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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 10:25

Merci au blog d'Aschkel (http://aschkel.over-blog.com/ ) de nous signaler cet article de Guysen





Kadhafi en Italie : grande pompe et grande esbroufe




Par Constance Le Bihan pour Guysen International News

Jeudi 11 juin 2009 à 14:05
 


Mercredi 10 juin, la fastueuse tente bédouine du libyen Mouammar Kadhafi s’est déployée au cœur de Rome. Une première visite « historique » pour solder les comptes de la colonisation, engager des partenariats économiques et s’accorder sur les questions d’immigration. C’est aussi l’occasion pour le leader de rencontrer les juifs libyens exilés à Rome. L’entrevue, très symbolique, est fixée…le jour du Chabbat.

Pour l’occasion, le colonel libyen avait revêtu son uniforme militaire lourdement galonné et enfoncé ses lunettes de soleil sur son nez. Mercredi 10 juin, Mouammar Kadhafi, a foulé le sol italien pour poursuivre son nomadisme diplomatique, après des étapes en France et en Russie. La visite est historique et, d’un côté comme de l’autre, la rencontre se prépare en grande pompe. Cette fois, c’est la Villa Doria Pamphili, en plein cœur la capitale italienne, qui s’est transformée en caravansérail, accueillant les deux cent personnes de l’escorte du colonel pour quatre jours. Et c’est un Silvio Berlusconi tout sourire qui accueille le n° 1 libyen. Une visite qui, décidemment, commence sous les meilleurs auspices.

« Nous accueillons Kadhafi sachant que nous nous sommes retrouvés dans une amitié refondée et partageant de nombreux intérêts communs », a fait valoir le chef de la diplomatie italienne Franco Frattini. Après un demi-siècle de relations troublées, la réconciliation entre l’Italie et la Libye, colonisée par l’Italie de 1911 à 1942, semble scellée. Depuis quelques années, les partenariats commerciaux fleurissent : des fonds libyens entrent dans le capital la banque italienne Unicredit, et l’Italie s’affirme comme le premier client de la Libye.
 
Les relations diplomatiques se réchauffent aussi. En 2003, le colonel renonce aux armes de destruction massive. De son côté, l’Italie fait amende honorable sur la colonisation et promet d’indemniser la Libye avec cinq milliards de dollars. Le pactole, distribué sur 25 ans, prévoit le versement de pensions de retraite pour les Libyens ayant combattu sous le drapeau italien pendant la Seconde guerre mondiale ou le lancement de travaux, comme la construction d’une autoroute traversant la Libye d’est en ouest.
 
Mouammar Kadhafi s’efforce aussi de montrer pâte blanche. Pour se repentir des plus de 20.000 ressortissants italiens expulsés pour se venger tardivement de la colonisation, il promet de sévir contre les milliers d’immigrés qui embarrassent les autorités italiennes. Dorénavant, les clandestins qui transitent par la Libye pour rejoindre l’Europe seront reconduits sur le continent africain.
 
Venu pour sceller cette belle amitié, Mouammar Khadafi a aussi émis le souhait de rencontrer la communauté juive italienne. Il faut dire que Kadhafi a beaucoup à se faire pardonner. Arrivé au pouvoir en 1969 par un coup d’Etat, le colonel s’empresse de chasser 6.000 juifs en représailles à la victoire israélienne de la guerre des Six Jours. La plupart vivent aujourd’hui en Italie.
 
Mais le n°1 libyen a prévu que la rencontre s’organise…pendant Chabbat. Pour le président de la communauté juive de Rome, cela relève de la provocation volontaire.« Kadhafi a fixé unilatéralement la date de samedi. Si tel état le cas, je crois qu’il sera tout seul», a indiqué Riccardo Pacifici.
 
Simple gaffe ou véritable provocation, cette bévue a le dont de rappeler au souvenir des juifs italiens originaires de Libye, les pages sombres de l’antisémitisme de Kadhafi.
La Libye comptait historiquement une forte communauté juive. 38.000 personnes après la fin de la Seconde guerre mondiale. Après l’adhésion de la Libye à la Ligue arabe, les juifs libyens perdent leurs droits politiques et sont expropriés, comme en témoigne Eddy Lévy, juif natif de Libye.
 
« Des mesures vexatoires empêchaient déjà le départ de tous les membres d’une même famille [en Israël]. […] A tout cela se rajoutait le non-respect de la promesse de livraison d’un passeport, remplacé d’office par un document provisoire valable pour un seul voyage, le Travel Document. Une situation absurde caractérisée par un recours à des intimidations systématiques au quotidien. Ces mesures vexatoires étaient une « invitation » implicite au départ des Juifs de leur pays. »
 
Plus tard, la Libye accueille sur son territoire Abdel Osama Al Zomar. Palestinien, Al Zomar, a participé à l’attaque de la Synagogue de Rome en 1982. L’attentat a fait un mort et 37 blessés, dont le père de l’actuel président de la communauté juive de Rome, Ricardo Pacifici. Le terroriste a aujourd’hui trouvé un commode refuge en Libye.
 
« A quel titre [Al Zomar]a-t-il été extradé ? Est-il encore vivant ? » Ricardo Pacificis’interroge :  « Kadhafi a-t-il l’intention de le renvoyer vers l’Italie dans le cadre de la lutte contre le terrorisme ? »
 
Comme lors de sa venue en France, de nombreuses associations italiennes se sont offusquées de la venue du « dictateur » libyen. Face à l’agitation de l’opposition démocrate, le leader ne parlera pas devant le Sénat romain, comme l’y avait invité Silvio Berlusconi.
 
Ces quelques désagréments ne devraient pas empêcher le colonel de poursuivre ses activités italiennes. Et son folklore granguignolesque de défrayer la chronique… sans affecter la concorde diplomatique. Au-delà des rencontres politiques, le leader libyen devrait rencontrer plusieurs centaines de femmes du monde culturel et social. Il l’avait fait lors d’une visite en France où il avait dit vouloir « sauver les femmes européennes ».
 
De son côté, le leader de la communauté juive de Rome continue de se poser des questions. Purement rhétoriques.“Le colonel Kadhafi a-t-il honnêtement l’intention de rencontrer les juifs romains d’origine libanaise? Ou bien...”.
 
Par Aschkel
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12 juin 2009 5 12 /06 /juin /2009 07:29

Le discours du Caire du président Obama et ses implications pour l'Amérique ; un point de vue d’historien

par Joel Fishman, historien et chercheur, pour Makor Rishon, le 12 Juin 2009
Thème : Proche-Orient

Titre original : President Obama's Cairo Speech and its Meaning for America; A Historian's Perspective

Traduction : Objectif-info

Le jeudi 4 juin, le président Barack Obama a prononcé un discours impressionnant, un message de bonne volonté au monde arabe. Il a développé la vision de l’Amérique sur son rôle dans le monde et sur ses relations avec la culture et la religion islamique. Le discours contenait à la fois des "douceurs" et de franches critiques. Les éloges étaient formulés de façon si exagérée qu’ils en devenaient fallacieux, alors que l'expression de la critique était prudente et générale. Le président a également exposé la position de l'administration sur le conflit entre les Arabes et l'État d'Israël. Certaines de ses remarques reflétaient la finesse de son analyse des problèmes de la région, en particulier l’observation qu'un certain nombre de régimes s’emploie à canaliser la colère vers un ennemi extérieur, masquant ainsi leurs carences à l’opinion.

Non content d'attribuer de façon incorrecte certaines des grandes avancées technologiques et intellectuelles de la civilisation humaine à l'Islam, le président a déformé et minoré les droits revendiqués par les Juifs sur la terre d'Israël. Il a déclaré que la requête juive était fondée sur les souffrances tragiques de l’Holocauste. Ce faisant, il omettait le fait que le peuple juif constitue la "Première nation" pour employer le vocabulaire canadien, et qu’il détient « les droits de l’autochtone » sur cette terre. Il omettait aussi que dans les années 20, la Société des Nations a reconnu les droits du peuple juif sur ce qui était alors la Palestine mandataire et que cette reconnaissance est désormais inscrite dans le droit international. Alors qu’il condamnait la négation de l’Holocauste, le président n'a pas mentionné, et a donc implicitement nié, l'existence d’une l'histoire juive antique en terre d'Israël. En procédant ainsi, il est devenu un "négationniste de la Bible," ce qui est probablement pire qu'être un négationniste de "l’Holocauste". Le président a aussi omis le fait que le monde arabe avait largement sympathisé avec l'Allemagne nazie, qu’il avait collaboré avec elle, et que les pays du monde arabe assassinèrent, pillèrent et expulsèrent leurs populations juives.

Le chroniqueur français Guy Millière, a écrit :"ou bien Obama ignore l’histoire, et cela est navrant, ou bien il connaît l’histoire et choisit de mentir, et là c’est bien davantage que navrant." Dans ces circonstances, il vaut mieux faire preuve du respect dû au président et faire l’hypothèse qu'il est compétent et bien informé. Il y a des gens qui ont sous-estimé cet homme et qui l’ont payé d’un prix élevé. Une fois acquis que le président est responsable des paroles qu’il prononce, nous pouvons affirmer qu'il a volontairement donné une version fausse de l’histoire. Ses assertions erronées ont été relevées mais la vraie question consiste à se demander ce que signifient vraiment ses paroles. Quel est leur but politique potentiel, leur telos ou leur "cause finale" ?

