lentement.

Les États-Unis ont l’intention de tenir leurs engagements. Nous chercherons à conclure un nouvel accord avec la Russie en vue de réduire considérablement le nombre de nos ogives nucléaires et de nos vecteurs stratégiques. Nous agirons pour ratifier le Traité sur l’interdiction des essais nucléaires et ouvrerons de concert avec d’autres pays pour que ce traité entre en vigueur et que les essais nucléaires soient ainsi interdits de façon permanente. Nous achèverons un examen du dispositif nucléaire susceptible de permettre des réductions plus importantes et de diminuer le rôle des armes nucléaires. Enfin, nous inviterons les pays à entamer en janvier des négociations en vue de l’élaboration d’un traité visant à mettre fin à la production de matières fissiles à des fins militaires.

Je convoquerai aussi en avril prochain une réunion au sommet qui réaffirmera l’obligation de tous les pays de sécuriser les matières nucléaires dans leur territoire et d’aider ceux qui ne peuvent pas le faire, car nous ne devons jamais laisser un seul engin nucléaire tomber entre les mains d’un extrémiste violent. Nous nous emploierons aussi à renforcer les institutions et les mesures destinées à lutter contre la contrebande de matières nucléaires et contre leur vol.

Tout cela doit appuyer les efforts visant à renforcer le Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires. Les pays qui refusent de s’acquitter de leurs obligations doivent en subir les conséquences. Je tiens à dire clairement qu’il ne s’agit pas de désigner nommément des pays particuliers ; il s’agit de défendre les droits de tous les pays qui s’acquittent de leurs obligations. En effet, un monde où l’on évite les inspections de l’Agence internationale de l’énergie atomique et où l’on ne tient pas compte des exigences de l’ONU amoindrira la sécurité de tous les peuples et de tous les États.

Du fait de leur action jusqu’à présent, les gouvernements nord-coréen et iranien menacent de nous faire descendre sur cette pente dangereuse. Nous respectons leurs droits en qualité de membres de la communauté des nations. Je l’ai déjà dit et je le répète : je suis en faveur d’une diplomatie qui ouvre la voie à une prospérité accrue et à une paix plus sûre pour ces deux pays s’ils s’acquittent de leurs obligations.

Toutefois, si les gouvernements iranien et nord-coréen décident de ne pas tenir compte des normes internationales, s’ils cherchent à obtenir des armes nucléaires plutôt qu’à encourager la stabilité régionale, la sécurité de leur population et ses possibilités économiques, s’ils sont oublieux des dangers de l’intensification de la course aux armements nucléaires tant en Asie de l’Est qu’au Moyen-Orient, alors ils devront être tenus pour responsables. Le monde doit s’unir pour montrer que le droit international ne constitue pas une promesse creuse et que l’on appliquera les traités pertinents. Nous devons insister pour que la peur ne règne pas à l’avenir.

Ce qui m’amène au deuxième pilier de notre avenir : la poursuite de la paix.

L’Organisation des Nations unies est issue de l’idée selon laquelle tous les habitants du monde peuvent vivre leur vie, élever des enfants et régler leurs différends à l’amiable. Et pourtant nous savons que dans un trop grand nombre de pays cet idéal reste une idée abstraite, un rêve lointain. Nous pouvons soit accepter cette issue comme inévitable et tolérer des conflits constants et paralysants, soit reconnaître que l’aspiration à la paix est universelle et réaffirmer notre détermination à mettre fin aux conflits dans le monde entier.

Mais nos travaux de promotion de la paix ne sauraient se limiter à la défaite des extrémistes violents. Car l’arme la plus puissante de notre arsenal est l’espoir pour l’humanité – la conviction que l’avenir appartient à ceux qui le bâtissent et non le détruisent ; la confiance dans le fait que les conflits prennent fin et qu’un jour nouveau se lève.

C’est ce qui renforce notre volonté d’appuyer des missions efficaces de maintien de la paix et nous fait redoubler d’efforts pour prévenir les conflits avant qu’ils ne prennent racine. Nous continuerons à ouvrer en faveur d’une paix durable au Soudan en soutenant le peuple du Darfour et l’application de l’Accord de paix global, afin que nous puissions assurer au peuple soudanais le règne de paix qu’il mérite. Et dans tous les pays ravagés par la violence – que ce soit Haïti, le Congo ou le Timor oriental – nous collaborerons avec les Nations unies et avec nos autres partenaires pour favoriser une paix durable.

Je continuerai également à ouvrer pour parvenir à une paix juste et durable entre Israël et la Palestine et tout le monde arabe. J’ai eu, hier, une réunion productive avec le premier ministre (israélien), M. Netanyahu, et avec le président (de l’Autorité palestinienne), M. Abbas. Nous avons accompli quelques progrès. Les Palestiniens ont redoublé d’efforts au niveau de la sécurité. Les Israéliens ont amélioré la liberté de circulation des Palestiniens. Ces mesures positives des deux côtés ont suscité un début de croissance dans l’économie de la Cisjordanie. Mais il faut faire davantage. Nous continuerons à inviter les Palestiniens à cesser toute incitation contre Israël, et nous continuerons à souligner que les États-Unis n’acceptent pas la légitimité des implantations israéliennes qui se poursuivent.

L’heure est venue de relancer des négociations – sans conditions préalables – pour régler les questions afférentes au statut permanent dans la région, à savoir, la sécurité pour les Israéliens et les Palestiniens, les frontières, les réfugiés et Jérusalem. L’objectif est clair : deux États cohabitant dans la paix et la sécurité – l’État juif d’Israël, dans lequel les Israéliens vivront dans une sécurité véritable ; et un État palestinien viable, indépendant, au territoire contigu qui mettra fin à l’occupation qui a commencé en 1967, et donnera au peuple palestinien la possibilité de réaliser sa juste mesure. Tout en ouvrant en faveur de ce but, nous chercherons aussi à favoriser la paix entre Israël et le Liban, Israël et la Syrie, tout comme une paix générale entre Israël et ses nombreux voisins. À cette fin, nous mettrons au point des initiatives régionales qui incluront une participation multilatérale en plus des négociations bilatérales.

Je ne suis pas naïf. Je sais que cela sera difficile. Mais nous devons tous décider si nous désirons sérieusement la paix ou si nous voulons seulement en parler. Pour briser l’ancien modèle – pour briser le cycle de l’insécurité et du désespoir – nous devons tous déclarer en public ce que nous admettons en privé. Les États-Unis ne font aucun bien à Israël quand, en affirmant notre engagement inébranlable à sa sécurité, nous n’insistons pas aussi sur le fait qu’Israël doit respecter les revendications légitimes et les droits des Palestiniens. Et les États membres de cette organisation ne font aucun bien aux Palestiniens quand ils préfèrent les attaques au vitriol à une volonté constructive de reconnaître la légitimité d’Israël et son droit d’exister dans la paix et la sécurité.

Nous ne devons jamais oublier que ce n’est pas à nous que coûte surtout ce conflit. C’est à cette petite Israélienne de Sderot qui va au lit en craignant qu’une roquette ne lui coûte la vie au cours de la nuit. C’est ce petit Palestinien de Gaza qui n’a ni eau potable ni pays à son nom. Ils sont tous les enfants de Dieu. Et au-delà de la politique et des grandes prises de position, il s’agit surtout du droit de chaque être humain de vivre dans la dignité et la sécurité. C’est cela la leçon que nous apprennent les trois grandes religions pour qui cette petite étendue de notre planète s’appelle Terre Sainte. Et c’est pourquoi – malgré les revers, les faux départs et les jours difficiles qui nous attendent sur ce chemin – je ne vacillerai jamais dans ma décision d’ouvrer en faveur de la paix.

Troisièmement, nous devons reconnaître le fait qu’en ce XXIe siècle, la paix ne régnera que si nous acceptons la responsabilité qui nous incombe de préserver notre planète. À cet égard, je remercie le Secrétaire général d’avoir accueilli hier la séance sur les changements climnatiques.

