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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 18:36


sep21

ETATS-UNIS ISRAËL PALESTINE : UN SOMMET OBAMA-NETANYAHOU-ABBAS, MARDI, POURQUOI FAIRE ?

http://www.israelvalley.com/news/2009/09/21/24411/

 

 

Par Mati Ben-Avraham
Rubrique: Editorial
Publié le 21 septembre 2009 à 12:32


L’envoyé spécial du président Obama, Georges Mitchell, n’a pas ménagé sa peine, la semaine passée, de Jérusalem à Ramallah et retour, pour arrondir les angles entre Binyamin Netanyahou et Mahmoud Abbas. En vain. Les deux dirigeants ont campé sur leur position respective : un gel limité de la construction en Judée-Samarie pour le premier, l’arrêt de toute construction israélienne dans ces mêmes territoires en préalable à une reprise des négociations pour le second.

Et quand on sait que Barak Obama lui-même a échoué dans sa tentative d’amener l’Arabie saoudite à un geste de bonne volonté vis-à-vis d’Israël, afin de décrisper l’opinion publique israélienne, l’annonce, par la Maison blanche du sommet Obama-Netanyahou-Abbas, mardi à New-Yok, a sonné comme une charge héroïque.

Peut-on faire le bonheur des gens sans leur consentement ? Telle est la question ! Comme l’a si bien noté Nahum Barnéa, l’éditorialiste du quotidien Yédiot Aharonot : « …Netanyahou et Abbas préfèrent laisser la situation en l’état, pour ne pas aller au-devant de graves soucis politiques internes ; aucun des deux n’est Ben Gourion, ni Beguin, ni Rabin. » Ni De Gaulle, bien entendu !

Alors ? Que peut bien espérer Barak Obama d’un sommet imposé ? De quels atouts dispose-t-il que Mitchell n’avait pas dans les mains ? Son charisme personnel ? Sa capacité de persuasion ?

Ou la menace de couper les vivres aux uns et aux autres : somme toute, impossible aux uns et aux autres de faire fi de l’aide américaine, qui n’est pas que financière. A moins que le discours du président américain, demain à l’ONU, dans le recadrement de la politique étrangère américaine, ne rende au conflit israélo-palestinien sa véritable dimension : celui d’un conflit local, qu’il appartient aux dirigeants locaux de résoudre et si non, de confier à une Conférence internationale le soin de dénouer.
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 17:55

L'AMBASSADEUR CHRISTOPHE BIGOT a confié son émotion d’être de retour à Sdérot où il s’était déjà rendu à plusieurs reprises lorsqu’il était Premier Conseiller


http://www.israelvalley.com/news/2009/09/21/24406/france-israel-l-ambassadeur-christophe-bigot-a-confie-son-emotion-detre-de-retour-a-sderot-ou-il-setait-deja-rendu-a-plusieurs-reprises-lorsquil-etait-premier-conseiller


sep21

Par IsraelValley Desk
Rubrique: France - Israël
Publié le 21 septembre 2009 à 09:08

L’Ambassadeur de France en Israël, M. Christophe Bigot, s’est rendu à Sdérot la semaine dernière. Il s’agit de sa première visite dans cette ville depuis sa prise de fonctions au début du mois.

A cette occasion, l’Ambassadeur a rencontré des représentants de la communauté française de Sdérot et s’est entretenu avec le maire, M. David Bouskilla.

Lors de sa rencontre avec les représentants de la communauté française, Christophe Bigot a confié son émotion d’être de retour à Sdérot, où il s’était déjà rendu à plusieurs reprises lorsqu’il était Premier conseiller de l’Ambassade.

L’Ambassadeur a rappelé que lors de ses derniers déplacements à Sdérot, la ville et ses environs étaient les cibles quasi-quotidiennes des tirs de roquettes en provenance de la bande de Gaza et les victimes d’une agression terroriste inacceptable que la France et le Conseil de sécurité avaient vigoureusement condamnée.

« Aujourd’hui, malgré le calme relatif qui règne dans la région – 200 roquettes ont tout de même été tirées depuis le 8 janvier 2009 – j’ai voulu dire à la communauté française de Sdérot que la France ne l’avait pas oubliée, que nous restions présents, à l’écoute de ses problèmes », a-t-il souligné.

A quelques jours de la nouvelle année juive, l’Ambassadeur a formé le vœu que cette année soit celle de la libération de Guilad Shalit, réaffirmant l‘engagement de la France en faveur du soldat franco-israélien. Christophe Bigot a précisé qu’il était en contact étroit avec la famille du soldat, ainsi qu’avec le négociateur israélien, Hagaï Hadas, qu’il a rencontré cette semaine.

Il a également évoqué la reprise des négociations avec les Palestiniens, à la veille de l’Assemblée générale des Nations Unies, en indiquant que la France était persuadée de la nécessité de l’établissement d’un Etat palestinien dans l’intérêt même d’Israël, mais qu’elle connaissait aussi les risques et les sacrifices qu’Israéliens et Palestiniens devaient consentir pour arriver à cette paix. « Les obstacles sont de taille mais il n’y a pas d’alternative. La France a toujours joué au sein de la communauté internationale tout son rôle pour permettre que les négociations aboutissent, et offrir les garanties dont les parties ont besoin », a-t-il conclu./

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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 20:10

 http://oubangui.files.wordpress.com/2009/06/medvedev15.jpg

 

Le Président russe Dimitri Medvedev n’exclut pas des sanctions contre l’Iran, Reuters

Traduction : Marc Brzustowski

 

http://www.imra.org.il/story.php3?id=45784

 

SOURCE: JORDAN TIMES 16 Sept.'09:"Russian President Dimitri Medvedev does
not rule out Iran sanctions",Reuters

" Les sanctions ne sont pas efficaces dans l’ensemble, mais ... »

