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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:45
Ce texte du Haaretz, exceptionnel par l'évènement qu'il célèbre, -quis'est déroulé en mars 2009 -m'a été transmis par Ftouh Souhail. J'avoue que je me suis montré, d'abord, sceptique, au vu de ce que nous apprenons, ces derniers temps, du rôle du Lobby Saoudien à Washington, et de son implication dans les orientations anti-israéliennes au sein de l'Administration Obama [c.f : La grande mystification d'Israël, de Sultan Knish : http://lessakele.over-blog.fr/article-35519715.html ].

D'autre part, ce texte ne fait pas abstraction du fait qu'une biographie scientifique, pour être validée en Arabie Saoudite, ne doit pas mentionner un exercice à Rehovot ou Jérusalem. Mais, au-delà des aspects diplomatiques, qu'on sait tendus (pas de normalisation à venir), ce précédent est suffisamment chargé de symbole (même s'il devait en rester là) pour susciter l'espoir d'une détente, à terme. Aussi, ne boudons pas le plaisir de partager avec le Professeur Ronald Lévy, l'émotion qui fut la sienne d'être le premier Juif récompensé par un prix Nobel Saoudien!

Voir également, à l'époque (21 avril 2009) :
http://www.israelvalley.com/news/2009/04/21/22475/




Un professeur américain devient le premier Juif à se voir gratifié d’un prix Nobel arabe.


 
Si l’on sait attendre suffisamment… les miracles peuvent advenir!



Par Natasha Mozgovaya, correspondante Haaretz Correspondant et service Haaretz  


Un professeur américain est devenu le premier Juif à remporter le prix international de Médecine du Roi Fayçal, connu du grand public comme le “prix Nobel arabe”.


Dr. Levy at work

Le Professeur de Standford Ronald Lévy, qui dirige le département d’oncologie de l’Université [ http://med.stanford.edu/labs/ronald_levy/], a déclaré au Haaretz, qu’en tant qu’Américain juif marié à une Israélienne, il ne lui avait jamais traversé l’esprit qu’il pourrait, un jour, remporter une compétition financée par l’Arabie Saoudite.


Après avoir été informé de sa victoire, Lévy s’est précipité pour verifier le site internet du concours, lorsqu’il a découvert que sa photo et sa biographie étaient déjà présentes sur la page d’accueil. Le Comité chargé de la remise du prix a correctement publié sa biographie, telle qu’il le lui avait soumise, à une exception sautant aux yeux : la ligne exposant ses travaux post-doctoraux à l’Institut Weizmann de Rehovot avait été supprimée.

Le prix, qui comprend la remise de 200 000 $, d’une médaille et d’un diplôme en anglais et en arabe, s’accompagnait également d’une invitation à un diner en compagnie du Roi saoudien Abdallah.

Lévy a raconté au Haaretz qu’il était certain que sa femme et ses filles ne seraient pas autorisées à assister à la cérémonie, du fait que leurs passeports sont remplis de visas israéliens et que son épouse et l’une de ses filles sont nées en Israël. A sa grande surprise, lorsqu’il se rendit au Consulat saoudien de Los Angeles, les préposés ont simplement estampillé leurs passeports, et personne n’a posé la moindre question.

 
En dépit de leurs craintes précédant le voyage, Lévy a exposé que sa famille a bénéficié de l’hospitalité royale Durant toute la durée du séjour en Arabie Saoudite. Il a expliqué que meme lorsque des gens étaient misau courant de sa religion et du passé de sa famille, il n’était pas traité de manière différente que n’importe qui d’autre. Lévy  raconte également que les Saoudiens se montraient fascinés à l’idée d’entendre ce que lui et d’autre visiteurs pensaient de leur pays et de savoir si leurs attentes s’avéraient fausses ou pas. La victoire de Lévy constitue la première occasion qu’un Juif l’ait emporté, depuis 30 ans qu’existe cette récompense ; ce que Lévy considère comme un signe que l’Arabie Saoudite devient progressivement plus ouverte.



Lévy a gagné ce prix pour sa participation au développement d’un medicament utilisé dans le traitement de nombreux types de cancer, qui est très largement perçu comme révolutionnaire.

 

cell transformation  Ronald Levy, M.D.
Professor and Chief
Division of Oncology
269 Campus Drive,
CCSR 1105,
Stanford, CA 94305
Ph: (650) 725-6452
Fax: (650) 725-1420

 

 

Depuis 30 ans, Lévy a cherché des méthodes d’amélioration du système immunitaire du corps humain afin de combattre le cancer. Ses recherches l’ont conduit au développement du concept selon lequel une drogue fabriquée à partir d’anticorps pourrait s’avérer efficace pour combattre le cancer.


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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 19:40

http://co118w.col118.mail.live.com/mail/SafeRedirect.aspx?hm__tg=http%3a%2f%2f65.55.40.199%2fatt%2fGetAttachment.aspx&hm__qs=file%3defa0a175-58e8-4563-a843-7aea2c7569b7.png%26ct%3daW1hZ2UvcG5n%26name%3daW1hZ2UwMDIucG5n%26inline%3d1%26rfc%3d0%26empty%3dFalse%26imgsrc%3dcid%253aimage002.png%254001CA2A46.DEF02D80&oneredir=1&ip=10.12.162.8&d=d6034&mf=0&a=01_9fc9ca03802162947a780b74c272c7c0b46a593b65efd63e69d0177ff42f502c

L’homme du pétrole d’Obama

par Tait Trussell pour Front page Magazine le 2 septembre 2009

http://www.objectif-info.com/index.php?id=1218

 

Titre original : Obama’s Oil Man

Traduction : Objectif-info

 

 

Rédaction d’Objectif-info :


Après l’excellente étude de Sultan Knish qui établit le rôle du lobby saoudien dans la politique américaine au Moyen Orient et ses conséquences pour Israël, le présent article extrait de Frontpage Magazine traite aussi des relations entre le pouvoir américain et le pétrole, sous l’angle cette fois du rôle occulte de Georges Soros. Le financier enrichi naguère par une spéculation contre la Livre britannique, s’avère être l’un des personnages d’influence de l’administration Obama. On sait que ce même Soros a été le promoteur de J-Street, une toute nouvelle organisation juive censément « pro-israël » mais étrangement financée par des fonds arabes et férocement hostile à la cause d’Israël. On peut ainsi identifier un peu mieux les forces qui téléguident dans l’ombre la coupure entre les juifs américains et Israël et la politique d’humiliation de l’état juif de l’administration en place. L’omniprésence du pétrole donne aussi des indications sur les valeurs morales qui animent ce marigot.

 

Le président Obama ne manque pas de savoir-faire quand il faut récompenser ceux qui lui ont ouvert les portes du bureau ovale. Un financier d’extrême-gauche, Georges Soros, s’avère aujourd’hui être en première position dans le groupe qui le parraine.

 

Une juste gratification était due à Soros. Il avait été une soutien précoce d’Obama, le premier pourvoyeur de fonds de comités d’action politiques comme MoveOn.org, et il avait joué un rôle décisif en orchestrant la mobilisation des électeurs et le marketing politique pour le compte du candidat alors novice. Le triomphe d’Obama dans les primaires du parti démocrate sur des adversaires de grande notoriété était dû pour une bonne part aux poches profondes de Soros et à son engagement politique.

 

Pour ce dernier, il est temps à présent de ramasser les dividendes de son investissement. Le Wall Street Journal vient d’annoncer que l’administration Obama a pris des engagements à hauteur de 10 milliards de dollars dans Petrobras, une compagnie pétrolière publique brésilienne, pour financer l’exploration pétrolière en haute mer dans la zone côtière de ce pays.

 

Or Obama était traditionnellement opposé à la multiplication des forages pétroliers. Il ne s’agissait pas seulement d’une décision stratégique prise dans le seul but de faire plaisir aux tenants de la gauche écologiste, mais aussi d’un choix personnel dans la mesure où Obama était sincèrement convaincu que les forages occasionnent de grave dommages à l’environnement naturel. C’est pourquoi, à l’époque où il était sénateur, il vota contre une autorisation pour les États-Unis d’effectuer des forages pour rechercher du pétrole et du gaz dans les Réserves naturelles nationale de l’Arctique, sous le prétexte que ce serait un crime de ravager un « patrimoine magnifique ». De même, au cours de la campagne présidentielle de l’année dernière, il mettait en garde contre les « conséquences environnementales » des forages pétroliers et soulignait que « ce n’est pas avec des forages que nous trouverons une solution à notre problème[d’énergie]. »

 

Mais il semble que Soros en soit capable, lui. Le président a choisi d’aider une nation à mettre en œuvre le type précis de forages auquel il s’oppose avec tant de véhémence pour son pays, et la raison semble être que Soros a inverti 811 millions de dollars dans Petrobas. Cette compagnie vient de devenir la plus importante participation du fonds d’investissement de Soros. Le lien entre celui-ci et la compagnie n’a rien de secret ; il investit dans Petrobas depuis 2007. Un projet juteux, Petrobas a estimé les réserves disponibles du champ pétrolier du nom de Tupi entre 5 et 8 milliards de barils. Avec son avance pour des montants atteignant des milliards de dollars, Obama sponsorise des politiques qui visent un changement d’échelle de cette production.

 

Le prêt à Petrobas est sans doute une manne pour Soros et pour le Brésil, mais c’est une mauvaise affaire pour les États-Unis. L’administration se prépare à prêter dix milliards de dollars à une compagnie étrangère pour réaliser des forages pétroliers sur sa bande côtière alors qu’il pourrait obtenir un revenu de 1,700 milliards de dollars pour le gouvernement et créer des milliers de nouveaux emplois en autorisant les forages sur les côtes américaines.

 

Il ne s’agit pas d’une spéculation fumeuse. L’Institut américain du pétrole estime que l’exploration pétrolière aux États-Unis peut créer 160.000 nouveau emplois bien payés, ainsi que 1700 milliards de dollars de revenus pour l’état fédéral et les exécutifs locaux, et à la clé une consolidation de la sécurité énergétique du pays. Selon les données fédérales du Service de gestion des gisements miniers du Département américain de l’intérieur, les États-Unis ont assez de pétrole et de gaz naturel pour chauffer 60 millions de logements pendant 160 ans. De fait, le gouvernement estime qu’il y a 30 milliards de barils de pétrole non localisés, mais qui seront techniquement accessibles, dans des zones où l’exploitation est actuellement interdite. Mais plutôt qu’investir dans l’avenir énergétique du pays, l’administration semble disposée à offrir un pot-de-vin coûteux à un allié politique dans une époque de récession économique et de taux de chômage élevé.

