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7 avril 2009 2 07 /04 /avril /2009 08:56

ASIE CENTRALE : les grandes manœuvres russes

 

Par le lieutenant-colonel (e.r) Renaud FRANCOIS, chercheur associé à l’ESISC

Sur fond de rivalités russo-occidentales, de luttes d’influences pour le contrôle des immenses ressources énergétiques de l’Asie centrale et en raison des nombreuses incertitudes, voire inquiétudes, que soulève l’aventure afghane des occidentaux, le dernier sommet de l’Organisation du Traité de Sécurité Collective (OTSC), le 4 février dernier à Moscou, a revêtu une importance particulière…

Lire la suite : www.esisc.org

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 23:04
Erreurs et omissions d’un rapport sur Jérusalem établi par l’Union Européenne

ar Nadav Shragal | JCPA- Institut des Affaires contemporaines - Traduit et adapté par Albert Soued, écrivain, pour www.nuitdorient.com

lundi 6 avril 2009

Un document interne de l’UE (Union européenne) sur Jérusalem, préparé par les ambassadeurs européens à Tel Aviv en décembre 2008, est parvenu aux médias en mars 2009, livré par "Le Comité Israélien contre les démolitions d’habitations".

 Résumé-conclusions

1. Etabli en décembre 2008 et récemment parvenu aux média, le document européen sur Jérusalem est non équilibré et il ignore totalement les droits légaux et historiques d’Israël sur sa capitale.

2. L’offensive européenne se réfère principalement à la Cité de David, au-delà du Mur méridional et de la porte des Immondices, endroit ayant été identifié par les archéologues et les historiens comme la capitale du roi David, il y a 3000 ans. Les fouilles archéologiques ont commencé sous l’empire ottoman, se sont poursuivies sous le mandat britannique et ensuite également sous la souveraineté israélienne.

3. Il y a une vingtaine d’années, une vague de constructions illégales a commencé sur ce site, provoquant de significatifs dégâts, parfois irréversibles, aux vestiges archéologiques. La municipalité de Jérusalem offre aux résidents délinquants une généreuse compensation avec un terrain ailleurs dans la ville.

4. Au moins depuis 1864, soit durant les 150 dernières années, Jérusalem a toujours eu une majorité juive. Selon la loi internationale, la situation de Jérusalem provient du Mandat britannique, où la Ligue des nations a reconnu "le lien historique entre le peuple juif et la Palestine" et a demandé "l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif en Palestine"

5. L’accord d’armistice de 1949 entre Israël et la Jordanie ne fixe pas de frontières définitives entre les parties, mais seulement les lignes de démarcation militaire, à l’issue du conflit de 1948. A la demande de la partie arabe, cet Accord stipule qu’il n’est pas destiné à prédéterminer les droits d’aucune partie dans la résolution du conflit. En d’autres termes, lors de l’éclatement de la Guerre des six Jours, les lignes de 1967 n’avaient aucun statut diplomatique.

6. En 1967, Israël avait accepté que l’organisme religieux "Waqf Musulman" gère la zone du Mont du Temple, dans l’espoir que cette attitude permettrait de prévenir un conflit inter-religieux, à un endroit considéré comme très sensible sur le plan mondial. Il est évident qu’il s’agissait de la part d’Israël d’une énorme concession, qui n’est pas reconnue comme telle. En agissant ainsi, Israël a souligné son intention d’assurer le libre accès à tout membre de toute religion à l’ensemble des Lieux saints de Jérusalem.

 

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Un document interne de l’UE (Union européenne) sur Jérusalem, préparé par les ambassadeurs européens à Tel Aviv en décembre 2008, est parvenu aux médias en mars 2009, livré par "Le Comité Israélien contre les démolitions d’habitations". Le rapport du chef de la mission européenne à Jérusalem-Est accuse le gouvernement israélien de "poursuivre activement l’annexion illégale de Jérusalem-est, notant que ces actions israéliennes ne pourront que rendre plus difficile toute concession éventuelle dans cette ville". Le rapport affirme qu’il y a aujourd’hui 190 000 israéliens implantés à Jérusalem-est, en plus des 96 000, regroupés dans les larges blocs d’implantations qui entourent Jérusalem, comme Givea’t Zeev, Goush Etzion et Maa’lé Adoumim.

Partial et manquant d’objectivité, ce document ignore les droits légaux, nationaux et historiques d’Israël sur sa capitale, droits qui ne datent pas d’hier. De même, ce document montre une indifférence extrême aux liens évidents et visibles, vieux de 3000 ans entre le peuple Juif et la ville de Jérusalem. Avec les Lieux Saints, la Vieille Ville, la Sainte Vallée ou la Vallée du Roi (E’meq Hamelekh) et le Mont du Temple, l’état d’Israël, état du peuple Juif a exercé ses droits en accord avec les principes légaux et a cherché à ancrer le statut de la ville comme la capitale unifiée d’Israël.

 

La cité de David, un trésor historique

 

L’attaque de l’UE contre les activités israéliennes à Jérusalem concerne principalement la Cité de David, connue également sous le nom du village arabe de Silwan, et située juste au sud des murs de la vieille Ville, au-delà de la Porte des Immondices. Cet endroit a été identifié par les archéologues et les historiens comme la capitale du roi David, il y a 3000 ans. Fils de David, le roi Salomon a établi le 1er Temple sur le mont Moriah, où Isaac a été ligaturé pour un sacrifice, endroit connu aujourd’hui comme le Mont du Temple. Les fouilles archéologiques ont commencé sous l’empire ottoman, se sont poursuivies sous le mandat britannique et ensuite également sous la souveraineté israélienne, découvrant des vestiges de la vie Juive et des objets provenant de diverses époques anciennes. Les fouilles en ce lieu ont reçu les éloges et l’estime de la communauté archéologique du monde entier.

On a accusé Israël de fouiller sous les maisons palestiniennes, les mettant en danger. Ceci est de la pure désinformation. Une partie des fouilles sont en effet effectuées sous des maisons habitées par des arabes, mais également sous des maisons habitées par des Juifs, sans jamais avoir constaté ni protestation ni dégât.

Le Jardin du Roi (al Boustane) est une zone contigüe à la Cité de David, décrite dans les livres de Néhémie et dans l’Ecclésiaste, comme dans d’autres sources historiques. Les érudits, les visiteurs et les pèlerins attribuent cette zone aux Rois David et Salomon. Il y a environ 20 ans, la ville de Jérusalem avait réparé le système de drainage des eaux dans cette zone, car chaque hiver elle se transformait en un étang d’eaux stagnantes où les moustiques et d’autres insectes pullulaient.

 

Des constructions nouvelles palestiniennes envahissent le site archéologique

 

La décision d’Israël de drainer les eaux stagnantes eut comme conséquence une vague de nouvelles constructions illégales sur le site appelé le Jardin du Roi. Alors que comme tout citoyen israélien, les résidents arabes de Jérusalem peuvent obtenir des permis de construire, Jérusalem-Est s’étend par des constructions sans permis, à grande échelle. Souvent les constructions sont effectuées sur des terrains publics (par exemple, clinique, parc, site archéologique...). Pour faire face à cette prolifération illégale dans la Cité de David, la municipalité a émis 88 ordres de démolition en 2000. Témoignant devant la Knesset l’an dernier, Joshua Dorfman, directeur général de l’Autorité des Antiquités, a estimé que les constructions illégales avaient provoqué des dégâts significatifs, souvent irréversibles aux vestiges antiques. Pourtant on n’a pu procéder qu’à un nombre limité de démolitions.

La municipalité de Jérusalem insiste aujourd’hui pour aller au bout des ordres de démolition. Comme cela est devenu un sujet sensible du fait des interférences internationales, elle offre aux résidents délinquants une compensation généreuse incluant un terrain à un autre endroit de la ville. Soutenus par des "groupes idéologiques" et par l’Autorité Palestinienne, les résidents arabes ont refusé l’offre et se sont engagés dans une campagne d’incitation contre les autorités de l’état et leur volonté d’appliquer la loi. Le Comité de la planification de la ville a refusé en mars dernier une proposition des résidents de "blanchir" les constructions illégales. Le maire Nir Barkat explique : "Il s’agit d’un site stratégique sur le plan international qui doit être ouvert au public. J’aimerais écouter ce que dirait le maire de New York Michael Bloomberg, si on construisait illégalement à Central Park. Devra-t-il renoncer à Central Park pour laisser ces constructions sauvages ?

 

Le retour juif à la Cité de David

 

Dans le rapport on trouve aussi un autre prétexte pour attaquer Israël, le retour juif à la cité de David. Quelques dizaines de familles juives ont acheté à prix d’or et légalement des maisons à des résidents arabes et ils vivent aujourd’hui dans cette zone. Personne n’a obligé les propriétaires à vendre leurs biens et à faire des profits substantiels. Les ventes ont été effectuées par des individus libres et, souvent, vidéos à l’appui afin d’éviter toute contestation ou plainte d’un quelconque groupe mû par des motifs politiques.

