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31 mai 2009 7 31 /05 /mai /2009 16:56

Traduit par Gilles, merci à lui, à l'instant! Obama, père fouettard d'Oferet Tetsuka!


PUNIR ISRAËL POUR LES CRIMES DE GUERRE DU HAMAS

 

 

PUNIR ISRAËL POUR LES CRIMES DE GUERRE DU HAMAS

 

 

JINSA, Jewish Institut for National Security Affairs                                                                    29 mai 2009                 

 

Voici un avis initial de l’Agence de Coopération pour la Défense et la Sécurité, Defense Security Cooperation Agency (DSCA), notifiant au Congrès américain une éventuelle vente militaire à l’Egypte.

Tiré du site Web www.defense.aerospace.com, l’avis se lit comme suit :

Le gouvernement égyptien a posé une option d’achat de :

12 AH-64D (hélicoptères d’attaque Apache Longbow Block II),

27 motorisations T700-GE-701D (turbines dernier modèle),

36 systèmes modernisés de ciblage, d’acquisition et de désignation Pilot Night Vision Sensors,

28 M299 Longbow lanceurs de missiles Hellfire,

14 UN / ALQ-144 version3, système omnidirectionnel de contre-mesures infrarouge,

des stabilisateurs horizontaux composites,

des casques intégrés Sight and Display System (Integrated Helmet Display Sight System – IHDSS -, système permettant d’orienter le tir selon la vision du pilote ou du viseur),

la réparation et le retour, le transport, la maintenance, des pièces de rechange, du matériel de soutien, les publications et documentations techniques, l’appui technique du gouvernement des Etats-Unis et encore d’autres éléments d’appui au programme.

 

Voici beaucoup de matériel pour un pays qui n’est pas en guerre !

L’avis poursuit : « l’Egypte utilisera les AH-64D pour sa sécurité nationale et la protection de ses frontières. Ce seront les appareils militaires égyptiens les plus avancés dans la capacité de ciblage et d’engagement. Le projet est destiné à fournir la défense des installations vitales et fournira l’appui aérien aux forces militaires engagées sur le terrain. »

L’avis précise aussi :

« Cette proposition de vente contribuera à la politique étrangère et à la sécurité nationale des Etats-Unis en aidant la sécurité d’un pays ami qui a été et continue d’être une force importante pour la stabilité politique et le progrès économique au Moyen Orient … Le projet de vente de ce matériel accompagné d’un soutien de base ne modifiera pas l’équilibre militaire dans la région. »

 

La MENL (MiddleEastNewsLine, agence d’information sur le Moyen-Orient) a indiqué que, dans un notification informelle, l’administration d’Obama a retardé la livraison à Israël de six AH-64D Longbow Apache. Les sources de la MENL ont précisé que la demande avait fait l’objet d’une « discussion inter-agences » afin de « déterminer si de nouveaux Longbow fournis à Israël menaceraient les civils palestiniens dans la bande de Gaza ».

« Lors de la récente guerre, Israël a fait usage des Longbow et il y a eu de nombreuses victimes civiles dans la bande de Gaza » a dit une source proche de l’administration d’Obama.

Ainsi, l’Egypte peut protéger ses frontières et peut fournir un appui aérien rapproché à ses forces terrestres mais Israël ne peut pas défendre ses citoyens contre les roquettes et les missiles lancés par une organisation terroriste ?

L’opération d’Israël dans la bande de Gaza a été une réponse limitée à une menace de plus en plus meurtrière de Hamas. La mort de civils à Gaza, si regrettable soit-elle, est entièrement de la responsabilité des chefs du Hamas qui installent les lance-roquettes dans des zones civiles et se sont cachés derrière des boucliers humains.

Blâmer et sanctionner Israël pour le Hamas – et le Hezbollah- de crimes de guerre serait scandaleux.

La bonne nouvelle est que la DSCA conclut : «  cet avis initial concernant la possibilité de vente est exigé par la loi, cela ne signifie pas que la vente ait été conclue. Le congrès aura l’occasion d’approuver la vente à l’Egypte et ce faisant d’examiner si la défense des intérêts des Etats-Unis sont mieux servis en offrant plus de capacité à l’Egypte tout en limitant celle d’Israël. »

Copyright JINSA

 

NDLR : pour information, l’Egypte se prépare à recevoir de Russie, courant 2009, un système avancé de défense aérienne, le Pechora-2M.

 

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30 mai 2009 6 30 /05 /mai /2009 23:10

Bolton informe le JINSA: l'Iran est le numéro un des obstacles à la stabilité au Moyen-Orient

JINSA News JINSA News : the Jewish Institute for National Security Affairs

Le 20 mai lors d’une conférence téléphonique avec les dirigeants  du JINSA, l'ambassadeur John Bolton a parlé de la rencontre entre le président Obama et le Premier ministre Netanyahu organisée lundi dernier et de la question de l'Iran. Bolton, qui est expert permanent à l'American Enterprise Institute, a servi récemment le gouvernement des États-Unis en tant que Représentant permanent auprès de l'Organisation des Nations Unies à partir de 2005-2006 et a été sous-secrétaire d'État pour la maîtrise des armements et de la sécurité internationale de 2001-2005.

 «Bien que [le président Obama et le Premier ministre Netanyahu] ont un grand intérêt à donner l'impression qu'ils travaillent bien ensemble et que leur relation est forte», a précisé Bolton, "les points de vue entre [eux] sont largement divergents. »

La vision du Président Obama propose que les progrès en matière des négociations de paix israélo-palestinienne  permettront d'atténuer le problème des ambitions nucléaires de l'Iran. Cependant Bolton a expliqué par la suite, que Netanyahou a clairement indiqué que le soutien du terrorisme par l'Iran et sa menace nucléaire doivent être traités avant de pouvoir parler de l'avenir d'un État palestinien. ""Les chefs de file ne veulent pas être perçus comme étant en désaccord, mais il n’existe pas de progrès sur la conciliation de leurs points de vue fondamentaux," a dit Bolton.

Bolton a ensuite expliqué que « le résultat de la prochaine élection en Iran, prévue pour se tenir à la mi-Juin, ne changera rien, les modérés et les extrémistes iraniens ont la volonté de poursuivre le programme nucléaire, qu'ils l’annoncent publiquement ou non..Le Président Obama, toutefois, envisage encore de tenir une réunion bilatérale avec le président iranien peu après l'élection. »

"La question demeure», a poursuivi Bolton, «Israël va-t-il utiliser la force de frappe militaire ciblée contre les installations nucléaires de l'Iran ? Le risque de méjuger la volonté de l'Iran de développer une arme nucléaire est très dangereux, entraînant par conséquent la mise en sourdine de l’option d’une action militaire contre les capacités nucléaires de l’Iran » a-t-il expliqué. Et une fois que l'Iran aura acquis l'arme nucléaire, il n'y aura rien pour empêcher les autres (pays) d’acquérir à leur tour un petit arsenal nucléaire – chose inimaginable dans cette région instable.

Bolton a poursuivi, « la plupart des membres de la politique étrangère d’Obama ne sont pas concernés par un Iran nucléaire ». Bolton précise « qu’ils pensent qu’il y aura toujours un moyen pour dissuader l’Iran, même quand il aura acquis sa capacité nucléaire, et ils envisagent déjà des options conformes à ce mode de pensée ».

« En faisant une volte-face par rapport à la politique de l'administration Bush, le président Obama estime que le simple fait de se présenter à la table des négociations va changer fondamentalement la dynamique Etats-Unis/Iran », a dit Bolton.

