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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 16:28


Contrairement à l'impression laissée par l'article palestinocentré du Figaro, ce matin, le ton est différent, en Israël. En interrogeant les proches conseillers de Bibi Netanyahou, Uzi Arad en l'occurrence, le coeur même des discussions devrait avoir porté sur la question iranienne, selon l'agenda des préoccupations régionales, qui se vérifieront sans doute également, lors du passage à Washington d'Hosni Moubarak, le 26 mai. Quelle est, ensuite, la part respective de chacun des sujets? Nous ne sommes pas dans la confidence des dirigeants...


Un entretien tourné vers Téhéran

18/05/2009
Jpost.com

Netanyahou est arrivé dimanche à Washington. Pour la première fois en tant que Premier ministre d'Israël, Il rencontrera lundi le président des Etats-Unis Barack Obama.

Selon Ouzi Arad, le principal conseiller de Netanyahou sur les questions de sécurité nationale, l'Iran devrait être le principal sujet de conversation de l'entretien entre les deux chefs d'Etat, à cause des progrès significatifs effectués par Téhéran en matière de développement de l'arme nucléaire.

Dimanche après son arrivée sur le sol américain, Netanyahou a préparé son entrevue du lendemain avec le chef de la Maison Blanche grâce à une série de discussions préliminaires qui se sont déroulées tout au long de la journée.

Le rendez-vous entre Obama et Netanyahou est prévu à 10h30 heure locale et durera au moins 90 minutes. Une conférence de presse et un déjeuner sont ensuite prévus.

Par ailleurs, Arad s'est dit rassuré par les déclarations du président américain à propos de l'Iran lors d'une interview publiée sur le site Internet du magazine Newsweek. Obama a été interrogé sur les thèmes qu'il abordera avec le chef de gouvernement israélien.

A propos d'une possible action militaire contre l'Iran, le chef d'Etat américain a répondu : "J'ai été très clair : je n'écarte aucune option en ce qui concerne l'Iran ou la sécurité américaine, point final.

"Ce que j'ai dit", a poursuivi Obama, "c'est que nous souhaitons offrir à l'Iran une occasion de s'aligner sur les normes et les lois internationales. Je pense, en définitive, que ce serait ce qu'il y a de mieux pour le peuple iranien."

Cette première rencontre entre les deux hommes politiques est également cruciale pour établir des relations de confiance entre les deux pays.

Selon les représentants de l'administration américaine, Barack Obama et Binyamin Netanyahou ont déjà instauré de bonnes bases de travail. Néanmoins, de nombreuses différences demeurent.

Netanyahou a, pour l'instant, refusé de soutenir publiquement la "solution à deux Etats". Selon le ministre Likoud des Transports, Yisrael Katz, le Premier ministre entend mettre en place un partenariat israélo-américain pour lancer une nouvelle "initiative diplomatique au Moyen-Orient" en lieu et place de l'Initiative de la ligue arabe.

Pour Katz, Netanyahou ne compte pas suivre les pas d'Ehoud Olmert avec Mahmoud Abbas.

De son côté, Washington a souligné samedi qu'Obama est résolu, depuis le premier jour de son mandat, à aboutir à une paix durable au Moyen-Orient.

Elle inclut un Etat d'Israël totalement sécurisé à côté d'un Etat palestinien indépendant et viable. Le président américain a, par ailleurs, bien accueilli l'Initiative de la ligue arabe.

Autre sujet délicat : les implantations.

Le Premier ministre israélien soutient "l'accroissement naturel" des localités juives de Judée-Samarie. L'administration Obama pourrait demander, de son côté, un gel des implantations.

Selon Washington, Barack Obama espère aussi relancer les discussions entre Israël, la Syrie et le Liban. Un sujet qui sera certainement au menu des discussions de lundi.

Durant son voyage américain, le Premier ministre israélien est accompagné par le nouvel ambassadeur de l'Etat hébreu à Washington, Michael Oran, ainsi que l'ambassadeur américain en Israël, James Cunningham.

En parallèle aux discussions avec le président américain, Netanyahou doit aussi rencontrer la secrétaire d'Etat, Hillary Clinton, le secrétaire à la Défense, Robert Gates, le porte-parole du Congrès, Nancy Pelosi ainsi que le conseiller à la Sécurité nationale, James Jones.

Binyamin Netanyahou doit rentrer à Jérusalem mercredi, avant le début des célébrations officielles pour la réunification de la ville.

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17 mai 2009 7 17 /05 /mai /2009 08:32
Un certain nombre d'articles en Amérique et dans la presse anglo-saxonne disent strictement ou à quelques nuances près, la même chose, à la veille de la visite de Benyamin Netanyahou à la Maison Blanche : L'envoyé spécial de l'Administration Obama, Jeffrey Feltman, qui est le troisième personnage de l'Etat Américain (après Dennis Ross et l'Amiral Mike Müllen) à se rendre au chevet des alliés arabes des Etats-Unis au Moyen-Orient, ne dit pas autre chose : "il y a 5-6 ans, lorsqu'on arrivait, le conflit israélo-palestinien était évoqué d'emblé. Aujourd'hui tout gouvernement ne parle plus que du danger iranien pour la région.". Seulement, la lecture américaine reste sur ses rails, partie d'abord sur la solution à deux Etats, même si les infrastructures palestiniennes et surtout la volonté manque pour y parvenir du jour au lendemain. A preuve, le conflit qui perdure entre Fatah et Hamas, que ne parvient pas à atténuer, de mois en mois et ce, depuis plusieurs années, l'Egypte d'Omar Souleiman, émissaire entre les uns et les autres.

De même, les Américains tentent de se rapprocher de la Syrie pour isoler l'Iran, mais la Syrie ne cesse de réaffirmer son lien indefectible à la Mollachie. Or, la Syrie reste l'hébergeur et la voie de transit entre les groupes terroristes dans tout le Moyen-Orient et autour d'Israël (Hamas, Hezbollah). Malgré le ou à cause du ton de la faiblesse recherché par Obama dans le cadre de ses parle-lamentations, il n'aboutit, d'aucune manière à offrir, par ce biais, le moindre gage de sécurité ou de démantèlement à terme des milices iraniennes au Proche et Moyen-Orient. Il n'est donc pas en capacité de convaincre ni Israël ni les Pays Arabes, qui resteront sur le qui-vive.

Les observateurs, tels David Miller du Woodrow Wilson Center, laissent entendre que, malgré les divergences de vue et priorités, le voyage de Netanyahou ne devrait pas entamer de crise sérieuse remettant en cause l'alliance entre les USA et Israël. Du fait, justement, de l'inquiétude accrue qui tenaille la vision de l'avenir des pays arabes, au plus fort de cette crise, Israël demeure, à quelques critiques près, l'allié le plus stable et le plus fiable, en matière de culture politique commune, dans un Moyen-Orient en effervescence.  