Le renouveau de l’installation de juifs dans la Cité de David est lié à l’histoire et aux liens religieux et culturels. Les relations entre résidents arabes et juifs sont raisonnablement amicales, tant qu’il n’y a pas intervention d’éléments politiques extérieurs pour les perturber. La police confirme que depuis l’installation de résidents juifs, la criminalité et les incidents nationalistes ont sérieusement décru.

 

Le revirement problématique de la politique de l’UE concernant Jérusalem

 

Le rapport en question n’est pas apparu dans un vide diplomatique. En fait il ne fait qu’illustrer un changement problématique de la politique européenne à l’égard de Jérusalem qui a commencé en 1999. A l’époque, l’ambassadeur allemand en Israël avait proposé de re-diviser Jérusalem, en faisant revivre la résolution 181 de l’Onu de 1947, établie avant qu’Israël ne soit envahi par les armées des pays arabes en 1948, lors de la guerre d’indépendance. En fait la résolution 181 ne propose pas que Jérusalem doit divisée, mais plutôt rendue internationale, devenant un "corpus separatum". Cette proposition avait été déclarée nulle et non avenue par David Ben Gourion, premier 1er ministre.

La résurrection diplomatique de cette idée qui dénie à Israël toute souveraineté sur sa capitale unifiée a encouragé le rejet palestinien de tout lien juif à Jérusalem. Le négociateur Ahmed Qorei avait dit à l’époque dans le journal officiel palestinien Al Ayam "La lettre de l’UE affirmae que Jérusalem, ouest et est, est un territoire occupé"

 

Les droits d’Israël sur Jérusalem

 

Selon le nouveau document de l’UE "la politique européenne sur Jérusalem est basée sur les principes énoncés par la résolution 242 du Conseil de Sécurité de l’Onu" – cette résolution a été rédigée après la guerre de défense dite Guerre des six Jours, en juin 1967 et approuvée unanimement le 22/11/1967. En aucun endroit cette résolution ne mentionne Jérusalem. De plus, dans sa version anglaise qui fait foi, elle insiste sur un retrait de "territoires", "à des frontières sûres et reconnues". Rétrospectivement l’ambassadeur américain aux Nations Unies en 1967, Arthur Goldberg écrivait : "Je n’ai jamais décrit Jérusalem comme un territoire occupé… la résolution 242 ne se réfère en aucun cas à Jérusalem, et cette omission est délibérée"

Dans ce contexte, il faut rappeler qu’entre 1948 et 1967, pendant la gestion jordanienne de Jérusalem, en contravention avec les obligations légales internationales, la Jordanie a refusé l’accès aux Juifs du Mur Occidental, du Mont des Oliviers (cimetière juif) et de tous les lieux saints juifs sous son contrôle. 

Plus de 50 synagogues du quartier Juif de la Vieille Ville ont été détruites ou désacralisées, et des centaines de tombes juives détruites au Mont des Oliviers. La réunification de Jérusalem en 1967 a restauré la liberté de culte à l’ensemble des résidents quelle que soit leur foi.

Le rapport de l’UE sur Jérusalem ignore aussi la progression historique des droits Juifs et de leur antériorité dans la ville. Au moins depuis 1864, soit durant les 150 dernières années, Jérusalem a toujours eu une majorité juive. Selon la loi internationale, la situation de Jérusalem provient du Mandat britannique, où la Ligue des nations a reconnu "le lien historique entre le peuple juif et la Palestine". La Ligue des Nations ne distingue pas les droits juifs sur Jérusalem et leurs droits sur les autres parties de la Palestine. 

En 1950 la Knesset a établi Jérusalem comme capitale de l’état d’Israël. L’armistice signé un an olus tôt avec la Jordanie ne fixe pas les frontières entre les parties, mais seulement les lignes de démarcation militaire, à l’issue du conflit de 1948. A la demande de la partie arabe, cet Accord stipule qu’il n’est pas destiné à prédéterminer les droits d’aucune partie dans la résolution du conflit. En d’autres termes, lors de l’éclatement de la Guerre des six Jours, les lignes de 1967 n’avaient aucun statut diplomatique.

Le 5 juin 1967, le 1er ministre Lévi Eshkol a envoyé un message au roi de Jordanie Hussein lui précisant qu’Israël n’attaquerait pas la Jordanie, à moins que celle-ci ne l’attaque. La Jordanie a néanmoins attaqué Israël sur la frontière entre les 2 parties de la ville. Israël a libéré la vieille ville lors de la guerre qui a suivi et la Knesset a appliqué la loi israélienne et son autorité sur la partie orientale de la Ville.

En même temps, dans une concession sans précédent en diplomatie contemporaine, Israël avait accepté que l’organisme religieux "Waqf Musulman" gère la zone du Mont du Temple, dans l’espoir que cette attitude permettrait de prévenir un conflit inter-religieux, à un endroit considéré comme très sensible sur le plan mondial. Il est évident qu’il s’agissait de la part d’Israël d’une énorme concession, qui n’est pas reconnue comme telle. En agissant ainsi, Israël a souligné son intention d’assurer le libre accès à tout membre de toute religion à l’ensemble des Lieux saints de Jérusalem.

 

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6 avril 2009 1 06 /04 /avril /2009 11:03
Dr El-Ayish candidat au Nobel

israel-infos.net

lundi 6 avril 2009

Le Docteur gazaoui Ezedine Abou el-Ayish, qui a perdu une partie de sa famille lors de l’opération "plomb durci" menée par Tsahal contre le Hamas dans la bande de Gaza, et dont la tragédie avait ému l’opinion internationale, a été choisi par le comité de Stockholm comme un des candidats au prochain prix Nobel de la Paix.

Abou el-Ayish a indiqué avoir reçu cette nouvelle au terme d’une réunion avec le président du Parlement européen, alors qu’il était en Belgique pour y recevoir le titre de Citoyen d’honneur.

Il a ensuite déclaré : "Je ne dirai pas que ma première réaction a été d’être joyeux. De mon point de vue personnel, ce n’est pas de la joie, mais ceci m’encourage de donner de l’espoir à deux peuples. Ce prix transformera ma tragédie personnelle en une chose positive pour l’humanité. C’est la victoire de l’intelligence et de l’espoir d’un changement au sein de nos deux peuples. Si je reçois finalement ce prix, je le dédierai aux gens simple , Palestiniens et Israéliens

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 14:45
http://jss.over-blog.com/article-29817427.html

Vendredi 3 avril 2009
« Aucune influence négative du nouveau gouvernement israélien aux relations israélo azerbaïdjanaises. Au contraire, le nouveau gouvernement aboutira au renforcement des liens » a déclaré l’ambassadeur israélien Arthur Lenk. « Le premier ministre israélien en exercice Benjamin Netannyahou a fréquenté l’Azerbaïdjan en 1999. Il comprend bien la nécessité des relations avec l’Azerbaïdjan. Son adjoint, ministre de l’étranger Avigdor Libermann a aussi été à Bakou, il y a 2 ans » a-t-il fait savoir.
Comme quoi, il y a au moins une bonne nouvelle pour avoir mis Lieberman aux Affaires Etrangères !
par JSS



Israël - Azerbaïdjan :
2008-09-28 08:51:00

L'Etat d'Israël et la République d'Azerbaïdjan viennent de signer un contrat d'armement de plusieurs centaines de millions de dollars.

Selon l'accord signé par le ministère de la Défense israélien et le gouvernement azerbaïdjanais, l'Etat juif s'engage à fournir à la République du Caucase (frontalière de l'Iran), des munitions, des mortiers et des moyens de communication.

Plusieurs entreprises israéliennes sont concernées par la signature de ce contrat. Il y a quelques mois déjà, Israël avait déjà signé un accord similaire avec le Kazakhstan, pays voisin de l'Azerbaïdjan.

La République d'Azerbaïdjan, à majorité musulmane, est en proie à un bras de fer interne depuis plusieurs années entre l'influence de l'occident et celle du sud. Elle est par ailleurs inquiète du rôle que joue l'Iran dans sa zone frontalière.

Dans le passé, deux ministres israéliens avaient déjà visité l'ex-République soviétique et étaient revenus convaincus qu'elle pourrait approvisionner Israël en gaz et pétrole.

Par ailleurs, les deux Etats ont également lancé une coopération dans le domaine des services secrets et des renseignements.

Ilham Aliyev, président de l'Azerbaïdjan a déclaré vouloir renforcer ses liens avec Israël dans le but de se prémunir contre la menace iranienne.