MOSCOU (Reuters) – Le Président russe Dmitri Medvedev a déclaré, le mardi 15 septembre qu’il n’excluait pas un nouveau train de sanctions contre l’Iran, du fait de son programme nucléaire. Le dirigeant du Kremlin a fait remarquer que l’Occident n’était pas seul à être préoccupé par l’Iran, mais a expliqué que la Communauté Internationale devait avancer avec précaution, lorsqu’elle parle de toutes éventuelles sanctions contre la République Islamique. Medvedev a déclaré devant le groupe Valdaï de discussion des experts de Russie, que : « Les sanctions ne sont pas très efficaces dans l’ensemble, mais, parfois, vous devez vous engager à des sanctions. » Le Président américain Obama, qui est entré en fonction en promettant des négociations en direction de l’Iran, a suggéré que Téhéran risquait des sanctions internationales plus sévères, s’il n’accepte pas des pourparlers de bon aloi, d’ici la fin du mois de spetembre.

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Sue Lerner - Associate, IMRA

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16 septembre 2009 3 16 /09 /septembre /2009 00:07

http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3d4f9f1c38-0337-4946-ac70-f2723387fa85.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

Obama pousse Israël à la guerre

par Bret Stephens, Wall Street Journal, le 15 septembre 2009

 http://www.objectif-info.com/index.php?id=1226

 

Titre Original : Obama Is Pushing Israel Toward War

 

Traduction : Patric Choffrut

 

Le président Obama ne saurait sous-traiter un problème de sécurité intérieure auprès d’un autre état

 

Les événements sont en train de précipiter Israël vers une frappe préventive sur les installations nucléaires iraniennes. Elle aura probablement lieu au printemps prochain. Il est possible que cette frappe échoue. Ou qu’elle réussisse au prix d’un baril de brut à 300 dollars, une guerre au Moyen Orient, et des soldats américains au milieu du terrain. Pourquoi alors le gouvernement Obama fait-il tout son possible pour accélérer le processus de guerre ?

 

Lors du dernier G-8 en Italie, il avait été décidé que l’Iran aurait jusqu’au 1er octobre pour commencer des négociations sur ses programmes nucléaires. L’Iran a donné sa réponse la semaine dernière. C’est non.

 

Par contre, ce que Téhéran nous a offert, c’est un document de cinq pages en guise de pied de nez diplomatique. Il commence en regrettant « les manières de penser impies qui prévalent dans les relations internationales » et continue on suggérant des discussions approfondies sur une variété de sujets : la démocratie, les droits de l’homme, le désarmement, le terrorisme, le « respect du droit des nations , » et d’autres domaines dans lesquels brille l’Iran. Y manque seulement la moindre mention du programme nucléaire de l’Iran, qui se trouve maintenant au point de bascule – et là-dessus, insistent Mahmoud Ahmadinejad et son chef Ali Khamenei, il n’y a rien à discuter.

 

Que doit donc faire le président des Etats-Unis face à ce document qui voue la négociation à l'échec ? Eh bien, prétendre qu'il n'en n'est rien. Les discussions commenceront donc le 1er octobre.

 

Cette position permet de persuader les dirigeants israéliens – qui sont loin d’être rassurés – que lorsque le Président Obama déclare qu’un Iran possédant l’arme nucléaire est « intolérable », c’est à peu près aussi sérieux qu’une remontrance salée à un adolescent difficile. Cette impression se trouve renforcée par sa décision de retirer l’Iran de l’ordre du jour de la réunion du Conseil de Sécurité de l’ONU qu'il dirigera le 24 septembre ; ou quand le ministre de la défense Robert Gates s’est publiquement opposé à des frappes militaires sur les installations nucléaires de l’Iran ; ou quand la Russie a annoncé qu’elle ne soutiendrait pas d’autres sanctions contre l’Iran.

 

Bref, les Israéliens en concluent que le gouvernement Obama ne lèvera pas le petit doigt pour arrêter l’Iran, même chose pour la « communauté internationale ». C’est la raison pour laquelle Israël poursuit une stratégie totalement différente – elle cherche dans les faits à pousser les Etats-Unis à empêcher, ou au moins à retarder une attaque israélienne, en imposant de sévères sanctions à l’Iran, voire en lançant des frappes militaires de sa propre initiative.

 

Ainsi, contrairement aux frappes aériennes contre le réacteur irakien en 1981 ou le réacteur syrien en 2007, qui avaient été planifiées dans le secret le plus absolu, les Israéliens ont fait tout leur possible pour faire connaître leurs craintes, leurs désirs, et leurs capacités militaires. Ils ont fait traverser le canal de Suez par des bâtiments militaires au vu du monde entier, ils ont conduit des exercices de combat aérien à longue portée qu’ils ont largement contribué à faire connaître. Contrairement à leur habitude, ils se sont montrés très diserts dans leurs réunions avec la presse, ne manquant pas une occasion pour exprimer leur confiance sur la capacité de leur pays à faire le boulot.

 

Or, le problème est que gouvernement Obama ne mord pas à l’hameçon, et l’on peut se demander pourquoi. Peut-être pense-t-il que sa diplomatie réussira, ou qu’il a tout le temps, ou qu’il peut convaincre les Israéliens à ne pas attaquer l’Iran. Ou bien il désire qu’Israël attaque l’Iran sans donner l’impression qu’il est d’accord avec eux. Ou encore il ne se préoccupe pas vraiment du problème

 

Mais Israël, elle, est très préoccupée. Et à force de retarder le moment où il faudra que les Etats Unis montrent les dents, les Israéliens seront bien capables de sentir qu’ils doivent procéder à ces frappes. Un rapport publié aujourd’hui par le Bipartisan Policy Center (un groupe de réflexion réunissant Républicains et Démocrates), et signé par le démocrate Chuck Robb, le républicain Dan Coats, et le général (à la retraite) Charles Ward, fait remarquer qu’avant l’année prochaine l’Iran sera « capable de produire suffisamment d’uranium enrichi pour fabriquer une bombe… en moins de deux mois. » Autre point critique qui va déterminer le calendrier israélien : la livraison attendue à l’Iran de batteries anti-aériennes russes S-300. Il est alors pratiquement certain qu’Israël aurait à frapper avant qu’elles soient livrées, peu importe qu'une bombe iranienne puisse être fabriquée dans les deux mois ou les deux ans.