Le danger que posent les changements climatiques ne saurait être nié, ni notre responsabilité d’y faire face, reportée. Si nous restons sur la voie dans laquelle nous sommes actuellement engagés, chaque membre de cette assemblée sera témoin de changements irréversibles à l’intérieur de ses frontières. Nos efforts pour mettre fin aux conflits seront éclipsés par des guerres provoquées par les flots de réfugiés et des ressources de plus en plus maigres. Le développement sera ruiné par la sécheresse et la famine. Des terres que l’homme a habitées pendant des millénaires disparaîtront. Les générations futures se tourneront vers le passé et se demanderont pourquoi nous avons refusé d’agir ; pourquoi nous avons manqué à notre devoir de leur transmettre un environnement digne de notre héritage.

C’est pour cette raison que l’époque est révolue où les États-Unis se montraient réticents sur ce dossier. Nous continuerons à faire les investissements qui nous permettront de transformer la fondation économique de notre secteur énergétique, en fournissant des mesures d’incitation qui favoriseront la production d’énergie propre parce que celle-ci deviendra alors rentable. Nous continuerons à faire pression au niveau des réductions des émissions de gaz à effet de serre pour parvenir aux objectifs que nous avons établis pour 2020, et ensuite à ceux de 2050. Nous continuerons aussi à promouvoir les énergies renouvelables et l’utilisation efficace de toutes les ressources, de même qu’à partager nos nouvelles technologies avec les autres pays. Et nous saisirons toutes les occasions qui se présenteront pour accomplir des progrès dans la lutte contre ce danger qui nous menace tous en collaborant avec le reste du monde.

Les pays riches qui ont causé tant de dégâts à l’environnement au cours du XXe siècle doivent accepter la responsabilité qui nous incombe de jouer un rôle primordial pour y remédier. Mais celle-ci ne s’arrête pas là. Bien que les réponses à ce problème soient différentes pour chacun de nous, toutes les initiatives visant à réduire les émissions de carbone doivent inclure la participation des pays qui en produisent des quantités de plus en plus accrues ; et ces pays-là devront adopter des mesures pour atténuer la pollution de l’air sans pour autant entraver la croissance de leur économie. Et toutes les initiatives pour contrer le réchauffement de la planète qui ne tiendront pas compte de la nécessité d’aider les pays les plus pauvres à s’adapter aux problèmes que les changements climatiques leur ont déjà infligés – et de les aider aussi à avancer sur la voie du développement propre – ne porteront pas fruit.

Il est difficile de changer quelque chose d’aussi fondamental que notre façon d’utiliser l’énergie. Et c’est encore plus difficile quand nous nous trouvons au milieu d’une récession mondiale. Il est certainement tentant de ne rien faire et d’attendre que les autres fassent le premier pas. Mais nous ne parviendrons à destination que si nous avançons tous ensemble. Alors que nous nous rapprochons de (la conférence de) Copenhague, prenons la résolution de nous concentrer sur ce que chacun de nous peut faire pour le bien de notre avenir commun.

Ceci m’amène au dernier pilier qui devra fortifier notre avenir : une économie mondiale offrant des possibilités à tous les êtres humains.

Le monde se remet encore de la pire crise économique qui l’ait frappé depuis la grande dépression des années 1930. Aux États-Unis, nous voyons les rouages de la croissance se remettre en marche, mais beaucoup de gens n’arrivent toujours pas à trouver un emploi ou à payer leurs factures. On observe de par le monde des signes prometteurs, mais peu de certitudes sur ce qui nous attend. Et bien trop de personnes dans beaucoup trop d’endroits du globe traversent les crises quotidiennes de notre humanité commune : le désespoir d’un ventre vide, la soif due à la raréfaction de l’eau potable, l’injustice d’un enfant qui se meurt d’une maladie pourtant traitable ou d’une mère qui succombe au moment d’accoucher.

À Pittsburgh, les plus grandes économies du monde se concerteront pour dresser un plan de croissance à la fois équilibrée et soutenue. Il faudra de la vigilance, afin de ne pas nous relâcher tant que nos citoyens chercheront encore du travail. Il faudra prendre des mesures pour revigorer la demande de manière à ce que la relance mondiale soit durable. Il faudra enfin appliquer de nouvelles règles de conduite et une réglementation renforcée à tous les centres financiers, afin de mettre fin à la cupidité, aux excès et aux abus qui nous ont conduits à la catastrophe et d’empêcher que pareille crise jamais se renouvelle.

À l’époque d’une telle interdépendance, nous avons intérêt, sur le plan tant moral que pragmatique, à nous attaquer aux questions plus générales de développement. Aussi poursuivrons-nous notre effort historique visant à aider les populations à se nourrir. Nous avons mis de côté 63 milliards de dollars pour continuer la lutte contre le sida, pour réduire la mortalité due à la tuberculose et au paludisme, pour éradiquer la polio et pour renforcer les dispositifs de santé publique. Nous nous joignons à d’autres pays pour envoyer des vaccins contre le H1N1 à l’Organisation mondiale de la santé. Nous allons intégrer d’autres économies dans un système commercial mondial. Nous soutiendrons les Objectifs de développement du Millénaire et aborderons le sommet de l’année prochaine armés d’un plan mondial pour qu’ils se réalisent. Enfin, nous chercherons à éliminer la pauvreté extrême à notre époque.

Le temps est venu, pour nous tous, de jouer le rôle qui nous revient. La croissance ne sera ni soutenue ni générale que si toutes les nations assument leurs responsabilités. Cela signifie que les pays riches devront ouvrir leurs marchés à davantage de biens et tendre la main à ceux qui ont moins, tout en réformant les institutions internationales de manière à accorder une voix plus importante à davantage de pays. Les pays en développement, pour leur part, devront éradiquer la corruption qui est un obstacle au progrès, car les possibilités de progrès ne peuvent s’épanouir là où les individus sont opprimés et où les entreprises doivent verser des pots-de-vin. C’est pour cela que nous soutenons les États dotés de policiers honnêtes et de juges indépendants, d’une société civile et d’un secteur privé dynamique. Notre but est simple : une économie mondiale où la croissance est soutenue et où il existe des possibilités pour tous.

Certes, les changements dont j’ai parlé aujourd’hui ne seront pas faciles à accomplir. Et ils ne s’opéreront pas par le seul rassemblement de dirigeants comme nous dans des forums tels que celui-ci, aussi utiles puissent-ils être. En fait, comme c’est le cas de toute assemblée, le vrai changement ne peut se réaliser que par les peuples que nous représentons. C’est pourquoi il nous revient d’accomplir la tâche difficile de préparer les fondements du progrès dans chacune de nos capitales. C’est là que nous bâtirons le consensus qui mettra fin aux conflits et qui appliquera la technologie à des fins pacifiques, qui changera notre manière de consommer l’énergie et qui favorisera une croissance durable et partagée.

Je suis convaincu que tel est l’avenir que veulent les peuples du monde pour leurs enfants. C’est pourquoi nous devons défendre les principes qui garantissent qu’un gouvernement reflète la volonté du peuple. Ces principes ne sauraient s’instaurer après-coup : la démocratie et les droits de l’homme sont essentiels à la réalisation de chacun des objectifs que j’ai énoncés aujourd’hui, car un gouvernement appartenant au peuple et émanant du peuple a plus de chances d’agir dans l’intérêt général de la population que dans l’intérêt étroit des personnes au pouvoir.





Nos qualités de dirigeant ne se jugeront pas à la mesure dans laquelle nous aurons attisé les peurs et les vieilles haines de nos peuples. La qualité de notre direction ne se mesurera pas selon notre pouvoir d’étouffer la contestation ou d’intimider ou harceler nos adversaires politiques chez nous. Les peuples du monde réclament un changement. Ils ne toléreront pas les gens qui se rangeront du mauvais côté de l’histoire.