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3 avril 2009 5 03 /04 /avril /2009 13:55

La crise ? Un G20 et ça repart !

http://www.morningstar.fr/news/commentary.asp?articleid=78978&validfrom=2009-04-03%2010:55:00&

Nous voilà rassurés : la réunion des chefs d’Etat des 20 plus grosses puissances mondiales débouche sur des déclarations résolues. Elixir ou baume ?

La presse quasi-unanime reprend dans un bel ensemble l’enthousiasme des membres du G20 qui sont arrivés, sans surprise comme on pouvait s’y attendre, à un compromis et une déclaration commune qualifiés par les journaux de "compromis ambitieux", "victoire historique", "prise en main décisive"…

Il est vrai que le G20 s’est conclu par un certain nombre de décisions qui ont de l’importance. Avec par exemple des ressources accrues pour le FMI, un rôle renforcé pour la Banque Mondiale, la volonté de faire du Forum de Stabilité Financière (FSF) un organe de surveille plus efficace en lui donnant un statut plus prééminent et un nouvel habillage avec le Conseil de Stabilité Financière.

Ce dernier devrait être en mesure d’alerter les pouvoirs publics lorsque des déséquilibres surviennent comme c’est le cas actuellement.

Boucs émissaires chics et pas chers

Autant de structures donc qui devraient apporter plus de transparence et d’efficacité dans le concert des Nations. Dans la foulée, le G20 s’est penché sur les Hedge Funds et les Paradis Fiscaux qui ont été convoqués à la barre pour se voir réprimandés.

Il est en effet de coutume de régulièrement montrer du doigt ces "Grands Satans" du capitalisme, une espèce de peste des temps modernes. C’est bien connu, les fonds d’investissements font la pluie et le beau temps sur les marchés financiers. Quand en plus ils sont "Hedge"…

Couplés à des paradis fiscaux manquant de transparence et de régulation, ils deviennent alors particulièrement incontrôlables et nocifs et ils contribuent à entretenir les déséquilibres financiers mondiaux.

L’opacité à portée de main

Reste que, comme le rappelait Georges Ugeux, ancien vice-président de la bourse de New York le mois dernier de passage à Paris, l’affaire Madoff ne s’est pas déroulée dans un paradis fiscal mais bien sur un marché dument réglementé, sans avoir besoin de recourir à un statut de hedge fund. Dans ce cas précis, ce qui est en question, c’est bien l’efficacité des organes de contrôle.

Dans le cas des manipulations du trader Jérôme Kerviel de la Société Générale, qui faillit faire "sauter la banque", ce qui est en question c’est encore la défaillance des services de contrôle. Dans le cas des subprimes américains, ces crédits immobiliers distribués en dépit du bon sens, ce qui est en question c’est le court-termisme des opérateurs. Stratégie à court terme encouragée par les possibilités offertes par la titrisation. La titrisation, une façon dans ce cas de transférer le risque, comme on passe la patate chaude.

Ajoutez à cela des produits dérivés, comme par exemple les CDS (Credit Default Swap) qui permettent de s’assurer contre le risque de défaut d’un emprunteur qui coûtent des dizaines de milliards de dollars à l’américain AIG…

Au total, ce sont des centaines de milliards de dollars de "produits toxiques" que l’on essaie maintenant de neutraliser dans des structures de cantonnement. Et qui sont le fait de marchés régulés, développés, mais devenus incontrôlables !


Frédéric Lorenzini est Directeur de la Recherche de Morningstar France. Il est joignable à l’adresse suivante : lorenzini@morningstar.fr

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 21:56

Par Mickael Finkelstein
Rubrique: Economie
Publié le 1 avril 2009 à 00:31

Les pertes du monde arabe liées à la crise économique mondiale s’élèvent à 3000 milliards de dollars, selon les estimations exposées lors d’une conférence à Dubaï.

Les conférenciers semblaient pessimistes pour l’année 2009, estimant que pour les pays arabes le taux de croissance de cette année 2009 sera inférieur à 4%. Ce taux relativement faible va augmenter la pression sur les économies arabes, d’autant que leur taux de chômage est estimé aujourd’hui à environ 14%. »

Adnan al-Qasar, président de la “Chambre de Commerce, d’Industrie et d’Agriculture » des pays arabes, a déclaré que le marché des capitaux arabes a perdu quelque 2500 milliards de dollars à la suite de mauvais investissements dans des marchés étrangers. Les marchés de capitaux locaux ont aussi perdu 600 milliards de dollars en raison de la crise mondiale et de la baisse des prix du pétrole.

Al-Qasara a toutefois estimé que les pays arabes seront en mesure de surmonter la crise grâce aux devises acquises en 2008. Les réserves accumulées par les six pays du Golfe ont été estimées à environ 1500 milliards de dollars à la fin de 2008.

Beaucoup de participants de la conférence ont déclaré que la conclusion évidente de la crise est que les hommes d’affaires arabes devraient investir leur argent dans les marchés locaux, plutôt que de s’exposer à des risques inutiles à l’étranger.—

M.F

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1 avril 2009 3 01 /04 /avril /2009 18:17
DURBAN 2 : UNE AUTRE APPROCHE, PAR ALBERT CAPINO
 
vendredi 27 mars 2009
 
S’il est nécessaire que les démocraties du monde entier n’assistent pas avec passivité à la mascarade prétendument anti-raciste programmée qu’est Durban II, il est indispensable qu’une protestation claire, véhémente et contradictoire soit émise avec force à l’encontre de ceux qui projettent d’instrumentaliser cette conférence pour la détourner de sa vocation.
 
Les pétitions, le boycott, ne sont pas une fin en soi. Ceux qui veulent s’opposer à ce qu’un message universaliste religieux remplace les Droits de l’Homme, doivent le confirmer par des actes :
participer à une tribune où l’on cloue les valeurs de la liberté au pilori est contre-productif ? Alors tenons-en une autre, contradictoire, dans la même enceinte, à l’ONU et confrontons les conclusions de ceux qui pensent avoir trouvé un tremplin pour faire passer des résolutions iniques sous un déguisement anti-raciste.
 
Philosophes, journalistes, écrivains, libres-penseurs, nous prêchons dans le désert si nos gouvernements boudent ou assistent, passifs, sans rebondir sur nos idées et soutenir nos protestations.
 
Le combat contre le radicalisme islamiste ne se passe pas que sur Internet, dans les journaux, au micro des radios ou dans les antichambres.
 
Il doit éclater au grand jour, à la face de tous les tyrans qui cachent leurs turpitudes sous un vernis de moralité pour mieux assassiner les libertés.
Le texte préparatoire : tendez-leur la main…
 
Les retouches cosmétiques du Russe Youri Boychenko pour lisser le texte et le rendre acceptable pour les démocraties occidentales ne dénonce aucune des réalités liées aux discriminations et aux atteintes aux droits humains.
 
Les nations islamiques souhaitent délaisser l’anti-racisme pour se consacrer à « l’universalité de l’Islam ». Une résolution selon laquelle l’antisémitisme serait décrit comme uniformément dirigé contre Juifs et Arabes est ainsi en préparation à Genève. Le but est de cautionner le discours anti-sioniste en le rendant artificiellement distinct du discours antisémite. C’est ainsi que la conférence de Durban a dégénéré en 2001, en focalisant violemment son énergie à tenter d’assimiler le sionisme au racisme.
 
Abandonner le terrain à ce type d’interprétation à Genève serait une erreur : l’anti-sionisme est un crime au regard des lois internationales, car il appelle à la destruction d’une nation souveraine et dénie à son peuple le droit à l’existence. Et c’est l’instrumentalisation politique qui est faite de l’Islam, qui se sert des faiblesses des démocraties pour mieux les incapaciter.
Symétrie absurde et nazification inversée
 
Auschwitz et Gaza. On met sur un même plan le génocide de six millions de Juifs et un millier de victimes : on compare la plus grande entreprise d’extermination collective de l’humanité aux victimes indirectes d’une guerre.
 
Au lendemain de la Shoah, les survivants traumatisés ne voulaient pas en parler et le monde culpabilisé ne voulait de toutes façons pas entendre.
 
Ce silence lourd et prolongé pénalise aujourd’hui ceux qui se dressent contre le négationnisme.
 
Qui ne dit mot consent et on en vient à tenter de réhabiliter des prêtres négationnistes, à donner une tribune à l’ONU à un chef d’Etat qui nie l’holocauste, à demander des preuves scientifiques de l’existence des chambres à gaz.
 
Les Juifs ont échappé à la Shoah, survécu à l’extermination, mais il faudrait qu’ils se justifient encore ?
 