Marc Bloch, un historien français du Moyen âge écrivait dans son ouvrage classique, Apologie pour l'histoire ou le métier d'historien, que l’on peut apprendre beaucoup de choses d’une falsification et qu'après avoir identifié une fraude historique, la principale question qu’il faut se poser est celle du motif du falsificateur. Certains motifs possibles vont parfois de soi, mais d'autres sont moins évidents. Dans ce discours la finalité la plus manifeste était son but explicite, celui de forger des relations meilleures avec le monde musulman. Cependant, on ne devrait pas négliger le fait que le discours a constitué un message pour une audience plus large, de façon à favoriser "un dialogue de meilleure qualité" avec l'Islam. Juste avant son voyage, le 1er juin, le président a déclaré lors d’une interview avec Laura Haim de la chaîne française Canal Plus, "… Je pense que les États-Unis et plus généralement l'Occident, doivent s'éduquer avec plus de rigueur en ce qui concerne l'Islam." Traditionnellement, les présidents américains ne sont les défenseurs d'aucune religion. Ils sont les défenseurs des États-Unis d'Amérique. En fait, en prenant parti pour l'Islam, le président s'est engagé dans la dawa, ou "la dawa 'soft'." Selon sa définition, "le but de la dawa est d'amener des gens, musulmans et non musulmans, a comprendre le culte de Dieu tel qu’il est célébré dans le Coran, et à les informer sur Mahomet."

Le professeur Karina Korostelina de l'Université George Mason, qui a étudié comment l'enseignement de l'histoire est utilisé au service de buts politiques en particulier en Europe de l'Est, déclarait : "les gens qui contrôlent le passé et qui établissent ce que sont les principaux problèmes nationaux et les revendications afférentes sont également ceux qui définissent l’avenir, ceux qui définissent qui nous sommes et ce que nous aspirons à devenir." Il faut se souvenir que dans son discours inaugural, le président Obama a parlé des États-Unis comme d’une nation composée "de Chrétiens et de Musulmans, de Juifs et d’Hindous." De même au Caire, il a mentionné le christianisme comme une religion parmi d’autres. Le président a constamment minoré l'importance du christianisme, alors que de fait, le christianisme protestant a contribué notablement au développement de la démocratie en Amérique. Bon nombre de ses principes sont directement issus de la Bible hébraïque que le public cultivé pouvait lire dans sa traduction anglaise au cours du dix-septième siècle. Ce fait historique fondamental n’est pas contesté.

L'historien Alexis de Tocqueville, connu pour son interprétation novatrice, a identifié l'importance de la religion dans la vie américaine et en a fait la source de son destin exceptionnel. Il est assez intéressant de noter que Tocqueville a défendu l’idée qu'une société séculière était compatible avec un environnement culturel chrétien mais qu’elle ne pouvait pas s’épanouir au sein de la culture islamique :

Mahomet a fait descendre du Ciel et a placé dans le Coran non seulement des doctrines religieuses, mais aussi des maximes politiques, des lois civiles et criminelles, des théories scientifiques. L’Évangile ne parle au contraire que des rapports généraux des hommes avec Dieu, et entre eux. Hors de là, il n'enseigne rien et n'oblige à rien croire. Cela seul, entre mille autres raisons, suffit pour montrer que la première de ces deux religions ne saurait dominer longtemps dans des temps de lumière et de démocratie, tandis que la seconde est destinée à régner dans ces siècles comme dans tous les autres (De la démocratie en Amérique, vol. II, première partie, chapitre cinq) (1)

En quel genre de pays l'Amérique se transformerait-elle si l’héritage du christianisme protestant perdait son influence culturelle et qu’adviendrait-il de la démocratie et de la société séculière de ce pays ? Au cours de la même interview avec Laura Haim, le président a fait une déclaration incroyable. Obama a dit : "si vous preniez le nombre véritable d'Américains musulmans, nous serions l'un des plus grands pays musulmans du monde." Puisque ce n'est pas le cas actuellement, il ne faut pas beaucoup d'imagination pour faire l’hypothèse qu’Obama voudrait en fait changer les États-Unis en "l’un des plus grands pays musulmans du monde," et qu'il a voulu habituer le public à cette idée. Autrement, il se serait exprimé différemment. Pour atteindre cet objectif, il sera nécessaire de provoquer en premier une "transformation de la conscience nationale" de façon à créer un état d'indifférence ou de passivité compatible avec une immigration islamique à grande échelle en Amérique, comme cela s’est produit en Europe. (Cela pourrait intervenir au cours de son second mandat, ou plus tôt si les conditions économiques s'améliorent un peu).

Un programme radical de changement de l'équilibre de la population en Amérique pourrait facilement déstabiliser la démocratie assise sur la classe moyenne. John Fonte, du Hudson Institute, a soigneusement étudié les enseignements d’Antonio Gramsci (1891-1937), un marxiste italien, ami personnel de Lénine, et il a décrit sa doctrine de la guerre sociale. L’argument de Gramsci incitait à la destruction idéologique "d'un système de valeurs favorable aux intérêts des classe ou des groupes dominants." On y parvient en "délégitimant les systèmes de croyance dominants" à travers un combat mené au niveau de la conscience, et en renforçant les groupes marginalisés de la société. Fonte a souligné que le but de cette lutte est le renversement de la démocratie libérale de classe moyenne en Amérique, suivie d’un changement radical. En Amérique, les Musulmans ne sont pas certainement marginalisés, et ils font bien de ne pas l’être. Il est néanmoins évident que même sans l’arrivée d’une nouvelle vague d'immigration musulmane, le président Obama s’efforcera d'améliorer le statut de cette minorité pour la rendre "plus égale" que d'autres, et qu’il remodèlera ainsi la structure fondamentale et traditionnelle de la société américaine. Ce projet représente un danger pour la démocratie en Amérique et il pourrait finalement détruire le tissu de sa société et le mode de vie collectif de façon rapide et permanente.

Le docteur Joel Fishman est membre d'un institut de recherche de Jérusalem.


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 17:47

LES ISRAELIENS FONT UN BILAN DE L'ELECTION EUROPEENNE. ZERO SIEGE POUR DIEUDONNE. CEUX QUI RECLAMENT LE BOYCOTT D'ISRAËL SONT ULTRA-MINORITAIRES

 

 

Par IsraelValley Desk Actualité
Rubrique:
Publié le 10 juin 2009 à 09:57

Une élection sans conséquences en Israël
L’Europe bat pavillon bleu au lendemain des élections européennes. La droite est la grande gagnante des élections, quand la gauche perd des sièges

Selon le JPost : “Pour ce qui est des listes plus extrémistes, Israël est soulagé : les antisionistes de Dieudonné ne disposeront d’aucun siège. Mais même s’ils en avaient obtenu un, voire deux, sur près de 800 députés, leur influence au sein de l’hémicycle aurait été proche de zéro.

Quant aux élus d’extrême-gauche, qui réclament le boycott d’Israël, ils sont extrêmement minoritaires. Ils étaient 44 dans le Parlement sortant, leur nombre ne devrait guère évoluer, et tous ne partagent pas cette ligne anti-israélienne.

De plus, il existe une politique européenne au long cours, avec des orientations claires. Le président tchèque actuel a fait de nombreuses déclarations pro-israéliennes qui ont amené certains à penser que l’hémicycle allait prendre des mesures en faveur de l’Etat hébreu.

Mais en réalité, c’est aux conclusions du Conseil européen qu’il faut vraiment prêter attention.

La politique de l’Europe avec Israël est le fruit d’un compromis entre les 27 pays membres, dont les orientations sont détaillées à chaque conseil des ministres.

L’Union européenne (UE) a une position claire sur le conflit israélo-palestinien : elle se prononce pour l’existence de deux Etats.

Mais, selon certains euro-députés, elle n’a pas les moyens politiques pour imposer sa solution. L’UE influe donc essentiellement sur le plan culturel.

Elle tente ainsi de pacifier les relations, et intervient tant en Israël que dans les territoires sous Autorité palestinienne.

Par contre, l’Europe a un rôle non négligeable en ce qui concerne le dossier iranien. Les sanctions financières de l’UE contre le régime iranien nuisent économiquement au pays.

Ainsi, l’Iran est un très important producteur de pétrole mais ne dispose pas de raffineries, et les sanctions empêchent le pays d’en construire.

De plus, les Iraniens n’ont pas le droit d’avoir de compte bancaire en Europe. Ces mesures ont des effets dommageables sur l’économie iranienne, elles affaiblissent donc l’Iran”.

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:29
Troisième texte important de ce matin, sur le discours d'O., signalé grâce à la célérité de Gilles :
Face à Al Qaeda, « la naïveté de Barack Obama est totale »
Pour le spécialiste Abdel Bari Atwan, l'ouverture au monde arabe du président américain renforce l'organisation de Ben Laden.