"Ils ne comprennent pas le sens de l'urgence, j’imagine", a-t-il conclu. « Les options restent : soit l'action militaire est prise à l'encontre du programme nucléaire de l'Iran soit l'Iran développe une arme nucléaire. »

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 21:25





Ron Ben-Yishai  

 

China holds the key

Obama needs Beijing’s help in order to resolve North Korean crisis

Published:  05.28.09, 21:18 / Israel Opinion
 
Photo: Personal


Obama a besoin de l'aide de Pékin afin de résoudre la crise nord-coréenne
   
  Partie 2
 Le Conseil de sécurité de l'Organisation des Nations Unies a déjà imposé des sanctions sévères contre la Corée du Nord, àla suite de son premier essai nucléaire, il y a près de deux ans et demi. Pourtant, il semble que le régime, dirigé par Kim Jong-il, est disposé à pr"féré soumettre ses citoyens à la famine, tant que Pyongyang est en mesure de maintenir ses capacités nucléaires et de missiles. La perte de ces capacités est perçu comme une faiblesse, ce qui menacerait la survie du régime.
  Partie 1
 
L'essai nord-coréen / Ron Ben-Yishai
 
  Un grave défi international pour Obama provient actuellement de Corée du Nord
Full story
 
  Le recours à deux sanctions efficaces demeure possible. La première est une décision chinoise pour lutter contre l'offre de pétrole, de carburant et de marchandises en provenance de la Corée du Nord. Le second est un blocus naval contre Pyongyang. L'objectif officiel est la prévention de l'exportation des armes de destruction massive, mais dans la pratique, ces blocus limitent grandement la navigation et le commerce international. Cette démarche n'est pas nouvelle - le Conseil de sécurité a imposé cette sanction en 2006. Nous parlons d'une sorte de blocus maritime qui permettrait à des membres des Nations Unies d'arrêter les bateaux de voyageurs à destination ou en provenance de Corée du Nord, afin de les inspecter et de s'assurer qu'ils ne transportent pas d'armes de destruction massive, de missiles, ou des composants et des matériaux nécessaires à les produire dans d'autres pays. Toutefois, cette clause dans la décision prise en 2006 n'a pas été mise en œuvre par les États-Unis et ses alliés, de crainte que l'utilisation invite la Corée du Nord à engager une guerre. C'est aussi la raison pour laquelle la Corée du Sud a refusé - jusqu'à cette semaine - de se joindre à l'initiative internationale visant à freiner la prolifération des armes de destruction massive. L'initiative a été signé par 95 Etats, y compris les États-Unis, la Russie, la France, la Grande-Bretagne et Israël, et il vise, entre autres, à prévenir la contrebande d'armes en direction du Hamas dans la bande de Gaza.  La Chine, l'Inde et le Pakistan ont refusé de s'y joindre.Pourtant, à ce moment-là, après les menaces de Séoul, enjointes à la Corée du Nord, celle-ci a clairement fait savoir que l'arraisonnement de ses navires serait perçue comme une déclaration de guerre - entraînant une réplique militaire immédiate et puissante.
  Fatidique voyage à Pékin

  La clé pour punir et exercer des pressions sur Pyongyang est entre les mains de la Chine. Depuis quelques jours maintenant, les membres du Conseil de sécurité se sont engagés dans des consultations à huis clos au sujet de la réponse appropriée à apporter à l'essai nucléaire. On estime que la Russie serait prête à approuver des sanctions économiques plus strictes et peut-être même l'imposition d'un blocus naval. Toutefois, pour le moment, la Chine dissimule ses cartes. Si Obama ne parvient pas à obtenir le soutien de Pékin, il est va droit à l'échec. Par conséquent, tout repose désormais sur la viste du Secrétaire de la Défense Gates en Chine la semaine prochaine - Elle était prévue auparavant mais désormais, elle prend une signification particulière.

En ce qui concerne le problème iranien: Les caractéristiques de la crise nord-coréenne sont similaires à la crise de Téhéran à de nombreux égards. Pourtant, à Téhéran, les fonctionnaires ne sont pas les seuls à suivre de près les développements actuels et futurs en Asie de l'Est - les fonctionnaires au Caire, à Riyad, les États du Golfe et, bien sûr, Israël font la même chose.  Même si Israël se résout à stopper complètement la construction de implantations de peuplement, à évacuer tous les avant-postes non autorisés en Cisjordanie, et à négocier avec les Palestiniens s'ils font des pas positifs, les États-Unis ont peu de chances de réussir sur le théâtre du Moyen-Orient, s'ils n'y parviennent pas, concernant l'essai nord-coréen.

 



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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:11

Qui parlera pour Israël ?

27/05/2009
HAVIV RETTIG GUR et AMIR MIZROCH

Au moment où les politiciens se trouvent en désaccord sur des questions cruciales - lier ou non la question iranienne aux pourparlers avec les Palestiniens et l'évacuation des avant-postes illégaux - qui fera parvenir un message clair aux médias étrangers sur les intentions israéliennes ?
La multiplicité des agences gouvernementales consacrées à la diplomatie publique inquiète de nombreux responsables.

Pourtant, la hasbara officielle (la communication israélienne à l'étranger) a tendance à passer par seulement deux organismes uniques : le bureau du Premier ministre coordonne le message et le nouveau ministère de l'Information et de la Diaspora développe les moyens d'exprimer ce message.

Le nombre incalculable d'organisations communiquant l'opinion officielle d'Israël au monde sème la confusion. Le ministère des Affaires étrangères possède un département de la Hasbara, le bureau du Premier ministre son conseil d'administration d'information nationale, Tsahal son unité de porte-parole et la police son propre représentant chargé d'informer les médias des affaires sécuritaires.

En plus de ces organismes, le Premier ministre et les ministères de la Défense et des Affaires étrangères emploient leurs propres conseillers en communication interne et externe et leurs porte-parole.

Presque tous les cabinets ministériels travaillent avec des bureaux privés de relations publiques pour les aider à formuler leurs messages personnels, nationaux et internationaux.
Ajoutez à tout ceci le travail souvent déconnecté de la diplomatie publique effectué par l'Agence juive à l'étranger, les alliés chrétiens d'Israël, des groupes comme le Comité juif américain, la Ligue anti-diffamation, le Congrès juif mondial, le Congrès juif européen ou encore Honestreporting.com et NGO Monitor.

Toute cette confusion amène à se poser la question suivante : "Que pense le gouvernement israélien ?", souvent suivie par la réponse "ça dépend à qui vous demandez". Cette question s'est maintes fois posée pendant la seconde guerre du Liban en 2006 et l'opération "Plomb durci" au début de l'année.

Le nouveau ministère de l'Information compte à son tour combler un vide en s'adressant au monde tout en coordonnant son message avec le bureau du Premier ministre. Il veut pour cela développer les radios et les télévisions en langues étrangères, notamment en arabe. Mais pour le moment, l'IBA (l'autorité audiovisuelle israélienne) n'a pas les moyens de créer un al-Jazeera israélien.

Aussi, le GPO (organisme de presse gouvernemental) se joindra au nouveau ministère des Communications ces prochaines semaines.
Ces projets visant à éclaircir le message d'Israël au monde ne sont certes pas nouveaux. Suffiront-ils à diffuser un message clair en pleine période de rhétorique anti-israélienne à travers le monde ?

© 2008 Le Jerusalem Post édition Francaise
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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 18:48

FONDATION FRANCE ISRAËL - NICOLE GUEDJ ELUE PRESIDENTE DE LA FONDATION FRANCE - ISRAËL. Elle avait rejoint en 2004 le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin


http://www.fondation-france-israel.org/

 

bullletin d'adhesion.pdf

 

Par Daniel Rouach à Paris
Rubrique: France - Israël
Publié le 28 mai 2009 à 16:49

La Fondation France-Israël a depuis avant-hier soir une nouvelle Présidente : Nicole Guedj. Surprise totale pour ceux qui suivaient ce dossier. Tout le monde donnait gagnant Emmanuel Trinck qui au final a été devancé par Nicole Guedj élue avec un écart de voix très conséquent par le Conseil d’administration.

LES PREMIER MOTS DE NICOLE GUEDJ : “Un vent nouveau souffle sans conteste sur les relations entre la France et Israël. Plus que jamais le dialogue et le désir de coopération s’affichent dans tous les domaines où israéliens et français aspirent à faire fructifier leur héritage commun.

L’action de la Fondation France Israël s’inscrit pleinement dans cet élan retrouvé entre les deux peuples. Son objectif est de concevoir de nouveaux partenariats entre jeunes chercheurs, jeunes artistes, talentueux entrepreneurs, professeurs, responsables d’associations locales et nationales…. en mobilisant les énergies et les ressources de part et d’autres, en fédérant les acteurs et en impulsant une dynamique de projets communs. C’est un engagement de tous les instants et de tous les partenaires des sociétés civiles française et israélienne. C’est une ambition vaste portée par la Fondation.
Si cette espérance vous anime, je vous invite à nous rejoindre”.

