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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 10:51

Freddy Eytan : « ¨poussé par l’extrême-gauche, le gouvernement Hollande pourrait reconnaître le Hamas »

Publié le : 8 mai 2012

Diplomate, ancien ambassadeur d’Israël et écrivain, Freddy Eytan est un fin analyste des relations entre la France et Israël. Depuis 2005, il dirige le Centre des Affaires Publiques et de l’Etat de Jérusalem (Cape). Il nous livre ses observations au lendemain de l’élection de François Hollande.
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Le P’tit Hebdo / JSSNews : Que vous inspire l’élection de François Hollande ?
Freddy Eytan : 
Il va de soi que dans les milieux diplomatiques israéliens, il aurait été préférable que Nicolas Sarkozy soit réélu.

Lph : Pourquoi ?
F.E : 
Il avait réussi avec sagesse à ne pas conditionner les relations bilatérales entre la France et Israël à des avancées dans le processus de paix. Sa politique pragmatique a permis d’entretenir de bonnes relations entre les deux pays. Elle a fait ses preuves dans des domaines fondamentaux tels que l’Iran ou le combat contre le terrorisme international.

Je ne crois pas que François Hollande continuera sur la voie que Nicolas Sarkozy a initiée.

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Lph : Qu’est-ce qui vous permet de l’affirmer ?
F.E : 
François Hollande a déjà annoncé qu’il mènerait une politique étrangère beaucoup moins solidaire des pays occidentaux. Preuve en est sa décision de retirer les troupes françaises d’Afghanistan. Par ailleurs, pour des raisons économiques pures, la France pourrait redevenir un marchand de canons : du pétrole contre des armes.

Lph : On parle de Laurent Fabius au Quai d’Orsay. Qu’en pensez-vous ?
F.E : 
Laurent Fabius est un ami d’Israël. En 1988, alors qu’il était premier ministre, il a reçu son homologue israélien, Shimon Peres. En fait, les gouvernements de gauche en France ne se sont jamais entendus avec les gouvernements de droite en Israël. Netanyahu ayant toutes les chances d’être reconduit en septembre, il y aura inévitablement des incompatibilités avec le gouvernement français.

Par ailleurs, François Hollande n’étant pas expérimenté en politique étrangère, c’est le Quai d’Orsay qui jouera le rôle principal.

Lph : Comment voyez-vous la politique française au Proche-Orient dans les prochaines années ?
F.E : 
Il n’y aura pas de changement fondamental dans la politique. Je pense, en revanche, que le climat, les priorités, le ton ne seront plus les mêmes. Les Socialistes feront tout pour faire avancer la création d’un Etat palestinien, ils auront une démarche beaucoup moins tournée vers la sécurité et les intérêts d’Israël. Le programme du Parti Socialiste formule des demandes très inquiétantes pour Israël : Jérusalem, capitale du futur Etat palestinien; arrêt de la  »colonisation » et positionnement d’une force internationale dans la vallée du Jourdain.

Poussés par l’extrême-gauche, ils pourraient même, je le crains, reconnaître le Hamas. On a vu de quoi cette partie de l’échiquier politique était capable : flottille, envoi de personnalités anarchistes, etc.

Lph : Vous êtes plutôt pessimiste ?
F.E : 
Je dirais réaliste. Il faut aussi être conscient que la France ne jouira apparemment plus de l’influence qu’elle avait jusqu’à maintenant, ni au Proche-Orient, ni en Europe d’ailleurs où Merkel et Cameron ont affiché leur soutien à Sarkozy pendant la campagne.

La politique française s’annonce très mesurée, plus repliée sur les problèmes internes et fortement dépendante de ses intérêts économiques.

Propos recueillis par Guitel Ben-Ishay – Le P’tit Hebdo –

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9 mai 2012 3 09 /05 /mai /2012 00:24

Adieu au Super Etat Européen

Par Frank J. Gaffney Jr.


http://www.jewishworldreview.com/cols/gaffney050812.php3

 
Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

En l’espace de deux semaines, trois gouvernements européens sont tombés, envoyant des ondes de choc à travers le Continent et remettant en question l’expérience qui a dévoré son avenir depuis des décennies : la construction d’un Super Etat socialiste, centralisé, dénommé « Europe ».

Il se peut que l’enlisement de la coalition du gouvernement aux Pays Bas, la répudiation de Nicolas Sarkozy en France et les fortunes naufragées des deux principaux Partis politiques grecs représentent plus qu’un rejet des mesures d’austérité dictées par Bruxelles sur l’ordre des Allemands.

Pour paraphraser Winston Churchill, ces développements politiques ne vont sûrement pas mettre fin à l’aventure rampante de l’écrasement de la souveraineté européenne ni même marquer le commencement de sa disparition. Mais ils peuvent simplement constituer la fin du commencement de la fin de l’Europe comme entreprise politique transnationale unique.

Pour s’en assurer, les électeurs français ont élus François Hollande, qui est pour l’Union Européenne et soutient de façon réfléchie la vision de ses fondateurs qui l’a vue évoluer depuis un pacte commercial intracommunautaire vers une union proto politique. Pourtant, son électorat, comme les Grecs et les Hollandais, ne veut prendre aucune part au principal projet de l’UE du moment – la discipline fiscale et l’austérité budgétaire.

Le problème est que de telles rebuffades menacent de mettre bas divers châteaux de cartes financiers construits dans les mois récents par l’allemande Angela Merkel avec l’aide de son très junior partenaire, le français Sarkozy. Ils se sont donnés pour objectif de faire croire qu’ils maîtrisaient les crises économiques béantes auxquelles font face les membres de l’UE loin devant la Grèce, dont l’Espagne, l’Italie, le Portugal, l’Irlande et oui, la France. Mais comme des publics à travers le continent rechignent à prendre des remèdes amers ordonnés par Berlin et refusent d’abandonner leurs services sociaux coûteux, leurs semaines de travail raccourcies et leurs longues vacances, il y a peu d’espoir que le patient guérisse.

Malheureusement, plusieurs autres facteurs contrariants s’ajoutent au désarroi économique qui afflige l’Europe pour l’heure. Ils comprennent ainsi :

  • Dans beaucoup de nations de l’UE, ils ont récolté ce qu’ils semé quand ce qui a été pour certaines nations des tentatives sur des décennies pour compenser des taux de natalité déclinant au sein de la population de souche en important des travailleurs immigrés, cela a transformé les pays hôtes. Le destin de M. Sarkozy a été finalement scellé par la décision des partisans du Parti anti-immigration de Marine Le Pen, le Front National, de ne pas voter pour lui au second tour de l’élection présidentielle. Des sentiments similaires ont vu les sympathisants du Parti fasciste de l’Aube d’Or gagner près de 7 % des suffrages ce dimanche aux dépens des principaux Partis.
  • Etroitement liés aux préoccupations sur le nombre d’immigrants dans un pays européen après l’autre, il y a la perception que beaucoup d’entre eux sont des musulmans qui cherchent à imposer la doctrine suprématiste islamique là où ils résident. Des auteurs comme Bat Ye’or, Mark Steyn et Bruce Bawer l’ont observé : les courants sont dans la direction de telles populations exerçant une influence politique disproportionnée et établissant des zones interdites d’accès et d’autres statuts privilégiés. De tels développements alimentent un sentiment d’injustice et de scandale de la part des habitants de souche.
  • L’hostilité montante envers « l’autre » dans certaines parties de l’Europe déclenche aussi de nouveau un antisémitisme élargi. Les Juifs sont dissuadés de porter leur tenue religieuse en public alors que des attaques contre eux et leurs synagogues sont devenues de plus en plus fréquentes et violentes. Beaucoup fuient leur pays natal, et ceux qui restent derrière commencent à avoir peur – pour de bonnes raisons – à un degré qu’ils n’ont pas connu depuis la Deuxième Guerre Mondiale.