Barack Obama lors de sa visite des pyramides de Guizeh le 4 juin (Pete Souza/Reuters)

En partenariat avec La Liberté, quotidien romand édité à Fribourg

Barack Obama se trompe s'il croit qu'il suffit de tendre la main aux musulmans et de leur dire "Salam aleikoum". A en croire Abdel Bari Atwan, directeur du quotidien Al Qods Al Arabi édité à Londres, des paroles ne suffiront pas pour combattre Ben Laden.

Pour cet intellectuel qui a publié "L'Histoire secrète d'Al-Qaïda" (éd. Acropole), Ben Laden n'a jamais été aussi puissant et menaçant. Malgré huit ans de guerre contre le terrorisme islamiste.

Est-ce qu'avec l'arrivée d'Obama au pouvoir, Al Qaeda va chercher la paix avec l'Occident ?

Bien sûr que non. Tant que les Américains occupent toujours les lieux saints de l'islam, en Arabie saoudite, Ben Laden ne baissera pas les armes, ni son discours de haine contre l'Occident mécréant.

La naïveté du président Obama est totale sur ce dossier. Ce n'est pas en lançant un appel au dialogue avec le peuple musulman, en fermant Guantanamo et en dénonçant la politique de son prédécesseur qu'il va réussir à faire aimer l'Amérique dans le monde arabe.

L'autre danger vient du fait qu'Obama a laissé tomber trop rapidement les politiques sécuritaires de George Bush. Washington desserre l'étau mais Ben Laden, lui, ne change rien à sa politique. Il est toujours dans la même logique de confrontation et de guerre sainte.

Pour les stratèges d'Al Qaeda, la politique d'Obama est un signe de faiblesse. Ils comptent passer à l'action pour montrer leur détermination à mener la Guerre sainte.

Ben Laden, que j'ai rencontré à plusieurs reprises en Afghanistan, m'a dit personnellement que le succès d'Al Qaeda a été d'attirer les Occidentaux en Afghanistan, en Irak et en Arabie saoudite. Il a gagné la guerre psychologique à cause de l'idiotie crasse des Occidentaux et des va-t'en-guerre comme Bush, qui sont tombés dans le piège du tout sécuritaire.

Qu'avez-vous pensés du discours d'Obama au Caire ?

Obama s'est adressé aux musulmans comme un imam qui livre son prêche duvendredi. Son intervention n'est pas du tout politique. De bellesparoles, mais rien de concret. Il nous a expliqué sa position sur le gelde la colonisation des territoires palestiniens, sans dire comment ilva intervenir dans ce dossier.

Tout ce qu'il a évoqué était connud'avance. Il nous a malheureusement pas expliqué comment il fera pourl'Irak, l'Afghanistan et la Palestine…Vous voulez dire qu'Obama faitdu marketing…

Disons que c'était une belle opération de relationspubliques, mais la rue arabe n'est pas dupe. Le président américainparle au peuple musulman mais il traite toujours avec Hosni Moubarak,le roi Abdallah, des dictateurs malades, âgés et usés par lepouvoir.

Que doit faire Obama ?

Il lui faudra tirer desenseignements des erreurs de la période Bush et rétablir une certainejustice mondiale et la bonne gouvernance dans le monde arabe. Lalogique sécuritaire a mené à l'impasse. En bref, il a du travail envue… Son problème, c'est qu'il n'est pas un magicien.

La rupture entrel'Occident et l'Orient est tellement consommée qu'il ne va rien changerà la donne. La preuve : en rendant publiques les pratiques de torturesaméricaines, il a choqué encore plus la jeunesse musulmane. Et certainsont rejoint les rangs d'Al Qaeda.

Couverture de "L'Hisoitre secrète d'Al-Qaïda"Quelle est la force d'Al Qaeda aujourd'hui ?

Al Qaeda est plus puissante que vous ne l'imaginez. L'organisation n'a jamais été affaiblie. Son label a poussé un peu partout. Elle s'est reconstruite en Afghanistan, où elle a trouvé refuge, et elle est toujours puissante dans la région tribale, entre l'Afghanistan et le Pakistan.

Son alliance avec les talibans a été renforcée. Elle recrute toujours pour sa guerre sainte. Elle a rouvert des centres d'entraînement au Sahel comme en Afghanistan et le Pakistan.

Elle est désormais partout : en Somalie, en Afrique et en Irak. Elle récolte aussi beaucoup d'argent auprès de riches mécènes mais aussi dans les mosquées.

Est-ce une menace pour les Occidentaux ?

Le danger vient du fait que l'organisation a ouvert des filiales de la terreur un peu partout dans le monde. Aujourd'hui, Al Qaeda est présente en Afghanistan, au Pakistan, en Irak, en Syrie, en Algérie, en Europe. Elle profite des régimes faibles, comme le soudanais ou le somalien, pour tisser sa toile. Elle est très mobile pour atteindre les capitales occidentales.

Qui est menacé actuellement ?

L'Europe est plus exposée que l'Amérique. L'Union européenne s'est engagée dans le projet de lancer une Union méditerranéenne pour mieux cerner les enjeux de la sécurité dans la région. L'Europe souhaite mieux contrôler les flux migratoires clandestins, utilisés également par les organisations de la mafia et par les terroristes.

Mais dans les faits, l'idée est mort-née. Elle est morte après la position de l'Union européenne sur le dossier de Gaza. Aujourd'hui, aucun pays arabe ne veut participer à ce projet. Et les pays arabes hésitent à collaborer avec les capitales occidentales dans la lutte antiterrorisme.

Manque de confiance ?

Non. Le terrorisme est utilisé comme mode de pression diplomatique. Les dictatures du Sud ne supportent pas les discours sur les droits de l'homme et brandissent le terrorisme comme une anarchie globale qui risque de s'étendre aux démocraties du Nord.

Conséquence : des Occidentaux préfèrent soutenir des présidents corrompus comme Asif Ali Zardari au Pakistan, Nouri al-Maliki en Irak, Hosni Moubarak en Egypte… Des régimes totalitaires et clientélistes.

Il y a aussi le Sahel, le Mali, le Tchad, la Mauritanie et la Somalie où le pouvoir est très contesté et la guerre civile couve. Résultat : Al Qaeda vient s'installer pour recruter des agents et utilise ce terrain comme zone de guerre. Le problème est que ces pays faibles sont encouragés par les pays occidentaux…

Aujourd'hui, l'Amérique a fabriqué en Irak un pays à sa botte, mais qui est devenu le terrain privilégié pour aller faire le Djihad. Il y a aussi le cas de la Somalie, devenue une base pour Al Qaeda. Si demain, le Soudan tombe, il sera aussi investi par l'organisation de Ben Laden.

En conclusion, Ben Laden n'a jamais semblé aussi fort…

Il n'a jamais été aussi populaire. Beaucoup de jeunes, dégoûtés par les mensonges de l'Occident et nourris par la haine de l'Amérique de Bush, rejoignent les camps d'entraînement d'Al Qaeda au Pakistan et en Afghanistan. L'organisation n'a jamais été aussi forte.

Pour moi, Ben Laden est l'homme de la fracture entre l'Orient et l'Occident.

Donc la fin du terrorisme n'est pas pour demain ?

Je n'aime pas jouer les oiseaux de mauvais augure. Mais il est clair que Ben Laden et les adeptes de la guerre sainte ne vont pas baisser les armes ni chercher à dialoguer avec Barack Obama.

Tant que le monde musulman est dirigé par des marionnettes en main de Washington, tant qu'Israël tue les Palestiniens, tant que les puissantes démocraties veulent imposer leur logique et leur domination, Al Qaeda recrutera facilement des bombes humaines. Il y a eu trop de mensonges dans la guerre contre le terrorisme.

L'Histoire secrète d'Al-Qaïda d'Abdel Bari Atwan - éd. Acroopole Belfond - 461p. - 19€ .

En partenariat avec

La Liberté, quotidien romand édité à Fribourg

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:24

Le discours qu'Obama aurait dû faire

Par Elie Kling  10/06/09
http://www.actu.co.il/2009/06/le-discours-quobama-aurait-du-faire/comment-page-1/#comments


Musulmanes, musulmans, Salam Aleikhoum!

C’est un honneur pour moi de vous parler aujourd’hui, depuis cette ville intemporelle du Caire, capitale d’un pays qui fut jadis l’une des plus grandes puissances de son temps, puissance économique, politique, culturelle et scientifique. L’honneur est double du fait que je suis l’invité de l’Université du Caire, entre les murs de laquelle étudia le Prix Nobel de Littérature de 1988, Nabil Mahfouz, auquel je tiens à rendre ici hommage.