Pendant les travaux préparatoires de la conférence, on pend des mineurs et on lapide des femmes en Iran, on emprisonne et on torture arbitrairement en Libye, en Syrie, on déporte et on assassine en masse au Soudan, on bâillonne la liberté d’expression et on asservit les femmes dans une grande majorité des pays islamiques.
En Afrique, le Congo, le Rwanda, le Zimbabwe sont à la dérive, mais c’est notre civilisation qu’on veut paralyser, en brandissant l’épouvantail du « racisme », que cette conférence est précisément supposée combattre.
La vérité sacrifiée à l’audience : la manipulation des medias
 
Pour une certaine opinion, dont la propagande a progressivement lavé le cerveau, il n’est d’autre génocide officiel que celui de la bande de Gaza. Antonio Burgos chroniqueur habituel des quotidiens ABC et El Mundo décrit la situation en Espagne :
“ Les gars portent l’uniforme officiel des terroristes islamistes du Hamas, comme s’ils se solidarisaient avec eux face aux Juifs. Si nécessaire, ils expulseraient à nouveau les Juifs d’Espagne. Comme ils ne peuvent expulser tous les Juifs, ils se contentent de demander qu’on expulse l’ambassadeur d’Israël.
Ils se donnent des airs progressistes, mais ils tombent dans la tradition la plus archaïque. Beaucoup d’absurdes foulards palestiniens et beaucoup de tapage, mais c’est pour réveiller le vieil antisémitisme de l’Inquisition espagnole. Pour eux les Juifs sont ceux qui ont autrefois tué le Seigneur et qui bombardent maintenant Gaza.
Entre une démocratie comme l’État d’Israël et des terroristes traîne-savates, ici nous nous mettons du côté des terroristes et en outre nous adoptons leur foulard comme uniforme officiel de la « Guilde du Progressisme ».
Peu importe que ce foulard soit le symbole du fondamentalisme islamiste qui flanque les droits de l’homme tout au fond de sa djellaba.
Les progressistes l’arborent comme si c’était le dernier cri de la mode. Même les journaux télévisés de la télé publique espagnole sont faits avec un petit foulard palestinien. Présenter les terroristes comme des héros c’est ranger le foulard au rang des armes de destruction massive de la vérité, dans la manipulation contre le démocratique État d’Israël. ”
Action ne doit pas être démission.
Le but d’une action doit rester l’efficacité, avec une obligation de résultat en ligne de mire, au-delà des simples satisfecits, des querelles de clochers (pardonnez l’expression), de la recherche de reconnaissance personnelle, de la gloire pour tel groupe ou de la récupération de progrès réalisés au profit de telle association, conseil, ensemble, organisation, parti ou gouvernement.
 
Quitte à ce qu’il y ait un choc des civilisations, mieux vaut encore qu’il passe par un affrontement d’idées. En 1938, Neville Chamberlain était revenu en Angleterre gonflé d’espoir avec un accord signé, convaincu qu’Hitler n’était pas fou ou émotif. Aujourd’hui, les Européens et la nouvelle Administration américaine tirent le même type de conclusion avec la politique iranienne.
 
Que chaque nation mette donc à contribution ce qu’elle a de meilleur, de manière organisée et complémentaire, afin que Durban II ne puisse reproduire la forfaiture de Durban en 2001.
À Genève, les nations libres et démocratiques doivent occuper le terrain et combattre les motions liberticides dans l’enceinte même de l’ONU :
du 20 au 24 avril, qu’elles tournent le dos à la farce de Durban II
mais fassent entendre leurs voix haut et fort !
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31 mars 2009 2 31 /03 /mars /2009 21:48
Turkey at the Energy Crossroads
Turkey, Present and Past

by Tuncay Babalı
Middle East Quarterly
Spring 2009, pp. 25-33

http://www.meforum.org/2108/turkey-at-the-energy-crossroads

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Turkey is increasingly at the crossroads of the world energy trade. Because of tanker traffic through the Bosporus and Dardanelles straits, Turkey has become an important north-south oil transit route. The Baku-Tbilisi- Ceyhan (BTC) oil and Baku-Tbilisi-Erzurum (BTE) natural gas pipelines make Turkey an important east-west route as well. Economic opportunities, however, can present diplomatic liabilities. As the importance of Turkey's energy sector has grown, Turkey has come under increasing pressure. Turkey finds itself caught between competing U.S. and Russian interests as a result of the August 2008 Georgia conflict. Turkish-Iranian energy trade has also brought Washington's ire down on Turkey. Turkey's efforts to minimize problems with its neighbors may make it popular with some, but it has led others to question the strength of the U.S.-Turkish strategic partnership. Analysis of Ankara's options show that it has little choice besides greater caution and engagement, and that energy concerns rather than a reassessment of its Western ties motivate its outreach to Russia and, to a certain extent, Iran.

Turkish-Russian Bilateral Relations

Istanbul straddles the Bosporus with a population of thirteen million. Over the last decade, oil tanker traffic on the strait has increased 240 percent. No other city in the world is exposed to the transit of such volatile cargo every day.

Historically, U.S.-Turkish relations have been strong. Throughout the Cold War, Turkey was a staunch member of the North Atlantic Treaty Organization (NATO). Along with Norway, it was the only NATO country to border the Soviet Union. The Soviet Union's collapse fundamentally altered Turkey's geopolitical position. To the east, Turkey found itself a neighbor to three new countries: Azerbaijan (through the Nakhchivan enclave), Armenia, and Georgia. The Warsaw Pact's demise made neighboring Bulgaria a promising new market. And the Black Sea, once the proving ground of the Turkish and Soviet navies, suddenly became a much friendlier place. It was not long before Turkish businessmen began exploring new economic opportunities.

Analysts and politicians have explained the rapprochment as "ever closer cooperation and [a] multidimensional partnership."[1] At the same time, many U.S. analysts and officials worry that Ankara's warming ties with Moscow signal a decline in the U.S.-Turkish alliance.[2] It need not be like this, however; rather, the growing Turkish-Russian relationship is based on the economic interests of both countries.

In many ways, the private sector has driven Turkish-Russian rapprochement. In 1990, Turkish-Soviet trade was $1.7 billion.[3] A decade later, it was $4.5 billion. By 2007, bilateral trade between Turkey and Russia reached a record $28 billion, albeit with an $18.6 billion Turkish trade deficit. In the first nine months of 2008, bilateral trade had already reached $30 billion with a total trade volume expected to reach $36 billion for the year. Whereas Germany was Turkey's number one trading partner up to 2007, today Russia has taken its place. Indeed, Turkish-Russian trade is now, by volume, almost three times that of U.S.-Turkish trade.[4]

In 2002, both countries completed the 16 billion cubic meter/day capacity Blue Stream pipeline, running from the Beregovaya compressor station in Arkhipo-Osipovka to the Durusu terminal located 38 miles from Samsun, Turkey. Gas flow from Russia to Turkey started in February 2003. However, because of a price dispute between the two countries, the inauguration ceremony could not be held until November 17, 2005.

Energy cooperation—both gas and oil—forms the basis of Russo-Turkish economic relations. Gas is Turkey's major import. In 2007, Turkey imported 23.15 billion cubic meters of natural gas through both western and Blue Stream pipelines, up 18 percent from the year before. Turkey, as the third largest importer of Russian gas after Germany and Italy, depends on Russia for almost two-thirds of its gas imports.[5] If Turkey cannot tap other major supplies from Azerbaijan, Iraq, and Turkmenistan by the early 2010s, then the Russian share of Turkey's gas supply will increase to 80 percent of the total.

In addition, Turkey imports approximately six million barrels of oil (seven million tons) annually from Russia, 30 percent of Turkey's total oil import and second only to that purchased from Iran. Turkey is also the third largest importer of Russian coal following Ukraine and Great Britain, spending $710 million in 2007.[6]

It is not just geography and energy that make Russia such an attractive trading partner for Turkey. Even though Russia's population is twice that of Turkey's, if the energy sector's contribution is subtracted, the Russian economy is smaller. Flush with cash from the still underdeveloped oil boom, Russia provides Turkish industry with ample opportunity. Turkish contractors have engaged in projects worth close to $28 billion; $5 billion in 2007 alone.[7] In addition, Turkish direct investments in Russia reached $6 billion by the end of 2007.

Tourism has also helped cement relations. In 2007, 2.5 million Russian tourists visited Turkey, almost four times the number of American visitors.[8] In only the first six months of 2008, Turkey welcomed two million Russians. Both Ankara and Moscow encourage this trend, which is unprecedented in the history of the two countries. According to the memorandum of understanding signed in 2006 between the Turkish Ministry of Culture and the Russian Federation's Federal Agency for Culture and Cinematography, Ankara named 2007 the year of Russian culture in Turkey. Moscow reciprocated and declared 2008 the year of Turkish culture in Russia. On October 20, 2008, the Red Army Chorus and the Ottoman Army Military band (Mehter) gave a joint concert in the Kremlin.[9] Such a concert may seem a side note to a U.S. audience, but for both Turks and Russians, it had immense symbolic meaning, given that the Russian and Ottoman armies had clashed eleven times in major battles in the course of history. Few Turks ever expected a "Janissary" soldier to sing "Kalinka" in the Kremlin Palace.