Pour toutes ces raisons, L’Europe peut se retrouver bientôt dans un autre de ces cataclysmes horribles qui l’ont défigurée pendant presque toute son histoire connue. En fait, nous sommes devenus tellement habitués à la tranquillité et à la prospérité que le Continent a connues au cours du demi-siècle passé que la plupart d’entre nous a oublié que de telles conditions sont la véritable exception plutôt que la règle.

On ignore comment un nouvel épisode de désordre ou même une guerre pourrait être précipités en Europe. La seule menace d’une telle perspective peut déclencher – comme cela s’est produit dans le passé – un effort redoublé pour soutenir l’Union Européenne et sa monnaie commune déclinante, l’euro. Les forces déchaînées en ce moment, cependant, peuvent s’avérer résistantes à de telles exhortations pour perpétuer ce qui est de plus en plus perçu comme une entreprise punitive et anti démocratique.

Inutile de le dire, si l’Europe tombe une fois de plus dans le tourbillon de la privation économique, un « nettoyage » religieux et/ou ethnique et peut-être des conflits qui sont survenus si souvent ici, notre tranquillité et notre prospérité seront gâchées aussi. Nous devons cependant résister à la tentation d’essayer de soutenir l’Union Européenne comme solution à des telles perspectives et investir, au lieu de cela, dans des efforts pour œuvrer sur place avec des gouvernements nationaux pour les rendre plus responsables et disciplinés – quelque chose dont le projet nommé « Europe » n’a pas été capable, et en pratique, ne pourra jamais être.

A tout le moins, nous ne pouvons pas nous attendre à ce que ce qui émergera du naufrage de dépenses extrêmement prodigues et de la subordination de la souveraineté qu’est l’Europe, apporteront les partenaires fiables et les armées robustes dont on nous dit qu’elles nous permettront de réduire en toute sécurité nos propres capacités et notre part de la charge avec nos alliés. Si l’histoire peut servir de guide, il est aussi probable que nous aurons peur de combattre de nouveau en Europe – peut-être catalysée par une Russie toujours plus belliqueuse de nouveau formellement dirigée par Vladimir Poutine – que nous bénéficierons d’une aide substantiellement plus grande de ce côté.

 


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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 08:27
Politique étrangère française | D’une présidentielle à l’autre
Lundi, 30 Avril, 2012

Par Jean-Sylvestre MONGRENIER, chercheur associé à l'Institut Thomas More

Lors de la précédente élection présidentielle, en 2007, le renouvellement de la politique étrangère française était l’un des thèmes abordés, à la marge il est vrai, dans le débat politique. Il n’en est pas de même en 2012, la nostalgie de la grandeur et le « souci du monde » étant subsumés par les problématiques d’ordre domestique. Pourtant, le Politique n’est pas soluble dans le socio-économique. Les enjeux diplomatiques et stratégiques n’ont pas toujours la visibilité des questions domestiques mais ils sont de la plus haute importance. Il nous faut donc envisager les éléments de continuité et de rupture dans la perspective d’une possible alternance à la tête de l'État.

 

 

L’aggionarmento de Nicolas Sarkozy

D’aucuns voudraient expliquer la politique étrangère de la France par une tension entre un pôle « occidentaliste » et un pôle « gaullo-mitterrandiste ». Cette grille de lecture vise à disqualifier la politique étrangère de Nicolas Sarkozy pour son « occidentalisme », voire son « néo-conservatisme », mais elle n’est guère convaincante. Le caractère européen et occidental de la nation française, aux plans historique, civilisationnel et géopolitique, relève des faits objectifs et le positionnement idéologique ou le subjectivitisme post-moderne ne changent rien à l’affaire. Quant à l’imputation de « néo-conservatisme », elle en vient à désigner toute volonté d’auto-affirmation et relève de la petite polémique. Enfin, les références à l’Occident dans la rhétorique et la politique étrangère de De Gaulle ou celles de Mitterrand sont nombreuses. L’exaltation du « gaullo-mitterrandisme » est avant tout l’habillage et la légitimation d’un discours auto-référentiel.

La rupture prônée par Sarkozy en politique étrangère aura en fait marqué la fin des « dissonances cognitives », le discours et les représentations géopolitiques étant désormais plus en phase avec la réalité des enjeux et engagements internationaux de la France. Les choix opérés, comme la pleine participation au commandement de l’OTAN, sont l’aboutissement de décisions antérieures et de logiques profondes. D’une manière plus générale, la politique étrangère de Sarkozy aura été mise en œuvre dans un contexte de redéfinition des grands équilibres mondiaux, avec une accélération du tempo géopolitique. Le collapsus financier de 2008, l’actuelle crise de la zone Euro, la guerre russo-géorgienne d’août 2008 et l’intervention, l’an passé, en Libye ont révélé dans l’épreuve une certaine maestria. Cela dit, il est vrai que l’invocation répétée du « pragmatisme » et des options contradictoires peuvent laisser une impression d’opportunisme.

Pourtant, avec un peu de recul, le schéma d’ensemble de cette politique atteste d’une réelle cohérence. L’idée maîtresse est de placer la France à l’intersection de l’Union européenne et de l’OTAN, au cœur du système géopolitique euro-atlantique, pour renforcer son pouvoir d’influence sur les affaires européennes, actionner des leviers dans les approches géographiques du Continent et renouveler le statut de puissance mondiale de la France. Dans le cercle européen, il s’agit de combiner un axe économico-monétaire avec Berlin et un axe diplomatico-stratégique avec Londres afin de donner plus de substance à l’UE et de conserver des capacités d’actions militaires au-delà des « anciens parapets ». Ce dispositif est complété par un certain activisme dans le cercle méditerranéen avec la mise sur pied de l’Union pour la Méditerranée (UpM) et une posture stratégique volontaire (voir la guerre en Libye).

 

 

Critique positive et hypercriticisme

Le plus grand investissement dans le cercle atlantique permet de rehausser la place de la France au sein du trio occidental Washington-Londres-Paris. L’objectif français est de consolider l’engagement américain dans la défense de l’Europe, indispensable pour mener une politique d’ouverture vis-à-vis de la Russie, et de relever en commun les grands défis stratégiques au-delà du cercle méditerranéen. Voir le front afghan, la menace nucléaire iranienne, la guerre civile rampante en Syrie et, bientôt peut-être, les logiques chaotiques de l’arc sahélo-saharien. En plus des réponses à ces défis, Paris vise à maintenir son rang et sa puissance en négociant des « partenariats stratégiques » avec divers pays-clefs et puissances émergentes. La Chine, vue de France, étant surtout une question géoéconomique, il faudrait être plus attentif aux liens développés avec l’Inde et le Brésil ainsi qu’au renforcement de la présence française dans le golfe Arabo-Persique.