Je suis venu vous dire la vérité. Parce que je vous respecte et que je sais que vous êtes capables de l’entendre même si elle parfois difficile. Trop nombreux sont en Occident ceux qui pensent que vous ne supportez que la flatterie, que votre imagination orientale vous incite à préférer une réalité virtuelle dans laquelle vous vous complaisez plutôt que d’affronter celle, bien réelle, dans laquelle vous vivez. Ceux-là sont les vrais racistes. Ils vous prennent pour des enfants un peu attardés et parfois dangereux, qu’il ne faut surtout pas froisser pour éviter des réactions violentes et souvent imprévisibles. “Avec ces primitifs, il faut s’attendre à tout”, se disent-ils. Je n’éprouve pour ces islamophobes que du mépris. Je sais qu’ils ont tort. Je vous connais bien. Je suis chrétien mais mon père est issu d’une famille musulmane du Kenya et durant les années passées en Indonésie, j’ai pu entendre l’appel du Muezzin à l’aube et au crépuscule. Et c’est parce que je vous connais bien que je sais que je peux vous parler vrai et éviter les phrases creuses imposées par le politiquement correct et flagorneur.

Et la vérité, c’est que le monde musulman va mal. Très mal. Nabil Mahfouz n’est que l’exception qui confirme la règle. Bien sûr, j’aurais pu vous parler de l’apport que doit l’humanité à la civilisation arabe. Mais combien de fois peut-on évoquer l’invention de l’Algèbre, du compas et des outils de navigation, la majesté des arcs, l’élan des flèches de pierre et l’élégance de la calligraphie? Tout ceci appartient à un lointain passé. Le niveau de vos universités est aujourd’hui au plus bas, la somme de vos publications scientifiques insignifiante, l’investissement financier dans l’éducation de vos enfants bien inférieure à la moyenne mondiale.

Sur le plan économique, la situation n’est pas plus brillante. Parce que le monde musulman investit si peu dans le développement et la recherche, il ne produit pratiquement rien. Nul doute que si l’Arabie Saoudite n’avait pas de pétrole, sa situation serait semblable à celle de la Somalie!

Or il n’y a aucune raison pour que cet état de fait ne s’améliore pas!

Vous avez le choix entre deux options.

Vous pouvez accuser le monde entier, et l’Occident en tête, de la situation. Vous auriez sans doute raison. En partie du moins. Dans ce cas, votre politique reposera sur la jalousie, la frustration et la rancœur. Et sur le sentiment d’injustice. Vous vous complairez dans un réconfortant statut d’éternelle victime pleurnicharde. Cette voie ne mène à rien, si ce n’est à une violence stérile. En tant que noir américain, je sais tout ce qu’elle peut avoir de tentante. Mais je sais aussi quel est son potentiel destructeur, en premier lieu pour ceux qui l’adoptent.

Mais il existe une autre voie. Plus dure, moins confortable. Mais elle seule peut amener le changement tant escompté. Mieux: elle porte en elle les germes d’une véritable révolution! En l’empruntant, vous redeviendrez à nouveau les géniaux innovateurs que vous fûtes jadis. Je connais bien cette voie. C’est celle que toute ma vie, j’ai moi-même empruntée. C’est elle qui m’a mené où je suis aujourd’hui. Elle exige avant tout la prise de conscience que “tu es seul responsable de ton propre destin”.

Au nom de quoi détenez-vous le record du monde des publications de haine et d’incitation à la violence au lieu de détenir celui des publications scientifiques? Pourquoi investissez-vous des milliards de dollars dans l’industrie des armes plutôt que dans l’éducation de vos enfants? Ne vous y trompez pas: ces armes finissent la plupart du temps par se retourner contre vous! Durant les 6 dernières décennies, 12 millions de musulmans furent assassinés dans le monde. 10 millions d’entre eux le furent par d’autres musulmans! Voilà la vérité! En Afghanistan, en Algérie, en Irak, au Pakistan, en Syrie ou à Gaza, ce sont des musulmans qui tuent d’autres musulmans! Au nom du fanatisme religieux ou nationaliste, dans des conflits d’origine tribale ou communautaire, tous dénués de sens.

Le pire est que cette boucherie se pratique dans l’indifférence générale. C’est à peine si en Occident, on mentionne ces massacres. Et savez-vous pourquoi? Mais à cause du racisme! Parce que les gens pensent que vous êtes différents, que vous ne partagez pas les valeurs communes à tous les êtres humains, à commencer par celle, suprême, de la vie. Ils constatent les horreurs et se disent :”que voulez-vous, ils sont ainsi: ce sont des arabes, des musulmans”. Et au lieu de leur prouver qu’ils ont tort, trop nombreux sont parmi vous ceux qui les renforcent dans leur racisme en justifiant et glorifiant les massacres!

Trop nombreux sont parmi vous ceux qui célèbrent les “chouhadaa”, applaudissent lorsque des milliers d’Américains innocents sont tués dans les tours jumelles de New York, louent les terroristes du Hamas et du Hezbollah, rêvent d’Al Qaida, acclament le dictateur de Téhéran, soutiennent ceux qui manipulent de pauvres enfants en leur faisant croire qu’Allah aime le sang de ceux qu’ils envoient se faire exploser au milieu d’autobus ou de restaurants remplis de femmes et d’enfants! Ils ne sont pas des héros, ces soi-disant chouhadaa! Ce sont des assassins manipulés, et ceux qui les envoient à la mort, confortablement installés dans leurs appartements avec l’air conditionné, sont des lâches!

Musulmanes, musulmans, c’est vous qui êtes les premières victimes des régimes d’oppression et de terreur qui sévissent dans la grande majorité de vos 22 Etats. Il vous est permis d’apprendre des autres. Depuis 60 ans, vous avez pour voisins des Juifs qui ont rebâti avec courage leur ancien Etat. Eux aussi auraient pu être tentés d’accuser le monde entier de leurs malheurs. Ce peuple de réfugiés qui avait été opprimé et persécuté dans tous les pays de leur Diaspora, y compris dans les pays musulmans (si l’on excepte la période de l’Age d’Or espagnol ou tolérance et coopération donnèrent de si beaux résultats), aurait pu, lui aussi, pleurnicher sur son sort et faire du sur place. Regardez ce qu’ils ont su réaliser en si peu de temps! Cette poignée de réfugiés juifs a contribué au développement de l’Humanité plus que le milliard et demi de musulmans. Ils ont à leur actif plus de publications scientifiques, de développement médical, d’inventions technologiques que l’ensemble du monde arabe réuni! Mais au lieu de les prendre en exemple, au lieu de voir en eux des alliés potentiels dans la lutte contre la faim , la soif, l’aridité du désert ou la maladie, vous en avez fait le prétexte facile de votre stagnation, l’ennemi par excellence de l’islam et des musulmans! Les Juifs empêchent-ils le moindre égyptien à s’adonner à la recherche médicale? Sont-ils responsables du génocide au Darfour ou des massacres de Somalie?! Jusqu’à quand les rendrez-vous responsables de vos propres échecs? Qu’avez-vous donc à y gagner?

Je dois vous faire un aveu. Mes conseillers m’avaient préparé un tout autre discours. J’étais censé vous parler du droit de vos femmes à porter le hijab, du devoir de laisser l’Irak aux irakiens, de la suprématie de la diplomatie sur l’emploi de la force pour résoudre les conflits, des implantations israéliennes, de l’urgence à fonder un 23ème Etat arabe (un 24ème, en comptant le hamasland de Gaza…) dans cette région du monde… Mais j’ai préféré vous dire la vérité. Vous dire ce qu’au fond vous savez déjà mais que personne n’a osé jusqu’à présent vous rappeler. Que vous et vous seuls êtes responsables de votre avenir. Qu’il sera ce que vous déciderez qu’il soit. Que vous pouvez redonner à l’Islam et au monde arabe ses lettres de noblesse perdues et sortir de la crise dans laquelle vous vous trouvez depuis des siècles. Les Etats-Unis d’Amérique peuvent vous apporter soutien et encouragements mais c’est à vous de faire le travail.

Yes, you can do it!

Yes you can!

Choukrane !

 

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 12:21

TOUGH   LOVE   (taf lav)

Ou le sermon "humaniste et multiculturel"

 

Par Albert Soued, http://symbole.chez.com pour www.nuitdorient.com

Le 12 Juin 2009

 

"Tough love" est l'expression inventée par l'équipe qui conseille Obama pour définir l'attitude future des Etats-Unis à l'égard d'Israël et que le président a vite adoptée.

"The United States special relationship with Israel requires some tough love". Les relations spéciales des Etats-Unis avec Israël exigent une certaine affection, munie d'un bâton.

Barack Obama a confirmé cet amour, associé aux coups, dans son discours du Caire, le 4 juin. Il a passé plus de temps à parler de quelques baraques sur des collines dénudées de Judée et de Samarie que de la menace nucléaire de l'Iran sur le monde, comme s'il était plus important de dépouiller Israël de quelques arpents de terre en Judée/Samarie, sa terre ancestrale, que d'empêcher l'Iran de parvenir à l'arme nucléaire et à l'hégémonie sur le Moyen Orient !

Avec son charisme et sa popularité, le nouveau prêcheur "à la Jeremiah Wright", son ancien pasteur à Chicago, dont il a fréquenté l'Eglise pendant plus de 20 ans, cherche à rétablir une justice inspirée de ce pasteur, antiaméricain notoire. Son discours du Caire était truffé d'inexactitudes, voire de mensonges. Qu'importe! Il a été applaudi et diffusé dans le monde entier et cela devient la vérité de la rue. Ces nouveaux prêches qui sonnent comme ceux du muezzin indonésien qu'Hussein Obama écoutait matin et soir et qui ont imprégné son âme, font de lui un homme qui pourrait être dangereux pour son pays.