Ici, Ephraïm Halévy redit encore une fois, ce que sont ces priorités moyen-orientales que ne veut pas voir, par pudeur et sensibilité de l'âme, le Maestro-Bama, qui fait, de plus en plus furieusement penser à un quelconque ambassadeur vieil-Europe, de type le français De Villepin, ou encore les inénnarables Védrine, lorsque ce n'est pas Jimmy Carter, son mentor, dont l'histoire aura vite oublié le nom, ne laissant que peu de traces dans un monde réel moyen-oriental qui reste dur aux novices.

America must deal first with the threat from Iran

By Efraim Halevy

Published: May 14 2009 19:49 | Last updated: May 14 2009 19:49

Of all the issues facing Benjamin Netanyahu, Israel’s prime minister, as he prepares to meet US president Barack Obama on Monday, the linking of the Iranian nuclear threat and the Israeli-Palestinian conflict is the most grave.

Generations of Israel’s leaders have sought to avoid links between the conflict and other regional confrontations, assuming they would be pressured to make concessions to further US and European interests in the Middle East.

But the Obama administration is openly telling Israel that its policies on the Palestinian dispute must be crafted in such a way as to enable Washington to build a credible and powerful anti-Iranian coalition including the moderate Arab regimes. Indeed, the US is turning Israel’s policy on its head, telling her that by placing the Iranian nuclear threat at the top of Jerusalem’s priorities and demanding it be given precedence on the agenda, Israel is demanding “linkage in reverse”.

While Iran’s nuclear threat, coupled with its policy denying Israel’s right to exist, is a predominant factor demanding an extraordinary international response, other aspects of Iran’s involvement in the Israel-Palestinian conflict are assuming ever-growing importance. In addition to Iran’s traditional sponsorship of the Lebanese Hizbollah movement in Lebanon, Tehran has sought direct influence over the Palestinian liberation effort. For close to 10 years, Iran has invested heavily in Hamas, upgrading training and equipment. If the convoy of Iranian equipment sent via Sudan in January had not been destroyed, its arrival in Gaza would have put most of Israel within accurate missile range. All-out regional war might have been unavoidable. Iran, through Hizbollah in Lebanon and Hamas in Gaza, is constantly upping the ante.

Iranian support has been a key factor in solidifying Hamas’s political power base in the Palestinian territories. Not only is Gaza firmly in its hands, but all the combined efforts of Israel, Fatah, the US, Europe and the moderate Arab regimes to reduce Hamas’s status in the West Bank have proven futile. Hamas recently completed a round of internal elections across the movement, and polls show it would win a majority in the West Bank. Fatah, still struggling to try to hold its party congress, not convened for 20 years, has become a politically hollow movement. Even if the Palestinian Authority signed a peace agreement with Israel, it could not implement it in the West Bank, let alone Gaza.

Thus it is on two levels that Iran has emerged as a spoiler of the “peace process”: its nuclear ambitions pose an unprecedented strategic challenge to Israel and the free world, and its activities on the ground are the biggest block to efforts to reinvigorate the Israeli-Palestinian negotiations.

The US would, hopefully, never countenance granting Iran a role in the Middle East peace process, given Tehran’s desire to bring about the demise of the state of Israel. So, when Mr Netanyahu meets President Obama, the prime minister will attempt to avoid simple linkage and instead focus on a “sequencing” strategy calculated to defang Iran’s military nuclear aspirations through diplomatic or other means.

Thus it is essential not only to remove the deadly international threat, but also to rid the Palestinian scene of Iran’s destructive involvement. In the absence of this, efforts to aid the Palestinians in nation-building, economic development and security self-reliance are doomed to failure. Moreover, the stability and survival of many of the moderate Arab regimes in the region will come under pressure if Iran is not effectively restrained.

Hamas, freed from dependence on Tehran and reduced to facing realities, could emerge as a reasonable partner to ailing Fatah in a new order in Palestinian society. Therein lies a promise for the future. Political negotiation with Fatah, the legal political master of the Palestinian territories, must be resumed in order to signal Israel’s commitment to a two-state solution but realistically all those on board must face the dangers of the moment. The “sequence” must be clear: Iran first. An Obama success in Tehran will provide him with the clout he needs to further his other targets in the Middle East. He will find Mr Netanyahu a dependable ally on the Iranian front. After that, Israeli public opinion will overwhelmingly rally behind a policy of reconciliation with Palestinians, with all the painful Israeli concessions that this will entail.

The writer heads the Shasha Centre for Strategic Studies at Jerusalem’s Hebrew University and is a former head of Mossad

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12 mai 2009 2 12 /05 /mai /2009 19:49

Analyse : Elargir l'objectif de la paix

12/05/2009
HERB KEINON

Alors que l'administration américaine poursuit ses efforts diplomatiques en faveur de la paix au Proche-Orient, le Premier ministre Binyamin Netanyahou attend encore de révéler les détails de sa nouvelle politique étrangère.

Ce qui est d'ores et déjà évident est que, désormais, l'accent sera mis sur une paix durable régionale et non seulement sur une paix "étroite" israélo-palestinienne. Une paix israélo-palestinienne, telle qu'on l'envisage aujourd'hui, ne peut en effet se réaliser que dans le contexte d'une paix entre Israël et le monde musulman.

Depuis le processus d'Oslo - qui se concentrait presque exclusivement sur la question palestinienne - et la conférence de Madrid aux objectifs multiples, le but était de s'occuper d'abord du conflit israélo-palestinien et ensuite de celui qui oppose Jérusalem au monde arabe.

L'ancien président américain George W. Bush avait déjà tenté d'impliquer davantage le monde arabe en l'invitant à la conférence d'Annapolis en 2007. Mais l'initiative s'est arrêtée là - si l'on excepte la conférence des donateurs au profit des Palestiniens.

L'initiative de paix arabe suit cette logique d'ouverture.

Elle propose le retrait complet d'Israël des territoires conquis en 1967 pour obtenir une normalisation des liens avec le monde arabe. Se retirer d'abord, normaliser ensuite.

La pensée qui émerge aujourd'hui est que si Israël est prêt à faire davantage de concessions, il doit commencer à goûter les fruits de son intégration régionale. Netanyahou a d'ailleurs laissé entendre cette hypothèse, lundi 11 mai, à Charm el-Cheikh après sa rencontre avec le président égyptien Hosni Moubarak.

Le Premier ministre a en effet affirmé que le peuple juif "veut des relations harmonieuses avec le monde musulman". Israël "aspire à atteindre la paix avec ses voisins palestiniens et avec toutes les nations arabes ; nous vivons tous dans cette région et nous sommes tous les fils d'Abraham", a-t-il ajouté.

Les paroles de Netanyahou sont à prendre dans le contexte des déclarations du roi Abdallah II de Jordanie publiées dans le journal londonien Times. "Nous sommes las de ce processus.

Nous parlons de négociations directes. C'est un point central. Nous nous en approchons dans un contexte régional. Vous pouvez en parler par l'intermédiaire de la proposition de paix arabe."
D'après le souverain jordanien, "ce dont nous parlons n'est pas [seulement] d'une réconciliation entre les Israéliens et les Palestiniens, mais d'une réconciliation entre les Israéliens et les Palestiniens, entre les Israéliens et les Syriens, entre les Israéliens et les Libanais. Et avec les Arabes et le monde musulman qui prônent l'ouverture de négociations directes avec les Israéliens".