Si l’ensemble n’est pas dénué de cohérence, le détail révèle des contradictions internes et des fragilités. De fait, l’UpM a buté sur la force des choses avant d’être débordée par les révoltes et séditions du monde arabe. Quant à la politique russe de Sarkozy, elle a pris prétexte du « reset » entre Washinghton et Moscou pour poursuivre des objectifs strictement nationaux, quitte à compromettre le plus grand investissement français en Pologne comme dans l’ensemble de l’Europe centrale et orientale. Aussi et surtout, la grave crise de la zone Euro contraint la France à un difficile exercice d’équilibre entre l’Allemagne dont le poids en Europe se renforce et le Royaume-Uni, un allié de première importance, pour exister comme puissance mondiale. Cependant, il est toujours aisé d’opposer le discours de la méthode au « monde de la vie », celui-là bien plus vaste que les plans et calculs des critiques et rivaux.

Dans la perspective d’une possible alternance, il peut être malaisé d’anticiper les points de rupture en matière de politique étrangère. En fait, les États ne sont pas des navires susceptibles de changer si aisément de cap ; les grandes masses sont ce qu’elles sont, l’environnement est sous contrainte, les traités et les alliances obligent (« Pacta sunt servanda »). Si François Hollande s’est montré excessivement discret sur les questions internationales, des experts proches du parti socialiste laissent passer certaines informations mais il s’agit plus de critiques que d’une vue d’ensemble, articulée et exprimée en termes positifs. En toile de fond, il appert que l’exercice consiste à projeter l’« antisarkozysme » sur la scène internationale. Tout ne serait question que de personnalité. Avec un « homme normal » à la tête de l'État, les « problèmes » se révèleraient peut-être moins ardus qu’il n’y paraît. On pourrait voir en ce tour d’esprit une sorte de « syndrome Obama », avec les inévitables désillusions, revers et infortunes auxquels il faudrait se préparer dans un tel cas de figure.

 

 

Les incertitudes de la politique Hollande

Les quelques éléments précis que l’on peut glaner sur ce que serait la politique étrangère d’un président socialiste laissent sceptiques. On annonce une attitude de fermeté vis-à-vis de l’Allemagne – au risque de menacer un peu plus les équilibres financiers européens –, tout en invoquant le « couple franco-allemand » contre le rapprochement mené par Sarkozy avec le Royaume-Uni. Une « initiative de croissance » est sensée favoriser les convergences avec des pays européens en difficulté alors même que la France serait bien la seule à se hasarder sur la voie de plus de dépenses publiques et de social-démocratie. Sur le plan transatlantique, l’intelligence politique, la lucidité et le courage consisteraient à se retirer le plus vite possible du front afghan, sans incidence aucune dans les rapports avec les États-Unis et les alliés européens affirme-t-on. Sans dommages sur la parole de la France, la confiance que sa politique inspire et l’honneur de son armée. Vieilleries que tout cela !

Au-delà de ces questions, il reste difficile d’anticiper ce que serait la politique étrangère française dans son ensemble. Très peu de choses sur le cours des événements dans le Bassin méditerranéen et les pays arabes. Doit-on s’attendre à des « généralités généralisantes » sur la démocratisation, le développement et la laïcité ? Rien de saillant sur la zone sahélo-saharienne et la question touarègue. A lire entre les lignes certains experts hostiles à Sarkozy, il eût fallu maintenir Kadhafi au pouvoir et, en Côte-d’Ivoire, ne pas aider Alassane Ouattara à l’emporter sur Laurent Gbagbo. Telle aurait été la voie pour maintenir un statu quo africain qui pourtant n’existe plus. Incidemment, il faut ici rappeler que Gbagbo était membre de l’Internationale socialiste. Sur le plan mondial, la nouvelle mission de la France consisterait à jouer les intermédiaires autoproclamés entre les puissances installées du monde occidental d’une part, les puissances émergentes d’autre part, celles-là étant supposées chercher des gratifications symboliques. Le multilatéralisme est présenté comme une « martingale » et tout ne serait qu’une question de représentativité internationale.

Si l’image globale qui se dégage de ces quelques éléments est encore vague, elle laisse pourtant transparaître des dispositions d’esprit qui ne sont guère probantes et encourageantes. La priorité va aux questions domestiques et à la transformation encore plus prononcée de l'État en une machine à prélever et distribuer des richesses que l’économie ne crée plus. Les emprunts publics sur les marchés financiers, condamnés comme s’il s’agissait de grands êtres malfaisants acharnés contre la France, sont toujours supposés pallier le déficit de croissance et d’innovation. Le tout sous la houlette d’un État économiquement impotent maquillé en État stratège. Dans ces manières de penser, la politique étrangère est secondaire et il est à craindre que le moralisme à faible intensité et l’invocation du « dialogue » ne soient le masque d’un grand repli et du consentement à une forme de provincialisation de l’Europe. Tel serait aussi le sens d’un  moindre investissement dans l’OTAN, jugée trop « globale », l’improbable « Europe de la défense » servant par ailleurs de prétexte à l’immobilisme et à la réduction des dépenses militaires.

 

 

Une rupture énergétique et mentale ?

Au total et si l’alternance se produisait, les lignes de force de la politique étrangère française ne seraient certes pas bouleversées ipso facto même si un « effet-papillon » et des réactions en chaîne ne sauraient être exclus. Le principe d’inertie, l’efficience de la « salle des machines » (l’appareil diplomatique et militaire), les cadres d’action dont la France est partie prenante, tout cela va dans le sens d’une certaine continuité. Toutefois, c’est la psychologie des politiques, leurs cartes mentales et leurs décisions qui, in fine, animent la « salle des machines ». Des inflexions ponctuelles modifiant peu à peu le schéma d’ensemble et un psychisme de repli, déguisé en ouverture à l’Autre, menaceraient la substance même de la politique étrangère.

Présentement, la rupture qu’il faut penser est d’abord d’ordre énergétique et mental, en plus de résidus idéologiques – un« narcissisme pénitentiel » diffus et implicite – qui ont aussi leur importance. Cette rupture consisterait en une sorte de consentement résigné au déclin – un juste retour des choses ? – alors que les déséquilibres d’un monde polycentrique exigent résolution et engagement. Les lois du tragique, soyons-en certains, ne sont pas simplement affaires de « représentations » et de jeux de langage, l’intelligence politique requérant objectivité et anticipation du pire afin qu’il n’advienne pas. Quel qu’il soit, le chef de l'État sera confronté à de graves menaces et lui faudra être à la hauteur. La fonction crée l’organe, assure-t-on. Hélas, rien n’est moins sûr.

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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 15:18

 

 

 

"Quiconque nie l'existence d'Israël nie, en fait, sa propre existence!"


c'est en ces termes que l'hebdomadaire Press-Pakistan, basé à Toronto, dans un article publié en Urdu sur le site du journal, a salué les 64 ans de la renaissance de l'Etat Hébreu, à travers un forum de journalistes très populaires. Il y diffuse la vidéo suivante suivante, célébrant les découvertes indispensables à la vie de tout un chacun, réalisées par le génie israélien : 


 

 


 

Le journal mentionne également les projets humanitaires israéliens, dont IsraAid et le Programme "Sauvons un enfant". 

 

 

"Le jour n'est pas loin où les gens talentueux et cultivés des deux pays (Israël et le Pakistan) se tendront la main pour servir ensemble l'humanité". 

 

Mais, pour que cela arrive, Israël devra aussi promouoir le dialogue de Médias à médias et reconnaître la signification de l'appartenance aux groupes pakistanais non-Arabes et des Musulmans disciples d'Ajmi", ajoute l'hebdomadaire Press-Pakistan.