 

Une attaque d’Israël est sans doute dans leur intérêt, mais cela dépendra totalement de la réussite ou non de leur frappe. En tout cas, il est de l’intérêt supérieur de l’Amérique que l’Iran n’accède pas à une véritable capacité nucléaire, quel que soit le niveau de sa technicité. C’est également vrai pour le Moyen Orient, qui n’a certes pas besoin d’une course aux armements nucléaires que déclencherait inévitablement la possession de la bombe par l’Iran.

 

Et là encore, il n’est pas de l’intérêt des Etats Unis qu’Israël soit l’instrument du désarmement de l’Iran. D’une part, il n’est pas sûr qu’Israël en soit capable. Les stratèges israéliens ne se gênent pas pour nous rappeler qu’il faudra sans doute procéder à d’autres frappes dans quelques années si l’Iran reconstruit ses installations. Et d’autre part, l’Iran pourrait répondre à une frappe israélienne non seulement par une frappe contre Israël, mais aussi contre les objectifs américains en Irak et dans le Golfe Persique.

 

Mais le plus grave, c’est qu’il s’agirait de l‘abandon par une super puissance d’une prérogative majeure : celle de décider de la guerre ou de la paix, et la faire sous-traiter par un autre état, fût-il un allié privilégié. Le Président Obama vient de céder au Premier Ministre Netanyahou le siège du conducteur dans le cas de l’Iran. Ce serait bien qu’il reprenne le volant et qu’il se rende compte que l’Iran n’a que faire de ses grands talents d’orateur. Et qu’il n’oublie pas la formule romaine, qui est parfaitement appropriée, Si vis pacem, para bellum.

 

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 23:48
Pourquoi Walt et Mearsheimer ont  tort

Par  David Makovsky

Traduction : Marc Brzustowski

 

Exclusivité du Jewish Week

http://www.thejewishweek.com/viewArticle/c37_a16705/News/National.html

 

Arabist position laid out in Walt and Mearsheimer’s book hasn’t stood up, argues the author.

 

La position arabiste prise dans le livre de Walt et Mearsheimer n’a pas tenu, selon l’auteur.

 

En ce second anniversaire de la publication du livre hautement controversé, “Le Lobby israélien et la politique étrangère américaine”, écrit par John Mearsheimer de l’Université de Chicago et Stephen Walt de l’Université d’Harvard, cela vaut la peine de noter que leur thèse centrale – selon laquelle Israël est un handicap stratégique et non un atout pour les Etats-Unis – est erronée, comme le prouve l’examen de la situation au Moyen-Orient aujourd’hui.


Alors que Mearsheimer et Walt concèdent que, durant la Guerre Froide, Israël a été un atout pour les Etats-Unis, ils suggèrent que dans la période de l’après- Guerre Froide et, certainement ,après le 11 septembre, quelle soit la valeur qu’il avait, elle aurait depuis longtemps été remplacée par ses inconvénients. Leur argument consiste à dire que sécuriser le pétrole et les bonnes relations avec le monde arabe devrait être le premier objectif des Etats-Unis au Moyen-Orient, et que notre association avec Israël et notre soutien fort (le concernant)  gêne l’atteinte de cet objectif.

Plus spécifiquement, ils écrivent que l’antipathie arabe et musulmane au sujet des Etats-Unis résulte de leur identification des Etats-Unis avec Israël.


Mais le Moyen-Orient est bien plus complexe qu’ils ne l’envisagent. Non seulement, la relation entre les Etats-Unis et Israël n’a jamais constitué une charge pour aucun  (des deux) pays, mais il a été, au moins à un certain point, un atout pour les régimes arabes, comme contrepoids au radicalisme.


L’approche de Mearsheimer et Walt apparaît refléter l’opinion de l’Ecole Arabiste au Département d’Etat. Cette école était largement prédominante durant la création d’Israël et dans les décennies qui ont suivi. Les Arabistes perçoivent Israël comme une gêne pour la capacité des Etats-Unis à établir des liens étroits avec le monde arabe. Selon leur pensée à somme nulle, tout pas en direction d’Israël représente nécessairement un pas en arrière à l’égard des Arabes. En d’autres termes, des liens avec un côté engendre(rait) une prise de distance vis-à-vis de l’autre.

Mais encore, les régimes arabes eux-mêmes ne pensent pas du tout de cette façon. Leurs actions sont conduites par leurs propres intérêts nationaux, et non par une perspective automatique (ou même calculée) à somme nulle. Si les Arabes ne se limitent pas eux-mêmes à cette approche, pourquoi les Etats-Unis le devraient-ils ? L’état d’esprit basé sur un calcul à somme nulle reflète une incapacité à apprécier les dynamiques complexes qui prévalent au Moyen-Orient.