The leaders of both Turkey and Russia have encouraged further bilateral developments. On December 5-6, 2004, Russian president Vladimir Putin paid his first bilateral visit to Turkey, the first by a Russian head of state since 1972 when Nikolai Podgorny, the chairman of the Presidium of the Supreme Soviet of the USSR, paid a symbolic visit to the country. Putting aside Podgorny's visit, Putin's was the first state visit by a Russian head of state since the beginning of official diplomatic relations 512 years before. During the visit, Putin and Turkish president Ahmet Necdet Sezer signed a joint declaration of cooperation which characterized bilateral relations as a "multilateral strengthened partnership."[10] The following year, Turkish prime minister Recep Tayyip Erdoğan visited Russia three times, and Putin returned to Turkey to mark the opening of the Blue Stream pipeline. On June 28-30, 2006, Sezer became the first Turkish president to visit Russia,[11] and his successor, Abdullah Gül was scheduled to visit Moscow in January 2009. In contrast, during this period, U.S. Secretary of State Condoleezza Rice visited Turkey only twice (February 5-6, 2005, and April 25, 2006) and National Security Adviser Stephen Hadley just once.

Nor are the Russo-Turkish visits just symbolic. In follow-up agreements to the Turkish-Russian partnership, the foreign ministries of both countries established a bilateral consultation mechanism to cover twelve different subjects in February 2006. The commission held meetings in November 2006 and June 2008.[12] In contrast, the United States and Turkey do not enjoy such a comprehensive, regular mechanism for meetings or developing relations. Instead, because of the difference of opinion over the invasion of Iraq, they started in July 2006 to have irregular "Shared Vision and Strategic Dialogue" meetings. Although it is one of the key strategic partnership topics for Ankara and Washington, the parties were able to establish a working group on energy issues only in the summer of 2008.

Turkey's Energy Strategy

Turkey's energy strategy has three main pillars. The first is to ensure diversified, reliable, and cost-effective supplies for domestic consumption; the second is to liberalize its energy market; and the third is to become a key transit country and energy hub. Three quarters of the world's proven oil and gas resources are located in regions neighboring Turkey, and there is an increasing dependence on Russian, Caspian, and Middle Eastern oil and natural gas by Europe, the United States, and developing East Asian countries.

Approximately 3.7 percent of the world's daily oil consumption transits the Turkish Bosporus and Dardanelles straits. While this is currently only one-fifth of the traffic that passes through the Strait of Hormuz, it still represents a 240 percent increase in traffic over the last decade.[13] Two-thirds of these tankers carry Russian oil and gas exports; most of the bulk cargo trade is also Russian.

This creates a problem for Turkey, however. Istanbul, its largest city, straddles the Bosporus with a population of thirteen million. The 19-mile-long Bosporus has a convoluted morphological structure that requires ships to change course at least twelve times, including four separate bends that require turns greater than 45 degrees. At Kandilli, a blind 45-degree bend complicates navigation where the channel narrows to less than half a mile. At both Kandilli and Yenikoy, forward and rear lines of sight are blocked during turns. Moreover, two bridges built in 1973 and 1988 spanning the channel increase the navigational threats. Approximately 1.5 million people cross the waterway daily on intercity ferries and shuttle boats, accounting for about 1,000 east-west crossings.[14] No other city in the world is exposed to the transit of such volatile cargo every day.

Planning for an accident in the congested shipping passage is every Istanbul waterway official's nightmare. All Turkish officials remember the conflagration that followed a collision between two Cypriot tankers at the Black Sea entrance to the Bosporus on March 13, 1994. The accident killed twenty-nine crewmen, polluted the waterway with nineteen million gallons of crude oil, shut the channel for a week, and caused $1 billion in damage.[15] Today, ships four times as large as those involved in the accident ply the waterway. Turkey has been lucky that there have been no more major accidents. Still, between 2004 and 2007 alone, there were 103 minor accidents in the Bosporus strait. Over the same period, 651 tankers experienced technical breakdowns or malfunctions in the passage. Shipping is no longer a sustainable way of carrying hydrocarbons through the Bosporus.

Russian energy companies understand the gravity of the situation, and even as Moscow demands fulfillment of the 1936 Montreaux Convention's guarantee of "free and uninterrupted passage" through the Turkish straits, Russian officials and energy companies are aware that current traffic through the Bosporus is unsustainable. The solution lies in the use of alternative oil export options that bypass the straits.

The Blue Stream natural gas pipeline is one of the main components of a north-south axis alternative transport strategy. In 2007, Turkey imported 9.3 billion cubic meters of Russian gas through Blue Stream; the figure for 2008 is likely to be 25 percent higher. The Turkish Ministry of Natural Resources and Energy regards the implementation of gas transit projects through Turkey to third markets as possible new projects to strengthen Turkish-Russian energy cooperation.

Turkey also has begun work on other pipeline bypass options. While the Trans-Thrace pipeline has been cancelled because of environmental concerns, the Samsun-Ceyhan project (also called the Trans-Anatolian pipeline) broke ground at Ceyhan on April 24, 2007, in a joint venture between Turkey's Çalık Energy, Italy's Eni, and the Indian Oil Corporation (IOC); it is expected to have a capacity of 60 million barrels annually (70 million tons). Ceyhan provides distinct advantages for its existing infrastructure and linkages to the Baku-Tbilisi-Ceyhan pipeline. Originally meant to terminate at Samsun, its directors calculated that Unye, a small town in eastern Samsun province, would allow larger offshore facilities while reducing the total length by sixty miles. The proximity of Unye-Samsun to the oil outlets of Novorossiysk, Supsa, and Batum on the eastern Black Sea minimizes seaborne transportation of oil in the Black Sea.

While environmental concerns have also caused Turkish officials to oppose plans for an oil terminal in the Aegean Sea, there has been preliminary progress on the potential Medstream project, which envisions a network of pipelines to supply oil, natural gas, electricity, and water, possibly along with a fiber optic line from Turkey to Israel by connecting the Blue Stream and Samsun-Ceyhan pipelines to Israel's Ashkelon-Eilat pipeline. Feasibility studies have been positive, and Israeli demand would enable Russia's state oil company, Gazprom, to fill the Blue Stream pipeline although progress has stalled as Moscow and Jerusalem have yet to agree on a contractor to lay the pipeline from Ceyhan to Ashkelon.[16]

Turkey's Energy Relations with Iran

Despite frequent Iranian declarations of contracts and partnerships, since 2001 Turkey has been the only significant importer of Iranian gas. Turkey signed the Iran contract in 1996, during the short tenure of the Refah Party, whose leader Necmettin Erbakan's Islamist leanings later led to public pressure for his resignation. While the Islamic Republic is Turkey's second largest gas supplier after Russia, Ankara's dealings with Tehran have not been easy. Iran often demands prices higher than those of alternative suppliers, and gas quality and quantity often fall below the terms agreed. Even after renegotiation, Iran currently supplies Turkey with a little over half of its contracted 9.6 billion cubic meters of natural gas a year (6.16 billion cubic meters in 2007).[17] In both January 2007 and January 2008, Tehran slashed gas exports to Turkey in the face of high Iranian domestic demand.[18]

Turks certainly do not always consider Iran a reliable partner. Ankara and Tehran have also come to loggerheads over Iran's failure to respect commercial contracts. On May 8, 2004, the Islamic Revolutionary Guard Corps forced the expulsion of the Turkish construction consortium TAV from Tehran's flagship Imam Khomeini International Airport despite a 15-year service contract. That same year, the Iranian government also cancelled Turkcell's successful bid to enter the Iranian cell phone market.