 

Cette affaire de pétrole dégage une senteur pestilentielle pour d’autre raisons encore. Par exemple, pour l’hypocrisie fétide de Soros, un partisan enthousiaste de la théorie du réchauffement climatique et de la gauche écologique, qui investit dans l’énergie fossile qu’il a l’habitude de condamner, en partie avec l’argent des contribuables. Pendant des années, Soros a poussé à l’adoption d’un impôt carbone mondial pour sanctionner les entreprises qui contribuent au réchauffement climatique. Mais cela ne l’empêche pas d’investir massivement dans Petrobas.

 

L’association rentable entre Soros et Obama s’étend au-delà du pétrole. Elle joue aussi un rôle dans le débat sur le système de santé. Les manifestations énormes pour la mise en œuvre du système universel de protection de la santé d’Obama sont pour une bonne part des opérations financées par Soros. Des dizaines de milliers de personnes ont ainsi convergé dans la capitale du pays pour soutenir le plan d’Obama pour la santé. La manifestation était organisée par Protection de la santé pour l’Amérique maintenant ! (Health Care For America Now ! HCAN), un nouveau mouvement populaire de plus de 1000 organisations implantées dans 46 états, réunissant 30 millions de militants favorables à une réforme immédiate de la santé.

 

Cette organisation « populaire » ressemble plus à un gang composé de groupes d’extrême gauche agissant en réseau. Parmi les 21 membres de son comité de direction, on compte des groupes financés par Soros comme ACORN, MoveOn.org, et le Centre pour le Progrès de l’Amérique (Center for American Progress CAP) dirigé par l’ancien chef de cabinet de Clinton, John Podesta, qui est aussi l’un des conseillers clés d’Obama. L’Institut pour une société ouverte, la fondation caritative de Soros, a donné 1,75 millions de dollars à CAP en 2007 et approuvé un prêt de 1,25 millions en sa faveur.

 

La collusion d’Obama avec Soros et ses sbires du moment est un tournant malheureux pour une administration qui est arrivée aux affaires en promettant une transparence sans précédent de la Maison Blanche. Soros versera certainement sa part à Obama. En attendant, avec ce prêt de plusieurs milliards de dollars consenti à une compagnie brésilienne, le président se montre plus généreux pour Soros que pour les électeurs qui lui ont confié la conduite du pays.

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 08:45

Nous avions récemment consacré une série d'articles à des continents plus éloignés comme l'Amérique Latine, mais la Corne de l'Afrique n'est jamais réellement sortie de nos sujets de préoccupation, avec un compte-rendu sur les activités iraniennes en Afrique de l'Est : http://lessakele.over-blog.fr/article-35119739.html, ou les conflits récurrents dans les zones "chaudes" de la Somalie , possible base de repli pour al Qaeda : http://lessakele.over-blog.fr/article-34870040.html, et du Yémen, à l'embouchure de la Péninsule Arabique et de la Mer Rouge :

http://lessakele.over-blog.fr/article-35357099.html.

L'ensemble des périples organisés par le Ministère des Affaires étrangères israélien pour Avigdor Lieberman semble bien d'assurer la sécurisation de zones-clés dans le conflit qui pointe à l'horizon, face aux vélléités nucléaires et hégémoniques de l'Iran, la question du terrorisme n'étant jamais absente de l'agenda. Cette fois le Ministre va rencontrer les cercles dirigeants politiques et économiques de 5 pays, dont plusieurs, tels que l'Ethiopie et le Kenya, nouent des relations suivies avec Israël, depuis des décennies. Israël, réputé pour ses capacités de développement en hydrologie et agriculture, participe depuis longtemps à des projets de valorisation des ressources, en Afrique. D'autres pays lui sont très proches par leur histoire tragique, mais récente, qui ne seront pas visités cette fois, tels que le Rwanda...

Paradoxalement, nous dirions que la récente provocation de l'omnipotent dictateur Kadhafi tombait bien, lorsqu'il rend Israël responsable de tous les maux de l'Afrique, avec des accents qui ne sont pas sans rappeler les siècles de colonisation arabe de ce continent, le pillage, l'esclavage, la traite négrière, la ruine de civilisations pré-islamiques raffinées et avancées, jusqu'au coeur du Sahel, à l'image de celle , ensuite restaurée, par le Négus, Roi des Rois, hissant l'emblème de Judas, descendant du Roi Salomon et de la Reine de Sabbah, Haïlé Selassié. A tout prendre, en effet, les Africains pourront comparer l'offre de service et les projets de développement dont se montrent capables les uns ou les autres!

Quant au rôle que le nouveau Gouvernement israélien fait jouer à Avigdor Lieberman, nous dirons qu'il se trouve là où il faut quand il faut : Asie Centrale, Russie, Amérique du Sud et maintenant Afrique de l'Est. De fait, il se trouve missionné hors du "cercle de lumière" du conflit israélo-palestinien, par des Américains, Européens, et pays Arabes qui semblent faire une fixation ostracisante, autrefois durement éprouvée par Ariel Sharon, cette fois contre lui, ne lui laissant aucune chance de présenter d'autres aspects jusque-là ignorés de son profil. De plus, il explique que, résidant au-delà de la "ligne verte", il ne peut pas être juge et parti, dans le règlement de la question des implantations.

Il semble donc que ce soit instaurée, en Israël, une politique étrangère à double-détente, l'une concernant les tensions avec les principaux alliés, dont le dossier est maîtrisé par le duo Netanyahou-Barak. L'autre s'attache à la vieille stratégie "périphérique" de Ben Gurion, conscient de l'hostilité des pays arabes limitrophes, et compensant ce désavantage par des liens très forts avec des pays en apparence éloignés, mais dont les relations sont essentielles pour l'avenir. 

Racisme kadhafiste (devenu le pantin africain des Etats-Unis et de l'Europe, autant qu'il se sert d'eux) dans un cas, ostracisme européo-américain dans l'autre, ignorance, surtout de la persévérance juive qui finit toujours par payer... On refusera de croire qu'il s'agisse d'une "mise au placard", bien plutôt d'une spécialisation dans l'inter-connaissance avec les pays émergents qui, par leur dynamisme, surprendront demain les prétendus "maîtres de ce monde"...

Tournée africaine
Par HERB KEINON
02.09.09
I


Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, s'envole mercredi pour un voyage de neuf jours en Afrique. Il s'agit de la première visite diplomatique israélienne en Afrique sub-saharienne - mis à part l'Ethiopie - depuis le voyage de David Levy au Nigeria en 1991. Aucun Premier ministre israélien ne s'est rendu sur le continent depuis Itzhak Shamir en 1988.

Le ministre des Affaires étrangères, Avigdor Lieberman, s'envole pour une visite de neuf jours en Afrique.
Photo: AP , JPost


Tout juste de retour d'Amérique latine - pour une première visite diplomatique en 22 ans -, Lieberman est attendu en Ethiopie, au Kenya, au Ghana, au Nigeria et en Ouganda.


Selon le ministre, cette visite s'inscrit dans le cadre d'"une ouverture diplomatique". "Israël est absent de certaines régions du monde depuis de nombreuses années. Pendant mon voyage en Amérique du Sud, j'ai ressenti toute l'importance que certains pays accordaient à ma visite", a-t-il ajouté.


En ce qui concerne l'Afrique, Avigdor Lieberman estime que de nouveaux échanges permettront notamment de renforcer la position israélienne lors de forums internationaux dans lesquels la présence africaine est importante.


Ecarté des négociations israélo-américaines ainsi que du processus de paix, Lieberman chercherait peut-être d'autres thématiques diplomatiques sur lesquelles se concentrer, selon plusieurs sources du ministère.


Deux jours seulement avant le départ de Lieberman, le président libyen Muammar Khadafi avait déclaré qu'Israël était responsable de tous les malheurs africains. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Ygal Palmor, a immédiatement répondu en qualifiant Khadafi de "clown" dont les déclarations "ne sont jamais prises au sérieux".


Parmi les sujets abordés pendant cette tournée de neuf jours figurera notamment l'influence iranienne sur le continent africain. Le ministre entamera son voyage par une visite en Ethiopie et finira par l'Ouganda, où sera organisée une cérémonie de commémoration dédiée à la mémoire des victimes du raid d'Entebbe en 1976.



    
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:17

La grande mystification d’Israël

par Sultan Knish sur son blog, le 30 août 2009
Par
Thème : Proche-Orient
Titre original : The Big Israel Lie

Traduction : Objectif-info

Rédaction d’Objectif-info :

Voici un texte majeur, indispensable pour comprendre le tournant inauguré par la furieuse campagne publique d’Obama contre Israël menée ces derniers mois, qui l’a conduit à ne plus recueillir que 4% des suffrages israéliens. Obama rend un sacré service aux admirateurs du petit état du Proche Orient et aux partisans de sa survie dans une région hautement hostile. Il a permis en effet de bien comprendre que les alliances liées au pétrole demeurent l’obsession numéro 1 des États-Unis, quelque soit le président, et que Washington a amoureusement capitulé, depuis longtemps, devant les lobby qui représentent ces alliances. Par ricochet Obama met aussi en évidence la pusillanimité de nombreux juifs américains, plus enclins aux diners pompeux et aux activités de représentation qu’à l’atteinte de résultats. Leur stratégie est à repenser du tout au tout. Enfin l’article de Sultan Knish pointe la faiblesse évidente d’Israël et son influence nécessairement limitée dans une région aux enjeux majeurs. C’est sur la base de ces réalités amères et non de fantasmes creux et commodes qu’Israël doit trouver son chemin et que ses soutiens doivent repenser leur action.


Deux contrevérités liées entre elles sont au cœur de tous les débats au sujet d’Israël en Amérique. La première affirme que la route de la paix au Moyen-Orient est entre les mains d’Israël. La seconde est qu’Israël influence la politique américaine à son profit. Ces mystifications ne sont pas le produit de l'ignorance ou du malentendu. Elles découlent d'une campagne de propagande efficace menée par des individus en costume et cravate, les représentants officieux du lobby saoudien qui domine la politique américaine au Moyen-Orient. Cette campagne a eu pour objectif d’imposer l’idée qu’Israël est l'axe autour duquel le Moyen-Orient et l'Amérique tournent, afin d’en faire la cible de tous les tirs. Et c'est une campagne qui a méchamment réussi jusqu'ici.