Il a aussi évoqué non pas une solution à deux Etats mais une "solution à 57 Etats".
"L'avenir, ce n'est pas seulement la rivière du Jourdain, le plateau du Golan ou le Sinaï, l'avenir, c'est le Maroc dans l'Atlantique à l'Indonésie dans le Pacifique", a estimé Abdallah II.

"Qu'est-ce que vous comptez faire, roi Abdallah ?", a pour sa part demandé le membre du Congrès américain Robert Wexler, un proche du président Barack Obama, dans un entretien avec le Jerusalem Post.

"Vous avez fourni les grandes lignes de la normalisation et les moyens d'y accéder. Israël a aussi avancé des idées en termes de ce qu'il peut faire. […] Nous ne voulons pas juste entendre de vos nouvelles à la fin du processus, ce n'est pas ainsi que vous bâtirez des relations de confiance avec Israël et les Américains. Roi Abdallah, que comptez-vous faire la semaine prochaine ?"

Selon la nouvelle approche évoquée, dans la mesure où le processus qui se concentrait presque exclusivement sur l'approche israélo-palestinienne a échoué ces 15 dernières années, le temps est venu d'élargir l'horizon.

Ce n'est pas une coïncidence si les responsables israéliens, jordaniens et américains y font allusion. Reste à savoir comment parvenir à cet objectif.

http://fr.jpost.com/servlet/Satellite?cid=1242029509848&pagename=JFrench%2FJPArticle%2FShowFull
© 2008 Le Jerusalem Post édition Francaise
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10 mai 2009 7 10 /05 /mai /2009 22:45

Incontestablement, recruter Steven J. Rosen pour qu'il fasse partie du Forum du Moyen-Orient fut la décision la plus difficile à prendre depuis que j'ai fondé l'organisation en 1994.

D'un côté, ce vétéran de la commission américano-israélienne des Relations publiques qui, pendant 23 ans, avait servi comme directeur des questions de politique étrangère, offrait une opportunité unique de donner au Forum la possibilité d'être présent dans les cercles politiques décisionnaires de Washington où jusqu'ici nous avions été absents. A l'AIPAC, il était responsable des relations avec le Département d'Etat, le Conseil de Sécurité Nationale et les autres organismes du pouvoir exécutif. Ses réalisations étaient légion.

Le « Washington Post » a noté que « Rosen avait contribué à lancer pour la branche exécutive du lobbying aux Etats-Unis, un style de défense qui n'était pas très répandu quand il avait commencé au milieu des années 80, alors que c'est maintenant devenu un complément banal aux activités des groupes de pression les plus traditionnels du Congrès. Le « New York Times » l'a qualifié de « brillant , énergique et l'un des fonctionnaires les plus influents de [l'AIPAC] ayant énormément de relations avec l'administration Bush et à l'étranger ». Le correspondant d'Intelligence Service à la Radio Nationale publique pense qu' « il a contribué à transformer l'AIPAC en l'un des plus puissants groupes de pression du pays ». Selon « Ha'aretz » , écrivant à propos de Mr Rosen, juste après son départ de l'AIPAC : « il n'est pas simplement un dirigeant de l'AIPAC comme les autres. Aux yeux de beaucoup il est l'AIPAC lui-même. »

En outre, Mr Rosen avait une formation universitaire, ayant enseigné dans plusieurs universités ( Pittsburgh, Brandeis, Australian National), ayant été à la tête des recherches sur le Moyen-Orient pour la RAND corporation et étant co-auteur d'un best-seller, « La logique des relations internationales". Il s'intégrait donc parfaitement dans notre groupe de réflexion (think tank).

D'un autre côté, (avec son collègue d'AIPAC Keith Weissman) il était accusé par l'administration Bush de violation de l'acte sinistrement nommé acte d'espionnage de 1917, affrontant des accusations criminelles qui auraient pu le conduire en prison pour des années . Même s'il n'avait pas été accusé d'espionnage, ses (et nos) opposants prenaient plaisir à le présenter comme tel, (« accusé d'espionnage. »). Et bien sûr, nous étions inquiets des conséquences pour nous, s'il était déclaré coupable.

Au cours de nombreuses et longues consultations avec les membres du Conseil d'administration du Forum du Moyen-Orient, j'ai trouvé un consensus dans lequel le désir d'accueillir dans l'équipe un si formidable analyste qui vivait un moment difficile, se mêlait à de l'appréhension à propos de son affaire criminelle.

Deux faits nouveaux ont résolu pour nous le dilemme en septembre 2008. Notre étude de l'acte d'accusation du gouvernement nous a convaincus de son injustice, de sa fausseté, de son arbitraire, de sa superficialité et de sa futilité. Etant sûrs de l'innocence de Mr Rosen, le procès intenté contre lui ne nous empêcherait donc pas de l'embaucher.

Deuxièmement, les évènements au niveau mondial ont contribué à la vérité.. En voyant les efforts iraniens pour obtenir la bombe comme le plus grand danger tant pour le Moyen-Orient que pour les Etats-Unis (dans le second cas, à travers les impulsions électro-magnétiques) nous avons pris conscience que les membres sortants du gouvernement Bush ne prendraient pas les mesures nécessaires pour mettre fin à la recherche iranienne d'armes nucléaires et que Barack Obama, avec son approche douce de l'Iran, pourrait probablement remporter les élections.

En conséquence, le Forum en octobre 2008 a commencé à donner des fonds à Mr Rosen pour qu'il travaille sur les moyens d'empêcher la course de l'Iran aux armes nucléaires. Il était l'homme idéal pour cette tâche, ayant déjà œuvré pour contrecarrer les ambitions nucléaires iraniennes – il y a quinze ans- bien avant que celles-ci ne soient devenues une préoccupation générale. Par exemple, travaillant dans la coulisse, il avait dès le début déployé des efforts pour exercer une influence sur Téhéran au moyen de sanctions économiques progressives en obtenant deux instructions présidentielles, suivies par l'Acte sur les sanctions Iran-Libye de 1996 qui ont jeté les bases pour tous les efforts qui ont suivi afin de mettre la pression économique sur le gouvernement iranien. Depuis il a toujours été actif dans ce domaine.

Après son entrée à bord, le Forum a pris Monsieur Rosen officiellement dans l'équipe en tant que membre invité. Et dans la courte période où il est resté dans cette fonction, il a lancé le projet Washington avec son blog influent « Obama Mideast Monitor » et une nouvelle série de publications intitulées « Le Forum politique ». Le blog de Mr Rosen a été, notamment, à l'origine de la série d' évènements qui ont conduit Charles-Freeman à retirer son nom de ceux qui étaient pressentis pour être président du Conseil National de l'Intelligence Service.

Puis, le 1er mai, est arrivée la nouvelle bien accueillie que le Département de la Justice des Etats-Unis laissait tomber les charges contre Messieurs Rosen et Weissman . Selon les termes du « Washington Post », cette décision équivalait à « une étonnante justification » pour eux. Bien au-delà , cela confirmait que les actes arbitraires et préjudiciables du gouvernement avaient leurs limites.