Still, under the ruling Justice and Development Party (AKP) chairman and prime minister Erdoğan's administration, there has been a renewed drive for energy partnership with the Islamic Republic. On July 14, 2007, Iranian oil minister Kazem Vaziri-Hamaneh and his Turkish counterpart, Hilmi Güler, signed a memorandum of understanding by which the two sides agreed to build 2,200 miles of gas pipelines to transport up to forty billion cubic meters of gas annually to Europe through Turkey. They also agreed to increase cooperation in electricity generation and to construct natural gas power stations. This would allow the Turkish state oil company, Türkiye Petrolleri Anonim Ortaklığı, to develop successive phases of the South Pars gas field, a $3.5 billion undertaking.[19] But one year later, the energy accords remained formally unconcluded.[20]

Turkish-Iranian energy cooperation has angered Washington because it undercuts White House efforts to isolate the Islamic Republic over its defiance of three U.N. Security Council sanctions seeking suspension of uranium enrichment.[21] Reuben Jeffery III, undersecretary of state for economic affairs, urged Turkish officials to bypass Iran and develop alternatives in the Caucasus and Central Asia. U.S. energy secretary Samuel Bodman and undersecretary of state Nicholas Burns have traveled to Ankara to underscore U.S. displeasure. Burns even alluded to possible application of the Iran Sanctions Act which would enable the U.S. government to sanction any company investing more than $20 million in the Iranian hydrocarbon sector.[22]

Erdoğan, however, has shrugged off Washington's displeasure and said Turkey seeks diversified energy supplies. It would be "out of the question to stop imports from either country [Russia or Iran],"[23] Erdoğan said following the Georgian war, especially as Turkey's energy needs grow by almost 6 percent per year.

Geopolitical Reality Check

The August 8, 2008 Russian invasion of Georgia has complicated Turkish strategy. Immediately after the invasion, Anatoly Nogovitsyn, deputy chief of Russia's General Staff, warned Ankara that Moscow would hold Turkey responsible for allowing U.S. navy ships through the Turkish straits to provide humanitarian assistance to Georgia should U.S. ships remain in the Black Sea for more than three weeks, as stipulated by the Montreaux Convention.[24]

According to some analysts, in apparent retaliation for allowing the U.S. ships passage, Russia has imposed new import controls on trucks at Russian border points. Russian foreign affairs minister Sergei Lavrov's September 2, 2008 visit to Turkey failed to resolve the dispute although he denied any connection with the U.S. ships' passage to the Black Sea.[25] Some Turkish trade officials say—depending upon the timing of final resolution of the problem—Turkey may lose roughly $3 billion because of these new Russian restrictions.

Turkey's leaders are treading carefully around the Georgia crisis. Although Turkey has called for Georgia's territorial integrity to be respected, it has refrained from embracing the stronger rhetoric coming out of Washington and Brussels. An explosion on the Turkish portion of the Baku-Tbilisi-Ceyhan pipeline three days before the Russia-Georgia conflict highlighted Turkish vulnerability, even if it were caused by technical error.[26]

Prime Minister Erdoğan walked a very tight rope, explaining to the Turkish daily Milliyet, "It would not be right for Turkey to be pushed toward any side. Certain circles want to push Turkey into a corner either with the United States or Russia after the Georgian incident. One of the sides is our closest ally, the United States. The other side is Russia with which we have an important trade volume. We would act in line with what Turkey's national interests require."[27] Prime Minister Erdoğan's top foreign policy advisor Ahmet Davutoğlu explained, "You can't say that Turkish-Russian relations can be like Danish-Russian relations, or Norwegian-Russian relations, or Canada-Russian [sic] relations. ... Any other European country can follow certain isolationist policies against Russia. Can Turkey do this? I ask you to understand the geographical conditions of Turkey... We don't want to pay the bill of strategic mistakes or miscalculation by Russia, or by Georgia."[28]

As some analysts at Stratfor Intelligence Service put it, however, "Moscow got its point across: Europe can sink its money into projects designed to leave Russia in the cold [mainly east-west energy corridor projects like Baku-Tbilisi- Ceyhan, Baku-Tbilisi-Erzurum, and Nabucco], but the Russians still have the will and capacity to disrupt many of these projects."[29]

The Georgian crisis has shattered many of the assumptions in both the East and West about how oil and gas from the Caspian Basin can best be transported to international markets and, as a result, about the relations between producing and transit countries on the one hand and those two categories and the rest of the world on the other.[30]

Both Caspian Basin oil and gas producers and Western powers have wanted oil and gas export pipelines from that region to bypass Russia but, at the same time, have ruled out Iran as an alternative. Following the successful completion of the Baku-Tbilisi-Ceyhan and Erzurum pipelines and the first leg of the Turkey-Greece-Italy gas interconnector, the U.S.-Turkish "east-west energy corridor" concept envisions extending these pipelines east to Kazakhstan and Turkmenistan via the Trans-Caspian pipeline and west to Europe via the Nabucco pipeline between Turkey and Austria. This would, for the first time, allow the European Union to buy Caspian gas without a Russian intermediary.

Given the continued standoff between Azerbaijan and Armenia over the Nagorno-Karabakh region, that leaves only one route available: the current BTC pipeline route through Georgia. Georgian and Russian actions there have called into question the security of this pipeline. According to analyst Soner Cagaptay, "It is hard to imagine today how any energy company would invest in extensions to the East-West corridor, along which Georgia has become the weak link." [31] With its actions in Georgia, Russia has sent a strong message to "the U.S.-Turkish plans to boost the East-West corridor and make Turkey an entrepôt of Caspian energy. Moscow has also preemptively blocked the EU's plans to buy energy from the Caspian Basin without having to go through Russia." [32]

As a result, some Caspian Basin states are now considering exporting their hydrocarbons via Russia even if that gives Moscow leverage over them,[33] while some Western countries that want to punish Russia are discussing allowing exports via Iran;[34] still others are pushing to resolve the Karabakh crisis in order to allow the export of oil and gas via Armenia.[35]

No matter what solutions major powers pursue, the mere discussion of alternative energy strategies suggests old allies may come into conflict while old enemies may begin to cooperate. Perhaps the first major shift will be in Turkish-Armenian relations. On September 6, 2008, at the invitation of Armenian president Serzh Sargsyan, Turkey's president Abdullah Gül visited Armenia—a country with which Turkey does not have diplomatic relations—to watch the 2010 World Cup qualifier soccer match between their national teams.

A second outgrowth of the Georgian crisis has been plans to create a "Caucasus Stability and Cooperation Platform" to include Armenia, Azerbaijan, and Georgia as well as Turkey and Russia.[36] In principle, each country has agreed to support the initiative.[37]

Conclusions

Energy dominates Turkish strategic thinking. While the United States enjoys a relatively peaceful neighborhood, Turkey exists in a tough and complicated region. As Turkey continues to industrialize and develop into a regional hub, its thirst for oil will only increase. This requires not only diversification but also good relations with all its neighbors, in addition to and not to the exclusion of its traditional partnerships. Turkey simply does not have the luxury to remain aloof from its neighbors, even if they are Russia and Iran.

Still, the Russian invasion of Georgia underlines the uncertainty that marks Turkey's diplomatic realignment. The future of Turkish-Russian energy relations and the north-south corridor depend largely on Moscow's vision of energy security for Europe and the world. Russian officials often point out that during the Cold War, they did not stop supplying oil to the West. While that is correct, it is equally true that the reputation of the Russian Federation as a consistent and trustworthy energy supplier is questionable. Moscow's use of energy as a trump card against Ukraine, Belarus, Latvia, Georgia, Azerbaijan, and the Czech Republic raised eyebrows. Even if Russian decision-makers perceive energy as not only an economic but also a political matter, energy bottlenecks due to political risks are always a possibility[38]—a situation that will increase the legitimacy of energy policies aimed at creating alternative supply routes.

This should make Turkey's long-term energy development important to the United States and Europe even if Washington remains upset at the short-term implications of Ankara's dealings with Tehran. Diversification of new energy supply routes remains crucial not only to Turkey's development but also for the West's energy security.

Tuncay Babalı, Ph.D., is counselor at the embassy of the Republic of Turkey in Washington D.C. The views expressed in this article are the author's own and do not necessarily reflect those of the Ministry of Foreign Affairs of the Republic of Turkey.