Les Radicaux, dirigés par l’Iran, sont les ennemis, non seulement des Etats-Unis et d’Israël, mais également des principaux régimes arabes. Les Saoudiens et les six états du Golfe au complet pensent que l’Iran a des desseins hégémoniques sur le pétrole arabe. Les responsables importants au sein de ces états, autant que leurs homologues en Egypte, Jordanie et au Liban, craignent aussi l’Iran pour des raisons sécuritaires, territoriales et idéologiques. Ils perçoivent l’Iran comme hostile aux Arabes, pour des raisons relatives à un mixte d’incursions historiques de la part de la Perse dans le Monde Arabe, d’aspirations à la domination régionale, et de différences sectaires. Ils craignent que l’Iran fournisse de l’argent aux organisations militantes, comme le Hezbollah et le Hamas, de façon à ce que ces acteurs par procuration déstabilisent les régimes arabes et offrent un pied à terre à l’Iran dans le monde arabe sunnite. L’Iran pourrait, à leurs yeux, fomenter des troubles sociaux parmi les communautés chi’ites qui se trouvent précisément vivre dans les zones pétrolifères sensibles d’Arabie Saoudite et du Bahreïn. Et les régimes arabes craignent que le soutien iranien depuis l’extérieur, puisse alimenter l’extrémisme local.


Après tout, si l’Iran peut financer un Hamas Sunnite, pourquoi ne pourrait-il pas financer les Frères Musulmans en Egypte ou le Front de l’Action Islamique en Jordanie ?

C’est encore les Etats-Unis et Israël qui sont, souvent, les plus susceptibles d’agir – ou, au moins, qui servent en tant que forces les plus puissantes pour s‘y opposer – contre le Hamas et le Hezbollah et peut-être contre l’Iran, laissant les régimes arabes en bénéficier pendant qu’ils restent encore à bonne distance. Peu de gouvernements arabes pensent réellement qu’un Israël faible servirait leurs intérêts nationaux.  

Des intérêts convergents


Dans le monde de l’après 11 septembre, il existe de nombreuses manifestations d’intérêts convergents entre Israël et les régimes arabes, façonnés par une perception de leurs ennemis communs. Quatre cas récents éclairent ce point. Le premier, le bombardement israélien du réacteur syrien, suite auquel Israël est resté silencieux et, de manière très parlante, ainsi ont faits les Régimes arabes : en ne condamnant pas l’action, ils indiquaient leur déplaisir quant aux relations croissantes de la Syrie avec l’Iran.

Deuxièmement, la réaction arabe au déclenchement d’une guerre avec Israël en 2006. Les états arabes conduits par l’Arabie Saoudite ont été horrifiés que le Hezbollah parte en guerre sans la (sanction du) vote du gouvernement libanais – c’était une décision unilatérale, facilitée par l’afflux d’armes iraniennes. Beaucoup de régimes arabes ont été affligés par la performance militaire incomplète et le résultat non-concluant de cette guerre : les Arabes souhaitaient que le Hezbollah soit défait, pas qu’il émerge plus fort du conflit, alors qu’ils redoutent l’émergence de milices islamistes soutenues par l’Iran qui sont instrumentalisées pour bousculer l’ordre dans la région.


D’une façon jusque-là sans précédent, les régimes arabes ont publiquement blâmé le Hezbollah de s’être montré imprudent en lançant la guerre de 2006 contre Israël -  une déclaration inouïe dans une région où les régimes blâment, de façon calculée, Israël d'avoir déclenché les confrontations avec les Arabes et où ils ont historiquement justifié la « résistance » contre l’occupation israélienne.


Troisièmement, le soutien iranien au Hamas a encore ajouté aux craintes des régimes arabes à l’égard de l’Iran. Lorsque ce soutien se combine au programme nucléaire iranien émergent, les dirigeants arabes perçoivent un Iran en marche, sans aucune hésitation quand il faut faire tout ce qu’il peut pour mettre la pression sur eux. Au début du conflit de Gaza, en décembre dernier, les Ministres des affaires étrangères égyptien et saoudien ont publiquement blâmé le Hamas comme étant responsable de la crise. L’Egypte, le seul pays a posséder une frontière avec Gaza, a refusé –et refuse encore- de l’ouvrir aux Gazaouïs.


(Dans le même contexte, il existe également une convergence d’intérêts non déclarée entre Israël et l’Autorité Palestinienne, depuis que tous deux considèrent le Hamas comme un ennemi, et travaillent à réduire ses efforts économiques et militaires.)



Et quatrièmement, Israël et les Arabes partagent le même désir d’infléchir la sphère d’influence de l’Iran. On pense, de façon générale, qu’un Iran possédant l’arme nucléaire conduira l’Egypte et les Saoudiens (autant que la Turquie non-arabe) à suivre le même chemin.


Les Etats arabes redoutent également que si Téhéran obtenait la bombe, cela pourrait même conduire à la fourniture par l’Iran, de matériaux non-nucléaires à des acteurs non-étatiques. Ils reconnaissent aussi qu’un Iran nucléaire disposerait d’un bouclier derrière lequel il pourrait se livrer à une coercition plus forte de ses voisins en craignant bien moins qu’ils puissent lui répliquer.


Le rôle-clé de l’Amérique


Tout ce qui précède suggère que la réalité est plus complexe que Mearsheimer ou Walt ont jamais pris soin de la dépeindre ou de la comprendre. Les intérêts arabes et israéliens convergent souvent, et leurs différents niveaux de coopération contiennent avec succès diverses organisations radicales.


Notons que les guerres arabes contre Israël ont cessé en 1973, en partie parce qu’elles devenaient trop coûteuses à leurs yeux, autant militairement qu’économiquement, et en partie parce que les puissant liens militaires entre les Etats-Unis et Israël ont rendu de telles guerres impensables aujourd’hui. Des relations étroites entre les Etats-Unis et Israël évitent les bains de sang, ont conduit l’Egypte et la Jordanie (qui a combattu en 1948 et 1967, mais pas en 1973), l’une comme l’autre, à résoudre pacifiquement leurs conflits avec Israël, et ont contribué à amener la Syrie à la table de négociations. Des relations américano- israéliennes apauvries aurait envoyé les signaux opposés, en ouvrant certainement la porte à des combats sans fin.