 

Avant de passer au sujet principal, les quelques hectares qu'Israël doit évacuer pour "faire la Palestine", je voudrais revenir sur quelques inexactitudes et anomalies, sans doute voulues par le président américain, dans son discours du Caire.

Il n'y a pas 7 millions de musulmans américains, mais entre 3 et 4 millions. Les Musulmans n'ont pas inventé le compas et l'imprimerie, ni l'algèbre, ni la médecine qu'ils n'ont fait que propager. La Shoah n'est pas à mettre au même niveau que les dites "souffrances des Palestiniens" qu'il ne faut pas exagérer et qu'il faut comparer plutôt aux souffrances "muettes" du million de juifs chassés des pays arabes. Israël a contrôlé la Cisjordanie pendant 28 ans et non pas 60 ans et aujourd'hui il n'y a que quelques 10% de Palestiniens sous contrôle Israélien, les autres sont gouvernés par l'Autorité Palestinienne ou le Hamas. Ces Palestiniens sont-ils asservis comme l'étaient les Noirs américains, par le fouet? Les comparaisons d'Obama sont indignes.

Par ailleurs, Obama encourage dans ses propos le port du voile, l'institution d'un système financier islamique aux Etats-Unis et, en fait de démocratie, il n'a pas dit un seul mot en faveur des Arabes courageux qui luttent pour la liberté et pour les droits de l'homme au Moyen Orient. Mais il ne critique nullement la ferme volonté de l'Iran d'obtenir l'arme nucléaire, le mettant dans le même paquet qu'Israël. Organisation reconnue comme terroriste par son pays, le Hamas est devenu pour lui un interlocuteur valable à qui on demande de contribuer à l'unité palestinienne. Sous l'égide de qui ?

 

La Palestine

 

Soyons sérieux. La très grande majorité des Palestiniens s'est installée en Palestine à la suite de l'immigration des Juifs d'Europe et d'Orient à la fin du 19ème siècle et au 20ème siècle, venant de tout l'empire ottoman et d'Afrique. Ce n'est pas la Shoah qui a provoqué la création de l'état d'Israël, mais le mouvement sioniste de Herzl qui a canalisé le vœu millénaire de tout juif de "monter à Jérusalem", et que tout juif répétait sans cesse dans ses prières et dans son cœur. Déjà enfant, moi-même, mon vœu le plus cher était de rejoindre la terre de mes ancêtres, et c'était dans les années 30.

Cette terre nous l'avons payée très cher, en sang, en larmes, en sueur, et en espèces sonnantes et les hurlements sauvages des antisionistes n'y changeront rien.

 

Après l'envahissement par 5 armées arabes de l'état d'Israël naissant au petit matin du 15 mai 1948, une guerre difficile s'ensuivit. Après un armistice, de 1949 à 1967, la Jordanie a occupé une partie de la Palestine et l'Egypte a occupé la bande de Gaza. Au bout de 18 ans d'occupation, après une 2ème une guerre imposée, ces territoires ont été récupérés par Israël dans un état effroyable. Et des Juifs courageux se sont mis à cultiver des terres rocailleuses et incultes depuis des centaines d'années. Aujourd'hui Israël n'occupe qu'une petite partie de la Cisjordanie habitable (1), le reste étant sous l'autorité de l'Autonomie Palestinienne. Et le Hamas est chez lui dans 100% de la bande de Gaza. Avec l'accord écrit de la précédente administration américaine, entre 5 à 10 % de la Cisjordanie a été annexé par Israël, pour des raisons de sécurité. Israël a été prêt à rétrocéder à l'Autonomie Palestinienne un territoire équivalent. En dehors de quelques implantations et avant-postes isolés pour lesquels le sieur Obama a consacré quelques bonnes minutes dans son discours en faveur de l'Islam, je demande où sont les soi-disant territoires occupés ? Est-ce les versants est, inhabités et dénudés des monts de Judée et de Samarie qui bordent le Jourdain et la mer Morte ? Ou l'état d'Israël lui-même ?

 

Bien que son litige avec Israël soit existentiel et non territorial, la Palestine ne pourra être constituée que de deux petits territoires non contigus, non viables politiquement ni économiquement:

- l'un, Gaza, imprégné de tout temps par l'Egypte, occupé par elle et aujourd'hui fanatisé à la fois par le Hamas qui renie le droit à Israël d'exister et par les Frères Musulmans qui renient le droit à tout non-Musulman d'exister. Armé par l'Iran, financé par l'Arabie et par l'Onu, ce territoire est une poudrière qu'il faut pacifier. En aucun cas, il ne s'entendra avec le Fatah qui gouverne en Cisjordanie, les affrontements entre Hamas et Fatah étant quotidiens dans les deux territoires.

- l'autre, la majeure partie de la Cisjordanie habitable, est le fief du Fatah devenu l'Autorité Palestinienne depuis 1995. Ce territoire est en cours de pacification grâce aux unités formées par le général Dayton. Néanmoins, si ce territoire ne bascule pas dans les bras du Hamas, c'est grâce aux interventions des services secrets israéliens et de Tsahal. Conditionnée dans les écoles, et par les sermons des mosquées, par les médias palestiniens et arabes, la population palestinienne croit toujours qu'elle pourra vaincre l'état d'Israël et reste opposée à toute solution pacifique, qui ne lui permette pas de s'emparer de son voisin.

 

En fait, le refus des Palestiniens de reconnaître un état juif, malgré la déclaration Balfour de 1917 et malgré le plan de partage de l'Onu, 30 ans après, reconnaissant tous les deux la création d'un foyer juif en Palestine, vient tout simplement du fait d'une préférence à demeurer "une victime" sans état, situation forte sur le plan international et très confortable matériellement, alors que gérer un état posera inévitablement de graves problèmes. Et dans le meilleur des cas, cet Etat ne pourra pas être totalement souverain (2).

 

S'il y a aujourd'hui 7 millions de personnes qui se considèrent palestiniennes, moins de la moitié d'entre elles se trouvent dans les 2 territoires cités. Les autres personnes sont intégrées dans un pays arabe, la Jordanie surtout, ou travaillent dans un pays arabe, ou sont maintenues dans des camps de l'Onu (Liban, Jordanie, Gaza, Cisjordanie pour l'essentiel). 

Comment voulez-vous créer un état Palestinien avec des entités ayant des intérêts aussi divergents et un sentiment national créé de toutes pièces par feu l'égyptien Arafat et par l'Onu qui a créé des camps de réfugiés éternels, gérés par l'Unrwa ?

 

Quand le président américain Obama insiste en disant qu'il va s'occuper personnellement de créer un état palestinien, il faudrait qu'il vienne s'installer pour quelque temps dans la région pour comprendre la situation et qu'il retrousse ses manches.

 

Si Israël a créé un mur de séparation avec la Cisjordanie avec des points de passage contraignants, c'est pour mettre fin à une hécatombe de bombes humaines qui ont emporté la vie de 1100 innocents israéliens et traumatisé dix fois plus de gens. Si Israël a mené l'opération "Plomb durci" et s'il maintient le blocus de Gaza, c'est pour dissuader les Palestiniens de lancer des missiles sur les villes israéliennes, traumatisant ses habitants, depuis huit ans.

 

Alors le slogan "2 états pour deux peuples", aussi beau soit-il sur le plan humaniste, doit être mis en application d'une façon durable, sans arrière pensée, sans haine et sans mettre en péril l'existence de l'état d'Israël. Comme l'a dit un journaliste israélien, nous sommes à des années-lumière de ces conditions.

 

Notes

 

(1) La Judée/Samarie est appelée Cisjordanie, par opposition à la Transjordanie, à l'est  du Jourdain, qui est appelée Jordanie. La Jordanie a une population qui est à 60/70 % palestinienne. Ces Palestiniens sont des citoyens du pays et ont tous les droits. La Judée/Samarie a une superficie de l'ordre de 6 000 km2, soit un département français. Plus d'un tiers de cette surface est désertique, escarpée et inhabitable. 2 millions de Palestiniens et 0,3 million de Juifs Israéliens y vivent. Densité: 575 hab/km2 utile

Les 7 millions d'Israéliens dont 1,5 millions d'Arabes vivent sur 21 000 km2, dont la moitié de la superficie est désertique. Densité: 635 hab/km2 utile

 

(2) Un état palestinien en Judée/Samarie ne peut pas être totalement souverain: il devra être démilitarisé, et ne pourra pas signer d'accords de défense avec des pays ennemis d'Israël. Son économie dépendra étroitement de celle de ses voisins. Le partage des eaux pourrait être une source de conflit permanent. La seule solution viable serait une fédération immédiate de la partie non juive de la Judée/Samarie avec la Jordanie, avec un contrôle militaire conjoint jordano-israélien. Les réfugiés devraient être intégrés là où ils se trouvent actuellement, en pays arabe.

En tout état de cause, toute solution viable ne pourra pas prévoir de déplacer les populations, contrairement à l'évacuation totale de la population juive de  Gaza qui a montré ses limites et ses conséquences désastreuses.