La Charte de cette Assemblée nous engage, chacun de nous, et je cite, « à proclamer à nouveau notre foi dans les droits fondamentaux de l’homme, dans la dignité et la valeur de la personne humaine, dans l’égalité de droits des hommes et des femmes ». Au nombre de ces droits figurent celui de s’exprimer librement et de pratiquer la religion de son choix ; la promesse de l’égalité entre les races et la possibilité, pour les femmes et les filles, d’atteindre toutes leurs potentialités ; la capacité des citoyens d’avoir voix au chapitre en ce qui concerne la manière dont ils sont gouvernés et d’avoir confiance en l’administration de la justice. Car de même qu’aucune nation ne doit être obligée d’accepter la tyrannie d’une autre, aucun individu ne doit être obligé d’accepter la tyrannie de son propre peuple.

En tant qu’Afro-Américain, je n’oublierai jamais que je ne serais pas ici aujourd’hui si ce n’était la poursuite inlassable d’une union plus parfaite dans mon pays. Ce fait me raffermit dans ma conviction que, si sombre que l’heure puisse paraître, il est possible d’opérer des transformations pour peu que l’on décide de se placer du côté de la justice. Et je promets que l’Amérique se rangera du côté de tous ceux qui militeront pour leur dignité et pour leurs droits, de l’étudiant qui désire apprendre, de l’électeur qui veut se faire entendre, de l’innocent qui aspire à la liberté, de l’opprimé qui aspire à l’égalité.

La démocratie ne saurait s’imposer de l’extérieur à un pays quelconque. Chaque société doit chercher sa voie, et aucune voie n’est parfaite. Chaque pays doit s’engager dans une direction qui est ancrée dans la culture de sa population et dans ses traditions. Je reconnais que l’Amérique a trop souvent été sélective dans sa promotion de la démocratie. Mais cela ne diminue en rien notre engagement ; cela ne fait que le renforcer. Il y a certains principes de base qui sont universels, certaines vérités qui sont évidentes en elles-mêmes, et les États-Unis d’Amérique ne relâcheront jamais leurs efforts en vue de défendre le droit de tous les peuples, où qu’ils soient, de déterminer leur destin.

Il y a soixante-cinq ans, un Franklin Roosevelt usé s’adressa aux Américains à l’occasion de son quatrième et dernier discours d’investiture. Après des années de guerre, il s’efforça de résumer les leçons que l’on pouvait tirer des souffrances terribles, des sacrifices énormes qui avaient été consentis. « Nous avons appris, a-t-il dit, à être des citoyens du monde, des membres de la communauté humaine. »

Les Nations unies sont la création d’hommes et de femmes comme Roosevelt, venus des quatre coins du monde, d’Afrique, d’Asie, d’Europe et d’Amérique. Ces architectes de la coopération internationale étaient animés d’un idéalisme qui n’avait absolument rien de naïf mais qui provenait des leçons durement apprises de la guerre et de la sage considération que les nations pouvaient faire avancer leurs intérêts en agissant ensemble plutôt que divisées.

C’est sur nous, à présent, que cette responsabilité retombe, car cette institution sera ce que nous en aurons fait. L’Organisation des Nations unies fait un bien extraordinaire dans le monde entier, en nourrissant les affamés, en soignant les malades, en réparant des lieux démolis. Mais elle a aussi du mal à faire appliquer sa volonté et à se montrer digne de ses idéaux fondateurs.

Je suis d’avis que ces imperfections ne sont pas une raison de délaisser cette institution ; au contraire, elles doivent mous motiver à redoubler d’efforts. Les Nations unies peuvent être, soit un lieu de mesquines querelles sur des griefs surannés, soit un terrain d’entente ; un lieu où nous insistons sur ce qui nous divise, ou sur ce qui nous rassemble ; un lieu où on cède devant la tyrannie, ou une source d’autorité morale. En bref, l’ONU peut être une institution déconnectée de tout ce qui compte dans la vie des peuples, ou elle peut être un facteur indispensable de promotion des intérêts des populations que nous servons.

Nous sommes arrivés à un moment déterminant. Les États-Unis restent prêts à entamer un nouveau chapitre de coopération internationale, qui reconnaît les droits et les responsabilités de toutes les nations. C’est pourquoi, confiants dans la justesse de notre cause, et résolus à défendre nos valeurs, nous invitons tous les pays du monde à se joindre à nous afin de construire l’avenir que notre monde mérite tant.

par Barack Obama

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 15:49

OBAMA, L’IDEOLOGIE, VOUS DIS-JE

 

Par Laurent Murawiec à Washington

Mena - 09/09/09 & 22/09/09
Voir aussi la note de www.nuitdorient.com en bas de page

 

Il est futile d’essayer d’interpréter les choix opérés par le président Obama comme étant le fruit d’un quelconque « réalisme », d’un pragmatisme ou même d’une réaction à l’événement. Aucune de ces grilles de lecture n’en permet la moindre compréhension. Tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, dans le choix des hommes et des options politiques et diplomatiques, tout est, chez lui, déterminé par l’idéologie.

C’est une idéologie d’extrême-gauche, qui contredit radicalement la prétention rhétorique du « gouverner au centre » et la modération affichée pendant la campagne électorale.

Même le choix des premiers couteaux apparents, les membres du cabinet, ne signifie pas grand-chose : Hillary Clinton, le général Jones, patron du Conseil National de Sécurité, n’ont qu’une voix fluette au chapitre. Car ils ne gouvernent pas – ce sont, sinon des potiches, du moins des deuxièmes couteaux, soumis aux desiderata, aux diktats, même, du staff présidentiel.

Ledit staff est constitué des conseillers du président, en particulier les « tsars », nommés hors Constitution, hors supervision, qui ne sont en rien comptables de leurs actions, sauf devant le Président. Et dont les pouvoirs sont, au mieux flous, à l’instar de leur délimitation par rapport aux structures formelles du pouvoir.

La liste des « tsars » est interminable. Pour un Français, ou un Européen bien souvent, la suprématie de l’exécutif est un fait depuis longtemps accompli ; le staff de l’Elysée, par exemple, occupe, depuis de Gaulle, une position prépondérante, qui est celle de la bureaucratie monarchique, comme Tocqueville l’avait si clairement diagnostiqué dans L’Ancien régime et la Révolution. Mais la Constitution de la Cinquième République, tout comme la pratique monarchique antérieurement, ne respecte aucunement la séparation des pouvoirs, ni l’intégrité des rapports entre les différents pôles de l’exécutif, Elysée, Matignon, ministères.

 

Il n’en va de même ni dans l’histoire, ni dans la pratique américaines. Franklin Roosevelt avait bien tenté d’annexer la Cour suprême à la présidence – ce fut là l’un des ses échecs les plus retentissants. Malgré les imputations de « république impériale » formulées à l’égard de l’administration Nixon en particulier, ce vice européen, cet impérialisme de l’exécutif central, n’avait jamais atteint l’Amérique.

 

En consultant la liste des « tsars », on se demande pourquoi il y a des ministres et des ministères, si c’est pour être court-circuités, et pour que la puissance de la Maison Blanche soit rendue prééminente et surpuissante.