A SAVOIR
Ancienne secrétaire d’Etat aux Droits des victimes, Nicole Guedj vient de lancer un partenariat avec dix acteurs majeurs de l’internet et de la téléphonie mobile pour étendre le dispositif Alerte enlèvement. Orange, SFR, Google, Yahoo et Microsoft se sont engagés, dans une charte, à relayer en temps réel des appels à témoins émis par la justice.

BIOGRAPHIE : Nicole Guedj, née le 11 mai 1955 à Constantine (Algérie) est une juriste et femme politique française. Elle a été secrétaire d’Etat dans le gouvernement Raffarin III.

Diplômée de l’Institut de criminologie de Paris, elle est avocate depuis 1979. Elle s’est alors engagée dans des combats en faveur des droits de l’homme et se rend alors en Uruguay [réf. nécessaire].

Elle fait ses premiers pas en politique lors des élections municipales à Pantin, en 1995. Elue conseillère municipale de Pantin en 2001, elle devient responsable UDF de Seine-Saint-Denis dans le cadre de l’Union en Mouvement et intègre l’équipe de campagne de Jacques Chirac pendant les présidentielles de 2002 comme responsable de la jeunesse.

À la suite de l’élection du Président de la République, elle est nommée secrétaire nationale de l’UMP chargée des droits de l’homme. En 2003, elle est nommée secrétaire départementale adjointe de la fédération UMP de Paris, chargée des libertés et des questions de société.

En marge de ses responsabilités politiques, Nicole Guedj participe activement à la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), et est membre de la Commission nationale Consultative des Droits de l’Homme (2002) et de la commission Stasi sur l’application du principe de laïcité dans la République. Elle poursuit également son action associative en créant l’Observatoire des écoles en 2001 qui a vocation à lutter contre les violences et les discriminations dans le milieu scolaire, et dont elle devient vice-présidente.

Nicole Guedj rejoint en janvier 2004 le gouvernement de Jean-Pierre Raffarin, en qualité de Secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la Justice. En mars 2004, elle est confirmée au gouvernement et devient Secrétaire d’Etat aux droits des victimes. À la suite d’une visite à Québec, elle a initié le système d’Alerte médiatique but enfant recherché, mis en place lors d’enlèvements d’enfants, en France. Elle a également créé le numéro d’urgence 08 VICTIMES. En 2005, le nouveau Premier Ministre Dominique de Villepin ne la reconduit pas dans son gouvernement, et le secrétariat d’Etat qu’elle occupait disparaît.

Nicole Guedj a été Chargée d’une mission par le Président de la République Jacques Chirac afin de poursuivre des initiatives destinées à créer des outils technologiques innovants permettant d’assurer la coordination des secours lors des grandes catastrophes. Dans le cadre de sa mission, elle a lancé la création de la “Fondation Casques Rouges pour l’action humanitaire d’urgence et de développement”, dont la première action est la mise à disposition des intervenants de terrain d’un conteneur de communication par satellite “Emergesat”.

Nicole Guedj est conseiller d’Etat depuis 2006.

ISRAELVALLEY PLUS

Perrine Dufoix, est la Déléguée Générale de la Fondation France Israël;

Son parcours:
Diplômée en droit européen et de la communication (Paris I Panthéon-Sorbonne) et B.A en théologie appliquée (USA University). Perrine Dufoix a occupée différents postes dans le domaine de la communication : journaliste et responsable de production à France 2 Télévision, chargée de communication au sein du Porte–Parole du Président de la Commission européenne à Bruxelles, communication événementielle dans le monde de l’entreprise (Dalloyau Paris). Ses engagements professionnels se sont aussi orientés vers l’humanitaire et la résolution de conflit, pendant sept années consacrées à l’ingénierie de projets humanitaires et de réconciliation dans de nombreux pays (Roumanie, Mexique, Sénégal, Mali, Afrique du Sud, Israël, Russie, …) au sein d’ONG internationales

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 18:36

Un texte transmis par Gilles sur la "pétaudière"- Europe (sic!), publié sur l'excellent think-tank français, observateur des flux socio-économiques et du train de réformes :


28 mai 2009
Élections européennes
http://www.ifrap-2012.org/Un-siege-unique-pour-le-parlement-europeen,1248.html?date=20090528
Un siège unique pour le parlement européen !

Il faut mettre fin à la transhumance des eurodéputés !

A l'heure des élections européennes qui surviendront en France le 7 juin prochain, il est important que les Français, qui dans un sondage rendu public le 11 mai [1] affirmaient à 61% se prononcer avant tout en fonction des enjeux européens, soient sensibilisés au contrôle du coût des institutions européennes. Certes, le budget européen et singulièrement celui de son parlement ne passionnent pas les foules, et sans doute beaucoup moins encore que le budget français. Il ne faudrait pas cependant que l'accent porté par les pouvoirs publics nationaux sur le contrôle des dépenses domestiques, soit contrebalancé par un aveuglement quant aux dépenses communautaires. Pour mémoire, rappelons que le budget 2009 représente tout de même 116 milliards en crédit de paiement et 133,8 milliards en crédits d'engagement. Ceci représente une croissance modérée par rapport à 2008 en paiement (+0,3%) mais une augmentation sensible en matière de dépenses engagées (+2,5%). Ceci ne doit pas masquer en revanche la croissance très significative des dépenses administratives : fortes de 7,7 milliards, elles croissent de 5,8% ! Dans cette course aux dépenses, le parlement européen n'est pas en reste, avec un budget de 1,53 milliard, soit une augmentation de 5,33% par rapport à 2008.

Budget du parlement européen
Dépenses (crédits de paiement) en € Budget 2007 (exécuté) Budget 2008 Budget 2009 variations 2008/2009 (%)
Personnels liés à l'institution 721 289 938,81 757 636 519 809 846 838 6,89
Immeubles, mobilier, dépenses diverses de fonctionnement 311 038 707,47 290 040 211 294 381 200 1,49
Dépenses relatives à ses missions générales 101 931 230,27 125 402 985 133 095 300 6,13
dépenses relatives à ses missions spécifiques 203 355 320,43 223 147 300 256 125 000 14,7
autres dépenses 0 56 290 152 36 522 592 -35
Total 1 337 615 196,98 1 452 517 167 1 529 970 930 5,33
Hypothèse du coût du nomadisme institutionnel d'après M Priestley (16%) 214 018 431 232 402 746 244 795 348 5,33

Il est, dans ce contexte, important de bien contrôler les comptes des administrations européennes. Et afin d'y parvenir, certaines réformes institutionnelles devraient permettre de mieux limiter le volume des dépenses : au premier chef, il serait important de parvenir à unifier le siège de résidence du parlement européen. Une réforme qui permettrait d'économiser entre 200 et 250 millions d'€/an.

Actuellement, les parlementaires européens sont nomades. Ils doivent en effet se partager entre deux sièges pour leurs sessions parlementaires : pour les réunions simples et en commission à Bruxelles et certaines sessions additionnelles, pour les sessions plénières (12 fois par an pour des sessions de 5 jours dont 2 en octobre pour le budget puisque le mois d'août est réservé aux vacances parlementaires) à Strasbourg. Le plus étonnant c'est que ces deux lieux ne sont pas les seuls occupés par le parlement européen. Celui-ci en effet est constitué en trépied, avec Bruxelles, Strasbourg pour les députés eux-mêmes et Luxembourg qui accueille actuellement le secrétariat du Parlement.

Or ce caractère itinérant du Parlement européen est ubuesque du point de vue des finances publiques. Une dérive bien mise en évidence entre 2002 et 2003 par Julian Priestley, secrétaire général du Parlement européen dans un rapport resté confidentiel. Ce coût serait estimé à 16% du budget parlementaire, soit aujourd'hui entre 200 et 250 millions d'€. Un journaliste d'investigation italien, Fabrizio Gatti s'est intéressé de très près à cette question : son constat est éclairant : la transhumance parlementaire oblige mensuellement 3000 fonctionnaires à se déplacer entre les différents sites, les 785 eurodéputés (736 à partir de juin 2009), ce qui représente 71 369 jours de transfert entre les trois sièges mais aussi nécessite de convoyer pour 200 tonnes de documents nécessitant 20 semi-remorque. En outre, le coût des cinq jours mensuels des sessions strasbourgeoises est 33% plus cher que leurs homologues bruxelloises. Il faut par ailleurs continuer d'entretenir, de surveiller, de chauffer, d'éclairer chaque bâtiment déserté par les parlementaires partis siéger ailleurs.