Je félicite Messieurs Rosen et Weissman et maintenant que ses tracas juridiques se sont envolés, j'ai hâte que Stève reprenne le dossier de l'Iran et y consacre toute son attention et son efficacité bien connue.

Thèmes connexes:  Politique étrangère américaine, Textes autobiographiques de Daniel Pipes

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7 mai 2009 4 07 /05 /mai /2009 21:37
Un article très pertinent, transmis par Gilles- : 
http://www.ifrap.org/Un-Think-Tank.html
Quels espoirs pour les Républicains aux USA ?

On sait que le les Républicains ont leur pouvoir suspendu à un fil car les Démocrates n'étaient plus qu'à une voix de détenir une majorité dans les deux chambres ; c'est en effet au Sénat que la majorité ne suffit pas et qu'il faut une « filibuster proof majority », une majorité permettant de surmonter le filibuster, cette pratique consistant à stopper le vote d'un texte en n'arrêtant pas de parler. Le Sénat a depuis longtemps décidé que pour empêcher cette procédure, il suffisait que le parti majoritaire dispose d'au moins 60 voix sur les 100 votes du Sénat.

Après les dernières élections, les Républicains alignaient encore 41 sénateurs et pouvaient donc stopper toute mesure trop outrageusement à gauche. Ils s'en sont servis pour tempérer certaines dispositions du plan Obama de sauvetage. Mais ils risquent de perdre cet îlot de résistance avec le basculement du sénateur de Pennsylvanie, Arlen Specter, qui vient de changer de camp et de s'inscrire comme Démocrate.

A l'origine de cette « conversion », peut-être l'action d'une petite association de droite, le « Club for Growth », dont le président a décidé de se présenter aux élections sénatoriales de Pennsylvanie en 2010 et qui aurait de bonnes chances de l'emporter dans une primaire contre Specter (mais pas forcément dans l'élection sénatoriale qui suit). Il est possible sinon probable que Specter a alors monnayé son ralliement au parti démocrate contre un soutien de ce parti à son élection comme sénateur démocrate en 2010 où il a des chances de l'emporter.

Ce basculement peut avoir des conséquences considérables car doit venir au vote un texte poussé par les syndicats américains, le « card check », qui permettrait aux syndicats de faire basculer une entreprise et obliger son personnel à se syndiquer s'ils obtiennent une majorité, non pas par un vote à bulletins secrets comme c'est le cas à l'heure actuelle, mais en obtenant une majorité de signatures des salariés sur des bulletins, où l'exercice de la coercition est infiniment plus facile à exercer sur les salariés individuellement.

Specter avait d'abord déclaré son soutien à ce texte, puis l'avait retiré. Gageons que maintenant il y sera favorable et que ce texte va passer.

Ce qui pose la question de l'avenir du parti républicain actuellement en complet désarroi, et à travers lui, de la société entrepreneuriale américaine.

Les espoirs de ce parti ne sont plus dans les dirigeants de Washington, très discrédités, mais dans les gouverneurs des états comme Bobby Jindal, le gouverneur de la Louisiane, d'ailleurs d'origine indoue. Ces gouverneurs sont pourtant pris en tenaille par le gouvernement Obama qui leur propose des subventions considérables en contrepartie de lancement de programmes publics mais avec la certitude que ces programmes une fois lancés ne disparaîtront pas dans le futur alors que l'aide du gouvernement fédéral est seulement prévue pour 3 ans. Une façon d'ancrer l'intervention de l'état à long terme et les dépendances qui l'accompagnent.

L'Amérique de la décennie 2010 risque de ne plus beaucoup ressembler à l'Amérique que nous avons connue alors que simultanément sa puissance et son influence internationale sont remises en cause par la montée en régime de l'extrême-orient.

Bernard Zimmern
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5 mai 2009 2 05 /05 /mai /2009 15:13
Standing with Steven J. Rosen

by Daniel Pipes
Philadelphia Bulletin
May 5, 2009

http://www.danielpipes.org/6346/standing-with-steven-j-rosen

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Unquestionably, hiring Steven J. Rosen to become part of the Middle East Forum was the most difficult decision since I founded the organization in 1994.

Steven J. Rosen (left) and Keith Weissman.

On the one hand, this 23-year-veteran of the American Israel Public Affairs Committee, where he served as director of foreign policy issues, offered an unparalleled opportunity to give the Forum a presence in Washington policy-making circles where we hitherto had been absent. At AIPAC, he was responsible for relations with the State Department, the National Security Council, and other Executive Branch agencies. His accomplishments are legion.

The Washington Post noted that "Rosen helped pioneer 'executive-branch lobbying,' a style of advocacy that was not widespread when he began it in the mid-1980s, but is now a routine complement to the more traditional lobbying of Congress." The New York Times called him "brilliant, energetic and one of [AIPAC's] most influential employees, with wide-ranging contacts within the Bush administration and overseas." National Public Radio's intelligence correspondent found that he "helped shape [AIPAC] into one of the most powerful lobby groups in the country." According to Ha'aretz, writing about Mr. Rosen just after he left AIPAC, he "is not merely another AIPAC official; in the eyes of many, he is AIPAC itself."

In addition, Mr. Rosen has an academic background, having taught at several universities (Pittsburgh, Brandeis, Australian National), headed Middle East issues for the RAND Corporation, and co-authored a best-selling textbook, The Logic of International Relations. So, he would fit right in our think tank.

On the other hand, he (along with his AIPAC colleague Keith Weissman) stood accused by the Bush administration of breaching the ominously-named Espionage Act of 1917, and faced criminal charges that could have landed him in jail for years. Although he was not accused of spying, his (and our) opponents reveled in calling him an "accused spy"; and, of course, we worried about the ramifications for us if he were found guilty.

During extensive consultations with the MEF's board of governors, I found a consensus on wishing to bring on board so formidable an analyst in his hour of need mixed with apprehension about the criminal case.

Two developments resolved the dilemma for us in September 2008. Our study of the government's case convinced us of its injustice, shoddiness, arbitrariness, hollowness, and futility. Certain of Mr. Rosen's innocence, the lawsuit against him would not stop us from hiring him.

Second, world events kicked in. Seeing the Iranian drive to get the bomb as the single greatest danger both to the Middle East and to the United States (in the later case, via electro-magnetic pulse), we realized that the outgoing Bush administration would not take steps to stop the Iranian pursuit of nuclear weapons; and that Barack Obama, with his soft approach to Iran, would likely win the election.

Accordingly, the Forum in October 2008 began funding Mr. Rosen to work on ways to stop the Iranian march to nuclear weapons. He is ideal for the job, having begun efforts to stymie Iranian nuclear ambitions fifteen years ago – long before these became a general concern. Working behind the scenes, for example, he initiated efforts to develop leverage over Tehran through graduated economic sanctions by securing two presidential orders in 1995, followed by the Iran-Libya Sanctions Act of 1996 which laid the foundation for all subsequent efforts to bring economic pressure to bear against the Iranian government. He has been active in this arena ever since.