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 17:37

 

De façon à se décentrer quelque peu des désaccords politiques ou diplomatiques et de l'unviers des "petites phrases" cinglantes entre néanmoins partenaires, quelques rappels d'ordre purement économiques sont sans doute utiles à exposer une constance de long terme, qui intervient dans la modération des discours.

 

Les capitaux US sont investis massivement dans différents secteurs de l'économie israélienne: immobilier, high tech, finances.

 

Par J.B.
Rubrique: Etats-Unis
Publié le 8 juin 2009 à 09:40

1 milliard de dollars d’investissement par an – Les capitaux d’origine américaine sont investis massivement dans différents secteurs de l’économie israélienne: immobilier, high tech, finances, etc.

Si les citoyens américains ne sont pas encore très impliqués dans l’immobilier israélien, leur part va croissant depuis 2005.

Par contre, le high tech israélien reste très recherché par les investisseurs américains; aujourd’hui, pas moins de 150 start-up israéliennes sont cotées à la Bourse de New York.

Les capitaux américains s’investissent aussi bien directement dans les sociétés israéliennes que par l’intermédiaire de fonds de capital-risque, pour un montant estimé à 1 milliard de dollars par an.

Les flux de capitaux américains en Israël sont favorisés par la présence de quatre grandes banques israéliennes sur le territoire américain: Discount, Leoumi, Hapoalim et Mizrahi.

Elles sont actives dans le domaine des investissements et du crédit, aussi bien parmi les sociétés israéliennes agissant aux Etats-Unis que parmi les associations juives.

Malgré la faiblesse du dollar face au shekel, le billet vert joue encore un rôle important dans l’économie israélienne, et c’est aussi la monnaie de réserve de la Banque d’Israël.—

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 09:25



D’après les premiers résultats publiés vendredi aux Pays-Bas, c’est le parti de Geert Wilders qui serait le grand gagnant des élections européennes dans son pays. Rappelons que Wilders a réalisé il y a quelques mois un film intitulé “Fitna”, mettant en garde contre les dangers du Coran. En outre, il s’oppose à l’entrée de la Turquie au sein de l’Union européenne.

par Claire Dana-Picard

Européennes: Geert Wilders grand gagnant aux Pays-Bas

[Dimanche 06/07/2009 21:03
  Texte        
Européennes: victoire des conservateurs et abstention record

Les partis de droite ont remporté une victoire sans appel sur les socialistes lors des élections européennes de dimanche. Le scrutin a été marqué par un nouveau record d'abstention.

Selon les premières estimations publiées par le Parlement européen un peu avant 23h00, les conservateurs du Parti populaire européen (PPE) devraient remporter 267 à 271 sièges sur un total de 736, contre 288 élus sur 785 dans l'hémicycle sortant.

Ils arrivent loin devant les socialistes (157 à 161 sièges), les libéraux (80 à 82) et les Verts (54).

En Allemagne, pays qui envoie le plus gros contingent d'eurodéputés au Parlement européen avec 99 eurodéputés, les conservateurs de la chancelière allemande Angela Merkel et leurs alliés sont largement en tête avec 39,2% des suffrages, devant les sociaux-démocrates qui essuient une défaite historique (20,7%).

En France, deuxième plus gros pourvoyeur d'élus avec 72 députés, le parti de droite UMP du président Nicolas Sarkozy (28,3 et 28,4%) est également victorieux, devant les socialistes limités à 16% environ des suffrages et rattrapés par les écologistes de Daniel Cohn-Bendit, qui créent la surprise.

En Italie, le parti de Silvio Berlusconi remporterait également une large victoire (39% des voix) sur le principal parti de gauche (27,5%), selon une première projection.

En Espagne, la droite bat aussi les socialistes du Premier ministre José Luis Zapatero, selon des résultats partiels. Victoire inattendue aussi de la droite au Portugal, pays du président de la Commission européenne José Manuel Barroso, face aux socialistes du Premier ministre José Socrates.

En Pologne, le parti libéral Plateforme civique au pouvoir, qui siège avec les conservateurs à Strasbourg, arrive en tête. En Grande-Bretagne, seul grand pays à n'avoir pas annoncé d'estimations, le Labour s'attend à une cuisante défaite qui pourrait fragiliser plus encore la position du Premier ministre Gordon Brown.

En Autriche, les conservateurs autrichiens de l'ÖVP sont aussi en tête avec 29,6% des voix contre 23,8% aux sociaux-démocrates du SPÖ. Toutefois, la surprise est venue des 18% remportés par la liste eurosceptique d'Hans Peter Martin et par l'extrême droite, dont les deux partis FPÖ et BZÖ approchent ensemble également les 18%.

(ats / 08 juin 2009 00:21)

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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 19:17
Les rêveries arabes d’Obama, Caroline B. Glick
J’ai souvent, par le passé, taquiné Mme Glick pour le pessimisme de ses analyses, même quand il n’était pas totalement injustifié. Aujourd’hui, je m’en garderai bien. Je partage l’essentiel de ses analyses, et je ne cache pas que le changement radical d’attitude de la Maison Blanche à l’égard d’Israël me paraît dicté par une hostilité ou un parti pris résultant d’une grave erreur d’appréciation de la situation et des rapports de force au Proche-Orient. Il est visible que M. Obama ne perçoit pas du tout la détresse existentielle de l’Etat Juif face au caractère intraitable du refus palestinien de la moindre concession, ou, s’il l’a perçue, qu’il a décidé de passer outre pour des motifs stratégiques supérieurs dont il paraît clair qu’Israël fera les frais, sous peine, en cas de rébellion, d’un lâchage partiel voire total de l’Etat Juif par les Etats-Unis. Caroline Glick a donc raison d’exposer crûment son scandale du cynisme de M. Obama, et d’encourager le gouvernement israélien à tenir tête à ce "nouveau roi venu au pouvoir… et qui n’a pas connu Joseph" (Ex 1, 8). Elle corrobore, dans son style propre, les féroces critiques de Charles Krauthammer [*]. Et quand ces deux-là sont à l’unisson, il y a péril en la demeure. Dieu ait pitié d’Israël ! Je réitère ici à Marcoroz ma profonde appréciation pour la somme de travail et de talent qu’il a investie dans cette longue traduction. (Menahem Macina).

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[*] Voir "Le Mythe des implantations".

Texte anglais original : "Obama's Arabian dreams"


Traduction française : Marcoroz

Note importante : Nous rappelons aux webmestres que la reproduction de nos articles est libre, sous réserve que soient respectées les prescriptions suivantes: mention expresse de l’auteur et/ou du traducteur de l’article, du nom du site, et de l’url de la page reproduite. Toute infraction à ces dispositions nous contraindra à exiger la suppression de l’article reproduit, sans préjudice d’autres mesures en cas de refus de respecter nos conditions. (upjf.org).

[Les mises en exergue typographique de cet article sont miennes. M. Macina.]


Le Président américain Barack Obama se prétend attaché à dire toujours la vérité. Dans les interviews qui ont précédé son voyage en Arabie Saoudite et en Egypte et dans son long discours prononcé jeudi au Caire, il a affirmé que la pièce maîtresse de sa politique proche-orientale était sa volonté de dire aux gens les vérités les plus dures. Dans sa prétendue allocution au monde musulman, Obama a même fait référence, à trois reprises, à la nécessité de dire la vérité.

Malheureusement, pour un discours annoncé comme une manifestation de franchise, cette allocution d’Obama n’aura pas été à la hauteur. Loin d’exprimer des vérités crues, Obama n’a fait preuve que de convenance politique.

Les prétendues vérités adressées par Obama au monde musulman ont pris la forme de déclarations concernant la nécessité de combattre ce que l’on appelle les extrémistes, d’accorder aux femmes l’égalité en droit, d’assurer la liberté de religion et de promouvoir la démocratie. Malheureusement, dans tout ce qu’il a pu dire sur ces questions, il n’y a rien eu de plus que des déclarations abstraites et théoriques, sans application politique.

Obama a parlé de la nécessité de combattre les terroristes musulmans, sans mentionner le fait que leurs infrastructures et leurs soutiens intellectuels, politiques et monétaires provenaient de ces mêmes mosquées, de ces mêmes dirigeants politiques et de ces mêmes régimes saoudien et égyptien, dont il vante la modération et le sens des responsabilités.

Il a parlé de la nécessité d’accorder l’égalité aux femmes, sans faire mention de ces pratiques musulmanes courantes que sont les "crimes d’honneur" et les mutilations génitales féminines. Il a ignoré le fait que partout en terre d’islam, les droits fondamentaux et les droits de l’homme étaient refusés aux femmes. Enfin, il a pondéré ses déclarations en ajoutant, de façon fallacieuse, qu’aux États-Unis, les femmes étaient victimes du même manque d’égalité. En traitant le sujet de la sorte, Obama a fait savoir qu’il se souciait comme d’une guigne de l’oppression des femmes dans le monde musulman.

De même, Obama a parlé de liberté religieuse, tout en fermant les yeux sur l’apartheid religieux en Arabie Saoudite. Il a évoqué les bienfaits de la démocratie, tout en faisant abstraction des problèmes qu’engendre la dictature.