 

L'influent journal souligne ensuite qu'Israël a le privilège douteux d'être le seul pays au monde dont l'existence est régulièrement mise en cause à l'ONU, alors qu'il est entouré de voisins qui souhaitent sa disparition, en prenant les villes à l'intérieur de ses frontières sous le feu de leurs bombes. Ainsi, l'acte de survie d'Israël, d'année en année, est, en soi, remarquable". Il décrit ensuite les Etats-sérial-killers de leurs propres peuples, qui n'ont de cesse de mettre Israël au pilori, à l'ONU, à New York et Genève...

 

http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4220600,00.html


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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 21:03

 

Obama a défendu l’Iran et son héritage, lors d’une rencontre tendue avec Netanyahou

 

Une exclusivité de WorldTribune.com

WASHINGTON —Il n’y a eu que détestation réciproque, au cours de la rencontre du 5 mars entre le Président américain Barack Obama et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou, selon des sources diplomatiques occidentales. Ces sources ont affirmé qu’Obama pourrait se rendre en Iran, dans une tentative de réconciliation et que sa rencontre avec Netanyahou a tendu vers ce que beaucoup décrivent comme une atmosphère empoisonnée entre les dirigeants.

 

 netanyahouobama5mars2012 (Copier)

Le Président Barack Obama avec le Premier Ministre Benjamin Netanyahu dans le Bureau Ovale, le 5 mars.

 

“Il y a beaucoup de haine dans cette relation, et ce n’est pas du tout exagéré de le dire”, affirme le diplomate. Ces sources disent qu’Obama, qui demeure tranquillement en contact avec le cercle dirigeant de Téhéran, a averti Netanyahou de ne « rien entreprendre inconsidérément », concernant des opérations militaires au Moyen-Orient. Ces sources déclarent qu’Obama perçoit Netanyahou comme un allié du Parti Républicain d’opposition, alors que le Premier ministre perçoit le Président comme sur le point d’abandonner Israël, rapporte Middle East Newsline. Ces sources autant que celles proches de la Maison Blanche, disent qu’Obama a écarté toute attaque américaine ou israélienne contre les infrastructures nucléaires iraniennes. Elles expliquent qu’Obama veut couronner sa Présidence par une visite solennelle à Téhéran qui introduirait à une nouvelle ère de réconciliation entre les Etats-Unis et Téhéran.

 

“Le Président perçoit l’Iran comme l’héritage d’un problème, tout comme l’ancien Président Richard Nixon percevait la Chine”, a affirmé un membre du Congrès proche de la Maison Blanche. « Il pense qu’il restera alors dans l’histoire comme le faiseur de paix qui a empêché une guerre catastrophique ».

 

Les sources racontent que la rencontre de deux heures n’a pas réussi à coordonner les positions américaines, concernant l’Iran, le Président exprimant son opposition à toute attaque contre l’Iran, durant toute l’année 2012.

 

« Le Président ne voulait absolument pas avoir une discussion détaillée au sujet du programme nucléaire iranien », selon un diplomate occidental tenu au courant des péripéties de la rencontre.

 

“Au contraire, Obama a déclaré que l’Iran n’a pas décidé de poursuivre sa course au nucléaire et qu’il pourrait bien balancé contre l’idée de développer des armes nucléaires ».

 

On dit que le Président a menacé le premier ministre israélien que les relations entre Jérusalem et Washington pourraient être gravement endommagées si l’Etat Juif menait une frappe militaire contre l’Iran sans coordination avec les Etats-Unis.

 

“Netanyahou a essentiellement écouté et, à un certain moment, a declare que le gouvernement israélien était l’unique responsable de la Défense d’Israël et du peuple juif », selon le diplomate. « Mais, il n’a même pas répondu aux menaces d’Obama ».

 

Ces sources annoncent que Netanyahou n’apparaissait pas surprise par le refus d’Obama d’envisager une option militaire contre l’Iran en 2012.

 

Elles expliquent que la communauté israélienne du renseignement a déterminé qu’Obama tient pour acquis qu’une réconciliation des Etats-Unis avec l’Iran est l’objectif que poursuit sa politique étrangère cette année.

 

http://www.worldnewstribune.com/2012/03/07/report-obama-focused-on-iran-diplomacy-in-tense-meeting-with-netanyahu/

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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8 mars 2012 4 08 /03 /mars /2012 10:45

 

 

Obama veut disposer de la frappe israélienne


Par CAROLINE GLICK

Jerusalem Post 06/03/2012  

 

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©


 
Le président des USA exige vraiment qu’Israël place sa survie entre ses mains.

Dans son commentaire du supplément de vendredi du journal Ma’ariv, le commentateur diplomatique senior Ben Caspit a développé un discours hypothétique qu’Obama pourrait tenir à Netanyahou, pendant le tête-à-tête des deux dirigeants dans le Bureau Ovale lundi après-midi. Selon le scénario de Caspit, Obama voulait utiliser la rencontre pour imposer sa loi au Premier ministre israélien.


"Si vous bombardez les installations nucléaires de l’Iran avant les élections de novembre, lors de mon second mandat, Israël ne pourra plus acheter des pièces détachées pour ses systèmes d’armes aux USA". De même, Obama aurait dit, selon Caspit, que les USA mettront fin au soutien à Israël au Conseil de Sécurité de l’ONU si Israël osait prendre sur lui d’empêcher l’Iran de franchir le seuil nucléaire avant les élections aux USA.


Caspit a rédigé son article après avoir entendu parler d’une réunion entre des Juifs américains et Anthony Blinken, conseiller national à la sécurité du vice-président Joe Biden. Selon Omri Ceren de ‘Commentary’, Blinken a déclaré aux Juifs présents que si les partisans d’Israël discutent du traitement hostile d’Obama à l’égard d’Israël dans le contexte de l’élection, ils peuvent s’attendre à souffrir des conséquences si Obama est réélu.


Il est important de garder à l’esprit les menaces de Blinken et le scénario de Caspit quand on considère le discours d’Obama à l’AIPAC dimanche matin.


Le discours d’Obama était remarquable pour bon nombre de raisons. D’abord, c’était le premier discours sur un thème lié à Israël qu’Obama donnait depuis sa campagne de 2008, dans lequel il ne cherchait pas la bagarre avec Israël. Et c’est du fait de l’absence d’hostilité dans son discours que les partisans d’Obama prétendent que c’est un discours pro-Israël.


Bien qu’il ne cherchât pas la bagarre avec Israël dimanche, son discours a clairement tenté de saper la position stratégique d’Israël de façon fondamentale – en fait existentielle.


Comme beaucoup de commentateurs l’ont noté dans les semaines récentes, Israël et les USA ont des lignes rouges différentes sur le programme nucléaire iranien. Les lignes rouges divergentes sont dues au fait que les USA ont plus d’options pour attaquer les installations nucléaires de l’Iran qu’Israël.


Du point de vue d’Israël, le programme nucléaire de l’Iran serait bientôt inarrêtable dès que les Iraniens auront déplacé une quantité suffisante d’uranium enrichi et /ou de centrifugeuses vers l’installation nucléaire de Fordow près de Qom. Puisque Israël manquerait de la capacité de détruire l’installation, la date limite d’Israël pour attaquer l’Iran prendra fin dans quelques semaines. Les USA auraient la capacité de bombarder avec succès Fordow de sorte que leur date limite sur l’Iran est plus longue.