A présent, arrêtons-nous un moment sur ces mystifications.


Au sein du Moyen-Orient, Israël est matériellement insignifiant. Avec 8.500 miles carrés, Israël ne s’ajuste pas tout à fait à la taille de la Pennsylvanie : il représente le cinquième de la Jordanie, le huitième de la Syrie et le douzième de l'Égypte. En un mot, Israël est plus petit en surface et en population que tous les pays qui sont à ses frontières. Si on regardait le Moyen-Orient depuis l'espace, on couvrirait la totalité d’Israël avec l’ongle.
Israël a vaincu militairement tous ces pays et il a la meilleure armée de la région. Mais c’est parce que si ce n’était pas le cas, il n'existerait plus. La puissance militaire d’Israël n’est pas le produit d’une volonté de conquête, mais la condition du maintien de son intégrité territoriale et de la protection de ses citoyens contre des agressions. Les voisins d’Israël n'ont jamais dû travailler aussi dur et dépenser autant pour leurs propres forces armées parce qu'ils n'en n’ont pas vraiment eu besoin. Pour eux une armée forte ne relève pas d’une stratégie de survie, ce n’est qu’une option.


Tout ceux qui tempêtent à n’en plus finir sur les implantations israéliennes en Cisjordanie et à Gaza comme preuve que ce pays veut s’approprier des terres, oublient que la Jordanie avait annexé la Cisjordanie deux ans seulement après que ses forces s’en soient emparées lors de la guerre d'indépendance d’Israël de 1948. Israël n'a pas annexé la Cisjordanie, même après quatre décennies, et il l’a inclue dans des négociations de paix année après année. Ce n'est pas la politique d'un régime agressif, affamé de terres. Ce n'est pas le comportement d'un pays qui maintient ses voisins éveillés tard la nuit. Alors que pendant un demi siècle les dirigeants israéliens ont passé leurs nuits à s’inquiéter d'une guerre, ses voisins savaient que la guerre dépendait d’options qu’ils choisiraient eux-mêmes.


Ce que cela signifie, c’est qu’en réalité Israël a très peu d’influence au-delà de ses frontières. De petite taille, sans projet expansionniste hors de ses frontières, étant l’un des deux seuls états non-arabes et le seul état non-musulman de la région… l’impact d’Israël sur le reste du Moyen-Orient est étonnamment limité. Pour obtenir une image correcte du rôle d'Israël au Moyen-Orient, il faut imager que Singapour s’échoue dans une région de l'Afrique déchirée par la guerre. Il peut être attaqué, résister, mais il ne peut pas avoir une réelle influence sur la situation locale.


C'est pourquoi Israël reste étranger aux chambardements de la région. Le glissement du nationalisme arabe à l'islamisme, les matraquages et les effusions de sang entre Chiite et Sunnites sont des événements qu’Israël observe à distance. Israël n'est pas partie prenante des conflits idéologiques du Moyen-Orient, parce qu'il ne partage pas la religion, l’identité ethnique ou quoi que ce soit d’autre avec ses voisins. Ses relations diplomatiques avec eux sont essentiellement formelles, jamais intimes. En conséquence, Israël a très peu influence politique sur le Moyen-Orient, et le peu d'influence qu’il a s’exerce sur ses voisins immédiats, comme le Liban et la Jordanie, qui sont eux aussi assez petits à l'échelle du Moyen-Orient.


En outre Israël et ses voisins se trouvent dans la partie du Moyen-Orient qui a perdu de son importance en raison de son absence de pétrole. Il fut un temps où l'Égypte et la Jordanie étaient considérées comme les principaux acteurs régionaux, mais elles ont toutes deux été marginalisées il y a bien longtemps par le pétrole de la riche Arabie Saoudite, de l’Iran et des Émirats arabes unis, qui n’ont pas de frontières avec Israël. Alors que les diplomates et les experts sont obsédés par la Cisjordanie et Gaza, les évènements qui se déroulent dans cette zone n’ont pratiquement aucun impact sur ce qui se produit là où se trouvent le pétrole et la puissance.


La route de la paix au Moyen-Orient ne passe pas par Israël, et pas même à proximité de ce pays. Un coup d’œil rapide sur une carte montre à quel point on s’écarte du sentier battu d’Israël quand on s’approche véritablement du pétrole et des enjeux de pouvoir d’importance mondiale. Ce n'est pas le fantasme du lobby israélien sur le modèle des Protocoles des Sages de Sion qui fixe les données de la puissance globale au Moyen-Orient, c’est la propriété du pétrole. Et si Israël possède de l'huile d'olive en abondance, ce n’est pas le genre d'huile qui intéresse le monde.


Depuis les années 70, la véritable lutte pour le pouvoir au Moyen-Orient s’est déportée vers les états riches en pétrole, vers l’Iran, l’Irak, l’Arabie Saoudite et les état du Golfe. L'Iran et l'Irak ont choisi d’édifier des armées, l’Arabie Saoudite et les état du Golfe ont plutôt investi dans l’influence politique à Washington et ils laissent les États-Unis combattre pour leur compte. Cette stratégie a été payante dans la guerre du Golfe et lors de l’opération Liberté de l’Irak qui ont libéré le Koweït et permis à l'Arabie Saoudite d’éloigner la botte de Saddam de sa gorge. Israël n'a jamais été soumis par Saddam à un risque excédant quelques bombes et roquettes. En revanche l'Arabie Saoudite et le Koweït jouaient leur survie.


Une fois Saddam hors jeu, l'Iran et l'Arabie Saoudite ont financé des insurrections Sunnites et Chiites en Irak pour s’emparer de son pétrole. Comme position de repli au cas où l'Iran parviendrait à avaler l'Irak avant de s’en prendre à eux, les cheiks et les princes continuent de faire des investissements énormes sous forme de participations dans des compagnies et d’acquisitions de propriétés en Amérique et en Europe, pour le cas où ils devraient prendre rapidement un avion et s’éloigner de la région.


Que l’on raye Israël de la région, comme tant de diplomates et d’experts le voudraient, et ce tableau resterait exactement le même. Alors quelle est l’influence d’Israël dans la région, et pourquoi le chemin de la paix moyen-orientale passe-t-il par lui ? La réponse est que ce n’est pas vrai. Il y a des diplomates qui choisissent de critiquer l’alliance de l’ Amérique avec Israël à cause de ses problèmes d'image, mais les alliances sont dictées par des intérêts. L'alliance de l'Amérique avec Israël, tout comme avec l’Arabie Saoudite, est l’expression d'intérêts, pas d’émotions. L’hostilité de l'Iran envers l'Amérique est le produit d’une hostilité religieuse, d’une l'animosité historique et de sa volonté de mettre la main sur le Moyen-Orient autant qu’il sera en son pouvoir.


Tournons-nous à présent vers Washington. Le mythe de la toute-puissance du lobby d’Israël a été activement mis sur le marché depuis des décennies. Mais jetons un coup d'œil sur ce qu’est vraiment la puissance de ce lobby.


Si le soi-disant lobby est si puissant, pourquoi après toutes ces décennies, les États-Unis n'ont-ils pas reconnu Jérusalem comme capitale d’Israël ? Les candidats à la présidence américaine rendent rituellement visite à l’AIPAC pour promettre que Jérusalem sera reconnue comme capitale d’Israël. Bill Clinton l'a fait, Bush a promis que ce serait l'un des premiers actes de son mandat, Obama l'a garanti. Et une fois en charge, non seulement ils ne tiennent pas leur promesse, mais ils signent rituellement des documents qui empêchent Jérusalem de recevoir le statut de capitale d’Israël.


Il n’y a qu’une nation dont la capitale n'est pas reconnue par les États-Unis. Les médias dominants et les nombreux membres officieux en costume et cravate du lobby saoudien font croire que cette nation contrôle aussi l’Amérique. L’histoire d’un lobby israélien puissant devant lequel tout le monde tremble à Washington n’est pas compatible avec ce seul fait, ni avec beaucoup d'autres.


Par exemple, dans tous les accords de paix passés sous médiation américaine Israël a abandonné des terres et n'a jamais acquis un territoire quelconque à titre permanent. Si Israël est bien expansionniste et s’il contrôle le gouvernement des États-Unis, n’aurait-on pas pris une autre direction ? Ainsi à Camp David, Carter fit pression sur Begin pour qu’il cède des terres qui représentaient plusieurs fois la surface d’Israël. Carter n'a pas exercé de pressions sur Sadate pour qu’il abandonne des terres à Israël. Au cours du processus de paix avec l’OLP, les quatre dernières administrations américaines ont fait pression sur Israël pour qu’il transfère un territoire de dimension considérable sous le contrôle de cette organisation. A aucun moment il n’a été prévu que l'Égypte et la Jordanie fassent de même. Est-ce que tout cela ressemble aux résultats d’un puissant lobby israélien ?


Les défenseurs du slogan "Israël mène Washington par le bout du nez" affirmeront que les États-Unis auraient dû exercer beaucoup plus de pressions sur Israël. Comme si Israël pouvait faire plus sans commettre un suicide. Pourquoi alors les États-Unis n’ont-ils pas fait pression sur la Turquie pour mettre un terme à son occupation de Chypre, pourquoi n’ont-ils pas exigé que l'Espagne crée un état pour les Basques ? Le lobby turc et le lobby espagnol sont plus puissants que le lobby israélien. Ou alors Israël est pris pour cible par les soins d’un lobby beaucoup plus influent, celui d’Arabie saoudite.


Le "lobby d’Israël" s’occupe principalement des négociations liées au commerce d’armements entre les États-Unis et Israël en partie au titre de l’aide étrangère, et des résolutions non contraignantes du Congrès qui ont autant de force qu'une décision municipale qui baptiserait le mardi, Journée Mondiale des Brins d’Herbe. La plupart des membres du Congrès sont étiquetés comme pro-israéliens, principalement parce que c’est facile, que cela ne leur coûte rien et leur permet d’engranger quelques voix ci et là. Il est assez facile de voter ou de parrainer une résolution pro-israélienne ponctuelle qui n’aboutira qu’à accumuler de la poussière sur des étagères, parce qu’elle ne sera pas appliquée. C’est si ridiculement facile que même Barack Obama l'a fait. Elles ont si peu de signification qu'aucun président ne les prend au sérieux. Toute mesure qui a une force juridique réelle est régulièrement présentée sous une forme telle que le président peut l'écarter ou la mettre de côté si elle interfère avec la politique de l'administration. C’est exactement ce qui arrive presque toujours.