En résumé, Dans son "parler vrai" à l’adresse du monde arabe, après avoir commencé par prétendre mensongèrement que, comme l’Amérique, l’islam cultivait "la justice et le progrès, la tolérance et la dignité de tout être humain", Obama a été sciemment et fondamentalement malhonnête. Par cette malhonnêteté, il a entrepris de placer le monde musulman sur un pied d’égalité morale avec le monde libre.

De manière analogue, dans ses "vérités" crues à propos d’Israël, Obama a usé de malhonnêteté factuelle et morale pour servir des objectifs politiques.

Au premier abord, Obama a paru reprocher au monde musulman son négationnisme généralisé et son antisémitisme veule. En condamnant le négationnisme et l’antisémitisme, il a semblé confirmer sa déclaration antérieure, selon laquelle les liens de l’Amérique avec Israël étaient "inaltérables".

Malheureusement, une analyse attentive de ses déclarations montre qu’Obama adopte bel et bien le point de vue des Arabes, selon lequel Israël serait un élément étranger — et donc injustifiable — dans le monde arabe. En réalité, loin de dénoncer leur refus d’accepter Israël, Obama le légitime.

L’argument fondamental que les Arabes utilisent contre Israël est que la seule raison de sa création aurait été d’apaiser la mauvaise conscience des Européens après la Shoah. Selon leurs dires, les Juifs n’auraient aucun droit sur la Terre d’Israël du point de vue légal, historique et moral.

Or, cet argument est complètement faux. La communauté internationale a reconnu les droits légaux, historiques et moraux du peuple juif sur la Terre d’Israël bien avant que quiconque ait jamais entendu parler d’Adolf Hitler. En 1922, la Société des Nations avait mandaté la "reconstitution" – et non la création – du foyer national juif sur la Terre d’Israël dans ses frontières historiques sur les deux rives du Jourdain.

Cependant, dans ce qu’il présentait lui-même comme un exemple de parler-vrai, Obama a ignoré cette vérité fondamentale au profit du mensonge arabe. Il a donné du crédit à son mensonge en déclarant, hors de propos, que "l’aspiration à un territoire juif est ancrée dans un passé tragique". Il a ensuite lié de façon explicite la création de l’État d’Israël à la Shoah, en formulant une leçon d’histoire intéressée sur le génocide des Juifs d’Europe.

Pire encore que son aveuglement délibéré vis-à-vis des justifications historiques, légales et morales de la renaissance d’Israël, il y a la manière dont Obama a évoqué Israël même. De façon odieuse et mensongère, Obama a allègrement comparé la manière dont Israël traite les Palestiniens à celle dont les esclavagistes blancs, en Amérique, traitaient leurs esclaves noirs. De même, il a assimilé les terroristes palestiniens à la catégorie, moralement pure, des esclaves. De façon plus ignoble encore, en utilisant le terme de "résistance", euphémisme arabe pour désigner le terrorisme palestinien, Obama a conféré à celui-ci la grandeur morale des révoltes des esclaves et du mouvement des droits civiques.

Cependant, aussi décevante et franchement obscène qu’ait pu être la rhétorique d’Obama, les orientations politiques qu’il a définies sont bien pires encore. Tout en bavassant sur l’idée que l’islam et l’Amérique seraient les deux faces d’une même pièce, Obama a annoncé deux mesures. Tout d’abord, il a déclaré qu’il allait obliger Israël à cesser complètement toute construction pour les Juifs en Judée, en Samarie et dans les parties est, nord-est et sud-est de Jérusalem. Ensuite, il a déclaré qu’il allait s’efforcer de convaincre l’Iran d’échanger son programme d’armement atomique contre un programme d’énergie nucléaire.

Obama a affirmé que la première de ces deux mesures allait permettre la paix et que la seconde allait empêcher l’Iran d’acquérir des armes atomiques. Néanmoins, si l’on y réfléchit, il est clair qu’aucune de ces mesures ne saurait aboutir à l’objectif évoqué. En fait, l’impossibilité d’atteindre, par ces mesures, les objectifs au nom desquels il prétend les avoir adoptées est tellement évidente, qu’il convient de chercher à comprendre quelles peuvent être les véritables raisons de leur adoption.

La politique de l’administration américaine vis-à-vis des constructions juives au cœur d’Israël et dans sa capitale reflète une hostilité considérable à l’égard d’Israël. Non seulement elle fait fi des engagements explicites pris par l’administration Bush vis-à-vis d’Israël, mais elle est en contradiction avec un accord de longue date entre les gouvernements israéliens et américains successifs, consistant à s’abstenir mutuellement de causer du tort à l’autre partie.

Qui plus est, le fait que l’administration américaine ne puisse pas s’empêcher d’attaquer Israël sur les constructions juives à Jérusalem, en Judée et en Samarie tout en ne trouvant rien à redire au projet du Hezbollah de prendre le pouvoir au Liban la semaine prochaine, ni au consensus génocidaire du Hamas, ni à l’implication du Fatah dans le terrorisme, ni aux liens entre la Corée du Nord, l’Iran et la Syrie, ne peut qu’être lourd de conséquences pour les perspectives de paix dans la région.

Comme l’a exprimé clairement Mahmoud Abbas, le chef du Fatah, dans une interview accordée au Washington Post la semaine dernière, à la lumière de l’hostilité de l’administration américaine envers Israël, l’Autorité palestinienne n’estime plus nécessaire de faire la moindre concession d’aucune sorte à Israël.

  • Elle n’a nul besoin d’accepter de reconnaître Israël comme un État juif.
  • Elle n’a nul besoin de revenir sur son exigence de voir Israël commettre un suicide démographique en acceptant d’accorder la pleine citoyenneté à des millions d’Arabes étrangers et hostiles.
  • Elle n’a pas besoin non plus de réduire ses exigences territoriales, selon lesquelles Israël devrait être contenu dans des frontières indéfendables.

En résumé, en s’en prenant à Israël et en prétendant qu’Israël est responsable de l’absence de paix, l’administration américaine encourage les Palestiniens et l’ensemble du monde arabe à continuer de rejeter Israël et de refuser de faire la paix avec l’État juif.

Il semble que le gouvernement de Netanyahu craigne qu’Obama et ses conseillers n’aient monté en épingle la question des implantations que pour chercher à le renverser, afin de le remplacer par le parti Kadima, plus malléable. Des sources gouvernementales font remarquer que le chef de cabinet de la Maison Blanche, Rahm Emmanuel, lorsqu’il était conseiller du président Bill Clinton, avait joué un rôle de premier plan dans la déstabilisation du premier gouvernement de Netanyahu en 1999. Elles font remarquer également que Rahm Emmanuel s’efforce actuellement, conjointement avec des Israéliens de gauche, liés au parti Kadima, et des Juifs américains liés au parti démocrate, de discréditer le gouvernement israélien.

S’il ne fait aucun doute que l’administration Obama préférerait voir un gouvernement de gauche à Jérusalem, il est cependant peu probable que ce soit là le principal objectif des attaques de la Maison blanche contre Israël. C’est en premier lieu parce qu’aujourd’hui, il y a peu de risque que les partenaires de la coalition abandonnent Netanyahu.

Par ailleurs, les Américains n’ont aucune raison de croire que les perspectives d’un accord de paix s’amélioreraient avec un gouvernement de gauche à Jérusalem. En effet, malgré tous ses efforts, le gouvernement Kadima n’a pas été capable de faire la paix avec les Palestiniens, pas davantage que le gouvernement travailliste qui l’avait précédé. Ce que les Palestiniens n’ont jamais cessé de montrer depuis l’échec du sommet de Camp David en 2000, c’est qu’ils n’accepteront jamais aucune offre qu’Israël pourrait leur proposer.

L’objectif de l’administration américaine, en s’en prenant à Israël, n’est donc ni d’avancer vers la paix, ni de faire tomber le gouvernement Netanyahu. Mais alors, comment expliquer une telle attitude ?

La seule explication vraisemblable, c’est que l’administration américaine compte abandonner l’État juif, jusqu’ici son allié, au profit de liens plus chaleureux avec les Arabes. Elle a choisi d’attaquer Israël sur la question des constructions juives parce qu’elle considère qu’en se focalisant sur cette question, elle minimisera le prix qu’elle sera obligée de payer chez elle pour avoir brisé l’alliance entre les États-Unis et Israël. En faisant croire qu’il ne fait pression sur Israël que pour permettre une solution pacifique, la "solution des deux États", Obama escompte parvenir à conserver sa base électorale chez les Juifs américains, qui ne s’apercevront pas de l’hostilité que dissimule sa position "pro-paix".

La politique d’Obama vis-à-vis de l’Iran est le complément logique de sa politique à l’égard d’Israël. De même qu’il n’a aucune chance de faire progresser la paix au Proche-Orient en s’attaquant à Israël, ce n’est pas en proposant l’énergie nucléaire aux mollahs qu’il empêchera l’Iran d’acquérir un armement atomique. Le marché qu’Obama propose aujourd’hui à l’Iran est déjà sur la table depuis 2003, quand le programme nucléaire iranien a été dévoilé pour la première fois. Depuis six ans, les Iraniens l’ont toujours rejeté. La semaine dernière encore, ils ont annoncé une nouvelle fois qu’ils le rejetaient.