[1] Igor Torbakov, "Making Sense of the Current Phase of the Turkish-Russian Relations," Jamestown Foundation, Washington, D.C. Oct. 11, 2007.
[2] Zeyno Baran, "Will Turkey Abandon NATO?" The Wall Street Journal, Aug. 29, 2008.
[3] Confidential report of the Commercial Counselor's Office of the Embassy of Turkey in Moscow, Nov. 11, 2008.
[4] "Trade with Turkey: 2007," Foreign Trade Statistics, U.S. Census Bureau, accessed Jan. 7, 2009; "Turkish-American Trade and Economic Relations," General Directorate of Agreements, Undersecretariat of the Prime Ministry for Foreign Trade of the Republic of Turkey, May 8, 2008.
[5] Annual Report 2007, BOTAŞ (Petroleum Pipeline Corporation), p. 49, accessed Jan. 7, 2009; "Natural Gas Sale and Purchase Agreements, Natural Gas Pipeline Activities," Portrait of BOTAŞ Activities, accessed Jan. 21, 2009; "Natural Gas and LNG Purchases," "(Gas) Trade Movements 2007 by Pipeline," BP Statistical Review of World Energy 2008, p. 30.
[6] Bill Powell, "Just How Scary Is Russia?" Fortune, Sept. 15, 2008.
[7] Interagency special 2007 report, International Contracting and Technical Services Department, Undersecretariat of the Turkish Prime Ministry for Foreign Trade.
[8] "Tourism Statistics for 2007," Ministry of Culture and Tourism of the Republic of Turkey, Ankara, accessed Jan. 8, 2009.
[9] Today's Zaman (Istanbul), Oct. 22, 2008.
[10] Axis Information and Analysis news service, Aug. 21, 2005.
[11] Turkish Embassy, Moscow, news release, June 29, 2006.
[12] Internal Turkish Ministry of Foreign Affairs Information Bureau Monthly Activity Announcement, Nov. 2006, June 2008.
[13] "Vessel Traffic Statistics in the Istanbul Straits 2003-2007," confidential report, Ministry of Transportation, General Directorate of Coastal Security, obtained from the Turkish representative to the International Maritime Organization.
[14] John C. K. Daly, "Tankers, Pipelines and the Turkish Straits," Eurasia Daily Monitor (Jamestown Foundation, Washington, D.C.), June 26, 2008.
[15] Anatolian News Agency (Ankara), Mar. 14-30, 1994.
[16] Turkish Daily News (Ankara), July 14, 2008; Agence France-Presse, Oct. 23, 2008.
[17] "Trade Movements 2007 by Pipeline," BP Statistical Review of World Energy 2008, p. 30.
[18] Reuters, Jan. 1, 2008; Agence France-Presse, Jan. 1, 2008; Voice of America News, Jan. 1, 2008.
[19] John C. K. Daly, "Iran and Turkey Energy Ties Deepen," Eurasia Daily Monitor, July 2, 2008; Press TV (Tehran), Aug. 13, 2007.
[20] Eurasia Daily Monitor, Nov. 21, 2008.
[21] Milliyet (Istanbul), Sept. 28, 2007; Radikal (Istanbul), Sept. 28, 2007.
[22] John C.K. Daly, "Analysis: Turkey Iran Energy Ties," United Press International, Nov. 30, 2007.
[23] Gareth Jenkins, "Turkey Determined to Press Ahead with Iranian Gas Deal," Eurasia Daily Monitor, Oct. 5, 2007.
[24] Hurriyet, (Istanbul), Aug. 25, 26, 27, 2008; Milliyet, Aug. 25, 26, 27, 2008; Turkish Daily New, Aug. 25, 26, 27, 2008.
[25] Deutsche Presse-Agentur (Hamburg), Sept. 2, 2008.
[26] Radio Free Europe/Radio Liberty, Sept. 2, 2008; BBC Monitoring European (BBC Monitoring/Factiva), Aug. 6, 2008; John Roberts, "Georgia Falls Victim to Pipeline Politics," BBC Analysis, Aug. 12, 2008.
[27] Bulent Aliriza, "Turkey and the Crisis in the Caucasus," Center for Strategic and International Studies, Turkey Project, Washington, D.C., Sept. 9, 2008.
[28] "Turkey's Top Foreign Policy Aide Worries about False Optimism in Iraq," Council on Foreign Relations, Sept. 19, 2008.
[29] "Turkey: Eyeing Central Asian Energy Ties," Stratfor Intelligence Service (Austin, Tex.), Sept. 3, 2008.
[30] Paul Goble, "Assessing The Global Impact of Russia's Aggression in Georgia," Radio Free Europe/Radio Liberty, Sept. 3, 2008.
[31] Soner Cagaptay, "The Caucasus: Small War, Big Damage," Turkish Daily News, Sept. 8, 2008.
[32] Ibid.
[33] Lindsey Alexander, "Seeking a Way Forward on Trans-Caspian Pipeline," Radio Free Europe/Radio Liberty, Sept. 2, 2008; Spiegel Online (Hamburg), Sept. 12, 2008.
[34] Goble, "Assessing the Global Impact of Russia's Aggression in Georgia."
[35] "Turkey: Energy Cooperation with Armenia and Azerbaijan?" Stratfor Intelligence Service, Sept. 12, 2008.
[36] Zaman (Istanbul), Aug. 19, 2008.
[37] Azeri-Press Agency (Baku, Azerbaijan), Sept. 24, 2008.
[38] Suat Akgün, "The Russian Federation as an Energy Supplier," Turkish Policy Quarterly, Summer 2007.

Related Topics: Oil, Turkey | Spring 2008 MEQ

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 12:09
Le 21ème sommet arabe à Doha : trois surprises et peu d’ambitions

L’absence de Hosni Moubarak marque le sommet de la "réconciliation"

lundi 30 mars 2009 - 10h37, par Khaled Asmar - Beyrouth

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Alors que le 21ème sommet arabe s’ouvre dans quelques instants à Doha, capitale du Qatar, les observateurs sont unanimes : la rencontre est déjà marquée par trois surprises, sans pour autant fonder beaucoup d’espoirs quant à la réconciliation interarabe.

La première surprise relevée par les spécialistes est intervenue à samedi, quand les responsables du Qatar ont admis avoir commis des erreurs en invitant, ces derniers mois, les représentants du Hamas palestinien et le président iranien Mahmoud Ahmadinedjad aux réunions tenues à Doha, pendant et après la guerre israélienne contre Gaza. La présence de l’Iran au sommet arabe, comme ce fut le cas au sommet du CCG (Conseil de Coopération du Golfe) irrite considérablement l’axe dit « modéré » et met en péril les efforts interarabes pour parvenir un minimum d’entente. Le cheïkh Hamad Ben Jassem a reconnu les erreurs et répété son mea culpa devant Amr Moussa, secrétaire général de la Ligue arabe : « plus jamais ça. Plus jamais le Hamas et plus jamais l’autre », faisant allusion au président de la République islamique d’Iran.

La deuxième surprise est la présence du président du Soudan, Omar Al-Bachir, arrivé dimanche à Doha en dépit du mandat d’arrêt le visant, lancé par la Cour pénale internationale. C’est la quatrième fois que le présumé responsable des massacres au Darfour défie la communauté internationale, après ses déplacements en Ethiopie, en Egypte et en Libye. Sa présence au Qatar, au même moment que le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-Moon tente de propulser la question du Darfour sur le devant de la scène. D’autant plus que le sommet arabe devrait apporter un soutien ferme des pays arabes à Khartoum, face à la CPI. Il faut noter ici que plusieurs chefs d’Etat arabe s’inquiètent de devoir faire un jour les frais de leur politique basée essentiellement sur la répression. Ils soutiennent Al-Bachir pour que son cas ne fasse pas école et ne les touche dans l’avenir.

La troisième surprise est l’absence du président égyptien Hosni Moubarak, dont les relations sont loin d’être pacifiées avec le Qatar. Le Caire aurait même exercé des pressions sur Mahmoud Abbas, le président de l’Autorité palestinienne, et sur le roi Abdallah II de Jordanie, pour qu’ils boycottent le sommet. En vain. Notons que le président algérien Bouteflika, engagé dans la campagne électorale en vue des présidentielles algériennes du 9 avril, a choisi de se faire représenter à Doha. Le roi du Maroc, Mohammed VI, ainsi que le Sultan d’Oman, Qabous Ben Saïd, et le président de Djibouti, sont absents.

Ainsi, la réconciliation interarabe, qui devrait occuper l’essentiel du sommet de Doha, reste la principale victime de l’absence de Hosni Moubarak. Il est légitime de craindre que ce sommet ne soit une énième déception des populations qui ne se reconnaissent plus dans leurs dirigeants.

Khaled Asmar

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30 mars 2009 1 30 /03 /mars /2009 00:19

                                Corée du Nord, ADM et provocations

 

http://dawnsearlylight.blogs.com/photos/uncategorized/taepodong_2.jpg

La nouvelle nous est parvenue le 11 septembre 2008 grâce à l’Institut américain de recherche GlobalSecurity.org ; la Corée du Nord construit un nouveau site de lancement de missiles longue portée dans le nord-ouest du pays, près de la frontière chinoise.

Les photographies satellites permettent d’observer des « plateformes de lancement mobiles et la construction d’un pas de tir de la taille d’un immeuble de dix étages » annonce le Ministère japonais de la Défense. Les pays libres ont alors compris qu’une nouvelle fois, Pyongyang allait violer les accords internationaux.

En effet, selon la résolution 1540 du 28 avril 2004 le Conseil de sécurité de l’ONU affirme que la prolifération d’armes de destruction massive ou de leurs vecteurs est une menace à la paix et à la sécurité. Ce qui n’empêcha pas le régime communiste héréditaire de la Corée du Nord de procéder successivement à :

tirer par deux fois des missiles de courte portée en mai 2005, (premier et vingt-cinq mai)

tester le missile Taepodong-2 le 5 juillet 2006, mais il s’est détruit moins d’une minute après le décollage (et tirer six autres missiles)

procéder à un essai nucléaire le 9 octobre 2006.