Following the inauguration, the Forum brought Mr. Rosen formally on board as a visiting fellow. In his brief time in this capacity, he initiated a Washington Project with his influential weblog, "Obama Mideast Monitor," and a new publication series called The Policy Forum. Notably, Mr. Rosen's blog started the chain of events that caused Charles Freeman to withdraw his name for consideration as chairman of the National Intelligence Council.

Then, on May 1, came the welcome news that the U.S. Department of Justice dropped its case against Messrs. Rosen and Weissman. In the words of the Washington Post, this decision amounted to "a stunning vindication" for them. Beyond that, it confirms the limits on arbitrary and prejudicial government actions.

I congratulate Messrs. Rosen and Weissman and, now that he is unburdened with legal woes, look forward to Steve's taking up the Iran portfolio with his full attention and renowned effectiveness.

Related Topics:  Daniel Pipes autobiographical, US policy

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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 20:08

Entre présidents et souverains ; une tentative de décryptage des cent premiers jours de la présidence Obama

par Joel Fishman, historien et chercheur à Jérusalem, le 3 mai 2009
Thème : Proche-Orient

Traduction : Objectif-info

Après une élection, il faut environ cent jours à un président pour s’installer et lancer la nouvelle politique de l’administration. Même si la préparation a été soigneuse, une pause est nécessaire afin de formuler cette politique et désigner le personnel nécessaire. Le public est intuitivement conscient qu'un nouveau président ne peut pas faire aboutir toutes ses promesses de campagne, et après l’effacement des effets d’annonce et de la rhétorique de campagne, on espère qu'il révèlera ses véritables intentions. C'est probablement l’explication principale de l’attention soutenue de la presse pour les faits et gestes du nouveau président.

Par exemple, dans son discours inaugural, le Président Obama a formulé une vision du monde nouvelle, quand il a dit au public que l'Amérique est un pays composé de "Chrétiens et de Musulmans, de Juifs et d’Hindous." C'est certainement une nouveauté pour beaucoup de monde et une déformation de la réalité américaine. En février, le président a retourné au gouvernement de l'Angleterre un buste en bronze de Winston Churchill, que le premier ministre Tony Blair avait remis au président George W. Bush après le 11 septembre. Ce buste est un symbole de la solidarité transatlantique, de la victoire alliée dans la deuxième guerre mondiale, d’une direction politique héroïque face à l'adversité, du rejet de l'apaisement et d’un noyau de valeurs partagées. Si le Président Obama ne voulait pas du buste, il pouvait le mettre dans sa cave sans faire de bruit, mais le fait de l’avoir renvoyé publiquement constitue un message troublant.

Lors de son voyage du début avril en Europe, le président a fait un certain nombre de déclarations exagérément flatteuses mais inexactes sur l'Islam et sa contribution à l’édification de l'Amérique. Bien que la flagornerie occupe une place honorable dans la politique, voila un président américain qui fait en public des déclarations qui à l’évidence, ne sont pas fondées sur des faits historiques. De telles paroles et de tels gestes suggèrent que le passé de l’Amérique peut devenir imprévisible et dangereux, comme cela a été le cas en son temps sous la dictature conduite par Joseph Vissarionovich Staline, le "Soleil des nations," le "Père du peuple" et le "Guide des aveugles." Une telle politique peut être véritablement dangereuse pour une démocratie parce que, "ceux qui maîtrisent le passé et qui définissent les grands problèmes et doléances nationales sont aussi ceux qui définissent l'avenir, parce qu'ils définissent qui nous sommes et qui nous espérons devenir." (1)

Le 2 avril, lors d’une réception à Londres, le Président Barack Obama a provoqué des réactions diverses en s’inclinant devant le roi Abdallah II d’Arabie Saoudite. Dans un article qui donne à réfléchir publié sur son blog, un journaliste et rédacteur en chef d’expérience, le français Michel Gurfinkiel écrivait qu’Obama s’était courbé comme un esclave et que son geste peut être interprété de deux manières possibles. On peut le voir comme l’expression de la fascination américaine pour ce qui est l'antithèse de ses valeurs fondamentales, et le roi Abdallah incarne un monarque théocratique qui pratique l'esclavage (un esclavagiste). Si ce n'était pas le cas, on serait en droit de se demander si le président n'est pas l'homme qu'il prétend être, mais en secret un Musulman, une espèce de marrane islamique, qui est obligé pour le moment de passer pour un Chrétien.(2) Même si cette analyse est sévère, elle renvoie au sentiment déstabilisant que nous ne savons pas réellement qui est vraiment le nouveau président et ce qu'il représente.

Gurfinkiel a omis une autre possibilité. Quand le président s’est incliné de façon si démonstrative devant le roi Abdallah, il pouvait penser à de futures largesses. S'il mène bien son jeu, il peut espérer au moment de sa retraite une donation confortable du royaume saoudien à la Bibliothèque Présidentielle de Barack Obama. Pourquoi n’aurait-il pas cela en tête ? Les Saoudiens ont fait cadeau de 10 à 25 millions de dollars au fonds de la bibliothèque du président Clinton. L'ancien président a dû en effet communiquer cette information, à contrecœur, car il y était contraint par la procédure d’examen et d’approbation de la nomination de son épouse au poste de Secrétaire d'État. La divulgation de cette information était inévitable.

Une autre donatrice de la bibliothèque présidentielle de Clinton est Denise Rich, l'ex-épouse de Marc Rich. Elle a fait un cadeau d’un montant compris entre 250.000 et 500.000 dollars au fonds la bibliothèque de Clinton. (Elle lui a également offert un saxophone en or). On peut se rappeler que dans les derniers jours de son mandat, Bill Clinton a relaxé l’ancien mari de Denise Rich d’une accusation d'évasion fiscale et de fraude.

Y a-t-il une différence entre la donation de Rich et celle du royaume saoudien ? S'il l’on peut établir que la donation de Rich était liée à l’octroi d’une faveur, il faudrait la considérer comme une "greffe honnête" [*] du même genre que le projet attribué à l’ancien Gouverneur Blagojevich de vendre la nomination au siège de sénateur l'État de l'Illinois laissé vacant par Barack Obama. Quoique ce type de transaction ne soit pas prévu par la loi, il est limité. Il a un début et une fin.

La donation saoudienne est de nature différente parce que le montant versé et les obligations du bénéficiaire ne sont pas réglementés. S’il veut collecter un grosse somme en vue de sa retraite, un président américain doit se demander en permanence si ce qu’il fait satisfait ou contrarie le roi. De l’argent de cette provenance rémunère davantage qu'une faveur. Il rémunère une relation. Cette différence de durée place tout président américain dans une position de servitude.

Aristote retraçait ce type de rapport quand il écrivait que des hommes qui sont des esclaves par la nature peuvent être transformés en esclaves réels. "Celui qui par nature n'est pas son propre maître, mais la chose d’un autre, est par nature un esclave ; quiconque qui, tout en étant un homme, est un bien acquis est la chose d'un autre...."(La Politique 1.4. 1254a13-16).