Le régime tsariste d’Obama se décline ainsi :

1.      Tsar pour l’Afghanistan - Richard Holbrooke

2.      Tsar pour le SIDA - Jeffrey Crowley

3.      Tsar pour la reprise automobile - Ed Montgomery

4.      Tsar pour les questions frontalières - Alan Bersin

5.      Tsar pour les questions aquifères en Californie - David J. Haye

6.      Tsar pour l’industrie automobile - Ron Bloom

7.      Tsar pour la région Moyen-Orientale/Asie occidentale - Dennis Ross

8.      Tsar sur les questions climatiques - Todd Stern

9.      Tsar sur la religion dans la société- Joshua DuBois

10.  Tsar anti-drogue - Gil Kerlikowske

11.  Tsar économique - Paul Volcker (un tsarévitch sans pouvoir, plutôt là pour la galerie)

12.  Tsar pour l’énergie et l’environnement - Carol Browner

13.  Tsar sur la Violence domestique - Lynn Rosenthal

14.  Tsar sur l’efficacité de l’Etat - Jeffrey Zients

15.  Tsar sur la région des Grands Lacs - Cameron Davis

16.  Tsar pour les emplois verts (il a depuis dû démissionner suite à de sulfureuses révélations sur son parcours extrémiste)

17.  Tsar pour la fermeture de Guantanamo - Daniel Fried

18.  Tsar pour la santé publique * - Nancy-Ann DeParle

19.  Tsar pour les technologies de l’information - Vivek Kundra

20.  Tsar du renseignement - Dennis Blair (confirmé par le Sénat)

21.  Tsar pour le Moyen Orient - George Mitchell

22.  Tsar sur les salaires - Kenneth R. Feinberg

23.  Tsar pour la régulation - Cass R. Sunstein (confirmé par le Sénat)

24.  Tsar pour la science et la technologie - John Holdren

25.  Tsar sur les comptes de la relance- Earl Devaney

26.  Tsar pour le Soudan - J. Scott Gration

27.  Tsar pour les financements anti-faillite - Herb Allison (position à confirmer par le Sénat)

28.  Tsar pour la technologie - Aneesh Chopra

29.  Tsar anti-terroriste - John Brennan

30.  Tsar sur les questions des villes - Adolfo Carrion Jr.

31.  Tsar sur les armes nucléaires - Ashton Carter

32.  Tsar pour les armes de destruction massives - Gary Samore

 

On parle même de 47 « tsars », mais je ne cours pas assez vite pour suivre la valse.

Aucune de ces positions n’aurait pu ni dû être autonomisée par rapport aux ministères existants. L’unique motivation de l’imposition d’un tel système parallèle est l’hypercentralisation du pouvoir dans les mains du Président, ce qui est parfaitement anticonstitutionnel.

La sphère occupée par les « tsars » recouvre la quasi-totalité des aires de la politique. Il est vrai que certains « tsars » sont soit confirmés par le Sénat, soit tenus de faire rapport – censément – au ministre correspondant. Cela dit, l’inflation du nombre de « tsars » et de leurs aires de contrôle est plus que problématique.

Ces officiers tsaristes, que font-ils ? Ils appliquent, pour la plupart, les choix idéologiques présidentiels.

 

Prenons quelques exemples : Le numéro 21, George Mitchell, a pour tâche de « casser » Israel ; le numéro 24, John Holdren, est un fou furieux, partisan de l’avortement et de la stérilisation forcés, de la réduction massive de la population, et autres crimes du genre ; le numéro 23, Cass Sunstein, est partisan déclaré d’imposer à la population, par la force et la législation, de changer ses préférences de consommation ; c’est-à-dire de se conformer aux diktats de l’Etat en matière de dépenses ; le numéro 6, Ron Bloom, a pour fonction de nationaliser l’industrie automobile et d’en passer les commandes à son ancien employeur, les syndicats de l’automobile, qui portent une responsabilité égale à celle du management dans l’effondrement du secteur. Je m’arrête là.

Car toutes les grandes options choisies depuis l’entrée en fonction d’Obama sont d’ordre purement idéologique, et elles sont uniformément gauchistes, politiquement correctes et dangereusement irréalistes et utopiques.

 

L’Islam : lors de son discours du Caire au monde musulman, Obama invente de toutes pièces d’imaginaires contributions islamiques à la science (imprimerie, papier) ou les exagère massivement (mathématiques). Il excuse ou omet la brutale oppression que tous les régimes arabes et musulmans font subir aux femmes, aux dhimmis, aux intellectuels, aux contestataires. Il ne parle ni de dictature, ni de répression, ni du sous-développement endémiques.

 

L’attitude est symbolisée par la courbette consentie au roi d’Arabie saoudite, le souverain absolu du régime le plus intolérant du monde. Alors que c’était un véritable crime d’utiliser son deuxième prénom, Hussein, pendant la campagne électorale, Obama n’a aujourd’hui de cesse de rappeler ses racines islamiques, et d’inventer de ridicules contes de fée Carabosse sur de prétendues contributions de l’Islam à l’essor des Etats-Unis.

 

Israël : comme s’en plaignait le journaliste social-démocrate israélien Alouf Benn (Haaretz), Obama parle au monde entier, mais ne s’est jamais adressé à la gauche israélienne, laquelle est dévastée par la fixation obamienne sur les implantations (rebaptisées, pour complaire au monde arabe [et aux néo-existentialistes, qui entendent faire du conflit israélo-arabe un avatar des guerres de décolonisation. Ndlr.], « colonies »). Obama a fait sienne la version arabo-musulmane de la fondation d'Israël : elle consiste a nier l'enracinement millénaire d'Israël, et à réduire la refondation de l'État à un résultat de la Shoa. C'est précisément ce qu'il a fait dans son discours du Caire.

La collaboration arabe généralisée avec les puissances de l’Axe, durant le Second Conflit Mondial, est passée sous silence, et l’agression permanente du monde arabe contre Israel n’existe plus.

 

L’Iran : passivité complice face à la sanglante répression des manifestations anti-fraude, devant l’absurde « proposition de négociation » du régime de Téhéran, qui exclut le plus important, la nucléarisation militaire.

Obama n’a pas la moindre idée de ce que la diplomatie n’est qu’une technique, et que ce qui importe, c’est le fond politique.

 

Tout le monde il est beau…, sauf les alliés traditionnels de l’Amérique, méprisés et maltraités, comme le Honduras, qui s’accroche à son ordre constitutionnel contre un brigand castriste. Devant les ennemis, on fait des risettes, à Chavez, à Kim Jong-Il, aux dictateurs en général, quels que soient les crachats que l’on reçoit en réponse.

 

- L’ONU et le désarmement : Obama, grande première, s’en ira présider l’Assemblée Générale de la principale organisation anti-américaine du monde, l’ONU, gage du "multilatéralisme", qui consiste à subordonner la politique américaine à celle de ce conglomérat de dictateurs, de despotes, de franches canailles et de contempteurs des Etats-Unis. Où la Russie poutinienne et la Chine sabotent toute initiative tant soit peu effective pour régler les grands conflits planétaires.


Par ailleurs, un aspect crucial dudit multilatéralisme, est l’insane proposition émise par Obama d’abolir toutes les armes nucléaires, ce qui laisserait le champ libre aux programmes clandestins, comme celui de l’Iran, et autres Etats voyous.
Le pacifisme benêt et l’amour porté aux dictateurs sont la marque de l’incohérence et de la niaiserie idéologique, selon lesquelles les Etats-Unis représentent un danger pour le monde entier !
Pour le président, l’Amérique doit être bridée : c’est le « non, Dieu ne devrait pas bénir, mais maudire l’Amérique » du mentor d’Obama, Jeremy Wright.

L’administration, de plus, est en pleine retraite sur le projet du bouclier anti-missiles, quand bien même il assurerait une immunité sérieuse face aux Etats-voyous possesseurs de missiles balistiques et de leurs charges nucléaires, chimiques ou autres. 
En outre, cette « capitulation préventive » devant Moscou, comme le dit John Bolton, est un coup de poignard dans le dos des Tchèques et des Polonais, qui s’étaient engagés, en dépit de violentes pression russes, à installer le bouclier sur leur territoire. Merci les alliés !

La santé : à nationaliser et centraliser, en dépit de l’opposition résolue et croissante d’une majorité d’Américains. Tout ce qu’Obama trouve à dire contre les opposants à sa réforme est d’accuser la moindre attitude critique d’immobilisme, de sabotage, et de calomnier les dissidents.
Sous le discours modéré se profile une politique extrémiste, qui consiste à casser l’assurance-santé privée, celle de la vaste majorité des Américains, qui s’en déclarent satisfaits à 75%.
Obama ment sur les coûts, il ment sur la nationalisation, il ment sur l’inclusion de l’avortement sur simple demande dans le financement fédéral ; il ment sur l’inclusion de 16 millions d’immigrants illégaux, il ment sur les chiffres des non-assurés : il ment sur toute la ligne ; il s’agit purement et simplement d’étatiser 16 % de l’économie américaine.
Pour ce faire, tous les moyens sont bons, en particulier le passage en force. Rahm Emanuel est là pour le racket et le chantage. N’oublions pas l’étrange absence d’une réforme de la loi sur les pénalités pécuniaires exorbitantes, en cas de verdict d’erreur médicale – les jurys les gonflent outrageusement, ce qui permet aux avocats de s’emplir les poches à millions – et d’en reverser d’énormes quantités au parti Démocrate !
Ces avocats marrons ont réussi à forcer les médecins à la pratique d’une "médecine défensive", qui ajoute au bas mot 1,6 % du PNB au coût de la santé ! Obama ne pipe cependant aucun mot sérieux au sujet d’une réforme nécessaire de cette gigantesque pratique dilapidatrice.