En examinant plus scrupuleusement la période après 1973, il est frappant de voir à quel point les arguments des Arabistes s’évanouissent. Plutôt que d’affaiblir les relations des Etats-Unis avec les Arabes – l’essence même des suppositions arabistes – les pas en direction d’Israël ont bénéficié à l’Amérique. Ironiquement, ce fut précisément l’étroite relation entre les Etats-Unis et Israël après la guerre qui permit aux Etats-Unis de devenir un acteur diplomatique décisif au Moyen-Orient.


Finalement, considérons de quelle manière les engagements américains seraient perçus si nous nous éloignions d’Israël ? Si, comme le souhaitent Mearsheimer et Walt, les Etats-Unis se distançaient d’Israël, pourquoi donc un régime arabe croirait-il qu’un engagement américain à l’égard de son pays pourrait compter ? Cette question pourrait être posée, aussi bien par un allié qu’un adversaire. Ce serait le plus gigantesque coup de chance qu’on puisse imaginer pour les éléments islamistes les plus puissants, qu’il s’agisse d’al Qaeda ou de l’Iran, qui concevraient cela comme une consécration. Cela leur apporterait la signification que leur cause est scellée ou inévitable, et les pays à travers toute la région verraient alors les actions futures des Etats-Unis à travers ce prisme.


Par conséquent,  à une variété de niveaux, ces deux professeurs sont dans l’erreur. Une relation américano-israélienne forte reste une clé et une pierre de touche pour la paix au Moyen-Orient. Ensemble, un Israël fort et des Etats-Unis puissants ont effectivement dissuadé le conflit et empêché des bains de sang, et – heureusement –continueront à réduire le radicalisme avec succès, y compris les nouveaux dangers posés par la recherche, par l’Iran d’un ascendant régional.



David Makovsky est le co-auteur, avec Dennis Ross d’un nouvel ouvrage : “ Mythes, illusions et paix : trouver une nouvelle direction pour l’Amérique au Moyen-Orient” (Viking/Penguin, 2009). Il est également permanent distingué de Ziegler à l’Institut des politiques du Proche-Orient de Washington (Washington Institute for Near East Policy)

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 09:39





http://www.actu.co.il/2009/09/geert-wilders-attaque-barck-obama/


Le politicien néerlandais de droite, Geert Wilders, n’a pas la langue dans sa poche et aime « appeler un chat un chat ». Depuis des années, il lutte « contre la pénétration lente et insidieuse de l’Islam au sein de l’Europe » et l’a magistralement illustré dans son films « Fitna », dans lequel il établit le lien de causalité entre le message du Coran et le terrorisme.


Cette fois-ci, Wilders s’attaque à très grand: le Président des Etats-Unis, Barack Obama. Dans une interview accordée à un site Internet néerlandais, il critique sévèrement la politique du Président américain envers le monde musulman, allant jusqu’à le comparer à Neville Chamberlain, l’homme d’Etat britannique qui céda lâchement devant Hitler – en même temps que le français Daladier – lors des tristes Accords de Munich en 1938. « Il a quelque chose de Chamberlain, qui ne réussit pas à déceler qui est l’ennemi, ou qui veut même devenir son ami, s’imaginant pourvoir le calmer en discutant avec lui comme entre gentlemen », affirme Wilders au site www.nu.nl.


Wilders reconnaît lui-même « que la comparaison est sévère », mais dit « déceler dans l’attitude du Président américain la même naïveté irresponsable qu’avaient alors adopté Chamberlain et Daladier envers des forces totalitaires dont les intentions étaient pourtant claires ».


Wilders, dont le « Parti de la Liberté » jouit d’intentions de votes très encourageantes pour les prochaines élections, accuse Obama de « fermer les yeux devant la réalité du danger, comme s’il avait peur de s’y mesurer ». Il a conclu son interview avec une phrase qui sonne comme un air connu en Israël: « Nous devons préserver nos bonnes relations avec les Etats-Unis, car comme Israël, ils font partie de notre identité culturelle. Mais nous ne devons pas pour autant céder aux pressions américaines, notamment sur la question de l’entrée de la Turquie en Europe. Il ne faut pas se plier systématiquement à leur volonté »…

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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 15:37
Benjamin Netanyahu  Photo: AP
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Une affaire "trouble" qui semble relever du cafouillage quant aux échos dans la presse d'une visite discrète, voire secrète du Premier Ministre en Russie... et qui finirait par faire beaucoup de bruit. Si elle était réellement de cette nature, alors n'aurions-nous pas dû le savoir, sans quoi elle aurait dû relever d'une visite plus officielle.

D'autre part, malgré la coïncidence, également troublante, avec une récente affaire largement commentée dans la presse (dite de "l'Artic Sea"), rien ne prouve, non plus que l'agenda des parties prenantes doivent nécessairement se concentrer uniquement sur cette affaire, désormais passée et dénouée, quel que soit le contenu exact de l'évènement. On a déjà dit que la visite (cette fois, officielle) de Shimon Peres, à l'époque, s'y trouvait liée. Cela ferait bien des déplacements pour une même "affaire".

Si cette dernière rencontre israélo-russe a bien eu lieu (ce qu'on finit par reconnaître, côté gouvernemental), elle peut, tout aussi bien, avoir été préparatoire aux discussions sur le nucléaire iranien ou plusieurs autres affaires commerciales (parmi lesquelles, pourquoi pas, l'évocation des fournitures d'armes, de façon bien plus générale?). Toujours est-il que le résumé est un peu court, pour un voyage dont on ne sait pas qui, exactement, il aurait permis de rencontrer ou pas... Des plaintes à l'interne désignent, maintenant, du doigt, l'organisation selon Uzi Arad, cultivant un secret qui n'aurait pas eu lieu d'être. Il est gênant de constater cette absence de mise au diapason au sein d'une même équipe, à ce stade d'enjeux sécuritaires et autour de tels motifs de déplacement.