On ne devrait pas avoir à se demander si un président américain est son propre maître. Cependant, il y a eu une circonstance parfaitement établie où les Saoudiens ont imposé brutalement une politique à un président américain. Les détails de cet épisode sont notoirement connus mais ils semblent avoir été oubliés.

Dans son article, "Le Prince ; comment l'ambassadeur saoudien est devenu le fondé de pouvoir indispensable de Washington" paru dans le magazine The New Yorker du 24 mars 2003, Elsa Walsh a décrit l'importance prise par l'ambassadeur saoudien, le prince Bandar à Washington. Elle a écrit que le 27 août 2001, au moment de la deuxième Intifada, le prince Bandar a communiqué un message sévère à Condoleezza Rice au nom du roi Abdallah II, menaçant de mettre un terme à la relation spéciale entre l'Arabie Saoudite et les États-Unis – avec tout ce que cela implique -- à moins que l'Amérique ne change de politique à l’égard des Palestiniens. En réponse, le président Bush a écrit le 29 août une lettre aux Saoudiens, rédigée comme suit : "je crois fermement que le peuple palestinien a droit à l'autodétermination et à vitre paisiblement et en sécurité dans son propre État dans sa propre patrie." Jamais auparavant les États-Unis n’avaient ouvertement soutenu l'idée d'un État palestinien. C'est comme cela que l'idée de l'État palestinien est devenue une partie intégrante de la politique américaine, et finalement une vérité incontestable étroitement liée à l'idée d’une justice cosmique et de la paix dans le monde. La question de savoir jusqu’à quel point les Palestiniens aiment cette idée reste en suspens.

Par souci du contexte, on doit se rappeler qu'en juillet 2000, Yasser Arafat a provoqué l'échec de Camp David. Bien qu’il ait laissé tomber les Saoudiens qui avaient travaillé à un règlement pacifique, ni eux ni le président Clinton n’ont jamais tenu Arafat pour responsable parce qu'ils pensaient que la cause palestinienne était si étroitement identifiée à cet homme que la critique du chef nuirait à la cause. Le président Bush, qui détestait Yasser Arafat, fit de son mieux pendant longtemps pour contourner le problème palestinien. C’est seulement suite à la menace saoudienne qu’il a changé d'avis. Il convient de noter que l'intervention du prince Bandar a eu lieu juste avant la débâcle des Nations Unies à Durban qui a été suivie du 11 septembre. Peu après, le bon roi Abdallah II a sollicité une faveur de plus, qui a pris la forme du vol mystérieux au départ de la ville de Tampa peu de temps après le 11 septembre. À un moment où aucune autre aviation civile n’était autorisée à voler, il a permis à des membres de la famille royale saoudienne et du clan de Ben Laden de quitter les États-Unis à la hâte.

Il se peut que les présidents américains aiment faire des faveurs aux Saoudiens, ou que les Saoudiens aient des méthodes particulièrement persuasives. Il est possible que le bâton saoudien ait été suffisant pour changer les dispositions d'esprit du président Bush. Mais, comme c’est le cas pour les prescriptions médicales, le public devrait avoir le choix de "refuser" l'influence des carottes saoudiennes.

Le nouveau président a délivré à l’opinion tout un bric-à-brac de paroles et de gestes symboliques. Comme nous ne disposons pas d’assez d'informations pour replacer tout cela dans son contexte, nous devrons réserver notre jugement. Pour le moins, il y a un besoin dévorant de responsabilité et de clarté morale. Il est impératif que dès le début de son mandat, le président Obama montre qu'il est son propre maître.

Dr. Joel Fishman est membre d'un centre de recherche de Jérusalem.


[*] Ndt L’expression "honest graft" ou "greffe honnête" a été inventée par un sénateur américain à la réputation sulfureuse, George Washington Plunkitt, pour désigner des sommes d’argent collectées dans un cadre politique qui ne servent pas seulement un intérêt personnel mais parfois aussi l’intérêt d’un parti ou de l’État.

Notes

1 - Karina Korostelina citee dans le Kennan Institute Meeting Report, T26, 2009.
2 - Michel Gurfinkiel, Les "États-Unis/EL Melanchon," http://www.michelgurfinkiel.com/articles/228-USA-El-Melanchon.html , 5 avril 2009.


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 18:04

Lundi 04 mai 2009

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Rome, première étape de la tournée européenne de Lieberman

Lundi 04 mai 2009

Lors de la tournée européenne du ministre israélien des Affaires étrangères (photo), l'Italie s'est dite favorable à un renforcement des relations entre l'UE et (Tel-Aviv) Jérusalem -NDLR : Sur France 24, on ne sait pas situer une capitale sur un carte-. Récemment, Bruxelles estimait que le moment n'était pas opportun.



AFP - Le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, a estimé lundi que le renforcement des relations entre l'Union européenne et Israël devait se poursuivre, au cours d'une conférence de presse commune à Rome avec son homologue israélien Avigdor Lieberman.

Le renforcement de ces relations "ne doit pas s'arrêter parce que l'Europe peut jouer un rôle majeur" dans le règlement de la crise au Proche-Orient, a fait valoir le ministre italien après avoir reçu le ministre ultra-nationaliste qui entame par l'Italie sa première tournée en Europe.

La commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, a affirmé la semaine dernière que le moment n'était pas "venu pour aller au-delà du niveau actuel des relations" UE-Israël, vu l'incertitude sur l'évolution du processus de paix et le refus du nouveau gouvernement israélien de s'engager en faveur d'une solution à deux Etats, palestinien et israélien.

M. Lieberman a pour sa part estimé au cours de cette conférence de presse que "le problème principal" dans la région, était "l'Iran qui se nucléarise et qui est un facteur déstabilisant pour toute la région et le monde entier".
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3 mai 2009 7 03 /05 /mai /2009 12:53

DES MANIFS A PARIS POUR LA VENUE DE AVIGDOR LIEBERMAN QUI VIENDRA AVEC UNE SECURITE DIGNE D'UN PREMIER MINISTRE.

 

http://electronicintifada.net/artman2/uploads/1/avigdor-lieberman-260.jpg

Par Dan Assayah
Rubrique: Actualité
Publié le 3 mai 2009 à 10:37

Selon des sources IsraelValley à Paris, des cortèges de manifestants vont être sur la route du Ministre israélien des Affaires étrangères qui sera à Paris la semaine prochaine.

Bonne nouvelle quand même pour les gardes du corps d’Avigdor Lieberman. Un mardi après-midi n’est jamais bon pour organiser des manifestations anti-Israël.

http://www.rfi.fr/actufr/images/110/Avigdor_Lieberman_400.jpg

Très certainement quelques banderoles seront en face du Quai d’Orsay pour saluer comme il se doit “l’ex-videur de boîtes de nuit” (les mouvements palestiniens en France ne ratent JAMAIS l’occasion de le dire lorsqu’ils parlent du nouveau Ministre israélien.)