La plupart des membres du Congrès peuvent ainsi faire état de leur vote ou de leur parrainage d’une résolution pro-israélienne au moment des élections, devant des auditoires juifs crédules qui ne comprennent pas que l’acte 2012 sur l’Amitié avec Israël, l’acte 2043 sur l’Interdiction des dons aux terroristes, ou l’acte « Cette fois, nous le ferons vraiment » ont autant d’utilité pratique qu’un téléphone cellulaire au Sahara. Et que les membres du Congrès réellement partisans d’Israël sont rares quand la question est importante. Leur prise de parti pour Israël est un exercice de relations publiques. Tout cela ne ressemble pas à l’emprise d’un puissant lobby sur un gouvernement. Si l’on veut s’en rendre compte, il suffit de jeter un coup d'œil sur les lobbyistes de l’industrie pharmaceutique ou de l'industrie du câble. Ou sur le lobby saoudien qui, au lieu de perdre son temps avec des dîners à base de poulet caoutchouteux pour les politiciens, a construit un réseau dense de contacts, des lobbyistes officieux en costume cravate, d’anciens politiciens, des diplomates et des journalistes qui sont des experts de la promotion de l’agenda de ce pays.


Pour déterminer la puissance d'un lobby, il faut voir ce qu’il peut faire quand la question est importante, et quand les circonstances sont défavorables. Un conflit frontal entre les lobbys pro-israélien et pro-saoudien sur la vente d'AWACS (*) à l'Arabie Saoudite s’est achevé par une victoire saoudienne, en dépit de l’opposition de l’opinion publique et du Congrès à cette opération. Le lobby israélien prenait la parole avec éloquence en public. Le lobby saoudien manœuvrait en coulisses. Et comme cela s’est produit quand l'Arabie Saoudite a pris le contrôle de ARAMCO (**), et a forcé les États-Unis à payer aussi pour cela,… le lobby saoudien a gagné.


Voila en quoi consiste un lobby qui contrôle Washington. Il n’affiche pas la plaque du fabriquant. Il ne perd pas son temps avec des dîners où l’on mange du poulet caoutchouteux. Il finance une foule d'organismes dirigés officiellement par des Américains qui ont de l'influence et du pouvoir à Washington. Il leur donne des fonds pour cultiver des relations, pour bâtir des cercles de réflexion et établir des liens dans les coulisses. Il ne se préoccupe pas de savoir s'il a affaire à des Républicains ou des Démocrates. On va avec un, on va avec tous. On peut vous employer vous aussi. Et l’on s'assure que personne ne remarque vraiment ce qui est en train de se faire. Au lieu de cela nous nous enlisons dans une propagande bien conçue pour propager l'idée que les juifs contrôlent Washington, sachant qu'il y aura une abondance de preneurs enthousiastes pour vous passer du cirage et disparaître dans le même mouvement.


Si on cherche ce que de nombreuses personnalités, parmi les plus puissantes des dernières administrations ont en commun, la réponse simple, c’est le pétrole. Le pétrole saoudien. La femme en charge de la politique étrangère de la deuxième période de l'administration Bush, Condoleeza Rice, n'avait pas son nom inscrit sur la coque d’un pétrolier israélien, mais sur celle d’un pétrolier de la compagnie Chevron (***), l'ancienne maison mère d’ARAMCO. L'homme qui domine en toute quiétude la politique étrangère américaine sous Obama, James L. Jones, ne participait pas au conseil d'administration de Manischewitz (****), il participait au même conseil d'administration que Rice autrefois, celui de Chevron. Et Rice a fait tout son possible pour qu’il soit désigné pour la remplacer.


Mais bien sûr, probablement personne ne peut croire à une théorie du complot délirante comme celle-ci, pas même quand la réponse prévisible est que le lobby israélien contrôle Washington et formule des demandes qui forcent les administrations l’une après l’autre à lui faire remettre des terres à ses pires ennemis. Et qu’il contraint parce qu’il a ses raisons, les administrations successives à ne pas reconnaître sa capitale, et les encourage à le menacer constamment et à l'empêcher de se défendre.


Le lobby pro-israélien est une parodie, un bijou pour des gens qui ont trop de temps à leur disposition et pas assez de subtilité. Si la moitié des discours sur le lobby d’Israël était vrais, Israël aurait quatre fois la taille qu'il a aujourd'hui, avec les frontières sûres et pas de problème de terrorisme. En lieu et place, Israël a subi des pressions qu’aucun autre pays n’a connu, pour apaiser et arranger des terroristes aux dépens de la vie de ses citoyens, de sa sécurité nationale et même de sa survie… à cause d’une politique étrangère taillée sur mesure pour satisfaire les intérêts saoudiens.


La grande mystification au sujet d’Israël est qu’il est fort à Washington et puissant au Moyen-Orient. La vérité réelle, c’est qu’Israël est un pays minuscule qui suscite l’affinité émotionnelle d'un pourcentage limité de Juifs et de Chrétiens, dont la diplomatie est maladroite et l'influence régionale faible, dont les militaires sont handicapés par l’idéologie compassionnelle de gauche et dont les chefs préfèrent négocier que combattre… jusqu'à ce qu'ils n’aient plus le choix.


Cette fumisterie vise à créer l’image d’un Israël fort et à le placer au centre de tous les problèmes pour en faire le clou qu’il faut marteler pour que tout tienne bien droit. La manière la plus simple de dissiper ce mensonge est d’observer simplement la réalité du Moyen-Orient et de voir qu’Israël disparaît derrière un simple ongle.




Note du traducteur


(*) Avion bourré d’électronique, très onéreux, volant à haute altitude pour guider les grandes opérations de bombardement


(**) Contraction de Arabian American Oil Company. Initialement américaine cette entreprise passe progressivement entre les mains des Saoudiens à partir de 1973. L’ARAMCO est totalement contrôlée par le royaume en 1980


(***) Compagnie pétrolière américaine qui coiffe aussi Texaco and Caltex


(****) C’est le leader des produits casher aux États-Unis
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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 12:30

La vague d’attentats en Irak « contrarie » la réconciliation américano-syrienne

 

Titre original : 'Iraq bombing wave hampering US-Syrian reconciliation'

Herb Keinon , LE JERUSALEM POST 31 août 2009.

Traduction : Marc Brzustowski

www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251145156291&pagename=JPArticle%2FShowFull

 

http://www.ladepeche.fr/content/photo/biz/afp/une/photo_1234369807046-1-0_zoom.jpg

 

Selon des estimations parvenues à Jérusalem, ces derniers jours, l’avalanche d’attentats meurtriers en Irak, qui ont tué, ce mois-ci, des dizaines de personnes, ont également considérablement contrarié le rapprochement américano-syrien.


Selon ces évaluations, les Américains pensent que plusieurs responsables de la vague d’attentats, mais aussi de nombreux explosifs utilisés pour les perpétrer, proviennent de l’autre côté de la frontière syrienne, et Washington souhaite voir la Syrie prendre des mesures plus contraignantes pour interdire l’accès de sa frontière avec l’Irak.

 

http://www.interet-general.info/IMG/Bagdad-13mai2007-1.jpg


Depuis qu’il a pris ses fonctions en janvier, le Président américain Barack Obama a poursuivi une politique de dialogue avec la Syrie, y envoyant un nombre important de responsables de haut-rang, parmi lesquels l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient George Mitchell ; il a également promis que les Etats-Unis rouvriraient leur ambassade à Damas.


Selon ces estimations à Jérusalem, les Etats-Unis ne sont pas ravis que ces gestes (d’ouverture) n’aient pas conduits à des efforts plus intenses de la Syrie pour fermer sa frontière avec l’Irak.

 

http://www.lexpress.fr/afp/mon/photo_1248602968325-1-0.jpg


Ces attentats meurtriers ont également provoqué des tensions sévères dans les relations syro-irakiennes, l’Irak accusant la Syrie d’héberger les suspects lies à plusieurs des attentats à la bombe. L’Irak exige que Damas arrête les suspects, Damas exige des preuves de leur implication, et les deux pays ont récemment rappelé leurs ambassadeurs respectifs à ce sujet.

 

http://www.rfi.fr/actufr/images/116/bagd-cars200.jpg


Compte tenu de ce contexte, la Syrie – selon des sources israéliennes – a fait clairement savoir, dans les dernières semaines, qu’elle n’était plus intéressée par une médiation de la Turquie dans des négociations indirectes avec Israël, mais exige désormais une médiation américaine.

http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/ill/2008/12/24/h_9_ill_1134703_815845.jpg


Cependant, toujours selon ces estimations à Jérusalem, les Etats-Unis sont, désormais, beaucoup moins enclins à satisfaire cette requête, jusqu’à ce qu’elle en fasse plus pour stopper les infiltrations en Irak.


Il est prévu que Solana, responsable de la politique étrangère de l’Union Européenne arrive en Israël lundi (31) depuis Damas et tienne des discussions avec le Président Shimon Peres, le Premier Ministre Benjamin Netanyahou, le Ministre de la Défense Ehud Barak, le Ministre des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et le chef de l’opposition Tzipi Livni.


Les responsables diplomatiques laissent entendre que ce ne sera qu’une des visites de routine de Solana, et qu’il ferait relativement profil bas parce que l’essentiel de la diplomatie actuelle sur les « dossiers importants » (heavy lifting) se déroulait entre les Etats-Unis et Israël, et pas entre Jérusalem et l’Union Européenne.


http://tempsreel.nouvelobs.com/file/258633.jpg


Il est prévu que Solana se rende, mardi, de Jérusalem à Ramallah, et ensuite vers Beyrouth et Le Caire.


On s’attend à ce que Solana soit remplacé dans un future proche par un nouveau “Ministre des Affaires étrangères” de l’Union Européenne, si le traité de Lisbonne stipule que le poste est bien ratifié par (les accords au sein de) l’Union Européenne.