Toutes choses égales par ailleurs c'est ce qui a conduit en son temps la Cour du roi de France à s'immobiliser définitivement à partir de la fin du XVème siècle. Il faut dire que les coûts induits par la perte des archives constituait l'élément décisif qui conduisit à l'élection de Paris pour capitale permanente. Le mouvement est sensiblement le même pour le Parlement européen. Le convoyage des 3 400 armoires documentaires et des 800 chariots spéciaux pour les transporter a un coût annuel d'1 millions d'€ et peut en cas d'erreur occasionner bien des troubles : il existe en effet plus de 2 650 destinataires possibles !

Par ailleurs la répartition des effectifs de personnels milite en faveur de Bruxelles : l'UE dispose de 50 000 fonctionnaires dont 40 000 se trouvent déjà à Bruxelles, la commission en comportant quelques 32 000. Le Parlement européen représente 5 000 fonctionnaires, dont 1000 se trouvent en permanence à Bruxelles, 3000 font mensuellement la navette avec Strasbourg, 300 se situent au Luxembourg et constituent l'effectif du secrétariat du Parlement, tandis que 700 résident en permanence à Strasbourg.

Au Parlement, la proposition est relayée par l'eurodéputé libéral allemand Alexander Alvaro, et son site « One seat ». En coulisse, les parlementaires anglais, belges, hollandais, font front afin de promouvoir l'unification des sièges [2]… la position de l'Allemagne, longtemps soutien de la France pour la présence du parlement à Strasbourg pourrait évoluer… malgré les retombées pour la ville voisine de Kehl… il faut dire que la situation économique actuelle pousse aux efforts d'économies budgétaires… mais qu'à Strasbourg, la présence du parlement européen représente un montant considérable : 10% de ressources de la ville (sans compter les effets induits sur le commerce et l'hôtellerie). Ce chiffre est-il déterminant ? Pas si sûr… en effet, si les ressources publiques sont importantes, le secteur de l'hôtellerie se retrouve en surcapacité 305 jours par an ! Et encore, ce chiffre est optimiste car à la vérité ce sont pas moins de 30% des parlementaires et de leurs assistants qui ont déjà désertés les lieux après le 3ème jour de présence, afin de préparer leur réinstallation à Bruxelles. Il serait donc bien plus profitable pour la ville de trouver une institution qui jouisse d'une situation définitivement permanente de façon à stabiliser les ressources du secteur public et de pérenniser celles du secteur de l'hôtellerie-restauration.

Il revient en définitive aux Etats eux-même de s'approprier la paternité de cette simplification majeure. Elle se produira d'ailleurs d'autant mieux qu'une institution prestigieuse prendra place dans les locaux de l'ex-parlement à Strasbourg. A l'heure actuelle, le siège de l'Europe de la défense est évoqué [3]. Une bonne piste pour mettre fin à un polycentrisme institutionnel particulièrement coûteux.

Samuel-Frédéric Servière


[1] Sondage commandé par le Nouvel Observateur, et réalisé par LH2.

[2] Chaque camp aiguise donc ses armes et saisit la CJCE (Cour de justice des communautés européennes). Sans retracer l'historicité exhaustive de cette « guerre des sièges » par juridiction interposée, nous relèverons qu'elle débute tout de même dès 1983. Dans sa version la plus récente, une décision du Parlement du 20 septembre 1995 s'appuyait sur les dispositions de l'article 142 CE énonçant la liberté pour le parlement de décider de sa propre organisation interne, pour revendiquer la libre détermination de son siège. La France a saisi la CJCE afin de faire annuler cette décision en s'appuyant sur l'article 216 (devenu l'article 289) établissant la compétence des Etats membres à déterminer les sièges des institutions communautaires. Dans son arrêt CJCE.1er octobre 1997 France c/ Parlement européen, aff.345/95 la Cour européenne donne tort au Parlement.

[3] Sur le plan budgétaire, il pourrait alors « louer » le bâtiment du parlement européen de Strasbourg qui a été acheté par le Parlement le 24 octobre 2006, en vertu de l'application du protocole annexé aux traités communautaires dans le cadre du traité d'Amsterdam du 2 octobre 1997, reprenant la décision de justice du 1er octobre 1997 (note 2). Une bonne idée afin de commencer à rénover l'édifice, sachant que ce même bâtiment en 2008 commençait déjà à présenter des signes d'obsolescence avancée… le 7 août le faux-plafond de l'hémicycle s'effondrait dans la soirée… une chance, le Parlement était alors en vacance… il devra alors dans l'urgence se réunir à la rentrée à Bruxelles début septembre, rompant avec le protocole qui prévoyait d'ouvrir la rentrée parlementaire pour cinq jours à Strasbourg.

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27 mai 2009 3 27 /05 /mai /2009 19:13
Envoyé par notre ami Sentinelle 5769

Qui fait croire aux Français qu’ils comptent ?

26 mai 2009

Michael Freund , THE JERUSALEM POST
 

Adaptation française de Sentinelle 5769

Ce mois-ci marque l’anniversaire de l’un des actes les plus honteux d’occupation militaire jamais survenu dans la région méditerranée. On s’est emparé d’un peuple entier, on l’a placé sous contrôle étranger, dépouillé de son indépendance naissante et contraint à la soumission. La liberté demeure un rêve lointain pour eux. Et en l’absence de dialogue, ils ne peuvent que s’irriter de chaque indignité commise sur leur chemin.

Oui, c’est vrai, je sais ce que vous pensez : cela fait 240 ans, et la Corse est toujours occupée par la France ? C’est en mai 1769 que les troupes françaises vainquirent les Corses à la bataille de Ponte Novu, mettant fin à 14 ans de République Corse indépendante.

La France est intervenue après que la Corse ait été trahie par ses maîtres génois, qui l’avaient cédée à Paris l’année précédente par le traité de Versailles. Les Français se décidèrent vite à écraser la liberté durement acquise en combattant par les Corses, soumettant les séparatistes afin d’annexer l’île. Elle sert aujourd’hui de destination touristique populaire et c’est l’une des 26 régions de France.    

En quoi cela concerne-t-il Israël, pouvez-vous demander ? Eh bien, j’ai pensé à la Corse après que Paris ait proféré quantité de condamnations d’Israël formulées de façon acérée ces derniers jours, en particulier pour fustiger l’absence de volonté d’Israël de céder les « territoires occupés » aux Palestiniens.
Malgré toutes ses indignations légitimes sur les questions d’autodétermination, quand on en vient aux propres “territoires occupés” de la France, Paris semble chanter une toute autre chanson.

Tout cela a commencé vendredi dernier, quand le ministre français des affaires étrangères a réagi avec colère à la déclaration du Premier Ministre Benyamin Netanyahou sur Jérusalem destinée à demeurer la capitale unifiée d’Israël. Un porte-parole français accusa l’Etat juif de préjuger du résultat des négociations, qualifia brutalement ses actions dans la ville « d’inacceptables et contraires à la loi internationale » et insista pour qu’elle « devienne la capitale de deux Etats ».
Et puis Lundi, le Président Nicolas Sarkozy déclara à l’agence de presse WAM des  Emirats Arabes Unis que les Palestiniens disposent d’un « droit légitime » à un Etat et qu’Israël doit cesser toute construction d’implantation sur la rive Occidentale.
 
Mais qui fait croire aux Français qu’ils comptent ? Même quand ils prêchent à Israël sur les « droits légitimes », ils manquent de les pratiquer dans leur propre arrière cour. De fait, au cours des trois dernières décennies, divers mouvements corses ont cherché à gagner plus d’autonomie, ou même l’indépendance par rapport à la France. Et alors que le précédent gouvernement français avait accordé aux Corses des éléments limités d’autonomie, Paris a de façon entêtée refusé de céder le contrôle sur le territoire.

Il y a tout juste deux semaines, le maire du village de pêcheurs de Galeria a reçu un rappel déplaisant de celui qui commande vraiment les tirs sur l’île. Après que Daniel Rossi eût décidé de tenir une réunion sur deux du conseil municipal de Galeria en langue Corse, il a reçu une réprimande publique du gouvernement français. « La langue française est la langue des institutions de la République », a éructé un bureaucrate français, ajoutant que les actions de Rossi étaient illégales et violaient même la constitution française.
Qu’est-il arrivé à : "liberté, égalité, fraternité"?