La raison de tout cela est importante parce qu’elle nous dit la vraie nature de l’exigence d’Obama pour qu’Israël accorde plus de temps aux sanctions et à la diplomatie. Quand on se rend compte de la brève limite de temps d’Israël pour attaquer, on réalise que si Obama exige qu’Israël accorde plusieurs mois supplémentaires pour que les sanctions agissent, ce qu’il exige en réalité c’est qu’Israël remette sa survie entre ses mains. Lorsque le projet nucléaire de l’Iran sera dans la zone d’immunité à l’égard d’une frappe israélienne, Obama détiendra effectivement la clé de la survie d’Israël. Israël sera complètement à sa merci.


Pour comprendre à quel point cela serait dangereux, il faut considérer les autres problèmes qu’Obama a couverts dans son discours. Le discours d’Obama peut être résumé essentiellement en trois assertions : il a affirmé qu’il est le meilleur ami qu’Israël ait jamais eu et donc Israël peut lui faire confiance pour assurer sa survie.

D’abord, Obama a affirmé que la coopération militaire entre Israël et les USA a augmenté dans des proportions sans précédents sous sa direction. Ensuite, il a proclamé que son gouvernement a servi de défenseur inconditionnel d’Israël à l’ONU et de façon générale quant au problème palestinien. Enfin, il a mis en avant qu’on peut lui faire confiance pour défendre Israël contre un Iran détenant l’arme nucléaire du fait des sanctions imposées à l’Iran par les USA et la communauté internationale depuis le début de son mandat.


La prétendue expansion de la coopération militaire USA – Israël sous l’œil d’Obama a servi de sujet de conversation régulier aux officiels du gouvernement Obama. La revendication est commode parce qu’elle est fondée sur des informations classifiées non disponibles au public. Vous et moi n’avons aucun moyen de savoir si c’est vrai.


Mais ce que nous savons c’est que sous la direction d’Obama, les officiels militaires et de la défense des USA ont fait des déclarations répétées ouvertement hostiles à Israël. Le secrétaire d’Etat à la défense de l’époque, Robert Gates, a qualifié Israël « d’allié ingrat ». Le secrétaire d’Etat à la défense actuel, Léon Panetta, a exigé qu’Israël « retourne à cette sacrée table [de négociation] avec les Palestiniens". Le général Dempsey et son prédécesseur Michael Mullen ont parlé de façon désobligeante d’Israël et de ses capacités militaires et donc ont conféré pour le moins de l’assurance à leurs ennemis.


En dehors de ces commentaires peu aimables, sous Obama, les USA ont adopté une politique et pris des mesures mettant en danger Israël militairement sur tous les fronts et de façon fondamentale. Avec Obama à la barre, non seulement les USA se sont tenus derrière et soutenu le Hezbollah et l’Iran pour s’emparer du Liban. Les USA ont continué de fournir l’armée libanaise contrôlée par le Hezbollah avec des armes américaines sophistiquées.


Sous Obama, les USA sont intervenus dans les affaires politiques internes de l’Egypte pour renforcer les ‘Frères Musulmans’ et renverser Hosni Moubarak. La transformation de la frontière d’Israël avec l’Egypte de limite pacifique en une autre hostile est la conséquence directe du renversement de Moubarak soutenu par les USA et de la montée des ‘Frères Musulmans’ et des salafistes soutenue par les USA. Voilà des faits indiscutables. Leurs répercussions militaires sont énormes et totalement négatives.


Puis il y a la Syrie. Depuis plus de six mois, Obama a pris effectivement le parti de Bashar Assad contre son propre peuple dressé contre lui. La secrétaire d’Etat Hillary Clinton avait qualifié Assad de ‘réformateur’. Maintenant, alors qu’Assad fait une boucherie de son peuple par milliers, les USA ne sont encore pas parvenus à envoyer de l’aide humanitaire pour aider le peuple syrien. Presque incroyable, Clinton a dit que Assad devra se mettre d’accord pour toute assistance des USA au Peuple syrien alors que celui-ci cherche à le renverser.


Des rapports sont parus : les USA ont averti la Jordanie, le Liban, l’Irak et l’Arabie saoudite de la possibilité que les missiles balistiques d’Assad et ses arsenaux chimiques et biologiques puissent être transférés aux terroristes. Une telle perspective présente un danger clair pour la sécurité nationale des USA – comme de celle d’Israël.


En effet, la menace de prolifération d’AMD (Armes de Destruction Massive) est si dangereuse qu’on peut s’attendre à ce que l’administration des USA prenne des mesures préventives pour détruire ou réquisitionner ces arsenaux. On aurait certainement pu s’attendre à un soutien à une opération israélienne pour le faire. Mais selon ces rapports, Obama s’est contenté d’avertissements vides aux Arabes – pas à Israël – que cela pourrait éventuellement être un problème.


En ne parvenant pas à agir contre Assad, le gouvernement Obama agit effectivement comme le gardien du plus important allié régional de l’Iran. C'est-à-dire que, loin d’améliorer la position militaire d’Israël, le comportement d’Obama envers la Syrie améliore la position militaire de l’Iran. Il agit de la manière qu’on pourrait attendre de la part d’un allié de l’Iran, non pas de celle qu’on pourrait attendre d’un allié d’Israël.


De même pour l’Iran, alors qu’Obama vante les nouvelles sanctions anti-Iran imposées depuis qu’il a pris ses fonctions comme preuve qu’on peut lui faire confiance pour prendre des mesures contre l’Iran, le fait est qu’Obama a été obligé de mettre en oeuvre des sanctions contre sa propre volonté par le Congrès et l’Europe. De même, Obama continue de refuser d’exécuter les sanctions contre la banque centrale iranienne que le Congrès des USA a adoptées contre ses fortes objections au début de cette année. Comme c’est le cas pour la Syrie – et du Hezbollah au Liban – sur la question des sanctions, le comportement d’Obama a servi à aider plutôt qu’à gêner la poursuite de capacités nucléaires par l’Iran.


Au-delà des frontières immédiates d’Israël, et au-delà de l’Iran, le comportement d’Obama envers la Turquie a eu un impact destructeur sur la situation militaire et stratégique d’Israël. Obama a déclaré que Recyp Erdogan, Premier ministre islamiste antisémite de Turquie, est l’un des cinq dirigeants étrangers dont il est le plus proche. Il parlerait avec Erdogan au moins une fois par semaine. Le Premier ministre qui dirige la Turquie est le dirigeant du Moyen-Orient en qui Obama a le plus confiance.


Erdogan a gagné la confiance d’Obama au moment même où il a mis fin à l’alliance stratégique de son pays avec Israël et commencé à financer directement l’organisation terroriste Hamas et à apporter de l’aide et du soutien au Hamas en cherchant à mettre fin au blocus maritime légal d’Israël du littoral de Gaza.


Ce qui est remarquable dans la relation d’Obama avec la Turquie, membre de l’OTAN, c’est qu’il n’ait pas usé de sa relation avec Erdogan pour influer son comportement. Au lieu de cela, il a récompensé ce comportement.


Les propos d’autosatisfaction d’Obama sur l’assistance des USA au développement des systèmes de défense anti-missiles d’Israël sonnent désespérément creux pour deux raisons.


D’abord, l’accord de coopération militaire entre Israël et les USA pour le développement du bouclier de défense anti-mortiers « Dôme de Fer » a été conclu et financé sous le Président George W. Bush après la négociation itinérante du Sénateur Mark Kirk. Obama a hérité du programme. Et dans son budget 2012, il a réduit le financement américain au projet.