On évoque, bien entendu, notamment dans le Kommersant russe, la planification d'une décision, désormais urgente, la frappe des installations iraniennes. Là encore, pour l'aspect "secret", les spéculations vont bon train. On doutera quand même de la nécessité d'aller si "discrètement", s'entretenir des plans d'attaque au Kremlin...



Mystérieuse "disparition" de Benjamin Netanyahou

Israel-infos.net

 

http://www.israel-infos.net/Mysterieuse--disparition--de-Benjamin-Netanyahou-4573.html


jeudi 10 septembre 2009


Le Premier ministre israélien s’est rendu, lundi 7 septembre, en Russie, à bord d’un avion loué à une compagnie privée, pour une visite "liée à la sécurité de l’Etat" - tenue secrète même auprès de son proche entourage - accompagné de son conseiller à la Sécurité nationale Ouzi Arad, et du secrétaire à la Défense, Meïr Kalifi.

Le porte parole du gouvernement russe, Dimitri Paskov, a démenti pour sa part que Netanyahou ait rencontré le Premier ministre Vladimir Poutine, "dans le planning duquel ne figure aucune rencontre avec le chef du gouvernement israélien", et selon des estimations, qui ne sont confirmées par aucune source officielle, cette visite pourrait avoir un lien avec l’affaire de l’interception du cargo russe "Arctic Sea" au bord duquel se trouvaient des missiles S-300 à destination de l’Iran, information néanmoins catégoriquement rejetée par Moscou.

Secrets et mesonges /

 

Revue de la presse israélienne du service de Presse de l’ambassade de France en Israël

jeudi 10 septembre 2009

Maya Bengal – Maariv


La révélation du voyage du Premier ministre en Russie, en jet privé, a révélé aussi une bien triste réalité : l’absence de coordination, les conflits et les luttes de pouvoir au sein du bureau du Premier ministre.

Les fuites dans la presse concernant le voyage du Premier ministre proviennent, semble-t-il, de son cabinet. On estime que cette fuite vient du fait que de hauts responsables au sein du cabinet ont été tenus à l’écart du secret sur ordre du conseiller politique Uzi Arad, ce qui a éveillé la curiosité des médias.

Des membres du cabinet pointent du doigt Uzi Arad qui, selon eux, est incapable de travailler en équipe, ce qui fait que certains dossiers politiques ou de sécurité sont traités de manière irresponsable.

Netanyahu lui-même a déclaré en privé que ç’avait été « une erreur de cacher cette visite ». Une réunion s’est également tenue au sein du cabinet, la conclusion étant que « l’attitude, dans cette affaire, n’a pas été la bonne ».

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 08:54

BETHLEEM ISRAËL PALESTINE - Lancé par N. Sarkozy, le projet d'un parc industriel de Bethléem a vu le jour avant des initiatives du Japon, Allemagne et Turquie



sep04

Par IsraelValley Desk Actualité
Rubrique: Palestine
Publié le 4 septembre 2009 à 09:45

Une rencontre a réuni mercredi 2 septembre à Jérusalem le ministre israélien du développement, Silvan Shalom, et le ministre palestinien de l’économie, Bassem Khoury. Cette rencontre intervient à quelques semaines de l’inauguration officielle d’un parc industriel à Bethléem.

Le Monde.fr par Gilles Paris : “Lancé par le président français Nicolas Sarkozy en juin 2008, le projet de Bethléem a vu le jour avant des initiatives similaires mais plus anciennes soutenues par le Japon, l’Allemagne et la Turquie. Une rapidité relative qui s’explique principalement par le choix de situer ce parc en zone A, c’est-à-dire dans la petite partie des territoires contrôlés exclusivement par l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, et non en zone B et C, où Israël continue d’être le seul responsable en matière de sécurité.

Le parc est un projet entièrement franco-palestinien, financé à parts égales par les deux parties. L’Agence française de développement (AFD) s’est impliquée pour 10 des 50 de la partie française, les 40 restants ont été apportés par une fondation présidée par la philanthrope belge Corinne Evens. Côté palestinien, 40 % des fonds appartiennent au privé, soutenu par la Chambre de commerce de Bethléem. Le projet doit permettre, selon Bassem Khoury, “la création de 500 emplois par an pendant cinq ans”.


“LA PAIX ÉCONOMIQUE”...


Pour obtenir des Israéliens les autorisations nécessaires, la partie française a choisi de confier une mission de bons offices à une conseillère UMP de Paris, Valérie Hoffenberg, par ailleurs directrice pour la France de l’American Jewish Committee. “Je crois à ce projet, il doit non seulement redonner l’espoir à toute une région, mais aussi constituer une bonne affaire”, estime-t-elle. En août, cette conseillère a d’ailleurs été nommée “représentante spéciale de la France pour la dimension économique, culturelle, commerciale, éducative et environnementale du processus de paix au Proche-Orient”. Cette nomination a été contestée par l’association France-Palestine Solidarité, arguant du soutien apporté à Israël par l’American Jewish Committee.

Le projet de parc de Bethléem a fait l’objet d’un rare consensus entre Israéliens et Palestiniens. Alors que les discussions politiques sont au point mort depuis plus d’un an, l’initiative s’insère dans le concept de “paix économique” développé par M. Nétanyahou à l’occasion des élections de février.

M. Khoury et Mme Hoffenberg divergent sur certains aspects de la situation propre à Bethléem, notamment le tracé de la “clôture de sécurité” érigée en Cisjordanie par Israël pour prévenir officiellement les infiltrations, et dénoncée par les Palestiniens. Mme Hoffenberg juge ainsi qu’elle est “bienvenue si elle a permis de ramener la confiance” entre Israéliens et Palestiniens. Mais l’un et l’autre se disent convaincus que des mesures d’assouplissement ne peuvent permettre de faire l’économie de négociations politiques. “La paix économique, c’est une farce”, assure M. Khoury.
Gilles Paris

Source: Le Monde.fr par Gilles Paris (Copyrights)

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6 septembre 2009 7 06 /09 /septembre /2009 08:48

EXCLUSIF ISRAËL - UN NOUVEAU REGARD SUR LES RELATIONS RUSSIE ISRAËL - Sur le plan militaire, les relations privilégiées de la Russie avec la Syrie et l’Iran gênent beaucoup l’Etat hébreu.