Et la Corse bien sûr, n’est pas le seul exemple du deux poids – deux mesures de la France. Demandez aux Basques, ou aux habitants du Nord de la Catalogne (Roussillon) comment l’Etat français traite leurs revendications historiques ou leurs droits à l’autodétermination

Cette hypocrisie de la part de la France ne peut pas ni ne doit être autorisée à demeurer sans réponse. Aussi, je dis : « suivons l’exemple de la France, et commençons à tonner à répétition à toute occasion ».

La semaine prochaine, le 3 juin, Netanyahou devrait se rendre à Paris pour rencontrer Sarkosy. Il n’y a pas de raison qu’Israël reste les bras croisés face aux exigences françaises, ou à ignorer ses intrusions dans nos affaires intérieures. Nous devrions proposer d’envoyer des contrôleurs des droits de l’homme pour examiner la situation en Corse, fournir une aide au développement à la région basque, et financer des ONG cataloniennes voulant maintenir vivante leur culture en péril.

Ou peut-être devons faire quelques projets de résolutions à l’ONU et proférer des solutions à ces conflits interminables.

En tant que Juifs et Israéliens, levons la bannière de la liberté pour ceux qui vivent encore sous occupation française, et répondons vivement et fermement à chaque cri de « vive la Palestine » par trois mots brefs : « vive la Corse Libre ».

Ca vous paraît idiot ? Peut-être. Mais plutôt que d’être constamment les destinataires de la critique française, faisons pour finir tourner les tables vers Paris pour lui administrer un aperçu de ses propres remèdes.
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 09:22
La qualification des politiques de mise en garde d'Obama comme n'ayant aucun effet mesurable sur les Etats-Voyous et risquant de les entraîner toujours plus loin dans la surenchère est ce qui vient en premier à l'esprit de bien des experts... (article et carte signalés par Claire).

Carte - La portée des missiles des pays "préoccupants"
Carte - La portée des missiles des pays
L'analyse de Bruno Tertrais : "une mauvaise nouvelle pour Obama"

Tertraix Bruno Tertrais, maître de recherches à la Fondation pour la recherche stratégique est un spécialiste reconnu des questions nucléaires. Ancien membre de la commission de Livre blanc sur la défense, auteur récemment d'un Atlas militaire et stratégique (Autrement) et d'un Que sais-je? sur l'Arme nucléaire, il nous livre son analyse à la suite de l'essai nord-coréen.

"C'est une mauvaise nouvelle pour Obama. Le grand discours du président américain sur le désarmement nucléaire, prononcé à Prague le 5 avril dernier, avait coincidé avec le tir d'un missile Taepo-Dong 2 par la Corée du nord. Aujourd'hui, le régime de Pyongyang montre qu'il a les moyens de construire une arme qui fonctionne. Obama n'a pas de chance avec lui.

L'équipe actuelle ne se fait aucune illusion : elle sait qu'il sera extraordinairement difficile de persuader la Corée du nord de renoncer à l'arme nucléaire, car il s'agit d'un élément essentiel pour la préservation du régime communiste".

"Obama ne peut pas se permettre de ne pas être ferme, pour une raison essentielle : le Japon. Le problème n'est plus le désarmement nucléaire, mais comment s'assurer que le Japon ne deviendra pas à son tour une puissance nucléaire. Les Etats-Unis doivent donc garantir la sécurité du Japon."

"L'autre priorité pour Washington, c'est le containment, c'est-à-dire la lutte contre la prolifération. Comment faire pour que la Corée du Nord ne vende pas sa technologie à l'étranger ? C'est un problème majeur, mais on peut avoir des doutes sur la capacité de la communauté internationale de dissuader Pyongyang. Malgré les avertissements très clairs, la Corée du nord avait venu des installations nucléaires à la Syrie [détruites par des frappes israéliennes, ndlr]."

"Alors que l'on reparle de désarmement nucléaire, à l'occasion de la conférence d'examen du Traité de non prolifération en 2010, le risque est que cette discussion soit déconnectée de la réalité. Les belles âmes font comme si les problèmes nord-coréen et iranien étaient de second ordre... "

"Pour Obama, le désarmement nucléaire n'est pas une priorité, même s'il affirme avec plus de force que l'équipe Bush qu'un monde sans armes nucléaires est son objectif. Actuellement, il cherche deux choses : minimiser les risques de terrorisme nucléaire en sécurisant les armes et les matières fissiles dans le monde entier. Et rétablir une coopération stratégique avec Moscou grâce aux discussions sur le désarmement nucléaire (arms control)."

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 23:11
H. Bonner donne une leçon d'équité morale aux maîtres-chanteurs internationaux qui pressurent Israël

Extraits du discours de l’épouse du célèbre physicien décédé, Andreï Sakharov, au Forum de la Liberté à Oslo, le 19 mai. Je sais gré à D.E. Guez de sa vigilance et du labeur qu’elle a déployé pour faire une première traduction de ce texte, d’une haute élévation morale et qui devrait être universellement diffusé. Il est, en effet, sauf erreur, le seul de son espèce à dénoncer aussi clairement l’hypocrisie de politiciens qui exercent une pression indécente sur Israël pour qu’il accepte le suicide démographique et sécuritaire qu’ils tentent de lui imposer, alors qu’ils gardent un silence pesant et inique sur le sort d’un prisonnier de guerre israélien détenu depuis près de trois ans après avoir été kidnappé. H. Bonner n’y va pas par quatre chemins : « Le fait que des représentants du Quartet négocient avec les gens qui détiennent Shalit dans un lieu et des conditions inconnus, démontre, de manière éclatante, leur mépris des documents internationaux afférents aux droits [des personnes] et leur total nihilisme juridique. » Je compte sur nos internautes pour relayer très largement le cri de cette figure de proue des droits de l’homme et de l’éthique politique internationale. (Menahem Macina).
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25/05/09

 

Jerusalem Post, 24 mai, 2009

 

Texte anglais original "Lament in Oslo".

 

Adaptation française : D.E. Guez

 

Ce texte peut être librement reproduit sous réserve des mentions légales, ainsi que de celle de la page du présent site, qui diffuse cette traduction française dûment corrigée.

 

Le Président du Forum, Thor Halvorssen, qui m’a invitée à cette conférence, m’a demandé de parler de ma vie, des souffrances que j’ai endurées et de la manière dont je les ai surmontées. Mais aujourd’hui tout cela me semble vraiment inutile. Je dirai seulement quelques mots sur ma vie.

A l’âge de 14 ans, je suis restée sans mes parents. Mon père a été exécuté, ma mère a passé 18 ans en prison et en exil. Ma grand-mère nous a élevés, moi et mon jeune frère. Le poète Vladimir Kornilov, qui a eu le même destin, a écrit :

« Dans ces années-là il semblait que nous n’avions pas de mères. Nous avions des grands-mères ».

Il y avait des centaines de milliers de ces enfants-là. Ilya Ehrenburg nous a nommés « les étranges orphelins de 1937 ».

Puis est arrivée la guerre. Ma génération a été coupée presque jusqu’aux racines par la guerre ; mais j'ai eu de la chance, j’en suis revenue. Je suis revenue dans une maison vide. Ma grand-mère était morte de famine dans le siège de Leningrad. Puis est venue l'époque d'un appartement commun, l’époque des études de médecine, pendant six années de privations, l’époque de l'amour, de mes deux enfants et de la pauvreté d'un médecin soviétique. Mais je n'étais pas la seule, tout le monde vivait ainsi. Puis vint ma période de dissidence suivie de l'exil. Mais Andreï [Sakharov] et moi étions ensemble, et c'était un vrai bonheur !

Aujourd'hui, si je fais un bilan de ma vie (à l'âge de 86 ans j'essaie de faire cela chaque jour où je suis encore vivante), je peux le faire avec trois mots. Ma vie a été typique, tragique et belle. Que ceux qui veulent des détails lisent mes deux livres « Seule ensemble », et « Mères et filles ». Ils ont été traduits dans de nombreuses langues. Lisez les mémoires de Sakharov. Il est vraiment dommage que ses journaux n'aient pas été traduits ; ils ont été publiés en Russie en 2006. Apparemment les pays occidentaux ne sont désormais plus intéressés par Sakharov.