-  L’énergie et l’environnement : on ré-interdit l’exploration pétrolière offshore, qui accroîtrait les ressources énergétiques intérieures, pendant qu’on subventionne les plus dispendieux et improductifs programmes comme les voitures hybrides, les éoliennes, etc.  On milite pour une taxe carbone assortie d’un maximum d’émissions. On ajoute le fardeau fiscal au passif d’entreprises que la récession a déjà fragilisées. Le nucléaire a disparu du programme. On pratique une politique industrielle qui a fait faillite partout ailleurs.

-  La relance : imposé à la hussarde en février, le paquet de la relance n’a pas coûté moins de 787 milliards de dollars, soustraits par voie de déficits et d’emprunts du Trésor aux circuits économiques privés, et consacrés soit à étatiser des branches entières de l’économie (finance, automobile), soit à fidéliser les bénéficiaires favoris des largesses budgétaires des Démocrates. La dette fédérale gonfle de plus de mille milliards de dollars par an, bien plus qu’à l’époque de ce Bush si honni. Et, annonce-t-on, ce n’est qu’un début.

-  Le protectionnisme : pour complaire aux syndicats, très affaiblis et dont le centre de gravité se situe dans la fonction publique, mais qui ont joué un rôle financier et militant important dans sa campagne électorale, Obama a passé des mesures protectionnistes, en particulier contre les exportations chinoises.
Sans se soucier une minute des représailles, ni des leçons de l’histoire économique – ce n’est pas le crash de Wall Street de 1929 qui causa la Dépression, mais la Loi brutalement protectionniste Smoot-Harley, contresignée par le président Hoover en juin 1930, qui tourna une récession en Dépression – Obama a remplacé le libre-échange, qui s’est imposé depuis 1945 dans le sillage tracé par les Etats-Unis, par une tendance au renfermement, qui promet le pire.
Ce renfermement, qui veut frapper les produits chinois de taxes à l’importation, ferait bien de ne pas viser le débiteur numéro un de ce pays ! La Chine détient en effet 800 milliards de dollars en bons du Trésor américains, gare aux représailles ! L’autisme idéologique est bien là, quelles qu’en soient les conséquences dans le monde des réalités.

L’association ultragauche ACORN qui parasite les deniers publics pour inscrire frauduleusement des "électeurs" sur les registres électoraux - inscrivant par milliers des pseudo-votants sous le nom de Mickey Mouse pour une meilleure pratique de la fraude électorale - vient d’être piégée par des enquêteurs de la chaîne câblée Fox ; ceux-ci ont filmé plusieurs de ses responsables en train de faciliter l’établissement de bordels pour mineures illégalement immigrées. Obama a une longue histoire de soutien, de coopération et d’amitié avec ACORN – il en fut même un temps l’avocat. Or la Chambre des Représentants et le Sénat viennent de voter pour exclure ACORN de tout financement fédéral – une grande partie des Démocrates a voté en faveur de l’exclusion, de peur soudaine d’être compromis par leurs liens avec une organisation qui milite en leur faveur depuis des décennies !

Et j’en passe. Le point commun de tout cela, c’est, à l’intérieur, l’étatisation et la prise de contrôle par l’Etat de pans énormes du système économique – rendant tout cela irréversible, contre l’opinion clairement exprimée de l’électorat ; et à l’extérieur, l’apaisement des dictateurs, la retraite et le retrait, la fin de la guerre contre le djihad, aussi inadéquate fût-elle.
C’est la stratégie du gauchisme dans sa « marche à travers les institutions », c’est la stratégie des mentors d’Obama, le postillonneur extrémiste Jeremy Wright, le terroriste mal blanchi Bill Ayers, et bien d’autres, qui ont constitué le milieu favori d’Obama, l’agitateur professionnel (community organizer) depuis qu’il est entré en politique voici vingt ans.
Le scandale qui enfle vient de forcer la Maison Blanche à se désolidariser de cette formidable escroquerie politique gauchiste, qui n’a pas reçu moins de 53 milliards de dollars de deniers publics depuis 15 ans, protégée qu’elle était.

Les sondages révèlent une glissade sérieuse dans l’électorat sur l’essentiel des réformes favorites du "messie Obama".
Indépendants et Démocrates centristes ont rejoint les Républicains dans ce rejet. L’été a vu des dizaines de milliers de gens, plutôt apolitiques, se presser aux réunions publiques des politiciens pour afficher leur anxiété et leur rejet du Plan santé.
Une énorme manifestation à réuni plusieurs centaines de milliers de manifestants, entre 300 000 et deux millions selon les décomptes, venus à Washington de tout le pays, il y a une semaine, pour clamer leur rejet de la politique obamienne.  C’est ce que d’aucuns appellent "la grande rébellion des classes moyennes de 2009" - n’oublions pas qu’une vaste majorité d’Américains s’en considèrent membres. Les élus Démocrates commencent à craindre pour leur siège lors des élections de mi-parcours, en 2010.

Le peuple, dans ses profondeurs, rejette l’extrémisme.

C’est pour toutes ces raisons que j’affirme que la ligne suivie par Obama est uniquement guidée par l’idéologie, et a fermement mis la barre à l’extrême gauche, et qu’elle aliène la majorité. Il n’y a pas de mystère, il y a de multiples désastres, intérieurs et extérieurs, en gestation rapide. (1)

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) Au-delà de l'idéologie gauchiste, on pourrait émettre une autre hypothèse celle qui pense qu'Obama roule pour l'affaiblissement des Etats-Unis, dans le but de faire remplir le vide qui s'ensuivra par les forces montantes de l'islam radical, qu'elles soient sunnites ou shiites. Cette hypothèse est étayée par les discours délirants d'Obama en faveur de l'Islam et son comportement  vis-à-vis d'Israël, cherchant à lui enlever, avant toute négociation sérieuse, ses 2 atouts majeurs, les implantations en Judée-Samarie et son armement nucléaire de dissuasion.

A aucun moment on ne peut croire aux excuses qu'Obama serait un ignare des problèmes du Moyen Orient ou un utopiste de la paix.
 

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23 septembre 2009 3 23 /09 /septembre /2009 08:39


La Politique d'Empêtrement d'Obama

Par

Thérèse Zrihen-Dvir

 

Avec la tombée du rideau, les éloges intarissables de tous les fans d'Obama et surtout des Gauchistes qui ont vu, à travers son élection à la présidence des USA, la concrétisation de tous leurs rêves les plus insensés, reste le long et rocailleux chemin vers l'instauration des promesses faites à travers tous les slogans.

 

Obama, dans toute sa splendeur des premières semaines à la Maison Blanche, s'est révélé en fin de compte bien incapable de gérer le monde et ses inextricables énigmes avec pour seules armes, une volonté de fer, de belles phrases et son magnétisme individuel.

 

Sa méprise initiale provient d'un jugement erroné du monde arabe, de ses conceptions dissimulées, des conflits existants et surtout des objectifs visés.

 

L'erreur monumentale d'Obama était de croire qu'Israël est à la base du conflit mondial entre le monde arabe et l'occident. Israël n'est qu'une petite mouche qui est tombée malencontreusement dans le verre. C'est le grain minuscule qui détraque le déroulage uniforme d'un procédé concocté à l'avance. Il lui suffisait simplement d'assimiler la signification de la phrase lancée par tous les terroristes musulmans : Allah U Akbar, pour mieux comprendre l'enjeu réel.