EDITORIAL ANALYSE - Le 24 juillet dernier, un navire est arraisonné en mer Baltique par huit hommes armés. Officiellement, l’Arctic Sea transporte à son bord une cargaison de bois à destination de l’Algérie dont la valeur marchande est estimée à 1,5 millions de dollars. Sa disparition, rapidement signalée à Interpol, est alors interprétée comme un acte de piraterie et suscite une vaste mobilisation. Une vingtaine de pays participe aux recherches tandis que la Russie va jusqu’à déployer des sous-marins nucléaires.

Depuis Moscou, l’affaire est suivie de près par le président Dimitri Medvedev. L’implication du président russe fait naître le doute quant à la nature réelle de la marchandise. Comment le chef d’Etat d’une grande puissance peut-il s’impliquer personnellement dans une obscure affaire de livraison de bois ?

Au bout de trois semaines, le cargo est finalement intercepté au large du Cap-Vert par la marine russe, grâce à la coopération de l’OTAN qui parvient à le localiser. Les assaillants sont appréhendés le 14 août mais les autorités russes refusent de commenter l’opération.

L’affaire en reste là jusqu’à ce que l’Amiral Tarmo Kouts, responsable de la lutte contre la piraterie au sein de l’Union européenne, affirme cette semaine dans les colonnes du « Times » que l’Arctic Sea « ne transportait pas uniquement du bois, mais aussi des missiles destinés à l’Iran et la Syrie, deux ennemis d’Israël ». Au même moment, plusieurs journaux russes évoquent ouvertement l’hypothèse d’une attaque menée par les services secrets israéliens.

Pour la «Novaya Gazeta», les huit hommes armés qui se sont emparés du navire seraient en réalité des mercenaires recrutés par le Mossad. Ils auraient été employés pour neutraliser des missiles de croisières X-55 qui devaient être livrés au Moyen Orient. Cette version des faits a été démentie par Dimitri Rogozin, l’ambassadeur de Russie auprès de l’OTAN. Mais d’après le journal, la visite à Moscou, le 18 août dernier, du président israélien Shimon Peres serait directement liée à ce dossier.

Du coté de Jérusalem, seul l’ancien vice-ministre Ephraïm Sneh a officiellement commenté ces rumeurs en déclarant que “l’affaire de l’Arctic Sea avait intéressé beaucoup de monde en Israël et cela jusqu’au plus haut niveau”.

A ce titre, les révélations du « Times » sur le détournement du cargo laissent sans réponses plusieurs questions troublantes.

Si l’Arctic Sea transportait bien des armes de destruction massive, il convient de se demander comment une telle cargaison a pu être acheminée depuis un complexe militaire vers un navire sans que les autorités russes en soient informées.

Certes, depuis la chute de l’URSS dans les années 90, la mainmise d’organisations mafieuses sur un certain nombre d’armements de fabrication soviétique est un fait. Moscou ne pouvant à l’époque contrôler et surveiller tous les stocks de l’Armée rouge, beaucoup d’armes ont été retrouvées sur le marché noir. Vendues par des militaires nécessiteux ou avides, le trafic d’armes a alors contribué largement à enrichir la mafia russe. Mais aujourd’hui, ces organisations sont-elles totalement hors de contrôle ?

Cette affaire n’est également pas sans rappeler l’ambiguïté de la politique russe au Moyen Orient. En dépit du réchauffement des liens diplomatiques avec Israël, renforcé par l’essor récent de la coopération technologique entre les deux pays, Moscou a toujours tenu à préserver ses intérêts stratégiques dans la région.

Sur le plan militaire, ses relations privilégiées avec la Syrie et l’Iran gêne beaucoup l’Etat hébreu. A plusieurs reprises ces dernières années, craignant un boulversemement de l’équilibre des forces, le gouvernement israélien a tenté d’empêcher ou de ralentir la livraison d’armements sophistiqués à Damas et Téhéran, tel le système anti-missile S-300.

Mais derrière une compréhension de façade des préoccupations sécuritaires israéliennes, la réalité est tout autre. Comme au temps de la Guerre froide, la Russie voit à travers la Syrie un avant-poste lui permettant de jouer un rôle prépondérant au Moyen-Orient, tandis que l’Iran constitue un partenaire commercial de premier choix. Pour preuve, la vente d’armes à la Syrie, financée par l’Iran, rapporte plus de 5 milliards de dollars par an à l’industrie militaire russe.

Dernièrement, des avions de combat MIG-31E ont été vendus à Damas. Ces chasseurs-bombardiers, considérés comme les avions d’interception les plus perfectionnés au monde, constituent une nouvelle aubaine financière à laquelle la Russie peut difficilement renoncer.

Dans ces conditions, les relations israélo-russes affichent leurs limites. Pour autant, si l’affaire du cargo “Artctic Sea” se confirme, l’Etat hébreu prouve que lorsque sa sécurité est en jeu, il semble toujours en mesure de garder une longueur d’avance.

 

Les MiG-31E bientôt à Damas ?
Par AP
03.09.09

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251804479480&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull

La Russie confirme qu'elle a signé un contrat d'un montant d'un milliard de dollars avec Damas pour la vente de cinq avions de chasse perfectionnés.