Parmi ceux nominés pour un éventuel remplacement, on chuchote les noms du Ministre des Affaires étrangères suédois Carl Bildt, l’ancien Ministre allemand des affaires étrangères, Joshka Fischer, Jaap de Hoop, actuel secrétaire général néerlandais de l’OTAN, et l’ancien gouverneur de Hong-Kong, Chris Patten.


Dans le cadre des affaires en cours, Netanyahou a briefé le cabinet sur ses récentes visites à Londres et Berlin, et répété ce qu’il avait exposé durant ce séjour.


Netanyahou a expliqué à ses Ministres  que pendant qu’Israël est allé de «l’avant » depuis que le nouveau gouvernement est arrivé au pouvoir – ayant déclaré sa volonté d’accepter un état palestinien démilitarisé qui reconnaîtrait Israël comme la patrie du peuple juif, levé 147 barrages sur les routes, et facilité les conditions de vie pour les Palestiniens dans la Bande Occidentale (Cisjordanie/Judée-Samarie)- les Palestiniens ont durci leurs positions, comme la très bien démontré la récente convention du Fatah à Bethlehem.


http://www.alterinfo.net/photo/1524380-2033590.jpg


Netanyahou a déclaré au Cabinet qu’il n’y avait pas d’accord avec les Etats-Unis concernant un gel des implantations et que les discussions se poursuivaient.


Il est prévu que son envoyé, Yitzhak Molcho et celui du Ministère de la Défense Mike Herzog se rendent aux Etats-Unis plus tard dans la semaine en cours pour poursuivre les discussions. Netanyahou a exposé au Cabinet qu’une formule était en vue qui aurait l’avantage de conjuguer deux objectifs : relancer le processus diplomatique et permettre une vie normale aux résidents des territoires. Netanyahou a insisté sur le fait que cette formule « n’était pas encore à l’ordre du jour ».


http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200906/29/90508.jpg

Il a aussi ajouté qu’il n’avait aucune nouvelle concernant une date éventuelle de rencontre avec le Président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas.


Au sein du Cabinet, le Ministre des Infrastructures Nationales, Uzi Landau (Israël Beitenou) a questionné l’approche diplomatique de Netanyahou, qui a fait remarquer qu’alors que Netanyahou avait dit clairement qu’il n’y aurait pas d’arrêt des constructions à Jérusalem-Est, il n’avait pas transmis le même type de message concernant la Judée et la Samarie.


Le résultat, selon Landau, c’est que les Américains intensifient leurs pressions pour stopper tout chantier au-delà de la Ligne Verte, ceci conduisant à un durcissement aussi bien des positions des Palestiniens que du Monde Arabe.


Netanyahou s’est contenté de répondre que les choses ne se passaient pas exactement de la façon dont Landau les avait décrites, qu’elles étaient bien plus mouvantes et “compliquées”.

 

http://www.cyberpresse.ca/images/bizphotos/435x290/200907/21/95472.jpg

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 09:53

www.michelgurfinkiel.com

http://www.michelgurfinkiel.com/articles/241-Proche-Orient-Jerusalem-nest-pas-une-colonie.html


PROCHE-ORIENT/ JERUSALEM N’EST PAS UNE COLONIE

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay devraient réviser leur géographie. Et surtout leur droit.

PAR MICHEL GURFINKIEL.

 

 

Il faudra que le Département d’Etat et le Quai d’Orsay s’expliquent un jour. Ces deux chancelleries défendent en effet, sur les frontières d’Israël et le statut des territoires que l’Etat juif a conquis en 1967, une doctrine baroque, illogique, et contraire aux règles habituelles du droit.

 

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay ne contestent pas le droit d’Israël à « occuper »  ce qu’ils appellent « Jérusalem-Est », la Cisjordanie, ou même Gaza (où l’Etat juif contrôle toujours l’espace aérien et les côtes). Cette occupation résulte de la guerre de 1967. Elle a été validée par la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, qui reste en vigueur jusqu’à la signature éventuelle d’un accord de paix.

 

Ce qu’ils contestent, c’est le contenu qu’Israël donne à son occupation. L’Etat juif aurait dû se limiter, selon eux, à un contrôle militaire, voire sécuritaire, de ces territoires, et laisser en état, pour le reste, la situation qui existait à la veille de la Guerre des Six jours, le 4 juin 1967.  En particulier, Israël n’aurait pas dû créer des « colonies » en zone « occupée », c’est à dire des ensembles d’habitation israéliens, qu’il s’agisse de quartiers nouveaux à Jérusalem ou de villes et villages nouveaux en Cisjordanie. Aujourd’hui, tant le Département d’Etat que le Quai d’Orsay estiment que ces  « colonies » constituent le principal obstacle au processus de paix israélo-palestinien et israélo-arabe. Ils exigent donc, dans un premier temps, leur « gel » immédiat, c’est à dire l’arrêt de toute nouvelle construction. Et dans un second temps leur « démantèlement » ou au minimum leur transfert à un futur Etat palestinien en Cisjordanie et à Gaza. Toutes les « colonies » sont concernées. Y compris le moindre pâté d’immeubles créé ou rénové par les Israéliens à « Jérusalem-Est » (c’est à dire au nord, à l’est et au sud de Jérusalem). Y compris un malheureux hôtel qui vient de s’ouvrir, à proximité de la Vieille Ville, dans un ancien bâtiment administratif jordanien puis israélien.

 

A première vue, la doctrine du Département d’Etat et du Quai d’Orsay est sévère mais juste. Mais un examen plus attentif révèle d’étranges contradictions. Les deux chancelleries se comportent comme si la « ligne verte », l’ancienne ligne de barbelés qui coupait Jérusalem en deux avant 1967, était une  « frontière internationale » . On en déduit donc qu’elles considèrent le secteur israélien d’avant 1967, « Jérusalem-Ouest », comme partie intégrante d’Israël. Et qu’elles ne voient pas d’objection à l’installation dans ce secteur, quelque part au pied de la Knesset ou de Yad-Vashem,  des ambassades américaine et française en Israël, actuellement établies à Tel-Aviv. On se trompe. Pour les deux chancelleries, Jérusalem-Ouest non plus n’est pas israélien. Où commence Israël ? Pas de réponse. Un sentiment désagréable point : pour le Département d’Etat et le Quai, Israël ne commence peut-être nulle part ; et constitue peut-être, tout entier, une « colonie », à « geler » puis à « démanteler ».

 

Le droit international existe. Il a ses principes, ses règles, sa jurisprudence. Que dit-il, à propos d’Israël et des territoires conquis en 1967 ?

 

A l’origine, il y a le Mandat de la Société des Nations (SDN). La Grande-Bretagne s’est emparée du Levant, jusque là possession turque, en 1917-1918. La SDN valide sa présence au Levant-Sud – la Palestine – en 1923. Moyennant, ainsi que le stipulent les articles II, IV, VI, VII, XI, XXII, XXIII, de cette décision,  l’engagement d’y créer un Foyer national juif, et d’y assurer une immigration juive massive.

 

En 1947, l’Onu, qui a succédé à la SDN, partage la Palestine en trois : un Etat juif en trois enclaves reliées par des corridors, un Etat arabe et une zone internationale à Jérusalem. Les Juifs de Palestine acceptent. Si les Arabes avaient fait de même, le Moyen-Orient n’aurait pas connu onze guerres. Mais les droits dont les Juifs disposaient dans l’ensemble de la Palestine mandataire auraient été limités au seul Etat juif.

 

Les Arabes refusent. Or la nature d’un traité est d’être exécuté. S’il ne l’est pas, par suite du retrait ou de la défaillance de l’une des parties concernées, la situation juridique antérieure, statu quo ante, est reconduite. Par conséquent, comme  le note dans un télégramme au Quai d’Orsay un diplomate français alors en poste à Jérusalem, les dispositions du Mandat de 1923, à commencer par le Foyer national juif, restent toujours en vigueur sur l’ensemble du territoire palestinien.

 

Le nouvel Etat juif, Israël, gagne la guerre. Là où il était désormais établi, le Mandat est juridiquement « accompli ». Dans les autres parties de la Palestine, les dispositions de 1923 sont mises en sommeil, mais nullement abolies. En 1967, la conquête israélienne leur rend leur actualité, ainsi que le notent des juristes de premier plan : l’Américain Eugene Rostow, ancien doyen de la faculté de droit de Yale, et ancien sous-secrétaire d’Etat sous l’administration Johnson, ou l’Australien Julius Stone, l’un des plus grands experts en droit international du XXe siècle. Israël n’est pas un « occupant », mais un souverain légitime. Il peut implanter des habitations juives dans les zones conquises. Il le doit.

 

Les pays où le droit joue un rôle dans le débat politique, notamment les Etats-Unis, savent bien qu’il en est ainsi. C’est pourquoi le Congrès américain a pu voter en 1995, sous l’administration Clinton, une loi enjoignant l’installation de l’ambassade américaine en Israël à Jérusalem. Le Département d’Etat a contré l’opération à travers une argumentation pragmatique, en faisant valoir que ce transfert était « politiquement inopportun ». Mais il s’est gardé, à l’époque, d’entrer dans un débat juridique, qu’il n’aurait pas gagné.

 

Le Département d’Etat et le Quai d’Orsay traînent des « cultures » antisionistes, sinon antisémites, depuis fort longtemps. La chance historique du premier, aujourd’hui,  est de travailler avec un président ouvertement anti-israélien. La chance du second, de travailler pour un président dont le pro-américanisme consiste à s’aligner sur le président américain du moment. Mais les présidents passent. Et le droit subsiste.

 

 

© Michel Gurfinkiel, 2009

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 22:17

Le pire peut être à venir avec Obama

25 août 2009


Isi Leibler , THE JERUSALEM POST

 

www.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1251145115975&pagename=JPArticle%2FShowFull

Adaptation française de Sentinelle 5769

 

Les efforts naïfs du président Obama pour obtenir un compromis avec les Arabes en intimidant Israël et en prenant des distances avec les USA se sont retournés contre lui. Cependant, malgré un malaise croissant qui gagne certains des plus fervents partisans d’Obama, le gouvernement n’a montré aucun signe de changement dans sa politique.