Le Conseil de sécurité a adopté le 15 juillet 2006 la  résolution 1695 condamnant le tir de missile effectué le 5, le Conseil de Sécurité, toujours, a transmis à la Corée du Nord la Résolution 1718 le 14 octobre 2006, lui interdisant de mener des essais nucléaires et de lancer des missiles balistiques. Une mission de négociation (les deux Corée, les USA, le Japon, la Russie et le Japon) est active afin de trouver une solution pour l’arrêt du programme nucléaire militaire coréen, les négociations sont rompues du fait de la Corée du Nord depuis décembre par le refus des inspections internationales de ses sites nucléaires.

 

[Taepodong-2.jpg]

La Corée du Nord a lancé un Teapodong-1 durant l’été 1998 qui avait survolé le Japon avant de disparaitre en mer. Selon Séoul, elle possède à ce jour 600 missiles Scud d'une portée de 300 à 500 km ainsi que 100 missiles à moyenne portée Rodong-I d'une portée de 1300 km.

http://img244.imageshack.us/img244/2267/northkoreamay19aweb9ub.jpg


Pyongyang a donc violé par deux fois en 2006 les traités internationaux et s’apprête de nouveau à ne pas les respecter le mois prochain. Elle a informé
le 12 mars les instances internationales (Organisation de l’aviation civile internationale et Organisation maritime internationale) du tir d’un Taepodong-2 prévu entre le 4 et le 8 avril prochain ainsi que de sa probable trajectoire, l’engin à deux étages perdrait le premier niveau avant (93 miles) son passage sur le Nord du Japon et son second après, voilà qui doit rassurer pleinement les japonais. Elle assure que ce tir permet la mise en orbite d’un satellite de télécommunications Kwangmyongsong-2, là n’est pas la question, d’une part parce nous n’en n’avons aucune preuve, d’autre part du fait du vecteur ; le missile, une fois opérationnel, est capable tout autant de mettre un satellite en orbite que contenir une ogive nucléaire. La portée théorique d’un Taepodong-2 est de 8500 à 10 000 km ce qui place les Etats Unis sous la zone de feu de la Corée du Nord.

A ce jour les images satellites nous montrent le missile dressé sur son champ de tir (Musudan-ri), il est composé seulement de deux étages, mais le haut devant transporter le satellite ou l’ogive est recouvert d’un tissu soutenu par une grue.

Image reconstituée ci-dessous :


 

 

Nous avons appris cette semaine que des ingénieurs iraniens assistaient les nord-coréens à la préparation du tir, une raison de plus pour affirmer qu’il ne s’agit en rien de la mise en place d’un satellite mais d’un essai de lancement d’un missile intercontinental pouvant transporter une charge nucléaire tel que l’Iran a récemment testé.

Les réactions :

La Corée du sud : elle demande, si le tir est effectué, que les sanctions internationales envers le Nord s’accroissent, elle prévoit avec le Japon la demande d’interdiction d’accostages dans les ports de ces pays de tout navire étant passé par un port de la Corée du Nord. Le porte-parole du Ministère de la défense, Won Tae-Jae a prié instamment le Nord de cesser tout lancement. Le pays a mis son armée en alerte et a déployé son unique destroyer équipé du système Aegis capable d’intercepter des missiles entre Japon et Corée du Nord pour "suivre" le lancement. (Plus surveillance radar et satellitaire).

Le Japon : le Japon est directement menacé par le lancement, le précédent missile ayant perdu sa trajectoire au bout de quarante secondes le pays peut être inquiet. Le Ministre de la défense, Yasukaru Hamada a précisé : « Il est important de traiter et d'éliminer le projectile nord-coréens si il devait menacer notre sécurité et la sécurité du peuple en tombant dans notre espace aérien, nos eaux ou notre sol. ». Le pays a déployé deux destroyers Aegis équipés d’intercepteurs M3 dans la mer du Japon ainsi que quatre unités de missiles Patriot dans la région nord de Akita et Iwate et autour de la capitale. (Plus surveillance radar et satellitaire). En clair, si le missile menace l’intégrité du pays l’armée aura ordre de l’intercepter, reste à savoir si le survol du pays sera ou non considéré comme une menace ? A priori non.

 

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La Russie : jeudi, dans un premier temps le Ministre des affaires étrangères russe, Serguei Lavrov a déclaré : « nous croyons qu’il s’agit de ne pas tirer des conclusions hâtives et de ne pas juger avant que l’évènement ait eu lieu ». Vendredi Anatoli Tsyganok, directeur du Centre des prévisions militaires de l'Institut russe d'analyse politique et militaire annonce : "Toutes nos stations d'alerte aux missiles qui contrôlent le secteur oriental seront placées en état d'alerte renforcée avant le lancement du missile nord-coréen". La Russie a finalement appelé la Corée du Nord à ne pas violer les résolutions du Conseil de sécurité. « La Corée du Nord devrait s'abstenir de lancer une fusée chargée de mettre en orbite un satellite » a annoncé vendredi à Moscou le vice-ministre russe des Affaires étrangères Alexeï Borodavkine, "Nous comprenons que la situation actuelle en Asie du nord-est est tendue. Il serait donc préférable que nos partenaires nord-coréens renoncent à ce tir", a-t-il déclaré lors d'un point de presse.

 

Les Etats-Unis : la Secrétaire d'Etat Hillary Clinton a averti la Corée du Nord que le lancement d'un missile de quelque nature que ce soit serait un « acte provocateur », qui pourra nuire aux négociations sur dénucléarisation du pays en précisant qu’il s’agissait d’une violation des droits internationaux. « Nous avons été très clair que les Nord-coréens poursuivre cette voie à un prix et avec des conséquences sur les pourparlers à six, que nous souhaitons voir raviver. » a-t-elle ajouté. Outre la surveillance satellitaire et radar, les E.U. ont déployé deux destroyers intercepteurs au large du Japon.                     

Alors que l’Amiral Timothy Keating, commandant en chef de la région Pacifique avait annoncé que l’armée américaine était prête à abattre le missile nord-coréen si ordre était donné, le secrétaire américain à la Défense Robert Gates a affirmé dimanche qu'un tir de missile par la Corée du Nord était imminent mais que les Etats-Unis n'avaient pas l'intention de l'abattre.

"Si le cadeau de bienvenue de Kim Jong-Il au nouveau président (américain) est de lancer un missile et de menacer de faire des tests nucléaires, je pense que ça en dit beaucoup sur l'imperméabilité de ce régime à toute ouverture diplomatique", a conclu M.Gates.                                                                                                          

Le flou persiste dans la nouvelle gouvernance US …


En réponse à cette agitation internationale, la Corée du Nord indique pour sa part que toute « discussion » à ce sujet à l’ONU serait considérée comme un acte hostile et que toute tentative d’interception serait considérée comme un acte de guerre.

Nous voyons que le « modèle diplomatique » iranien est rapidement adapté, laisser le moindre espace à ces dictatures odieuses c’est leur donner blanc-seing. Souhaitons que le 4 prochain, les démocraties aient le courage de dire non ! 

 G. Faure

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A tous nos chers lecteurs.

 

Ne vous est-il jamais venu à l'esprit d'en savoir un peu plus sur le titre de ce blog ?

Puisque nous nous sommes aujourd'hui habillés de bleu, il conviendrait de rentrer plus a fond dans l'explication du mot lessakel.

En fait Lessakel n'est que la façon française de dire le mot léhasskil.

L'hébreu est une langue qui fonctionne en déclinant des racines.

Racines, bilitères, trilitères et quadrilitères.

La majorité d'entre elle sont trilitères.

Aussi Si Gad a souhaité appeler son site Lessakel, c'est parce qu'il souhaitait rendre hommage à l'intelligence.

Celle qui nous est demandée chaque jour.

La racine de l'intelligence est sé'hel שכל qui signifie l'intelligence pure.

De cette racine découlent plusieurs mots

Sé'hel > intelligence, esprit, raison, bon sens, prudence, mais aussi croiser

Léhasskil > Etre intelligent, cultivé, déjouer les pièges

Sé'hli > intelligent, mental, spirituel

Léhistakel > agir prudemment, être retenu et raisonnable, chercher à comprendre

Si'hloute > appréhension et compréhension

Haskala >  Instruction, culture, éducation

Lessa'hlen > rationaliser, intellectualiser

Heschkel > moralité

Si'htanout > rationalisme

Si'hloul > Amélioration, perfectionnement

 

Gageons que ce site puisse nous apporter quelques lumières.

Aschkel pour Lessakel.

 

 

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