 

Un avion de chasse MiG-29.
Photo: DR , JPost

Cependant, contrairement à ce qu'avait rapporté un quotidien russe mardi 1er septembre, la livraison à la Syrie des MiG-31E n'a pas encore eu lieu.
Il s'agit du dernier modèle d'avion de combat sortis des usines russes. La vente aurait été négociée lors de la dernière visite du patron du Kremlin en Syrie en novembre 2006.
Les responsables de la Défense israélienne se sont déclarés peu surpris par la décision de Moscou de vendre à Damas des avions de chasse perfectionnés, et inquiets que cet accord ne vienne modifier l'équilibre des pouvoirs dans la région.

"Actuellement, la force aérienne syrienne est obsolète", a expliqué un des responsables. "Si Damas se procure les MiG-31E, cela représentera alors une menace importante pour notre force aérienne."

 

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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 09:15

AFRIQUE ISRAËL - ECONOMIE et POLITIQUE - Des businessmen accompagnent Avigdor Lieberman en Afrique. Il inaugurera un Forum Economique Israélo-Ethiopien et se rendra en Éthiopie, Kenya, Ghana, Nigéria et Ouganda


http://www.israelvalley.com/news/2009/09/03/24157/


sep03

 

 

Par Daniel Rouach à Paris
Rubrique: Afrique
Publié le 3 septembre 2009 à 10:23

 

Le chiffre est peu connu : trente-neuf pays africains ont des liens bilatéraux avec l’Etat Hébreu. Le Ministre Lieberman a demandé aujourd’hui aux pays d’Afrique à contribuer à la paix au Proche-Orient : “Nous appelons l’Afrique à aider à promouvoir la modération et la réconciliation. Les liens de l’Afrique avec les pays arabes et du monde musulman dans le cadre de la Ligue Arabe, de la Conférence islamique ou de l’Union africaine placent les pays africains en position de contribuer positivement à la paix. Au sein même de l’UA, il est très important que les décisions et les activités des Etats africains reflètent une approche positive et constructive qui rejette les attitudes unilatérales contre Israël”.


En Ethiopie, Avigdor Lieberman rencontrera le Premier Ministre Meles Zenawi et inaugurera l’ouverture d’un Forum économique israélo-éthiopien. Il se trouve en Afrique depuis hier pour une tournée de 9 jours en Éthiopie, au Kenya, au Ghana, au Nigéria et en Ouganda. Lieberman est également accompagné de 20 hommes d’affaires des domaines de l’énergie, de l’agriculture et du transport maritime.


Il est important de savoir que les exportations israéliennes vers l’Afrique s’élèvent à quelques milliards de dollars par an : produits industriels divers, machines agricoles, fertilisants, engrais, etc…


La presse israélienne, et le Haaretz en particulier, traite le voyage de Lieberman en Afrique comme une “petite mission”. Etonnant, car Israël a toujours des milliers d’experts civils et militaires disséminés un peu partout sur le continent africain. Cela reflète bien la méconnaissance ambiante.


Il faut le reconnaître : Avigdor Lieberman est perspicace et a bien raison de s’intéresser à l’Afrique qui présente un potentiel politique et économique formidable pour le futur d’Israël.


Malheureusement, le nombre de Ministres israéliens qui se sont rendus ses dix dernières années en Afrique est très faible.


L’Afrique est le Continent “oublié” des hommes et femmes (Tsipi Livni, par exemple) politiques israéliens; alors qu’historiquement c’est bien là que Golda Meir avait construit sa première base de soutien politique d’Israël à l’ONU.


Pourtant l’Afrique aime beaucoup plus que ce que l’on croît Israël et ses prouesses technologiques et agricoles. De temps à autre une information sur ce thème apparaît.


Ainsi, en 2008 lors de la 8ème session de la Conférence des Parties (Cop8) de la Convention des Nations Unies pour Combattre la Désertification (UNCCD) qui a eu lieu à Madrid en septembre dernier, Israël avait organisé un événement visant à montrer sa participation importante dans le combat contre la désertification dans le monde, et son rôle dans le développement des régions arides.


C’est MASHAV, le Centre de Coopération Internationale rattaché au ministère des Affaires étrangères, qui avait présenté les réalisations israéliennes dans le monde et sa grande expertise dans le domaine de la lutte contre la désertification. Ce programme avait inclut un atelier pour les décideurs africains. Cet atelier, réalisé sous les auspices de l’UNCCD, avait permis aux participants d’observer les applications israéliennes sur le terrain.


Des programmes complémentaires sont développés en Afrique et sont menés en coopération avec le Département israélien sur la Désertification et le Développement des Régions arides.


ISRAELVALLEY PLUS

JPost : “Il s’agit de la première visite diplomatique israélienne en Afrique sub-saharienne mis à part l’Ethiopie depuis le voyage de David Levy (ancien ministre des Affaires étrangères) au Nigéria en 1991. Aucun Premier ministre israélien ne s’est rendu sur le continent depuis Itzhak Shamir en 1988.


Tout juste de retour d’Amérique latine pour une première visite diplomatique en 22 ans, Lieberman est attendu en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Nigeria et en Ouganda.


Selon le Ministre, cette visite s’inscrit dans le cadre d’”une ouverture diplomatique”. “Israël est absent de certaines régions du monde depuis de nombreuses années. Pendant mon voyage en Amérique du Sud, j’ai ressenti toute l’importance que certains pays accordaient à ma visite”, a-t-il ajouté.


En ce qui concerne l’Afrique, Avigdor Lieberman estime que de nouveaux échanges permettront notamment de renforcer la position israélienne lors de forums internationaux dans lesquels la présence africaine est importante. Parmi les sujets abordés pendant cette tournée de neuf jours figurera notamment l’influence iranienne sur le continent africain. Le ministre entamera son voyage par une visite en Ethiopie et finira par l’Ouganda, où sera organisée une cérémonie de commémoration dédiée à la mémoire des victimes du raid d’Entebbe en 1976”.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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