La futilité consistant à essayer d’atteindre un compromis avec des tyrannies est flagrant partout ; le comportement de voyou du régime iranien à l’égard de son propre peuple transforme en farce les efforts d’Obama pour amener Ahmadinejad à la raison ; en réponse aux ouvertures unilatérales vers les Syriens, le président Assad a rendu visite au président iranien, l'a félicité pour sa réélection bidon, et déclaré que leur alliance n’avait jamais été aussi forte ; les Nord-Coréens ont démontré un mépris absolu pour l’assistance amicale d’Obama, les Etats arabes ont tous répondu négativement à toutes les requêtes d’Obama pour apporter quelques bribes de reconnaissance pour répondre aux concessions israéliennes, la secrétaire d’Etat Hillary Clinton a été humiliée publiquement par le ministre des affaires étrangères saoudien, qui a dûment souligné qu’il n’y avait rien à négocier jusqu’à ce qu’Israël cède à toutes les exigences arabes.


La réponse palestinienne a même été encore plus délétère. Clairement enhardie, l’assemblée générale du Fatah a montré du mépris pour toute initiative qui pourrait faire avancer le processus de paix. Son intransigeance a démontré l’absurdité de la notion que cette direction corrompue et pleine de duplicité pouvait être un réel partenaire de paix. Il y a même eu des touches surréalistes quand l’assemblée générale du Fatah a accusé à l’unanimité Israël d’avoir assassiné Arafat et offert une ovation debout à un meurtrier de masse.


Ils ont décrété qu’à moins qu’Israël n’accède à toutes leurs exigences, aucune négociation ultérieure n’aurait lieu, et qu’ils pourraient reprendre la « lutte armée ». Loin d’encourager la modération arabe, l’approche dure d’Obama envers Israël a renforcé les partisans de la ligne dure.


Les faits sur le terrain rendent les perspectives de paix plus éloignées que jamais. Le seul message clair ressortant du congrès du Fatah est que, comme pour le Hamas, l’élimination de la souveraineté juive dans la région demeure son objectif ultime. S’il n’en n’était pas ainsi, Mahmoud Abbas aurait accepté l’offre d’Ehud Olmert, qui lui assurait virtuellement toutes ses exigences territoriales, et suggérait même un compromis sur le droit au retour arabe.


Les conseillers d’Obama ont été amèrement déçus quand leurs diktats contre Israël leur sont revenus en boomerang. De fait, leurs exigences unilatérales et leurs tactiques d’intimidation peuvent être tenus responsables d’avoir créé un consensus rare dans le public israélien, qui soutient aujourd’hui massivement Netanyahou.


Pour ajouter aux problèmes d’Obama et en dépit de prédictions contraires, les dirigeants juifs américains ont commencé à remettre en cause ouvertement certaines de ses positions politiques. Il y a un malaise croissant même parmi certains Juifs Démocrates percevant qu’Obama trahit les promesses qu’il a faites pendant les élections de préserver fidèlement l’alliance avec Israël.


L’exemple en a été donné dans les remarques de Howard Berman, le président influent du comité des affaires étrangères au Congrès des Représentants, qui, lors d’une réunion fermée avec des dirigeants juifs, a critiqué explicitement la pression du gouvernement Obama sur Israël au sujet des implantations. Berman a déclaré qu’Abbas « attendait désormais que les USA lui présentent Israël sur un plateau ». Steny Hover, le chef de la majorité Démocrate en visite en Israël, fit des commentaires similaires lors d’une conférence à Jérusalem.


Obama doit aussi avoir été étonné quand son ami et partisan loyal Alan Solow, le président de la conférence des présidents représentant 52 organisations juives américaines, a condamné son exigence de limiter les implantations juives à Jérusalem et dans sa banlieue.


Sur une publicité en pleine page du ‘New York Times’, Abe Foxman de l’Anti Defamation League* a déclaré "le problème, ce ne sont pas les implantations… M. le président, il est temps d’arrêter de faire pression sur notre partenaire et ami vital». David Harris de l’American Jewish Committee**a exprimé de semblables sentiments à un groupe du Congrès. Tout en réitérant en général rituellement leur croyance qu’Obama n’abandonnerait pas Israël, les dirigeants juifs ont commencé à critique ouvertement le comportement du gouvernement envers l’Etat juif.


La considération pour Obama parmi les activistes juifs américains s’effondra davantage quand, négligeant avec mépris l’une des rares protestations juives unanimes, il participa personnellement  à la cérémonie honorant de la plus haute récompense des USA pour les droits de l’homme, l’ancienne présidente irlandaise Mary Robinson, également organisatrice avec l’ONU du festival de haine de Durban en 2001. Cela fut perçu comme une autre manifestation de la nouvelle histoire d’Obama avec l’ONU et ses affiliés anti-Israéliens.


Les conseillers juifs d’Obama faisant la promotion de la ligne J Street*** doivent aussi avoir été déçus quand ils se sont aperçus qu’en dépit de publicités coûteuses dans les media, les sondages indiquaient que la majorité des activistes juifs demeuraient méprisants à l’égard des groupes marginaux de Juifs de Gauche pressant Obama d’obliger Israël à faire de nouvelles concessions.


Cependant, désormais, en continuant à éviter toute initiative qui pourrait irriter les Arabes, les USA maintiennent leur approche à la mai lourde envers leur allié d’autrefois, Israël. Alors qu’un compromis permettant de sauver la face pourrait se produire bientôt, appréciant le soutien sans précédent de son électorat, Netanyahou serait mal avisé de capituler face aux exigences d’Obama.


Hélas, sans tenir compte de la question des implantations, le pire peut être à attendre de la part de l’administration des USA. Après la rencontre chaleureuse entre le président égyptien Hosni Moubarak et Obama à Washington, il a félicité avec effusion les changements politiques introduits par le président et suggéré de nouvelles initiatives ‘positives’ imminentes des USA. 


Il y a aussi des prédictions effrayantes : sans consultations préalables avec Israël, Obama a l’intention de soumettre unilatéralement un plan des USA pour un règlement élargi à l’ONU ou ailleurs. Une rumeur court ; ce plan utiliserait comme point de départ les offres irresponsables faites à Abbas par Olmert pendant l’agonie de son mandat – offres qui, sans le moindre doute, auraient été rejetées par la Knesset et le Peuple d’Israël lors d’un referendum. Cette démarche serait une trahison sans précédent d’un allié de longue date.


D’ici à ce qu'un véritable partenaire de paix palestinien émerge, on ne peut attendre du Premier Ministre Benyamin Netanyahou qu’il crée par magie un plan miraculeux qui apporterait un règlement final étendu. Mais, maintenant, sa tâche doit être de prévenir un règlement désastreux imposé par les Américains.


Pour ce faire, il doit rapidement identifier les lignes rouges que son gouvernement, soutenu par la vaste majorité des Israéliens, ne devra jamais envisager de franchir.


A cette fin, il devra aussi rassembler le soutien de la direction de la majorité des Juifs américains, et les encourager à faire connaître à leur  Président qu’eux aussi ont leurs lignes rouges. Ils ont déjà commencé de signaler qu’ils ne resteront pas passifs si leur gouvernement tente d’imposer unilatéralement une solution qui pourrait mettre en danger l’Etat juif.


Notes du traducteur :

*Anti Defamation League (ADL) : la plus grande organisation de lutte contre l’antisémitisme aux USA

**American Jewish Committee** : organisation fédérant la plupart des organisations juives aux USA.

***J Street : récent groupe de pression de « Juifs américains de Gauche » caviar, créé pour faire concurrence à l’AIPAC (principal Lobby juif aux USA). J Street se fait passer pour pro Israël alors qu’il est soutenu par des antisionistes forcenés (ex : George Soros) qui avancent masqués, et financé par des capitaux arabes évidemment anti-Israéliens.

Cf l’article traduit en français sur le site de Desinfos.com ; publié sur le Jerusalem Post à l’adresse :

http://www.jpost.com /servlet/Satellite?cid=1249418678387&pagename=JPArticle%2FShowFull

 

 

 


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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 19:04

Mardi 25 août 2009

 

“Nous voyons tous que l’heure fatidique approche”

 

Interview avec le Directeur du Renseignement israélien Dan Méridor :

 

Traduction : Marc Brzustowski.

 

Titre original : 'We All See the Clock Ticking'

 

Interview with Israeli Intelligence Chief Dan Meridor

SPIEGEL ONLINE 08/24/2009 06:08 PM

www.spiegel.de/international/world/0,1518,644649,00.html

 


Dans une interview avec (le journal allemand) Der SIEGEL, le représentant du Premier Ministre et Ministre des Renseignements, Dan Meridor, 62 ans, évoque la visite à venir du Premier Ministre Netanyahou à Berlin, les chances pour un nouveau processus de paix au Moyen-Orient et pourquoi le monde ne peut se permettre de laisser l’Iran faire main basse sur des armes nucléaires.

SPIEGEL: Le Premier Ministre Israélien Benjamin Netanyahou rencontre George Mitchell, l’envoyé spécial américain au Moyen-Orient, ce lundi à Londres, avant de se rendre à Berlin, mercredi. Verrons-nous un Benjamin Netanyahou très confiant en lui et détendu, ou alors un politicien que les (orientations)  politiques de la ligne dure ont mis sous une énorme pression ?


Dan Meridor: Je ne crois pas que nous représentions une “ligne dure”. Mais si vous souhaitez définir notre gouvernement de cette façon, vous êtes tout-à-fait libre de le faire. Mais, s’il vous plaît, prenez en considération le fait que la position du Premier Ministre Israélien est unique. Le Premier Ministre israélien est confronté à des problèmes que vous n’envisagerez jamais, par exemple, à la tête du gouvernement en Suisse, en Norvège et même en Allemagne. Ce sont là des questions d’une toute autre échelle et d’une magnitude différente : une société en mutation radicale, l’absorption des nouveaux immigrants et des frontières qui ne sont pas encore clairement définies, qui nous mettent au défi en permanence. Ce sont des questions cruciales de légitimité de l’Etat – et qui mettent en jeu sa survie


SPIEGEL: Et, à cause de cela…


Meridor: Il vous faut être très détendu et très stable, en tant que politicien israélien. Vous ne pouvez pas vous permettre d’aller à la rencontre de toutes les espérances et revendications de l’opposition israélienne, des puissances étrangères ou des journalistes. Si je devais le dire ainsi, je dirais que les enjeux sont trop sérieux pour qu’on les prenne tels quels au rythme des pressions.