L'Ouest n'est pas très intéressé par la Russie non plus, un pays qui n'a plus de vraies élections, plus de tribunaux indépendants ou de presse libre. La Russie est un pays où journalistes, activistes des droits de l'homme et immigrés sont régulièrement tués,  presque quotidiennement. Une corruption extrême fleurit, d'une manière et avec une ampleur qui n'avaient jamais existé auparavant en Russie, ni nulle part ailleurs. Mais de quoi discutent principalement les médias occidentaux ? Du gaz et du pétrole dont la Russie est très riche. L'énergie est son seul atout, et la Russie l'utilise comme un instrument de pression et de chantage. Et il y a aussi un autre sujet qui ne disparaît jamais des journaux : qui gouverne la Russie ? Vladimir Poutine, ou Dimitri Medvedev ? Mais quelle différence cela fait-il, puisque la Russie a complètement perdu la dynamique pour un développement démocratique que nous pensions avoir perçue, au début des années 90. La Russie va rester ce qu'elle est maintenant pendant des décennies, à moins qu'il ne se produise un bouleversement violent.

Dans les années qui suivirent la chute du mur de Berlin, il s'est produit dans le monde des changements incroyables durant une période exceptionnellement courte. Mais est-ce que le monde est devenu meilleur ou plus prospère pour les 6 milliards 800 millions d'individus qui vivent sur notre petite planète ?

Personne ne peut répondre clairement à cette question malgré toutes les réalisations de la science et de la technologie et ce processus que nous avons l'habitude d'appeler « progrès ». Il me semble que le monde est devenu plus inquiétant, plus imprévisible et plus fragile. Cette inquiétude, cette instabilité et cette fragilité sont ressenties, dans une certaine mesure, par tous les pays et tous les individus. Et la vie civique et politique devient de plus en plus virtuelle, comme une image sur un écran d'ordinateur.
Même comme cela, la vision de la vie transmise par la télévision, les journaux, ou la radio, reste la même, avec, sans fin, des conférences, des sommets, des forums et des concours, allant du concours de beauté au concours du plus gros mangeur de sandwiches. Ils disent que les gens se rassemblent, mais, en réalité, ils deviennent étrangers les uns aux autres.

Et ce n'est pas parce qu'une crise économique a soudainement éclaté, ou parce que la grippe aviaire se développe. Cela a commencé le 11 septembre 2001. D'abord la colère et l'horreur, provoquées par les terroristes qui ont détruit les tours jumelles du World Trade Center et par leurs complices à Londres, Madrid et d'autres villes, et par les shahids ['martyrs'] qui commettent des attentats-suicide en se faisant exploser dans des espaces publics comme des discothèques ou des salles de mariage, et dont les familles recevaient de Saddam Hussein 25 000 $ chacune.

Plus tard, (Georges W.) Bush a été déclaré responsable de tout, et avec lui, comme toujours, les Juifs, c'est-à-dire Israël. On en a eu un exemple avec la première conférence de Durban et le développement de l'antisémitisme en Europe, comme l'a relevé dans un discours, il y a quelques années, Romano Prodi. Puis, est arrivé Durban II, avec Ahmadinejad comme principal orateur, qui a proposé d'annihiler Israël. 

Donc c'est d'Israël et des Juifs que je vais parler. Et pas seulement parce que je suis juive, mais, par-dessus tout, parce que le conflit du Moyen-Orient, depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, a été une plate-forme pour des jeux politiques et des paris de la part des grandes puissances, des pays arabes et de certains politiciens qui tentent, par le biais du prétendu "processus de paix", de se mettre en valeur et de recevoir peut-être un prix Nobel de la paix. Autrefois, le prix Nobel de la paix était la plus haute récompense morale de notre civilisation. Mais, après décembre 1994, lorsque Yasser Arafat est devenu l’un des trois nouveaux lauréats, la valeur morale de cette distinction a été sapée. Je n'ai pas toujours accueilli avec joie chaque sélection du comité Nobel du Parlement norvégien, mais celle-ci m'a choquée. Et jusqu'à aujourd'hui, je ne peux comprendre ni accepter le fait que Andreï Sakharov et Yasser Arafat partagent maintenant, à titre posthume, l’honneur de faire partie du club des lauréats du prix Nobel.
Dans de nombreux écrits de Sakharov (dans ses livres, « Coexistence et liberté intellectuelle », « Mon pays et le monde », dans ses articles et dans ses interviews) Andreï Dmitrievich a écrit et parlé d'Israël. Je possède une collection de citations de ses écrits sur ce sujet. Et si ils étaient publiés en Norvège, alors, de nombreux Norvégiens seraient étonnés de constater combien leur vision contemporaine d’Israël diffère totalement de celle de Sakharov.

Voici quelques citations de Sakharov :

·         « Israël a un droit incontestable à exister ».

·         «Israël a le droit d'exister dans des frontières sûres ».

·         « Toutes les guerres menées par Israël ont été justes et lui ont été imposées par l'irresponsabilité des dirigeants arabes ».

·         « Avec tout l'argent qui a été investi dans le problème des Palestiniens, il aurait été possible, depuis bien longtemps, de les réinstaller dans des pays arabes, en leur procurant de bonnes conditions de vie ».

Durant toutes les années d’existence d'Israël, il y a toujours eu une guerre. Des guerres victorieuses, et également des guerres qu'Israël n'a pas été autorisé à gagner. Chaque jour et tous les jours - littéralement chaque jour -, on s’attend à un attentat terroriste, ou à une nouvelle guerre. Nous avons vu les initiatives de paix d'Oslo et la poignée de mains [entre Arafat et Rabin] à camp David, et la « Road Map » [Feuille de Route], et aussi [le slogan] « La terre en échange de la paix » (il n'y a pas beaucoup de terre : si l’on se trouve dans une partie d’Israël, par une journée claire, on peut voir l'autre partie à l’œil nu).

Il y a maintenant un nouveau slogan à la mode (en fait, il est ancien) : « Deux états pour deux peuples ». Ça paraît bien. Et il n'y a pas de contestation au sujet de l'initiative de paix du Quartet, comprenant les États-Unis, les Nations unies, l'Union Européenne et la Russie (grande faiseuse de paix, avec sa guerre en Tchétchénie, et sa provocation en Avkhazie-Ossétie). Le Quartet et les Pays arabes, les leaders palestiniens (du Hamas et du Fatah) ont accru leurs exigences concernant Israël. Je parlerai d'une seule d’entre elles : qu'Israël accepte le retour des réfugiés palestiniens. Et ici, il est nécessaire de parler un peu d'histoire et de démographie.

Selon la définition officielle des Nations unies, sont considérés comme réfugiés ceux qui ont fui la violence et les guerres, mais pas leurs descendants qui sont nés dans un autre pays. A une époque, les réfugiés palestiniens et les réfugiés juifs des pays arabes représentaient un nombre à peu près égal, environ 700 à 800 000 individus. L’Etat d’Israël, qui venait d’être créé, a absorbé environ 600 000 de ces juifs. Ils furent officiellement reconnus comme réfugiés par la résolution 242 des Nations Unies, mais n’eurent droit à aucune assistance de l’ONU. Les Palestiniens, au contraire, sont considérés comme des réfugiés non seulement à la première génération, mais à la deuxième, la troisième, et même, maintenant, à la quatrième génération. Selon le rapport des travaux de l'organisme d'aide humanitaire de l'ONU, le nombre de réfugiés palestiniens enregistrés est passé de 914 000 en 1950, à plus de 4,6 millions en 2008, et il continue d'augmenter en raison de la croissance démographique naturelle. Toutes ces personnes ont les droits des réfugiés palestiniens et celui de recevoir de l'aide humanitaire.

La totalité de la population d'Israël compte 7,5 millions d'habitants, parmi lesquels il y a deux millions et demi d'Arabes qui se nomment eux-mêmes Palestiniens. Imaginez alors [ce qui se passerait en] Israël, si 5 millions d'Arabes de plus s'y engouffraient. Le nombre des Arabes dépasserait considérablement celui de la population juive. Ainsi, créé à côté d’Israël, et il y aurait un État palestinien "nettoyé" de Juifs, parce qu'en plus de la demande du retour des réfugiés palestiniens en Israël, il y a aussi la demande que l'on "nettoie" la Judée et Samarie de [leurs] Juifs et qu'on la rende aux Palestiniens, tandis qu’à Gaza, aujourd'hui, il n'y a plus désormais un seul juif.