Là encore, pour comprendre quel est le véritable objectif du président américain, c’est du côté des États-Unis qu’il faut chercher les réponses. Sachant qu’avec une telle politique, Obama n’a aucune chance d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme atomique, il est évident qu’en réalité, il a accepté la perspective d’un Iran nucléarisé. Sous cet éclairage, l’explication la plus cohérente de sa politique de dialogue avec l’Iran est qu’il désire éviter d’être critiqué lorsque ce pays fera son apparition comme puissance nucléaire dans les mois à venir.

Pour savoir à quoi s’en tenir avec l’administration Obama, il est impératif que le gouvernement Netanyahu et le public comprennent quels sont les véritables objectifs de sa politique actuelle. Heureusement, comme les sondages le montrent encore et toujours, dans leur écrasante majorité, les Israéliens se rendent compte que la Maison blanche est profondément hostile à Israël. Les statistiques montrent aussi que l’opinion publique approuve la façon dont Netanyahu gère les relations avec Washington.

Pour aller de l’avant, le gouvernement [israélien] doit entretenir cette prise de conscience et ce soutien du public. Par ses discours comme par ses actes, Obama n’a pas seulement montré qu’il n’était pas un ami d’Israël. Il a aussi montré que rien de ce qu’Israël pourrait faire ne le ferait jamais changer d’avis.


Caroline Glick


© Jewish World Review

 

Mis en ligne le 7 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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7 juin 2009 7 07 /06 /juin /2009 09:47
Le mythe des implantations, par Charles Krauthammer

Merci au traducteur bénévole et talentueux pour cette version française limpide et alerte, remarquablement fidèle à l'original. Le texte de Krauthammer, quant à lui, est à l'image de l'homme et de l'analyste, droit et tranchant comme une lame. Krauthammer est un homme d'une intégrité absolue. J'imagine sa souffrance devant ce revirement d'attitude d'un président américain qui détruit sans état d'âme ce que ses prédécesseurs ont laissé s'édifier, mettant Israël en danger mortel. Je suis de coeur et d'esprit avec lui. Que Dieu change le coeur de cet homme inquiétant. (Menahem Macina).
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07/06/09

JewishWorldReview.com, 5 juin 2009

Texte original anglais
" The Settlements Myth",

Traduction française : Marcoroz

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[Les mises en exergue typographique de cet article sont miennes. M. Macina.]

 

Le Président Obama ne cesse d’affirmer que la politique extérieure des États-Unis doit être conduite avec modestie et humilité. Surtout, il ne faut plus que l’Amérique « dicte » sa politique aux autres pays. Il faut « bâtir des partenariats et non pas simplement dicter des solutions », a-t-il déclaré au sommet du G-20. Dans les négociations au Moyen-Orient, à en croire les propos qu’il a tenus sur al-Arabiya, l’Amérique, dorénavant, « commencera par écouter, parce que, bien trop souvent, les États-Unis commencent par dicter ».

Voilà un sentiment admirable. C’est valable vis-à-vis de tout le monde : vis-à-vis de l’Iran, de la Russie, de Cuba, de la Syrie, et même du Venezuela. Sauf vis-à-vis d’Israël. A Israël, on ordonne de geler toute implantation. De manière impérieuse, la Secrétaire d’État, Hillary Clinton, a explicité ce diktat : « un arrêt des implantations — pas d’implantations, pas de postes avancés, pas d'exceptions liées à la croissance naturelle ».

De quoi s’agit-il ? Pas de « croissance naturelle » veut dire l’étranglement mortel des villes prospères situées à proximité de la ligne d’armistice de 1949, dont un certain nombre sont des banlieues de Jérusalem, et que dans toutes les négociations de la dernière décennie, Israël était censé conserver. Cela veut dire pas de croissance démographique. Ce qui veut dire pas de bébés. Ou alors, si l’on a des bébés, pas de quoi les loger — pas même à l’intérieur des limites existantes des agglomérations. Ce qui veut signifie que, pour chaque enfant qui naît, il faut que quelqu’un parte. Aucune collectivité ne saurait survivre de cette façon. L’objectif évident est d’ébranler et de détruire ces villes — avant même les négociations.

Dans quel but ? Au cours de la dernière décennie, le gouvernement américain avait admis qu’un traité de paix final impliquerait nécessairement que les Israéliens conservent une partie des implantations les plus proches — et accordent aux Palestiniens, en compensation, une superficie équivalente du territoire d’Israël même.

C’est ce qui avait été envisagé avec le plan Clinton, lors des négociations de Camp David, en 2000, et à nouveau, à Taba, en 2001. Au bout du compte, pourquoi expulser des gens de leurs maisons et faire de leurs villes des tas de décombres, alors qu’Arabes et Juifs pourraient rester dans leurs maisons si la ligne d’armistice de 1949 était légèrement déplacée du côté palestinien pour englober les principales implantations juives du voisinage et, parallèlement, déplacée à l’intérieur du territoire israélien pour donner du terrain aux Palestiniens ?

Non seulement cette idée était logique, non seulement elle avait été acceptée aussi bien par les gouvernements démocrates que par les gouvernements républicains au cours de la dernière décennie, mais elle avait été approuvée par écrit dans les protocoles d’accord échangés entre Israël et les Etats-Unis, en 2004 — et par la suite massivement approuvée par une résolution concomitante du Congrès.

Pourtant, le Département d’État d’Obama a refusé, à plusieurs reprises, d’avaliser ces accords et même de dire qu’il allait les honorer. Et cela, de la part d’un président qui affirme avec constance que toutes les parties du conflit doivent honorer leurs obligations antérieures. Et qui, maintenant, attend des Israéliens qu’ils acceptent de nouvelles garanties américaines en échange de concessions concrètes et irréversibles, alors qu’avec cynisme, il vient juste de tirer lui-même un trait sur les garanties américaines antérieures.

Toute cette histoire de "croissance naturelle" n’est qu’une machination. Le processus de paix est-il moribond parce qu’un enseignant, dans le quartier juif de Jérusalem, agrandit sa maison afin de pouvoir y loger ses petits-enfants ? il faut être pervers pour faire de cette question le point central du processus de paix, alors même que Gaza est entre les mains de terroristes du Hamas qui mènent une guerre permanente contre Israël, et que Mahmoud Abbas, après avoir décliné toutes les propositions de paix d’Ehud Olmert, ose déclarer qu’il est dans l’attente — dans l’attente de voir le Hamas devenir modéré et Israël s’effondrer — et qu’il ne fera rien, d’ici-là, pour faire avancer la paix.

Dans son discours au "monde musulman" annoncé avec tambours et trompettes et prononcé hier au Caire, Obama a déclaré que la "situation" du peuple palestinien était "intolérable." Elle l'est en effet. Cette situation est le résultat de 60 ans d’un leadership palestinien qui n’a apporté à son peuple que la corruption, la tyrannie, l’intolérance religieuse et la militarisation forcée : un leadership qui, durant trois générations, a rejeté toutes les opportunités d’indépendance et de dignité et a opté pour le dénuement et le désespoir plutôt que d’accepter toute installation qui ne serait pas accompagnée de la disparition d’Israël.

  • C’est ainsi que Hadj Amin al-Husseini a choisi la guerre plutôt qu’une solution de deux États en 1947.
  • C’est ainsi que Yasser Arafat a refusé un État palestinien en 2000.
  • Et c’est ainsi qu’Abbas a rejeté l’offre encore plus généreuse d’Olmert en décembre 2008.

Durant les 16 années écoulées depuis que la Judée-Samarie et Gaza ont été remises aux Palestiniens en vertu des accords d’Oslo, leurs dirigeants n’ont construit aucune route, aucun palais de justice, aucun hôpital, aucune des institutions étatiques fondamentales qui auraient permis de soulager les souffrances de leur peuple. Au lieu de cela, ils ont tout investi dans une infrastructure de guerre et de terreur, tout en déposant des milliards (provenant des donateurs occidentaux naïfs) sur leurs comptes en Suisse.


Obama dit qu’il est venu au Caire pour dire la vérité. Or, il n’en a pas articulé un seul mot. Il s’est contenté de prononcer, au milieu d’un flot de platitudes et de bons sentiments, la déclaration d’une nouvelle politique américaine : "Les États-Unis n’acceptent pas la légitimité de la continuation des colonies israéliennes". Obama a ainsi conforté le mythe selon lequel la misère des Palestiniens et leur situation d’apatrides seraient la faute d’Israël et des implantations juives.


Accuser Israël et chercher à faire des histoires à propos de sa "croissance naturelle" permet sans doute de se faire bien voir de la "rue" arabe, mais cela ne fera qu’inciter les États arabes à adopter l’attitude d’Abbas : croiser les bras et attendre que l’Amérique leur livre Israël sur un plateau. Ce qui rend la stratégie d’Obama non seulement abjecte, mais contre-productive.

 

Charles Krauthammer


© Jewish World Review

 

Mis en ligne le 7 juin 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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