Avigdor Lieberman sera reçu par Bernard Kouchner ce mardi 5 mai après-midi au Ministère des Affaires étrangères, a indiqué le porte parole du Quai d’Orsay cette semaine.—

NOTRE “REVUE DE PRESSE SEMANTIQUESUR LES MOTS CLES UTILISES POUR ANNONCER LA VENUE DU MINISTRE EN FRANCE :

LES MOTS NEGATIFS :
1. “VIDEUR DE BOITE DE NUIT
2. “RACISTE”
3. “XENOPHOBE”
4. “LE PEN ISRAELIEN
5. “UN DANGER POUR LA DEMOCRATIE ISRAELIENNE
6. “BRUTAL”
7. “IL HABITE DANS LES TERRITOIRES

LES MOTS POSITIFS :
1. “PAS SI DUR QUE CA
2. “IL VEUT LA CREATION D’UN ETAT PALESTINIEN
3. “DISPOSE A QUITTER SA MAISON DANS LES TERRITOIRES S’IL LE FALLAIT
4. “PRAGMATIQUE”

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1 mai 2009 5 01 /05 /mai /2009 08:51
L'aveu qu'Obama a l'intention de ne rien faire pour empêcher le mal de se répandre sur cette planète et de sa profonde incompréhension ou surdité à la tragédie de l'Europe il y a 65 ans.

Le “Jamais plus”, version Obama, Michael Ledeen


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30/04/09


Source : Site Pajamasmedia (27 avril)


Texte original anglais : "« Never Again », Obama Style
"


Traduction française : Menahem Macina, pour upjf.org

 

Aucun président de l’époque moderne n'est parvenu à cacher une si grande part de sa biographie que celui-là. Les journalistes affectés aux scoops sur Obama semblent avoir perdu leur appétit traditionnel pour la recherche d’éléments manquants. Nous n'avons pas un rapport médical, ni un document de l'Université de Columbia, ni la moindre indication sur ce qu’il a fait de bon à la Faculté de Droit de Harvard.

Ces choses ne sont pas forcément importantes, mais elles peuvent l’être. Personne ne pense que le président a quelque problème médical que ce soit. Il présente tous les signes d’une excellente condition physique. Mais c’était aussi le cas de John F. Kennedy, dont il s’avéra qu’il avait eu la maladie d'Addison et qu’il prenait des stéroïdes et des calmants anti-douleur, qui ont eu un effet sur son efficacité. Nous ne le savions pas alors. Nous aurions dû le savoir.

Qu'a étudié Obama ? Avec qui ? Avec quel succès ? Obama tient, de temps en temps, des propos qui ne sont pas caractéristiques de personnes cultivées, comme lorsqu’il gaffe à propos du nombre d'Etats américains, ou quand il semble croire qu'on parle "autrichien" à Vienne. S’agit-il de lapsus accidentels ? Ou bien ses années d'université et d’études de droit témoignent-elles d’une ignorance structurelle ? Nous avons le droit de le savoir, mais les habituels suspects de la meute des chasseurs de médias, font preuve d’un manque de curiosité décevant, quoique tout à fait prévisible.

De grandes quantités de papier-journal ont été remplies de critiques justifiées de l’insistance bush-chenyenne sur le secret. Des critiques, et même des gens qui se prétendaient sympathisants de l'administration Bush, ont été encouragés à croire toutes sortes d’absurdités, dont beaucoup étaient alimentées par l'incapacité bien connue de cette administration à expliquer ce qu'elle faisait, et pourquoi elle le faisait. De la même manière, l’obstruction à l’accès d'informations de base sur Obama alimente de sombres soupçons sur la légitimité même de sa présidence, et sur la persistance de l’exigence qu'il prouve sa qualification constitutionnelle à occuper ce poste.

Manquant de l'information de base, nous devons utiliser les vieux outils. Nous devons inférer, déduire, et deviner. Nous devons analyser ses propos et les comparer à ses actes. Lui-même y insiste. En mars, quand les Coréens du Nord ont répliqué aux multiples avertissements internationaux en lançant une fusée, Obama a mis l’accent sur le fait que « les mots doivent signifier quelque chose ». « Le monde doit faire front commun pour empêcher la dissémination de ces armes. C’est le moment, à présent, d’une réponse internationale forte ». Il a eu raison d’insister sur le fait que des bavardages inutiles n’avaient rien de bon, parce que, s’il n’était pas tenu compte des avertissements sans que cela n’implique aucun prix à payer, les avertissements n’auraient plus de sens. Sans action, les mots ne signifient rien.

Une déclaration conjointe Etats-unis-Europe est revenue sur ce thème, faisant remarquer que la Corée du Nord développait « sa capacité de menacer des pays, voisins et lointains, par des armes de destruction de masse. » Elle ajoutait :

« Cette action exige une réponse de la communauté internationale, y compris de la part du Conseil de Sécurité de l’ONU, pour démontrer qu’on ne peut faire fi de ses résolutions en toute impunité. »

Ce qui m’amène à son récent discours, peu analysé, prononcé au Capitole, pour le Jour du Souvenir de l’Holocauste, un thème obligatoirement cher au coeur et à l'âme de notre premier président noir. Une partie de ce discours est du meilleur Obama : élégant, sobre, allant droit au fait. Il a souligné un point qui m’est cher, et qui est souvent oublié dans l'histoire du fascisme :

« C’est la plus sinistre des ironies que l’un des actes les plus sauvages et les plus barbares du mal dans l'histoire ait pris naissance dans l’une des sociétés les plus modernes de son temps, où tant de points forts du progrès humain sont devenus des outils de dépravation de l’humanité : une science capable de guérir, utilisée pour tuer ; une éducation capable d’éclairer, utilisée pour justifier rationnellement les instincts moraux les plus bas...

Oui, le fascisme et le nazisme sont issus de deux sociétés occidentales parmi les plus avancées et les plus cultivées : l'Italie et l'Allemagne. Et les institutions de ces sociétés ont été mises au service de l’Holocauste, avec bien peu de protestations de la part individus parmi les plus cultivés et les plus modernes de ces sociétés.

La bureaucratie qui régule la vie moderne, a été utilisée comme une machinerie de la mort de masse, un système impitoyable et effroyablement efficace, où beaucoup ont été responsables du massacre, mais peu ont eu concrètement du sang sur les mains... »

Ces propos sur la « bureaucratie qui régule la vie moderne » fournissent un aperçu utile sur la manière dont Obama considère l’exercice de l’autorité. Il aime l’autorité, particulièrement la sienne. Mais il a mal compris l'histoire nazie. La bureaucratie qui a organisé les meurtres de masse était en grande partie militaire, et sa composante la plus importante ne faisait pas partie de la bureaucratie ni même de l'armée traditionnelle, mais de la SS, qui était rattachée directement au Führer, et non au vieil Etat allemand.

La description, que fait Obama, du processus de massacre, dans lequel les victimes ont été traitées par une chaîne de meurtre de masse, est exacte et importante, mais il n'a pas compris que Hitler avait créé un nouveau genre d'Etat. Le nazisme a pris le pouvoir en Allemagne, mais l'Etat nazi était très différent de l'"Etat de droit" qui l'avait précédé.