Le résultat est à la fois étrange et terrifiant, parce qu'Israël sera véritablement détruit. Il est terrifiant de voir la mémoire courte de l'auguste Quartet faiseur de paix, de leurs dirigeants et de leurs citoyens s’ils laissent cela arriver. Parce que ce que signifie la formule, « deux Etats pour deux peuples », c’est la création d'un État, ethniquement nettoyé de juifs et d'un deuxième Etat, candidat potentiel au même nettoyage. Une Terre Sainte Judenfrei - le rêve d'Adolphe Hitler ! - se réalise enfin. Alors - que ceux qui sont encore capables de réfléchir le fassent -, quelle est la partie qui porte en elle les germes du fascisme, aujourd'hui ?

Et voici une autre question qui m'a hantée pendant très longtemps. C'est une question pour mes collègues des droits de l'homme. Pourquoi le sort du soldat israélien Gilad Shalit ne vous trouble-t-il pas de la même manière que celui des prisonniers de Guantanamo ?

Vous vous êtes battus et avez obtenu que le Comité International de la Croix-Rouge, des journalistes et des avocats puissent visiter Guantanamo. Vous connaissez les conditions de vie dans la prison, la routine quotidienne des prisonniers, leur nourriture. Vous avez rencontré des prisonniers soumis à la torture. Le résultat de vos efforts a été l'interdiction de la torture, ainsi qu’une loi pour fermer cette prison. Le président Obama l’a signée dans les premiers jours de son arrivée à la Maison-Blanche. Et, bien qu'il ne sache pas quoi faire des prisonniers de Guantanamo, comme le président Bush avant lui, il y a un espoir que la nouvelle administration trouve une solution.

Mais depuis deux ans [en fait, près de trois !] que Shalit est retenu prisonnier par des terroristes, la communauté mondiale des droits de l'homme n'a rien fait pour sa libération. Pourquoi ? C'est un soldat blessé, et [à ce titre] il est sous la la protection pleine et entière des conventions de Genève. Ces conventions stipulent clairement que la prise d'otages est interdite, que l'on doit permettre aux représentants de la Croix-Rouge de rendre visite aux prisonniers de guerre, en particulier quand ils sont blessés ; et il y a bien d'autres choses encore, dans les conventions de Genève, sur les droits de Shalit.

Le fait que des représentants du Quartet négocient avec les gens qui détiennent Shalit dans un lieu et des conditions inconnus, démontre, de manière éclatante, leur mépris des documents internationaux afférents aux droits [des personnes] et leur total nihilisme juridique. Les militants des droits de l'homme auraient-ils oublié, eux aussi, ces textes fondamentaux du droit international ?

Et pourtant, je pense toujours (et certains me jugeront naïve) que le premier pas, minuscule mais réel, vers la paix, doit être la libération de Shalit. Libération, et non pas échange contre 1000 ou 1500 prisonniers qui purgent leur peine dans les prisons israéliennes pour des crimes réels. Revenant à ma question de savoir pourquoi les militants des droits de l'homme restent silencieux, je ne trouve aucune réponse, sauf que Shalit est un soldat israélien, Shalit est un Juif. Alors, là encore, il s'agit d'un antisémitisme conscient ou inconscient. Là encore, il s'agit de fascisme.

Trente-quatre années se sont écoulées depuis le jour où je suis venue dans cette ville pour représenter mon mari, Andreï Sakharov à la cérémonie des prix Nobel 1975. J'étais alors amoureuse de la Norvège. La réception que j'ai reçue m'a remplie de joie. Aujourd'hui, je ressens préoccupation et espoir (c'est le titre que Sakharov a donné à son essai de 1977, rédigé à la demande du comité Nobel) :

·         Préoccupation à cause de l'antisémitisme et du sentiment anti-israélien grandissant partout en Europe et ailleurs.

·         Espoir, pourtant, que tous ces pays, leurs dirigeants et leurs peuples se souviendront du credo moral de Sakharov et l’adopteront : « En définitive, le choix moral s'avère être aussi le choix le plus pragmatique ».

 

Elena Bonner

 

Mis en ligne le 25 mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org

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25 mai 2009 1 25 /05 /mai /2009 09:04
Le Plan de Paix de Netanyahou

Caroline Glick, The Jerusalem Post | Adaptation française de Sentinelle 5769

lundi 25 mai 2009

La visite du Premier Ministre Benyamin Netanyahou au Président des USA Barack Obama à la Maison Blanche lundi dernier fut un baptême du feu pour le nouveau Premier Ministre. Ce qui est ressorti de cette réunion, c’est que les priorités d’Obama concernant l’Iran, Israël et le monde arabe sont diamétralement opposées aux priorités d’Israël.

Pendant sa conférence suivant la rencontre avec Netanyahou, Obama a fait clairement savoir qu’il ne lèvera pas le petit doigt pour empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires. Et agissant comme substitut d’Obama, au cours des deux semaines précédentes, le directeur de la CIA, Leon Panetta a dit clairement que celui-ci attend qu’Israël reste coi pendant que l’Iran acquiert les moyens de le détruire.

Obama a montré son jeu à l’Iran de trois manières. D’abord, il a posé un agenda non contraignant de sept mois pour laisser agir sa politique de conciliation et de pourparlers avec les ayatollahs. Cette politique, a-t-il expliqué, ne sera mise en œuvre qu’après le mois suivant les élections présidentielles iraniennes. Et un délai de six mois minimum doit être accordé après ces pourparlers directs USA - Iran pour mesurer leurs effets avant d’être évalués en termes de succès ou d’échec.

Mais le renseignement militaire israélien a évalué que six mois peuvent être un trop long délai d’attente. D’ici la fin de l’année, le programme nucléaire de l’Iran peut avoir dépassé la limite pour l’arrêter. Et l’essai réussi par l’Iran de son missile Seiji 2 à combustible solide avec un rayon d’action de 2.000 km mercredi, a tout simplement démontré l’urgence de cette situation. A l’évidence, les mollahs n’attendent pas Obama pour les convaincre de leurs voies erronées.

Au-delà du fait que l’agenda non contraignant d’Obama est trop long, il y a son « ou autre chose ». Obama a dit clairement qu’au cas où, en décembre ou janvier, il en vient à conclure que les Iraniens ne négocient pas de bonne foi, la mesure la plus radicale qu’il prendra sera de manifester sa volonté d’envisager une escalade des sanctions internationales contre Téhéran. Dans le même temps, à sa demande, le député Howard Berman, président au congrès du comité des Affaires Internationales, a délaissé une loi réclamant des sanctions contre les compagnies pétrolières qui exportent du combustible raffiné vers l’Iran.

Enfin, l’affirmation d’Obama que : « la meilleure manière pour les USA de convaincre l’Iran d’abandonner son programme nucléaire est de convaincre Israël de donner encore plus de terres aux Palestiniens ». Comme le formula Obama : « Dans la mesure où nous pouvons faire la paix avec les palestiniens, entre les Palestiniens et les Israéliens, alors je crois vraiment que cela renforce notre position dans la communauté internationale pour gérer une menace iranienne potentielle ». Cette déclaration intègre le manque de sérieux et le caractère mensonger fondamentaux de l’approche d’Obama pour « gérer une menace iranienne potentielle ».

L’Iran a fait savoir sans ambages qu’elle veut la destruction d’Israël. Les mollahs ne se soucient pas de la dimension d’Israël. Leurs missiles sont pointés sur Tel Aviv, non sur Bet El. De même pour la communauté internationale, les Russes et les Chinois n’ont pas aidé les programmes nucléaires et de missiles de l’Iran au cours des quinze années écoulées parce qu’il n’y a pas d’Etat palestinien. Ils ont aidé l’Iran parce qu’ils pensent qu’un Iran puissant affaiblit les USA. Et ils ont raison.

Les Etats arabes, de leur côté, sont déjà ouvertement du côté d’Israël contre l’Iran. L’établissement d’un Etat palestinien ne rendra pas plus profond leur soutien à l’action destinée à empêcher l’Iran d’acquérir les moyens de dominer la région.

Face à cela, la pression obsessionnelle d’Obama pour la création d’un Etat palestinien a peu de sens. Les Palestiniens sont désespérément divisés. Ce n’est pas seulement parce que le Hamas dirige la bande de Gaza, et le Fatah la Judée et la Samarie. Le Fatah lui-même est déchiré par des divisions. La nomination par le président de l’Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, du nouveau gouvernement de l’AP sous la direction de Salam Fayed a été massivement rejetée par les chefs du Fatah. Tout simplement, il n’existe pas de direction palestinienne cohérente qui soit en mesure de vouloir ou de pouvoir parvenir à un accord avec Israël.