SPIEGEL: Qu’est-ce que cela signifie concrètement pour le processus de paix et les decisions de votre gouvernement?


Meridor: Nous sommes confrontés à beaucoup de défis que nous n’avons pas créés. Notre gouvernement est venu après de très sérieuses tentatives menées par (l’ancien Premier Ministre Ehud) Olmert, de trouver un accord avec les Palestiniens, qui consistaient à offrir plus que tout autre en Israël avait proposé jusqu’à présent. Il n’a pas obtenu de réponse positive. Peut-être qu’Abu Mazen (note de l’éditeur : Abu Mazen est le nom le plus utilisé dans l’Autorité Palestinienne pour désigner le Président Palestinien Mahmoud Abbas- N. du Traducteur : l’aimable éditeur oublie tout simplement de mentionner qu’Abu Mazen est le nom de guerre de Mahmoud Abbas et que c’est bien selon ce premier dénominatif guerrier qu’il est désigné « communément » dans l’Autorité Palestinienne) a réagi de cette façon pour la bonne raison qu’il ne contrôle pas Gaza, où vivent 40% de la population des territoires, dans lesquels (territoires) il ne peut pas même se rendre. Peut-être même qu’Abu Mazen veut plus qu’un simple état palestinien ; mais il n’y a rien d’autre à offrir. C’était l’offre d’Olmert –et pas celle de notre gouvernement-. Certainement que personne ne s’attend à ce que Netanyahou offre plus qu’Olmert.


SPIEGEL: Vous n’êtes pas très satisfaits des cercles dirigeants palestiniens?


Meridor: Je ne sais pas. La vraie question est : qu’est-ce qu’Abu Mazen peut apporter ? Y a-t-il actuellement un véritable « leadership », dans le camp palestinien ? Avons-nous un partenaire prêt à (établir) un processus de paix ?


SPIEGEL: Vous mettez en cause l’intransigeance palestinienne. Les dirigeants occidentaux demandent, bien sûr, que le camp arabe fasse des compromis sur certains points. Mais, ils font aussi pression sur Israël pour faire également des concessions, particulièrement quand il en revient à sa politique « agressive » de développement des implantations dans la Bande Occidentale (de Cisjordanie).


Meridor: Une telle politique n’existe pas.


SPIEGEL: Vous ne concevez pas que les nouvelles implantations dans les territoires occupés représentent un obstacle majeur pour le processus de paix ?


Meridor: C’est bien la raison pour laquelle  nous ne sommes pas en train de construire de nouvelles implantations. Nous n’en avons approuvé aucune.


SPIEGEL: Vous éludez le problème. Le Président américain Barack Obama ne demanderait pas de façon expresse à Israël de stopper sa poltique d’implantation s’il n’avait pas de raison de le faire. Il a exigé un gel immédiat de toute expansion, mais votre Gouvernement a choisi de ne pas s’y plier. Plusieurs de vos collègues du Cabinet israélien encouragent même les pionniers les plus radicaux à en construire de nouvelles, les avant-postes totalement illégaux. Tout récemment, plusieurs Ministres ont visité ces endroits et fait des discours provocateurs.


Meridor: Le nôtre (gouvernement) est une large coalition (où s'expriment) des vues divergentes. Ce que vous décrivez n’a jamais correspondu à la politique officielle du Premier Ministre Netanyahou ni la politique officielle du Gouvernement.


SPIEGEL: Mais vous ne remettez pas en cause que votre gouvernement fournit une assistance financière à l’extension continue et provocatrice des implantations existantes. Cela rend impossible le fait que le leadership palestinien négocie avec vous.


Meridor: C’est l’une de vos représentations biaisées. Olmert a passé un accord avec l’Administration de l’ancien Président George W. Bush selon lequel les Américains acceptaient qu’il pouvait y avoir des constructions au sein des implantations déjà existantes. Ceci a été admis par le conseiller spécial à la Sécurité Nationale des Etats-Unis, et cela a récemment été publié dans le Journal de Wall Street. Cela n’a pas empêché les Palestiniens de négocier avec nous durant les trois dernières années.


SPIEGEL: Bien, mais le fait est qu’il y a désormais un nouveau Président américain qui presse Israël de faire cette concession. Pourquoi est-il aussi difficile pour votre gouvernement de faire preuve d’un peu de retenue et d’être d’accord avec le gel des constructions, lorsque c’est quelque chose que les Etats-Unis, l’Union Européenne et les Nations-Unies réclament ?


Meridor: Nous ne nous sentons pas sous la pression d’Obama. Nous n’avons bâti aucune nouvelle implantation, ainsi nous remplissons les conditions de l’accord passé. Actuellement, il y a des discussions continues au sujet d’un compromis.


SPIEGEL: Un gel pour les 12 mois à venir?


Meridor: Je ne suis pas en mesure de commenter les détails sur le moment, parce que je suis très impliqué à ce sujet. Mais, concernant les Palestiniens, nous sommes prêts à négocier. Nous ne voulons pas attendre. Nous l’avons dit clairement dès le premier jour de notre gouvernement. Mais le problème avec les Palestiniens est sérieux. Il ne peut être résolu s’ils ne sont pas prêts, de leur côté à accepter qu’à côté d’un état palestinien, il y ait aussi un état juif.


SPIEGEL: Le Fatah et son leadership l’ont accepté.


Meridor: Non, ils ne l’ont pas fait – au moins jusqu’à présent. J’espère qu’ils y viendront. Ils ne feront que servir l’intérêt de leur propre état – une reconnaissance qui ne leur a jamais été offerte durant toute leur histoire – s’ils le font.


SPIEGEL: Sur quoi êtes-vous prêts à négocier? Le Premier Ministre Netanyahou a eu besoin de plusieurs mois avant, tout simplement, d’accepter à contrecœur la solution à deux Etats. Et il n’a pas employé l’expression « Etat palestinien » avant le 14 juin. Ensuite, il reste le fait qu’il a annoncé un ensemble de pré-conditions, telles que Jérusalem devra demeurer la Capitale indivisible d’Israël.


Meridor: A nouveau, ce n’est pas la vérité. Netanyahou n’a jamais affirmé ces positions comme des « pré-conditions », ce sont plutôt nos positions de force dans le processus de négociation. Devrions-nous ne pas avoir de position concernant Jérusalem ?


SPIEGEL: Evidemment, vous pouvez avoir une position. Mais vous ne pouvez pas faire de cette position une pré-condition. Dans un grand nombre d’accords internationaux, Israël s’est montré d’accord pour que le statut final de Jérusalem fasse partie des négociations.


Meridor: Encore une fois, ce n’est pas exact. Il ne s’agit pas de pré-conditions. La Vieille Ville, avec le quartier juif et le Kotel ne feront jamais partie d’un état arabe ; tous les partis politiques israéliens importants partagent cette conviction. Il pourrait y avoir un compromis concernant les territoires de Judée et Samarie (note de l’éditeur : ces zones sont les noms bibliques pour ce qui désigne aujourd’hui l’extérieur d’Israël comme la Bande Occidentale – de Cisjordanie- Note du traducteur : l’éditeur pose une pré-condition, puisque tout ce qui porte un nom biblique serait, selon lui, situé à « l’extérieur » d’Israël, quand bien ces territoires sont dits : « disputés » et font l’objet de la négociation à laquelle il prétend référer…). Mais tous les gouvernements israéliens sont d’accord sur le fait de préserver l’unité de Jérusalem. Notre position est claire, mais nous pouvons négocier au sujet de Jérusalem. Il n’y a aucune pré- condition, comme vous le prétendez.

 


 “Les peuples peuvent passer des compromis. Mais les Dieux ne font pas de compromis”.


SPIEGEL: Quelle proportion de territoires occupés (i.e : « disputés ») seriez-vous disposés à restituer ? En autorisant la croissance des implantations, n’êtes-vous pas, plus ou moins, en train de rendre impossible un état palestinien ?


Meridor: La question des frontières définitives reste ouverte à la discussion. Mais nous ne retournerons pas aux frontières de 1967 –ça c’est sûr. C’était d’accord aussi bien dans la lettre de Bush à Olmert et dans les accords de Genève que les blocs d’implantation feraient partie de l’Etat d’Israël dans l’accord final.


SPIEGEL: Mettez-vous à la place du dirigeant palestinien : pourriez-vous vous contenter de l’état fragmenté que Netanyahou propose – qui ne comprenne pas d’armée, votre contrôle aérien et Jérusalem-Est comme votre capitale ?


Meridor: Oui, je l’accepterais. Vous savez, j’aimerais que la totalité du territoire constitue mon pays – parce que je pense qu’il m’appartient et ils pensent que tout devrait leur appartenir. Mais, j’ai changé d’état d’esprit, il y a plus de 15 ans : nous devons le diviser et chaque côté doit l’accepter. Depuis déjà un bon moment, nous sommes engagés dans un processus difficile, mais très positif.


SPIEGEL: Est-ce que vous voulez dire qu’il n’y a plus vraiment de processus de paix?


Meridor: Nous espérons qu’il reprendra, et nous obtenons quelques signes encourageants. Mais, tout compte fait, c’est devenu  plus difficile avec les années, à cause de l’introduction de la dimension religieuse dans ce conflit. Les maîtres du jeu arabes nous haïssaient, dans le passé, mais il en était ainsi à cause d’idéaux nationalistes (note du traducteur : Panarabisme). Depuis la Révolution à Téhéran (1979), nous entendons un autre son de cloche : les Iraniens, le Hezbollah et le Hamas nous combattent au nom de la Religion. C’est le pire scénario, car "les peuples peuvent passer des compromis, mais les Dieux ne font pas de compromis ».


SPIEGEL: Êtes-vous certain que ce soient les Iraniens qui aient introduit la religion dans le conflit? La question de Jérusalem, n’est-ce pas aussi une affaire de religion ? Les pionniers ultra-orthodoxes ne réclament-ils pas la Terre Sainte, au nom de leurs droits conférés par D.ieu ?


Meridor: Vous ne pouvez pas comparer ces deux façons de voir. Le précédent Pape (Jean-Paul II) a déclaré que Jérusalem est sacré pour toutes les religions, mais a été promise à un seul peuple. Nous n’avons pas de prétentions religieuses sur Jérusalem, notre revendication est nationale. Jérusalem est notre capitale. Nous ne pourrions parler des implantations durant 90% du temps et négliger les problèmes les plus importants.