 

La guerre menée par le monde arabe est une guerre de religion que l'occident cherche aveuglément à ignorer, craignant une chute vertigineuse vers le chaos, vers des guerres civiles. 

 

En attaquant en premier lieu Israël, Obama commet son erreur magistrale en tombant dans le piège que le monde arabe n'a cessé à ce jour de tendre à l'occident et à tous ses dirigeants. Même si Israël disparaissait, le conflit réel existant entre le monde arabe et l'occident reste intact. Le monde arabe refuse la démocratie, la craint, n'en veut pas. Il se plaît dans la dictature qui lui convient. Il veut continuellement gouverner son monde en accordance avec la religion qui bannit la liberté de la femme, d'expression, du culte, la liberté en un mot simple.

 

 Et le scénario déjà vécu reprend le dessus avec son empêtrement qui commence déjà en Afghanistan où les milices Talibans réussissent à recruter des adeptes au cœur même du déploiement des forces alliées, minant silencieusement leur présence. L'Irak aussi est loin d'être complètement assagie et démocrate. Les chefs des tribus, épaulés par les alliés, ont trop souvent tendance à tourner le dos à la démocratie et à jouer le double jeu.


Le Pakistan avec ses armes atomiques, enviées par al-Qaeda, demeure un bourbier qu'Obama  évite mais qu'il sait inévitable. L'Iran de l'autre côté le défie ouvertement et que fait Obama ?, il joue aux dés.

 

Ne pas oublier bien entendu l'atome et la Corée du Nord qui menacent aussi de déséquilibrer la région et le monde entier. Et c'est sans compter avec les intrigues d'Hugo Chavez, l'allié d'Ahmadinedjad, en Amérique du Sud, qui s'évertue à construire, pour la conduire, une coalition anti-américaine, dotée des moyens terroristes des Pasdaran et du Hezbollah, et des missiles de l'Iran, dans le flanc même des Etats-Unis. 

 

Mais la démocratie et le monde entier sont en danger. L'invasion latente et progressive de l'Islam dans le monde libre, l'érosion silencieuse opérée par les imams dans les mosquées nouvellement érigées en Europe, au Canada et aux USA  sont un danger auquel aucun pays n'est préparé. Ce n'est plus le monde libre qui cherche à assimiler les populaces non démocrates, c'est l'Islam qui secoue les fondations du monde, même celles des pays arabes modérés. L'Egypte est en danger avec l'Islam radical qui le gangrène, le Maroc suit le pas, et tant d'autres pays qui avaient au préalable initié d'implémenter quelques concepts diplomatiques et qui se voient aujourd'hui en régression.

 

Donc, essayer de panser le danger en infligeant à Israël un arrêt total d'expansion, de construction dans les implantations ou ailleurs ne résoudrait aucun problème, car le monde arabe, les Palestiniens compris, veulent l'extinction du peuple juif, la conquête du monde libre qu'ils veulent assujettir aux lois de l'Islam.

 

Réveillez-vous à la dure réalité!

 

Thérèse Zrihen-Dvir

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 21:30
AP Alfred de Montesquiou

http://fr.news.yahoo.com/3/20090922/twl-onu-unesco-directeur-64d28ef.html


http://www.bokova.eu/wp-content/themes/techworld/images/content-bg.jpg


L'ex-ministre bulgare des Affaires étrangères Irina Bokova a été élue mardi soir nouvelle directrice générale de l'UNESCO, a annoncé l'organisation onusienne. Lire la suite l'article

Irina Bokova a été élue par 31 voix contre 27 au cinquième tour de vote, face au ministre égyptien de la Culture, Farouk Hosni, candidat controversé et initialement présenté comme le favori du scrutin.

Mme Bokova, actuelle ambassadrice de la Bulgarie en France, sera la première femme à diriger l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Son élection doit encore être validée par la Conférence générale de l'organisation le 15 octobre.

Elle a dit accueillir son élection avec "une grande joie et une grande responsabilité". Elle a témoigné de son "respect et de (s)on amitié" à Farouk Hosni, et a salué les idées proposées par le ministre égyptien. "Je vais prendre toutes les bonnes idées dans les visions des différents candidats", a-t-elle déclaré.

"Je n'ai jamais cru à l'idée du clash des civilisations", a-t-elle encore affirmé, ajoutant qu'elle mènerait son mandat à la tête de l'UNESCO sur la base de la compréhension mutuelle et du dialogue culturel. "L'UNESCO, c'est la tolérance", a-t-elle souligné.

Le ministère français des Affaires étrangères a assuré Irina Bokova du "plein soutien de la France". "Femme d'engagement et de conviction (...) Irina Bokova a une expérience internationale et européenne qui sera particulièrement utile pour mener à bien l'ambitieux mandat confié à l'UNESCO", a affirmé le Quai d'Orsay dans un communiqué.

"Elle devra également poursuivre l'oeuvre de son prédécesseur, M. Koichiro Matsuura, et notamment l'importante réforme de la gestion de l'Organisation entreprise sous son mandat", a-t-il ajouté.

Jamais un scrutin n'avait été aussi serré pour élire la direction de l'UNESCO. Si les deux candidats n'avaient pu se départager lors du vote de mardi, le vainqueur aurait été désigné par tirage au sort, une première dans l'histoire de l'organisation.

Selon Mansour Ghazali, membre de la mission d'Arabie saoudite à l'UNESCO, "le vote s'est déroulé en douceur". "Cela a été très transparent et très amical dès le premier tour", a-t-il confié à l'Associated Press.

Le controversé Farouk Hosni, présenté comme le favori avant le vote, était au coeur d'une controverse pour des propos jugés antisémites. L'an dernier, lors d'une intervention à l'Assemblée nationale égyptienne, il avait menacé de brûler tous les livres israéliens s'il en trouvait dans la bibliothèque d'Alexandrie. Il a présenté ses excuses depuis. M. Hosni est ministre de la Culture depuis 22 ans et, à ce titre, grand patron de la censure en Egypte.

AP

 

L’année 2009 est marquée par des défis qui affectent l’humanité comme jamais auparavant. Alors que la mondialisation a permis à des millions de personnes de sortir de la pauvreté, la crise globale sans précédent – économique, financière, sociale, alimentaire, environnementale, mais aussi morale et éthique, menace la réalisation de l’agenda le plus important du multilatéralisme actuel – les Objectifs du Millénaire pour le développement, et touche les pays les plus vulnérables, surtout en Afrique. Cette crise nous impose l’impératif d’agir d’urgence.

Pendant ces neuf derniers mois j’ai visité 45 pays, j’ai parlé avec des chefs d’Etat et de gouvernement, des ministres, des intellectuels, des scientifiques et des artistes. J’ai visité des dizaines de Commissions nationales, ainsi que des bureaux de l’UNESCO à Abuja, Bangkok, Islamabad, Kingston, Nouvelle Delhi et Santiago de Chile.

Ma conviction que la gouvernance globale du XXIe siècle représente le défi le plus grand du monde actuel s’est confirmée. En surmontant la crise, nous ne devrions pas retourner au statu quo ante. Le vrai challenge est de conduire le monde dans une nouvelle ère de paix et d’humanisme, de créer des sociétés plus inclusives, plus justes et plus équitables grâce à un développement économique et social durable basé sur le savoir, la science et l’innovation, destinés à servir l’humanité tout en préservant l’environnement.

Nous devons renforcer le multilatéralisme, revigorer les Nations Unies afin de rendre plus cohérents et plus performants les efforts visant le développement des plus vulnérables et des plus affectés par la crise. Je suis convaincue plus que jamais que tout en respectant sa vocation universelle, l’UNESCO doit continuer à accorder sa priorité à l’Afrique, notamment en matière d’éducation et aux petits Etats insulaires en développement.

Transformer le défi en opportunité

Le grand défi est de transformer la crise en une opportunité et de créer un monde plus démocratique et plus humain, où les valeurs de dignité humaine, de droits de l’homme et d’égalité des chances d’accès à l’éducation et à l’information, soutiendront toute considération économique et politique.