La seconde raison pour laquelle ses déclarations sonnent creux, c’est parce que ses actes comme président ont accru le besoin d’Israël de se défendre lui-même contre les mortiers et les roquettes palestiniennes depuis Gaza. Obama a renforcé les Palestiniens pour attaquer à volonté Israël et mis la pression sur Israël pour ne pas prendre des mesures offensives pour réduire la capacité agressive des Palestiniens.


Cela nous amène aux déclarations d’Obama sur son soutien à Israël à l’ONU et envers les Palestiniens. Le fait que c’est la position hostile d’Obama envers Israël qui a alimenté le rejet des négociations des Palestiniens avec Israël. Comme Mahmoud Abbas l’a dit au journaliste Jackson Diehl du ‘Washington Post’, l’exigence d’Obama d’un gel de la construction juive l’a convaincu qu’il n’avait aucune raison de négocier avec Israël.


Puis il y a son « soutien » à Israël à l’ONU. Le fait est que les Palestiniens ont recherché une condamnation du Conseil de Sécurité de l’ONU contre la construction juive à Jerusalem et en Judée et Samarie parce qu’Obama leur a donné à penser qu’il les soutiendrait. C’était Obama après tout qui a qualifié les implantations israéliennes « d’illégitimes », et a exigé l’abrogation des droits de construction juifs au-delà des lignes d’armistice.

Il en est de même de la décision palestinienne de faire accepter la « Palestine » à l’ONU en tant que membre. Dans son discours de septembre 2010 à l’Assemblée Générale de l’ONU, Obama a appelé à l’établissement d’un Etat palestinien d’ici un an. C’est sa déclaration qui a donné à penser aux Palestiniens que les USA soutiendraient leur décision d’abandonner les négociations avec Israël et à présenter leur dossier à l’ONU.


Ainsi dans les deux cas, Obama où a été contraint de défendre Israël à l’ONU, il a lui-même créé la crise qu’Israël a été contraint de le prier de désamorcer. Et dans les deux cas, il a fait payer chèrement sa protection à Israël.


Le fait est que les actes et les paroles d’Obama ont montré clairement qu’Israël ne peut pas lui faire confiance, pas plus sur l’Iran que sur n’importe quoi. La seule chose sur laquelle il a été constant dans sa stratégie politique à l’égard d’Israël, ça a été son hostilité. En conséquence, les seuls messages émanant de son gouvernement sont ceux qui disent que si Obama est réélu, il ne se sentira plus guère obligé de cacher sa haine envers Israël.


Ce que montrent ces messages c’est que si nos dirigeants sont trop faibles pour se dresser contre Obama aujourd’hui, nous paierons un prix exorbitant pour leur lâcheté s’il gagne les élections en novembre.

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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 18:40

 

AVO 5747 wa (Copier)

Ce que Netanyahou aurait pu ajouter…

Par Shoshana Bryen


7 Mars 2012 at 3:30 am

“Nous ne partons pas en guerre, c’est la guerre qui vient vers nous”.

“M. Le Président, vous vivez dans un grand pays, vaste et large, entouré de voisins amicaux et d’Océans. La distance de votre déplacement d’Honolulu à Washington D.C est de 7781 kms : 25% de plus que la distance entre Tel Aviv et Téhéran. Même entre Los Angeles et Washington, l’espace est de 3714 kms. De notre point le plus bas, à Eilat jusqu’à Métullah, dans le nord, il y a 480 kms, juste environ la même distance qu’entre Washington DC et New York. De Jérusalem vers Tel Aviv, il y a 60 kms – bien que cela semble plus long dans un embouteillage. De Gaza-City à Sderot, 4 kms 800.

Les Etats-Unis sont vastes et Israël est petit. Vous partez en guerre en Irak et en Afghanistan. Nous ne « partons » plus en guerre ; c’est la guerre qui vient à nous – sous la forme des roquettes et des missiles. Environ 0, 5 à 1% d’Américains servent dans les forces armées. Plus de 75% des Israéliens à la fin du lycée, font l’armée avant d’aller à l’université et la plupart d’entre eux continent durant des années à faire des périodes de réserve. La Seconde Guerre mondiale a tué 0, 307% de tous les Américains, en bsant ce calcul sur les chiffres de la population de 1940. En 1933, approximativement 9, 5 millions de Juifs vivaient en Europe, soit seulement 1, 7% de la population européenne totale, mais plus de 60% des Juifs dans le monde. Aussi la Shoah a-t-elle tué presque les 2/3 des Juifs vivant en Europe, et environ 39% de la communauté juive mondiale.

“Vous êtes si nombreux et nous sommes si peu. L’Amérique est un pays jeune. Vos documents fondateurs n’ont pas plus de 300 ans et tout ce que vous avez construit – à l’exception notable des Twin Towers – vous l’avez conservé aussi longtemps que vous le vouliez. Vous avez Harvard, Gadsby’s Tavern, Elfreth’s Alley, des villes grandes et petites et des fermes. Nos documents fondateurs ont plus de 3000 ans et nous avons déjà perdu nos Premier et Second Temples, alors que Jésus appartenait encore à la mémoire vivante. Dans notre mémoire vive d’aujourd’hui, nous avons perdu des écoles, des synagogues, des bibliothèques entières, des maisons, des affaires et les cimetières de nos pères en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord.

“Vous avez, nous avions, nous avons perdu, nous avons construit, nous avons reperdu et nous avons reconstruit dans notre patrie antique. Vous savez tout cela, aussi pourquoi suis-je en train de vous parler de tout cela ?

“Parce que cela informe tout ce que vous faites et tout ce que nous faisons. La leçon que nous tirons de notre histoire, c’est que, dans les années 1930, c’est la Tchécoslovaquie, et non les Etats-Unis, qui a disparu. Après le retrait américain du Vietnam, ce sont les Cambodgiens et non les Américains qui ont été décimés. Le Président Clinton a déclaré que l’absence d’une intervention au Rwanda était une erreur – mais ce sont bien les Rwandais, non les Américains, qui ont été exterminés.

“Nous avons vraiment apprécié de vous entendre déclarer que vous partagez notre façon de concevoir l’Iran comme une menace et de vous entendre dire qu’un Iran armé de l’arme nucléaire est inacceptable pour vous. Mais la leçon de notre histoire, c’est que les petits peuples vivant dans de petits espaces n’ont pas le luxe de pouvoir se tromper, la première fois et de pouvoir se regrouper pour pouvoir avoir raison. Au moment du péril, nous n’aurons qu’une fois pour nous protéger, et seulement une ».

Shoshana Bryen est Directrice en Chef du Jewish Policy Center.Elle était auparavant Directrice en Chef des Ploitiques Sécuritaires au JINSA et auteur de rapports pour le JINSA, de 1995 à 2011.

http://www.stonegateinstitute.org/2919/what-netanyahu-may-have-added

 

Adaptation : Marc Brzustowski. 

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5 mars 2012 1 05 /03 /mars /2012 09:45

« Romney: en cas de 2ème mandat d’Obama, l’Iran aura l’arme nucléaire »


Par le Comité de Rédaction du Jerusalem Post ; 05/03/2012


http://www.jpost.com/International/Article.aspx?id=260480

Adaptation française de Sentinelle 5770 ©

 
Le favori présidentiel des Républicains attaque Obama après le discours du président des USA devant l’AIPAC selon l’AFP ; Romney déclare que s’il devient président, il aura les options militaires et prendra des sanctions paralysantes.