C’est alors qu’Obama donne sa version du "Plus jamais", et c'est une version très étrange, en vérité. D'abord, il tire des motifs d'espoir des survivants de Holocauste. Ceux qui sont venus en Amérique ont eu un taux de naissance plus élevé que les juifs qui vivaient déjà ici, et que les membres du « peuple choisi » qui a créé Israël. Ceux-ci, dit-il, ont choisi la vie et l'ont revendiquée, en dépit des horreurs qu'ils avaient subies. Puis, il poursuit :

« Nous trouvons une raison d’espérer dans le fait que des enfants protestants et catholiques vont à l'école ensemble en Irlande du Nord ; que des Hutus et des Tutsis vivent en bon voisinage et pardonnent à ceux qui ont commis l'impardonnable ; et dans l’existence d’un mouvement pour sauver le Darfour, qui compte des milliers de groupes locaux dans les collèges et les facultés de 25 pays, et qui a rassemblé, dans le grand hall public de Washington, 70 000 personnes de tous âges, croyances religieuses, expériences et races, unis pour une cause commune à des frères et des soeurs souffrants d’un bout du monde à l’autre.

Tous ces gens peuvent être notre avenir, nos compatriotes du monde, qui nous montrent comment effectuer le voyage de l'oppression à la survie, comment passer de la situation de témoin à celle de résistance, et finalement à la réconciliation. C’est ce que nous voulons dire quand nous disons "plus jamais". »

Donc, "plus jamais" veut dire que nous apprenons d'autres comment pardonner et oublier, et finalement vivre heureusement les uns avec les autres. Mais ce n'est pas ce que signifie "plus jamais", au moins pour la génération de l’Holocauste et pour la plupart de ses descendants. Pour eux, "plus jamais" signifie que nous allons annihiler celui qui se prend pour le prochain Führer. Pas une fois, dans tout son discours, Obama ne mentionne que les Etats-Unis ont pris la tête une coalition de peuples libres contre l'Allemagne, l'Italie et le Japon ; il ne parle pas davantage non plus de la nécessité du sacrifice pour empêcher la réitération de ce qui s’est passé. En fait, ses exemples suggèrent qu'il ne saisit pas toutes les dimensions de la lutte contre le mal. L'Irlande du Nord est un exemple totalement inadéquat (rien qui ressemble, même de loin, à un Holocauste, ne s’est produit dans ce pays) ; les relations entre Hutus et Tutsis, au Rwanda et au Burundi, ne sont guère caractérisées par le pardon, bien que le président du Burundi œuvre puissamment à réaliser un modus vivendi pacifique ; quant au Darfour, eh bien, malgré les dizaines de milliers de personnes qui ont manifesté dans le grand Hall public de Washington, personne n’a fait grand-chose pour empêcher le régime de Khartoum de massacrer les peuples du sud.

Dans l'histoire des temps modernes, les Etats-Unis ont fait plus que n'importe qui d’autre, peut-être davantage que le monde entier réuni, pour vaincre le mal, et nous le faisons encore. Pourtant, Obama dit que nous devons "apprendre d'autres" comment progresser, pardonner et oublier, et vivre heureux pour toujours. Mais ce ne sont que des mots et non des politiques, ni même des actions. Et les significations qu’il donne à ses mots montrent qu'il n'a pas réellement l’intention de faire quoi que ce soit pour contrecarrer le mal, pas plus qu'il n’a eu quelque action concrète à proposer pour punir la Corée du Nord.

Fait significatif, Barack Obama est beaucoup plus sévère envers ses opposants intérieurs américains, qu’à l’égard des tyrans qui menacent nos valeurs et l’Amérique elle-même. Il dit aux Républicains qu’ils feraient mieux de cesser d’écouter Rush Limbaugh [1], mais il ne critique pas les Palestiniens qui éduquent leurs enfants dans la haine des juifs. Il se prosterne devant le monarque saoudien, mais humilie le Premier ministre de Grande-Bretagne. Il exprime son étonnement de ce que l’on puisse craindre que le président vénézuélien Hugo Chavez soit une menace pour la sécurité nationale, alors même qu’il scelle une alliance avec un Iran qui fait venir de Téhéran, via Damas, dans notre hémisphère, des avions pleins de maîtres ès terreur, d’armes et d’explosifs, qui alimente le trafic de terroristes et de narcotiques, et offre des installations militaires aux vaisseaux de guerre et à l'aviation russes. Apparemment [Obama] semble indifférent à l'islam radical et à la résurgence du communisme en Amérique latine, tandis que son département de la sécurité intérieure lance  un avertissement aux anciens combattants – élite de l'Amérique – de retour du Moyen-Orient. Il s’efforce d’avoir des relations chaleureuses avec l'Iran et la Syrie – qui ont du sang américain jusqu'au cou –, tout en avertissant Israël des terribles conséquences qu’il encourt s’il tente de lancer une attaque préventive contre la menace nucléaire iranienne.

Jusqu'ici, au moins, l'unique message clair du Président Obama est qu'il n'est pas disposé à combattre... nos ennemis internationaux. Et les propos suivants de son discours pour la Journée de l’Holocauste, donnent l’impression qu’il est plus un psychothérapeute qu'un dirigeant national :

« … Nous avons l'occasion de prendre l’habitude de l'empathie, de nous reconnaître dans chacun d’autre, de nous engager à résister à l’injustice, à l'intolérance et à l'indifférence, quelles que soient les formes qu'elles peuvent prendre, que ce soit en tenant tête à ceux qui mentent à propos de l'histoire, ou en faisant tout notre possible pour empêcher et stopper des atrocités comme celles qui ont eu lieu au Rwanda, et celles qui ont lieu au Darfour… »

Ces mots sont calculés pour intérioriser [2] les conflits qui font rage dans le monde réel, et c’est précisément le genre de propos qui encourageront nos ennemis à redoubler d’efforts pour nous abattre. Car si le président des Etats-Unis n'agit pas, qui peut les arrêter?

-----------------------------

 

Notes du traducteur

 

[1] Linbaugh, personnalité très controversée, est l'un des animateurs de radio les plus écoutés du pays (13 millions de personnes par semaine, selon Wikipedia). C’est un tenant inconditionnel de la droite américaine, et il a contribué à la réélection de Georges Bush.


[2] Faute de meilleure option, j’ai traduit par "intérioriser" le verbe anglais "internalize", qui signifie, dans le présent contexte, amener l’esprit à accepter comme normal le fait qu’il y a des conflits.


-----------------------------

 


© upjf.org

 

Mis en ligne le 1er mai 2009, par M. Macina, sur le site upjf.org
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  • : Lessakele : déjouer les pièges de l'actualité Lessakele, verbe hébraïque qui signifie "déjouer" est un blog de commentaire libre d'une actualité disparate, visant à taquiner l'indépendance et l'esprit critique du lecteur et à lui prêter quelques clés de décrytage personnalisées.
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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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