De même pour les perspectives de la paix elle-même, comme il existe peu de différences entre les inepties diffusées chaque jour par le Fatah et les media contrôlés par Abbas / Fayed, en Judée et en Samarie, ces perspectives ne semblent pas particulièrement attractives. Cette incitation antisémite par-delà les clivages a engendré la situation actuelle où les membres et les partisans du Fatah sont solidement unis dans leur volonté de destruction d’Israël. Ceci est apparu clairement jeudi matin quand un policier du Fatah de Kalkilya va utilisé son fusil fourni par les USA pour ouvrir le feu sur des soldats de Tsahal engagés dans une opération antiterroriste dans cette ville.

Etant donné que l’établissement d’un Etat palestinien n’aura aucun impact sur le programme nucléaire iranien, et à la lumière des circonstances actuelles, tout Etat palestinien sera en guerre avec Israël ; dans l’hypothèse où Obama n’ignore pas complètement la situation sur le terrain, il n’existe qu’une explication raisonnable à son désir pressant d’obliger Israël à soutenir la création d’un Etat palestinien, et d’œuvrer à cet établissement en expulsant des centaines de milliers d’Israéliens de leurs foyers. Très simplement, c’est une façon de détourner l’attention de l’acquiescement d’Obama aux aspirations nucléaires de l’Iran.

En faisant de la réalisation de l’objectif irréalisable de la paix entre Israël et les Palestiniens via l’établissement d’un Etat terroriste palestinien la pièce centrale de son programme au Moyen-Orient, Obama est capable de jeter Israël aux mains de la canaille régionale. Cet objectif se reflète dans la pression montante de l’administration sur Israël pour détruire les communautés israéliennes en Judée et Samarie.

En décrivant les Juifs vivant dans des roulottes sur le sommet de collines dénudées en Judée et Samarie – plutôt que les mollahs iraniens qui testent un missile balistique tout en enrichissant de l’Uranium et en incitant au génocide – comme le plus grand obstacle à la paix, l’administration Obama ne cherche pas seulement à détourner l’attention de son refus d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires, mais elle place aussi Israël en position de bouc émissaire qui sera blâmé après que l’Iran sera devenu une puissance nucléaire.

Le projet d’Obama de dévoiler son plan de paix au Moyen-Orient au cours de son discours au monde musulman au Caire le 4 juin, de même que sa décision de ne pas visiter Israël au lieu de visiter un camp de la mort nazi, montre clairement qu’il ne perçoit pas Israël comme un allié vital, ou même un partenaire dans le processus de paix qu’il veut initier. Les dirigeants d’Israël n’ont pas été consultés au sujet de son plan. De même, à partir des contours émergents de son plan, il est clair qu’il offrira quelque chose qu’aucun gouvernement israélien ne peut accepter.

Selon la presse, le plan d’Obama exigera d’Israël des retirer ses citoyens et son armée derrière les lignes indéfendables de l’armistice de 1949. Il autorisera l’immigration libre de millions d’Arabes haïssant Israël vers l’Etat palestinien. Et il cherche à présenter tout cela comme étant en accord avec les intérêts d’Israël en proclamant qu’après que celui-ci se sera rendu indéfendable, tous les 57 membres de l’Organisation de la Conférence Islamique (dont l’Iran) « normaliseront » leurs relations avec Israël. En bref, Obama utilise son plan de paix pour fustiger le gouvernement Netanyahou comme la principale force de déstabilisation régionale.

Pendant sa rencontre avec Obama, Netanyahou est parvenu à éviter les pièges politiques qu’Obama lui avait posés. Netanyahou a préservé le droit d’Israël à agir indépendamment contre l’Iran, et il n’a rien concédé de substantiel sur la question palestinienne.

Alors qu’en soi ce n’est pas une mince réalisation, la mise à l’écart des provocations d’Obama n’est pas une stratégie soutenable. Déjà mardi, l’administration a commencé d’obliger Israël à suivre sa ligne sur l’Iran et les Palestiniens en l’engageant dans des « groupes de travail » conjoints. Puis de même, jeudi, la destruction par le gouvernement de la communauté d’un avant-poste en Judée a été perçue comme une reculade d’Israël sous la pression des USA. Cela a sans aucun doute fait lever des attentes pour de nouvelles expulsions dans le futur proche.

Aussi, que doit faire Netanyahou ? Quelle tournure aurait une stratégie destinée à s’opposer à la pression politique de l’administration Obama et à maintenir l’attention internationale sur l’Iran ?

Dans les circonstances présentes, le mieux pour le gouvernement Netanyahou est de présenter son propre plan de paix pour atténuer l’impact du plan d’Obama. Pour émousser l’impact du discours d’Obama au Caire, Netanyahou devrait présenter son plan de paix avant le 4 juin.

Un tel plan devrait contenir trois étapes. D’abord, à la lumière de la volonté apparente du monde arabe d’entamer des pourparlers avec Israël, Netanyahou devrait appeler à l’ouverture de pourparlers directs entre Israël et la Ligue Arabe, ou entre Israël et l’OCI, sur la normalisation immédiate des relations entre Israël et le monde arabo-islamique. Aussi bien Obama et le roi Abdullah de Jordanie proclament qu’une telle normalisation est dans la proposition. Israël doit insister pour que cela commence sans délai.

Cela est bien sûr nécessaire pour que la paix survienne avec les Palestiniens. Comme nous l’avons vu à Camp David en 2000, la seule manière suivant laquelle les chefs palestiniens se sentiront à l’aise pour faire la paix avec Israël, c’est d’abord que le monde arabe démontre son acceptation de l’Etat juif comme un paramètre permanent du paysage du Moyen-Orient. Proclamer qu’une telle exigence d’Israël est une simple tactique pour gagner du temps, cela peut être facilement écarté. Etant données les déclarations jordaniennes et américaines sur la volonté du monde arabe d’accepter Israël, quand les négociations commenceront, cette étape pourra être achevée en quelques mois.

La seconde étape du plan de paix d’Israël serait de s’engager avec le monde arabe pour s’accorder et commencer de réaliser un programme conjoint de lutte contre le terrorisme. Ce programme comprendrait la destruction de réseaux terroristes, en coupant leur financement, et en parvenant à un agrément pour arrêter les terroristes et les extrader vers La Haye ou aux USA pour y être jugés. Il devra être parfaitement clair pour tous les gouvernements de la région qu’il ne peut y avoir de paix ou de stabilité régionales à long terme aussi longtemps que des terroristes occupés à la destruction d’Israël et au renversement de régimes arabes modérés sont autorisés à agir. Ainsi, faire de l’exécution d’un tel programme une pré condition pour un progrès ultérieur ne devrait pas constituer un obstacle à la paix. De fait, il n’y a aucune raison pour que cela soit même perçu comme sujet de controverse.

La dernière étape du plan de paix israélien devra être la négociation sur un accord de statut final avec les Palestiniens. Ce n’est qu’après l’acceptation par le monde arabe d’Israël, et seulement après qu’il aura accepté de se joindre à Israël pour parvenir à l’objectif commun d’un Moyen-Orient débarrassé du terrorisme, qu’il pourra exister une chance pour que les Palestiniens se sentent à l’aise et libres de coexister en paix avec Israël. Et Israël bien entendu, se sentira bien plus en confiance pour vivre en paix avec les Palestiniens après que le monde arabe aura démontré sa bonne foi et son amitié pour l’Etat juif et son peuple.

Si Netanyahou présentait son plan dans les deux prochaines semaines, il serait en mesure d’écarter le piège d’Obama du 4 juin en proposant de discuter les deux plans avec la Ligue Arabe. Ce faisant, il serait en mesure de continuer à démontrer que l’Iran est bien le plus grave danger dans la région, sans être diabolisé comme une n ennemi de la paix.

Que Netanyahou mette en avant un tel plan ou non, ce qui est devenu évident cette semaine c’est que ses plus grands défis à son poste seront d’empêcher l’Iran d’acquérir des armes nucléaires tout en empêchant l’administration Obama de reprocher à Israël l’absence de paix.

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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