L’Iran obtiendra des armements nucléaires si le président des USA Barack Obama est réélu pour un second mandat,  a déclaré dimanche le candidat Républicain Mitt Romney, selon une dépêche AFP.

« Selon moi, c’est tout à fait certain. Si Barack Obama est réélu, l’Iran disposera de l’armement nucléaire et le monde changera, si c’est le cas, a dit Romney pendant une étape à Snellville en Georgie, selon la dépêche.

Ses commentaires sont intervenus quelques heures après un discours d’Obama à la conférence de l’AIPAC, où il a souligné qu’il opposait l’endiguement à l’égard de l’Iran et pourrait utiliser la force militaire si nécessaire, pour empêcher l’Iran d’acquérir des armements nucléaires, mais a ajouté qu’on disposait encore de temps pour l’action diplomatique.

Un jour avant d’accueillir le Premier ministre Benyamin Netanyahou dans son Bureau Ovale, Obama a répondu sur plusieurs points de la politique de l’Iran pour lesquels Israël attend les USA. Mais ses déclarations à la conférence de l’AIPAC (Comité de Politique des Affaires Publiques Amérique - Israël) ont aussi souligné les différences dans les perspectives du pays, y compris celles de la diplomatie, comme il a en averti ceux qui demandent la menace d’une guerre.

Obama a aussi fortement défendu ses antécédents à l’égard d’Israël et cherché à écarter les attaques Républicaines pendant la campagne présidentielle. Romney et ses concurrents candidats Républicains Rick Santorum et Newt Gingrich s’adresseront à la conférence politique l’AIPAC mardi.

En référence apparente au discours du président des USA, l’AFP a cité Romney disant à quelques 2.000 partisans que Obama n’était pas parvenu à affirmer que les options militaires étaient sur la table. Le favori présidentiel Républicain aurait aussi affirmé que s’il devient président, « il disposera des ces options militaires… et prendra les sanctions paralysantes et les mettra en place ».

Hilary Leila Krieger a contribué à cette dépêche.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:42

 

AVO 5747 wa (Copier)

Le dilemme de Binaymin Netanyahou

 

Selon les sources militaires de Debkafile à Washington, toute attente que la rencontre entre le Président américain Barack Obama et le Premier Ministre israélien Binyamin Netanyahou, lundi 5 mars, se solderait par un accord sur la manière et le moment où il serait temps de stopper l’Iran dans sa course au nucléaire, va très probablement s’avérer infondée.

 

Obama a clairement fait savoir qu’une frappe militaire serait “prématurée” et qu’on doit permettre aux sanctions économiques, aux pressions diplomatiques et aux négociations de poursuivre leur route avant de considérer l’option militaire en tout dernier ressort.

 

Lorsque Netanyahou prendra son vol de retour, il reviendra de la Maison Blanche, confronté exactement au même dilemme que précédemment : il lui revient de déterminer la fenêtre d’opportunité d’Israël, pour une attaque contre les installations nucléaires de l’Iran et de décider si et quand il l’utilise.

 

Après avoir rencontré le Premier ministre canadien à Ottawa, vendredi 2 mars, Netanyahou a essayé de tempérer l’ampleur de son désaccord avec Obama, en offrant d’attendre les négociations entre les six puissances mondiales et l’Iran qui débutent le mois prochain, et qui constituent la pierre angulaire de la politique iranienne du Président des Etats-Unis, bien qu’Israël pense fermement que l’Iran essaie juste de gagner du temps.


Quoi qu’il en soit, pour que les pourparlers aient un sens, il a proposé qu’ils se concentrent sur trois objectifs :

 

1. Le démantèlement des installations d’enrichissement d’uranium enterrées dans les souterrains de Fordo.

 

2. Le transfert d’uranium hautement enrichi à l’extérieur du pays, afin que le contrôle international puisse s’exercer, et ainsi, retirer le matériel permettant d’assembler une bombe des mains de Téhéran.


3. Une stricte interdiction de l’enrichissement d’uranium à un niveau supérieur à 5%, au lieu des 20% du carburant fissile concentré, qui est actuellement stocké.

 

La Maison Blanche a rejeté les propositions du Premier ministre israélien, après que Moscou les aient également jugées inacceptables.


Un certain nombre de messages confidentiels russes ont conseillé à Israël d’oublier toute tentative de renversement des progrès nucléaires iraniens. Les négociations internationales à venir, selon Moscou, doivent débuter par l’acceptation de l’état actuel du programme nucléaire de l’Iran : « Il n’y a aucun retour en arrière possible ».


Le message de la Maison Blanche à Netanyahou, à la veille de sa rencontre avec Obama, consiste à dire que Téhéran ne se rendrait, tout simplement, pas à la table des négociations s’il se trouve confronté à ces trois exigences.

 

Ce message a été renforcé par une fuite au New York Times, dimanche 4 mars, affirmant que « Les agences du renseignement américaines continuent de dire qu’il n’existe pas de preuve que l’Iran ait arrêté sa décision finale de poursuivre sur le chemin de l’arme nucléaire. De récentes évaluations de la part de ces agences d’espionnage américaine ont réaffirmé des « découvertes », de 2007 et 2010 qui concluaient que l’Iran avait abandonné son programme d’armes nucléaires ».

 

En revenant à son attitude, longtemps abandonnée, de dénégation de la menace nucléaire iranienne, Washington défie les deux derniers rapports de l’Agence Internationale à l’Energie Atomique. Le tout dernier, publié il y a à peine dix jours, déclarait : « L’Agence continue d’avoir de sérieuses inquiétudes, au sujet des dimensions militaires possibles du programme nucléaire iranien » et « L’Iran a produit près de 110kg d’uranium enrichi à 20%, depuis le début 2010. Les experts occidentaux estiment qu’environ 250 kgs suffisent à fabriquer une bombe nucléaire ». Le rapport faisait aussi remarquer que « L’Iran modifie l’aspect le plus sensible de son travail nucléaire sur le site, en raffinant l’uranium à un niveau qui le rapproche, de façon significative, d’un matériau utilisable pour une bombe ».

 

Les inquiétudes de l’observatoire nucléaire ont été encore plus exacerbées par le refus de Téhéran de permettre aux inspecteurs de visiter le site de Parchin, soupçonné de procéder à des tests d’explosion nucléaire, lors des deux dernières visites.

 

Le ministre israélien de la Défense, Ehud Barak, a averti que l’Iran s’était engagé dans le processus de transfert de ses projets nucléaires clandestins vers une « zone d’immunité », à l’abri de toute attaque extérieure.

 

Ne tenant aucun compte de toutes les preuves du contraire, l’Administration Obama a eu recours au subterfuge consistant à remonter l’horloge nucléaire de l’Iran jusqu’en 2007. Là encore, dans un effort visant à retenir Israël d’une attaque préventive contre l’Iran, l’Agence Nationale du Renseignement avait informé le Président George W. Bush que l’Iran avait « abandonné » son programme militaire en 2003.

 

Il y a un an, toutes les preuves accumulées des avancées nucléaires rapides semblaient conduire à un répit dans ce cadre de la controverse américano-israélienne.