L’UNESCO doit participer au débat sur la gouvernance globale car ses domaines de compétence sont au cœur de la mondialisation. Avec ses 193 Etats membres et ses six membres associés, elle est aujourd’hui plus démocratique, universelle et ouverte à la coopération avec la société civile.

Le mandat constitutionnel de l’UNESCO reste pertinent au XXIe siècle, où l’édification des sociétés du savoir est un impératif ; où la culture est un élément crucial pour tout débat sur le développement ; où la science et l’innovation marquent la nouvelle ère de l’avenir de l’humanité dans tous les domaines sociaux et environnementaux, comme l’eau et le changement climatique; où nous devons mieux comprendre les transformations profondes de nos sociétés ; et enfin où le dialogue, la tolérance et le respect de la diversité représentent une valeur humaniste qui mérite d’être nourrie.

L’UNESCO possède un outil unique pour la mobilisation de l’opinion publique et des communautés intellectuelles et académiques autour de ses politiques – les Commissions nationales. Avec ses centaines, voire milliers de membres dévoués dans le monde, véritables garants de l’esprit et des valeurs de l’Organisation, elles méritent un renforcement et un soutien sans réserve.

L’éducation – le chemin à parcourir

L’UNESCO doit réaffirmer le rôle central de l’éducation dans le développement. En tant que chef de file des Nations Unies l’UNESCO doit préconiser une coordination cohérente dans la bonne gouvernance, la qualité de l’enseignement, le financement de l’éducation et la réduction des disparités basées sur le sexe ou les revenus. Nous devons aspirer à une éducation inclusive et de qualité aux niveaux primaire, secondaire et supérieur.

Afin d’atteindre l’objectif le plus important – l’enseignement primaire universel, un engagement résolu en faveur de l’EPT est indispensable, en mettant l’accent sur la qualité. Jomtien, Dakar et Oslo proposent une vision globale et des mesures concrètes pour atteindre ces objectifs.

Je ferai appel aux gouvernements pour une allocation appropriée de ressources nationales à l’éducation et aux partenaires à respecter les engagements pris et à assurer le flux de ressources adéquates sur le plan bilatéral et multilatéral, conformément à la Déclaration de Doha.

Dans les pays qui ont progressé vers l’EPT, l’UNESCO doit viser les exclus de l’éducation, en particulier les filles et les femmes. Il faut explorer toutes les possibilités de coopération Sud-Sud dans le domaine de l’éducation, y compris l’échange de bonnes pratiques, et j’encouragerai tout effort dans ce sens.

L’enseignement technique et professionnel peut contribuer à alléger la pauvreté et à promouvoir la croissance économique.

Je suis persuadée que l’éducation pour le développement durable, basée sur l’interdépendance de l’environnement, l’économie, la société et la diversité culturelle, est la clé pour un monde plus juste et plus prospère du XXIe siècle.

La science et la technologie au service de l’humanité

Ma conviction est que la science doit occuper une vraie place prioritaire. L’UNESCO doit devenir le leader et le mobilisateur des gouvernements, des institutions spécialisées et de la communauté scientifique dans le domaine de la science, de l’innovation et des nouvelles technologies, y compris des technologies vertes, sous le slogan « La science et la technologie au service de l’humanité ».

Le changement climatique, la biodiversité, la mitigation de catastrophes naturelles, la gestion de l’eau, l’énergie et les pandémies sont les nouveaux défis de la science, qui doivent être prioritaires dans les programmes de l’UNESCO, tout en incorporant la dimension éthique. Je fais miennes les recommandations du Comité d’examen d’ensemble des Grands Programmes II et III faites en 2006 et je m’emploierai à les promouvoir.

L’UNESCO doit accompagner les politiques nationales pour mieux intégrer la science, la recherche et l’enseignement scientifique.

Et pour donner plus de visibilité et promouvoir la science comme priorité, je proposerai la création d’un Comité scientifique consultatif composé d’éminentes personnalités comme des Prix Nobel et de lauréats de Prix UNESCO.

La culture : tolérance, compréhension mutuelle et développement

L’image de l’UNESCO est étroitement associée à la culture et au patrimoine culturel, où son mandat est unique et bien visible. La protection du patrimoine – matériel et immatériel, et la promotion de la diversité culturelle, sont les outils les plus efficaces permettant à l’UNESCO de conférer un caractère plus humaniste et démocratique face à la mondialisation

Je regrette que la culture ne figure pas parmi les OMD et je relancerai le débat sur la culture et le développement, parce que la culture doit accompagner tout effort au développement.

De même, la culture et l’éducation sont les meilleurs moyens pour promouvoir la paix, particulièrement dans des situations post-conflit, la tolérance, le respect des droits de l’homme et la dignité de l’autre. L’UNESCO doit s’adresser de façon proactive à des initiatives qui poursuivent les mêmes nobles objectifs telle l’Alliance des civilisations.

Communication et information

La liberté d’expression, les medias indépendants et pluralistes, la libre circulation des idées et l’accès à l’information et au savoir à travers les nouvelles technologies sont les conditions essentielles pour assurer la transparence, la responsabilisation et la bonne gouvernance.

L’UNESCO doit continuer à promouvoir des projets phares telles la Mémoire du Monde et la Bibliothèque numérique mondiale qui permet l’accès libre et gratuit sur Internet à des ressources culturelles des bibliothèques et des archives du monde entier.

L’UNESCO doit s’investir davantage dans les dimensions éthiques, juridiques et socioculturelles de la Société de l’Information en soulignant également les opportunités que les technologies de l’information et de la communication offrent à tout individu.

Enfin, je souhaiterais voir une collaboration plus étroite s’établir entre le Secteur CI et BPI en vue d’optimiser la visibilité de l’Organisation.

L’UNESCO et « Unis dans l’action »

Un des grands défis de l’UNESCO concerne son intégration dans « Unis dans l’action ». Je salue les efforts du Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, visant à réorganiser et à rendre les activités des agences, fonds et programmes chargés du développement plus cohérentes. Je suis convaincue que l’UNESCO, tout en décentralisant ses activités opérationnelles, doit y participer activement.

L’UNESCO n’a pas d’alternative à cette intégration. Je considère également qu’un débat approfondi sur le sujet au sein de l’UNESCO serait souhaitable. J’encouragerai un tel débat pour élaborer une vision stratégique permettant de promouvoir nos objectifs d’une manière convaincante.

Voilà un exemple, parmi tant d’autres, qui illustre la nécessité impérative d’une synergie entre le Directeur général et les Etats membres.

Budget, gestion et administration

Dans mon activité future, je serai guidée par les principes suivants :
• Transparence, responsabilisation et approche axées sur les résultats
• Meilleure coordination intersectorielle et approche interdisciplinaire
• Meilleure gestion des ressources humaines, mobilité et rotation du personnel, en encourageant l’esprit d’initiative
• Promotion des femmes à des positions supérieures
• Répartition géographique plus équitable au sein du Secrétariat, des experts et des consultants

Afin d’atteindre ces buts, j’envisage le suivant :

• Optimisation de la gestion supérieure de l’UNESCO
• Renforcement de la présence de l’UNESCO sur le terrain
• Mise en œuvre des recommandations du Commissaire aux comptes
• Renforcement du Service d’évaluation et d’audit
• Recours aux ressources humaines locales, notamment dans les pays où l’UNESCO n’est pas représentée.

Par rapport à nos ambitions, le budget de l’UNESCO est bien modeste. Mais un réalisme pragmatique, dicté par la crise, doit inciter l’Organisation à mieux utiliser les ressources existantes, réduire les dépenses administratives, moderniser ses structures et devenir plus efficace et plus performante. L’action de programme devrait l’emporter clairement sur l’activité administrative.

Je salue la décision du Comité d’aide au développement de l’OCDE de relever le coefficient de l’APD de l’UNESCO de 25% à 44%, reflétant ainsi le rôle important de l’Organisation. Cela dit, j’estime qu’il faut atteindre 75% et je compte m’y employer.