SPIEGEL: .... … Tels que l’Iran et la puissance nucléaire


Meridor: C’est très certainement un sujet de vives préoccupations.


SPIEGEL: John Bolton, l’ancien ambassadeur aux Nations-Unies, a récemment declaré qu’Israël attaquera les sites nucléaires iraniens aux environs de la fin de l’année. Et, bien que le journal israélien réputé bien informé, le Haaretz n’ait pas donné d’agenda exact pour une telle attaque, il a écrit que Netanyahou avait pris la décision de bombarder l’Iran. Est-ce que c’est vrai ?


Meridor: Je ne pense pas que le Premier Ministre ait fait part de son état d’esprit de la façon dont c’est ici décrit. Je ne souhaite pas élaborer…


SPIEGEL: … Et c’est bien dommage! Ceci parce que vous – en tant que Ministre des renseignements et à l’énergie atomique et en tant que member du cercle raproche de Netanyahou – devez bien le savoir!


Meridor: Laissez-moi ajouter ceci : je pense qu’on ne doit pas permettre à l’Iran de devenir une puissance nucléaire. Il ne s’agit pas seulement d’un problème pour Israël mais pour le monde entier. Ce serait une victoire pour les extrémistes sur les modérés dans le monde arabe. Cela inquiète les pays arabes modérés plus que toute autre chose. Cela modifierait l’équilibre au Moyen-Orient ; cela signifierait la fin du traité de non-prolifération (nucléaire) ; cela représenterait une sérieuse menace pour nous. On ne doit pas oublier que le Président (Mahmoud) Ahmadinedjad a parlé de façon répétitive de l’illégitimité d’Israël et de sa destruction. Mais nous devons désormais nous concentrer sur  des sanctions bien plus dures contre Téhéran, avec l’Amérique ouvrant cette voie. Et nous comptons sur les Européens pour suivre par des actions résolues. Cela comprend l’Allemagne, qui est l’un des très importants partenaires commerciaux de l’Iran.


SPIEGEL: Mais que se passera t-il si les sanctions échouent à détourner l’Iran de sa trajectoire actuelle? Est-ce qu’Israël attaquera seule ? Ou seulement avec le consentement des Etats-Unis ?


Meridor: Je ne souhaite pas m’étendre sur ce sujet. Mais nous voyons tous clairement que l’heure fatidique approche et Netanyahou sait ce qu’il fait.


SPIEGEL: En ce moment, il est bien plus populaire en Israël qu’il ne l’est à l’étranger. Êtes-vous inquiet du fait que Netanyahou puisse être accueilli de manière un peu fraîche à Berlin ?


Meridor: Non. L’Allemagne est l’un des  meilleurs amis d’Israël. Et, à tout prendre, je suis assez optimiste sur le fait que les choses au Moyen-Orient se développeront de façon positive. Il y a quelque chose dans l’air.


SPIEGEL: Vraiment? Est-il possible que Marwan Barghouti, le leader de l’Intifada qui execute actuellement une peine de cinq condamnations pour meurtres dans une prison israélienne, soit relâché et devienne un dirigeant palestinien respecté et un partenaire pour la paix ? Beaucoup pensent qu’il serait devenu un modéré, et le Congrès du Fatah, qui s’est tenu au début août l’a élu au sein de son Comité Central avec le troisième meilleur résultat parmi tous les candidats.


Meridor: J’ai entendu des idées similaires.


SPIEGEL: Beaucoup de gens pensent qu’aussi bien les Palestiniens que les Israéliens ont fait la paix par status quo et qu’aucun n’est prêt pour d’autres compromis plus douloureux. Ont-ils raison ?


Meridor: Pour nous, le status-quo est une mauvaise option. Nous avons besoin de le changer – et de prendre des risques. Mais nous devons prendre en compte les leçons que nous avons apprises du passé.


Interview conduite par Erich Follath.

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 18:46

LA PAIX AU MOYEN ORIENT COMMENCE PAR LE RESPECT

 

Note à Mr Obama: les Palestiniens n'ont pas encore reconnu l'Etat Juif.

 

De Ronald Lauder, président du Congrès Juif Mondial

Publié par www.YnetNews.com émanation de Yédio't Ah'oronot – le 26/08/09

Traduit par Albert Soued, écrivain, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

 

Plus d'un président américain a tenté d'apporter la paix au Moyen Orient et plus d'un a échoué. Alors que l'administration Obama envisage son propre plan de paix globale pour résoudre le conflit avec les Arabes et avec les Palestiniens, elle serait bien inspirée de prendre note de quelques écueils.

 

Règle n°1: respecter la souveraineté des alliés démocratiques. Quand dans une démocratie un peuple libre exprime ses préférences, les Etats-Unis devraient respecter son opinion. L'administration actuelle ne devrait pas chercher à imposer ses idées à des alliés comme Israël.

 

Reconnaissance et respect mutuels – Cette administration devrait prendre en considération que l'Autorité Palestinienne persévère dans son refus de reconnaître l'Etat d'Israël, comme l'état-nation du peuple Juif. Ce n'est pas une mince affaire. Un accord pour le long terme ne peut être conclu que sur la base d'une reconnaissance mutuelle et le respect de l'autre. Nier l'essence du projet sioniste de reconstruire l'ancienne patrie du peuple Juif, c'est remettre en question le sérieux de tout engagement pour la paix.

Il est triste de constater que l'approche palestinienne du processus de paix dénigrant une patrie au peuple Juif n'est pas seulement le fait des dirigeants antisémites du Hamas. C'est aussi une conviction largement partagée par l'ensemble de l'opinion palestinienne. Et on doit tenir compte de cette réalité.

 

Rejet par les Arabes – Aujourd'hui les dirigeants ne doivent pas oublier les raisons historiques au cœur du conflit, le refus continu de l'existence d'Israël par le monde Arabe. La solution à 2 états avait déjà été acceptée par les dirigeants juifs menés par David Ben Gourion en 1947 (l'année qui précède l'indépendance), quand ceux-ci ont accepté le plan de partage de la résolution 181 du Conseil de Sécurité de l'Onu. Et les Arabes l'ont formellement rejetée.

Comme la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton le sait bien, le plan de paix de Bill Clinton en 2000 a sombré à cause du rejet palestinien de l'état Juif, alors qu'Israël, une fois de plus, avait accepté le droit des Palestiniens à un état.

 

Il est dangereux de négocier avec des terroristes –Les récentes expériences en Europe nous donnent des leçons sur le danger de négocier avec des terroristes. L'an dernier, des officiels de Grande Bretagne, de France et de l'Union européenne ont pris langue avec des représentants de l'"aile politique "du Hezbollah, dans une tentative pour les amener à la modération dans leur conduite. Le Hezbollah est certainement reconnaissant pour la légitimité que lui confèrent ces pourparlers, mais il ne désarme pas. En fait, selon un communiqué récent du Times de Londres, le groupe a accumulé plus de 40 000 missiles à la frontière avec Israël.

 

Ne pas trop insister sur l'importance des implantations – Sûrement, nous devons avoir de l'espoir. Les accords de paix avec l'Egypte et la Jordanie sont des modèles utiles. Néanmoins, les récentes rebuffades de la Jordanie, du Koweit et de l'Arabie saoudite devant les efforts de l'administration Obama pour promouvoir une attitude plus conciliante à l'égard d'Israël, nous rappellent à l'évidence que ceux qui ont commencé le conflit ne sont pas encore prêts à le terminer, quelle que soit la rhétorique qui prétend le contraire.

Et puis il y a les implantations. C'est une affaire complexe, sans aucun doute. Mais l'administration américaine doit prendre la mesure des choses, sans les amplifier. Des compromis entre des gens de bonne volonté peuvent être trouvés sur la question des implantations, comme Israël l'a démontré dans un passé récent. Mais aucun compromis ne peut être fait sur le droit à l'existence d'Israël (comme état juif) dans des frontières sûres et non agressées en continu par des groupes terroristes ou menacées par des pays agressifs.

 

Une stratégie non ambiguë – C'est pourquoi une stratégie non ambiguë expliquant avec précision comment le Hamas et le Hezbollah pourront être désarmés et comment on empêchera l'Iran d'acquérir des armes nucléaires est d'une importance capitale pour tout plan de paix.

L'administration américaine doit être aussi prudente en ne laissant pas les ennemis d'Israël se servir de la question des implantations comme excuse pour ne pas faire de pas en avant vers la paix. Les implantations sont d'importance, mais elles ne font pas partie du cœur du conflit qui dure depuis des décennies.

 

Faire la paix au Moyen Orient est une tâche peu enviable. Mais c'est aussi une noble cause. Pour réussir, il faut de la patience et de la détermination. Il faut avoir aussi la capacité de pouvoir se tenir au dessus de la mêlée, de bien cerner les problèmes et avoir le courage de les affronter à la source.

 

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 17:07

Signalé par Gilles : 


http://1.bp.blogspot.com/_wMpAZepuuUw/Se4zm6m5WrI/AAAAAAAAA3Q/M3cGNrMv4Jg/s320/100_4653.JPG

ACCORD FRANCE - ISRAËL : LA LUTTE COMMUNE CONTRE LE TERRORISME ET LA CRIMINALITE A ETE DISCUTEE (APPROUVEE) EN CONSEIL DES MINISTRES A PARIS


http://www.israelvalley.com/news/2009/08/26/24034/

aou26

Par IsraelValley Desk
Rubrique: France - Israël
Publié le 26 août 2009 à 07:00


ACCORDS INTERNATIONAUX ET AUTRES TEXTES. “Le Conseil des Ministres a examiné le texte suivant : Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord de coopération entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de l’Etat d’Israël sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme (Ministère des affaires étrangères et européennes).


La France a noué une coopération multiforme en matière de sécurité intérieure avec de nombreux pays.


Elle s’efforce depuis quelques années d’harmoniser cette coopération et de renforcer sa base juridique en négociant des accords élaborés selon un modèle unifié dans le domaine de la lutte contre le terrorisme et la criminalité organisée transnationale.

C’est dans cette optique que s’inscrit l’accord franco-israélien sur la lutte contre la criminalité et le terrorisme, signé le 23 juin 2008”.

Source: Communiqué Officiel et IsraelValley

 

 

http://www.spyworld-actu.com/IMG/arton5246.gif

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  • : Le blog de Gad
  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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