 

 

Mais, à présent, la Maison Blanche pourrait chercher à réagir à l’explication du point de vue d’Israël, formulée par l’ancien chef du renseignement militaire israélien, Amos Yadlin, dans le même journal, le 2 mars. Il écrivait : « Ce qui est nécessaire, aujourd’hui, c’est une assurance américaine à toute épreuve que, si Israël se retient d’agir en fonction de sa propre fenêtre d’opportunité – et que toutes les autres options ont échoué à stopper la quête nucléaire de Téhéran – Washington agira pour empêcher l’avènement d’un Iran nucléaire, tant qu’il sera encore en son pouvoir de le faire ».

 

 

Les sources de Debkafile à Washington rappellent qu’on doit s’attendre à ce qu’aucun Président américain ne tolère qu’Israël lui dicte les termes de sa conduite, quel que soit le dossier urgent que cela puisse concerner. Bien avant même d’entendre ce qu’Israël a à lui dire, Obama était déterminé à s’opposer à l’action militaire contre l’Iran et à ne pas se laisser entraîné à devoir bouger sur ce point. A présent, il est déterminé, en plus, à remettre son visiteur israélien à sa place et à tirer un trait sur l’influence de Jérusalem à Washington – ce qui constituerait à la fois, une leçon adressée à Jérusalem et une fantastique incitation offerte à Téhéran…

 

DEBKAfile  Reportage exclusif  4 Mars 2012, 12:11 PM (GMT+02:00)

http://www.debka.com/article/21790/

Adaptation : Marc Brzustowski.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 15:55

 

 

Leon+Panetta+Defense+Secretary+Panetta+Welcomes+5WaVmRHqUMl

La tentative de la dernière chance n’a pas réussi à combler les divergences américano-israéliennes 

 

Sauf changements de dernière minute, le Président américain Obama et le Premier ministre israélien Binyamin Netanyahou seront encore en position de profond malentendu, concernant l’Iran, lorsqu’ils se rencontreront à la Maison Blanche le 5 mars. Le Ministre de la défense, Ehud Barak, s’est envolé, mercredi 29 février, vers Washington, pour essayer encore de mettre au point, avec le Secrétaire à la Défense, Léon Panetta, une formule visant à combler l’écart qui se creuse régulièrement. Les sources de Debkafile à Washington rapportent que, nonobstant leurs congratulations souriantes, Barak s’est envolé directement pour son retour, afin d’informer le premier ministre de leur échec.

 

Alors qu’il était encore à bord, Barak a dû subir d’écouter le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney marteler, encore et encore, la tonalité actuelle du discours d’Obama : « Je pense que nous avons été clairs sur ce point : toute action militaire (israélienne) dans cette région risque de produire une plus grande instabilité dans la région, parce que l’Iran a des frontières autant avec l’Afghanistan qu’avec l’Irak – Nous avons du personnel civil en Irak et du personnel militaire aussi bien que des civils en Afghanistan ».

 

 

Carney a ajouté : “Mais notre approche immédiate est de poursuivre la voie diplomatique que nous avons prise, combinée à des sanctions très agressives”.

 

Des responsables américains et israéliens importants ont fait savoir, mardi 1er mars, que cette déclaration confirmait que le Président avait rejeté deux requêtes israéliennes cruciales :

 

1. D’instaurer des lignes rouges définitives et absolues au programme nucléaire iranien, qui, si elles étaient franchies, fourniraient le terreau suffisant pour que les Etats-Unis et Israël frappent ses sites nucléaires. Israël maintient que la politique iranienne de Washington peut se résumer à des « lignes rouges à géométrie variable ». Dès que l’Iran progresse vers une nouvelle réalisation nucléaire, les Etats-Unis inventent de nouvelles « lignes rouges » pour éviter toute confrontation. Cela permet à Téhéran de faire un bond dans les avancées de son programme nucléaire, d’une « ligne rouge » américaine à la prochaine.

 
2. D’arrêter de réciter le mantra selon lequel “Toutes les options sont sur la table”, afin de stopper l’Iran d’obtenir l’arme nucléaire et de se résoudre à avancer vers l’adoption d’un langage plus précis afin de spécifier le type de procédures militaires américaines envisagées au cas où. Cependant, la tentative de formulation d’un nouveau discours a échappé aux efforts de Panetta et Barak. Le Président Shimon Peres doit rencontrer le Président Obama, dimanche 4 mars, bien que l’horaire précis n’ait pas encore été arrêté. Selon que cette rencontre aura lieu avant ou après le discours du Président américain devant la Convention Nationale de l’AIPAC (Le Comité pour les Affaires Publiques américano-israéliennes), qui s’ouvre ce jour-là, dépendra une information très significative.

 

Si elle se situe après, cela signifierait que les Américains ne sont plus disposer à prêter attention aux tentatives de persuasion israéliennes pour les faire renoncer à leurs objections à une attaque israélienne et qu’ils s’attendent à ce que Jérusalem respecte l’exigence de l’Administration Obama, consistant à donner plus de temps aux sanctions et à la pression diplomatique pour persuader les dirigeants de l’Iran de lâcher leur programme d’armement nucléaire.

 

Obama attend avec anxiété de voir si les Iraniens lui feront la grâce de revenir aux discussions sur le nucléaire avec les cinq membres permanents du Conseil de Sécurité de l’ONU et l’Allemagne, à Istanbul, le mois prochain. Se soumettant à l’une de leurs préconditions avant de dénier se mettre à table, les Etats-Unis ont délibérément refusé de mener les puissances occidentales et arabes à une intervention militaire visant à renverser le régime de Bachar al Assad, en Syrie.

 

Mais, même si Peres parvient à voir Obama avant son discours à l’AIPAC, il n’y a rien de plus qu’il puisse faire pour convaincre le Président américain d’accepter une formule de compromis qui puisse sauver ses pourparlers avec Netanyahou, et les empêcher de creuser encore plus profond le fossé entre eux.

 

Jeudi 1er mars, des sources américaines de première main ont planifié le calendrier américano-israélien pour les jours à venir :

 

Jeudi : l’ancien conseiller présidentiel américain, Dennis B. Ross tient un point de presse sur la politique américaine à l’égard de l’Iran avec des journalistes américains. Bien qu’il ne dispose d’aucun poste officiel à la Maison Blanche, Ross est considéré comme suffisamment influent et bien informé pour être en mesure d’esquisser les prochaines étapes de la stratégie présidentielle sur l’Iran.

 

Dimanche 4 mars : le Président Obama et le Premier ministre Netanyahou s’exprimeront tous deux à l’ouverture de la Convention nationale de l’AIPAC à Washington. L’ordre de leur apparition, qui est sujet extrêmement sensible, n’a pas encore été établi.


Jérusalem préférerait qu’Obama y aille en premier, pour donner à Netanyahou la chance de répondre à ses commentaires. Pour cette même raison cruciale, les Américains préféreraient que leur Président fasse suite au Premier Ministre et ainsi, grave sa propre politique dans le marbre.

 

La Maison Blanche fait tous les efforts imaginables pour s’assurer qu’aucune confrontation publique au sujet de l’Iran n’ait lieu entre les dirigeants américains et israéliens, dans leur programme chargé et leurs apparitions télévisées, avant une audition devant quelques 1400 délégués juifs et amis d’Israël venus de toute l’Amérique.

 

 

Lundi 5 mars :   Le Sommet Obama-Netanyahou à la Maison Blanche.

 

DEBKAfile Reportage exclusif 1er mars 2012, 11:42 AM (GMT+02:00) 

 

 

 

http://www.debka.com/article/21780/

 

.Adaptation : Marc Brzustowski

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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