L’UNESCO doit se concentrer sur un nombre réduit de priorités pour lesquelles sa compétence est universellement reconnue comme chef de file incontestable. Cela présuppose une consultation de toutes les parties concernées – une tâche complexe et laborieuse qui demande courage, résolution et patience.

Le financement des programmes par des ressources extrabudgétaires est encore un défi pour l’Organisation. Nous sommes témoins d’une augmentation des ressources extrabudgétaires et d’un déclin simultané des ressources du budget ordinaire. Il importe de trouver un équilibre entre ces deux composantes.

La politique de l’UNESCO pour le recouvrement des coûts doit lever la pression sur le budget ordinaire. Sans une telle politique, le budget ordinaire semble de plus en plus inefficace. C’est un défi que l’UNESCO doit relever en poursuivant l’harmonisation des pratiques au sein du système des Nations Unies.

Mon credo pour l’UNESCO : un nouvel humanisme

Dans mes activités futures, je serai intransigeante sur toute question relative au respect et à la dignité de chaque pays, grand ou petit, développé ou en développement, ainsi qu’au respect et à la dignité de chaque être humain.

Pour ma part, je serai entièrement disposée à travailler en étroite consultation avec les Etats membres, les ONG et la communauté intellectuelle en vue de rendre l’action de l’UNESCO plus cohérente, plus efficace, plus visible et plus conforme aux impératifs des priorités redéfinies. Nous devons tous créer une nouvelle synergie entre le Directeur général et les Etats membres sur la base d’une forte volonté politique visant à réformer l’Organisation.

Depuis des années, j’ai été engagée dans les efforts en faveur de l’égalité des sexes. Ayant participé aux trois grandes Conférences des Nations Unies pour la femme – à Copenhague (1980), à Nairobi(1985) et à Beijing(1995), je considère que l’égalité entre les sexes figure parmi les objectifs politiques et humanistes les plus importants de notre temps. Je serai fortement motivée de voir l’UNESCO redoubler ses efforts pour atteindre cet objectif.

Cette année nous célébrons le XXe anniversaire de la chute du mur de Berlin, qui a changé le monde entier et a libéré l’esprit de millions d’hommes et de femmes.

Mon rêve est de voir ce même esprit mener nos efforts ici à l’UNESCO vers des sociétés plus justes et plus prospères fondées sur le savoir, la tolérance et l’égalité des chances pour tous, grâce à l’éducation, la science, la culture et l’accès à l’information.

Mon concept d’un nouvel humanisme pour le XXIe siècle me guidera dans toute mon activité.

Irina BOKOVA
Ambassadeur,
Délégué permanent de la Bulgarie
auprès de l’UNESCO
Candidat au poste de Directeur général de l’UNESCO

 

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22 septembre 2009 2 22 /09 /septembre /2009 16:33

OBAMA, LE HONDURAS ET ISRAEL

La politique étrangère du Président Obama n'a rien à voir avec la démocratie

 

Par Yarden Gazit

Paru dans www.ynetNews.com émanation de Yédiot Ah'oronot

Traduit par Artus pour www.nuitdorient.com

 

Après plus de 8 mois de présidence, les Américains commencent à réaliser seulement que la rhétorique et les promesses d'espoir et de changement de B H Obama sont sensiblement différentes de ce qu'il fait. Mais si la différence entre rhétorique et action est devenue plus claire, les forces derrière la politique étrangère d'Obama restent opaques. La manière dont son administration a traité la crise du Honduras jette une petite lumière sur ces forces obscures et peut servir de leçon particulière à Israël.

Dans son discours inaugural, Obama avait promis de "tendre la main" aux dictateurs qui voudraient desserrer le poing. En même temps, il disait à ceux qui se cramponnaient au pouvoir par la corruption et la fraude, en faisant taire toute opposition, qu'ils sont "du mauvais côté de l'histoire". La politique menée à l'égard du Honduras est exactement à l'opposé de ce qu'il disait : Obama tend la main à un dirigeant qui cherche à se maintenir au pouvoir "sans desserrer son poing", alors qu'il traite les démocrates fidèles à la Constitution comme s'ils étaient "du mauvais côté de l'histoire".

 

En juin, la Cour Suprême du Honduras a donné l'ordre d'arrêter le président Manuel Zelaya, ordre presqu'unanimement soutenu par le Parlement. Zelaya a essayé de tenir un référendum non constitutionnel qui lui aurait permis de se présenter pour un second mandat. La Constitution du Honduras prévoit que si un président tente d'étendre son mandat, il serait immédiatement démis de ses fonctions. Cela semble excessif, mais il faut se placer dans le contexte latino-américain où de nombreux hommes forts sont devenus présidents à vie et c'est ce que la Constitution du Honduras veut éviter (cf Hugo Chavez au Vénézuela). Cette Constitution prévoit aussi que tout référendum doit être voté par le Parlement. Les militaires ont appliqué l'injonction de la Cour Suprême, démis Zelaya de ses fonctions et mis en place, l'homme prévu par la Constitution, le président du Congrès Roberto Micheletti, comme président temporaire, le temps d'organiser des élections générales en novembre.

 

L'administration américaine n'a cessé de faire pression sur le gouvernement intérimaire du Honduras pour réintégrer dans ses fonctions Zelaya à qui on avait permis de quitter le pays ! La secrétaire d'Etat Hillary Clinton l'a même rencontré à Washington, sans voir le président constitutionnel Micheletti, et en menaçant au téléphone ce dernier de mesures de rétorsion s'il ne réintégrait pas Zelaya

 

Faîtes attention aux conséquences !

 

Il y eut des conséquences. La semaine dernière le Département d'Etat a annoncé qu'il suspendait tout visa pour les citoyens du Honduras (sauf évidemment Zélaya qui a pu entrer) et que l'aide de 135 millions $ pourrait être revue. Le Honduras est le second pays le plus pauvre en Amérique centrale et il est resté sur ses positions. Mais Mary O'Grady journaliste du Wall Street Journal rapporte que la pression sur le Honduras, aussi bien ouverte qu'en sous-main pourrait bien porter ses fruits.

 

Qu'est-ce qui a fait qu'Obama ait abandonné sa rhétorique pro-démocratique pour soutenir un dictateur sud-américain? O'Grady et un ex-ambassadeur américain en Amérique Latine, Roger Noriega, suggèrent qu'Obama cherche à éviter une confrontation avec Hugo Chavez. Dans un article paru dans "the American", Noriega dit "la réponse maladroite de l'administration (américaine vis-à-vis du Honduras) vient du fait qu'elle cherche à suivre le courant, et le courant aujourd'hui est celui mené par Hugo Chavez" En d'autres termes, la politique d'ouverture d'Obama et son désir d'éviter des crises qui le détourneraient de son programme intérieur l'a entraîné dans cette voie. Mais il y a peut-être une autre raison. Obama a été élu sur une vague de sentiments anti-Bush, faisant de lui un anti-Bush. Une confrontation avec Chavez, qui avait traité Bush de "diable" dans le passé, aurait terni l'image anti-Bush d'Obama. (1)

 

Au Moyen Orient, la politique d'ouverture d'Obama en direction des dictatures et son désir d'éviter un conflit avec les ennemis de Bush, et dans ce cas, l'iranien Ahmedinejad, l'a mené à intervenir dans les affaires intérieures d'un autre petit état, Israël. L'analogie n'est bien sûr pas parfaite, car Israël a plus d'influence à Washington que le Honduras, et Ahmedinejad est une menace plus importante que Chavez pour les intérêts américains.

 

Cependant, on peut tirer des leçons :

- d'abord, la politique étrangère d'Obama n'a rien à voir avec la démocratie ou l'intérêt d'autres nations. Israël doit être prêt à suivre une voie indépendante des Etats-Unis et ne pas s'attendre à ce qu'Obama défende ses intérêts.

- ensuite, les Israéliens de gauche qui espéraient qu'Obama allait travailler pour eux et "sauver Israël de lui-même" devraient revoir leurs souhaits.

 

Note de www.nuitdorient.com

(1) On vient d'apprendre que Zélaya est rentré au Honduras secrètement…

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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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